(Vidéo) Abécédaire Frustration – « E comme ÉCOLOGIE » (avec Clément Sénéchal) / Rédaction | 04/07/2025
Chroniques de l'écologie bourgeoise
Décrypter - Écologie
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Entretiens
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ecologie
Dans cet épisode de notre abécédaire politique, on reçoit Clément Sénéchal (Ex-Greenpeace, auteur et militant) pour démonter l’écologie bourgeoise : celle qui culpabilise les individus pendant que les gros pollueurs trinquent tranquillement. On parle écologie populaire, conflits de classes et stratégies politiques pour éviter de foncer droit dans le mur en trottinette électrique.
Le livre de Clément Sénéchal : https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782021508208-pourquoi-l-ecologie-perd-toujours-clement-senechal/?affil_mid=2723
Créé et animé par Rob Grams
Réalisé et monté par Farton Bink
i aussi à
Pétition - 50.235 signatures
Destinataire(s) : La direction de Radio France et de France inter
Nous venons de l’apprendre : la Terre au carré, le rendez-vous quotidien de l'écologie de Mathieu Vidard sur France inter, sera amputé de dix minutes, sur moins d’une heure de programme, à la rentrée prochaine.
Et ce n’est pas n’importe quel passage de l’émission qui disparait.
Il s’agit du dernier segment, dans lequel vous pouviez écouter : des chroniques de militant·es (Cyril Dion, Claire Nouvian, Féris Barkat, etc.) et de la journaliste Camille Crosnier sur les luttes écologistes ; les témoignages et avis des auditeur·ices (le répondeur) ; les chroniques de médias invités : Vert, Reporterre, Epsiloon et Libération.
Une amputation qui survient sans explication rationnelle de la direction de France Inter. Celle-ci le justifie par un «manque de lisibilité» de cette partie de l’émission et soutient que la place de l’écologie est conservée avec une nouvelle chronique de Camille Crosnier tous les jours à 6h45.
Les audiences de la Terre au carré sont pourtant excellentes, avec plus de 850 000 auditeur·ices par jour entre 14h et 15h. C’est une année record pour ce programme, qui est le plus écouté de toute la France à cette heure-là.
De surcroît, l’émission ne démarrera plus juste après les infos de 14h, mais à 14h15 après un «rendez-vous» sur l’Histoire, ce qui représente un risque élevé de perdre des auditeurs à ce moment charnière de la journée.
La Terre au Carré est la seule émission quotidienne consacrée à l’écologie de tout le groupe Radio France. Une décision annoncée… en pleine canicule.
Horaire moins porteur, moins de personnalités, moins de médias invités (qui donnaient de la visibilité à l’émission sur leurs supports) : tous les ingrédients sont réunis pour que les audiences baissent l’année prochaine. Cela présage aussi du pire : cette émission de référence pourrait disparaître rapidement.
Cette décision est annoncée en pleine canicule, au moment-même où les reculs environnementaux se multiplient au niveau politique.
Si les changements de grille sont habituels dans la vie des chaînes de radio et de télévision, le service public ne peut justifier de diminuer l’espace médiatique alloué à l’écologie alors que nous venons de connaître l’année la plus chaude de l’histoire de l’humanité et que la biodiversité s’effondre à un rythme sans précédent.
Sur Radio France, l’amputation de la Terre au carré n’est pas un cas isolé.
L’an passé, les trois heures hebdomadaires de Planète Bleu, l’émission de Benoît Prospero sur France Bleu (Radio Ici), ont laissé place à une simple chronique quotidienne à 5h55. Cet été, Radio France supprime aussi Mouv’, la radio des jeunes, des ondes FM, et son rendez-vous «Demain le monde», animé par Valentin Després.
Il y a trois ans, après l’été 2022, un collectif de journalistes lançait la Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique. Au même moment, Radio France annonçait son «tournant environnemental» et mettait en place des formations pour les journalistes sur le climat. Trois ans plus tard, force est de constater que l’écologie y perd du terrain.
Nous citoyen·nes, journalistes, scientifiques, militant·es, médias invités de la Terre au carré, demandons que l’émission de la Terre au carré soit maintenue telle quelle sur France Inter et que la place de l’environnement à Radio France soit assurée, pour continuer à porter les voix plurielles de l’écologie sur le service public, toucher le plus de monde possible et garantir à nos enfants une planète habitable.
Premiers signataires :
Loup Espargilière, rédacteur en chef, Vert le média
Juliette Quef, directrice, Vert le média
Olivier Monod, journaliste, Libération
Hervé Poirier, corédacteur en chef, Epsiloon
Amélie Mougey, directrice, Reporterre
Lorène Lavocat, journaliste, Reporterre
Cyril Dion, réalisateur, écrivain et chroniqueur
Claire Nouvian, directrice de Bloom
Valérie Masson-Delmotte, climatologue
Christophe Cassou, climatologue
Heidi Sevestre, glaciologue
Philippe Grandcolas, écologue, directeur de recherche au CNRS
Féris Barkat, cofondateur de Banlieues Climat
Karine Jacquemart, directrice de Foodwatch
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Entretien — Europe
« Une écologie populaire, décoloniale, féministe… peut renverser la table » - 27 juin 2025 à 09h38
Mis à jour le 27 juin 2025 à 14h53 / Par Alexandre-Reza Kokabi
Durée de lecture : 11 minutes
Europe Écologies populaires Féminisme
Difficile d’être une eurodéputée féministe et antiraciste dans un Parlement européen qui se droitise inexorablement. Depuis un an, Mélissa Camara y défend sans relâche une écologie ancrée dans les luttes.
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Qu’est-ce qui vous donne, en ce moment, de l’espoir ?
Ma fille, d’abord. Louison. Elle a 3 ans. Je veux qu’elle grandisse dans une société où sa famille est protégée, avec ses deux mamans. Je veux qu’elle soit libre, sur une planète encore vivable.
