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#LCP #assembleenationale
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit la Présidente du groupe « La France insoumise » à l'Assemblée et députée du Val-de-Marne, Mathilde Panot.
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo Couturier, Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
Tr.: ... Rémi Clément, journaliste politique au magazine Challenge ... Stéphanie Dépierre ... on dépend de l'OTAN via Microsoft, Palentir ... Duplomb ... refus abaisser les normes environnementales ... loi sur la fin de vie ... /assemblée constituante pendant ce temps quel gouvernement ? oui ... avoir de nouvelles institutions décidées par le peuple ... la république des copains, contraire à la déontologie ... indépendance ... Hervé Gattegno, directeur rédaction RADIO CLASSIQUE ... Alain Fontaine pdt asso des maîtres restaurateurs ... on est moins de 40 000 ... lieux de vie, de partage ... reconnaissance à l'UNESCO ... RDV LE 7/6 1er meeting de campagne ...
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🔹 Animée par Christian Laval, Membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme au titre de Médecins du Monde
🔹 Andrea Tortelli, Psychiatre et épidémiologiste, chercheuse à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale
🔹 Marwân-al-Qays Bousmah, Chargé de recherche, Institut national d’études démographiques
🔹 Franck Rinchet-Girollet, Porte-parole de l’association Avenir Santé Environnement
La Journée Scientifique de Médecins du Monde
Un événement organisé en partenariat avec la Fondation Médecins du Monde pour échanger autour des questions de santé et d’action humanitaire en France et à l’international
Connue / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?mONlAQ
24,069 ont signé
Des hommes non contactés du peuple hongana manyawa font signe à des bulldozers détruisant la forêt de ne pas pénétrer sur leur territoire ©Anon
Des terres où vivent des centaines de membres non contactés du peuple hongana manyawa sont visées par l'extraction minière. Celle-ci a des effets dévastateurs sur la forêt et sur ceux qui y vivent.
L’entreprise minière française Eramet, détenue à hauteur de 27 % par l’État français, est responsable des opérations minières dans la zone. Eramet gère Weda Bay Nickel (WBN) la plus grande mine de nickel au monde avec ses partenaires chinois et indonésiens Tsingshan et ANTAM. Alors qu’Eramet a connaissance de la présence d'Hongana Manyawa non contactés dans sa concession depuis au moins 2013, l'entreprise continue d'opérer sur leurs terres, ce qui menace leur survie.
...
Dites aux grands constructeurs de voitures électriques de s'engager à ce qu'aucun minerai qu'ils achètent ne soit extrait des terres des Hongana Manyawa non contactés à Halmahera – et faites-le savoir aux entreprises extractives et aux autorités indonésiennes et françaises.
Votre e-mail sera également envoyé aux destinataires suivants :
Les constructeurs de véhicules électriques Volkswagen, BMW, Stellantis, Ford, BYD et Tesla ; en copie, les compagnies extractives Eramet, Antam,Tsingshan, Wana Kencana Mineral, Mega Haltim Mineral, Halmahera Sukses Mineral et Nusa Karya Arindo ; les entreprises de traitement et de fabrication des batteries Huayou, CNGR, CATL et LG ; les autorités indonésiennes et françaises.
Économie Économie Économie - La chronique de Thomas Piketty, Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris
L’opposition entre la droite trumpiste, marchande et nationaliste, et la gauche libérale des démocrates est en grande partie factice, juge l’économiste Thomas Piketty dans sa chronique. Elle permet aux élites de ces deux camps d’asseoir leur domination sur les classes laborieuses, et empêche toute véritable alternance populaire.
Publié aujourd’hui à 10h00, modifié à 10h58 Temps de Lecture 3 min.
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Dans les sociétés trifonctionnelles traditionnelles, la fougue des guerriers est tempérée par les sages conseils des brahmanes. Cette alliance entre les deux classes dirigeantes, les guerriers et les intellectuels, est supposée apporter l’équilibre dans la force et favoriser une société harmonieuse. Les élites naturelles peuvent ainsi encadrer efficacement la classe laborieuse, en lui donnant à la fois de l’ordre et du sens, et en se partageant prestige et avantages. Guerriers, prêtres, travailleurs : l’anthropologue Georges Dumézil crut déceler là le point commun décisif des civilisations indo-européennes.
En réalité, cette structure est beaucoup plus générale, et, surtout, elle s’apparente toujours davantage à un discours normatif qu’à une réalité immuable. Ce discours est généralement formulé par les prêtres, brahmanes dans le Manusmriti des hindous (IIe siècle avant notre ère) ou évêques dans l’Europe chrétienne de l’an 1000. Il vise avant tout à discipliner les guerriers et à leur imposer un minimum de respect pour le vaste savoir et la culture écrite des intellectuels, ce qui visiblement n’a rien d’évident. Mais il est aussi parfois repris par les guerriers, qui y voient alors un outil utile pour les aider à maintenir l’ordre et à obtenir le consentement des dominés.
L’histoire semble aujourd’hui rejouer cette mauvaise partition de la compétition entre élites. D’un côté, une droite marchande, guerrière, nationaliste et qui aime se présenter comme anti-intellectuelle, incarnée aux Etats-Unis par Donald Trump et les républicains. De l’autre, une gauche brahmane, diplômée, libérale et internationaliste, incarnée outre-Atlantique par les démocrates. De même qu’à l’âge trifonctionnel, cette opposition entre droite marchande et gauche brahmane est en grande partie factice. Elle permet aux élites nationalistes et libérales de se partager le pouvoir et d’asseoir leur domination sur les classes laborieuses, tout en empêchant une véritable alternance populaire.
