Livres — Analyse
« Les conditions sociales du fascisme continuent à exister », affirmait Theodor W. Adorno en 1967 dans une conférence prophétique sur « le nouvel extrémisme de droite ». Sa réédition est une opportune invitation à prendre la mesure du péril, confirmé par le succès récent de l’AfD en Allemagne.
Edwy Plenel
8 septembre 2026 à 07h13
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La démocratie est l’art et l’exigence des limites
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Anticipant l’avènement ravageur du trumpisme, Paxton recommandait de ne pas se contenter de chercher « des répliques exactes » pour découvrir les signes avant-coureurs d’un nouveau cycle fasciste. Pour sa part, il les discernait « dans des situations de paralysie politique lors d’une crise, dans l’attitude de conservateurs à la recherche d’alliés plus énergiques et prêts à renoncer aux procédures légales et au respect de la loi afin d’obtenir un support de masse via la démagogie nationaliste et raciste ».
« Les fascistes, résumait-il, sont proches du pouvoir lorsque les conservateurs commencent à leur emprunter leurs méthodes. »
Nous y sommes. Seule une passion mobilisatrice adverse pourra faire reculer cette ombre qui gagne. C’est la conclusion d’Adorno qui appelle à déployer « la force décisive de la raison », autrement dit à rassembler le plus largement possible dans la défense de l’essentiel. Mais sans illusions ni démagogies, souligne-t-il, c’est-à-dire « en faisant appel à la vérité réellement non idéologique ».
Face aux extrêmes droites, nous dit Adorno, il ne suffit pas de croire que l’on pense politiquement juste. Il faut aussi faire converger et s’efforcer de fédérer toutes les bonnes volontés qui prennent conscience du risque encouru, par-delà les nuances et les divergences qui les traversent ou les opposent.
« La manière dont les choses évolueront, et la responsabilité de leur évolution, c’est de nous qu’elles dépendent en dernière instance », conclut Adorno. Une conclusion qui rejoint la chute d’Arturo Ui :
« Mais vous, levez les yeux, cessez de jacasser
Apprenez donc à voir, et enfin agissez. »
À nous toutes et tous d’agir ensemble, dans la certitude de la possibilité du pire.
Edwy Plenel
L'hiver numérique a commencé, une tribune à signer pour un printemps de soin
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L'adoption rapide est stimulée par la gratuité. Hotmail, Flickr, Mailchimp, Spotify, Heroku, Notion, Figma, Zoom, tous ces produits ont démarré gratuitement, puis sont devenus payants quand le service était suffisamment déployé. Cette stratégie commerciale est éculée, et participe du processus d'ensbittification décrit par Cory Doctorow23. Et quand le service reste gratuit, comme la recherche Google, Facebook, ou Instagram, le modèle d'affaires publicitaire rend les services toxiques24. La gratuité de ChatGPT25, Gemini26, Claude, Mistral et tant d'autres est déjà de l'histoire ancienne, ce ne sont plus que des versions d'essai de plus en plus limitées. ...devenir plus chers ... entreprises vont fusionner ... monopoles ou oligopoles.
... bulle, avec des investissements circulaires colossaux27 et des dégâts écologiques considérables28 : extraction intensive de minerais pour les GPU, artificialisation des sols pour construire des datacenters géants, besoins croissants en énergie, eau29 ...
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Bernard Steigler ... prolétarisation au sens de perte des savoir-faire 37 ; 38 ... nous externalisons ... l'esprit ... 39
L'effet ... étudiants ... sortent diplômés sans culture et sans savoir-faire, simples opérateurs de machines qu'ils ne comprennent pas ...
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IAg discours dans un champ politique que artefact dans un champ technique ... nouvelle forme de technocratie 63 ... abandonner tout projet d'émancipation ... prolongement de l'extractivisme, productivisme, colonialisme, impérialisme, néolibéralisme 64 ... sortir du débat démocratique ... il faudrait ralentir, on accélère.
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gigantesque opération d'automatisation ... implosion du secteur dit quaternaire 66 ... En prenant un peu de recul, on peut schématiser schématiser comme cela : le primat de l'activité économique a justifié la dévalorisation et la dégradation des activités agricoles au profit de l'industrie ... celle de l'industrie aux services ... des services vers le numérique avec l'informatisation ... particularité de l'IAg ... fait disparaître le quaternaire sans ouvrir de quinternaire. La fin des cols blancs, et après, rien.
Un printemps de soin
... agenda toxique qui bénéficie principalement aux big techs ... Nous refusons la colonisation de nos imaginaires par une bande de vieux adolescents mégalomanes. Nous saurons intégrer les larges modèles de langages dans nos diverses pratiques, avec calme et responsabilité, en mesurant bénéfices et risques réels ... en avance dans une nécessité et inéluctable 67 désescalade numérique 68.
... l'éthique du care 69, le soin mutuel. ... moins nuire
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soin des projets numériques. ... se préoccuper des besoins des utilisateurs et utilisatrices, avec professionnalisme et empathie ... solides compétences d'enquête ... écrire chaque ligne de code avec l'amour d'un artisan ... travail bien fait ... tester pour garantir la qualité et la robustesse ... Tristan Nitot avec la loi d'erooM 70 ... optimiser le code
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soin des interfaces ...
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soin de la typographie ... non-binaires 72 et inclusives 73
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soin des licences ... libres 75 ou à réciprocité 76
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soin de la cybersécurité
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soin des données personnelles
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soin de notre souveraineté ... dénouer ces liens 85
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soin de nos outils ... Ivan Illich, La convivialité
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soin de nos organisations ... démocratiques ... temps long, robustesse ... lucrativité limité et faibles écarts de revenus ... politiques de soin et d'entreprendre en commun 87
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soin des personnes qui fabriquent le numérique ... stage, alternance, temps long de compagnonnage
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soin de nos pairs. Nous soutenons les métiers de la création qui rendent notre monde plus beau, doux ou poétique ... rémunérons vite et bien ... logique de partage et de collaboration.
