MANIF NÉO-NAZIE : PARIS RÉSISTE, LA POLICE RÉPRIME LE MÉDIA (REPORTAGE)
Publié Il y a 8 heures • 13 vues
Sous un grand soleil, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées place du Panthéon, à Paris, pour participer au village antifasciste organisé en marge des mobilisations contre l’extrême droite. Conférences, tables rondes, stands, cantine et concert ont rythmé une journée marquée par une forte présence militante, à la veille d’un week-end de tensions autour du défilé interdit du Comité du 9-Mai.
Ce samedi, la place du Panthéon a pris des airs de grande agora politique. Plusieurs milliers de personnes s’y sont retrouvées tout au long de l’après-midi pour un village antifasciste mêlant discussions, rencontres, débats et moments festifs. Dans une ambiance combative, militants, collectifs, associations et curieux ont circulé entre les stands, les tables de presse, la cantine et les espaces de discussion.
Au programme : des conférences et tables rondes consacrées à l’antifascisme, à la répression, à la militarisation, mais aussi à la mémoire coloniale. Les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata du 8 mai 1945 ont notamment été évoqués, rappelant le lien entre luttes antiracistes, mémoire des crimes coloniaux et combat contre les résurgences réactionnaires contemporaines.
La journée s’est conclue dans une ambiance festive et politique avec un concert de 2L, après plusieurs heures d’échanges et de rencontres. Pour les organisateurs et participants, ce village a constitué une démonstration de force militante, dans un contexte où les mobilisations antifascistes et antiracistes font l’objet d’un encadrement policier de plus en plus strict.
Le rassemblement intervenait à la veille d’un week-end marqué par les tensions autour de la présence annoncée de groupuscules d’extrême droite dans la capitale. Le défilé du Comité du 9-Mai, rassemblement annuel de l’extrême droite radicale, avait été interdit par la préfecture de police, tout comme plusieurs contre-rassemblements antifascistes.
Sur X, Laurent Nuñez a salué l’action du préfet de police et des forces de l’ordre, affirmant que « l’ordre et la tranquillité publics » avaient été maintenus et que de nombreuses interpellations et verbalisations avaient été effectuées. Plusieurs journalistes qui couvraient les mobilisations ont toutefois été verbalisés.
Parmi les personnes concernées figurent plusieurs reporters indépendants, dont deux collaborateurs réguliers du Média, Cédric Canton et Gaspard Glanz. Selon les éléments rapportés par nos équipes, ils auraient été nassés, empêchés de filmer, menacés puis verbalisés malgré leurs ordres de mission.
Pour les équipes du Média, cette séquence pose une question centrale : celle de la liberté d’informer. Couvrir une mobilisation, même interdite, relève du travail journalistique. Empêcher des reporters de filmer, les intimider ou les sanctionner alors qu’ils documentent un événement d’intérêt public constitue une atteinte grave au droit à l’information.
Au-delà du seul événement, cette séquence illustre une tension croissante : d’un côté, une mobilisation antifasciste visible, populaire et structurée ; de l’autre, un encadrement policier qui touche désormais directement des journalistes venus documenter ces rassemblements. Pour Le Média, l’enjeu dépasse donc le maintien de l’ordre : il concerne aussi la liberté d’informer, la liberté de manifester et la possibilité même de documenter les mobilisations contre l’extrême droite.
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Publié originellement 11/05/2026
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Une coupe rase dans une forêt près d'Eymoutiers (Haute-Vienne), le long du chemin de St Jacques de Compostelle
Publié le dimanche 3 mai 2026 à 09:13
26 min
Interception
En France, 62 000 hectares de forêts sont rasées chaque année selon l’Institut national de l'information géographique et forestière. Derrière ces coupes rases, dénoncées par Canopée, une forêt largement privée et une filière à qui l’on demande de produire toujours plus de bois.
Du jour au lendemain, la forêt n’est plus là. Ce paysage familier, où l’on venait se promener, a disparu. Les jours précédents, pourtant, un indice : le bruit continu des machines. Aujourd’hui, un arbre peut être abattu en 18 secondes, avec des engins industriels capables de couper, débiter et empiler en un seul geste. Après leur passage, il ne reste rien. Le phénomène porte un nom : les coupes rases.
