écologie Environnement Agir
Dans le delta du Rhône, la présence accrue du sel dans les terres et les étangs est le symptôme du changement climatique. Pour apaiser les tensions sur le sujet, des scientifiques ont mis en scène le « procès du sel ».
Margot Hemmerich, Clémentine Méténier, le 20 août 2026
8 min
© Jeanne Macaigne
Debout au milieu de ses chevaux camarguais, Laure Vadon s’interroge. Devra-t-elle bientôt quitter le mas familial et abandonner ses terres pour migrer à plusieurs centaines de kilomètres de sa Camargue natale ? Fera-t-elle partie des premiers réfugiés climatiques en France à devoir fuir face à la montée des eaux ? « Je ne peux pas l’accepter », lâche la quinquagénaire.
Installé depuis neuf générations au cœur du delta du Rhône, le Mas Saint-Germain élève chevaux et taureaux au milieu d’une exploitation rizicole bio. Depuis quelques années, la famille Vadon accueille également les touristes au sein d’un gîte équestre.
« Ce mas, c’est nos racines. Nous vivons ici depuis près de trois cents ans. Alors quand j’entends qu’il faudrait délocaliser la Camargue, j’ai l’impression que l’Etat nous abandonne. »
D’après un scénario du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), l’élévation du niveau de la mer de 63 à 102 centimètres d’ici à 2100 pourrait submerger la plus grande partie de la Camargue à marée haute et lors des tempêtes. Sans action publique, près de 32 000 personnes seraient durablement touchées. Et pour cause : dans ce territoire de 150 000 hectares, 70 % des terres sont situées à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer.
Plus rien ne pousse à certains endroits
Pour Laure Vadon, l’urgence est déjà là. Au bout des prairies bordées par les bosquets de tamaris qui délimitent ses terres se trouve l’étang de Vaccarès. Avec une superficie de 65 km², il est le plus vaste étang de la réserve naturelle de Camargue et le premier menacé par la montée des eaux.
« En tant que riverains, on a constaté une dégradation du milieu, avec une disparition des roselières, une salinité accrue, une érosion des berges. Aujourd’hui, on ne peut plus faire de luzerne à certains endroits, ce qui signifie qu’on n’a plus de fourrage pour les bêtes. On a également des terres qui sont tellement salées que même le riz n’arrive plus à pousser. »
Avant la menace d’une submersion, la montée des eaux a en effet engendré une salinisation des sols sans précédent.
« Il y a encore une quinzaine d’années, on avait entre 50 et 80 jours par an où l’on pouvait évacuer vers la mer les eaux fluviales et agricoles qui arrivaient dans les étangs car le niveau était plus bas. Aujourd’hui, on est plutôt autour de 10 jours par an. Or, si on n’arrive pas à vider la Camargue, on ne peut pas évacuer du sel. Et lorsqu’on veut faire sortir de l’eau, c’est la mer qui rentre », explique le directeur de la Réserve naturelle nationale de Camargue, Gaël Hemery.
Sans compter que la salinisation des terres peut également venir des sous-sols, par la remontée de ce que l’on appelle le biseau salé, lorsque l’eau de mer s’infiltre dans les nappes phréatiques d’eau douce. Un phénomène qui s’accroît lorsque le niveau de la mer augmente et que les chutes de pluie s’amenuisent tandis que les phases de sécheresse s’allongent.
Dans ce contexte, une question se pose : est-il encore possible de lutter ?
« Ce qui est sûr, c’est qu’il faut s’adapter. En Camargue, le sel a toujours été un sujet. La différence aujourd’hui est que le réchauffement climatique bouleverse la donne et qu’il y a des changements plus profonds à prendre en compte », poursuit Gaël Hemery.
« Travailler avec les écosystèmes »
Le Conservatoire du littoral – qui rachète des terres et en confie la gestion à des acteurs locaux – a notamment commencé à développer une nouvelle approche basée sur les « solutions fondées sur la nature » (SFN). Sur certains sites, comme celui des anciens marais des salins de Camargue au sud-est du delta, l’objectif est désormais de « travailler avec les écosystèmes plutôt que de compter uniquement sur des solutions d’ingénierie conventionnelles pour contrecarrer les forces de la nature », décrit le directeur de la réserve naturelle.
Mais la démarche fait grincer des dents nombre d’acteurs économiques. Comme Bertrand Mazel, président du Syndicat des riziculteurs.
« Il y a plusieurs formes de salinité en Camargue, mais la plus embêtante, c’est celle qui est due à l’inaction de l’homme, assène-t-il. Je pense qu’une partie du territoire est abandonnée à la renaturation. Or, je rappelle que la riziculture apporte des centaines de millions de mètres cubes d’eau sur ce territoire. Sans elle, on aurait beaucoup plus de sel et beaucoup moins de biodiversité qu’aujourd’hui. »
« Avec les solutions fondées sur la nature, on vit un choc culturel puisqu’on s’adresse à des propriétaires, agriculteurs et éleveurs qui valorisent la Camargue depuis des siècles grâce à l’irrigation et au pompage artificiel de l’eau douce », analyse l’écologue et chercheur au CNRS à Montpellier Raphaël Mathevet.