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soin de la formation ... besoin de citoyens dotés d'une grande culture numérique, capables de recul critique ... s'inscrire dans le champ des humanités numériques ... donne au sujet sa pleine dimension politique
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soin de l'habitabilité de la terre ... sobriété avant optimisation ... décider collectivement ... espaces démocratiques techniques 92 ... débattre, choisir localement
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soin de notre monde social ... large notion de "buen vivir" ... relations et interactions entre humains et non-humains 93
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soin des communs numériques ... exemple parfait de la diversité des possibles ... Wikipédia ... Linux ... Open Street Map, Open Food Facts, Panoramax, Primtux, Decidim, CoopCycle, CoopCircuits, Peertube, OpenFisca, osuny ... besoin d'engagement sur le long terme, et surtout pas d'appels à projets ... temps long
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soin de la maintenance ... enjeu éthique, écologique et politique 94 ... maintenance proactive et la réduction de la dette technique ... optimisation, frugalité, dialogue
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soin du service public. Le privé ne fait pas mieux, c'est un mythe 95 ... articuler service public et communs numériques 98
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soin des appels d'offres et marchés publics ...valoriser davantage les critères sociaux et écologiques
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son de l'existant ... faire évoluer progressivement dans une démarche quotidienne de soin ... amélioration continue
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soin des personnes qui ne souhaitent pas de numérique ... intégrer à tous les niveaux le droit au non-numérique, de la Constitution 100 à la commune 101 ... En maintenant des points de rencontre humains, physiques, nous résolvons le problème de l'exclusion numérique ... accompagnement ... numérique choisi et non subi 102
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soin de l'égalité entre les femmes et les hommes ... arrêter de créer des figures masculines pseudo-héroïques, qui ne font que prolonger le patriarcat en exploitant le mythe du mérite 103
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soin des personnes en situation de handicap ... accessibilité universelle ... 104
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soin de ne pas coloniser ... des mines aux usages ... Nous agissons selon le principe du Design Justice Network 107. Nous renonçons à l'universalisme et choisissons le pluriversalisme 108
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soin de l'économie sociale et solidaire (ESS) ... choisir des outils libres avec LaSuite.coop ou Framasoft ... électricité Enercoop ... téléphonie mobile TeleCoop, gérer ses périphériques numériques avec Commown, accéder à Internet avec un fournisseur d'accès associatif ... citoyenneté économique 112
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soin de l'intérêt général. Un numérique d'intérêt général (NIG) 120
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Ndlr : Signé
Apprendre / ESS ACT
Le 30 Mai 2026
10 min 7 Commentaire(s)
Isabelle Ferreras Directrice de recherches FNRS en sociologie à l’université de Louvain, chercheuse senior à Harvard et Oxford
Début février, le Comité international d’experts sur la démocratie au travail, présidé par la sociologue Isabelle Ferreras, autrice de nombreux ouvrages sur la question, remettait au gouvernement espagnol un rapport1 qui a rencontré un large écho.
En France, ce document sur la démocratie dans l’entreprise a ainsi donné lieu en avril dernier à deux journées de débat organisées par la chaire 3D&C de l’université de Lille. La portée du constat et des propositions du rapport dépasse en effet le seul contexte espagnol, l’ambition de ses auteurs étant de relancer le chantier de la démocratisation de la gouvernance et de la propriété des entreprises en France et dans les autres pays européens, aussi bien qu’à l’échelle communautaire.
Un chantier d’autant plus urgent, jugent-ils, que la démocratisation des entreprises paraît incontournable pour faire face aux grands défis qui se posent à nos sociétés contemporaines, telle la crise écologique, comme nous l’explique Isabelle Ferreras dans cet entretien.
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il n’est pas raisonnable de croire que le projet de la démocratie politique est possible sans penser la démocratie économique.
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Thomas Coutrot a bien montré que là où les personnes ne disposent pas d’autonomie au travail, elles n’ont pas le réflexe de participer aux élections ou bien elles votent à l’extrême droite. Dans la France de 2026, face à la montée du Rassemblement national et au ralliement à ce dernier d’une partie du patronat, il y a une véritable urgence à agir.
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mettre en place un indice de développement démocratique des entreprises basé sur le degré de participation des travailleurs à la fois à la décision et à la propriété de l’entreprise. Celui-ci serait lié à un système de bonus-malus : les entreprises qui souhaiteraient rester despotiques sur les deux plans se verraient appliquer un taux d’imposition plus important que celles plus vertueuses, et n’auraient pas accès aux marchés publics ni aux subventions.
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avancer sur une boussole de démocratisation, qui consisterait à reprendre à l’échelle européenne les propositions que nous formulons pour l’Espagne. Alors que l’Union européenne pâtit d’un déficit démocratique, si elle appuyait cette dynamique de démocratisation de l’économie, elle y gagnerait auprès des citoyens européens une légitimité qu’elle ne possède pas actuellement et commencerait à sérieusement renforcer sa résilience.
Propos recueillis par Marc Chevallier
Avec Dominique Méda, professeure de sociologie à Paris-Dauphine-PSL et présidente de l’Institut Veblen
Publié le samedi 25 avril 2026 à 09:13
France Inter
26 min restantes
On n'arrête pas l'éco
Par Claire Chaudière
Au menu ce samedi : un débat sur les nouveaux concepts économiques de la campagne présidentielle, un détour par la Grèce dans la tourmente d'un scandale de fraude aux aides européennes et un focus sur le travail, avec un reportage sur le unbossing et un entretien avec la sociologue Dominique Méda.
"Les politiques n'ont jamais aussi peu parlé de logement", nous disait donc avant-hier Sébastien Lecornu depuis Marseille, annonçant un nouveau projet de loi avant l'été, devant un parterre d'acteurs et d'anciens et d'anciennes ministres du logement, qui ont dû apprécier. En voilà un drôle d'aveu. Celui de l'échec des gouvernements successifs. Dans les couloirs de la Macronie, depuis quelques temps déjà certains n'hésitent plus d'ailleurs à le verbaliser : c'est effarant sur le logement, le président a eu tout faux...
Le logement considéré, souvenez-vous, comme une richesse "improductive" par Emmanuel Macron. ça a commencé par un coup sur la tête du secteur HLM et la baisse de 5 euros sur les APL, suivi de la promesse d'un choc de l'offre qui n'a jamais eu lieu... Changements incessants de formule pour le prêt à taux zéro, le Pinel, Ma Prime Rénov'. Et puis, pas de chance, hausse des taux d'intérêt avec la guerre en Ukraine : la machine immobilière se grippe, se bloque. Catastrophe. La construction atteint un plus bas historique. Elle repart aujourd'hui mais reste bien fragile.
Alors 2 millions de logements à construire d'ici à 2030, l'objectif rappelé cette semaine est très ambitieux. L'exécutif s'est presque réconcilié avec les bailleurs sociaux et avec les investisseurs locatifs, les deux locomotives du secteur. Mais il n'a pas changé de paradigme. Il veut toujours simplifier, accélérer.
Il reste des incompréhensions, des irritants pour les associations, comme lorsque Sébastien Lecornu associe le troisième grand chantier de rénovation urbaine à la lutte contre le narcotrafic ou comme cette marche arrière sur l'interdiction de location des passoires thermiques. Il reste des angles morts : la régulation des loyers et des prix du foncier.
La crise du logement ou plutôt les crises du logement se sont pour certaines amplifiées en dix ans. Mais le reconnaître, même à demi-mot, c'est peut-être le début d'un sursaut.
Chroniques
- "Démarchandisation", "économie de la prospérité"... À un an de la présidentielle, où sont les bonnes idées économiques ?
