Illustration de David Revoy
Sébastien Broca (Univ. Paris 8) et Sébastien Shulz (CIS-CNRS) organisent une journée d’étude dans le cadre du groupe de travail Politiques des communs numériques du GDR Internet, IA et Société, avec le soutien du CÉMTI (Centre d’études sur les médias, les technologies et l’internationalisation) et du CIS (Centre Internet et Société).
Cette journée aura lieu le 15 décembre 2025 à l’Université Paris 8 (Maison de la Recherche, Amphi 002 au rez-de-chaussée / Métro 13, station Saint-Denis – Université).
...
Argumentaire
Depuis quatre ans, le groupe de travail Politiques des communs numériques du GDR Internet, IA et Société organise un séminaire dédié au champ interdisciplinaire d’études sur les communs numériques. L’objectif de cette journée d’étude sera de faire un bilan prospectif de ce champ de recherche dans le contexte d’une relative stabilisation des relations entre les acteurs hégémoniques du capitalisme numérique et les acteurs plus marginaux des communs numériques. D’un côté, les grandes entreprises du numérique tendent à intégrer ou encadrer certaines dynamiques propres aux communs numériques — qu’il s’agisse de modèles de collaboration ouverts, de licences libres ou d’infrastructures partagées — en vue de sécuriser leur position dominante. De l’autre, les acteurs des communs numériques, bien que minoritaires en termes de ressources et de pouvoir, bénéficient d’une certaine légitimité, soutenues par des discours institutionnels sur l’innovation ouverte, la souveraineté numérique ou encore l’intérêt général. Loin d’une convergence harmonieuse, ces relations traduisent un déplacement des conflits vers des enjeux plus systémiques (écologiques, politiques, etc.) qu’il s’agira d’étudier.
Cette journée s’organisera en deux temps. La matinée sera dédiée à la synthèse des principaux résultats et des principales limites des recherches académiques menées depuis le tournant des années 2000. L’après-midi sera organisée autour des pistes et projets d’exploration à poursuivre dans les années à venir.
Programme
9h – Accueil
Matinée. Bilan
9h30 à 9h45 – Introduction de la journée
Sébastien Shulz (CNRS-CIS) et Sébastien Broca (Professeur, Paris 8, CEMTI)
9h45 à 10h45 – Keynote. « Capitalisme cognitif et communs numériques : éléments pour une mise en perspective historique et théorique »
Carlo Vercellone (Professeur émérite, Paris 8, CEMTI)
10h45 à 11h – Pause
11h à 11h30 – « Puissance publique et communs numériques : histoire d’une rencontre improbable »
Valérie Peugeot (Professeure affiliée, Sciences Po)
11h30 à 12h – « À l’heure du technofascisme, l’activisme numérique dans l’impasse ? »
Félix Tréguer (Chercheur associé, CIS)
12h à 12h30 – Échanges avec la salle
12h30 à 14h – Déjeuner
Après-midi. Perspectives
14h à 15h – « Wikimedia Enterprise : l’entreprise des communs face au pouvoir relationnel des plateformes »
Nathalie Casemajor (Professeure, Institut national de la recherche scientifique, Montréal)
15h à 16h30 – Table ronde. Les relations entre communs numériques, État et marché, depuis le terrain
Jean Cattan (Responsable de la démarche nationale Café IA), Agnès Crépet (Fairphone), Arnaud Lévy (Noeysia)
16h30 à 17h – Pause
17h à 18h – Keynote conclusive (à distance). “Cooperativism in Capitalism: How was Marx wrong in The Poverty of Philosophy, and how was he right? Are we striving toward transformation, or too blinkered to learn our lessons?”
Yochai Benkler (Harvard Law School)
Ndlr : coopérativisme dans le capitalisme en fr ?
...
obligatoire pour les forêts de 20 hectares et plus (tous les îlots de plus de 4 hectares situés sur une commune et les communes limitrophes doivent être pris en compte pour le calcul des 20 ha).
Il peut également être rédigé pour des propriétés dont la surface est supérieure ou égale à 10 ha. Il est également possible de présenter un PSG concerté prenant en compte plusieurs propriétaires et regroupant une surface minimum de 10 hectares.
...
modifications apportées par la Loi n°2023-580 visant à renforcer la prévention et la lutte contre l'intensification et l'extension du risque incendie
...
Dans le Plan Simple de Gestion de sa forêt, le propriétaire forestier présente :
- quelques éléments administratifs pour s’identifier et caractériser sa forêt : nom et adresse du (ou des) propriétaires(s), surface et localisation de la forêt (avec un plan de situation), engagements fiscaux, etc.,
- une description (et un plan détaillé) de sa forêt : le parcellaire, les peuplements et leur état sanitaire, la desserte, etc.,
- les enjeux qui se rapportent à sa forêt :
. économiques (débouchés des bois, lien avec les industries locales, autres productions, etc.),
. environnementaux (particularités écologiques, zonages de protection, etc.),
. sociaux (fréquentation, convention d’accueil, défense des forêts contre l'incendie, etc.). - un bilan du Plan de Gestion précédent s’il s'agit d'un renouvellement (notamment les difficultés techniques, économiques qu’il a rencontrées),
- les objectifs qu’il s’est fixés (production de bois, chasse, agrément, etc.) : à une même forêt pourront correspondre des objectifs très différents selon son propriétaire,
- le programme des coupes et des travaux qu’il compte effectuer : les coupes prévues dans ce programme peuvent être avancées ou retardées de 4 ans (sans aucune formalité administrative), ce qui laisse une grande souplesse dans la gestion.
- une analyse de l’équilibre forêt-gibier sur la propriété, en précisant l’évolution des surfaces sensibles aux dégâts (plantations et régénérations) et l’évolution souhaitable du plan de chasse.
- une brève analyse des enjeux DFCI (Défense des Forêts Contre les Incendies)
Tout en étant l’expression de la gestion souhaitée par le propriétaire, le PSG doit également être conforme au Schéma Régional de Gestion Sylvicole (SRGS) qui définit les orientations à donner à la gestion des forêts privées de la région.
...
En pratique
...
il permet au propriétaire forestier de bénéficier d’aides publiques et de dispositions fiscales adaptées (régime « Monichon », IFI, DEFI, etc.).
Pour une forêt située en espace boisé classé dans un plan local d’urbanisme, le PSG agréé dispense le propriétaire de toute déclaration de coupes auprès de la mairie.
De même, pour des règlementations de protection comme celles des sites classés, sites Natura 2000, réserves naturelles, etc., le PSG agréé selon les dispositions des articles L.122-7 et 8 du code forestier dispense le propriétaire de demander par la suite des autorisations de coupes ou de travaux. De plus l’agrément au titre des articles L.122-7 et 8 du code forestier dispense le propriétaire de l’évaluation d’incidences prévue par les textes pour les forêts situées dans un site Natura 2000.
Enfin, pour les forêts pour lesquelles un PSG est obligatoire, celui-ci permet d’éviter le Régime d’Autorisation Administrative de coupes (RAA), qui impose une autorisation pour la réalisation de toutes les coupes.
Ndlr : on peut donc affirmer que le PSG réduit notablement les obligations des propriétaires notamment en matière d'écologie. La chasse étant par ailleurs bien prise en compte (gibier). Dénoncer ACT
Le 4 octobre 2023
Dans un rapport publié aujourd’hui, Greenpeace France compare l’impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre de trois scénarios d’investissements :
le développement massif des énergies renouvelables (éolien et photovoltaïque),
la rénovation performante des passoires énergétiques,
ou la relance du nucléaire avec la construction de six réacteurs de modèle EPR 2.
Lire le rapport -> https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2023/10/Rapport-lenteur-du-nouveau-nucleaire-vs-triptyque-SEENR-1.pdf
Les conclusions sont édifiantes : loin d’être un choix judicieux pour le climat, le nucléaire est l’énergie bas carbone la plus lente à déployer et ayant le moins d’impact à court, moyen et long termes sur la décarbonation du mix énergétique.
...
Sortir 12 millions de personnes de la précarité énergétique est possible
Investir 85 milliards d’euros de subventions publiques dans la rénovation thermique performante des logements considérés comme des passoires énergétiques permettrait d’éviter six fois plus d’émissions de CO2 cumulées d’ici à 2050 que le programme de construction de six EPR 2.
...
impact social considérable en permettant à près de 12 millions de personnes de sortir de la précarité énergétique en une décennie. Il s’agit d’une démarche qui bénéficie à la fois à l’environnement et à la société.
...
Énergies renouvelables : le meilleur choix pour décarboner notre électricité
Ce rapport analyse également les conséquences de l’investissement de 52 milliards d’euros (ce qui correspond à la somme investie dans la construction de six nouveaux EPR 2) dans un mix éolien/photovoltaïque sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce scénario permettrait d’éviter quatre fois plus d’émissions de CO2 d’ici à 2050 qu’en investissant la même somme dans la construction de six EPR 2, tout en triplant la production d’électricité. Cela montre clairement que les énergies renouvelables ont un potentiel bien plus grand pour la décarbonation de notre économie.
...
Si la France souhaite véritablement respecter l’Accord de Paris et jouer un rôle de leader dans la lutte contre le changement climatique, il est temps pour le gouvernement de repenser ses priorités énergétiques.
On passe à l’action
Lundi 6 Novembre, des activistes d’Alternatiba Paris, ANV-COP21, Dernière rénovation, Extinction Rebellion, Greenpeace France, Les Amis de la Terre France, Réseau Sortir du nucléaire et 350.org, ont fermé le Ministère de la Transition écologique pour trahison écologique.
...
160 k abonnés - 164+ - 12 926 vues - 125 commentaires
Pour voir la suite du débat 👉 https://bit.ly/BudgetEcologie
Pour voir d'autres émissions 👉 https://bit.ly/CCeSoir
Martin HIRSCH Président de l’Institut de l’Engagement, ancien directeur de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (APHP), auteur de « Les Solastalgiques » aux éditions Stock (10.05.2023)
Marine BRAUD Associée-fondatrice Alameda, consultante des enjeux environnementaux et politiques publiques associées, ancienne conseillère de Élisabeth Borne
Clément SÉNÉCHAL Ancien chargé de plaidoyer chez Greenpeace France, journaliste au magazine web Frustration, auteur de « Pourquoi l'écologie perd toujours » aux éditions du Seuil (11.10.2024)
Flora GHEBALI Entrepreneure, essayiste, directrice générale de l’agence d’innovation sociale Coalitions, autrice de « Le Syndrome de la fourmi - Voir et dépasser les frontières mentales de l’inaction écologique » aux éditions de l’Observatoire (10.05.2023)
Denis PINGAUD Politiste, spécialiste de l'influence et de l'opinion, , vice-président du think tank la Fabrique écologique, auteur de « Sortir de l’impasse » aux éditions Les Petits matins (22.08.2024)
Corinne LEPAGE Avocate, ancienne ministre de l’Environnement
C Ce Soir - France Télévisions
1,31 k abonnés - 22+ - 343 vues
#ecologie #environnement #écologie
Dans « Pourquoi l’Écologie perd toujours », l’ancien militant et porte-parole de l’ONG Greenpeace, Clément Sénéchal, s’attache à résoudre ce paradoxe : plus l’écologie imprègne les discours politiques, plus elle est en échec. En cause, l’impuissance volontaire des responsables politiques, à commencer par les partis écologistes européens qui, depuis les années 1980, déplorent les effets dont ils se contentent de verdir les causes. Mais aussi, les élites de l’écologie officielle, à commencer par les ONG qui, depuis les années 1960 à nos jours, ont fait de l’écologie « un objet de lutte pour privilégiés, une cause morcelable, négociable, et surtout, profitable ». De cette écologie du spectacle, où les écologistes BCBG s’évertuent à montrer les images de désastres environnementaux depuis leur « zone de confort », l’auteur dresse un bilan très critique, mais salutaire. Pointant la responsabilité de cette écologie bourgeoise, institutionnalisée et dépolitisée, Clément Sénéchal invite les militants de tous horizons à s’unir pour sortir de la « moraline » intrinsèque à l’écologie du spectacle. Et à s’attaquer aux causes réelles de nos désastres environnementaux : le système capitaliste et ses donneurs d’ordres qui organisent les modes de production et les conditions d’exploitation de l’humain rendu complice de sa propre perte. A l’heure de la 3ème conférence des Nations Unies sur l’océan, qui se tient à Nice jusqu’au 13 juin, écouter et lire Clément Sénéchal offre une bouffée d’oxygène vivifiante.#UNOC #clementsenechal #greenpeace #ong #ecologie #écologie #environnement
1 commentaire
@chrisAM26 il y a 2 mois
il est vrai que l'écologie n'est pas soluble dans le capitalisme, et même dans une économie de marché mondialisée, de libre échange et de concurrence effrénée, mais le capitalisme sait bien recycler les inquiétudes écologiques dans sa production de masse pour garder l'appétence du consommateur, et soutenir vaille que vaille la croissance, cette "divine" croissance qui garantie le profit et "accessoirement" le niveau d'emploi.
