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Le quatrième « Rapport sur les riches en France », publié le 2 juin par l'Observatoire des inégalités, dresse le portrait d'une population aisée dont le périmètre s'étend bien au-delà du petit noyau des grandes fortunes.
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Les échelles de la richesse : quelques repères (en €)
- 7 512 - Niveau de vie mini du 1% le plus riche
- 4 905 - Niveau de vie mini des 5% les plus riches
- 4 292 - Seuil de richesse (double du niveau de vie médian)
- 3 119 - Limite entre classes moyennes et aisées
- 2 146 - Niveau de vie médian (50% de la population vit avec moins)
- 1 683 - Limite entre classes populaires et moyennes - 1 446 - SMIC net
- 1 122 - Niveau de vie maximum des 10% les plus pauvres
- 1 073 - Seuil de pauvreté (50% du niveau de vie médian) - 0 568 - RSA (hors forfait logemet)
Données 2023 pour les niveaux de vie et le seuil de pauvreté, sauf le seuil du 1% le plus riche (données 2021).
Données janvier 2026 pour le RSA et le Smic.
Source Insee, ministère des Solidarités / Oberv inégalités
Combien y a-t-il de riches ? Qui sont-ils ? Combien gagnent-ils ? Où et comment vivent-ils ? Le Rapport sur les riches en France dresse un état des lieux des revenus et du patrimoine des plus favorisés, en s’appuyant sur les chiffres les plus récents.
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En France, le patrimoine brut médian, dettes non déduites, est de 205 100 €
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Quatrième édition - Sous la direction d'Anne Brunner et Louis Maurin.
Avec la participation d'Anaïs Demoreuille, Lucien Maranber, Sarah Psimaras, Xavier Saint-Martin, Bernard Schlemmer, Valérie Schneider.
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Connu / https://www.alternatives-economiques.fr/etre-riche-ca-commence-a-4-300-euros-par-mois/00118694
Connu / TG le 3/6/26 à 17:09
Plusieurs collégiens ou lycéens ont trouvé la mort lors de périodes d’observation en entreprise. Les parlementaires signataires demandent la suspension de ces périodes sur les lieux de travail, le temps de définir un cadre strict garantissant pleinement leur sécurité.
Publié le 22 avril 2026
2min
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Connu / TG le 25/04/25 à 4:43
Le 3 juin 2026
Greenpeace France-Luxembourg annonce la nomination de Charlotte Schneider au poste de Directrice générale de l’association. Elle succède à Jean-François Julliard, qui a quitté ses fonctions le 31 décembre 2025 après avoir dirigé la branche française de l’ONG pendant près de quatorze ans.
Forte de 25 années d’expérience professionnelle, Charlotte Schneider a travaillé 13 ans dans le secteur de l’action humanitaire et de la solidarité internationale. Elle a également été en charge à la Ville de Paris des questions d’accueil et d’intégration des personnes demandeuses d’asile, réfugiées et migrantes pendant plusieurs années.
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organisation à part dans le paysage des ONG françaises. Par sa méthode, évidemment, qui est résolument tournée vers l’action, mais aussi par sa notoriété. C’est une association dans laquelle je me reconnais et dont je partage les valeurs de solidarité, de non-violence et d’indépendance. Aussi et surtout, c’est une organisation capable de jouer un rôle déterminant face aux multiples reculs environnementaux et aux attaques sans précédent de la part des lobbies et acteurs politiques réactionnaires contre les politiques climatiques.
Peu d’associations disposent de tels atouts : une expertise scientifique au meilleur niveau, une capacité d’influence mondiale, des mobilisations et actions sur le terrain au local comme au global, la puissance de l’action directe non-violente et la faculté de nouer des alliances tout en maintenant son indépendance.
Certes le contexte politique actuel, national et international, n’incite pas à l’optimisme sur les causes que nous défendons. Malgré tout, face aux industries polluantes, aux ultra-riches et aux forces réactionnaires, l’immense majorité de la population mondiale souhaite des changements et une vraie prise en compte des enjeux environnementaux et climatiques par les responsables politiques. Greenpeace est là pour porter toutes ces voix et résister. Elle joue un rôle crucial en ces temps incertains. Je suis donc très fière de rejoindre ce mouvement, car nous sommes capables ensemble d’avoir un impact concret.