Et puis, il y a les gens. Les visages, les résistances, les solidarités. À Istanbul, un militant LGBT m’a dit : « La résistance, c’est une forme de thérapie. » Et c’est vrai. Même dans la nuit la plus noire, il y a toujours des petites lumières qui brillent. Ce sont elles qui me font tenir.
Notes
[1] En droit européen, un rapporteur fictif (ou « shadow rapporteur » en anglais) est un député européen qui, pour un groupe politique autre que celui du rapporteur principal, suit de près les travaux sur un rapport en commission parlementaire, et participe aux négociations en vue de parvenir à un compromis.
[2] On parle désormais de collèges en REP (réseau d’éducation prioritaire).
Politique
« Tiers-lieux enracinés » : le nouveau visage de l’extrême droite à la campagne - 23 juin 2025 à 14h36 / Par Victoire Radenne
Durée de lecture : 8 minutes
Politique
Réinvestir les campagnes pour y créer des communautés « catholiques et enracinées » : tel est l’objectif du programme Communitas Christiana, qui, derrière un discours et une esthétique ruraliste, diffuse un idéal séparatiste.
... reprise du Billy Bar, au centre-ville de Sées (Orne) ... transformer l’historique troquet en un « tiers-lieu convivial et multifonctionnel », entre « le café de sortie de messe et l’espace coworking », présente Victor Aubert ... ne souhaite pas seulement revitaliser le centre-ville de cette commune normande de 4 000 habitants : il est le fondateur d’Academia Christiana, une organisation identitaire et catholique traditionaliste, qui prône violence physique et recours aux armes.
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Investir des lieux de convivialité en imitant certains codes de la gauche militante afin de reconstituer un entre-soi idéologique dans les campagnes françaises : ainsi pourrait se résumer le mantra de Communitas Christiana, un programme lancé par l’Association culturelle d’éducation intégrale, également dirigée par Victor Aubert, qui vise à « recréer des communautés locales catholiques et enracinées face à l’isolement croissant des individus et au déclin anthropologique ».
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fidèle « à la reconnaissance de la royauté sociale du Christ ». Et sa porosité avec les partis d’extrême droite n’est plus à prouver.
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en appelant la jeunesse à « bâtir des communautés enracinées, catholiques et tournées vers le bien commun » ? Leur notion d’enracinement peut se résumer aux cinq piliers de l’éducation intégrale, détaillés dans leur charte : le savoir-faire manuel (organisation de chantiers, artisanat, travail de la terre), le sport et l’hygiène de vie, la formation intellectuelle (histoire, littérature), la solidarité et la vie spirituelle (prières, foi, pèlerinages).
Une vision étroitement liée à celle du milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin, créateur du Fonds du bien commun et des Nuits du bien commun, qui prône également le concept d’éducation intégrale au sein de ses futurs internats en Sologne.
Des militants d’origine citadine
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top 5 des petites villes idéales où s’implanter. Parmi les critères qu’ils chérissent : la présence d’une messe traditionaliste, de préférence effectuée en latin, une école catholique hors contrat à moins de 15 kilomètres et un accès ferroviaire à une grande ville. Des territoires censés séduire « une jeunesse en quête de sens », aspirant à ralentir et embrasser « une vie plus simple », reprenant des éléments de langage peu habituels à l’extrême droite.
Lire aussi : « La gauche a laissé l’extrême droite récupérer le besoin d’enracinement »
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Si les trois premières communautés se trouvent à Paris (Le Cercle parisien), Lyon (La Communauté lyonnaise) et Toulouse (Communitat Occitana) — démontrant l’origine majoritairement citadine des militants — une dizaine de nouvelles « communautés enracinées » sont apparues récemment, à l’instar d’Auvernha Christiana, aux alentours de Clermont-Ferrand, Liga Carcinola à Brive-la-Gaillarde, le Cœur yonnais en Vendée, ou encore Des Tours et des lys, en Touraine. Cette dernière suscite l’inquiétude des élus et syndicats locaux.
« Leurs intimidations ont commencé avec la pression contre la tenue d’événements avec des drag queens et l’hébergement des mineurs isolés. Mais au-delà de ces obsessions, ils fabriquent un discours sur les campagnes abandonnées et sur la prétendue polarité entre la campagne et la ville pour séduire les jeunes ruraux et organiser leur projet politique », assure Astrid Gonzalez, secrétaire fédérale du Mouvement jeunes communistes d’Indre-et-Loire.
Lire aussi : Comment les militants écolos veulent combattre l’extrême droite
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« Vitrine acceptable »
Leur ancrage local passe également par l’organisation d’évènements culturels comme le Printemps de l’Ouest, à Châteaubriant (Loire-Atlantique), qui promet loisirs extérieurs, petite restauration, danses traditionnelles et jeux bretons.
« Dans la région, ils se fabriquent une vitrine acceptable, par le biais de maraudes — officieusement réservées aux SDF blancs — des raids printaniers — randonnées qui font penser aux jeunesses hitlériennes — ou des sessions de ramassage de déchets », développe Charles Fournier, député écologiste de la circonscription, qui a également réclamé l’ouverture d’une enquête à la préfecture.
Une story publiée le 23 mai sur le compte Instagram du mouvement Des Tours et des lys trahit ses obsessions avant tout sécuritaires et identitaires
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Entrisme dans le tissu local
La rhétorique d’une modernité qui vacille, quand la ruralité reste debout, se rapproche, selon Pierre Cornu, historien de la ruralité, « de l’idéologie pétainiste ». « L’un des slogans du maréchal Pétain était “La terre, elle, ne ment pas”. Il a ancré le thème du terroir, des racines, dans une pensée conservatrice et réactionnaire, aujourd’hui récupérée par la nébuleuse zemmouriste ».