Le Débat d'On n'arrête pas l'éco
France Inter
Samedi 25 avril 2026
15 min - En Grèce, vaste enquête sur une fraude aux aides agricoles européennes
L'Éco en VO
France Inter
Samedi 25 avril 2026
3 min - Unbossing : quand les postes à responsabilités ne font plus rêver
Le Reportage d'On n'arrête pas l'éco
France Inter
Samedi 25 avril 2026
9 min - Dominique Méda : "Il faut sortir de cette idée que les Français ne veulent pas travailler"
L'Invité d'On n'arrête pas l'éco
France Inter
Samedi 25 avril 2026
10 min - Deux siècles de luttes environnementales et Spotify : les recommandations "vertes" de Christian Chavagneux
L'Éco à la page
France Inter
Samedi 25 avril 2026
2 min
Tr.: ...
30:00 Le rapport au travail a changé ... La fonction de manager s'est aussi dégradée. C'est ce que pense Mathieu DETCHESSAHAR, professeur d'économie et de management à l'université de Nantes. Il estime qu'aujourd'hui le contrat de confiance entre les managers et sa hiérarchie n'est plus rempli.
Idée que les managers ont toujours beaucoup travaillé. Mais en contrepartie, on leur donnait des marges de manoeuvre, la possibilité d'initiatives. On leur faisait confiance pour gérer en partie à leur guise les pb auxquels ils s'affrontaient avec leurs équipes. Les 20 dernières années, ce contrat de confiance qui faisait le sens du manager a beaucoup évolué. Il n'est pas rare d'entendre des managers nous dire qu'ils sont des ouvriers en costard qui ne peuvent à peu près rien décider à leur niveau. Ils nous disent qu'ils sont devenus de simples passeurs de plats. Ils descendent de l'information et ils en remontent. Mais rien ne peut se jouer à leur initiative et à leur niveau. Et son regarde de l'autre côté du contrat de confiance, du côté de la charge de travail, ce qui semble surtout faire pb c'est la nature des taches qu'on leur confie. Donc ils disent tous que ce travail est un travail moins managérial, moins d'animation, moins en contact avec leurs équipes. Et de plus en plus un travail qui les conduit à être enfermés dans leur bureau, vissés devant leur ordinateur manipulant de multiples applications informatiques à des fins effectivement de reporting multipoints sur les différents sites de performance comptable, financière, rh, mais aussi RSE.
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Cette figure de la réunion qui est devenue aujourd'hui honnie, détestée dans beaucoup d'entreprises tellment elles sont effectivement descendantes, monologiques, peu participatives. Si on veut réenchanter le travail des managers, ils ont besoin d'être de plus en plus avec leur direction dans une relation d'écoute et de participation, que l'on puisse reconstituter leur pouvoir d'agir. Et ça passe effectivement par des réunions pour essayer de repartir du travail, dans un rapport d'écoute et de construction collective. ...
32:36
Dominique Méda
... J'ai beaucoup aimé ce reportage ... D'abord, il nous montre bien que c'est pas vrai que les jeunes ne veulent plus travailler. Ils veulent le faire autrement avec une grande importance donnée à la possibilité de concilier sa vie professionnelle et sa vie privée. Et ça rejoint des tas d'études où on nous dit que les attentes des jeunes sont immenses. Ils veulent une bonne ambiance de travail, un contenu intéressant, être utile, etc ... J'aime beaucoup le reportage sur le père qui s'occupe de ses enfants. Quelque chose qu'on voit beaucoup, des difficultés de conciliation qui sont ressenties à la fois par les hommes et par les femmes.
2ème point sur le management très intéressant aussi. Il ne faut pas oublier - il y avait une très belle enquête de la DARES publiée en 2023 - qui montrait que 37% des salariés ne se sentait pas capable de travailler jusqu'à l'âge de la retraite. Et là, les cadres étaient 32%, presqu'autant que les ouvriers et les employés. Donc en effet, la charge de manager est devenue de plus en plus difficile, de plus en plus lourde avec beaucoup de charge mentale. L'APEC raconte ça très bien. Il n'y a pas de désaffection au travail. Au contraire, il y a des attentes de réalisation de soi de plus en plus importantes qui viennent se fracasser sur la réalité des conditions d'exercice du travail aujourd'hui.
DÉMOCRATISER L'ENTREPRISE
34:56 On porte cette idée depuis plusieurs années notamment avec Isabelle Ferrera qui vient de rendre à la Ministre espagnole un rapport sur comment on pourrait démocratiser l'entreprise en Espagne. Ça veut dire qu'aujourd'hui, notamment en France, les salariés sont parmi les moins consultés sur leur travail, y compris sur des décisions qui concernent vraiment leur travail au quotidien. J'ai fait des tas d'enquêtes où on voyait un mépris pour ceux qui font le travail, qui était invraissemblable. Donc l'idée de démocratiser l'entreprise, c'est d'abord de redonner la parole aux gens, de les faire participer à la décision. Et nous, on va un peu plus loin. On dit faire comme en Allemagne ou dans les pays du nord de l'Europe, la codétermination, c'est-à-dire à la fois des conseils d'entreprise dans lesquels les salariés ont beaucoup de pouvoir d'organisation, de décision. Et puis aussi des sièges réservés dans les conseils d'administration ou les conseils de surveillance, aux représentants des salariés. Et on pense - on avait écrit il y a longtemps un livre qui s'appelait Manifeste au travail : démocratiser, démarchandiser, dépolluer - et on se disait que plus on donne la parole aux salariés qui font le travail donc qui savent comment on doit faire, mieux c'est, et pour l'entreprise et pour toute la société.
Deux mondes du travail... celui qui a le choix et celui qui ne l'a pas, comme ces livreurs à vélo et à ces associations qui ont attaqué en justice les plateformes de livraison Deliveroo et Uber eats pour traite d'êtres humains. L'Ubérisation, le retour de l'esclavage ?
36:14 Totalement. J'ai travaillé sur ce sujet notamment avec les inspecteurs du travail et des URSSAF qui nous disaient "on ramasse la mer à la petit cuiller". Ils n'ont aucun moyen pour contrer ces énormes plateformes qui, en transformant, en ne reconnaissant pas les personnes non salariées, ça veut dire que 1- elles n'ont pas à faire respecter le soin dont on doit entourer les salariés (prendre en charge leur santé et leur sécurité, faire en sorte que rien de grave ne leur arrive). 2èmement, elles ne payent pas de cotisations sociales, ce qui fait un énorme manque à gagner puisqu'on cherche de l'argent pour la sécurité sociale. Donc OUI, ce sont des conditions souvent proches de l'esclavage. Il faut transposer la directive européenne qui nous donne les critères pour montrer que ces personnes sont des salariés.
37:31 Dans votre livre vous remontez dans l'histoire et vous parlez de cette lettre de Keynes qui nous imagine enfin libérés du travail en 2030.
Tout petit texte magnifique ! On sera dans l'abondance. et on n'aura plus besoin de travailler. Il dit qu'il y a deux types de besoins à caractère absolu et les besoins à caractère relatif. À cararctère absolu, ils peuvent être satisfaits. À caractère relatif, c'est notre désir de supériorité, d'avoir toujours des choses différentes des autres. Et ça, il pensait que ça serait résolu mais il n'en est rien. Donc ya toujours cette envie chez nous.