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De nombreux conflits se nouent autour de la raréfaction des ressources en eau, de l’accaparement des terres, de la pollution.
De même, les questions environnementales sont très souvent liées aux inégalités sociales mais aussi de genre et aux enjeux de pouvoir et de démocratie.
C’est donc une vision concrète, locale et globale de l’écologie que je porte. J’ai la conviction que la protection de l’environnement doit être au cœur des enjeux sociaux, économiques et politiques, au service du bien-être de toutes et tous.
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intensification des crises environnementales et des défis internes pour Greenpeace France ...
Nous traversons une situation financière très compliquée avec un ralentissement de la croissance des dons ces dernières années dans un contexte marqué par des attaques violentes contre les associations environnementales et des tentatives de décrédibilisation scandaleuses de la part de certains décideurs politiques. Sans compter une baisse marquée de couverture médiatique des sujets climatiques et environnementaux alors que l’intérêt de la population pour ces questions ne faiblit pas.
Je disais plus haut que Greenpeace est à part. C’est notamment le cas de son modèle économique, entièrement basé sur des dons privés. Je crois que c’est une chance. Nous sommes confiants que nous allons passer ce cap difficile pour notre organisation grâce à la confiance et au soutien de nos adhérentes et adhérents. La priorité absolue est de réunir le collectif autour de cet objectif : réussir ensemble à assurer non seulement la pérennité de Greenpeace France, mais aussi sa capacité d’action.
Nous échangeons actuellement avec les instances représentatives du personnel, l’équipe salariée, la communauté militante et la gouvernance sur un projet de réorganisation. Ce sont des discussions douloureuses et difficiles car nous devons drastiquement baisser nos dépenses ces prochaines années dans un contexte où la générosité est mise à mal du fait des difficultés de pouvoir d’achat et d’incertitude économique.
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En lien avec nos alliés, notamment du monde syndical dans le cadre de l’Alliance écologique et sociale, nous porterons des mesures fortes en ce sens et nous continuerons à nous opposer au projet trompeur et délétère pour la planète et les libertés fondamentales porté par les forces d’extrême droite.
2027 sera également l’année de révision de notre plan stratégique pluriannuel. Il sera bien sûr conditionné au résultat des élections législatives et présidentielles. Nous débattrons avec toutes nos communautés, militantes, salariées et adhérentes des directions à prendre, en lien avec nos collègues des autres bureaux de Greenpeace dans le monde.
Quelles lignes voulons-nous voir absolument bouger sur les questions environnementales et sociales ? Que voulons-nous être dans 10 ans ? Quelle place devons-nous occuper dans le débat public et avec quelles tactiques ? C’est en répondant collectivement à ces questions, tout en nous appuyant sur ce qui fait l’ADN de Greenpeace
Clés : #droits humains #Juridique #SLAPP #Union européenne
Ndlr : manipulatoire en plein conflit / PSE ? Questionner ACT
Publié Il y a 2 jours • 73 vues
Le Média
Peut-on sortir du capitalisme sans passer par l’étatisme ? C’est la question centrale que pose Guillaume Etievant dans Autogestion Générale, paru dans la collection Frustration Magazine x Les Liens qui Libèrent. Expert économique auprès des CSE et des syndicats, co-rédacteur en chef de Frustration Magazine, il a également contribué aux programmes économiques de Jean-Luc Mélenchon lors des campagnes présidentielles de 2012 et 2017.
Dans cet entretien, Guillaume part d’un constat : le travail ne reste pas au travail. Il “contamine” la vie privée et familiale des salariés et cette emprise structure bien au-delà de l’usine. Face à ça, ni les nationalisations massives ni les structures coopératives ne suffisent, selon lui, à rompre avec les logiques capitalistes et les rapports de domination qu’elles reproduisent.
Alors, l’autogestion généralisée comme horizon pour la gauche ? Et comment une force anticapitaliste conquiert et exerce le pouvoir, sans reproduire les réflexes des partis traditionnels, sans se couler dans les cadres de pensée bourgeois que la gauche peine encore à dépasser ? C’est ce à quoi l’on essaye de répondre dans ce nouvel épisode de On s’autorise à penser !