Pour Antoine Dubiau, doctorant en géographie et auteur de l’ouvrage Écofascismes (éd. Grevis, 2023), ce rejet de la ville, qui serait le lieu de la décadence, est une rhétorique habituelle de l’extrême droite, qu’elle soit écologiste ou non : « Entre les lignes, l’idée est de reconstituer une base arrière préservée du métissage racial et culturel. Les Braves [mouvement d’extrême droite nataliste] défendaient déjà l’idée de créer des communautés racialement homogènes pour que la race blanche se perpétue. »
Lire aussi : « Quel mal avons-nous fait ? » : des tiers-lieux bretons agressés par l’extrême droite
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Depuis 2013, Academia Christiana organise des universités d’été, de la Loire à la Provence, pour « restaurer la civilisation ». L’Institut Iliade, groupe de réflexion d’extrême droite, organise chaque année des formations pour les jeunes dans lesquelles est abordée l’écologie, « incontestablement l’un des grands enjeux de notre siècle ».
Quant aux royalistes de l’Action française, ils ébauchent dans un ouvrage les contours d’une « écologie intégrale » qui serait fondée autour du triptyque enracinement, terroirs et décroissance, quand d’autres militants appellent à la création de « zones identitaires à défendre ».
Une énième preuve, selon Antoine Dubiau, « que l’extrême droite, ce n’est pas juste des crânes rasés qui veulent se battre dans la rue, mais des franges intellectuelles qui investissent le champ de l’écologie, des territoires et de l’enracinement pour justifier une hiérarchie raciale ».
Après cet article
Enquête — Culture
Enquête sur l’écofascisme : comment l’extrême droite veut récupérer l’écologie
Malgré la gravité des enjeux écologiques, peu d’articles des grands médias sont consacrés à l'écologie ou au climat, et quand ils le sont, les sujets contiennent souvent des informations biaisées ou erronées….
Avec
- Eva Morel, secrétaire générale de l'association Quota Climat
- Thomas Huchon, journaliste, auteur, réalisateur, spécialiste du web, des infox et des théories complotistes
Invisibilisation des enjeux, allégations fausses ou trompeuses, polarisation du débat… Sur les sujets écologiques et climatiques, la désinformation a plusieurs facettes.
Parmi les thématiques les plus exposées: l'énergie, la mobilité, et tout ce qui touche de façon indirecte à un changement des modes de vie…
Dans un monde où l’information circule plus rapidement que jamais, la diffusion intentionnelle de fausses informations relatives au changement climatique et à l'écologie retarde l’action et menace nos démocraties.
Comment en est-on arrivés là ? D’où nait la désinformation et comment se propage-t-elle ?
On décrypte la mécanique de la désinformation écologique et climatique avec nos invités, Eva Morel co-fondatrice et secrétaire générale de QuotaClimat et Thomas Huchon journaliste, auteur, réalisateur, spécialiste du web, des infox et des théories complotistes, auteur de Résister aux fake news. Comment faire face aux théories du complot les plus courantes ? éditions First
Écologie –Bétonisation
Suspendus un temps par la justice, les travaux de l’A69 devraient reprendre mi-juin. Face à ce revers politique et judiciaire, les opposants au projet ne baissent pas les bras et continuent la lutte. Rapports de force fait le point.
par Maïa Courtois 5 juin 2025 à 09h30 Temps de lecture : 5 min.
Cet article est publié dans le cadre de notre partenariat avec Rapports de force.
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Rendez-vous est donné pour une mobilisation sur trois jours, du 4 au 6 juillet
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La lutte continue devant les tribunaux
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aux côtés d’autres organisations écologistes (France nature environnement, Groupe national de surveillance des arbres…), les Amis de la Terre France n’abandonnent pas le terrain judiciaire. Trois plaintes au pénal sont actuellement examinées par un juge d’instruction. La première plainte vise la « destruction de biodiversité en bande organisée ». La deuxième, le risque d’inondation sur plus de 500 mètres d’autoroute, « au sujet duquel nous avons pu démontrer que les études et plans d’inondations avaient été falsifiés pour dissimuler ce risque », explique Jean Olivier (une enquête de Mediapart en montre les nombreuses irrégularités).
Enfin, la troisième vise une « prise illégale d’intérêt et trafic d’influence » : alors que le tracé de l’A69 passait initialement sur les terres d’un élu local, le maire de Maurens-Scopont, celui-ci aurait fait modifier le tracé, grâce à des intermédiaires. Parmi ces intermédiaires : Jean Terlier, le fameux député du Tarn à l’origine du texte de loi discuté hier à l’Assemblée nationale. Avocat de profession, celui-ci serait en charge des intérêts de la famille du maire de Maurens depuis 2012, selon France 3.
Pour rappel, outre les considérations écologiques – artificialisation des sols, destruction de la biodiversité, atteinte aux nappes phréatiques… -, l’utilité même de l’A69 questionne. Ses opposant·es font valoir que le gain de temps sur le trajet Toulouse-Castres serait minime (12 minutes selon eux, 25 selon les constructeurs) puisque le trajet de l’autoroute est quasiment parallèle à celui de l’actuelle RN 126.
Mots-clés : Bétonisation ; Rapports de force ; Luttes sociales
Un Caddie rempli de produits dans une allée de supermarché ©Getty - Jacobs Stock Photography Ltd
Publié le jeudi 5 juin 2025 / La terre au carré
Dans son livre "Les dangers de notre alimentation. Dérives et conséquences du système agroalimentaire sur nos vies" (Payot), la directrice générale de l'organisation Foodwatch Karine Jacquemart partage les coulisses d'un système agroalimentaire opaque et inégalitaire. Une lutte dans nos assiettes.
Karine Jacquemart publie aux éditions Payot Les dangers de notre alimentation, dérives et conséquences du système agroalimentaire sur nos vies. Et dans les premières lignes de cet ouvrage, elle évoque sa colère, une colère qu'elle a de plus en plus de mal à réprimer face aux violences décomplexées d'un système qu'on nous impose, en particulier dans nos assiettes.