Connue / https://nvo.fr/
Tr.: ... enjeu à libérer la production pour tenir compte des limites de la biosphère ... critique aussi / AES ...
Publié Il y a 1 an • 931 vues
Face à l’urgence absolue de la situation, de plus en plus de scientifiques ont décidé de se rebeller et d’agir en accord avec les alertes écologiques qu’ils lancent, souvent en vain, depuis des années. Si cet engagement de la science dans le débat public n’est pas nouveau dans l’histoire, le mouvement interpelle par son ampleur et sa détermination. Avec un mode d’action de plus en plus répandu : la désobéissance civile.
On pourrait dire que tout a commencé en septembre 2020 avec le lancement de Scientist Rébellion, mouvement international qui regroupe désormais des milliers de scientifiques. Mais en réalité, quelques mois plus tôt déjà, en février 2020, 1000 scientifiques français appelaient à la rébellion dans une tribune au Monde. Dans la foulée, le mouvement français Scientifiques en rébellion voit le jour. Depuis, il est de plus en plus fréquent de voir sur les réseaux sociaux ou dans les médias des scientifiques en blouse blanche prendre part aux actions de désobéissance civile pour alerter l’opinion publique, quitte à parfois finir en prison. Alors que raconte véritablement la rébellion des scientifiques ? En quoi cette désobéissance civile est-elle justifiée ? Quelles en sont les conséquences et les impacts ? Et quelles menaces pèsent aujourd’hui sur le milieu de la recherche ?
Réponses dans cet entretien Blast de Paloma Moritz avec Jérôme Santolini et Elodie Vercken, membre de Scientifiques en Rébellion.
Pour aller plus loin :
Vidéos Blast
“Face à la catastrophe écologique, la désobéissance civile est inévitable” https://www.youtube.com/watch?v=bN2f7rVrMYw
“Un rapporteur de l’ONU alerte sur la répression des défenseurs de l’environnement” https://www.youtube.com/watch?v=t3SS6TtH61M
“L'inquiétante escalade répressive et autoritaire de L’Etat contre les militants écologistes” https://www.youtube.com/watch?v=3IcQ7okjBPM
“Une première : des scientifiques forment des députés face à l’urgence écologique”
https://www.youtube.com/watch?v=VQ5lp71udvY
Journaliste : Paloma Moritz
#Ecologie
#ScientistRebellion
#Climat
Visibilité Publique
Publié originellement 09/10/2023
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu
Étiquettes alertes écologiques ; blast ; désobéissance civile ; rébellionscientifiques
Durée 53min 25sec
Commentaires désactivés.
Tr.: ... il n'y a pas d'autre choix que de s'engager face à notre éthique ... comité d'éthique du CNRS ... avis ... recherche ... le chantage à la neutralité a été inventée pour faire taire ... il y a neutralité de la démarche scientifique ... les scientifiques n'ont jamais été vraiment neutres ... l'État veut une parole sur-mesure ... liberté d'engagement des chercheurs ... "les climatologues sont aussi des citoyens" ... refus de parvenir ... réapprendre à dire non ... association science citoyenne ... horizon terre ... sciences surfaites et les autres non faites ... la COP28 À Doubaï ! ... repenser cet espace de délibération collective ... victoires : ouverture des débats ... en un an explosion de prises de consciences dans la communauté scientifique ... les enfants nous donnent la force de continuer ... croyance dans ce qu'on fait, reflet des valeurs que l'on porte.
15 abonnés - 1+ - 10 vues - 0 commentaire
Deux ans à venir de grande incertitude pour nos agriculteurs. Il va sérieusement falloir y songer, s'organiser localement plutôt qu'encaisser un choc assassin !
Connu / TG le 11/09/25 à 18:49
Agriculture ; Environnement
Par Frédérique Hermine, le 4 septembre 2025
Journaliste
La forêt de la Braconne est peuplée sur 4600 ha à 60% de chêne et 35% en mélange avec d'autres feuillus © Alain Benoit
L’ONF et Hennessy conjuguent leurs efforts pour régénérer la chênaie de la forêt de la Braconne en Charente, mise à mal notamment par la tempête de 1999. Un travail de longue haleine pour restaurer cet écosystème exceptionnel, mais également pour préserver la ressource indispensable à la production de tonneaux pour le cognac.
Jadis, la Sylve d’Argenson, l’un des plus vastes massifs forestiers d’Aquitaine, s’étendait sur plus d’une centaine de kilomètres. La forêt de la Braconne, à une dizaine de kilomètres d’Angoulême, en est l’héritière fragmentée, cernée aujourd’hui par les surfaces agricoles. Elle s’étire désormais sur une quinzaine de kilomètres et à peine 4600 hectares classés en zone Natura 2000. Mais elle reste le principal poumon vert de Charente. Elle fait l’objet depuis quelques années d’une initiative conjointe entre l’Office national des forêts (ONF) et la Maison de cognac Hennessy. Leur objectif commun : conjuguer une gestion durable, une régénération raisonnée et la transmission d’un patrimoine vivant du gland au tonneau.
Ce contenu est réservé à nos abonnés.
Connu / mel
"Sujet : [cyber-quotidien] E-quotidien du jeudi 11 septembre 2025
Publié en 2025
Énergies
Dans le cadre de l’Alliance écologique et sociale, des syndicats et des associations (la FSU, Sud Education, la CGT Educ’Action, Greenpeace France, Oxfam France, Les Amis de la Terre, la Confédération paysanne et Attac) publient un rapport sur l’urgence de rénover le bâti scolaire.
...
non seulement une nécessité écologique – 1,5% des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France sont engendrés par les établissements scolaires – mais aussi un puissant levier d’éducation et de prise de conscience collective face aux défis climatiques.
La dégradation des bâtiments scolaires, des conditions d’apprentissage des élèves et des conditions de travail des personnels renforce les injustices scolaires, sociales et territoriales, tout en dégradant leur santé.
À travers de nombreux témoignages, des données publiques ainsi que des données syndicales et associatives, ce rapport établit un état des lieux précieux du bâti scolaire et souligne l’urgence absolue de le rénover grâce à des investissements supplémentaires de 5 milliards d’euros.
Gauche(s) Entretien
La présidente du groupe insoumis à l’Assemblée considère la chute annoncée de François Bayrou comme « un formidable encouragement à l’action » pour le 10 septembre. Elle espère un retour aux urnes dans la foulée, par des législatives, voire une présidentielle anticipée.
Mathieu Dejean - 26 août 2025 à 18h31
...
Cette mobilisation part d’une énorme colère après les annonces de mesures d’austérité de Bayrou. Emmanuel Macron et ses gouvernements présentent au peuple l’addition d’une politique qui a été menée depuis huit ans, et dont François Bayrou lui-même a étrillé le bilan lors de sa conférence de presse – car ce sont leurs politiques qui sont responsables de la situation absolument catastrophique qu’il a décrite. Et que propose-t-il ? de persévérer dans cette politique qui a mené au désastre. Il faut donc que la mobilisation du 10 septembre continue, s’amplifie pour dire que nous n’en voulons plus. Nous voulons qu’on respecte la souveraineté du peuple. En France, ce n’est pas le roi qui change de peuple, c’est le peuple qui renverse le roi.
...
nous proposerons des candidatures uniques avec toutes celles et ceux qui ont voulu censurer la politique de Macron et qui sont restés fidèles au programme du Nouveau Front populaire. Nous ne recommencerons pas avec ceux qui, une fois élus, font passer le programme par la fenêtre. Comment voulez-vous que les gens retournent aux urnes massivement s’ils pensent que leur vote ne sera pas respecté ? Or nous avons besoin de ça pour tourner la page de la Macronie et pour battre l’extrême droite.
...
les élections ne peuvent pas à chaque fois reposer sur la peur. Nous aspirons à gouverner ce pays, nous sommes des gens sérieux. Cela veut dire que nous ne ferons pas alliance avec des gens qui, par exemple, abandonnent l’abrogation de la retraite à 64 ans ou considèrent qu’on ne peut pas augmenter le Smic.
...
Nous sommes d’accord pour dire que la France est endettée. Mais quelles en sont les causes ? Depuis qu’il est arrivé au pouvoir, Emmanuel Macron a créé 1 000 milliards de dettes. Macron et ses gouvernements nous ont dépouillés. Face à cela, nous assumons de dire qu’il faut dépenser plus dans la santé, dans l’éducation, dans les salaires, les minima sociaux, dans la bifurcation écologique. C’est ça qui relancera la consommation populaire.
...
des ultrariches, qui ont fait sécession dans notre pays. On connaissait le séparatisme territorial, désormais on a un séparatisme fiscal, c’est-à-dire des riches qui ne veulent plus contribuer de un centime pour la solidarité nationale, et dont la fortune – pour les cinq cents plus grandes d’entre elles – a été multipliée par deux depuis qu’Emmanuel Macron a été élu. C’est avec ça qu’il faut rompre.
...
Deux millions de personnes ont signé une pétition par France Connect : c’est du jamais-vu. Quelque chose de cette mobilisation ne pourra jamais être effacé : le cancer – comme le diabète, comme la maladie de Parkinson, comme les maladies respiratoires chroniques – est une maladie politique. Une prise de conscience populaire à très grande échelle s’est opérée à ce sujet.
...
on donne des permis de tuer aux multinationales et aux entreprises. C’est ce avec quoi nous voulons rompre, et en effet je pense que c’est quelque chose qu’on a gagné pour la suite. Nous avons obtenu une première victoire avec la censure par le Conseil constitutionnel de la réintroduction de l’acétamipride.
... abroger la loi tout entière, car c’est le modèle agro-industriel qui est en cause. Quelque chose de très puissant s’est produit quand l’extrême droite et la droite ont rigolé après l’exclamation de Fleur Breteau dans l’hémicycle les accusant d’être des alliés du cancer. La question écologique nous oblige à rompre avec le modèle capitaliste.