Visibilité Publique
Publié originellement 02/06/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée LangueFrançais
Étiquettes Durée 34min 2sec
Commentaires désactivés
Tr.: GET, co-rédacteur en chef de Frustration magazine, auteur et expert économique ...
sortie du capitalisme, processus co-construit avec les citoyens ... la domination peu réapparaître partout. Penser un cadre qui garantie le code du travail ... que les syndicats aient leur place ...comment organiser la gouvernance pour réellement émanciper ? ... généraliser le secteur coopératif ... la CFDT dans les années 70 ... le vote ne suffit pas à la démocratie, ni à émanciper ... souffrance au travail ... travail ... individualisation des rapports sociaux en entreprises ... le vécu quotidien des salariés non vécu par les politiques ... vision étatiste, changement politique plus global, émancipation de la population d'abord, bataille culturelle ... s'attaquer à la propriété lucrative ... autant être radical car l'affrontement aura lien dans tous les cas.
1,24 M d’abonnés - 10K+ - 101 305 vues - 1 458 commentaires
Emissions et passages médias
Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion de l'émission "Personnage principal" sur Radio Nova, le 4 juin 2026.
Parrainez sa candidature à l'élection présidentielle 2027 sur : https://melenchon2027.fr/
À l’air libre — Vidéo
Dans « Bienvenue en 2055. Dans un monde neutre en carbone » (Seuil), la géographe Magali Reghezza-Zitt imagine la vie dans un monde débarrassé du pétrole. La transition écologique est inévitable, dit-elle. Mais de nos choix politiques dépendra ce qu’elle sera : anticipée ou brutale, juste ou inhumaine.
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Tr.: ...
"Le réchauffement climatique est d'abord un pb de santé publique"
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/ transition énergétique c'est notre vie qui est en jeu ... on sait, la fin de l'histoire défend de la physique, ce n'est pas négociable ... tant qu'on ne change pas les cadres on n'y arrivera pas ... comment on s'adapte aux limites planétaires ? moins d'eau, moins de matériaux ... services écosystémiques ... renaturer, forêts mosaïques ... notre meilleur allié, les puits de carbone ... /capitalisme enjeu démocratique Chantal Moufle ... projet réactionnaire, essentialiser, naturaliser, la colonisation ... égalité, juste et injuste ... subjectif ... combat idéologique et civilisationnel ... anti-humaniste, anti-lumières ... valeurs ... besoin de propositions alternatives.
Ndlr : n'a pas d'avis sur le nucléaire, n'est pas claire sur sobriété et efficacité :-( Dénoncer ACT
Par contre, elle l'est sur la justice sociale ACT
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FSM, POI, et secteurs du PCF voudraient que la « lutte pour la paix » prime plus encore, comme l’a reprochée à la direction confédérale une déléguée des Finances. Comme le POI dans FO, ces courants voudraient, tout en ne le disant ouvertement que rarement, qu’en fait, entre la lutte pour la paix et la lutte contre le fascisme, soit choisie la première. Et il est vrai que le meeting internationaliste d’ouverture du congrès s’appelait « meeting pour la paix ».
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Le vrai ou faux Du lundi au vendredi à 7h25, 11h25
Selon Edouard Philippe, le maire du Havre et candidat à la présidentielle, la transition écologique est incompatible avec une sortie de l'énergie nucléaire. Selon lui, le revirement de "pays proches de la France", dont la Belgique, en est la preuve.
Article rédigé par franceinfo, Valentine Joubin
Radio France
Publié le 29/05/2026 08:07 Mis à jour le 29/05/2026 10:40
Temps de lecture : 2min
247 abonnés - 21+ - 703 vues - 7 commentaires
L’Observatoire national de l’extrême droite organise une table ronde inédite pour décrypter les ressorts et les enseignements des dernières élections municipales concernant l'implantation de l'extrême droite en France.
Nous aurons le plaisir d’échanger avec Marion Forato, conseillère municipale à Carcassonne, Ugo Palheta, sociologue, Thibault Lhonneur, militant à Vierzon et Vincent Jarousseau, documentariste.