Il y a plus de 20 ans, elle a décidé de s'engager pour plus de justice sociale, c'est ce qu'elle raconte toujours dans l'introduction du livre. Et elle a choisi de se battre sur le front d'une alimentation saine, digne, abordable. C'est le cœur de son action à Foodwatch.
Les produits les moins chers, moins bons pour la santé ?
Pour Karine Jacquemart, tout est organisé aujourd'hui pour que le consommateur choisisse le produit le plus mauvais pour sa santé. Elle explique : "Quand on regarde bien le système, et les enquêtes le démontrent, 70% des achats alimentaires aujourd'hui en France sont encore faits dans les supermarchés. Ce n'est pas non plus un hasard, c'est aussi parce qu'il y a beaucoup de petits commerçants qui ont été supprimés, et on n'a pas toujours le choix. Et 80% de ce marché alimentaire dans les supermarchés est contrôlé par les cinq principales enseignes de la grande distribution."
Elle explique ensuite : "On vous met dans les rayons des produits pas chers. On ne vous laisse pas le choix, quand vous avez un budget limité, on vous oriente vers des produits qui sont moins bons pour la santé. Et derrière, on a une épidémie de maladies chroniques. C'est l'Organisation Mondiale de la Santé qui le dit, avec des coûts colossaux pour la société." Elle donne des exemples : "Premièrement, avec Foodwatch, on a fait une enquête sur le sucre qu'on a publié mi-janvier. Sur 400 produits, on a regardé 12 catégories de produits. Premier constat, on le sait, mais on l'a prouvé une nouvelle fois et il faut que ça s'arrête, il y a trop de sucre ajouté dans tous les produits, y compris des boîtes de conserve de petits pois. Deuxième constat, on a comparé dans chaque catégorie de produits la teneur moyenne de sucre sur les cinq produits les moins chers par rapport aux cinq produits les plus chers. Systématiquement, dans les 12 catégories, les produits les moins chers étaient plus sucrés que les produits les plus chers. Vous avez un budget limité, on vous fait croire qu'on vous met des produits pas chers, sauf que ce sont des produits qui sont moins bons pour la santé. Deuxième exemple, il y a une dizaine de jours, on a publié une nouvelle enquête avec d'autres associations, on a regardé plus de 5 000 promotions. Sur ces 5 000 promotions des principales grandes enseignes de la grande distribution, 66% flèchent sur des produits qui sont contraires aux recommandations de santé publique."
Le cadmium, un danger pour tous
Un courrier signé par la Conférence nationale des médecins libéraux de toute la France dit que « Le cadmium est une bombe sanitaire ». L’article du Monde signé Stéphane Mandard donne froid dans le dos. Moins connu que le plomb, le mercure ou l’arsenic, le cadmium est un métal lourd classé cancérogène certain pour l’humain. Et il est présent dans le pain, dans les pâtes, dans les pommes de terre ou dans les céréales du petit-déjeuner. Ce cadmium vient des engrais phosphatés que l’agriculture française répand depuis des décennies. Il s’est infiltré dans les sols, puis dans les cultures, puis dans les corps.
À écouter
Le cadmium, un métal aux lourdes conséquences sur la santé
L'info de France Inter
2 min
Karine Jacquemart : "Ce qui est intolérable, c'est qu'on nous impose un système qui nous expose à des risques pour la santé qui sont évitables, qui ne sont pas une fatalité. (...) Et le cadmium, c'est une preuve de plus aujourd'hui, malheureusement, on en a très régulièrement, d'une contamination qui effectivement ne sert qu'à une petite poignée qui fait des bénéfices sur ce système verrouillé et qui est au détriment de la grande majorité de la population et de l'environnement. Donc il faut poser le constat, le dénoncer, et bonne nouvelle, voir comment on peut changer les choses, et c'est ce que je veux partager aussi."
Que faire ?
Pour elle, il faut remettre l'intérêt général au milieu de l'équation, et surtout, on se bat, en enquêtant, en dénonçant, en disant « on vous voit ».
Karine Jacquemart : "La première chose, tenons tête, donc tout seul, on ne peut pas. Donc, on se réunit dans des associations, on fait aussi partie d'un collectif qui s'appelle le collectif Nourrir, qui a plus de 50 membres, associations de paysans, de consommateurs sur l'environnement, tout est lié. Donc travaillons ensemble, soutenez les associations que vous pouvez, soyez bénévoles pour celles qui en ont besoin, c'est important. Et en plus, on se met en mouvement et on a l'impression d'être plus puissant, ce qui est vrai. Et d'être moins seul. Et puis évidemment aussi par des dons quand vous le pouvez. La deuxième chose, c'est qu'individuellement, on peut faire plein de choses à l'échelle locale en lançant des choses, individuellement et collectivement. Par exemple, j'adore voir le nombre de projets comme des épiceries sociales et solidaires, comme des expérimentations de la Sécurité sociale de l'alimentation, comme l'association VRAC qui organise des groupements d'achats dans les quartiers précaires."
À lire aussi
Sécurité sociale de l'alimentation : Paris expérimente à son tour
Le Reportage de la rédaction
4 min
Clés : Bien-être Environnement Alimentation Écologie industrie agroalimentaire Cancer (maladie) Gestion et accès à l'eau
1 383 signatures
Destinataire(s) : M Estrosi : maire de Nice; Agnès Pannier-Runacher : Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche de France
Laissez Greenpeace accoster à Nice – Stop à la criminalisation des militants écologistes !
Campagne lancée par Philippe
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Alors que la Conférence des Nations Unies sur l’océan (UNOC) s'ouvre à Nice dans quelques jours (du 9 au 13 juin), un scandale est en train de se jouer, loin des projecteurs et des beaux discours. Alors que Greenpeace était initialement invité par le ministère des Affaires étrangères à participer au "One Ocean Science Congress" et à la parade inaugurale “Oceans Wonders” dimanche 8 juin. Les autorités françaises ont interdit l’accès au port de Nice au navire emblématique de Greenpeace, MY Arctic Sunrise, et l’ont évincé de la parade d’ouverture, quelques jours seulement avant l’événement.