...
Nous n’acceptons pas que l’extrême droite américaine vienne donner des leçons à la France en prétendant que la reconnaissance de l’État de Palestine mettrait « en danger la judéité »
L’extrême droite israélienne, comme l’extrême droite américaine, instrumentalise l’antisémitisme comme une arme diplomatique. C’est extrêmement dangereux. Celui qui met en danger les juifs de France et les juifs du monde aujourd’hui, c’est Nétanyahou lorsqu’il tente de les assimiler à sa politique génocidaire. Nous n’accepterons jamais cela.
...
la France continue de livrer des armes en continu au gouvernement génocidaire de Nétanyahou, comme l’ont montré vos collègues de Disclose. Il faut cesser et suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
...
Nous avons toujours dit que nous étions en soutien du peuple ukrainien face à l’invasion russe. Maintenant, pourquoi fait-on aussi peu de cas du droit aux institutions démocratiques des Ukrainiens ? La guerre est une circonstance exceptionnelle, mais il se trouve que pour pouvoir faire en sorte que la paix soit durable, il faut d’abord un cessez-le-feu pour que des élections aient lieu.
Le peuple ukrainien ne peut pas continuer éternellement avec des partis politiques d’opposition et des droits syndicaux restreints. À l’heure actuelle, les États-Unis exigent deux fois le PIB de l’Ukraine sur les matières premières, ce qui veut dire un pays pollué et pillé à jamais. Le territoire ukrainien a droit à ces débats démocratiques.
...
Quand les quartiers populaires, les habitants des outre-mer, les militants politiques, syndicaux, associatifs et la jeunesse se rendent massivement aux urnes, nous submergeons nos adversaires. Notre but – et c’est pourquoi, par exemple, nous refusons la primaire –, c’est de parler le plus possible à l’extérieur, d’aller convaincre les gens, de faire un travail de conviction, porte après porte, et de continuer de redonner le goût de la politique
...
la clé, c’est la mobilisation populaire, qui doit continuer. Le moment où nous arriverons au pouvoir, c’est le moment où il faudra – c’est ce que disait Jean-Luc Mélenchon aussi – plus que jamais être insoumis. En 1936, c’est aussi sur les mouvements de grève que les plus grandes conquêtes se sont appuyées.
...
Connu / mel
"
Sujet : [cyber-quotidien] E-quotidien du lundi 1 septembre 2025
"
Avion et train - BSR Agency/Getty - Loic Venance/AFP
Mardi 26 août 2025 / Camille Crosnier
Il y a de grosses différences de prix entre le train et l'avion. Pourquoi ?
Deux rapports ont été publiés cet été, d’abord le Réseau Action climat en juillet qui démontre que le train reste moins cher que l’avion quand ce sont des trajets intérieurs et qu’ils sont directs, mais que dès qu’on a une correspondance ou qu’on passe la frontière, alors là c’est le contraire, le train devient plus cher que l’avion… Et Greenpeace Europe enfonçait le clou la semaine dernière en affirmant que plus de la moitié des trajets qu’elle a étudiés sont moins chers en avion qu’en train.
Exemple le plus frappant qui a tourné partout : un Barcelone-Londres réservé un mois à l’avance à 14.99€ en avion contre 389€ en train, c’est 26 fois moins cher en avion. Dans le même genre, un Paris-Copenhague 22 fois moins cher en avion. Je vous parle de la France parce que nous sommes les pires avec 95% des trajets internationaux plus chers en train qu’en avion.
...
La faute aux péages et au kérosène
...
Tout le monde se renvoie la balle
Sauf que taxer le kérosène, que la France est la seule à taxer pour les vols intérieurs, même les États-Unis ne le font pas, c’est non pour Emmanuel Macron, à moins qu’à l’international tout le monde s’y mette "Il faut que tout le monde le paie, sinon on crée une compétitivité. On va tuer nos compagnies à nous et on aura des compagnies du Golfe qui ne le paieront pas et qui viendront."
Pourtant, cette taxe sur le kérosène pourrait servir à financer les péages ferroviaires, c’est ce que suggèrent les ONG en particulier. Et donc permettre de reporter des passagers de l’avion vers le train, qui serait automatiquement moins cher. Mais vous l’aurez compris, au final, tout le monde se renvoie plus ou moins la balle, donc en attendant, ce sont les usagers qui se font balader.
Le débat économique - 12 min
Clés : Environnement Société Transports Écologie SNCF Aéronautique – Aviation Trains
Connu / TG le 26/08/25 à 14:48
Mobilisation exceptionnelle et profondes remises en question militantes : Clap de fin pour les Résistantes 2025 !
Plus de 7000 personnes, à Saint-Hilaire-de-Briouze dans l’Orne, étaient réunies pour quatre jours de rencontres, de débats et de fêtes, autour des luttes locales et globales du 7 au 10 août. Un événement d’une puissance phénoménale, par sa programmation, sa capacité de mobilisation, les réseaux militants qui s’y sont retrouvés, son organisation autogérée et entièrement bénévole ; mais qui a aussi été l’occasion de profondes remises en question militantes, notamment sur la question de l’antiracisme.
...
Et pourtant, de nombreuses violences, micro-agressions et propos racistes ont été signalées pendant l’événement par des personnes concernées, une alerte qui a été portée sur scène à la clôture de l’événement par un collectif de personnes racisées constitué en assemblée sur place.
Si l’oppression systémique qu’est le racisme traverse la société entière, et donc nos espaces de lutte, il nous semble inadmissible que s’y reproduisent des faits de violence raciste, contre lesquels nous sommes particulièrement sensibilisé·es. Nous souhaitons donc dire notre regret et notre reconnaissance : la prise de parole de nos camarades racisé·es doit être un choc salutaire qui nous engage à responsabiliser nos milieux écolos et à réellement mettre en place les moyens de changer vers le mieux.
L’alerte donnée sur le racisme dans les milieux écologistes doit continuer de résonner comme un impératif collectif à faire mieux et donner des suites en actes dans l’ensemble de nos actions à venir.
...
Nous prolongerons cet événement de mille et une manières.De nombreuses dates de mobilisation collective ont ainsi été portées où il est déjà prévu de se retrouver : blocages le 10 septembre, mobilisations contre le cancer, très nombreuses résistances de luttes locales à travers la France, mobilisations syndicales à l’automne et contre le colonialisme en Palestine, en Kanaky et plus largement dans le monde…
Les militant-e-s présent-e-s ont enfin renouvelé leur volonté de multiplier les fronts de résistances locales un peu partout, sur le temps long, et on l’espère de façon plus soudée et coordonnée.Merci à toustes les participant-e-s, et que vivent et fleurissent les Résistantes, partout !
Notre constat
« Ils attendent la fin du monde, nous préparons le début de l’humanité. »
Nous traversons une crise écologique, économique et humaine.
Chaque jour nous tuons ce qu’il nous reste de biodiversité, pour un capital de plus en plus fragile, dans un contexte de perte de sens pour les humains engendrant burn-out et dépressions.
Toutes les tranches socioculturelles sont touchées.
Lentement mais sûrement, notre système consumériste nous pousse vers la fin de notre civilisation.
Nous avons donc besoin que notre modèle sociétal change de façon rapide et radicale.
...
Notre système basé sur la domination du vivant, nous pousse à tout détruire.
Nous nous comportons comme si nous étions la seule espèce à mériter des droits.
Et si ce besoin d’être au centre de l’attention et de s’accaparer toutes les ressources était la résultante d’une incapacité à exprimer autrement tout le mal être qui réside en nous.
Sortir les maux nous permet de guérir et d’adopter de nouveaux comportements.
Réseau cercles de femmes
« Il n’y aura pas de monde en paix, sans des êtres apaisés. » Lunité
...
La sororité
« Dans une société qui maltraite les femmes, nous aimer est un acte révolutionnaire » – Lunité
Qui peut nous sortir du machisme et de l’inégalité ? Nous !
Lunité est la première sororité française, elle œuvre à impulser des changements de valeurs sociétales en réunissant, à un niveau local et national, celles qui veulent se guérir et agir en faveur de la régénération du vivant.
...
La femme de Vitruve, notre symbole
Nous avons repris le message initial de Léonard De Vinci : l’humain est une création « divine » qui, comme tout ce que crée la nature, est façonné avec des dimensions parfaitement équilibrées.
Son message galvaudé, cet homme est devenu le symbole de la suprématie de l’Homme.
Cette Femme de Vitruve est donc une invitation à créer un modèle où l’humain, s’inspire des éco-systèmes et vit dans une société collaborative, où chaque espèce a une place honorable et respectée, le tout dans une beauté éblouissante.
...
Le symbole de tout le chemin spirituel parcouru pour incarner ce nouveau monde auquel on aspire.
...
3 piliers
- écologie
- Spiritualité
- Féminisme
Les trois ensemble
- La spiritualité rappelle à l’écologie qu’on ne changera pas la société sans changer l’Humain.
- Le féminisme rappelle à l’écologie que les rapports de dominations sont responsables des destructions.
- L’écologie rappelle à la spiritualité qu’il faut mettre le JE au service du NOUS.
- La spiritualité rappelle au féminisme que l’homme et la femme ne sont pas plus complémentaires qu’égaux et qu’il va falloir faire ensemble pour survivre.
Actions
Transmission
Quand les femmes changent, la société change.
...
Création du réseau
Telles des pollinisatrices, notre intention est de créer un réseau en permettant aux femmes de tisser du lien entre elles.
...
Évènements
- chaque été le Sist’earth, un rassemblement de 50 femmes dans la nature pendant 3 jours afin de tisser du lien, se faire découvrir nos pratiques, recharger nos batteries avant la rentrée et expérimenter l’aventure de la vie sauvage ensemble.
- Les femmes du réseau, les éclaireuses, impulsent également sur leurs territoires des cercles de femmes, de parentalité etc.
... - Défense de nos droits
Nous sommes engagées autour des enjeux de soin au vivant : écologie, féminisme, droits pour l’accouchement et l’école à la maison, paysannerie, autonomie alimentaire, soin de la terre, coopération et soin relationnel dans les collectifs etc
Les bienfaitrices de Lunité
– Maisonmonochrome qui a fait le logo et la charte graphique
– Les femmes qui ont fait/font partie du coeur et porte Lunité : Julie, Coralyse, Myriam, Marina, Emi, Caroline, Ninon, Judith, Marine. Si tu veux rejoindre le coeur écris nous pour nous rejoindre
– Marie qui réalise le podcast
– Femme Dawa qui a crée la musique du podcast
– La https://desobeissancefertile.com/ pour accueillir le Sist’Earth
– Ninon Cornuau pour la réalisation du site
– Les femmes soutiennent Lunité : Yael Catherinet et Caroline Nagel
...
Mentions légales
Éditrices du site : Lunité
Responsables éditorial : les membres du collectif Lunité.
Réalisation : Ninon Cornuau
Email : contact.lunite@gmail.com
Hébergeur Infomaniak
1227 Genève, Suisse
Ndlr :
- leur constat rejoint la MdU
- / "une société collaborative" je préfère "coopérative"
Les femmes du réseau
Le coeur de Lunité
est aujourd’hui constitué d’un collectif de cinq femmes : Emy, Judith, Marine, Caroline et Ninon.
Ensemble nous portons la structuration du réseau des éclaireuses, l’organisation du Sist’earth, les transmissions et nous ouvrons également des cercles de femmes sur nos territoires respectifs.