Une table ronde à suivre en direct sur notre chaîne youtube : / @oned2025
Tr.: Animé par Laurence De Cock ... envie irrationnelle de l'extrême droite à Vierzon ... /mondialisation ... /transformation des médias ... /forces de gauche ... montée de l'extrême droite aussi durant le gouvernement de la gauche ... grandes déceptions / corruption à Henin-Beaumont ...
Connue / https://mastodon.top/@oned@piaille.fr/116642001454954422
Le 30 Mai 2026
10 min 7 Commentaire(s)
Isabelle Ferreras Directrice de recherches FNRS en sociologie à l’université de Louvain, chercheuse senior à Harvard et Oxford
Début février, le Comité international d’experts sur la démocratie au travail, présidé par la sociologue Isabelle Ferreras, autrice de nombreux ouvrages sur la question, remettait au gouvernement espagnol un rapport1 qui a rencontré un large écho.
En France, ce document sur la démocratie dans l’entreprise a ainsi donné lieu en avril dernier à deux journées de débat organisées par la chaire 3D&C de l’université de Lille. La portée du constat et des propositions du rapport dépasse en effet le seul contexte espagnol, l’ambition de ses auteurs étant de relancer le chantier de la démocratisation de la gouvernance et de la propriété des entreprises en France et dans les autres pays européens, aussi bien qu’à l’échelle communautaire.
Un chantier d’autant plus urgent, jugent-ils, que la démocratisation des entreprises paraît incontournable pour faire face aux grands défis qui se posent à nos sociétés contemporaines, telle la crise écologique, comme nous l’explique Isabelle Ferreras dans cet entretien.
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il n’est pas raisonnable de croire que le projet de la démocratie politique est possible sans penser la démocratie économique.
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Thomas Coutrot a bien montré que là où les personnes ne disposent pas d’autonomie au travail, elles n’ont pas le réflexe de participer aux élections ou bien elles votent à l’extrême droite. Dans la France de 2026, face à la montée du Rassemblement national et au ralliement à ce dernier d’une partie du patronat, il y a une véritable urgence à agir.
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mettre en place un indice de développement démocratique des entreprises basé sur le degré de participation des travailleurs à la fois à la décision et à la propriété de l’entreprise. Celui-ci serait lié à un système de bonus-malus : les entreprises qui souhaiteraient rester despotiques sur les deux plans se verraient appliquer un taux d’imposition plus important que celles plus vertueuses, et n’auraient pas accès aux marchés publics ni aux subventions.
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avancer sur une boussole de démocratisation, qui consisterait à reprendre à l’échelle européenne les propositions que nous formulons pour l’Espagne. Alors que l’Union européenne pâtit d’un déficit démocratique, si elle appuyait cette dynamique de démocratisation de l’économie, elle y gagnerait auprès des citoyens européens une légitimité qu’elle ne possède pas actuellement et commencerait à sérieusement renforcer sa résilience.
Propos recueillis par Marc Chevallier
L'Organisation cite des cas d'abus, notamment le viol de détenus de sexe masculin, commis par les forces de sécurité de gouvernements qui ont empêché les enquêteurs/enquêtrices de l'ONU d'intervenir L'ONU a inscrit Israël et la Russie sur une liste noire pour violences sexuelles en situation de conflit, invoquant des abus commis par les forces de […]
5,49 k abonnés - 77+ - 2 467 vues - 24 commentaires #economie #capitalisme #finance
Dans cette vidéo, je propose une analyse claire et structurée d’une intervention de Matthieu Pigasse sur les inégalités et les dérives du système économique actuel.
J’ai sélectionné, monté et réorganisé les passages les plus marquants pour en extraire les idées essentielles et les rendre accessibles rapidement.
👉 L’objectif est de comprendre pourquoi les inégalités explosent, pourquoi le système devient instable, et quelles solutions concrètes sont proposées pour éviter une fracture sociale majeure.
💡 Mon travail de transformation :
Sélection des passages clés
Montage et découpage
Réorganisation pour plus de clarté
Vulgarisation des concepts
⚠️ Cette vidéo constitue une transformation éditoriale originale apportant une réelle valeur ajoutée (analyse, synthèse et pédagogie).