Et la volonté de faire taire celles et ceux qui défendent l’océan ne s’arrête pas là, car il y a quelques jours, cinq militants de Greenpeace Nice ont été placés en garde à vue pendant 20 heures et perquisitionnés à leur domicile… pour de simples tags à la craie, effaçables à l’eau !
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L' océan peut-il nous sauver? - Publié le mardi 3 juin 2025
Journée spéciale "Océan" sur France Inter : à une semaine du baccalauréat, Raphaël Gerson répond à la question posée et rend sa copie, en 2 minutes 30.
On saute l'introduction et on passe directement à la première partie...
1. Thèse : « Oui, l’océan peut nous sauver »
L'océan régule le climat : le rayonnement solaire n’est pas le même à la surface de la Terre, il est plus important au niveau de l’Équateur. C’est grâce à l’océan, qui va absorber cette chaleur et la faire circuler via les courants marins, que la température est viable sur l’ensemble de la planète…
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L'océan stocke le carbone : une partie du CO2 de l’atmosphère est absorbée et dissoute dans l’eau, et le phytoplancton qu’il contient fait comme les plantes sur la terre ferme : grâce à la photosynthèse, il absorbe le carbone et produit près de la moitié de l’oxygène que nous respirons.
L'océan héberge une grande partie de la biodiversité : avec plus de 250 000 espèces connues et beaucoup d’autres qui ne le sont pas encore, l'océan nous nourrit et permet notre développement économique : plus de 60% du PIB mondial vient des océans et des régions côtières.
2. Antithèse : « Non, l’océan ne peut pas nous sauver »
L'océan nous submerge : le changement climatique a déjà entrainé une élévation du niveau de la mer de près de 25 cm, et le GIEC prévoit un mètre supplémentaire d’ici à la fin du siècle.
L'océan s'acidifie : plus il y a de CO2 rejeté par l’homme, plus il en absorbe et plus son pH baisse. Cette acidification met en péril les coraux qui protègent nos côtes et hébergent le tiers des espèces marines.
L'océan ne pourra bientôt plus nous nourrir : le tiers des poissons pêchés le sont à des niveaux trop élevés pour se reproduire.
3. Synthèse : « L’océan ne pourra nous sauver que si on lutte contre le changement climatique »
Cela implique de baisser nos émissions de gaz à effet de serre, sortir des énergies fossiles, pratiquer une pêche raisonnée, mettre en place davantage de zones protégées…
Et on finira l'exposé comme il se doit par une citation, celle de Sylvia Earle, une des plus grandes océanographes américaines qui fêtera cette année ses 90 ans : « Nous devons protéger les océans comme si nos vies en dépendaient. Car c’est le cas ».
À écouter
Conférence de l'ONU sur l'océan à Nice : "L'enjeu est de protéger cet océan vivant"
L'invité de 8h20 : le grand entretien
21 min
*Clés : Environnement Climat Écologie Mers et océans Catastrophe écologique
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Jean-Marc Jancovici, président de The Shift Project, était l’invité du Face-à-Face de ce mardi 3 juin sur BFMTV et RMC pour évoquer la question écologique.
Tr. ...
quelles alternatives ? le besoin de temps, ça va être difficile ... refaire du protectionnisme intelligent ... faire des transferts de technologie des chinois en fr ... /pannes géantes ... la finitude, s'habituer à consommer moins ... extrême fragilité d'un monde électrifié ... moyens pilotables ont permis le redémarrage ... /ia mauvaise allocation des priorités ... des pb de riches, ubris ... /Greenpeace c'est annectotique, le Shift plus utile à la société ... la démographie diminie, reste 20/30 ans pour régler les pb ...
Ndlr :
- il est dans le questionnement ex quelles alternatives ?
- /pilotabilité des réseaux électriques avec ENR dominants : impilotables, vraiment ? Approfondir ACT
- /MdU : est une partie prenante utile, accueil de son biais sur le nucléaire/ENR
59,6 k abonnés - 1k+ - 46 403 vues - 275 commentaires - Diffusée comme Première il y a 17 heures
La suite 👉👉👉 https://bit.ly/ensocieteem35
En société du dimanche 1er juin 2025 avec Émilie Tran Nguyen.
Écologie, la semaine du renoncement ?
avec
-Jean-Marc Jancovici, ingénieur, président de The Shift Project
Tr.: ... ZFE ... débat ... débattre ... y passer du temps, ya pas de sortie simple, ya pas de 3ème voie, pas d'environnement, pas de retraite, pas de dette.
Complétée de https://www.youtube.com/watch?v=SStfQOjLLRw
"
Comment faire marcher football avec environnement ? - En Société du 1er juin 2025
En Société - France Télévisions
59,6 k abonnés - 352+ - 21 813 vues - 67 commentaires Diffusée comme Première il y a 21 heures
La suite 👉👉👉 https://bit.ly/ensocieteem35
"
Tr.: ... les spectateurs émettent le plus de gaz à effet de serre ... tout le monde doit changer ...
Ndlr : il élude la notion de justice climatique : plus on est riche, plus on émet, plus on est responsable. Dénoncer ACT
33 min - Disponible jusqu'au 24/09/2028
Promettant le succès en échange d’un investissement financier minimal, cette forme d’agriculture ne cesse de faire de nouveaux adeptes, en particulier chez les citadins qui, comme Lisa Wetzel, rêvent de plaquer leurs emplois de bureau pourtant bien payés pour aller travailler la terre.
Sara Knapp et Orfeas Fischer sont parmi les premiers en Allemagne à mettre en pratique le "Market Gardening", un concept minimaliste venu d’Amérique du Nord qui promeut l’exploitation de micro-parcelles, ainsi que le travail à la main et l’utilisation de machines inventives. Grâce à une notice trouvée sur internet, les deux maraîchers ont pu construire seuls une charrue qui avance grâce à une visseuse.