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Connu / TG le 1/04/25 à 11:40
Opinion - 6 min
Le 06 Mai 2026 / Julien Fosse Biologiste, chargé d'enseignement en géopolitique de l'environnement au CERES
En s’engageant dans un conflit contre I’Iran, les gouvernements américain et israélien ont provoqué un choc pétrolier historique. Un scénario daté : les crises alternant flambées des cours et accalmies se répètent depuis les années 1970. A chaque secousse, les pays importateurs d’énergies fossiles se trouvent fragilisés, l’inflation galope et les producteurs d’hydrocarbures s’enrichissent. Et, invariablement, l’indispensable sevrage de notre dépendance au pétrole est prôné par les gouvernants.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est inscrit dans cette lignée en esquissant le 10 avril un plan d’électrification massive des secteurs des transports et du logement.
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Electrifier, certes…
La consommation mondiale d’or noir a crû de 63 millions de barils par jour au début des années 1970 à plus de 100 millions aujourd’hui. Chaque choc pétrolier a renchéri les prix, rentabilisant des ressources plus difficiles d’accès et repoussant sans cesse les limites de l’exploitation. Mais ce cycle choc d’adaptation et relâchement atteint désormais ses limites : les ressources les plus accessibles ont été largement exploitées. Et le réchauffement climatique appelle une réduction drastique et rapide de nos émissions de gaz à effet de serre.
Heureusement, au-delà de la nécessaire sobriété énergétique, les technologies d’optimisation des usages sont désormais disponibles à grande échelle. Ainsi, sous réserve d’un soutien financier adapté, la rénovation thermique des bâtiments, l’électrification des transports, le déploiement de pompes à chaleur pourraient être massifiés.
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si l’électricité décarbonée est essentielle à la transition énergétique, elle ne peut répondre à l’ensemble des usages, notamment dans l’industrie, le transport lourd ou le chauffage de certains bâtiments, comme l’a rappelé la troisième et dernière version de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3).
La biomasse, oui mais…
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Issue de ressources organiques – bois, résidus agricoles, déchets, biogaz produits à partir d’effluents d’élevage –, elle est renouvelable sous conditions, peut produire de la chaleur, de l’électricité ou des carburants et ne nécessite pas de repenser radicalement les systèmes existants d’acheminement ou de stockage.
Son rôle est déjà significatif : en Europe, elle constitue la première source d’énergie renouvelable, notamment pour la production de chaleur. Elle apparaît ainsi comme un complément indispensable aux énergies vertes intermittentes, comme l’éolien ou le photovoltaïque.
Au-delà de ses propriétés techniques, la biomasse constitue en outre un levier de souveraineté énergétique
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Dans un contexte de changement climatique qui pèse sur les rendements agricoles et forestiers et accroît les compétitions entre usages, la biomasse ne peut être envisagée comme une solution à la crise énergétique que sous deux conditions : être produite dans une logique de soutenabilité, et s’inscrire dans un mix énergétique équilibré. Alors que le potentiel d’accroissement de la production de biomasse apparaît limité, comme le soulignait France Stratégie dès 20212, les efforts de sobriété et d’efficience resteront conséquents.
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Financer la transition et encadrer les usages
Par le passé, les réponses apportées aux crises ont souvent consisté à amortir les effets de la hausse des prix par des subventions aux énergies fossiles, grevant de fait le budget de l’Etat. Une stratégie plus cohérente consisterait à orienter ces ressources vers des investissements de long terme dans la transition. Dans cette perspective, la taxation des profits exceptionnels des compagnies pétrolières pourrait être envisagée, notamment pour financer des projets territoriaux de valorisation de la biomasse agricole ou forestière, créateurs d’emplois non délocalisables.
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se réfléchir dans le prolongement des logiques de sobriété et d’efficience, sans porter préjudice à la transition écologique du système agri-alimentaire dans son ensemble. Un exercice difficile s’annonce donc pour imaginer une transition énergétique harmonieuse, planifiée sur le temps long, et sortir d’une réponse ponctuelle à l’urgence.
Ce sera l’un des défis de la future stratégie nationale de mobilisation de la biomasse, dont le calendrier découle de la programmation pluriannuelle de l’énergie, dont la troisième version (PPE 3)3 a été publiée le 12 février
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- Transcript of Carter’s Address to the Nation About Energy Problems - The New York Times.
- « Biomasse agricole : quelles ressources pour quel potentiel énergétique ? » | Haut-commissariat à la stratégie et au plan.
- Décret n° 2026-76 du 12 février 2026 relatif à la programmation pluriannuelle de l’énergie - Légifrance.
Décryptage
Publié le 3 mars 2026
Sciences humaines les cahiers de doléances
Les cahiers de doléances ou l'urgence de prolonger un exercice démocratique inédit
Par Christophe Fourel, administrateur d’Alternatives Economiques, membre des Convivialistes.
Alors que les Français·e·s se sont massivement investi·e·s dans l’écriture de « cahiers de doléances », sollicité·e·s par le Président de la République Emmanuel Macron, ces derniers sont restés lettre morte. Une forte mobilisation citoyenne ayant permis d’ouvrir l’accès à ces cahiers, des premiers travaux de recherche nous permettent désormais d’en analyser le contenu. S’appuyant sur un numéro de la revue Sciences Humaines dédié au sujet, l’économiste Christophe Fourel nous livre son analyse personnelle de ce manque de reconnaissance des citoyens, appelant à restaurer le sens du possible démocratique par une voie convivialiste, et ce dans le contexte de l’approche des élections municipales les 15 et 22 mars 2026.