📌 Source originale : 04/2026
Chaîne YouTube : France Culture
Vidéo : • UN BANQUIER CONTRE LE CAPITALISME : CONTRA...
📌 Thème :
Économie, inégalités, capitalisme, fiscalité, services publics, dette
#inegalites #economie #capitalisme #finance
Tr.: ...
les services publics, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas ... refuser la fatalité ... dégager des marges de manoeuvre budgétaires ... niches fiscales / séparatisme fiscal ... volonté et vision ... gérer ET réformer ... apaiser, rassembler, fédérer ... un combat contre le RN et POUR la France ...
Spéculation
Les activités de « trading », une part considérable des profits de TotalEnergies
D’année en année, les bénéfices réalisés par les filiales de TotalEnergies dédiées au négoce, ou « trading », de pétrole et de gaz représentent 40%, voire parfois 80% des remontées de dividendes vers la tête de groupe. Critiquée sur ses superprofits et leur faible taxation, la major affirme partout qu’elle paie ses impôts « là où elle extrait du pétrole et du gaz ». En réalité, ces filiales très lucratives sont basées à Singapour, en Suisse et au Royaume-Uni, où TotalEnergies ne produit pas (ou peu) d’hydrocarbures, mais où elles bénéficient d’une fiscalité très avantageuse. Le contexte actuel de tensions géopolitiques leur profite à plein. Explications.
Publié le 21 mai 2026 , par Olivier Petitjean
Portrait
Cette figure de la vie intellectuelle française de l'après-guerre s'est éteinte. L'homme, tout à la fois, sociologue, philosophe et anthropologue, est décédé à l'âge de 104 ans.
Universités & enseignement supérieur
Radio & Presse
Edgar Morin s'est éteint à l'âge de 104 ans (JOEL SAGET/AFP)
Mis à jour le 30 mai 2026 à 09:48
« Je suis mort-né » aimait rappeler Edgar Morin, figure de la vie intellectuelle française de l'après-guerre, qui vient de disparaître à l'âge de 104 ans. Ne se voulant ni sociologue, ni philosophe, ni anthropologue, car il était, selon les époques, un peu tout cela, celui qui préférait se présenter comme un « humanologue » aura poussé son amour bien connu du paradoxe jusqu'à narguer pendant plus d'un siècle cette mort qui aurait voulu l'appeler à elle avant même qu'il ne pousse son premier cri.
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Les médecins avaient prévenu sa mère, Luna, qu'elle ne pourrait pas donner la vie sous peine de perdre la sienne, suprême dilemme qui n'a cessé de hanter son unique fils, marqué à jamais par cet épisode d'un début d'existence s'annonçant déjà comme sa fin ... dix ans plus tard cette mère adorée lui est enlevée brutalement par la maladie
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Son pseudonyme dans la Résistance
Son père, Vidal Nahoum, dont il écrivit la biographie quelques années après son décès, à la fin des années 1980, tenait une bonneterie dans le Sentier. Les deux parents d'Edgar - il allait changer son nom de Nahoum en Morin, en gardant le pseudonyme qu'il s'était donné dans la Résistance -, étaient des Juifs séfarades, non pratiquants, venus de Salonique, et arrivés à Marseille, un peu avant la guerre de 1914. Leur fils a entretenu durant toute son existence un rapport difficile avec la communauté juive, ses critiques à l'égard de l'Etat d'Israël lui ont valu de solides inimitiés et soulevé beaucoup d'incompréhension. Lui-même préférait se définir comme un marrane, du nom de ces juifs espagnols convertis de force au catholicisme qui avaient continué de rester fidèles à leur religion en secret.
Lire aussi :
Edgar Morin : « La pensée complexe aide à affronter l'erreur, l'illusion, l'incertitude et le risque »
Tout juste bachelier, il milite déjà pour la cause des républicains espagnols en 1936. Dès l'installation du régime de Vichy et l'Occupation, le jeune étudiant en droit et en histoire-géographie renonce à ses licences universitaires pour entrer dans la Résistance, adhérant du même coup au parti communiste. Dans la clandestinité, il prend de grands risques, se lie avec le sociologue communiste Georges Friedmann, théoricien du travail industriel, fréquente assidûment le « groupe de la rue Saint-Benoît », réuni autour de Marguerite Duras et son compagnon Dionys Mascolo.