On n'est pas dans une religion du travail, mais dans le capitalisme. C'est-à-dire de faire toujours plus de profit, y compris en produisant des choses qui n'ont aucun intérêt. C'est cette volonté du toujours plus. Et du capitalisme. On a un souci d'améliorer nos conditions de vie qui est tout à fait louable mais ya pas que ça aujourd'hui dans notre frénésie de production et de consommation.
39:07
Débats autour du travail le 1er mai avec l'envie de rouvrir des magasins comme les fleuristes et les boulangers.
Il faut sortir de cette idée que les français ne veulent plus travailer. On a un pauvre petit jour qui est chômé et payée dans l'année. Si des patrons veulent bosser, ya aucun pb. Mais conservons ce jour un peu sacré pendant lequel la pression très forte du travail est suspendue, c'est ce qui s'est passé pendant la COVID. On pensait d'ailleurs que cette suspension allait nous permettre de travailler autrement, d'ouvrir le chantier des classifications, de la valeur sociale du travail, des métiers essentiels. On ne l'a pas fait. Profitons-en le prochain 1er mai pour penser comment revaloriser les métiers essentiels.
40:11
/pragmatisme le code du travail dit très bien les choses : il faut que ça soit indispensable. Aller à l'hôpital, Sa baguette, on peut l'acheter la veille.
L'intelligence artificielle.
L'horizon s'obscurcit. En 2023, l'OIT disait ça va. C'est les femmes qui seront les 1ères affectées puisqu'elles occupent massivement les emplois de bureau. Mais en 2025, c'est en train de s'aggraver.
Oui, ya un énorme sujet. Je reboucle avec ce dont on a parlé tout à l'heure, la codétermination.
Sam Altmann a produit une lettre il y a quelques jours invraissemblable dans laquelle il dit "discutons-en. Oui, redonne à tes techniciens et salariés la possibilité de t'exprimer. C'est la seule manière pour éviter que des choses épouvantables soient encapsulées dans ces dispositifs.
Il manque un débat sur la propriété des moyens de production. ...
42:13 /Revenu universel tout petit et retirer toutes les règles sur le marché du travail. Qui nous le donnera ?
Ouvrage "POURQUOI TRAVAILLONS-NOUS ?".
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Tous les jours, à 18h50 (heure de Paris), Patrick Simonin reçoit les personnalités qui font l'actualité sur TV5MONDE.
Tr.:
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Camus "Un homme ça s’empêche" ... nous somme homozemens? ... rapport amnesty international ... 2 libertés fondamentales l'indépendance de la justice et la liberté de la presse ... c'est la vitalité de la démocratie ... mafia Italie ... indépendance de la magistrature ... en France les procureurs sont toujours dépendants du ministre de la justice ... aucune force politique française ne réclame de s'aligner sur la magistrature italienne ... la gauche n'est pas au rendez-vous ... piège de l'élection présidentielle ... la gauche c'est la société. C'est d'abord construire le rapport de forces dans la société, être du côté du mouvement. Quand on ramène tout à la conquête du pouvoir, ça donne des gauches hégémoniques, des gauches irréconciliables ... Le présidentialisme fait que la gauche a abaissé son exigence démocratique ... elle se méfie de la justice dès qu'elle concerne ceux d'en haut. Ex. les 1ères affaires concernant le PS ... L'affaire Greenpeace. François Mitterrand n'a jamais été interrogé sur ce crime d'état. Jamais une commission d'enquête parlementaire ni de débouché judiciaire ... 2 placards ... en 1981 la gauche a choisi l'homme qui critiquait le coup d'état permanent ... démocratiser, la peine de mort, la réforme du conseil constitutionnel, la haute autorité sur l'audiovisuel. Mais très vite on en revient à l'absolu du présidentialisme ... cet immense pouvoir de nomination du pdt de la république date de 1985 ... bunker qui lui a permis de faire face sous la cohabitation d'avec Jacques Chirac ... Il verrouillait 2 histoires : Vichy la majorité des élites a accepté la collaboration. Pierre Laval avait commencé à gauche ... Bousquet chef de la police ... cf dernier livre dirigé par Laurent Joly sur Vichy et la dictature. Mitterrand ambigu gardait des amis de tous ces côtés ... Autre placard, en 1981 rétablir une relation nouvelle avec l'Algérie, ministre de l'intérieur, puis ministre de la justice ... période où ya le plus de condamnations à mort. La guillotine fonctionne en permanence à Alger ... de gens engagés pour l'indépence algérienne comme Fernand Rifton, le jeune communiste. Et le plus sévère, c'est Fr Mitt ... par opportunisme ... "il faut que j'ai l'air dur"
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bilan sévère de Macron
élu 2 fois contre l'extrême droite, 2 fois avec un souhait de sursaut démocratique "le barrage républicain" ... il n'en a rien fait. Pire, il a marché sur tout le monde. Répression des gilets jaunes, des mouvements sociaux, indifférence aux violences policières, l'indifférence aux questions de moralité publique, ex affaire Benalla "qu'ils viennent me chercher" ... Réélu par défaut, il n'en a à nouveau pas tenu compte. Et pire, 2 ans après, dissolution : en fait , il voulait une majorité d'extrême droite dans ce calcul sidérant d'apprenti sorcier. Mr Macron, fondé de pouvoir des milieux d'affaires. Ils recoivent Mr Bardella, Mme Le Pen, y compris le MEDEF aujourd'hui. Ils vont de ce côté là "plutôt Hitler que le Front Populaire" ... donner la main à ces pouvoirs autoritaires, antidémocratiques car ils ont l'apparence du vote comme Trump. Car ils sont contre l'égalité. La démocratie, l'égalité ! l'égalité naturelle. Nous naissons libres et égaux en droits sans distinction d'origine, de condition sociale, d'apparence, de sexe, de genre.
Ces identitaires, ces suprémacistes, Nettanyaou, Poutine, Trump, Orban, etc ont pour point commun l'inégalité naturelle !
Ils pensent qu'il y a des civilisations supérieures à d'autres, des couleurs de peau supérieures, des religions supérieures, des identités supérieures, des sexes supérieurs. D'où leur homophobie, leur lesbophobie, leur haine des LGBTQIA+, de toutes les minorités. Donc ils sont du côté de l'inégalité naturelle.
Notre idéal démocratique n'est pas simplement voter. C'est cette promesse de l'égalité. En 1789, il n'y a aucun droits, ni sociaux, ni politiques, ni droit des femmes, ya l'esclavage, le travail des enfants. C'est un horizon qui va nous permettre de conquérir des droits, d'inventer des droits. Et jusqu'à aujourd'hui, ils veulent mettre fin à ça, l'idéal de la promesse démocratique d'égalité naturelle.
C'est là où nous avons rendez-vous avec nous-mêmes. L'essentiel est en jeu. ... Nous sommes dans un moment où il y a "le feu au lac". Le people, c'est dérisoire.