Lunité sororité engagée cercle de femmes
- Emy - Finistère (29770)
De nature joyeuse et enthousiaste, Emi aime par dessus tout tisser du lien.
Son moteur dans la vie est de rencontrer hommes et femmes de façon profonde et de créer des passerelles d’entraide et d’écoute entre toutes ces personnes. Elle le fait déjà au travers – du groupe local de femmes qui participent aux cercles qu’elle organise. – de son job de coordinatrice chez TWIZA réseau d’entraide dans l’éco-construction où elle met en lien sur les territoires les auto-constructeurs et des bénévoles qui souhaitent découvrir la construction de maisons écologiques.
Ses 1ers engagements étaient écologiques avec Alternatiba notamment, puis elle a participé à une magnifique aventure tournée vers l’éducation libre en cherchant à ouvrir une école démocratique près de Nantes.
Aujourd’hui installée au bout du monde près de la pointe du raz, elle connecte ses passions en tissant des liens de sororité autour de cercles de femmes et en organisant des friperies locales qui permettent de nouer des liens localement autour d’un mode de vie sobre.
Contact : emilietgirard@gmail.com – 06 15 73 75 24
Lunité sororité engagée cercle de femmes
- Judith - Lot et Garonne (47220)
Âme créative, connectée aux éléments, Judith incarne la prêtresse dans toute sa pleine puissance. Elle devient éclaireuse de Lunité du Lot-et-Garonne, plus précisément localisée à Saint-Sixte, proche d’Agen.
Organisatrice d’événements guidés par l’amour, elle est officiante de cérémonie laïque et passe ainsi son quotidien à célébrer et accompagner les passages de vie : grossesse, naissance, mariage, décès ou autre… Affirmant depuis plusieurs années ses valeurs liées à l’éco-féminisme elle a eu le besoin de trouver des femmes, des sœurs, avec qui elle pourrait impulser des actions telle une tribu engagée : Lunité ! 💫
Aujourd’hui, elle est ravie de devenir la référente de Lunité dans sa localité et très heureuse à l’idée de vous retrouver bientôt pour co-créer ensemble de beaux moments de partage, de sororité et d’empouvoirement ; le tout avec une touche de créativité qui la caractérise tant (une vraie artiste !).
Contact : @j.u.d.i.t.h_c.o.u.s.i.n – 06 76 80 12 91
Lunité sororité engagée cercle de femmes
- Marine - Paris
Co-fondatrice de la Sororité Lunité, Marine est convaincue de la puissance des femmes, encore plus lorsqu’elles sont réunies, qu’elles oeuvrent ensemble.
En ce sens, pour sortir de l’egregore de compétition façonné par la société, elle anime des cercles de femmes depuis 2 ans maintenant. Elle ouvre ses espaces sacrés et ritualisés pour permettre à chacune de se libérer, de guérir, de grandir, de se rencontrer soi, et les autres, au delà de ce qui est conscient ou visible.
Thérapeute énergétique, spécialisée dans la libération émotionnelle des femmes, ses événements sont toujours ponctués de rituels. Ayant vécue au Vietnam, elle est sous influence de la médecine traditionnelle asiatique, ses outils sont donc : l’énergétique, le psycho-émotionnel, le Yin Yoga et les éléments (eau, terre, feu, air).
Contact : @lasource.bienetre – 06 11 30 47 08
Gold-and-White-Real-Estate-Agency-Logo-Template-6
- Caroline - Périgord (87440)
Soit la déesse que souhaites voir dans le monde :
Caroline est une Doula militante éco féministe. elle aide à la naissance d’un nouveau monde sous bien des formes différentes. Son engagement passe par un mouvement de désobéissance fertile où elle défend le droit de vivre en habitat léger dans la nature en agradant son territoire.
En parallèle, elle aime organiser des cercles de femmes, transmettre des soins ancestraux et accompagner la naissance libre, elle se passionne aussi pour les outils de vivre ensemble et la compréhension humaine.
Elle est également une des membres du cœur de Lunité, son investissement dans ce projet est complémentaire à ses activités militantes puisque, selon elle, le soin et la guérison de nos blessures est vecteur d’une coopération saine et donc indispensable à l’avènement d’un monde sans rapports de domination.
perez.c21@gmail.com
06 66 39 66 38
www.desobeissancefertile.com
Lunité sororité engagée cercle de femmes
- Ninon - Poitou (86540)
Joyeuse militante écoféministe, médiatrice dans une ferme collective, facilitatrice de cercles de parole et de rituels.
Sa devise : la vie c’est maintenant !
Elle aime rire, créer, partir à l’aventure, écouter, apprendre, expérimenter, se ressourcer dans la nature.
Elle milite pour un monde de communs où on honorerait la beauté du vivant. Elle vit et est engagée dans une ferme collective qui oeuvre pour l’autonomie alimentaire sur le territoire et la transmission de savoirs. Elle est passionnée par les outils de coopération et de soin relationnel en collectif.
Persuadée de l’importance du rôle des femmes dans le changement de cap, elle propose des cercles comme espace de transformation et d’empuissancement individuel et collectif. Elle se forme également à l’écopsychologie afin de transformer en mixité l’éco-anxiété en force pour agir !
Contact : @ninoncornuau – ninon2@protonmail.com – 07 81 97 77 80
Lunité sororité engagée cercle de femmes
La mission des éclaireuses
Les éclaireuses sont les représentantes de Lunité sur une localité.
Elles sont moteurs de la création de liens, de cercles de femmes et d’évènements qui permettent de diffuser la sororité sur le territoire.
- Creuse
Lunité sororité engagée cercle de femmes
Christelle - Chéniers (23220)
Christelle répond aux élans de Vie, là où la Vie a besoin d’être accompagnée, éclairée, ravivée. Elle est une femme multiple et engagée, une Gardienne.
De la maman qui assure l’instruction de ses enfants à la sorcière connectée aux cycles et bien plus, en passant par la geek à la grande créative, sensible, pleine d’intuition. Elle anime des cercles de femmes, dans la matière comme à distance, en lien avec nos cycles, ceux de la nature.
Passionnée par le fil, elle tisse des Cocons Sacrés, qu’elle propose en coffrets, pour soutenir les femmes au quotidien dans leurs mieux-être et dans l’amour de Soi, tout en nourrissant une intimité avec leur nature profonde. Dans la transmission, « Se remettre au centre », elle allie créativité et méditatif, en guidant la naissance d’un Ojos Del Dios, Ancre de cette l’intention dans un voyage au fil des 7 chakras. Dans l’accompagnement « Renaissance entrepreneuriale », un processus de 3 mois, elle mets à ton service ses compétences de geek, d’expérimenteuse compulsive, de structures, de focus, de soins énergétiques et d’écoute. Actions, Clarté, Soutien et Libération des blocages sont au coeur de ce processus de mise dans la matière pour accoucher de tes rêves.
Elle chemine vers l’ouverture d’espaces sacrés où la parole, l’écoute et l’accueil sont au centre quand la grossesse s’arrête.
Son mantra matinal : qu’est-ce qui aujourd’hui a envie d’être nourri ?
Contact : Christelle Naturelle – Whastapp 06 98 93 83 49
- Dordogne
Lunité sororité engagée cercle de femmes
Cécile - Busserolles (24360)
Lumière vive, musicienne et danseuse.
Un doux mélange de Chopin, Beethoven et Debussy. Le piano, omniprésent depuis sa plus tendre enfance. La musique a aiguisé ses sens.
Les livres et la poésie ont développé son goût pour les mots. Quand elle s’y perd, elle en revient toujours à créer. Avec son corps, sa voix, ses mots. Inventer du beau. Pour elle c’est une évidence : à l’art se joint la transmission. Car créer, c’est aussi rayonner ! Elle aime chanter et faire chanter autant que l’oiseau aime voler. Partager, selon elle, c’est essentiel !
D’ailleurs elle nous partage un poème pour nous dire pourquoi elle devient éclaireuse : « Cet été, un moment de douceur… S’assembler sous la Lune de Juillet, dans le marais. Entendre parmi nos semblables l’écho de nos blessures, voir dans leurs yeux les reflets de nos mers ~ mères intérieures, sentir les mêmes vibrations nous traverser, c’est beau. Avec Lunité et les Dou’soeurs, c’était un voyage introspectif ensemble, une unité dans l’individuation, la mise en lumière de ce qu’est vraiment le Lien. Ce merveilleux souvenir me donne envie de faire vivre cette énergie autour de moi en étant Éclaireuse ! »
Contact : cecile.deroubaix@hotmail.fr – 06 49 71 33 04
- Finistère
Lunité sororité engagée cercle de femmes
Audrey - Audierne (29770)
est tournée vers la médiation artistique et l’art-thérapie spécialisée auprès du public enfant/ado/parents.
Elle est profondément touchée par le monde de l’enfance, et aime proposer des ateliers autour de l’écriture et des arts-plastiques, ou bien de l’expression corporelle.
La nature est pour elle une ressource importante, et quand elle ne jardine pas, elle co-anime avec joie des stages dans un éco-lieu, pour initier le jeune public au Land-art et à la rencontre de ses émotions. Elle s’intéresse aussi à la dimension spirituelle de l’être et aux pratiques énergétiques.
Également ambassadrice Mon Moment Magique, elle tisse du lien entre toutes ces approches qui mêlent rituels bien être et créativité et est ravie de pouvoir s’impliquer dans Lunité, un choix de coeur !
Elle s’engagera dans l’animation de cercles de femmes (et en adelphité) et proposera des ateliers d’exploration créative car elle y voit une source de résilience et d’expression de son moi profond, libre, debout et connecté avec ce-ux qui l’entoure !
Contact : audrey.leverrier@yahoo.fr – 06 30 81 52 07
Lunité sororité engagée cercle de femmes
- Chloé - Bordeaux (33000)
Femme pétillante au surnom de fée clochette, qui adore l’esprit nomade, elle se laisse porter par le vent pour rejoindre et accompagner les personnes qu’elle croise sur son chemin.
Chloé oeuvre pour l’empouvoirement individuel mais aussi collectif à travers ses différentes casquettes.
Depuis l’enfance, c’est une âme passionnée par l’expression corporelle (yoga et danse) et l’expression créative sous toutes ces formes : cuisine, art, chant,…
Éternelle apprentie de la vie et curieuse d’apprendre comment mieux accompagner les DouSoeurs de cette terre, elle rejoint Lunité puisque les valeurs de Lunité résonnent en parfaite harmonie avec ses propres vibrations. Pour elle, être éclaireuse est donc une évidence saupoudrer sa magie et ses savoirs dans sa région.
Contact : hedg.chloe@hotmail.com – 06 49 05 47 44
- Herault
Lunité sororité engagée cercle de femmes
. Elsa - Montpellier (34000)
Elle se passionne depuis toujours pour l’humain. Elle aime créer des ponts et rassembler.
Femme, soeur, mère, entrepreneuse, activiste et Yoga doula, depuis quelques années, elle accompagne les femmes et couples de la préconception au postpartum. Elle a à cœur d’offrir un espace bien-être et spirituel aux jeunes et futurs parents grâce à ses outils de prédilections : l’écoute, l’ouverture du cœur, faciliter les espaces, Kundalini Yoga et de yoga maternité.