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il fait la connaissance de François Mitterrand, dont il admira le courage durant cette période, et qu'il défendit publiquement lorsque le président socialiste fut vivement critiqué par les siens pour avoir été décoré de la francisque par Pétain. Même la coupable faiblesse de Mitterrand pour Roger Bousquet, l'ordonnateur de la rafle des juifs du Vel d'Hiv, ne réussit pas à faire changer d'avis l'ancien résistant Morin, pourtant peu convaincu par la politique menée par la gauche après 1981, à l'égard de son ancien compagnon de lutte.
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il se refuse à toute forme d'enrégimentement culturel. L'intellectuel en devenir vient d'acquérir une petite notoriété avec son premier livre, « L'An zéro de l'Allemagne », une sorte d'analyse sociologique en temps réel, utilisant la forme du reportage journalistique mêlée à la distanciation du chercheur, et rédigée alors qu'il était chef du bureau « Propagande » à Baden-Baden en 1946. A bien des égards, on peut y voir la préfiguration de la « manière Morin » dans les sciences sociales.
Lire aussi :
Les leçons de vie d'Edgar Morin
Avec l'appui de Georges Friedmann, il amorce en même temps sa longue marche vers la respectabilité académique en publiant « L'homme et la mort » en 1950. Une étude sur l'imaginaire de la mort selon les cultures qui servira à légitimer sa nomination au CNRS, sans thèse doctorale à la clé
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Dans le cadre du CNRS, il défriche un nouveau domaine d'études pour la sociologie, s'intéressant aux industries culturelles et à leur corollaire, la culture de masse. L'intellectuel cinéphile qu'il restera jusqu'à ses vieux jours met en lumière notamment la transformation du rapport entre les acteurs de cinéma et les studios de production, les premiers réussissant à s'affranchir partiellement des seconds par leur starification croissante
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Lire aussi :
Un penseur de la complexité pour un monde tumultueux
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Sa volonté de mieux comprendre et de défendre le point de vue des Arabes, quitte à aller jusqu'à signer un livre de débat, « L'Urgence et l'Essentiel », en 2017, avec le sulfureux Tariq Ramadan, lui vaudra une méfiance tenace, pour ne pas dire plus, chez les juifs de France. Son effort de « contextualisation » des attentats de janvier 2015, avec un autre ouvrage à deux voix, « Avant, pendant, après le 11 janvier », ne passe pas mieux, certains l'accusant de chercher des justifications au terrorisme le plus barbare. Une de ses dernières incursions dans l'actualité brûlante sera motivée par le conflit ukrainien qui lui a inspiré une méditation sur la guerre publiée en 2022.
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Le deuxième registre de son œuvre, entamé avec son ouvrage sur l'imaginaire de la mort, s'attache à dégager un espace pour ce qu'on pourrait appeler une science totale de l'homme, en parcourant tous les champs du savoir, de la biologie à la philosophie. Ambition démesurée dans laquelle il est encouragé par le bon accueil fait, en 1972, à un livre tiré d'une communication à un colloque de Royaumont : « Le Paradigme perdu : la nature humaine ». Il le prolonge par un plaidoyer pour la transdisciplinarité, dans « Science avec conscience » en 1982 et surtout se lance dans un marathon en six volumes, appelé « La Méthode » ... non pas de tout ce que l'on sait, mais sur toutes nos manières de savoir. Ce qui débouchera sur d'autres ouvrages, plus accessibles, sur l'éducation, parmi lesquels « Sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur », écrit à l'invitation de l'Unesco en 2000, et « Quelle école voulons-nous ? La Passion du savoir », corédigé avec Jean-Michel Blanquer, futur ministre de l'Education nationale.
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l'apport le plus original d'Edgar Morin à notre vie intellectuelle, celui en tout cas qui a le plus contribué à sa notoriété. Il s'agit de ses essais inspirés par les grandes mutations culturelles qui traversent régulièrement notre société. Cet esprit curieux et toujours en éveil avait l'art de saisir avec un talent interprétatif souvent jubilatoire de ce qu'il avait dénommé, en 1962, « L'Esprit du temps »
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c'est lui qui invente dans un article commandé par le quotidien Le Monde le terme de « yé yé » pour saluer l'émergence de cette « nouvelle classe adolescente ».