Ya un génocide, c'est documenté ... commis à Gaza, ya le droit des nations souveraines qui est piétiné, cf le Liban ... le Grand Israël, la Grande Russie, l'Ukraine, la Grande Amérique : je te prends le Groënland, je t'enlève le pdt corrompu du Vénézuella, je piétine le droit international. Ça nous emmène dans le gouffre. C'est comme si notre débat fr se recroquevillait et se coupait du monde.
Cf Barcelone Pédro Sanchez qui a ramené tous les progressistes du monde entier pour sauver le droit international alors que l'UE maintient l'accord avec Israël qui se comporte comme un État voyou, qui continue à discuter avec Mr Trump comme si s'était un allié alors que c'est un ennemi ? Yavait les pdt Brésil, Mexique, Colombie, Paul Magnet le socialiste belge. La France, le héraut fr de cette réunion ? Gabriel Zucman ! L'homme de la taxation des grandes fortunes. Exactement ce qui a été refusé par la majorité actuelle.
Le peuple doit reprendre le pouvoir d'une autre manière.
Ya un fil qui s'est perdu.
PS espagnols, belges autrement ancrés dans la société.
Ce qui s'est perdu pour le camp de l'émancipation, c'est que c'est D'ABORD ORGANISER LA SOCIÉTÉ.
C'est pas d'abord gagner les élections. Là où on vit, là où on travaille, s'organiser.
En Fr c'est quoi le camp de l'émancipation ? Les 3 millions de personnes engagées dans le syndicalisme. 1 million de délégués, d'élus ... de moins en moins ... car en Fr ...
CGT, CFDT, vous avez des gens qui organisent la société. POur moi, si on est du côté des droits, de la défense des droits, du côté de la lutte contre les discrimination, les injustices. Journaliste, on a d'abord rendez-vous avec son travail, son métier. Et donc la réduction de tout ça à l'élection - demain je continuerai à faire barrage au pire, je ne déserterai pas les urnes - la vitalité de la démocratie ce n'est pas à ce moment là. Intuition de Tocqueville "la tyranie douce" il parlait du populisme américain? Venez, j'ai beaucoup d'argent, votez puis vous vous taisez. C'est moi qui ai le pouvoir, vous me laissez faire ce que je veux. Ma seule légitimité c'est l'élection. Alors que justice et presse sont des marqueurs. Un politique qui déteste la presse quand elle le dérange, n'est pas de culture démocrate.
Le journalisme a une raison d'être sociale qui est de produire des connaissances, des savoirs, des informations. L'opinion appartient à tout le monde. On ne peut pas avoir en démocratie des médias de masse sur des canaux biens publics (TNT, hertzien) qui soient des médias d'opinion. Mr Bolloré peut faire tous les médias privés qu'il veut à condition qu'on les achète. Donner à des chaines qui violent en permance les droits fondamentaux - le haut-parleur de la TNT, canal publi, c'est un TRÈS GRAVE DANGER. Et répondre en disant on va faire des chaînes de droite et d'extrême droite, de gauche et d'extrême gauche, c'est ruiner ce qu'est un espace public démocratique. On est au coeur des questions qui concernent notre profession et ses dérives. C'est pas le bla bla bla des opinions.
Le prix de l'indépendance est d'être attaqué de tous côtés.
CNews n'a pas un rapport à la réalité. C'est hyper dangereux de se retrouver dans un espace public qui accepte la déréalisation, les vérités alternatives.
Annah Arenth a expliqué cela dans un texte de 1967 en pleine bataille sur les mensonges du Stalinisme et de la guerre du Vietnam ... les vérités les plus fragiles, les plus décisives : les vérités de faits. C'est les plus essentielles en démocratie. Un écosystème démocratique garantie le fait que notre débat a lieu en se mettant d'accord sur les vérités de faits qu'on a mis au milieu. S'il ne permet pas la naissance de ces vérités de faits, il n'y a plus de monde commun. Et on donne la main aux propagandes. cf Trump ... il s'attaque à la presse, à la vérité sur le climat, la connaissance ... coeur d'un enjeu démocratique, la presse qui informe et la justice qui enquête. On a besoin de savoir ... ce que les puissants font en notre nom - puissance économique, étatique, etc. Autrement, on est aveugle, prisonnier des propagandes, entraîné dans les pires crimes. des dirigeants qui nous emmènent à la catastrophe.
La démocratie, c'est défendre ça. Une forme de désordre, de conflit, de critiques.
La démocratie, c'est accepter le conflit, l'inachèvement permanent, le mouvement permanent.
... tous les milieux, le combat des femmes. Il a toujours dérangé. Y compris à gauche. Le prolétaire avec une prolétaire à la maison. ... Le droit des femmes, la maîtrise de mon corps, les hommes doivent se remettre en cause depuis la longue durée de la prédation. Tous les milieux pro sont concernés. La justice s'est mise en branle, il faut écouter, libérer l'écoute ... l'infinie conquête des droits, mouvement permanent. Autre ex les enjeux écologiques, la montre du vivant qui tourne ... homo sapiens est aussi homo demens, la plus destructrice du vivant bien qu'inventive ... les droits de la nature. Nous ne pouvons pas tout nous permettre. YA DES LIMITES. Nous ne pouvons pas tout saccager au risque de nous détruire nous-mêmes ...
Les contre-pouvoirs en France sont bien abîmés. /logiques de forces / présidentielle 2027 ... risque que tout bascule.
C'est documenté. Le logiciel du RN est RÉELLEMENT d'extrême droite. Il n'a pas rompu avec son fond de commerce idéologique y compris l'antisémisme quoi qu'ils disent. Les anciens du GUD autour de Marine Le Pen ... Il suffit de les lire. Les réunions internationales ... Musc et le salut nazi ... OUI IL EST NAZI ! ...nostalgiques de l'apparteid ...
À LFI il y a aussi de l'antisémitisme ?
il y a parfois des discours qui mordent la ligne, c'est documenté. Mais le programme qui n'est pas d'extrême gauche, n'a rien à voir avec les valeurs inégalitaires que défendent l'extrême droite. Qui est du côté des puissants, de l'inégalité des droits, des discriminations. Ex. Mr Retailleau veut mettre au ban de l'europe l'Espagne de Pédro Sanchez ! Oui, les vents sont mauvais. Si l'extrème droite prend le pouvoir en Fr c'est une bascule très dangereuse après 20 ans d'éclipse fr. Où la Fr a perdu le fil de son message universaliste et démocratique.
Rosa Luxembourg / liberté pas un privilège combat fondamental
à destination des jeunes qui se disent "ya le feu au lac" et se radicalisent à juste titre - il faut toujours accepter que la jeunesse bouscule, soit excessive, déborde car ça nous fait du bien est c'est comme ça que les sociétés avancent - quelques mois avant d'être assassinée hélas par ses propres anciens camarades socio-démocrates - grande fracture dans la gauche allemande - elle s'adresse à Lénine et Trosky - ils viennent de réaliser la révolution russe, de prendre le palais d'Hiver - et leur dit "ya quelque chose qui ne va pas. Vous avez dissout la constituante, vous réprimez l'autre force de gauche - les socialistes révolutionnaires - et là, la catastrophe va venir car il faut le mouvement de la société. Pour les idées que vous défendez, de justice, de paix, de démocratie réelle et sociale, elles ont besoin que la société continue à agir indépendamment de vous. Elles ont besoin d'une presse libre, du droit de réunion, du droit de grève, du droit de manifestation, d'une justice indépendante, de partis politiques qui vous critiquent. Et cet idéal poussé par Rosa Luxembourg au service de l'intérêt public, nous avons besoin de ce désordre créateur, de cette vitalité de la société.