Le Labo de l’ESS tient à remercier Christophe Fourel pour cet article venant nourrir son axe de travail « Régénérer la vie démocratique »
Ce décryptage peut aussi être téléchargé au format PDF.
Entre décembre 2018 et mars 2019, en plein mouvement des Gilets jaunes, des centaines de milliers de Français ont saisi la plume pour remplir les « cahiers de doléances » mis à disposition dans les mairies. Six ans plus tard, la revue Sciences Humaines consacre le 78e numéro de sa série « Les Grands Dossiers »1 à ces documents historiques qui, après avoir été longtemps ignorés, deviennent enfin accessibles au grand public. Cette publication révèle un paradoxe frappant : l'engouement massif des citoyens pour cet exercice démocratique contraste violemment avec le manque de considération dont ces contributions ont fait l'objet.
L'ampleur de la participation témoigne pourtant d'une soif de démocratie rarement observée. Au total, 240 000 contributions manuscrites ont été recueillies dans plus de 20 000 cahiers, auxquelles s'ajoutent près de deux millions de contributions numériques dans le cadre du Grand Débat national.
Les témoignages recueillis révèlent l'application avec laquelle les Français se sont prêtés à l'exercice. Beaucoup ont laissé leurs coordonnées complètes – numéro de téléphone, adresse postale et mail – espérant manifestement être entendus. Certaines contributions s'étalent sur plusieurs pages, structurées et argumentées avec soin. Cette minutie contraste cruellement avec le sort réservé à ces écrits.
L'enterrement d'une parole citoyenne
Car si l'élan fut massif, la suite relève du scandale démocratique. Le soir même où Emmanuel Macron devait restituer les conclusions du Grand débat, l'incendie de Notre-Dame a détourné l'attention médiatique. L'exercice a été purement et simplement abandonné. Les cahiers ont été numérisés par les Archives nationales où ils sont restés inaccessibles pendant de longs mois.
Gilles Proriol, expert en analyse de la participation citoyenne dont l'entreprise avait été missionnée pour analyser ces contributions, déplore dans le documentaire « Les Doléances »2 d'Hélène Desplanques n'avoir « jamais été reçu à l'Élysée » pour présenter son travail. Il résume la situation avec amertume : « À la fin, ça a donné des éléments de langage ». La mission du Grand Débat National a été « purement et simplement supprimée », privant les citoyens de toute réponse.
Ce n'est qu'en mars 2025 que l'Assemblée nationale – à l’initiative de la députée écologiste de la Drôme Marie Pochon – a voté à l'unanimité une résolution pour rendre publics ces cahiers. En avril 2025, un arrêté ministériel a enfin permis leur consultation dans les archives départementales.
Ce que disent vraiment les Français
La consultation de ces cahiers permet de reconstituer le portrait d'une France qui ne correspond guère à celui véhiculé par les débats médiatiques. L'analyse des contributions révèle quatre thèmes : la démocratie (avec notamment la demande de référendum d'initiative citoyenne), la fiscalité (le rétablissement de l'impôt sur la fortune étant la proposition numéro un), la transition écologique, et le pouvoir de vivre.
Ce dernier concept, forgé pour mieux rendre compte des doléances, va au-delà du simple « pouvoir d'achat » qui pointe la focale sur la consommation. Il englobe les besoins essentiels : se loger, se soigner, se chauffer, éduquer ses enfants, etc. Une mère écrit ainsi à Emmanuel Macron pour lui demander d'expliquer à sa fille pourquoi, bien qu'elle travaille, elle ne peut chauffer la maison à sa guise, ni lui offrir des menus équilibrés.
L'accès aux services publics revient constamment : l'hôpital, l'école, les transports collectifs. Les zones rurales font état d'un sentiment d'abandon. La transition écologique apparaît non comme un luxe mais comme une urgence, pourvu qu'elle soit socialement juste. Nombreux sont ceux qui réclament que les efforts demandés ne pèsent pas uniquement sur les plus modestes.
L'immigration : un non-sujet
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Une crise de confiance envers le politique
Au-delà de ces revendications plus spécifiques, les cahiers de doléances témoignent d'une grande insatisfaction à l'égard du fonctionnement de la politique. Cette défiance traverse l'ensemble des contributions et prend plusieurs formes qui révèlent une crise plus profonde du sens du possible démocratique.
Les citoyens expriment massivement leur conviction que les élus ne les représentent plus, qu'ils forment une classe coupée des réalités du terrain. L'insistance sur le référendum d'initiative citoyenne (RIC) traduit cette volonté de reprendre directement en main les décisions collectives, sans passer par des intermédiaires jugés sourds aux préoccupations populaires. Cette demande ne relève pas d'un simple caprice : elle exprime une aspiration fondamentale à la reconnaissance. Comme l'observe le philosophe Axel Honneth et le sociologue Alain Caillé dans leur réflexion sur la reconnaissance3, les individus ne luttent pas seulement pour leur survie matérielle, mais pour être reconnus comme sujets capables de jugement et d'action. À la conception utilitariste d'individus atomisés en lutte pour leur survie, ils opposent la lutte pour la reconnaissance qui permet de progresser vers la considération mutuelle. Au contact d'autrui, chacun devient conscient de lui-même et apprend à s'auto-limiter.
Les contributeurs aux cahiers de doléances ne réclament donc pas seulement des réformes institutionnelles : ils revendiquent d'être considérés comme des citoyens dignes, capables de réflexion et de propositions. L'application minutieuse avec laquelle ils ont rempli ces cahiers, laissant leurs coordonnées dans l'espoir d'être entendus, témoigne de cette aspiration à la reconnaissance.