Rejoindre Lunité et devenir une éclaireuse c’est pour elle : « venir nourrir un espace de soutien, d’entraide, de sororité autour de chez moi ». Elle souhaite tisser une toile de femmes désireuses de partager ensemble et de se transmettre, de permettre à leur feu intérieur de vibrer et d’offrir ce qui l’a à offrir. Pour ça, elle facilitera des cercles de femmes, des ateliers de lecture et de transmission de savoir sur la sagesse et le soin de la femme (découverte des plantes sauvages, cueillettes,…) et d’autres.
Contact : elsayogadoula@gmail.com – 06 40 84 91 18
- Lille
Lunité sororité engagée cercle de femmes
. Emma
est lilloise de coeur depuis plus de 10 ans. Féministe et éco-consciente, elle a pour ambition de créer une communauté sororale sur Lille, en particulier sur Wazemmes, afin que les femmes retrouvent leur souverainetés chez elles, entre elles et dans les rues.
Solaire, de nature joviale et accueillante, elle pense que le monde irait mieux si chacun.e arrivait à mettre des mots sur leurs maux, grâce à une écoute active et de la communication non violente. De plus, la protection des ressources, de tous les êtres vivants et les mouvements citoyens font partie des luttes pour lesquelles elle s’engage.
À l’écoute des énergies et des éléments, elle saura apporter une touche de magie et de créativité lors de ses cercles, dans l’amour et la bienveillance.
Contact : em_namaste – 06 65 20 27 99
- Oise
Lunité sororité engagée cercle de femmes
. Doïna - Coye la forêt (60580)
Infirmière puéricultrice de formation, petite fille devenue femme, Doïna milite activement par son incarnation douce, humaniste et inclusive dans le monde de la périnatalité et de la parentalité.
Elle est une partenaire de confiance absolument convaincue qu’en trouvant du sens à notre vie, à notre nature humaine, à notre essence, votre essence, nous transcenderons ensemble un vécu parfois douloureux pour le transformer en une arme massive d’amour; et ce dès la naissance.
Doïna aime créer des liens, aime nous rassembler, communiquer,… c’est la raison pour laquelle elle devient éclaireuse de Lunité dans l’Oise.
Son intention : recréer un village, un cercle de femmes, pour célébrer et incarner l’avenir de l’humanité.
Contact : doina.kert@hotmail.com – 07 88 96 22 67
- Paris
Lunité sororité engagée cercle de femmes
. Andréa
L’audace est son moteur !
Cette âme joyeuse et pétillante se passionne et s’enrichît dans le partage. Curieuse de l’Autre, elle aime à penser qu’ensemble c’est mieux ! C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles elle a rejoint Lunité.
Tout d’abord ça lui a apparu comme une évidence tant elle s’est reconnue dans les valeurs véhiculées puis c’est vite devenu une nécessité de continuer d’œuvrer Avec et Pour toutes les femmes.
Yoga Doula, Andrea met sa douceur et sa joie aux services des femmes et familles qu’elle accompagne, tout comme dans ses cours de yoga : Kundalini, pré & postnatal. Récemment formée au gong, elle affectionne tout particulièrement les soins sonores et anime des sessions de yoga et gong régulièrement.
Vous l’aurez compris avec Andrea, le programme sera musicalement joyeux !!
Contact : @youareboldandbeautiful – youareboldandbeautiful@gmail.com
- Seine et Marne
Lunité sororité engagée cercle de femmes
. Célia - Arpajon (91290)
est sensible à la beauté du Monde, elle déploie son Art pour mettre en lumière la perfection de ce qui est, et la beauté d’une Humanité emphatique, à l’écoute, grandie par l’expérience du vivre-ensemble et le respect du vivant.
Pour cette musicienne intervenante de formation, créatrice de spectacles et d’albums sonores, maman de 2 merveilles et à l’origine d’une école démocratique et permaculturelle (À l’Ère Libre) -et tant d’autres !- rejoindre Lunité était une évidence.
Elle facilitera donc des cercles de femmes, proposera des ateliers artistiques, guidera des éco-rituels, animera des Jeu du tao et tant d’autres rencontres au rythme de sa créativité.
Contact : bessaguet.celia@gmail.com – 06 21 65 44 36
Lunité sororité engagée cercle de femmes
- Estelle - Chilly Mazarin (91380)
est thérapeute, masseuse ayurvédique, initiée à la médecine ancestrale indienne, ainsi qu’au reiki et au tantra. Elle fait confiance aux sagesses primitives, aux plantes médecines et au chamanisme. La nature est son refuge, elle s’y ressource, y puise ses inspirations, ancrage et équilibre pour transmettre simplement son amour et sa compréhension.
Elle oeuvre pour le féminin sacré et la réconciliation avec le masculin divin, afin d’arriver à sortir de la dualité pour retrouver la paix dans nos coeurs. C’est ainsi qu’elle souhaite mettre à profit ses diverses expériences dans la spiritualité, les cercles de guérison pour éclairer, soutenir et partager avec d’autres femmes. Ensemble, unies, continuer d’évoluer et de grandir pour oeuvrer pour le Nouveau Monde.
Contact : @estelledunotregalaxy – 06 23 58 50 63
Changement climatique
5,29 k abonnés - 116+ - 3 241 vues
1 heure pour mieux comprendre les causes des échecs répétés de l’écologie, envisager les pistes pour inverser la tendance et enfin conduire à des victoires écologiques.
En présence de Marine Calmet, avocate activiste de l’environnement, co-auteure de « Justice pour l’étoile de mer » (éditions Actes Sud), Dominique Méda, professeure de sociologie à Paris Dauphine-PSL, directrice de l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO), auteure de « Une société désirable » (éd. Flammarion), Clément Sénéchal, diplômé de sociologie et de philosophie politique, expert des enjeux climatiques, auteur « Pourquoi l’écologie perd toujours » (éd. Le Seuil)
🌈 Cette conférence a eu lieu lors de notre week-end "Comment résister au backlash écologique et démocratique ?" le 25 et 26 mai 2025
💪 Ce week-end a eu pour ambition de dresser un état des lieux lucide de la situation, tout en ouvrant des chemins de résistance, d’espoir et d’action avec des expert·es, scientifiques, artistes, chercheurs, journalistes… et vous !
🪴Organisée en collaboration avec le Nouvel Obs, la Fondation Jean Jaurès, le collectif média Le Moment, la Fondation Edgar Morin, la Chaire d’excellence τ-co.re, le Cent-Quatre Paris, le Greenwashing Comedy Club, les Effilochés, Nos vies bas carbone et la Fresque de la rénovation.
49 commentaires
...
@jeromegarnier1298 il y a 2 semaines (modifié)
Notes :
Trajectoire intermédiaire 2,5 à 2,9 °C, +76 cm de montée des eaux. Contraction du PIB d environ 10%
3:03 cadre juridique actuel (droit, loi, règle), le droit est écrit sur mesure pour protéger les intérêts industriels
3:56 EPR de Flamanville
6:45 rapport IPBES, 3 blocages, rupture nature culture, concentration des richesses, court terme et profit.
7:42 autre mouvement, droit dr la nature, sujet à part entière
9:39 ecologie du spectacle, greenpeace, détaché de la question sociale, vedette bourgeois, ONG verticale avec relation de pouvoir et division du travail et aliénation. Recrutement de personnel encadrant.
14:26 detaché de la lutte des classes, non violence. Dépolilitisation.
15:59 Meda, marchands de doutes. Nordhauss.
17:06 chantage à l emploi. Trump croisade anti science.
24:42 reconversion écologique, co bénéfices, reconversion et conversion de nos cadres cognitifs, moins sévère que Clément car cest difficile.
29:55 règle juridique, droit de la nature. Cest un bullshit job député européen.
Sumplifier les normes environnementales ca veut dire enlever, CNDP
35:50 Il faut complexifier le droit, faire de la permaculture du droit. Ndla : risque de totalitarisme bureaucratique ?
38:35 ceux qui décident pas le savoir ceux qui ont le savoir ne décident pas heureusement c'est ça la démocratie montre il faut savoir écouter
39:52 le politique n'a qu'une délégation de pouvoir
40:00 Pierre Rosanvallon, né à Blois le 1er janvier 1948, est un historien et sociologue français. Pierre Rosanvallon en 2024. Ses travaux portent principalement sur l'histoire de la démocratie et du modèle politique français, et sur le rôle de l'État et la question de la justice sociale dans les sociétés contemporaines.
41:30 les imaginaires ne suffisent pas il faut l incarner dans les territoires. Il faut un signifiant après ce mot sinon il est vide. Peur de l anticapitaliste. Sinon l ecologie appartient a tous et meme au RN. Racisme, Bolloré. Libertaire.
45:59 arrêter les primaires populaires. Arrêter les petits candidats et intérêts boutiquiers. Arrêter d appeler au vote du cœur. LFI.
50:05 il faut un assentiment général donc ca ca se prépare !!!
52:20 un programme ca se prépare a l avance
53:48 gilet jaune : mouvement preinsurectionnel
54:38 l avenir de l ecologie cest la lutte des classes !!!!
...
Connue / https://x.com/ClemSenechal/status/1948766954438729904
"
Clément Sénéchal @ClemSenechal · 1h
Mon intervention à l'Académie du climat sur le « backlash écologique
"
Nature Climat Luttes Alternatives Monde
Reportages Enquêtes Idées
Édito — Vie de Reporterre
Mis à jour le 18 juillet 2025 à 15h50 - Durée de lecture : 2 minutes
Vie de Reporterre Médias Le Monde d’après
L’histoire de Reporterre est intimement liée à celle de Hervé Kempf, son fondateur. À l’occasion de son départ à la retraite, il revient sur son parcours, raconte la création du média et nous fait revivre les temps forts de l’écologie dans un podcast en 4 épisodes.
Pour comprendre un journal, il est bon de connaître son fondateur. L’histoire de Reporterre est intimement liée à celle de Hervé Kempf. Au micro de Rémi Dybowski-Douat, le journaliste livre, à l’occasion de son départ en retraite, un récit intime et politique qui dessine les contours du quotidien de l’écologie.
Sous l’impulsion et la direction de Hervé Kempf, le journal a connu plusieurs vies. La première a démarré en 1989. Un mensuel du nom de Reporterre, en format papier, tiré à 26 000 exemplaires, accompagnait le réveil de l’écologie. Le titre — dont la parution avait été interrompue pour des raisons financières — a fait son retour en 2007, avec le lancement sur internet d’un blog lancé par Hervé Kempf pour accompagner son livre Comment les riches détruisent la planète. En 2012, la troisième vie de Reporterre a commencé avec son départ du Monde et la professionnalisation d’un journal parti de rien et qui a rapidement grandi.
Treize ans plus tard, Reporterre compte 31 salariés dont 26 journalistes qui alimentent deux lettres d’info, un podcast, des vidéos et un site qui compte chaque année plus de 32 millions de visites. En ce mois de juin 2025, alors que le journal est en pleine santé financière et que les lecteurs et lectrices sont au rendez-vous, une nouvelle page se tourne avec le départ de Hervé Kempf.
Il a posé les fondations de ce qu’est aujourd’hui Reporterre :
- Un site en accès libre parce que l’écologie nous concerne tous et toutes ;
- un média indépendant grâce aux 46 000 donateurs et donatrices qui lui donnent les moyens de produire chaque jour une information de qualité ;
- un journal animé par la conviction que l’écologie est la question du XXIe siècle. Et, par la certitude que cette écologie ne peut être que politique, indissociable de la justice sociale ;
- un collectif soudé qui, dans sa production comme dans son fonctionnement, refuse les rapports de domination.