La gestion d’un micro-terrain n’a rien à voir avec celle d’un potager du dimanche. L’espace est quadrillé au centimètre près, l’emploi du temps millimétré. C’est à ce prix seulement qu’il est possible de gagner autant pour seulement 32 heures de travail hebdomadaire. Et cette organisation au cordeau porte ses fruits : sans le moindre emprunt, la micro-ferme de Sara et Orfeas a été rentable dès la première année. Son succès s’explique aussi par le choix de cultiver des légumes à croissance rapide. Mais c’est un pari risqué : l’excès de soleil ou de pluie peut mettre en péril la récolte et, en la matière, les deux paysans ont été servis cet été...
Tobias Leiber et Jacob Fels ont su flairer les aspirations des néo-ruraux et ont fondé à Berlin la start-up Tiny Farms qui forme des dizaines de micro-cultivateurs, leur loue des terres et distribue leurs récoltes. Leur objectif ? Révolutionner d’ici 2030 le marché régional de légumes en créant 1 000 fermes supplémentaires. Lisa Wetzel veut être aussi de la partie, elle a déjà acheté un hectare à l’est de la capitale. Avec le soutien de la "Tiny Farms Academy", cette trentenaire berlinoise espère apprendre comment générer un important chiffre d’affaires.
Pays Allemagne
Année 2022
1,42 M d’abonnés - 1,8k+ - 53 343 vues - 329 commentaires
#Alimentation #Saumon #Ecologie
Produire 10 000 tonnes de saumon par an sur le sol français, c'est l'ambition de Pure Salmon, une vaste multinationale basée à Abu Dhabi et financée par un fonds d'investissement singapourien, 8F Asset Management. Pour 275 millions d'euros, ce projet ultramoderne inédit doit installer de gigantesques bassines d'élevage au Verdon-sur-Mer, une petite commune de la pointe du Médoc, à 100 kilomètres de Bordeaux. L'objectif annoncé? Assurer la souveraineté alimentaire de la France chère au gouvernement en venant faire exploser le marché national jusqu’ici dépendant du saumon norvégien. Mais à l'entrée de l'estuaire de la Gironde et de son patrimoine naturel protégé, cette industrie qui se veut écologique ne fait pas l'unanimité. Impacts sur l'environnement, gigantisme, risques d'accidents, conditions d'élevage... De plus en plus d'opposants se dressent face à ce projet qui vient interroger sur nos modes de consommation et sur les directions à prendre dans la transition écologique. Plongée sur le terrain, au cœur d'une bataille dont les enjeux dépassent de loin le simple saumon que vous retrouverez peut-être demain dans votre assiette.
Journaliste : Thibault Izoret
Connue / https://www.ticketingcine.fr/?nc=0565&lang=fr&ids=419433&ps=erakys&cmp=other
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Séance spéciale
ELEVAGE INTENSIF LA GUERRE DU SAUMAON EST DECLAREE
Version FrançaiseAccès handicapéSéance unique
Informations :En présence de Thibault IZORET, auteur et réalisateur, du collectif Estuaire 2050 ainsi que l'élu à l'Eau de Bordeaux Maxime Ghesquière
jeudi 22 mai 20h00 - SALLE 11
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Ndlr : il convoque un projet régional, le dispositif CHOOSE FRANCE et l'alimentation des français, la biodiversité, les condition animale, l'avenir économique d'un territoire, la question énergétique, etc. Dénoncer ACT
Connu / https://bsky.app/profile/vilainsyndicaliste.bsky.social/post/3loxpwve7d227
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Vilain Syndicaliste @vilainsyndicaliste.bsky.social · 1j
Les 10% les plus riches de la planète (dont 15 millions de français•es) sont responsables des 2/3 du réchauffement climatique.
Les 1% les plus riches représentent à eux seuls 25% de ce réchauffement.
L'écologie est une question de classe, il faut toujours le répéter.
High-income groups disproportionately contribute to climate extremes worldwide - Nature Climate Change
While climate injustice is widely recognized, a quantification of how emissions inequality translates into unequal accountability is still lacking. Here researchers examine how affluent groups disprop...
www.nature.com
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12 mars 2025
Un éditorial de Philippe Vion-Dury à retrouver dans le troisième numéro de Fracas.
Comment réprime-t-on un mouvement de contestation politique ? En gagnant l’indifférence de la majorité de la population. Et comment encourage-t-on l’indifférence ? En marginalisant l’opposition. Il y a deux espèces de marginaux : le folklorique et le dangereux. L’écolo, en quelques années, est passé du premier au second, de doux rêveur à « écoterroriste » en puissance. Comment opère-t-on pareille marginalisation ? Grâce à la complicité des médias dominants, grands ordonnateurs du débat
public et receleurs d’antagonismes sociaux. Nous n’avons pas affaire à un backlash, un retour de flamme ordinaire, mais à une action coordonnée des classes dominantes pour préserver leurs privilèges.
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Ce n’est pas la faute d’une politique agricole néolibérale ... des mensonges de l’industrie, de leurs stratégies de dumping social
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les écolos sont l’anti-peuple, l’anti-France, les annonciateurs de la civilisation des graines et du soja, du vélo-cargo et des pulls qui grattent. Si nous en sommes là, c’est que la première stratégie qu’avaient déployé nos adversaires a échoué ... les mouvements de contestation gagnent en puissance lorsque les militants radicaux s’entendent avec les franges modérées
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puisque la carotte n’a pas fonctionné, voici venu le temps de la matraque médiatique et étatique. Comment échapper à ce piège ? L’un des impératifs est de déjouer ces récits, mettre à bas ces faux antagonismes. C’est là que l’« ouvrier », le « paysan », le « rural » entrent en jeu. Et « le » chasseur aussi. Certains chasseurs, du moins, parmi le petit million de licenciés et une pluralité de chasses allant des plus détestables à des chasses vivrières et paysannes, autour desquelles le tissu social se maintient dans des territoires ruraux. Les alliances que nous devons nouer sont peut-être là.