L'érosion du sens du possible
La dénonciation récurrente d'une parole politique déconnectée révèle un problème plus profond, elle pointe l'écart croissant entre les promesses de changement et la paralysie effective du système. Les contributeurs expriment une difficulté collective à agir, un sentiment d'empêchement face à l'accumulation de projets qui s'épuisent en vaine agitation sans que rien ne change vraiment.
Les civilisations ne sont pas le produit d'un milieu favorable, mais elles se forgent dans l'adversité, par la réplique des humains aux défis qu'ils affrontent. Cette réplique suppose une vitalité du sens du possible qui permet, face à un obstacle inédit, de discerner une issue et de s'orienter collectivement vers elle. Ce sens du possible requiert une capacité de discernement en situation, une aptitude à débattre en vue de passer compromis, la capacité de coopérer en conciliant unité et pluralité, une acceptation suffisamment partagée de l'incertitude de l'avenir.
Or, ce sens du possible recule aujourd'hui. Les capabilités (théorisées par l’économiste Amatya Sen4) sont ce qui permet de convertir les ressources disponibles en libertés réelles. Elles procèdent des différentes libertés positives qui s'exercent dans un régime démocratique et résultent d'une responsabilité collective.
Il existe donc un lien entre sens du possible, état des libertés et démocratie. Favoriser le sens du possible conforte la démocratie dans la durée, mais aide aussi la société à faire face aux événements. Condition et finalité de la démocratie, une société habitée par le sens du possible se traduit en pratique par une certaine disposition à la confiance. Or la confiance ne cesse de reculer sous nos yeux, sans que nul pouvoir ne semble soucieux d'y remédier.
La gouvernance par les nombres, contre les citoyens
...
Or, il existe un lien très étroit entre l'organisation du travail et les conditions de participation démocratique. L'activité professionnelle devient ainsi un contre-monde de la démocratie politique, un lieu où l'on désapprend systématiquement les compétences et les facultés qui sont normalement requises par celle-ci5.
Les cahiers de doléances témoignent précisément de cette souffrance : les citoyens constatent que leur capacité d'initiative est sévèrement encadrée, que l'entraide est dissuadée au profit de l'individualisation, que les valeurs du service public entrent en tension avec la pression de la performance. Cette souffrance éthique, ce malaise de ne pouvoir exercer pleinement sa citoyenneté, imprègne de nombreuses contributions.
De la société politique à la société de marché
L'insatisfaction exprimée dans les cahiers révèle aussi le basculement d'une société politique vers une société de marché.
À cette conception utilitariste, les contributions des cahiers de doléances opposent la lutte pour la reconnaissance. Le désir d'être reconnu est une motivation morale originaire qui donne sa dimension proprement humaine à l'entreprise politique. Raviver le sens du possible demande donc de remettre à l’honneur, sous la transaction marchande, cette couche première : le désir d'être reconnu. Cela implique de renouer avec la relation intersubjective, au lieu de la fuir dans la logique du tout-marché atomisé.
Le fait même que ces cahiers aient été ensuite ignorés pendant six ans constitue un déni de reconnaissance aux conséquences profondes. Comment ne pas voir dans cet abandon la confirmation que la parole citoyenne ne pèse rien face aux logiques du pouvoir ? Cette trahison illustre ce que dénonce les thèses du Manifeste convivialiste6 : nos élites politiques semblent naviguer dans un monde replié sur lui-même, de plus en plus étranger aux préoccupations de tous.
Ce déni alimente un ressentiment qui ne peut que s'intensifier. Les citoyens qui ont consciencieusement rempli les cahiers ont joué le jeu démocratique, mais on ne les a pas reconnus pour ce qu'ils étaient : des sujets politiques légitimes.
Restaurer le sens du possible démocratique: vers une éthique convivialiste de la discussion
Les cahiers de doléances nous rappellent pourtant qu'une autre voie est possible. Avec leurs plus de 700 propositions différentes, ils témoignent de cette capacité citoyenne à penser collectivement l'avenir, à formuler des solutions concrètes face à l'adversité.
Restaurer le sens du possible démocratique implique de prendre soin du lien social, d'entretenir un milieu fait d'attentes mutuelles non réductibles au jeu de purs mécanismes concurrentiels. Cela suppose d'accompagner l'épanouissement effectif des citoyens dans les sphères de l'éducation, du travail, de l'habitat, de la culture, où se façonnent les mœurs. Cela appelle une responsabilité partagée entre sphère politique et société civile, gouvernants et gouvernés, pour qu'adviennent des citoyens participants et éclairés.
L'expérience des cahiers de doléances résonne donc particulièrement avec les principes du convivialisme qui prône la construction d'une société où prime la coopération sur la compétition destructrice comme le souligne souvent Patrick Viveret. Celle-ci repose sur un principe essentiel : « s'opposer sans se massacrer ». Elle postule qu'il est possible de former une communauté à la fois politique et discursive dans laquelle les adversaires ne sont pas vus comme des ennemis mais comme une condition nécessaire du débat démocratique. Face à « l'hystérisation des débats mis en scène par la machinerie médiatique », qui aboutit à ce que tout le monde soit « catalogué, étiqueté »7en fonction de ce qu'il est supposé être plutôt que de ce qu'il propose, le convivialisme en appelle à une autre façon de faire de la politique.
La lente émergence de ces cahiers de l'ombre constitue peut-être une opportunité de renouer avec une démocratie plus substantielle.