Ces ingrédients qui font la force et la singularité de Reporterre trouvent leur origine dans l’histoire et l’énergie de son fondateur. Des radios libres à la rédaction du Monde, des manifestations étudiantes contre la loi Debré à Notre-Dame-des-Landes, du choc de Tchernobyl au journalisme scientifique, Hervé Kempf raconte, dans un podcast en quatre épisodes, un parcours au service de l’écologie et du journalisme.
Épisode 1 : De l’agitation étudiante au journalisme
Épisode 2 : Du choc de Tchernobyl à la fin du Monde
Épisode 3 : De la zad à la critique du capitalisme et des élites
Épisode 4 : Reporterre, le combat de l’indépendance
Entretien — Idées - Mis à jour le 16 juillet 2025 à 09h00 - Durée de lecture : 7 minutes
Photo Anna Tsing, anthropologue étasunienne, professeure à l'université de Californie, à Santa Cruz. - © Cha Gonzalez / Reporterre
L’ouvrage « Notre nouvelle nature » propose un guide pour comprendre, à l’échelle microlocale, les ravages de l’Anthropocène. Ce que l’anthropologue Anna Tsing, que nous avons rencontrée, appelle les « écologies férales ».
...
nous plonge dans les recoins inexplorés des désastres écologiques
...
codirige depuis 2020 un projet de recherche collective nommé le Feral Atlas.
Cette cartographie interactive explore les petites et grandes histoires des perturbations écologiques
...
guide Notre nouvelle nature qu’elle signe avec trois coautrices, Jennifer Deger, Alder Keleman Saxena et Feifei Zhou.
...
les écologies « férales ». Habituellement, le terme se réfère plutôt à des animaux domestiques qui seraient retournés à l’état sauvage. De notre côté, nous l’avons étendu et réinventé de manière à désigner des phénomènes naturels provoqués par les grands projets industriels, mais qui ont totalement échappé au contrôle humain.
Notre atlas, dont est tiré ce guide, propose d’explorer dans le détail ces effets féraux afin de rendre compte autrement de la nature terrestre. Un exemple est celui de la maladie de la « mort subite du chêne », qui a fait d’immenses ravages dans les forêts de Californie et d’Oregon dans les années 1990 et 2000. Elle est causée par un agent pathogène, la phytophthora, [un genre de champignons] qui s’attaque spécifiquement aux arbres. Les pathologistes forestiers ont été capables de retrouver que cette maladie avait été importée par le transport industriel de pépinières de plantes infectées qui ont été envoyées par camions tout le long de la côte ouest des États-Unis.
...
L’ouvrage est présenté comme un « guide de terrain » pour analyser l’Anthropocène depuis ses « patchs » (« patchy Anthropocene », en anglais). Un concept au cœur de votre approche
...
Nous avons emprunté ce terme à l’écologie de paysage. Il désigne un lieu de dynamiques homogènes parmi toutes celles qui composent un paysage. Il n’y a pas vraiment de définition du patch, puisqu’il dépend de ce que vous recherchez et de ce que vous souhaitez regarder. Si vous vous intéressez à un champignon, le patch sera là où il pousse. Il s’agit plutôt d’une unité d’action, le fait de regarder quelque chose qui se passe à un endroit précis, à un moment particulier. Cela implique un art d’observer en prêtant attention au granulaire, au particulier, à travers différentes échelles de temps et d’espaces.
...
Ils forment une mosaïque permettant de voir les multiples dynamiques de perturbations qui sont à l’œuvre — comme les extinctions, les toxicités, les radiations et les maladies — et de ne pas se limiter à de grandes modélisations planétaires abstraites.
...
nous nous intéressons à l’emprise des infrastructures humaines sur les cinq derniers siècles, c’est-à-dire à partir de la colonisation européenne, et non pas de la Révolution industrielle. Puisque c’est à ce moment-là que les destructions et les bouleversements d’ampleur ont commencé, avec l’asservissement des peuples et de leurs terres. Nous le montrons dans le livre à travers l’exemple des plantations.
...
nous accueillons différents types de savoirs, d’observateurs et de témoignages, émanant d’autres cultures et expériences locales
...
caractéristique des approches féministes en sciences. Ce sont des démarches plurielles, qui partent du terrain en engageant un travail à la fois social et culturel avec les personnes et les milieux concernés, plutôt que d’appliquer une méthode unique.
...
il est impossible d’étudier les êtres humains comme s’ils vivaient de manière séparée des non-humains, et inversement. On le voit avec l’alimentation, les terres ou… les maladies. D’où viennent-elles ? L’un des projets que nous avons intégré à l’atlas est celui de l’anthropologue Paulla Ebron, qui s’est intéressée aux espèces présentes à bord des navires négriers.
...
C’est là qu’est née une nouvelle souche de moustiques, dont la lignée est encore aujourd’hui responsable de la dengue, de zika et de la fièvre jaune. Les patchs de l’Anthropocène aident justement à visibiliser les croisements entre injustices sociales et les catastrophes environnementales.
...
L’histoire naturelle n’est pas quelque chose de révolu, avec des espèces figées qui se reproduisent de façon linéaire. Toutes ne cessent d’évoluer au cours du temps, et cette évolution est en partie due aux activités humaines. Nous devons considérer les non-humains comme des acteurs à part entière de notre histoire
...
apprendre à faire attention à cette nouvelle nature qui est partout autour de nous, avec ses facettes les plus incroyables, comme les plus abominables.
...
Comment la prise en considération de cette nouvelle nature peut-elle nous aider à forger de nouvelles formes de résistances face au capitalisme ?
En aidant à construire des coalitions de toutes sortes, entre communautés humaines et non humaines, et pas juste un seul grand mouvement. Cette analyse de terrain par les patchs est aussi un outil permettant de voir plus précisément où nous pouvons travailler les uns avec les autres, qui sont nos alliés et comment agir face à toutes ces agressions simultanées. Elles invitent à une politique par la coalition, plutôt que par l’héroïsme.
transmettre et partager
Accompagnement et conseil
balance ton cabinet de conseil !
10 ans que nous travaillons avec des collectivités ou des établissements, 10 ans que nous nous rendons compte que tout le monde ne peux pas être compétent dans tous les domaines… et donc, bien souvent, collectivités et structures vont chercher des ressources auprès de cabinets de conseils et de bureaux d’études. Si tout le monde ne tombe pas dans les excès des mastodontes du secteur (Mc Kinsley, Accenture et compagnie), nous avons croisé·es, même à plus petite échelle, des cabinets ou bureaux d’études peu scrupuleux ; parfois très éloignés des réalités de terrain, parfois aveuglés par une vision bien trop technologiques, sans parler de ceux ayant des intérêts bien éloignés du bien commun. Dans tous les cas, les budgets sont élevés, parfois indécents, et amputent les collectivités d’une partie des ressources nécessaires pour mettre en œuvre concrètement les projets étudiés.
Eisenia n’est pas et ne sera jamais un cabinet de conseil. Nos présentations (réalisées sur logiciels libres) manquent certainement de trouvailles graphiques et de mots anglophones. Cependant nous nous estimons compétent·es pour observer, étudier, diagnostiquer, conseiller, dimensionner des projets en partant de notre expérience de terrain, nos réussites, nos échecs et de nos partenariats avec d’autres structures et territoires. Notre ligne de conduite aura toujours comme priorité de faire émerger des projets ayant un impact positif en terme écologique (biodiversité, bilan carbone, transport, ressources) et social (création d’emploi, lien social, redistribution), le tout inscrit dans une logique économique sobre. Nous pouvons intervenir dans le domaine des biodéchets, mais aussi dans celui de la mise en place de projets alternatifs et ultra-locaux sur la gestion de déchets verts ou d’encombrants.
Quelques exemples de nos travaux :
- Diagnostics biodéchets des marchés alimentaires
pesées
enquête de terrain
projections
proposition d’un panel de solutions
documents de synthèse
Réalisés pour : Rillieux-la-Pape / Givors / Villeurbanne / Lyon 8ème - Élaboration de plan de gestion des biodéchets…
formation personnalisée
réflexion collective
collecte de données
comparaison de solutions
prise en compte gestion de déchets verts / réduction du gaspillage alimentaire
chiffrages
A destination de communes et communautés de communes, de structures d’accueil, de restauration collective - Aide à l’élaboration de plateforme de compostage et lombricompostage sobres et low-tech
dimensionnement
matériels
projections
comparaisons de solutions
chiffrage
documents de synthèses
Études pouvant être réalisées en collaboration avec des bureaux d’études, des paysagistes ou d’autres partenaires scientifiques et techniques - Accompagnement de projet de gestion “éco-gardiens”
enquête de terrain
collecte de données
recherche de partenaires
visite de sites ou de projets existants
champ des possibles
évaluation de faisabilité
élaboration de fiches de postes
Pour les bailleurs sociaux, les structures d’accompagnement social ou les communes
Abécédaire Frustration - "E comme ÉCOLOGIE" (avec Clément Sénéchal) - 4 juil. 2025 / Frustration magazine
21,1 k abonnés - 295+ - 5 630 vues
#ecologie #frustrationmagazine #luttesdesclasses
Dans cet épisode de notre abécédaire politique, on reçoit Clément Sénéchal (Ex-Greenpeace, auteur et militant) pour démonter l’écologie bourgeoise : celle qui culpabilise les individus pendant que les gros pollueurs trinquent tranquillement. On parle écologie populaire, conflits de classes et stratégies politiques pour éviter de foncer droit dans le mur en trottinette électrique.
Le livre de Clément Sénéchal : https://www.placedeslibraires.fr/livr...
Créé et animé par Rob Grams
Réalisé et monté par Farton Bink
#ecologie #frustrationmagazine #luttesdesclasses #clementsenechal
36 commentaires
- @mashkdoc2237 il y a 3 jours
Toujours excellent Clément, honnêteté, sincérité, intelligence, simplicité, infos sourcées, éducation populaire anti capitalisme
Tout pour être écouté attentivement
Respect 🫡 à tous les 2 merci
3 - @CocoGerbic il y a 2 jours
Très éclairant. Je ne connaissais pas Clément Sénéchal ; ravi d'avoir découvert sa pensée et ses analyses. Merci à Frustration magazine. je regrette ma naïveté de jeune électeur : EELV plus jamais
...