« Comme souvent dans des situations de crise, on recherche un responsable, et le bouc émissaire idéal, ce sont les scientifiques et les activistes écologistes qui préconisent de se saisir de cette crise pour repenser la valorisation économique du delta et mettre en place d’autres cultures et manières d’agir, ajoute le chercheur. Ces dernières années, on était arrivé à un point où les gens ne se parlaient plus. Il n’y avait plus que des invectives et des insultes, jusqu’à un appel à se débarrasser des gêneurs. »
C’est pour tenter de restaurer le dialogue que le scientifique – entouré de chercheurs en sciences humaines et sociales et d’artistes – a mis en scène, le 28 novembre dernier, le « procès du sel ». Un procès fictif unique, point d’orgue d’une recherche-action menée pendant un an auprès de l’ensemble des acteurs du delta du Rhône.
Face à un public de 400 personnes, Gilles Bardon est le premier témoin appelé à la barre. Viticulteur à Aigues-Mortes, âgé de 56 ans, il a perdu cinq hectares de pieds de vignes au printemps 2021.
« Sur un total de douze, souffle-t-il. Le végétal s’est recroquevillé, la sève a été envahie par le sel, le sel est remonté jusqu’aux racines. Et dans un laps de temps très court, mes vignes ont été brûlées, comme au lance-flammes… »
Ce qu’il demande ? « Non pas de contrer le réchauffement climatique, mais d’atténuer ses effets par différentes méthodes de culture – que ce soit par aspersion, irrigation, goutte-à-goutte, tous les moyens seront bons mais il faut ramener de l’eau douce sur le territoire. » Car Gilles Bardon le rappelle, aujourd’hui « la salinité n’est pas reconnue par les assurances ».
Seize témoins
Tour à tour, seize témoins sont appelés à partager leur vision. Sauniers récoltant le sel des marais, agriculteurs et éleveurs, mais aussi scientifiques et gestionnaires.
« On nous accuse de vouloir “ensauvager” tout le delta, se défend Marc Thibault, naturaliste à la Tour du Valat, association gestionnaire de sites du Conservatoire du littoral. Ça ne me paraît ni réaliste ni raisonnable. Simplement, il faut rappeler que le sel fait aussi partie des facteurs écologiques qui expliquent la très riche biodiversité de la Camargue, comme les flamants roses ou les saladelles [fleurs typiques de Camargue, NDLR]. »
« L’intérêt n’est effectivement pas d’avoir des milieux uniformes, complète Aline Martin, chargée de projet au Conservatoire du littoral. La Camargue est une mosaïque où chaque site a ses particularités. Ici, on va protéger une espèce rare. Là, on va entretenir des milieux ouverts avec du pâturage. Là-bas, restaurer des zones humides pour filtrer l’eau et accueillir la faune. L’équilibre n’est pas toujours simple à trouver. »
L’enjeu d’un tel dialogue est de taille, alors qu’en 2024, la Cour des comptes de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) pointait le manque de préparation du territoire et « l’absence de stratégie d’adaptation » sur le long terme. Certaines solutions concertées se mettent progressivement en place, adossées à des cahiers des charges avec des conditions écologiques. 43 conventions agricoles ont été signées entre des agriculteurs en élevage extensif et le Conservatoire du littoral.
De son côté, le Syndicat mixte de la Camargue gardoise – qui associe les huit communes du territoire et le département – a créé un plan d’action sur la salinisation des sols.
« On a démarré un travail avec la chambre d’agriculture du Gard pour faire l’inventaire de l’état des réseaux et des ouvrages en charge de la circulation de l’eau », détaille Nicolas Bonton, chef de service.
D’autres sont à l’étude, comme la réhabilitation du pertuis de la Fourcade, ouvrage majeur d’évacuation des eaux. Ou encore « restaurer les prises gravitaires, ces vannes situées dans le fleuve qui permettent de faire entrer de l’eau du Rhône par gravité, sans pompage », évoque Gaël Hemery. Une solution possible aux périodes de l’année où le Rhône est suffisamment haut. « Cela montre qu’on a des marges de manœuvre. Et dès lors qu’on agit, on est un peu moins inquiet », avance-t-il.
Un enjeu politique et économique
En concluant à « l’absence de culpabilité du sel », le tribunal s’est déclaré en faveur d’une « nouvelle gouvernance de la Camargue comme un bien collectif ».