[1] Sciences Humaines. (2025). On a ouvert les cahiers de doléances. Ce qu'ont dit les Français. Les Grands Dossiers n°78, mars-avril-mai 2025. URL : https://www.scienceshumaines.com/publications/ouvert-les-cahiers-de-doleances-ce-quont-dit-les-francais
[2] Pour en savoir plus sur ce documentaire paru en 2023 : https://www.13prods.fr/les-doleances/
[3] Honneth, A. (2013). La lutte pour la reconnaissance. Gallimard. Paris. Caillé A. (2025), Avez-vous de la valeur ? Le Bord de l’Eau, Bordeaux.
[4] Sen, A. (2001). Un nouveau modèle économique : développement, justice, liberté. Editions O. Jacob. Paris
[5] Voir une illustration de ce lien entre organisation du travail et pratiques démocratiques dans Coutrot, T. (2024). Le bras long du travail : Conditions de travail et comportements électoraux. IRES. URL : https://ires.fr/publications/documents-de-travail-de-lires/n01-2024-le-bras-long-du-travail-conditions-de-travail-et-comportements-electoraux/
[6] Internationale convivialiste. (2020). Second manifeste convivialiste : pour un monde post-néolibéral Internationale convivialiste. Actes Sud. Arles
[7] Nouvel Obs. (2015). Et si on arrêtait de se média-bastonner ? Pour une pensée convivialiste https://www.nouvelobs.com/idees/20151022.OBS8166/et-si-on-arretait-de-se-media-bastonner-pour-une-pensee-convivialiste.html
Publié Il y a 1 jour • 50 vues
Retrouvez les analyses politiques de Gwên sur sa chaîne : https://youtube.com/@analysespolitiques
Au bout d’un suspense absolument considérable et qui a laissé l’intégralité de la sphère politique sans voix, Jean-Luc Mélenchon sera bel et bien le candidat à l’élection présidentielle de La France Insoumise. Il y va avec le programme L’Avenir en Commun, à mi-chemin entre social-démocratie et socialisme démocratique, et une force militante qui n’a plus rien à voir avec 2022. Pendant ce temps-là, un autre morceau de la gauche s’est réuni pour le premier meeting du Front Populaire 2027. Et on constate que les partis qui le composent ont en partie radicalisé leur discours depuis cinq ans, s'alignant presque avec celui de LFI... et de Mélenchon. Dans cet épisode, Gwên vous propose de revenir sur son parcours idéologique, la façon dont cette idéologie s’est confrontée à celles de son temps, et la façon dont il a fini par avoir une influence considérable sur tout le reste du champ politique.
Musiques : Ryan Gold, Sid Sonic, Kevin McLeod
SOURCES
BENHAÏDA Sarah, DEJEAN Mathieu, SALVI Ellen, « Jean-Luc Mélenchon : "Nous ne sommes plus sur la défensive, ce pays est à nous tous" », Mediapart, 2025
GUERMONPREZ Gaspard, « Jean-Luc Mélenchon face à ses dossiers », Gaspard G et TF1, 2026
RAMDANI Ilyes, « "Qui est le mieux placé ?" : Jean-Luc Mélenchon se lance dans la bataille présidentielle », Mediapart, 2026
TZITZIMITL, « La social-démocratie qui fait peur (LFI, L’Engagement, RS, GRS) », Tzitzimitl – Esprit Critique, 2022
« Jean-Luc Mélenchon », Wikipédia
« La France Insoumise », Wikipédia
Visibilité Publique Publié originellement 10/05/2026
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Publié Il y a 24 heures • 10 vues
Dans cet épisode de On s’autorise à penser, Apolline Bazin, autrice de Drag Fever : sous les paillettes, toujours la rage ?, et Soa de Muse, finaliste de la saison 1 de Drag Race France, analysent l’explosion du drag en France. Longtemps cantonné aux scènes underground, le drag est devenu un phénomène grand public avec l’arrivée de Drag Race France sur France Télévisions en 2022.
L’émission a offert une visibilité inédite aux artistes drag, tout en imposant de nouvelles normes esthétiques et commerciales. Les invitées questionnent l’arrivée d’un public plus large, souvent hétérosexuel, et les effets de cette popularisation sur la dimension politique du drag. Le drag perd-il en radicalité en devenant mainstream ?
Elles abordent aussi le “plafond rose”, ces limites auxquelles les queens restent confrontées malgré leur succès, ainsi que l’avenir du drag en France, entre reconnaissance institutionnelle, nouvelles opportunités et nécessité de préserver un espace de liberté, de création et de contestation.
Visibilité Publique Publié originellement 10/05/2026
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Étiquettes Durée 57min 10sec
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Tr.: ...
art de la transformation de soi ...
MANIF NÉO-NAZIE : PARIS RÉSISTE, LA POLICE RÉPRIME LE MÉDIA (REPORTAGE)
Publié Il y a 8 heures • 13 vues
Sous un grand soleil, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées place du Panthéon, à Paris, pour participer au village antifasciste organisé en marge des mobilisations contre l’extrême droite. Conférences, tables rondes, stands, cantine et concert ont rythmé une journée marquée par une forte présence militante, à la veille d’un week-end de tensions autour du défilé interdit du Comité du 9-Mai.
Ce samedi, la place du Panthéon a pris des airs de grande agora politique. Plusieurs milliers de personnes s’y sont retrouvées tout au long de l’après-midi pour un village antifasciste mêlant discussions, rencontres, débats et moments festifs. Dans une ambiance combative, militants, collectifs, associations et curieux ont circulé entre les stands, les tables de presse, la cantine et les espaces de discussion.
Au programme : des conférences et tables rondes consacrées à l’antifascisme, à la répression, à la militarisation, mais aussi à la mémoire coloniale. Les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata du 8 mai 1945 ont notamment été évoqués, rappelant le lien entre luttes antiracistes, mémoire des crimes coloniaux et combat contre les résurgences réactionnaires contemporaines.