Connue / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?Zip0MA
Tr.: ...
l'écologie, notre relation sociale à la biosphère ... partie intrinsèque de notre société, approche matérialiste ... la crise environnementale interroge plutôt les relations des êtres humains entre eux, la manière dont ils font société
...
le réchauffement climatique ... des territoires entiers submergés en 2050 comme Le Havre, Calais ... face à la dilatation de l'océan par l'augmentation de température ... 220 millions de déplacés l'an passé ... agriculture quasi impossible ... tempêtes, ece, canicules ... 40°C, 60% de taux d'humidité, on entre dans une zone létale ... crée violence économique, zone d'insécurité individuelle et collective plus marquée ... aggrave la vulnérabilité des classes populaires ... le techno-solutionnisme permet de ne pas poser la question de la croissance et de la décroissance, du nécessaire partage des richesse, des privilèges, des antagonismes sociaux ... / GIEC pensé et élaboré par des libéraux en 1984 ... opérationnel en 1988 ... rôle de Maurice Trong, homme d'affaire très lié à l'industrie fossile nord-américaine ... ces instruments de gouvernance climatique conçus pour contrôler, maîtriser la controverse environnementale, écologique, la ramener dans les mains des gouvernements pour l'institutionnaliser et l'aseptiser, la rendre compatible avec un certain nombre d'intérêts économiques dominants. Donc le GIEC n'est pas complètement libre de ses publications. En fait, le GIEC doit être validé en amont par les États, les gouvernements qui ont un intérêt économique, politique fort. Et donc ya des biais, des conflits d'intérêt. Par exemple, ce que peut dire un climatologue comme linda sayeb?? qui a contribué au groupe 3, celui qui propose des solutions. Ya une grande part de techno-solutionnisme avec des scénarios hors sol. Car les états financent beaucoup plus sur le techno-solutionnisme, la géoingéniérie, que sur les sciences sociales car ça crée de la rentabilité, des profits, des plus-values ... plutôt que de réorganiser les rapports sociaux ... Ya aussi des travaux sur le behaviorisme?? le comportementalisme, voir comment on peut orienter le comportement des individus de manière indirecte. ... dissoudre la dimension collective et politique dans une forme d'individualisme vertueux, presque inconscient. Ça se ressent aussi sur les publications
...
sur le plan micro-économique, le paradoxe de Evens?? : si on améliore un processus de production plus sobre, ça va se démultiplier et au final l'empreinte énergétique s'avérera supérieure. Donc décarboner à l'unité n'a pas grand sens.
Idem sur le plan macroéconomique. Par ex les travaux de JBaptiste Fressoz, historien, montre que la transition énergétique, y compris au sein du GIEC, n'existe pas. On continue à utiliser plus de ressources, quelles qu'elles soient. Charbon, bois, sable, pétrole, etc malgré le fait qu'on a aussi démultiplié les ressources naturelles. Il n'y a donc pas de phasisme - âge du pétrole, de l'électricité - on est dans un régime de croissance, intensifier notre empreinte énergétique est rentable.
Donc c'est une manière de confisquer le sujet.
...
/Nucléaire opium du capitalisme ... énergie déterrestrée, sans matérialité, recyclable à l'infini, indépendante de toute contrainte physique et donc environnementale car assez décarbonée. Donc ça permet de masquer toutes les matérialités énergétiques qu'il y a derrière les marchandises et donc encore une fois, de ne pas poser la décroissance puisqu'on aurait une source d'énergie infinie sans externalités négatives, ce qui est très loin d'être le cas. Mais Macron peut parler de croissance verte, de développement durable et ce genre de balivernes.
Alors que le nucléaire, ce sont des gens qui vont dans les mines, ce sont des déchets toujours pas traités correctement (seulement 1% du combustible recyclé actuellement) - les déchets à vie courte, c'est 300 ans, donc ce n'est pas rien, les radiations radioactives sont létales et les centrales nucléaires ont une matérialité très concrète, très dangereuses, très vulnérables puisqu'en terme d'accident nucléaire ou d'attaque, en terme de sûreté, c'est des gens qui travaillent, intérimaires bien souvent qui vont prendre des doses pour effectuer l'entretien nécessaire, ce sont des réacteurs qui arrivent en fin de vie et qu'on prolonge un peu artificiellement. La France arrive dans une zone dangereuse avec 50 réacteurs sur le territoire. C'est pas une énergie anodine, mais avec une matérialité écrasante. Tout ça est quand même un mythe d'autant plus que c'est une énergie vulnérable au réchauffement climatique. Une centrale a besoin d'eau pour être refroidie en continu, aléas sur l'abondance des cours d'eau, sur les tempêtes. Donc c'est pas une énergie aussi adaptée que ça. C'est surtout une diversion pour ne pas poser les rapports sociaux de production. ...
/COVID19 La pandémie était intéressante du point de vue environnemental car c'est un moment de suspension des dogmes néolibéraux car on avait une zoonose, maladie issue d'une espèce animale, qui était liée à l'extension du territoire humain sur l'espace sauvage. Ça questionnait la structure de notre mobilité internationale. Et tout d'un coup, on est entré dans une forme d'économie administrée avec le partage entre activités essentielles ou non ; un moment d'inversion de la hiérarchie sociale avec les premiers de cordée, donc les métiers symboliquement les plus valorisés dans cet espace-temps particulier . Donc un nouveau rapport de forces s'est créé avec les multiationales qui avaient besoin de l'État pour indemniser le chômage, les pertes, le ralentissement économique. Donc l'état était dans le rapport de forces pour imposer
...
il était temps de donner des objectifs contraignants aux entreprises ... assumer que l'écologie soit en rupture avec le capitalisme ... la sortie du capitalisme est une condition nécessaire ... PJÇ rapprochement avec la CGT ... intrication entre milieux environnementalistes et les milieux ouvriers ... ça n'est pas du tout ce qui a eu lieu, juste mise en scène entre Martinez et JFJulliard ... encore de la croissance verte et pas décroissance ... qu'il n'y a pas d'objectifs de recomposition politique ... on restait sur une structure très féodale, très hiérarchique, que à aucun moment des syndicalistes sont venus nous rencontrer pour nous expliquer les ressorts de l'alliance patronale par ex., et vice-versa. On n'est pas allés dans les usines pour comprendre la condition ouvrière, ses contraintes, les pressions subies, les aliénations qu'on y rencontre. C'est un pb car il va falloir réorienter des secteurs industriels entiers, matériels, social, une large partie de la classe ouvrière ... Puis PJÇ mis en sommeil pendant la présidentielle de 2022. Alors que ça aurait pu servir de prémisse à la constitution d'un front populaire de la société civile qui accompagne dans un rapport dialectique, créer un front commun avec une correspondance entre la société et les mouvements du champ politique. Le bloc au pouvoir n'a pas été inquiété. Le seul succès, la reprise de la Chapelle d'Arblay, seule entreprise de papier recyclé en Fr. La reprise a surtout eu lieu grace à Nicolas Mayer-Rossignol, chapauté par le ministère de l'économie et Véolia et Fibre Excellence, une multinationale du papier. connue pour pratiquer la déforestation de forêts primaires à grande échelle. Le monde d'après, c'était servir sur un plateau un outil productif ...
/Refus de parvenir, rébellion cruciale car c'est le moment où ces grandes écoles servent de socialisation pour reproduire les élites pour les intérêts du capital. C'est le moment où cet ensemble de socialisation commence à être mis en échec, d'inculquer un jeu d'intérêt, un éthos à la future classe dirigeante. Émerge sur le terrain de l'écologie une contradiction pas gérable. Ça n'est pas révolutionnaire. Mais c'est un signal faible qui montre une faiblesse des organisations bourgeoises dans ces instances de socialisation. Qui sont clés : imaginaires, hégémonie culturelle. Les ordonnancements matériels associés.
Ya une contradiction écologique primaire avec le capitalisme qui est lié aux rapports de productions qui le constituent. Il est défini par la marchandise et par la propriété privée des moyens de production. Pour ce faire, il faut qu'un investisseur ait des perspectives de profit. ... Ya un facteur travail, un facteur savoir, et ya les matières premières arrachées à la nature, la biosphère, à notre écosystème. Digérées, aliénées, souvent détruites.ce qui donne des externalités négatives. Donc dans ce système mis en mouvement par les perspectives de profit, les investisseurs sont poussés à démultiplier le volume de marchandises en circulation. Une pression s'accroit sur l'environnement. C'est donc une contradiction primaire. Réduire le nombre de biens matériels disponibles par la publicité, le marketing, les politiques d'obsolescence programmée. Puis les contradictions secondaires d'ordre social : le capitalisme divise la société en ordres sociaux irréductibles, entre ceux qui détiennent les moyens de production et ceux qui détiennent la force de travail. Donc ça crée un antagonisme structurant qui distribue des intérêts contradictoires entre le haut et le bas de l'espace social. Ce qui complique la péréquation des efforts de sobriété à fournir. Qui va accepter de réduire son empreinte matérielle dans son niveau de vie ? Par qui on commence ? Est-ce légitime de demander aux plus pauvres de faire des efforts alors qu'ils sont déjà dans la précarité ? Ou est-ce qu'on demande aux classes supérieures qui détiennent le pouvoir ? Ça crée des frictions irréconciliables. C'est un mode de société qui ne permet pas le consensus. Ça rend la transition compliquée. Dans une société communiste, on va tous faire un pas. Mais par nature inégalitaire.
Autre contradiction, le pouvoir concentré par de grosses sommes d'argent.
Noyer le poisson, vampiriser l'espace public comme Bolloré ... imposer une propagande conforme à ses intérêts ... Le capitalisme vérouille la discussion démocratique sur le changement climatique. On n'a pas le pouvoir décisionnaire sur le contenu de la production. On est amenés dans une forme de dissonance cognitive ... /intérêt général, limites physiques de la biosphère ... rendent sa sortie incontournable pour accéder à une écologie authentique ... /empreinte carbone les plus riches polluent le plus car l'écologie est juste de l'économie, elle répond aux mêmes dynamiques de lutte des classes de l'économie capitaliste. Cette dernière génère de la lutte des classes. Les plus riches ont un niveau de vie supérieur, donc une empreinte supérieure. Ils n'ont pas intérêt à faire des efforts et à s'autodestituer. Donc ça implique une lutte d'intérêts contradictoires pour les différentes strates de la population. Et un rapport /ce qui est consommé et le patrimoine, si l'ensemble de la population comme le 1% le plus riche, on serait déjà à plus de 6° de réchauffement climatique. Le mode d'être social et politique des classes supérieures n'est pas universalisable. Donc ils exercent une violence écologique sur la majorité et en particulier sur les plus pauvres. Donc l'écologie est une lutte des classes.
/Écologie du spectacle, concept inspiré de Guy Debord et sa "société du spectacle" quand la cause devient elle-même marchandisée avait l'impression à GPF de faire partie d'une grande agence de communication pour faire partie de ?? et faire de la collecte. J'ai regardé d'où ça venait cette prééminence de la comm. J'ai découvert que la toute 1ère campagne qui devait avoir lieu ?? sous l'égide du gouv Nixon, GP avait prévu d'aller s'interposer physiquement et j'ai découvert qu'ils avaient fait demi tour en cours de route et qu'ils avaient délibérément tourné le dos à la ?? car ils avaient acquis suffisament de couverture médiatique pour que la mission soit réussie. Parler de la cause était une victoire. Transformé ses échecs en victoire par l'intermédiaire de la médiatisation. Cette écologie du spectacle, c'est le moment où la médiatisation devient une fin en soi. Plus qu'un levier au service de l'action.