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L’alliance est un accord sur fond de différences ; le dialogue nécessite deux points de vue distincts. La réponse à notre isolement croissant n’est pas d’universaliser notre point de vue ni de s’enfermer dans nos certitudes, mais de s’ouvrir à une pluralité de réalités sociales et de rapports à la nature, des altérités avec lesquelles il faut bien composer même lorsqu’elles nous dérangent ou que nous y trouvons à redire. Il ne s’agit ni de s’allier à n’importe qui, ni à n’importe quel prix, mais d’examiner nos tabous et de se demander s’ils sont vraiment justifiés. S’il n’y a pas, là, la possibilité d’une alliance.
Depuis cinq ou six ans, les groupements ou associations qui achètent des parcelles forestières collectivement pour les gérer avec des principes écologiques font tache d’huile, notamment dans le Massif central. Qu’on soit propriétaire, sociétaire, donateur ou simple adhérent, le ticket d’entrée de l’engagement « éco-citoyen » forestier varie d’1 euro à 10.000 euros, prix d’un hectare bien garni en troncs exploitables.
• 59 commentaires
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Les coupes rases sont généralement à l'origine d'une prise de conscience. Photo Richard Brunel
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Roméo Bondon, géographe installé en Haute-Loire qui travaille sur la « culture forestière alternative », observe que « les contestations les plus fortes contre les coupes rases, par exemple dans la Creuse, la Corrèze, ou dans le Morvan, sont généralement à la mesure des dimensions massives des projets industriels sur ces territoires ».
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Dans la Creuse, la pression sur les forêts de feuillus provoque une levée de boucliers
La colère monte d’un cran quand les abatteuses ne se contentent plus de couper les résineux comme des allumettes mais qu’elles s’attaquent aux feuillus pour répondre à la demande en bois énergie.
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Précurseurs du Morvan
Historiquement, c’est la « sauvegarde » des feuillus du Morvan qui a généré la constitution d’un premier groupement foncier citoyen autour d’Autun, dès 2003. Lucienne Haese, dite « Lulu du Morvan », a popularisé et médiatisé cette cause.
Le groupement du Chat sauvage, à Brassy (Nièvre), a posé dès 2015 des jalons juridiques et économiques d’une gestion alternative de la forêt
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Des collectifs font le choix de laisser certaines parcelles en "libre évolution", c'est à dire sans exploitation. Photo Richard Brunel
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Une démarche qui dérange une partie de la filière forêt-bois
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Des groupements écologiques qui commencent à peser
En Corrèze ... Avenir Forêt ... en contrôlant près de 1.000 hectares et en produisant du bois de valeur après une douzaine d’années d’activité ... démontrer qu’on peut produire du bois autrement
...Le plus urgent est-il de faire des écolos des propriétaires forestiers ou de faire des propriétaires privés des écolos ?
Militantisme associatif , épargne, don : comment agir pour les forêts ?*
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la futaie irrégulière et la SMCC (Sylviculture mélangée à couvert continu) promus par une organisation comme Prosilva. Pour donner la réplique aux filières industrielles et alerter l’opinion, des ONG comme Canopée et SOS Forêt sont montées en puissance. Troisième levier militant : la maîtrise du foncier qui émerge avec les groupements forestiers citoyens et écologiques (GFCE).
Sous forme de GFCE ou de simple association, des habitants achètent en commun des parcelles de forêts autour de chez eux. Une autre démarche consiste à capter de l’épargne au niveau national et notamment chez des citadins : c’est celle de la foncière du Cerf vert, basée à Lyon, ou d’Avenir Forêt, en Corrèze.
Un fonds de dotation comme Forêts en vie utilise un outil de défiscalisation. Les donateurs ne récupèrent pas leur mise et les acquisitions de forêt sont fléchées en fonction de projets collectifs correspondant à la charte du fonds de dotation.
Publié le vendredi 25 avril 2025 / La terre au carré
Olivier Norek le 26 octobre 2024 ©Maxppp - Jean-Marc Quinet
Ancien lieutenant de police, aujourd'hui pleinement écrivain, Olivier Norek s'est fait connaître en 2014 avec "Code 93". Il publie une adaptation de son roman "Impact" en BD, un monde pré-apocalyptique radicalement remis en question par son anti-héros Virgil Solal.
Avec Olivier Norek, ecrivain, scénariste
Ancien policier devenu écrivain à succès, Olivier Norek était l'invité de l'émission pour présenter l'adaptation de son roman Impact en bande dessinée, réalisée avec le dessinateur Fred Pantarolo parue aux éditions Michel Lafon. Cette œuvre aborde la question écologique sous l'angle d'un thriller où un ancien militaire kidnappe le PDG d'une grande entreprise.
Une enfance nomade, fils d'un haut fonctionnaire
Né le 2 août 1975 à Toulouse, Olivier Norek est le fils de Claude Norek, un énarque qui a occupé de nombreuses fonctions dont celle de directeur général de Radio France. Son enfance a été marquée par une dizaine de déménagements avant ses 18 ans, sa mère étant directrice d'école. "C'est difficile d'avoir des racines quand on a autant déménagé. Donc, on se crée un monde personnel, un univers privé imaginaire. On me pose souvent la question, "qu'est-ce que vous emmèneriez sur une île déserte ?" Moi, je peux tenir très bien trois ans tout seul sur une île déserte, sans parler à personne, cela ne me pose aucun problème."
Cette vie nomade a nourri son imagination et son goût pour la lecture. "Mes deux parents ont commencé comme enseignants. La culture a toujours été quelque chose de capital à la maison. On ne me donnait pas d'argent de poche, mais j'avais un crédit illimité pour acheter des livres, des 45 tours ou des 33 tours."