La journée s’est conclue dans une ambiance festive et politique avec un concert de 2L, après plusieurs heures d’échanges et de rencontres. Pour les organisateurs et participants, ce village a constitué une démonstration de force militante, dans un contexte où les mobilisations antifascistes et antiracistes font l’objet d’un encadrement policier de plus en plus strict.
Le rassemblement intervenait à la veille d’un week-end marqué par les tensions autour de la présence annoncée de groupuscules d’extrême droite dans la capitale. Le défilé du Comité du 9-Mai, rassemblement annuel de l’extrême droite radicale, avait été interdit par la préfecture de police, tout comme plusieurs contre-rassemblements antifascistes.
Sur X, Laurent Nuñez a salué l’action du préfet de police et des forces de l’ordre, affirmant que « l’ordre et la tranquillité publics » avaient été maintenus et que de nombreuses interpellations et verbalisations avaient été effectuées. Plusieurs journalistes qui couvraient les mobilisations ont toutefois été verbalisés.
Parmi les personnes concernées figurent plusieurs reporters indépendants, dont deux collaborateurs réguliers du Média, Cédric Canton et Gaspard Glanz. Selon les éléments rapportés par nos équipes, ils auraient été nassés, empêchés de filmer, menacés puis verbalisés malgré leurs ordres de mission.
Pour les équipes du Média, cette séquence pose une question centrale : celle de la liberté d’informer. Couvrir une mobilisation, même interdite, relève du travail journalistique. Empêcher des reporters de filmer, les intimider ou les sanctionner alors qu’ils documentent un événement d’intérêt public constitue une atteinte grave au droit à l’information.
Au-delà du seul événement, cette séquence illustre une tension croissante : d’un côté, une mobilisation antifasciste visible, populaire et structurée ; de l’autre, un encadrement policier qui touche désormais directement des journalistes venus documenter ces rassemblements. Pour Le Média, l’enjeu dépasse donc le maintien de l’ordre : il concerne aussi la liberté d’informer, la liberté de manifester et la possibilité même de documenter les mobilisations contre l’extrême droite.
Visibilité Publique
Publié originellement 11/05/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée Langue Français
Étiquettes Durée 10min 50sec
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CE QUI INQUIÈTE (VRAIMENT) LES FRANÇAIS : POURQUOI LES MÉDIAS FONT FAUSSE ROUTE
Publié il y a 15 min • 0 vues
À moins d’un an de la présidentielle, les sondages se multiplient et dessinent déjà les priorités des Français. Le dernier baromètre IPSOS, publié le 9 mai, montre un décalage frappant entre les débats médiatiques et les préoccupations réelles de la population. En tête : le pouvoir d’achat, cité par 49 % des sondés. Inflation, hausse des prix de l’énergie et privations du quotidien alimentent une inquiétude profonde, tandis que les réponses libérales traditionnelles nous font foncer droit dans le mur.
Deuxième sujet majeur : l’avenir du système social, qui préoccupe 41 % des Français. Malgré les discours répétés sur son “coût” ou sa prétendue inefficacité, la protection sociale reste un pilier auquel la population demeure fortement attachée. « Le modèle social nous rapporte plus qu’il nous coûte », rappelle Thomas Porcher.
Viennent ensuite la dette et le déficit publics (30 %), largement mis en avant dans le débat public. Une inquiétude qui naît des alertes des responsables politiques ou discours médiatiques, rappelle l’économiste.
Dans le même temps, les profits records de Total, en hausse de 50 % au premier trimestre 2026, relancent le débat sur les “superprofits”. Alors que les consommateurs subissent la hausse des prix à la pompe, certains grands groupes profitent des crises internationales pour accroître leurs bénéfices. À un an du scrutin, une question demeure : les candidats ont-ils de véritables projets économiques capables de répondre à ces préoccupations concrètes ?
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
Visibilité Publique
Publié originellement 11/05/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais
Étiquettes Durée 28min 45sec
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Santé
Mis à jour le 11 mai 2026 à 16h37
Durée de lecture : 3 minutes
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C'est pour demain
Publié le dimanche 10 mai 2026 à 07:20
3 min
Aujourd’hui, on se demande si l’on peut critiquer l’intelligence artificielle sans passer pour un réfractaire au progrès, qui se serait en d’autres temps opposé à l’arrivée du chemin de fer.
On risque aussi d’être qualifié de « luddite », le nom donné à ces ouvriers du textile restés dans les mémoires pour s’en être pris aux machines à tisser qui menaçaient leurs emplois, pendant la révolution industrielle.
La remise en cause de la technique n’a pas bonne presse. Le philosophe Gunther Anders écrivait déjà, en 1956, déjà que « rien ne discrédite plus promptement un homme que d’être soupçonné de critiquer les machines ». Cela revient à passer pour un individu obsolète, qui a raté le coche de l’histoire, bref, pour un réactionnaire.
Abel Quentin se risque au rejet de l’IA
L’écrivain et avocat Abel Quentin a justement pris le risque de passer pour un technophobe bas du front, avec son livre « Sanctuaires », paru aux éditions de l’Observatoire « Sanctuaires », un essai décapant où il se risque à une critique radicale de l’intelligence artificielle.
Abel Quentin s’étonne en effet que cette technologie rencontre aujourd’hui peu de résistance. Je le cite : « L’IA recueille un mélange de sidération, d’espoir et de résignation. Nous l’accueillons comme un rayon de soleil, une averse hostile ou une brise tiède, soit un phénomène météorologique dont il faut bien prendre son parti ».