Lire aussi :
CRITIQUE - « Le monde d'après », selon Edgar Morin
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promouvoir une autre façon d'envisager la politique, intégrant les nouveaux défis environnementaux, comme « Terre Patrie », publié en 1993, ou « L'entrée dans l'ère écologique » rédigé pendant la crise du Covid en 2020
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Son remariage à 91 ans avec Sabah Abouessalam sera précédé du récit écrit à quatre mains de leur coup de foudre, intitulé « La rencontre improbable et nécessaire », lors d'un Festival de musique
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mélange d'autodérision et de forfanterie, bon vivant habité par la présence de la mort, jongleur d'idées et de mots, ouvert au monde et chroniqueur de ses crises de foie, d'une intelligence étincelante distraite par des passions gigognes, spiritualiste fasciné par les sciences, courageux dans ses engagements pourtant si souvent sources de déception, en somme fidèle à lui-même mais à l'affût de tout ce qui change. Avec lui, c'est le siècle des intellectuels à la française qui prend vraiment fin.
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Jean-Marc Jancovici, spécialiste du climat et fondateur de The Shift Project, et Christophe Cassou, climatologue et directeur de recherche au CNRS, étaient les invités du "8h30 franceinfo" le mercredi 27 mai. Réchauffement climatique, électrification... Ils répondaient aux questions d'Agathe Lambret et de Paul Larrouturou.
J’ai découvert la communauté Coq Vert : 3 500 entrepreneurs mobilisés pour accélérer la transition écologique par l’action et l’innovation.
Vincent GIRET - Apr 23, 2026
3500 entrepreneurs et entrepreneuses engagé·es pour accélérer la transition écologique et énergétique.
Non pas avec des grands mots gonflés de lyrisme. Mais avec des solutions entrepreneuriales, des idées de business concrètes, des innovations à impact, un ancrage dans les territoires… et de l’envie à revendre !
Cette communauté a été lancée par Bpifrance en partenariat avec l’ADEME, il y a tout juste six ans, pour faire en sorte que chacun ne soit plus seul dans son sillon et trouve auprès des autres des relais, des idées, des marchés.
J’ai d’abord rencontré une vingtaine d’entre eux, de tous les âges et tous les profils, à ChangeNOW.
Certains ont eu une première vie dans de grandes entreprise : Freddy dans la cosmétique, Nicolas dans le bâtiment, Maxime dans la finance…
D’autres sont passés plus rapidement à l’entreprenariat. Ils ou elles savent pourquoi ils se lèvent le matin, se battent, relèvent des défis, réussissent, et partagent cette joie singulière et communicative de l’action. Sans naïveté.
J’ai retrouvé plus de 1000 autres “Coqs Verts” à Marseille lors du Jour E, organisé chaque année dans une ville différente par Bpifrance (et où nous avons aussi tourné des vidéos).
J’y animais un bel échange avec trois femmes exceptionnelles :
- la géopolitologue Virginie Raisson-Victor
- la romancière Louise Brawaeys
- l’experte Valérie Martin de l’ADEME
Nous nous sommes demandés : pourquoi ça bloque encore alors que l’urgence se rapproche ? Et surtout comment faire pour susciter un élan plus fort vers l’action ?
J’en retiens cette idée qui m’a bien plu : **se parler, faire ensemble, co-construire des compromis et des voies de passage, partir de notre quotidien.
La force inouïe du lien et du collectif…*
Ndlr :* approfondir ACT
Hélène Drouet et Morgane Jacob
Publié le 22/05/2026 à 18h21
Temps de lecture : 4 min
Nouvelle-Aquitaine - Plus sur le thème : climat
Alors qu'ils examinent depuis mardi la loi dite d'urgence agricole, les députés ont adopté ce jeudi 21 mai un article visant à simplifier les démarches pour construire des ouvrages de stockage d'eau, dont les réserves de substitution qui font débat en Poitou-Charentes.