L'équivalent d'un terrain de football toutes les 6 minutes
L’Institut national de l'information géographique et forestière en a mesuré l’ampleur : 62 000 hectares coupés chaque année entre 2018 et 2024. L’équivalent d’un terrain de football toutes les six minutes. À partir d’images satellites, l’ONG Canopée a évalué les conséquences de ces disparitions. Dans un rapport publié en février, elle estime que ces coupes sont « trop nombreuses », au regard de leurs effets sur la biodiversité et l’environnement.
Une forêt privée, morcelée, difficile à réguler
Derrière ces chiffres, une réalité souvent méconnue : la forêt française est majoritairement privée. Elle est répartie entre plus de 3 millions de propriétaires, dont certains ne possèdent qu’un ou deux hectares, parfois oubliés au fil des successions. Le code forestier autorise les coupes, y compris rases, ce qui rend leur encadrement complexe.
Contestations locales
Contre ces coupes rases, des marches blanches sont organisées dans les forêts, des abattages d’arbre ont aussi lieu sous escorte de la gendarmerie. A l’autre bout, il y a une sylviculture à qui on demande de fournir toujours plus de bois de chauffage et de bois d’œuvre destiné à la menuiserie. Pour suivre la cadence, des feuillus sont coupés, remplacés par des résineux, plus rapides à pousser et plus faciles à exploiter.
Partons marcher avec Antoine Giniaux dans une forêt désormais trouée à Saint Eloi dans la Creuse.
Reportage : Antoine Giniaux
Production : Hélène Chevallier
Réalisation : Lucie Lemarchand et Anais Reinhardt
Mixage : Anne Laure Cochet
Références Forêts Nature Info Société Environnement Écologie
L'équipe
Fabienne Sintes, Journaliste et productrice du 18/20 sur France Inter
Lucie Lemarchand, Réalisation
Martine Meyssonnier, Attaché(e) de production
Cécile Bidault, Journaliste
Antoine Giniaux, Journaliste
Hélène Chevallier, Journaliste
Tr.: ...
Bois d’œuvre : reste 1500 scieries en France...
Ndlr : 15 000 scieries en 1960 selon https://kloros.fr/actualites/pourquoi-les-scieries-francaises-sont-elles-en-crise
Voir tout
- Tchernobyl, anatomie d’une catastrophe (1/3) En enfer
- Tchernobyl, anatomie d’une catastrophe (2/3) Radiation
- Tchernobyl, anatomie d’une catastrophe (3/3) Responsabilité
53 min
Disponible jusqu'au 05/06/2026
À la télévision le lundi 27 avril à 11:40
Clés : Info et société Enquêtes et reportages Documentaire
Quarante ans après la pire catastrophe nucléaire de l'histoire, cette enquête révèle les mécanismes d'un mensonge d'État. Dernier volet : à la conférence de l'Agence internationale de l'énergie atomique de Vienne, en août 1986, l'URSS se défausse de sa responsabilité, invoquant des erreurs humaines commises par le personnel de la centrale.
Ces mêmes arguments aboutissent l'année suivante à de lourdes condamnations mais le masque se fissure. Nikolaï Steinberg, qui a supervisé la construction du sarcophage, mène une enquête obstinée et rétablit la vérité : le réacteur souffrait d'un vice de conception connu des autorités bien avant la catastrophe. Une épine supplémentaire dans le flanc d'un empire vacillant, qui contribue à précipiter sa chute, en décembre 1991. Quarante ans après, alors que la centrale a définitivement fermé et que la guerre ravage à nouveau la zone d'exclusion – soldats contaminés, sarcophage touché par les drones –, Tchernobyl appartient autant au présent qu'à l'histoire.
Réalisation Erica Jenken Tom Cook
Pays Royaume-Uni
Année 2026
Tr.: ...
technologie RBMK ...