« La juridiction écarte les visions trop simplistes, qu’elles s’en remettent entièrement à la technique ou au contraire à un laisser-faire total », énonce le verdict.
Quant aux responsabilités, « le tribunal établit que la salinisation n’est pas une faute mais un signal d’alarme, celui de relations anciennes entre pratiques humaines, infrastructures et rythmes naturels qui se sont distendues. La Camargue n’attend pas un retour au passé, mais l’engagement d’un avenir partagé ».
« Un moment comme celui-ci donne de l’espoir, se réjouit le viticulteur Gilles Bardon. Il faut désormais veiller à ce que les recommandations de coopération et de coconstruction ne retombent pas comme un soufflé. »
Car au-delà des enjeux de gouvernance, l’affaire est éminemment financière. « Un épi, ces longues barres en rocher dans la mer, vaut 100 000 euros le mètre linéaire, pointe Christelle Aillet, maire (LR) des Saintes-Maries-de-la Mer. Et une station de pompage en eau douce, 5 millions. » Alors, « on peut penser qu’à moyen terme, jusqu’en 2050, on sera en capacité de se défendre contre la mer. Et sur d’autres espaces, quand il n’y a pas d’activité économique ou d’enjeu de sécurité, il faudra céder puisque ça sera trop coûteux de résister », analyse Raphaël Mathevet.
En octobre 2025, un premier amendement visant à accompagner les communes confrontées à l’érosion du littoral a été adopté par la commission des finances de l’Assemblée nationale. Il vise à faire contribuer au « fonds érosion côtière » les hébergeurs de location touristique à hauteur de 1 % de leur chiffre d’affaires. La séance est levée, mais le travail commence.
Article écrit par Margot Hemmerich, Journaliste
Clémentine Méténier, Journaliste
Ces essais portaient sur la hauteur de coupe, réglée entre 8 et 10 cm et sur la modification des périodes de fauchage, réalisées plus tardivement. Objectifs poursuivis : accroître l'espace "refuge" pour la faune et la flore, et limiter l'érosion des talus causée par l'arrachage de la végétation. En outre, cette diminution du nombre de ...
Ndlr : à indexer dans Coupe des talus ACT
Enquête — Climat
Montée des eaux en France : les prévisions alarmantes des scientifiques - 9 juin 2021 à 09h21 Mis à jour le 10 juin 2021 à 10h22 / Héloïse Leussier (Reporterre)
Durée de lecture : 11 minutes
Clés : Climat Eau, rivières, océans
[2/4] La montée du niveau de la mer risque d’être plus importante qu’anticipé il y a dix ans, avec des répercussions pour les littoraux du monde entier, dont ceux de la France. Les scientifiques prévoient différents scénarios, comme une érosion et des submersions plus fréquentes et des conséquences jusque dans l’intérieur des terres.
[2/4 Une montée des eaux critique] Déjà affectés par l’élévation du niveau de la mer, les littoraux français vont devoir s’attendre à pire. Quelles sont les zones les plus à risque ? Que projettent les scientifiques ? Comment la France s’y prépare-t-elle ?
• Volet 1 : Hauts-de-France, Lacanau, Camargue… la montée des eaux devient critique
• Volet 3 : Montée des eaux : un repli inévitable mais des outils juridiques introuvables
Si la montée du niveau de la mer est l’un des effets les plus connus du changement climatique, que sait-on de ses conséquences sur les littoraux français ? Une chose est déjà certaine : partout sur la planète, le niveau de la mer a augmenté plus rapidement ces 100 dernières années que pendant les 6 000 années précédentes, à « un rythme accéléré », indique même le Copernicus Marine Service (CMEMS) dans un rapport publié le 7 juin, et près de 40 % de cette élévation contemporaine « peut être attribuée à l’augmentation de la température de l’océan ». Le niveau continuera donc d’augmenter au cours du XXIe siècle, quoi qu’il arrive.
...
Plus d’érosion, avec de fortes disparités le long du littoral
...
« Cela va également impacter l’intérieur des terres »
« À long terme, il faut s’attendre à une plus forte érosion du trait de côte et des cas de submersion permanente, ainsi que des intrusions salines dans des terres de surface [et donc moins d’eau douce] », affirme le chercheur Benoit Meyssignac. En France, la Camargue, le Marais poitevin et les îles des tropiques sont selon lui les plus exposés à ces phénomènes
...
avec des remontées de nappes phréatiques, des zones humides seront inondées et des zones qui n’étaient pas humides vont le devenir, explique Stéphane Costa, chercheur au CNRS LETG, rattaché à l’université de Caen. De plus, l’eau va pénétrer par les fleuves et les rivières et bloquer les écoulements, avec des répercussions sur plusieurs dizaines de kilomètres à l’intérieur des terres. »
...
En Yakoutie, le réchauffement climatique provoque la fonte de sols jusqu'ici gelés toute l'année. Des milliers d’habitations menacent de chavirer dans la boue en été, tandis que les villages du nord sont submergés par des inondations noires
...