Dans un contexte de retour des fortes chaleurs qui peuvent laisser craindre des sécheresses cet été
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porté par le Premier ministre Sébastien Lecornu et la ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, compte 23 articles.
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L'article 5, facilitant le développement du stockage de l'eau pour l'agriculture, a effectivement été adopté tard dans la soirée, après d'importants débats. Pour le gouvernement, la mise en œuvre des réserves d'eau est "souvent ralentie par les blocages sociétaux et administratifs (lourdeur des autorisations)".
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hostilité des députés à gauche de l'hémicycle, en ce qu'il peut court-circuiter les recours en justice d'opposants, notamment d'associations environnementales, à ces projets. "Si un juge annule une autorisation de prélèvement, une autorisation provisoire sera désormais accordée le temps de refaire un dossier complet", annonce le gouvernement. En résumé, si le texte est définitivement adopté, l'État, par l'intermédiaire de son préfet, aurait désormais la possibilité de ne pas appliquer une décision de justice.
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Élue écologiste des Deux-Sèvres, Delphine Batho critique ce texte : "Cet article 5, il porte atteinte à l'État de droit et à la séparation des pouvoirs, a-t-elle déploré. Il supprime la possibilité pour les citoyens de s'exprimer dans les enquêtes publiques et surtout, fait inédit, il est en fait un article spécial Deux-Sèvres, puisque dans le Poitou, l'autorisation unique de prélèvement a été annulée par la justice parce qu'elle ne respecte pas les règles de base de l'État de droit concernant l'eau."
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Anne-Morwenn Pastier, hydrologue et géomorphologue, membre du collectif Bassines Non Merci, regrette également ce choix de simplifier le recours aux réserves de substitution, plaidant pour un changement de modèle agricole. Si le collectif n'est pas habilité à porter des recours devant la justice, il soutient les associations qui le font, comme France Nature Environnement ou la LPO. "C'est une composante nécessaire de la lutte, indique-t-elle. Ce n'est pas nous qui la portons mais ça fait partie des rapports de force et des garde-fous qu'on peut, en obtenant des jurisprudences, obtenir aussi pour le futur."
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"Les bassines, elles sont vraiment là pour pallier le fait qu'on prélève trop par rapport à ce que nos milieux peuvent déjà fournir, rappelle-t-elle. Alors qu'on aurait un petit peu de temps pour adapter le modèle agricole, accompagner les agriculteurs et les agricultrices vers un changement de modèle agricole, là c'est juste maintenir le statu quo quelques années, quelques décennies peut-être, et de notre point de vue perdre du temps par rapport à cette adaptation."
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ces SAGE sont élaborés par des commissions locales de l'eau, considérées comme des "parlements de l'eau", à l'échelle d'un sous-bassin versant. Créés par les préfets, ces parlements sont composés des instances publiques locales, des usagers et de l'État. Pour l'instant, un projet de réserve peut être refusé s'il convient au PTGE mais pas au SAGE. Or, le projet de loi pourrait permettre au préfet, représentant local de l'État, de déroger à cette décision.
Par Simon Verdiere - 11 mai 2026
À chaque scrutin, le même refrain résonne toujours à gauche de l’échiquier politique : il faut s’unir coûte que coûte pour l’emporter. Cette conception repose, cependant, sur le postulat assez fragile affirmant que les électorats constitueraient des blocs interchangeables que l’on pourrait facilement additionner. Cette stratégie élude, de plus, la nécessité d’un véritable projet, construit autour d’une idée de rupture.
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S’émanciper d’une forme de confort moral
Dans le cas précis de 2027, l’union ne peut donc advenir dans un projet cohérent, tant les points de vue diffèrent entre les multiples organisations. Cette volonté « à tout prix » est surtout un moyen de rassurer les élites politiques et médiatiques face à une gauche de rupture devenue première force du pays de ce côté de l’échiquier politique.
Au-delà de ce simple réflexe, il existe une exigence de clarté et de radicalité qui semblent la seule en mesure d’affronter les défis de notre temps. Reste à savoir si les électeurs voudront s’emparer de cette ligne pour opérer une véritable bifurcation ou plutôt se conforter dans le conservatisme actuel. Avec le risque de voir l’extrême droite tirer son épingle du jeu.