BURE : REPORTAGE AU CŒUR DE LA MANIF RÉPRIMÉE PAR LES BLINDÉS
Publié Il y a 1 heure • 7 vues
Samedi 20 septembre, la commune de #Bure, dans la #Meuse, a vu converger près de 2 000 personnes pour dénoncer le projet #Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires hautement radioactifs. La « Manif’ du futur », festive et déterminée, a réuni un large front antinucléaire avec la présence remarquée de Mathilde Panot et Sandrine Rousseau, venues affirmer leur soutien. Mais alors que les collectifs entendaient affirmer une résistance populaire, l’État avait choisi la démonstration de force : des centaines de #gendarmes, des barrages, des routes coupées, des hélicoptères survolant les champs, transformant la campagne meusienne en zone militarisée. Pourtant, les affrontements tant redoutés par les autorités n’auront été que minimes. Environ une heure après le départ, le cortège s’est brièvement scindé : la grande majorité a poursuivi l’itinéraire autorisé, tandis qu’environ 200 personnes du mouvement autonome ont choisi la confrontation directe. Elles ont réussi, un temps, à faire reculer les gendarmes avant que des renforts n’interviennent et que les champs ne soient gazés à coups de lacrymogènes et de grenades de désencerclement. La disproportion du dispositif illustre une fois de plus la volonté de criminaliser le mouvement social. Mais la manifestation a montré, malgré tout, la vitalité d’une lutte qui refuse d’hypothéquer l’avenir pour enfouir des déchets dangereux pour des centaines de milliers d’années. À Bure, ce 20 septembre, s’est affirmée une conviction claire : la résistance à Cigéo est toujours vivante et déterminée.
Reportage @Taranisnews
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Publié originellement 23/09/2025
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Durée 16min 31sec
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Tr.: ...
Mandres-en-Barrois ...
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🔥 BALANCE TON ACTION : https://t.me/+2R64giSPWzBjMGJk
✊LE SITE ONNEVEUTPLUS : https://onneveutplus.fr/
🐬 Rejoignez la lutte du 10 septembre : https://indignonsnous.fr/
🌧️ LE TELEGRAM DU 22 : https://t.me/indignonsnous22
🎤 FORMEZ VOUS AUX AUDITIONS CITOYENNES : https://t.me/+65Kwx47K1_U5ZGY0
✏️ MODÈLE TRACT ET AFFICHE : https://www.canva.com/design/DAGwB3kM...
LES VIDÉOS A VOIR :
▶️ • Série Capitalisme https://www.youtube.com/playlist?list=PLFePO0DghdifiL-Jo07YIrmNAZCVqOgYz
▶️ • Série Propagande https://www.youtube.com/playlist?list=PLFePO0Dghdiel8dwhx2fYSv3XxPQiu50v
▶️ • VIT'FAITS !
▶️ • On fait l'point !
▶️ • Ca bouge ! (manifs, luttes, micro trottoir...
SOURCES :
🦆L'équipe qui a travaillé sur cette vidéo :
Recherches&écriture : Betsy Nina Maxime Aymeric Camille Yohan BalanceTonAction
Tournage / Montage : Yohan
Miniature : Nina
00:00 Intro
01:03 Blocages et manifs
04:00 Paysans
04:55 La Capitale !
06:23 Les bonnes idées !
08:42 Conclusion
Par charentelibre.fr, publié le 10 septembre 2025 à 7h01, modifié à19h31 / par Antoine Beneytou journaliste,
Jour J pour le mouvement “Indignons-nous, bloquons tout”. Après le renversement du gouvernement Bayrou par l’Assemblée nationale, place à la colère sociale, dans la rue. Toutes les infos sur les actions en Charente à suivre en direct avec Charente Libre.
Blocage de rond-point, manifestation devant l’hôpital. Débrayages. Plusieurs actions sont prévues en Charente par le mouvement protéiforme “Indignons-nous”, lancé sur internet et les réseaux sociaux, puis relayé par LFI et les organisations syndicales.
Ndlr: reportage assez réaliste et impartial. Merci Mr le journaliste.
Petit bémol sur la compréhension de l'altercation : quelques manifestants ont créé un point de fixation qui a occupé un nombre suffisant de gendarmes et a permis aux autres de les déborder sur les côtés sans violences !
Un quart des entreprises utilise désormais l'intelligence artificielle pour automatiser des processus, un chiffre en augmentation constante. ©AFP - Ricardo Milani
A la maison, à l'école, dans la sphère professionnelle : l'intelligence artificielle est devenue, pour nombre de d'entre nous, un partenaire du quotidien. Avec quelles conséquences ?
En 2013, "Her" -le film de Spike Jonze- affichait sur grand écran les tribulations d'un humain amoureux d'une intelligence artificielle, qui face à ses doutes, lui répondait: "vous vous habituerez".
Peut-être sommes nous en train de nous habituer plus tôt que prévu. Ce futur qu'on imaginait lointain s'est installé dans nos vies. Avec, partout, des circuits imprimés, des caméras qui permettent de voir, des micros pour entendre et des haut-parleurs pour calquer les interactions sur le comportement humain.