A des impacts négatifs comme l'engagement militant. Elle opère une dicotomie entre antagonismes. Une élite d'activistes, les acteurs qui se mettent en scène et la masse des gens intéressés par la cause mais ravalés au rang de spectateurs. Ça donne lieu à une déresponsabilisation de l'engagement ... falcification de la réalité, récit mythologique fondateur de la réalité de GP, son ADN. Et nous ne sommes pas un rond de la désobéissance civile. Les gars ont juste fait une croisière aller-retour. C'est une écologie responsable du symbole de la mise en scène, des apparences, ce banderolisme, mettre en scène de la désobéissance civile soft qui sont en fait des moments pacifiés où la conflictualité est jouée, mobilisation éphémères, prendre des images plus que bloquer, des photo-op(portunity), mettre en valeur des engagements volontaires des multinationales, des labels, des certifications, verdir le discours de la marchandise, une professionnalisation du greenwashing avec un tas de métiers, d'intervenants, de consultants là pour donner le change aux ONG, montrer que la multinationale a mis ça ou ça en place. Participer au folchlore permanent du pouvoir, un partenaire événementiel, ex. Le Grenelle de l'environnement en 2007. Ils ont servi de caution à Nicolas Sarkozy. Idem sous Macron. Des conseils de défense écologique, le One Planet Summith, la convention citoyenne pour le climat, ce genre d'événementiel là. Le fait de servir de caution à des gouvernements écolos adverses, comme LES VERTS Nicolas Hulot, François de Rugis, Barbara Pompili, Pascal Canfin devenu le chef du WWF puis l'homme de Macron au niveau européen. C'est aussi sous Hollande. qui n'hésitait pas à martyriser les militants écolos. Ex à la COP21 grace à un usage excessif des lois sur l'état d'urgence. La mort de Rémi Fresse à Civens. Ou c'est le fait de mettre en circulation des concepts comme le développement durable, la transition écologique, l'art de l'euphémisation permanente de la réalité des enjeux, des rapports de forces, des pb. Ou c'est le fait de considérer que les journalistes sont des vaches sacrées. À GP, interdit de proposer une critique du système médiatique. Impossible d'entrer dans un rapport d'affrontement. Ex. Marine Tondelier copine avec les journalistes de BFM, elle n'est pas du tout dans la conflictualité comme LFI. Car on a besoin que les appareils médiatiques soient favorables à la bonne cause de l'écologie.
Donc elle répond au paradigme ultradominant à la religion de la sensibilisation. Des patrons, les consommateurs, tout le monde. Ça permet de rendre la cause négociable, morcelable, et rentable aussi et ça transforme l'écologie en signifiant vide. C'est exactement ce qui apparait dans le discours de Marine Tondelier quand on lui propose de définir sa ligne, l'écologie sans adjectif. Donc ça devient un référentiel tautologique, circulaire, autoréférencé. In fine une forme de signifiant vide. Un logo, une veste verte, une couleur. Sans doctrine ni projet politique conséquent.
Accaparée par les classes supérieures et la bourgeoisie blanche. Cadrer sur la sensibilisation, garder la main sur le cadrage de la controverse écologiste. Ce qu'a fait quelqu'un comme Cyril Dion?? Ça procède d'une erreur typique que font les classes supérieures qui est de croire que l'infrastructure procède de la super structure. C'est Marx. La dialectique est inverse. C'est plutôt la sphère structure qui répond à un moment donné à l'état des relations sociales. C'est dans une perspective matérialiste, Marxiste. Ou simplement la sociologie critique. Donc c'est pas en faisant pleuvoir des images par le haut qu'on engendre des transformations sociales majeures. Besoin de débouchés politiques. Ce qui compte, c'est les ensembles de socialisation, les socialités qu'on arrive à créer, les débouchées politiques collectives. Aménager les conditions d'engagement politique. Plus que mettre en circulation les imaginaires, les données du GIEC. C'est très rentable de sensibiliser. Derrière, il ne se passe strictement rien. Et on sert de caution à nos propres adversaires.
/Ton livre : "l'écologie pirate" proposée par Fatima Ouassak en 2023 : elle dénonce la mainmise des classes supérieures blanches sur la question écologique. Ensuite, elle dénonce les carences béantes de l'écologie majoritaire en termes de compréhension et de prise en charge du racisme. Elle incite l'écologie dominante à être systématiquement antiraciste. Donc de se préoccuper des fractions de la population qui souffrent de manière systémique par leurs conditions sociales et de populations racisées. Elle dénonce aussi que le mouvement climat le voit en terme de diversité décorative par des EDM?, des pancartes, sans prise en charge structurelle, en fait, de la lutte antiraciste. Elle dit qu'on ne peut pas demander à des gens de s'impliquer dans la protection de la planète ou de la terre si eux-mêmes, on leur refuse toute forme d'ancrage sur le territoire, matériel, social, politique. Puisque c'est des populations emmurées à la périphérie de l'arc républicain et qui subissent une répression politique permanente, ce qu'elle appelle l'APOGRA?? Donc on a des gens qui luttent pour leur survie. Et donc, les discours moralisateurs, les quartiers populaires, l'action du racisme et des oppressions subies sont directes et tangibles. Il n'ont aucune chance d'aboutir correctement.
Elle propose de mettre en position de centralité le racisme et elle propose une libération de la terre qui sera ?? par un droit absolu de circulation qui devrait figurer comme étant une revendication principale du mouvement environnemental. Donc créer des formes d'alliances et de résistance d'une écologie intersectionnelle. Je suis en accord.
À GP j'ai essayé de poser le sujet comme à la COP 27 on m'interdisait de parler de communalisme climatique. Le décolonialisme n'était pas du tout intégré par ce milieu blanc, privilégié de l'écologie. On n'a jamais fait une campagne antiraciste affirmée à GP, on n'a jamais les moyens, ni conceptualisé cela. Seul truc fait, en 2017, dans l'entre-deux tours, on a mis une banderole sur la tour eiffel "Liberté, Égalité, Fraternité". Devise républicaine qui n'est pas forcément un signe d'émancipation pour certains groupes sociaux. On n'a pas nommé l'adversaire. Donc ya un retard énorme. Cet essai met le doigt là où ça fait mal, des constats corrects. Et le reprend à son compte.
/Écoféminisme contribution essentielle : pas gaia, ni féminisme de la nature. pas écolo par essence féminine. Réactionnaire... Intérêt du paralélisme, continuum dans la manière dont le patriarcat et le capitalisme ont tendance à réifier les choses pour les femmes, ou les groupes, la biosphère, la nature. Les considérer comme des choses disponibles, à disposition du pouvoir. Ya un paralélisme de situation, de dynamique relationnelle qu'on trouve à la fois au sein du patriarciat et du capitalisme. Et vu les modes de socialisation actuels, le mode de vie des femmes est 25% moins carboné que les hommes, notamment sur les pratiques alimentaires ou en lien avec des situations socio-professionnelles qui reflètent l'emprise du patriarcat sur la structure économique.
Ya un autre angle qui est que dans beaucoup de civilisations les femmes sont en première ligne vis-à-vis du réchauffement climatique. Ex en Afrique, 70% de la production agricole est assurée par des femmes. Elles en pâtissent en 1er. Les modes de socialisation, de domestication font que les femmes sont les 1ères à se priver de nourriture dans le foyer si les rendements agricoles baissent. Elles assurent en priorité les tâches domestiques dt l'approvisionnement en eau en Afrique. l'eau rarifiée rend leur tâche compliquée. Leur labeur devient de plus en plus pénible. Ça déstabilise les systèmes de santé, l'accès aux soins, ça rend la vie des femmes plus compliquée. Ex. grossesses, /dynamiques d'oppressions liées à l'augmentation de la pauvreté / réchauffement clim. pertes, pauvreté ... Les foyers ont tendance à se débarrasser d'elles. Ça augm les mariages forcés ...
/modes de vie : intrinsèque à l'écologie. impact pas tangible immédiatement ... sur le climat, on a besoin de la médiation scientifique, comprendre ce qui se passe, avoir une représentation ... l'écologie dominante a contribué à éloigner ... la technique, l'individu / écogestes, du mythe du colibri où chacun doit faire sa part ... et donc a contribué à isoler / injonctions environnementales donc à les rendre d'autant plus irréelles et impraticables.
/réguler la production, oeuvrer à l'égalité matérielle entre citoyens / imposer la sobriété : mettre en oeuvre une socialisation de la production. Ya 2 piliers : étrangler le capital (pôle public du crédit, supprimer les banques commerciales, impôts confiscatoires sur les grandes fortunes, interdire des pans entiers de la production, interdire la publicité) et d'un autre côté démocratisation de la production, instaurer une propriété partagée et collective et la généraliser, de nouveaux droits dans l'entreprise, de nouvelles sécurités sociales ex sur le logement, la mobilité, l'alimentation ; la création d'un emploi garanti, vert, pour s'assurer que la main d'oeuvre qui va devoir changer d'activité ex arrêter les fossiles, puisse trouver un point d'atterrissage convenable et rester intégré à la société par ailleurs.
/Jadot / gagner la présidentielle : triple crise de l'écologie / pratique stratégique : la société civile installée est déjà une instance révolutionnaire. Idem sur la lutte des classes. Considère que le vote est trop politique. Que faire ? /théorie du changement comment infléchir le cours de l'histoire ? le régime politique, son ordre social, etc. L'élection, pas prioritaire mais incontournable. La question climatique ne peut pas se prive du levier législatif et diplomatique. Car on a besoin d'exercer une coercition forte sur activités écon. fossiles, le capital fossile, destituer les classes bourgeoises. Il faut un appareil d'état et les différents leviers qu'il procure. Car en face, c'est très très fort. L'écologie par le bas, ces foyers de résistance où on élabore des sociabilités, c'est fondamentale, produisent la montée en généralité qui produisent les leviers supérieurs du pouvoir. Je suis contre une vision seulement électoraliste qui croit faire advenir une force politique et la maîtrise totale de l'ordre social. Une politique de gauche, révolutionnaire sur le plan politique a besoin sur des foyers préexistants et c'est dans le rapport de forces issu de la lutte qu'interviennent aussi les évolutions législatives favorables.
Pour autant, l'élection reste une source de légitimité culturelle, polique et symbolique très forte dans ce pays, qu'on ne peut pas laisser à nos adversaires. Et ya un moment où -lutter si les fachos à la tête de la police ? de la justice ? de Bercy ? de l'ÉTAT ? - le vote qui pose un tas de pb, la démocratie représentative, ya besoin de réformes, mais le vote reste un geste populaire, accessible à tous, dt ceux qui n'ont pas les ressources de militer, de s'engager dans l'insurection, mépriser ça est un mépris de classe aussi.
/A69 LUTTES prometteuses car écologie par le bas, a amené les soulèvements de la terre qui regroupent luttes locales, lutte contre les GPII sont ancrées sur les territoires, ont un contenu empirique, sur des scènes avec diversité des tactiques ex dégradation matérielle, principe nv excluant, on emmène plus de monde dans la lutte et le rapport de forces. Met en place des phénomènes d'opposition entre groupes sociaux qui à priori antagoniste ex discussions naturalistes, paysans, chasseurs, créer des sociabilités locales, des enclaves, le référentiel écologique donne des assises plus concrètes. Écologie d'anti-spectacle. Ex écureuils dans les arbres s'interposent jusqu'au bout avec des tactiques qui leur permettent de supporter les méthodes répressives antiterroristes mises en place par l'état. Ce qui donne une épaisseur bien supérieure à la lutte environnementale. Ce sont les occupations qui obtiennent des résultats ces dernières années. Ex. NDDL seule victoire identifiable obtenue. Luttes prometteuses, permettent de renverser le rapport d'hégémonie au sein du champ environnemental, une écologie du clivage supérieure à l'écologie du consensus. Dimension intersectionnelle de la lutte. Ex. mob contre l'empire BOLLORÉ localisée notamment en Bretagne où j'habite. Écologie antifasciste, antiraciste.
/écologie dominante ? les concurrencer, les interpeler, tenter de les liquider d'une manière ou d'une autre. avec comme porte de sortie de s'aligner sur des propositions plus radicales. Tout ce qui relève de la gauche bourgeoise est contreproductif dans le rapport de forces actuel et dans la lutte des classes.
Porter un travail de critiques, d'interpellations, d'affrontements, /ce secteur là