À écouter
L'écologie en BD
De flic à écrivain : un parcours marqué par une sensibilité contrôlée
Son métier de policier l'a obligé à mettre de côté sa sensibilité : "Je suis ultra ultra-sensible. Il a fallu que je bloque ma sensibilité quand j'étais policier. Maintenant que je suis auteur, je peux enlever ma carapace et me laisser pénétrer par tous les sentiments. Mais quand on est flic, le concept d'empathie mène parfois à un mauvais jugement."
Olivier Norek a débuté comme gardien de la paix avant de devenir lieutenant, toujours dans l'ombre de son père dont les réformes avaient marqué la police. "En arrivant à l'école de police, je suis convoqué par le directeur qui me dit 'Vous êtes Olivier Norek, le fils de Claude Norek. Savez-vous que grâce à Claude Norek, ceci, ceci, ceci et cela..." Pour les gardiens de la paix, il a changé les méthodes de recrutement, il a ajouté à la dissertation de la culture générale, de l'histoire, de la géographie et du droit."
Le passage à l'écriture d'Olivier s'est fait presque par hasard, alors que rien ne le prédestinait à devenir écrivain : "J'ai eu cinq sur 20 au bac français. Même mes cartes postales étaient illisibles. L'écriture est venue bien après."
À écouter
Où est passée l’écologie ?
Le 18/20 · Le téléphone sonne
37 min
L'écologie, un combat urgent face à l'inaction politique
Olivier Norek expose sa vision de l'urgence écologique avec force : "L'écologie, ce n'est pas un sujet, c'est le sujet qui doit infuser tous les nouveaux sujets, toutes les nouvelles lois, toutes les nouvelles directives, et tous les nouveaux projets. L'écologie, ce n'est pas autre chose que la simple sauvegarde de l'humanité et des générations à venir."
Il évoque son indignation face à l'inaction des gouvernements et justifie la colère qui monte chez certains : "La violence naît qu'en dernier recours, quand on n'écoute pas ces paroles qui, depuis le M.I.T en 1972, nous alertent sur les énergies fossiles. Qu'est-ce qu'il reste aux gens pour se faire entendre ? Le cri, la violence verbale, et même parfois la violence physique que je ne soutiens absolument pas." Le roman puis la bande dessinée Impact lui ont permis, à lui, Olivier Norek d'exprimer cette colère à travers son personnage : "J'ai donc créé un monstre qui choisit la violence."
À écouter
Olivier Norek : "Cette guerre a prouvé à Hitler que la Russie était un colosse aux pieds d'argile"
L'interview de 9h20
21 min
Police et environnement : une défense nécessaire de la nature
Pour Olivier Norek, la police de l'environnement joue un rôle essentiel qu'il compare à des romans policiers :"La police défend les victimes. Aujourd'hui, la planète est une victime. Notre nature est victime. La plupart du temps, moi, je fais des polars, dans lesquels, il faut un assassin, une victime, une scène de crime. Aujourd'hui, pour l'écologie, c'est la même chose. L'assassin, c'est la pollution. La victime, c'est l'humanité. La scène de crime, c'est la planète."
Il défend cette police spécialisée contre les critiques récentes : "Quoi de plus normal avec une nature, avec une forêt qui est en souffrance, de voir naître une police des forêts, une police de la nature, une police de cette protection." Plus généralement, il déplore que le débat public s'attarde sur des questions secondaires au lieu des enjeux majeurs : "Est-ce qu'on parle du fait que dans 20 ans, il n'y aura pas un seul poisson comestible dans l'océan ? Est-ce qu'on parle du fait que dans quinze ou 20 ans, c'est 500, 600, 700 millions de réfugiés climatiques qui vont remonter vers l'Europe et les États-Unis ? Est-ce qu'on parle du fait que dans une trentaine d'années, on aura beau manger à s'en faire exploser le ventre, il n'y aura plus assez d'apports nutritifs dans les aliments et qu'il faudra quand même des compléments alimentaires ?"
À écouter
Olivier Norek
L'invité du 13/14
14 min
La BD Impact d'Olivier Norek avec Fred Pontarolo, chez Michel Lafon, d’après le roman Impact d’Olivier Norek
Clés : Environnement Arts et Divertissement Écologie BD – Manga Bandes dessinées – Romans graphiques
170 k abonnés - 1,3k+ - 37 757 vues - 208 commentaires #jancovici #bienêtre #démocratie
Pour changer le système :
Réclamer le RIC constituant : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-2082
Changer de banque: https://www.lanef.com/ https://change-de-banque.org/particulier
Passer à l'action militante: https://extinctionrebellion.fr/ https://derniererenovation.fr/
Changer de travail : https://jobs.makesense.org/fr
Source
Je vous invite à aller voir l'interview complète
Parrique chez Anti|thèse • "La CROISSANCE VERTE est une ILLUSION...
https://www.youtube.com/watch?v=7ybLwpbaKZ8
Réponses au quiz de fin :
/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
/!\
Quels sont les 5 éléments qui définissent la décroissance ?
Réduction de la production et de la consommation.
Pour alléger l'empreinte écologique.
Planifier démocratiquement.
Dans un esprit de justice sociale.
Dans le soucis du bien-être.
Quelle différence entre la décroissance de Jancovici et celle de Parrique ?
La décroissance de Parrique est choisie et respecte les critères ci-dessus, celle de Jancovici est subie elle ne concerne que le premier critère.
Ludo devrait-il faire le ménage même s'il est millionnaire ?
Bien sûr que oui. Il devrait même verser un petit quelque chose à ses colocs en compensation des heures de ménage esquivées précédemment.
(C'est toujours agréable d'imaginer taxer des riches.)
#parrique #décroissance #écologie #jancovici #janco #antithèse #média #indépendant #démocratie #bienêtre #interview #extrait #ethiqueettac
Connu / TG le 5/02/24 à 8:13
Connu / TG le 19/04/25 à 16:12
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Le fascisme avance à pas lent mais certain. En Italie, tout acte de désobéissance civile pourra être puni de prison désormais!
Meloni qui passe en force par décret. Son 49.3 à elle!
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