C'est notre rapport aux machines que ce numéro d'Interception explore et interroge. Avec des métiers qui disparaissent, des adolescents qui demandent à Chat GPT de faire les devoirs à leur place et à Perplexity ou Gemini des conseils pour gérer leurs relations amicales ou leurs déboires amoureux.
Il y a aussi ces éleveurs, qui gèrent leur exploitation laitière comme un jeu vidéo grandeur nature, avec des animaux suivis, contrôlés, surveillés par des algorithmes. Au total un quart des entreprises françaises utilisent désormais d'intelligence artificielle. Nous sommes près d'un tiers de la population à interagir de manière régulière voire quotidienne avec une IA.
C'est à Cagnes-sur-Mer que commence ce reportage, dans la voiture de Patricia, 37 ans, guidée -pour faire ses courses- par son smartphone.
L'IA dans nos vies, un reportage de Lorélie Carrive
Prise de son: Nicolas Matthias
Réalisation: Guillaume Girault
Attachée de Production: Martine Meyssonnier
Mixage: Jason Taouss
Clés : Info Société
2,62 k abonnés - 881+ - 14 584 vues - 414 commentaires
– Ne montrez pas ces images à BFM et LCI, ça pourrait leur faire un choc –
Cela pourrait être amusant si ça n'était pas dramatique. Un jeune reporter de 14 ans, du média en ligne hollandais Bender, a offert une leçon de journalisme à tous les médias d'occident. Le jeune homme a courageusement suivi les hooligans du Maccabi Tel Aviv lors de leur déplacement dans sa ville, à Amsterdam. Il a donc filmé les fameuses victimes innocentes de l'atroce pogrom antisémite dont tout le monde parle.
Ses images sont édifiantes : le groupe de hooligans, déjà connu pour avoir commis des agressions racistes par le passé, se déplace de façon coordonnée et armée, récupère des barres de métal et des bâtons dans les rues, il tire des explosifs à Amsterdam et charge violemment dans le but d'en découdre. Sur les images, cette milice israélienne ultra-violente n'est quasiment pas inquiétée par la police. On découvre que le groupe a même dépavé les rues pour caillasser la police, les taxis et un immeuble affichant des drapeaux palestiniens, sans réaction des autorités.
Plus le reportage avance, plus il paraît évident qu'il s'agit d'une descente fasciste préparée pour agresser et casser, en ciblant prioritairement des habitants d'origine maghrébine. Surtout quand on sait que ces hooligans chantaient par ailleurs des slogans appelant à tuer les «arabes» tout au long de leur séjour.
S'il devait y avoir un scandale médiatique, il aurait du porter sur cette descente dans les rues des Pays-Bas, venue d'un État colonial en train de commettre un génocide. Et pas sur la réaction d'habitants qui ont riposté. Mais par un fantastique retournement du réel, ce sont les agresseurs, armés, formés au combat et ouvertement racistes, dont plusieurs sont membres de Tsahal ou du Mossad, qui sont présentés depuis 2 jours comme des victimes absolues.
À présent, il est obligatoire de respecter le droit des hooligans israéliens à commettre des agressions racistes et à appeler au meurtre d'arabes sans réagir.
Sous-titres : Caisses de grève
Reportage — Luttes
et Alexandre Bagdassarian (photographies)
Mis à jour le 15 mai 2024 à 09h17 - Durée de lecture : 7 minutes
Clés : Luttes Agriculture Mégabassines
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce weekend contre deux projets de mégabassines dans le Puy-de-Dôme. Une « randonnée festive et déterminée » où, en symbole d’un autre modèle agricole, elles ont planté semis et haies.
Vertaizon (Puy-de-Dôme), reportage
Au pays du maïs hybride et du géant de l’agro-industrie Limagrain, planter des semences paysannes est un acte politique, pour ne pas dire un acte subversif. Les discussions ont été longues pour préparer la journée de vendredi 10 mai, préambule au grand rassemblement du lendemain, porté par Bassines non merci 63 (BNM63), la Confédération paysanne, Extinction Rebellion, les Faucheurs volontaires et Les Soulèvements de la Terre.
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Connu / TG le 14/05/24 à 23:38
Gigabassines : des milliers de manifestants dans le Puy-de-Dôme dénoncent un « entêtement du gouvernement »
Près de 6 000 personnes se sont retrouvées près de Clermont-Ferrand, samedi 11 mai, pour protester contre le projet de construction de deux gigantesques retenues d’eau. Une « randonnée festive » pour sensibiliser au partage d’une eau de plus en plus rare dans la Limagne.