Les conséquences de ce dégel accéléré font penser aux sept maux de l’apocalypse: déformation du sol, érosion ultra-rapide des berges de l’océan Arctique, inondations d’eaux noires, marais et lacs engloutissant les pâturages, «forêts ivres» où les arbres s’inclinent de manière chaotique, réveil de microbes et bactéries centenaires capables de déclencher des épidémies…
....
l’annonce que de monstrueuses poches de méthane formées par la fonte du pergélisol pourraient monter à la surface et éclater (voire exploser). «C’est une erreur due à l’utilisation d’une modélisation erronée basée sur des mesures épisodiques lors de périodes trop courtes ... Le terrifiant dégel de microbes et bactéries centenaires, voire millénaires, connus ou inconnus, ne s’est pas non plus vérifié. La «peste sibérienne», appelée chez nous fièvre charbonneuse, a effectivement refait surface à cause du dégel de charniers, mais la maladie est aujourd’hui facilement traitée par des antibiotiques. La maladie rongeant le «gel éternel» semble en revanche plus incurable que jamais.
Connu / https://twitter.com/greenpeaceQC/status/1279038645920546817
"
Greenpeace Québec @greenpeaceQC · 1h
Parce que la #CriseClimatique ne connaît pas de frontières, demandons une #RelanceJuste et verte pour protéger notre planète et les populations de ce genre de catastrophes >> https://act.gp/3dOxpYu
"
Actualité Environnement
TORONTO – Les coûts annuels pour contrer les pires conséquences des changements climatiques au niveau municipal s’élèvent à 5,3 milliards $, selon une étude dévoilée jeudi par la Fédération canadienne des municipalités (FCM) et le Bureau d'assurance du Canada (BAC).
... 0,26 % du produit intérieur brut du Canada ...
Dans l’ordre, les inondations, l’érosion et la fonte du pergélisol constituent les risques climatiques qui engendrent les dépenses les plus élevées. ... les coûts financiers et émotionnels ne cessent d'augmenter, a mentionné le président et chef de la direction du BAC, Don Forgeron ... Les gouvernements doivent collaborer au financement des infrastructures résilientes nécessaires pour protéger les Canadiens des inondations, des grands vents et des feux de forêt.»
Au Québec et en Ontario, les inondations, les tempêtes de verglas et de vent, ainsi que les vagues de chaleur sont les phénomènes qui menacent le plus les infrastructures actuelles.
L’étude note que d’autres recherches ont montré que pour un dollar investi en mesure d’atténuation, six dollars sont épargnés en dommages futurs. ... l’amélioration des infrastructures comme la construction de digues, l’augmentation de la capacité de traitement des eaux ou l’utilisation de matériaux de construction résistants au feu.
Les mesures d’atténuation s'appuient aussi sur le renforcement des systèmes naturels comme les zones humides et les forêts. Enfin, des politiques et un cadre juridique mieux adaptés, par exemple l’interdiction de construire dans des zones à risque, constituent un autre axe pour contrer les effets négatifs du réchauffement de la planète.
La température moyenne annuelle au Canada a augmenté de 1,7 °C depuis 1948, selon cette étude.
Pour lutter contre les effets du réchauffement, les 17 pays de la bande sahélienne vont bénéficier d’un « programme prioritaire » décidé lors de l’Accord de Paris.
Lire aussi Au Sénégal, la « Venise africaine » lutte contre l’avancée inexorable de l’Océan https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/03/au-senegal-la-venise-africaine-menacee-par-la-montee-des-eaux_5251429_3212.html
La région du Sahel, qui abrite plus de 500 millions d’habitants pour une superficie d’environ 10 millions de km2 est extrêmement vulnérable aux changements climatiques, « ce qui fragilise à la fois les conditions de vie des populations et les écosystèmes », selon un document distribué aux médias.
Ainsi, l’Afrique subsaharienne connaît un taux important de dégradation. L’érosion côtière est « de plus en plus accentuée » avec « un à deux mètres par an au Sénégal et à Djibouti » et « vingt à trente mètres par an dans le golfe de Guinée », selon le même document.
Lire aussi Au Burkina Faso, la dégradation de la situation sécuritaire gagne du terrain https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/02/18/au-burkina-faso-la-degradation-de-la-situation-securitaire-gagne-du-terrain_5424915_3212.html
Les 17 Etats de la région du Sahel sont le Cap-Vert, le Sénégal, la Gambie, la Mauritanie, le Mali, la Guinée-Conakry, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Bénin, le Niger, le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Soudan, l’Erythrée, l’Ethiopie et Djibouti.
Outre, la pauvreté et les effets du changement climatique, près de la moitié de ces pays sont confrontés à des activités djihadistes.