Et mon engagement est d'être du côté de ce désordre créateur même si ça dérange, ça bouscule, si parfois la vérité est douloureuse, y compris avec ses propres amis, vos propres lecteurs, vous devez le faire. C'est ainsi que vous sauvez les principes et l'essentiel et quoi qu'il arrive, une petite flamme d'espoir.
NOTRE COLLECTIF
Coopérons tous ensemble
Nous nous engageons à mettre nos vies personnelles, sociales et politiques au service d’une société plus juste et fraternelle. Nous mettons notre créativité de citoyen, de travailleur, d’entrepreneur ou d’artiste au service d’une société humaine respectueuse de la dignité de chacun et de la nature. (historique).
Nous faisons de la sobriété un enjeu de transformation personnelle, économique et écologique. Nous sommes *trans-politiques, de toutes croyances ou non croyances; et nous faisons du débat éthique le moyen d’avancer ensemble à partir d’opinions diverses. Nous nous engageons avec d’autres collectifs et associations humanistes pour être plus efficaces ensemble.
Nous sommes 300 membres actifs répartis dans des collectifs locaux et nous voulons devenir 500 en 2028. Nous avons 4000 sympathisants qui suivent nos activités ; et nous voulons qu’ils soient 10000 en 2028. Nous comptons une quinzaine de collectifs locaux.
QUI SOMMES NOUS ?
- Jacqueline Louiche, Coordinatrice du Pacte civique
Elle a exercé différentes fonctions en différents endroits au sein de l’Enseignement agricole public.
Membre depuis très longtemps de l’association LVN Personnalistes et citoyens, elle a pu profiter de son temps libéré par la retraite pour investir du temps à la tête de ce mouvement.
C’est alors qu’avec les associations partenaires « Démocratie et Spiritualité » et « Poursuivre » elle a pu lancer le Pacte civique en 2011.
Depuis lors, elle contribue au lien entre LVN Personnalistes et citoyens et le collectif Pacte civique et représente les collectifs locaux à l’équipe d’animation.
Elle est coordinatrice du Pacte civique depuis 2024
- Patrick Dancourt, Coordinateur du Pacte civique
... a une formation d’ingénieur en Génie Civil (INSA Lyon, 1980) et d’économiste (Lyon II, 1980). Il a aussi étudié aux Etats-Unis (Cornell University) et il a accompli son service militaire au Vénézuela.
De 1984 à 2023, Patrick a mené une carrière de cadre supérieur dans le secteur privé. Il a exercé des fonctions de direction en matière de logistique, de gestion des achats et de la supply chain et de direction Générale en France et en Angleterre.
Il a aussi été membre du Board de la Chambre de Commerce Franco-américaine et membre de l’IUMM Alsace.
Il a également été Chef d’Etablissement à Strasbourg de 2019 à 2023 et a eu ainsi l’occasion de pratiquer un dialogue social constructif.
Patrick anime les réunions de la Coordination Générale et de l’Atelier Emploi et Conditions de travail.
Il est coordinateur du Pacte civique depuis Janvier 2026.
- Jacky Richard, Membre de l'équipe d'animation, responsable de l'Atelier Démocratie
... a été l’un des deux coordinateurs du Pacte civique de 2019 à 2024. Il est également l’animateur de l’Atelier Démocratie-OCQD.
Aujourd’hui jeune retraité, il a fait une grande partie de sa carrière au Ministère de l’Éducation nationale (professeur agrégé de géographie, puis chef de bureau au Ministère à la sortie de l’ENA, secrétaire général de l’Académie de Toulouse, directeur d’administration centrale, chef de l’inspection générale) puis au Ministère de la Fonction publique (directeur général de la Fonction publique) enfin, pendant les 15 dernières années de sa carrière, au Conseil d’Etat.
Son parcours professionnel est construit sur un engagement pour conduire les transformations nécessaires de la société, valoriser les ressources humaines, responsabiliser les équipes, avec l’ambition de servir l’Etat, les collectivités publiques, et plus largement l’intérêt général.
Son engagement au Pacte civique est forgé sur l’envie de participer au débat public pour juguler la crise sociale, environnementale et démocratique qui gangrène notre pays et être au service d’un combat pour promouvoir les valeurs du vivre mieux ensemble
- Jean-Baptiste De Foucauld, Porte-parole du Pacte civique
Inspecteur Général des Finances honoraire, ... a été conseiller technique au cabinet de Jacques Delors (1982-1984), et commissaire-adjoint puis commissaire au Plan (1988-1995). Il a présidé de 1985 à 2009 l’association Solidarités Nouvelle face au chômage (www.snc.asso.fr) et, de 2002 à 2020, l’association « Démocratie et spiritualité » (www.democratieetspiritualite.org).
Il est l’auteur de « Une société en quête de sens » (avec Denis Piveteau, Odile Jacob, 1995) et de « l’Abondance frugale, pour une nouvelle solidarité » (Odile Jacob, 2011). Il préside l‘Association des Amis de Cerisy-Pontigny (www.ccic.cerisy.asso.fr) depuis 2011, qui publie de nombreux ouvrages issus des colloques qu’elle organise chaque été, tels les actes du colloque qu’il a dirigé « Peut-on apprivoiser l’agent aujourd’hui ? » (Hermann 2016).
Cofondateur du Pacte civique, coordinateur du collectif de 2011 à 2019, il apporte son expérience et sa réflexion aux différents ateliers et s’implique fortement dans ses actions.
- Martine Parant, Membre de l’équipe d’animation, responsable recherche de financements
Plus de 15 ans d’expérience en tant que Directrice du Business Development en France et à l’international, pour plusieurs cabinets d’avocats d’affaires internationaux, m’ont amené à développer des stratégies d’acquisition et de fidélisation de grands comptes clients.
Ma rencontre en 2015 avec Jean-Baptiste de Foucauld, fondateur de Solidarité nouvelle face au chômage et cofondateur du Pacte civique, m’a donné l’opportunité d’utiliser mes compétences, selon mes souhaits, dans un univers porteur de sens et de solidarité, en ligne avec mes engagements bénévoles de longue date.
- Éric Thuillez, Président de l’ASPC, animateur de l’atelier sobriété
... président de l’association de soutien au Pacte civique (ASPC) qui est le support juridique et financier du collectif Pacte civique, après avoir exercé la fonction de délégué général du collectif, de 2017 à 2019.