Connu / TG le 13/05/24 à 10:02
francetv Info & société 27 min 15 s tous publics
publié le 05/10/2023 à 23h00 Disponible jusqu'au 04/10/2024
Un reportage d'Angélique Forget, Antoine Védeilhé, Oskars Goetso / ©Keyi Productions. Des montagnes d'ordures s'accumulent au cœur de l'île de Bali, en Indonésie. L'île produit chaque année 300 000 tonnes de déchets qui envahissent les mangroves, les rivières, les plages, et in fine l'océan. Tous proviennent de décharges sauvages, mais aussi d'habitants qui jettent leurs poubelles directement dans les cours d'eau, car à Bali, il n'y a ni ramassage ni gestion des ordures. L'Indonésie est le deuxième contributeur mondial à la pollution des océans après la Chine. Pour empêcher les déchets de rejoindre l'océan, des barrières dans les rivières ont été construites, comme des barrages flottants, par Sungai Watch, une association qui les récupère puis tente de les recycler.
Tr.: ... fabrication de planches en plastiques recyclés pour faire des meubles, des maisons, etc
La prise d'eau des Ricous. C'est là que le canal de Gap récupère l'eau du Drac ©Radio France - Célia Quilleret
Les nouvelles vagues de chaleur qu'ont connu plusieurs régions françaises cet été et les niveaux très faibles de nombreuses nappes phréatiques font de l'eau une denrée de plus en plus rare et de plus en plus convoitée.
Le 25 mars 2023, à Saint Soline, dans les Deux-Sèvres, les forces de l’ordre s'opposaient à des manifestants rassemblés contre la construction de bassins artificiels au milieu de champs. Des stockages d’eau puisée en hiver dans la nappe phréatique, pour irriguer les terres agricoles du département pendant l’été. Une hérésie au service d’un modèle agricole productiviste pour les uns… une solution inéluctable face au changement climatique pour les autres.
Ces bassines seraient même le symbole d’une "guerre de l’eau" dans laquelle la France a basculé alors que cette eau de pluie, de neige, de nappe autrefois abondante et régulée par des saisons stables, est devenue incertaine, soumise aux aléas d’une météo imprévisible.
Eau agricole, eau à boire, eau de confort, eau industrielle… Comment gérer cette source de vie qui devient source de conflit ? Quel partage entre tous les usages ? Comment concilier la préservation de la ressource et de l’environnement avec des intérêts économiques dont dépendent aussi les territoires ?
Interception vous emmène aujourd’hui dans trois lieux représentatifs d’une France où l’enjeu du partage de l’eau est en train de s’imposer.
Dans les Hautes-Alpes, où l’eau de neige et des glaciers n’est plus une évidence…
Dans la plaine vosgienne, où l’eau minérale de Vittel est menacée...
Dans les Pyrénées-Orientales, qui connaissent une sécheresse historique et où les vendages ont commencées mi-août, de nuit et par 32°.
"L’eau, source de conflit", un reportage de Célia Quilleret, Marie Roussel et Antoine Giniaux.
Prise de son : Thibault Nascimben et Romain Luquiens
Réalisation : Jérôme Chélius, assisté de Martine Meyssonier
Mixage : Delphine Bodet
Vidéo : L'eau en Héritage - Le partage de la ressource, Association de Protection, d'Information et d'Etudes de l'Eau et de son Environnement https://veille-eau.com/videos/l-eau-en-heritage-le-partage-de-la-ressource
France Nature Environnement : De Caussade à Vittel, contre-exemple d'un juste partage de l'eau https://fne.asso.fr/actualites/de-caussade-a-vittel-contre-exemples-d-un-juste-partage-de-l-eau
Porteur d’aide publique - Organiser et gérer le partage de l'eau entre les usages https://aides-territoires.beta.gouv.fr/aides/927e-aide-organiser-et-gerer-le-partage-de-leau-en/
Reportage — Alternatives - Mis à jour le 28 août 2023 à 16h29 - Durée de lecture : 9 minutes
Alimentaire, bien-être, écoconstruction... La culture du chanvre est remise au goût du jour sur le plateau de Millevaches, en Nouvelle-Aquitaine, par une poignée de paysans.