Selon lui, le discours dominant, c’est que cette technologie est déjà là, et qu’il faut tout simplement s’y adapter : un discours fataliste que relaient les entrepreneurs de la tech, comme Arthur Mensch, PDG de la start-up française Mistral, comme dans cette interview à Brut, en février 2025.
IA générative, histoire d’une dépossession annoncée
La Terre au carré
France Inter
38 min
Il y explique que le seul danger de l’IA, c’est de renoncer à l’utiliser, un discours qui fait bondir Abel Quentin, pour qui le danger consiste précisément à utiliser l’IA : une technologie qu’il décrit comme une catastrophe écologique, qui atrophie notre intelligence en nous encourageant à déléguer à la machine nos capacités de réflexion.
La possibilité du boycott
Or, rappelle-t-il, rien ne nous oblige à avoir recours à l’IA générative, que ce soit pour écrire nos mails ou pour trouver une recette de tarte aux quetsches.
Le gain de temps offert pèse très peu, à ses yeux, face au risque de régression civilisationnelle. Face aux dangers de l’IA, nous avons donc pour Abel Quentin une arme simple à notre disposition : le boycott.
Est-ce une idée porteuse ? On peut s’interroger. Abel Quentin évoque d’ailleurs de lui-même l’image du « barrage contre le Pacifique » : c’est à dire l’image d’une tentative vaine et désespérée, condamnée à être balayée par les éléments.
On peut aussi rappeler que trois ans et demi après l’émergence de ChatGPT, les Français sont déjà 48% à utiliser l’IA générative, un chiffre qui monte à 85% chez les 18-25 ans Bref, la vague est là, et elle sera probablement difficile à stopper.
À écouter
Nos emplois survivront-ils à l’intelligence artificielle ?
L'Invité(e) des Matins
France Culture
38 min
Mais le livre d’Abel Quentin reste révélateur de l’émergence d’un nouvel idéal moral, qu’on peut comparer au végétarisme par exemple : une morale incitant l’individu à refuser l’IA, de la même manière certains appellent à refuser la viande, une morale facile à moquer, comme étant rétrograde et anti-progrès, mais qui a sans doute de beaux jours devant elle.
Références Info Société Médias
L'équipe
Jean Brossier Collaborateur spécialisé
Céline Marangé, chercheuse à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM), auteure de “La guerre d’Europe a commencé” (Les Arènes)
“La guerre d’Europe a commencé” avec Céline Marangé
Publié le samedi 9 mai 2026 à 12:04
France Inter
53 min restantes
Le Grand Face-à-face
Pourquoi l’Ukraine n’est pas l’objectif réel du président russe, et quelle devrait être la réponse européenne? Débat avec Céline Marangé, chercheuse sur la Russie et l’Ukraine à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM), auteure de “La guerre d’Europe a commencé” (Les Arènes).
Avec
- Céline Marangé Chercheuse sur la Russie, l'Ukraine et le Belarus à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (IRSEM)
Chroniques
-
Le duel Natacha Polony, Gilles Finchelstein du samedi 09 mai 2026
France Inter
Samedi 9 mai 2026
30 minL'invité du Grand Face-à-face du samedi 09 mai 2026
France Inter
Samedi 9 mai 2026
23 min
Références Info
L'équipe
Thomas Snégaroff Journaliste et historien
Natacha Polony Journaliste
Gilles Finchelstein Journaliste
Marie Merier Réalisation
Mathilde Khlat Attaché(e) de production
Tr.: ... /JLM ...
l'expérience ... rassembler les Français, stabilité de la future 6ème république ... discours de réassurance ... socle plus élevé mais ... une réinitialisation est possible, il l'a fait à chaque fois. Mais l'hostilité est cristalisée (70% très mécontents) ... doute sur le 2ème tour
...
/libraires /rapport de Destin commun ... liens légers, sans grand enjeu / liens forts, liens faibles ... regarder les ponts qui relient ces différents îlots ... fait parler les gens ... fondement de la sociabilité humaine, rôle de la politesse, respecter les autres, dépasser ses propres soucis, relations très ritualisées ... distributeurs automatiques en milieu rural ... bistrot, vrai parlement du peuple ... /politique cuisine ... sujet de consensus ... /fraternité dit pourquoi on se le doit
...
/banque de France change de gouverneur ... François Villeroy de Galhau /choc d'inflation / blocage du détroit d'Ormuz? ... déséquilibre balance commerciale pas nommée ... /excédent allemand ... /épargne financer l'économie fr ... produire n'est pas abordé ... situation meilleure qu'en 2010 mais moins que les autres /usa ... emplois industriels <10% on finance l'épargne de certains par de la dette
...
RUSSIE - DÉBAT
essai ... peur des drones Ukrainiens, forme de camouflet / Vladimir Poutine ... pris à leur propre piège ... transformation de la guerre ... détruire la machine de guerre, porter atteinte à l'image russe ... inquiète / sécurité de l'europe ... manipulations de l'information dt IA ... Déni minimise les risques ... mieux comprendre permet de se réarmer, surmonter la peur, nommer ce qui se passe ... 500 000 morts en Ukraine, les autorités russes se croient en guerre avec l'Europe ... guerre hybride contre l'europe, attaques cyber, etc ... guerre de l'ombre, risque conflit de haute intensité ... détruire la nation, l'état Ukrainien et affaiblir l'europe /déc 2021 ... 2 traités dt revenir à OTAN 1997 ... entre l'OTAN et la Russie ... lire l'histoire sur le temps long ... mansuétude / génocide juif en Ukraine ? Non. ... /Bandera emprisonné par les Nazis ... couardise funeste ... /guerre de haute intensité ambivalence 250 000 à 325 000 tués russes ... l'armée russe a du mal à exploiter son avantage mais a acquis une grande expérience de coordination ... /affaiblir l'europe ... exploiter des fenêtre d'opportunités ... /Narva Estonie opportunité faiblesse OTAN ... /élections législatives en Russie ... syst polit verrouillé ... l'opposition institutionnelle ...