De formation littéraire et juridique (Sciences Po – ENA), il se place en tant qu’acteur de l’intérêt général dans les domaines de la retraite et du logement où il a occupé des postes fonctionnels (Directeurs des prêts HLM à la caisse des Dépôts, directeur d’Action logement…) et opérationnels (DG de l’Ircantec et de société HLM).
- Claude Harout, Membre de l’équipe d’animation, référent communication, animateur numérique du Pacte civique
Claude Harout suit le volet numérique du Pacte civique en animant les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Sa contribution peut aller aussi vers des initiatives du type réalisation de clips, de MOOCs ou de podcasts.
Par ailleurs, il est très impliqué dans une déclinaison en acte du Pacte civique : Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée, ou le droit à l’emploi pour tous.
Son parcours professionnel est construit sur la notion d’engagement, avec l’ambition de servir l’État, comme fonctionnaire, de l’Education nationale à la Caisse des dépôts et consignations. En parallèle, il a toujours été engagé dans le monde associatif. Son engagement dans le Pacte civique est forgé sur
son envie de participer à un combat pour faire triompher des valeurs clefs du vivre ensemble. Fraternité oblige !
Rien n’arrête une idée dont le temps est venu…
- Michel Tissier, Membre de l'équipe d'animation, partenariat, communication et développement
Ma formation et mon expérience militante tiennent beaucoup à l’action catholique et à la CFDT.
Durant ma vie professionnelle, j’ai été successivement formateur d’adultes, secrétaire confédéral à la CFDT, cadre dirigeant à l’ANPE, consultant dans le champ de la Responsabilité sociale des entreprises.
A la retraite, j’ai étudié la langue et la civilisation arabes à l’INALCO puis me suis engagé comme secrétaire exécutif du Réseau international pour une Economie humaine, fonction qui occupe une large partie de mon temps. Ce réseau réunit une soixantaine d’organisations membres principalement en Amérique latine, en Afrique et en Asie du Sud. Par l’action et la réflexion ces membres cherchent à transformer les sociétés où ils vivent et le monde en référence à une vision et une démarche humaniste, radicale et réaliste (www.rieh.org).
Le Pacte civique me permet d’avoir une réflexion et une action avec des références similaires dans le contexte français et européen. Peut-être un jour, les deux champs se complèteront-ils.
J’essaie aussi dans mon Périgord noir de contribuer à en faire un territoire de coopération entre toutes celles et ceux qui veulent exercer leur pouvoir de bien vire ensemble, entre êtes humains et avec le vivant.
Je crois urgent et vital de mener une action culturelle ou d’éducation populaire pour résister à la vague de l’antihumanisme qui veut imposer la loi du plus fort et du plus riche. Et, pourquoi pas, construire la maison commune que désirent toutes les personnes de bonne volonté.
...
Ndlr :en sont à efficacité / robustesse, questionner ACT
En 2023, on comptabilisait 65 000 tonnes de pesticides vendues en France (source SDES). Cette consommation n’est toutefois pas homogène sur le territoire : elle varie fortement d’une commune à l’autre. Les zones spécialisées en grandes cultures, en viticulture ou en arboriculture concentrent les volumes les plus importants.
"Selon Génération Futures, en 2021 la France était le 3e pays européen en termes de nombre de pesticides autorisés (291)."
- Des inquiétudes pour la santé, les riverain·es en première ligne
Les alertes scientifiques s’accumulent depuis des années.
..
- Ensemble, refusons l’empoisonnement généralisé aux pesticides
...
- Exigeons la transparence, changeons de modèle
Avec l’association Riverains Ensemble, nous lançons une campagne nationale pour accompagner les personnes habitant en zone rurale agricole pour défendre leur droit à vivre sainement.
Ensemble, nous pouvons faire changer les choses. L’heure est venue de mettre le sujet de la transparence des pesticides et des conséquences pour les riverain·es dans le débat public, d’avancer vers une réelle démocratie agricole en exigeant la transparence sur les produits utilisés et d’aller vers des pratiques respectueuses de la santé de tous et toutes !
...
Parce qu’il n’est plus possible que seuls “les milieux autorisés” soient autorisés à penser notre monde, ses réalités et ses combats. Cette émission se veut le carrefour des intellectuel·le·s, penseuses·eurs et actrices·eurs des luttes sociales dissident·e·s et/ou invisibilisé·e·s.
Par Sarah Duhieu
Journaliste indépendante originaire du Sud-Ouest, Sarah Duhieu s’intéresse aux questions de justice et aux violences faites aux femmes.
Politique
Quand les personnes qui nous représentent mentent constamment et en toute impunité, que reste-t-il de la démocratie ? Clément Viktorovitch, docteur en science politique et professeur de rhétorique, décrit dans son livre « Logocratie » le basculement vers un régime du langage où la parole officielle se décorrèle du réel sans avoir à en payer le prix. Le mensonge, longtemps exceptionnel et politiquement coûteux, est devenu depuis quelques années un réflexe banal. Donald Trump qui affirme que « les migrants mangent les chiens » ou qu’il a « mis fin à sept guerres », Christophe Castaner qui dénonce une « attaque d’hôpital » par des Gilets jaunes…
« Quand le débat public finit par perdre tout contact avec la réalité, quand le gouvernement peut mentir aux citoyennes et citoyens les yeux dans les yeux, c’est notre capacité à décider de notre avenir en commun qui s’efface également », estime Clément Viktorovitch. Sans débat public ancré dans le réel, comment prendre des décisions collectives éclairées ? Dans l’ère de la post-vérité, le vrai n’est plus une valeur absolue : on tend à croire ce qui nous arrange, dans des bulles informationnelles entretenues par les réseaux sociaux. Une dérive d’autant plus grave que les contre-pouvoirs, qu’il s’agisse de la presse, la justice ou les universités, sont constamment attaqués et discrédités.
Face à cela, Clément Viktorovitch appelle à retrouver une indignation citoyenne : se mettre en colère face au mensonge est une condition minimale pour défendre la démocratie.
2016-2017, Macron élu par une campagne vide ... nouvelle ère du mensonge, émis les yeux dans les yeux, clairs, explicites, pur récit ... elle contredit le réel les yeux dans les yeux ... ce sont des anticatastases, cette figure de style tellement audacieuse qu'elle n'était presque jamais utilisée - le mot était tombé en désétude et qui aujourd'hui est devenue une des armes quotidiennes d'un gouvernement qui bascule en logocratie comme Les États-Unis, la France.
...
1er mai 2019, Christophe Castaner, manif du 1er mai, des gilets jaunes réfugiés dans un hôpital "... on a attaqué un Hôpital" ... on a appris très vite que c'était totalement faux. Passé la peur initiale, les soignants ont accueilli et soigné les manifestants. Rien à voir avec ce qu'avait dit CCR. J'étais sur un plateau de TV, j'ai dit la voix grave, vibrante "Mmes Mrs, nous venons d'assister à un mensonge d'État". Idem avec anticatastase de la secrétaire d'État Mme Sarah Valérie?? ... devenu la toile quotidienne et dans notre affect nous fait rire au lieu d'attiser notre colère. Notre indignation s'est assêchée, notre colère s'est épuisée, acoutumés à se voir mentir les yeux dans les yeux qu'on a fini par prendre ça à la rigolade de peur de devoir en pleurer comme disait Le Figaro. C'est pas bon démocratiquement. Nous sommes légitimes à rester en colère, indignés devant de telles situations graves démocratiquement. Et le jour où nous abandonnons ledroit à nous indigner, ça vaut le coup d'y consacrer un livre.