Peyrelevade (Corrèze), reportage
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Sur les trois départements du Limousin, ils sont pourtant une quarantaine de producteurs à avoir misé sur cette plante pour se diversifier. Organisés au sein de l’association Lo Sanabao — la chanvrière en occitan —, et soutenus par l’antenne locale des Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (Civam), ils exploitent un peu plus de 40 hectares.
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« Grâce à son système racinaire pivotant, il va chercher l’eau jusqu’à plusieurs mètres de profondeur, ce qui en fait une culture très résistante à la sécheresse et permet de restructurer le sol et de l’oxygéner. » © Lilian Cazabet / Reporterre
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On l’intègre dans notre rotation, une fois tous les sept ans, quand une prairie ne donne plus et avant une année de céréale. On s’aperçoit alors qu’on a des rendements bien supérieurs. » En langage agronomique, on dirait que le chanvre, culture de printemps récoltée fin août, constitue une très bonne « tête d’assolement » — soit la première culture d’une rotation.
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Louis-Marie Allard, spécialiste du chanvre pour l’institut technique Terres Inovia https://www.terresinovia.fr/
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Couche supérieure en terre-chanvre. Couche inférieure en chaux-chanvre. Ces deux mélanges sont utilisés pour renforcer l’isolation thermique. © Lilian Cazabet / Reporterre
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« C’est une plante qui n’a besoin de rien, si ce n’est d’un peu de fumier pour les apports en azote. C’est très simple d’en faire une culture bio », résume Geoffroy Broussouloux, dont les parents ont converti l’exploitation dès 2002. Dans ces conditions, « la culture du chanvre fait aussi office de réservoir de biodiversité », observe Louis-Marie Allard. En particulier pour les araignées et les carabidés — des coléoptères terrestres de grande taille — qui viennent trouver refuge, humidité et nourriture dans l’épaisse litière de feuilles au pied des tiges.
Une culture historique en France
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À son apogée, au milieu du XIXe, le chanvre occupait 176 000 hectares. Jusque dans les années 1940, il était encore cultivé sur tout le territoire pour alimenter les filières textiles et papetières
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En Limousin, la culture doit son réveil à Didier Lorioux ... « Dans les années 1990, j’ai rencontré La Chanvrière de l’Aube https://lachanvriere.com/ qui était la seule du pays à produire à l’échelle industrielle pour l’industrie papetière, se souvient ce retraité dont le ton calme tranche avec l’hyperactivité. À l’époque, je savais juste que c’était bon pour le sol et que ça pouvait s’implanter partout. Avec une poignée de camarades, on s’est motivés à, nous aussi, faire du chanvre, mais paysan, en bio et en circuit court. » ... de la chènevotte — de la paille de chanvre ...
Un matériau biosourcé
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Grâce un cribleur autoconstruit spécialement pour le chanvre, il récupère les fibres pour en faire de la laine et la partie ligneuse, la chènevotte, qui servira à produire du béton ... développer notre activité terre-chanvre ... plusieurs atouts. « C’est un bon isolant qui a une capacité à bien réguler l’humidité. Il est très adapté pour la rénovation de bâti ancien... » ... à l’instar d’autres matériaux biosourcés comme la paille ou la ouate de cellulose, le chanvre a un impact carbone quasi nul contrairement au ciment. Et si la production de la chaux — largement utilisée pour faire du béton de chanvre — est émettrice de CO2, elle peut être remplacée par de la terre argileuse, bien plus écologique.
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« La France est le premier pays producteur de chanvre au monde avec 22 000 hectares cultivés et les besoins des clients des chanvrières nécessitent un doublement des surfaces d’ici à cinq ans », vante Nathalie Fichaux, directrice d’Interchanvre, l’association de l’interprofession.
Aux débouchés traditionnels comme le bâtiment ou la papeterie s’en ajoutent de nouveaux, plus surprenants. Le chanvre est transformé en « bioplastique » ou bien utilisé par le secteur de l’automobile, notamment pour les panneaux de porte ou les tableaux de bord.
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Si des signaux interpellent comme la faible part du chanvre bio en France – 15 % alors que la plante l’est quasiment par nature — Nathalie Fichaux se veut rassurante. « Où qu’il soit produit, le chanvre n’est viable qu’au sein d’une rotation de culture. Il ne remplace rien et il n’y a pas de raisons pour que ça change. » ... « Si chacun de nous plante quelques hectares et monte de petites unités locales de transformation, on gardera le côté écolo du chanvre ! »
connu : https://twitter.com/Reporterre/status/1697127161465897152