MANIF NÉO-NAZIE : PARIS RÉSISTE, LA POLICE RÉPRIME LE MÉDIA (REPORTAGE)
Publié Il y a 8 heures • 13 vues
Sous un grand soleil, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées place du Panthéon, à Paris, pour participer au village antifasciste organisé en marge des mobilisations contre l’extrême droite. Conférences, tables rondes, stands, cantine et concert ont rythmé une journée marquée par une forte présence militante, à la veille d’un week-end de tensions autour du défilé interdit du Comité du 9-Mai.
Ce samedi, la place du Panthéon a pris des airs de grande agora politique. Plusieurs milliers de personnes s’y sont retrouvées tout au long de l’après-midi pour un village antifasciste mêlant discussions, rencontres, débats et moments festifs. Dans une ambiance combative, militants, collectifs, associations et curieux ont circulé entre les stands, les tables de presse, la cantine et les espaces de discussion.
Au programme : des conférences et tables rondes consacrées à l’antifascisme, à la répression, à la militarisation, mais aussi à la mémoire coloniale. Les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata du 8 mai 1945 ont notamment été évoqués, rappelant le lien entre luttes antiracistes, mémoire des crimes coloniaux et combat contre les résurgences réactionnaires contemporaines.
La journée s’est conclue dans une ambiance festive et politique avec un concert de 2L, après plusieurs heures d’échanges et de rencontres. Pour les organisateurs et participants, ce village a constitué une démonstration de force militante, dans un contexte où les mobilisations antifascistes et antiracistes font l’objet d’un encadrement policier de plus en plus strict.
Le rassemblement intervenait à la veille d’un week-end marqué par les tensions autour de la présence annoncée de groupuscules d’extrême droite dans la capitale. Le défilé du Comité du 9-Mai, rassemblement annuel de l’extrême droite radicale, avait été interdit par la préfecture de police, tout comme plusieurs contre-rassemblements antifascistes.
Sur X, Laurent Nuñez a salué l’action du préfet de police et des forces de l’ordre, affirmant que « l’ordre et la tranquillité publics » avaient été maintenus et que de nombreuses interpellations et verbalisations avaient été effectuées. Plusieurs journalistes qui couvraient les mobilisations ont toutefois été verbalisés.
Parmi les personnes concernées figurent plusieurs reporters indépendants, dont deux collaborateurs réguliers du Média, Cédric Canton et Gaspard Glanz. Selon les éléments rapportés par nos équipes, ils auraient été nassés, empêchés de filmer, menacés puis verbalisés malgré leurs ordres de mission.
Pour les équipes du Média, cette séquence pose une question centrale : celle de la liberté d’informer. Couvrir une mobilisation, même interdite, relève du travail journalistique. Empêcher des reporters de filmer, les intimider ou les sanctionner alors qu’ils documentent un événement d’intérêt public constitue une atteinte grave au droit à l’information.
Au-delà du seul événement, cette séquence illustre une tension croissante : d’un côté, une mobilisation antifasciste visible, populaire et structurée ; de l’autre, un encadrement policier qui touche désormais directement des journalistes venus documenter ces rassemblements. Pour Le Média, l’enjeu dépasse donc le maintien de l’ordre : il concerne aussi la liberté d’informer, la liberté de manifester et la possibilité même de documenter les mobilisations contre l’extrême droite.
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Publié originellement 11/05/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée Langue Français
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Connue / https://twitter.com/86Greenpeace/status/1352061658638786562
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Greenpeace Poitiers @86Greenpeace · 7 min
Inès Léraud a enquêté et coréalisé une #BD #BandeDessinée pour nous aider à sortir du déni des #AlguesVertes dûes à 1 #AgricultureIntensive+#AgroAlimentaire
Symbole de la #LibertéDinformation à défendre à tout prix en signant
@ileraud #Déni @Bastamag
Citer le Tweet Daniel Ibanez @ContactIbanez · 18 janv. Soutien à @ileraud et @Bastamag Le communiqué de presse
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Le jeudi 14 janvier 2021, Jean-Luc Mélenchon présentait ses voeux à la presse. Il a insisté sur les dangers qui pèsent sur la liberté d'informer et a placé son discours sous le parrainage de Julian Assange et Loujain Al-Hathloul. Le député insoumis a en particulier pointé les dangers qui planent sur la liberté de la presse et a mis l'accent sur l'importance du pluralisme et sur la situation sociale des journalistes. Il a aussi évoqué la question de la concentration des réseaux sociaux dans les mains d'une poignée d'entreprises privées, à l'heure où les GAFAM se sont arrogés un droit de censure en coupant l'accès de Trump à ses différents comptes.
Jean-Luc Mélenchon a ensuite centré son discours sur la question sociale. Il a ainsi expliqué qu'elle était au centre de la question écologique et que la déforestation ou l'utilisation massive des pesticides était des conséquences du modèle capitaliste. Il a aussi rappelé que la pandémie du coronavirus avait à la fois des origines sociales et qu'elle frappait plus durement les populations les plus pauvres. Le président du groupe « La France insoumise » à l'Assemblée nationale a, sur ce point, parlé de la situation dramatique des petits commerçants, notamment dans le secteur de la restauration. Il a appelé le gouvernement à centraliser les dettes dans une même caisse afin de desserrer l'étau de la dette qui pèse sur ces petits commerçants.
Enfin, le candidat à l'élection présidentielle a expliqué que 2022 était «la dernière station avant le désert» et qu'il fallait prendre maintenant les décisions nécessaires pour engager la bifurcation écologique et mettre en place une société de l'entraide. Il a appelé les citoyens à faire leurs choix en fonction des programmes et non des personnes et a rappelé que le programme «L'Avenir en commun» était sur la table et en débat pour toutes celles et ceux qui voudraient participer à son élaboration et le faire gagner.
LES LIENS
- Tweet de soutien aux parlementaires américains : https://twitter.com/JLMelenchon/status/1346913210423779328%3Fs%3D20
- Macron veut ficher nos opinions politiques et religieuses : https://linsoumission.fr/2021/01/05/macron-veut-ficher-nos-opinions-politiques/
999 commentaires
22 928 ont signé
.#FreeGaspardGlanz a lancé cette pétition adressée à gouvernement
Le journaliste et reporter Gaspard Glanz, fondateur de Taranis News, a été interpellé par les forces de l'ordre le samedi 20 avril 2019.
Il fait, depuis des années, l'objet de harcèlement de la part des pouvoirs publics et est concerné par une fiche "S" "comme individu susceptible de se livrer à des actions violentes"
La presse libre et indépendante est empêchée de travailler dans notre pays.
Gaspard Glanz se bat pour l'indépendance de l'information, condition fondamentale pour la préservation de notre liberté. Mobilisons-nous pour lui.