Avec Gary Stevenson, youtubeur et ex-trader
Publié le samedi 9 mai 2026 à 09:13
46 min
On n'arrête pas l'éco
Au menu ce samedi, un débat sur les mesures du gouvernement pour stimuler l'emploi des jeunes, un reportage sur le phénomène des influenceurs de la finance, de Twitch à TikTok, et un entretien avec un invité détonant, le youtubeur britannique à succès Gary Stevenson, ex-trader qui se dit repenti.
Episode 19 de la saison 3 : spéciale dédicace à tous les fans de The Office ! Une série située dans le monde du travail anglo-saxon, là où parler salaire n'est pas tabou. Tout le contraire de la France où deux tiers des entreprises ne donnent même pas accès à une grille salariale en interne ! C'est fou et cela va changer avec la directive sur la transparence salariale.
La questions c'est jusqu'où ? Nous sommes à un mois de la date butoir pour la transposition. La France va sans doute être hors calendrier mais ce n'est pas le plus important. Est-ce que la transparence, ça peut devenir explosif dans l'entreprise ?
Non, il n'y aura pas dans le hall d'entrée un grand tableau avec devant chaque nom un salaire exact. Même si je lis que 4 employés sur 10 y seraient plutôt ouverts. En revanche, les salariés auront bien un droit à obtenir des infos sur les niveaux de rémunération de leurs collègues occupant un travail "de valeur égale" au leur. Et quasiment un sur deux envisagerait d'utiliser ce droit.
Le grand enjeu, c'est l'égalité salariale femme-homme. Pour rappel, un seul exemple, les femmes cadres gagnent encore 16 % de moins que leurs collègues masculins. A profil équivalent, c'est-à-dire métier, secteur, l’âge, taille d’entreprise, l'écart reste encore de 7%...
Avec la transparence, il va donc falloir expliquer des écarts... inexplicables. Il y a des managers qui vont passer des moments difficiles. Et à certains endroits, il faut déjà prévoir une enveloppe de rattrapage. Voilà, on avance lentement mais sûrement vers un début de fin de secret sur les salaires, en 2027. Jusqu'où ça peut être une révolution ? On en reparlera car le diable loge toujours dans le détail des décrets d'application.
Chroniques
- "Plan emploi futur" : les mesures du gouvernement font-elles une bonne stratégie ?
France Inter
Samedi 9 mai 2026
15 min - L'éco en VO du samedi 09 mai 2026
France Inter
Samedi 9 mai 2026
Explications, collaborations : jusqu'où faire confiance aux influenceurs de la finance ?
9 min - Gary Stevenson : "La seule manière efficace pour devenir riche dans le monde d'aujourd'hui ? Avoir un papa très riche !"
France Inter
Samedi 9 mai 2026
12 min
Écouter - De la journée des travailleurs au lundi de Pentecôte, les réponses aux questions des auditeurs sur les ponts de mai
France Inter
Samedi 9 mai 2026
3 min
Références Économie Info
L'équipe
Alexandra Bensaid Journaliste
Valentin Pérez Production déléguée
Anne-Cécile Perrin Attaché(e) de production
Étienne Bertin Réalisation
Tr.: ...
échec cuisant de la politique de Macron en faveur des jeunes, notamment à cause de l'apprentissage en enseignement supérieur qui coûte très cher ...
Ndlr : la politique de rente familiale est donc prouvée. Mais des solutions sont-elles apportées ici ? Approfondir ACT
Tr.: ...
l'adaptation inventive ... / assujettissement ... plus vivant et non pas moins !
Publié le vendredi 8 mai 2026 à 19:22
France Inter
31 min restantes
Le 18/20 · Le téléphone sonne
Par Éric Delvaux
Le 7ème baromètre annuel de la solidarité, publié par la fondation "Apprentis d’Auteuil" a interrogé les Français, par le biais d'Ipsos, sur leur générosité passée et à venir. Le nombre de dons recule, et 92 % des Français se disent préoccupés par l'avenir. Et vous, combien donnez-vous ?
Quel rapport entretenez-vous avec les dons aux associations ? Donnez-vous de l'argent, des objets, votre temps ? Racontez-nous quelle forme prend votre générosité au 01 45 24 7000.
Nos invité(e)s :
- Vanessa de Lauzainghein, directrice communication et ressources à la fondation Apprentis d’Auteuil
- Salomé Quétier, directrice d’étude au département opinion d’Ipsos BVA
- Tarek Daher, délégué général d'Emmaüs France
Références Info Société
Tr.: ... risque de perte défiscalisation des dons ... vieillissement des bénévoles, la jeunesse s'engage autrement, dans des petits coups ... être plus visibles ... agroécologie, maraudes, cours de français ... épargne, mort des dons ? ... repli sur soi, incertitudes, craintes ... asso de soutien à la parentalité dans le Gard, plus stable que les subventions publiques ... cassure ... plus de flou sur les aides publiques ... en octobre dernier mouvement inédit "ça ne tient plus", monde asso jamais aussi fragile ... /l'État a resp ex Manuel Valls soutien restaus du coeur, Macron plus personne dans la rue / augm misère en france ... solidarité, plasticité, la précarité augmente ... santé, recherche médicale ont le plus de succès avec les animaux.
Ndlr :
Greenpeace cité. Comment mieux faire participer les jeunes