La commodité, situation embarrassante rupture dans le rapport au gouvernement. Le mensonge devenu une arme banale ... plus langue de bois, on ment. Parfois avec fierté comme Marlène CHiapa au gouv au moins 6 ans à mentir ... gagner dans les traitres ... système généralisé ... conscient, volontaire d'embrouiller le débat public ... art d'obscurcir, devient un concours de popularité. Si loyauté, honnêteté disparaît, alors l'idéal démocratique finit par se fissurer. Ex. expression "violences policières" ... Gérald Darmanin en pleine anticatastase ... idem E Macron ... alors que enquêtes de journalistes, rapports Défenseur des Droits, d'Amnesty international, du Conseil des Droits de l'Union Européenne, des rapporteurs spéciaux au Conseil de l'ONU ... Tous dans la même direction : IL Y A EN FRANCE UN USAGE DISPROPORTIONNÉ DE LA FORCE À L'ÉGARD DES MANIFESTANTS, manière polie de dire qu'il y a de la RÉPRESSION POLICIÈRE et non plus du maintien de l'ordre lors des manifestations en France. C'est TRÈS GRAVE. Le droit de manifester est essentiel en démocatie. Pierre Rosanvallon : tenter pour le peuple de faire échec aux décisions du gouvernement est un des droits essentiels en démocratie représentative. Un des rares droits après le pouvoir de véto. Composante essentielle de la souveraineté populaire. Ça ne va plus de soi, le droit de manifester en France a été réprimé. ... De plus en plus de gens ne vont plus manifester par peur. On a peur en France aujourd'hui de descendre énoncer son avis dans la rue. Le respect des droits fondamentaux a reculé. Le montre dans le livre que à partir du moment où le langage ne peut s'imposer sur le réel, le corolaire de voir le débat démocratique s'étioler fait reculer l'État de droit. ... intangible et sacré sinon le faire reculer sans avoir à l'assumer. C'est ce qui s'est passé en France avec les violences policières et ça va bien au-delà puisque la parole ?? va jusqu'à modifier le sens des mots ... retournés contre eux-mêmes, contre l'état de droit. Bruno Retailleau, ministre de l'intérieur, a dit l'inverse "l'état de droit n'est ni intangible ni sacré". Alors que les philosophes de l'ÉTAT de droit nous l'expliquent bien. BRU l'attaque parce que le langage a été manipulé ... dernière étape contre le gouvernement des juges, expression de Laurent Wauquier "contre des coups d'état de droit" pour parler du travail normal du conseil constitutionnel en France
...
En France comme aux USA, les même contre-pouvoirs attaqués : les universités, les chercheurs et les chercheuses, la presse car ce sont les journalistes qui peuvent documenter l'action du gouvernement, les ONG car elles sont les gardiennes des droits fondamentaux. Attaqués violemment aux USA, au Brésil, avec des reculs fondamentaux sur ces trois contre-pouvoirs dans ces deux pays. Et en France, moins vite, moins net, mais clair néanmoins contre l'université ... pénaliser l'occupation illégale d'un campus, les grèves étudiants, cad passible de condamnations, indépendance des chercheurs et chercheuses, liberté académique / respect des valeurs de la république. Manque de pot, elles ne sont pas définies juridiquement ... jusqu'où vont les libertés académiques ? potentiellement retourné contre moi ... Ça a finalement été retiré mais au dernier moment. La presse également : la question de la presse présidentielle, pas de dangereux gauchistes, régulièrement s'émeuvent qu'elle ne peut pas faire son travail. Régulièrement l'APPP dit s'est scandaleux, on n'a pas été invités, on a même été tenus à l'écart ! ... recul démocratique, etc. Un pays qui bascule dans la logocratie va en premier lieu tenter de s'attaquer aux vigies, aux contre-pouvoirs qui peuvent justement documenter cette bascule toujours pour les mêmes. Et en France aussi on observe qu'ils sont attaqués.
... l'ère de la post-vérité ... a permis la bascule démocratique ... aussi en Grande Bretagne et dans d'autres pays du globe - le Brésil, la France, l'Argentine quel
32:50 terminer ACT
Ateliers Travail et Démocratie
Manifeste pour une démocratie du travail
Novembre 2025
...
rédigé par l’équipe d’animation des Ateliers, à partir de notre travail commun depuis 2020 et des réunions-débats tenues (à la Bourse du Travail de Paris et en visio) de décembre 2024 à avril 2025 autour de chaque chapitre du manifeste : nous remercions
chaleureusement les participant·es à ces réunions. Nous sommes notamment redevables à François Guérin, ergonome, décédé l’été dernier, et qui avait introduit nos débats le 7 décembre
2024.
Aurélien Alphon-Layre, Catherine Arnaud, Iwan Barth, Yves Baunay, Bernard Bouché, Fabrice Bourgeois, Thomas Coutrot, Damien Cru, Alexis Cukier, Christine Eisenbeis, Olivier Frachon, Marie Lesage, Julien Lusson, Dominique Malon, Christine Martin, Pascale Molinier, Muriel Prévot-Carpentier, Corinne Savart-Debergue, Nicolas Spire.
...
c’est à partir de ce travail réel que peuvent se déployer l’émancipation et la démocratie.
En observant attentivement les personnes en action dans leur travail, les ergonomes ont mis en lumière l’écart systématique qui sépare ce travail réel (ce que les personnes font vraiment) du
travail prescrit (le travail tel qu’il est conçu, prévu et représenté par les directions). Dans la vie réelle, au travail comme ailleurs, rien ne se passe exactement comme prévu. La patiente adresse une demande inattendue à l’aide-soignant-e, la machine alerte l’ouvrier par un toussotement inhabituel, le service administratif s’inquiète de la récurrence d’un bug du logiciel... Ces situations auxquelles se confrontent les salarié·es ne peuvent pas toutes être anticipées par les bureaux d’études et les ingénieurs qui élaborent technologies, consignes et procédures en croyant connaître la réalité du terrain.
...
L’écart entre le travail prescrit, formalisé sur le papier, et le travail réel, déployé dans la pratique, fait naître une tension que chaque travailleur ou travailleuse s’efforce de surmonter.
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Olivier Mannoni a vécu près de dix ans avec les mots d’Adolf Hitler, en étant chargé d’une retraduction de Mein Kampf dans le cadre d’une édition critique, Historiciser le mal, dirigée par l’historien Florent Brayard, parue en 2021. Traducteur réputé, fondateur de l’École de traduction littéraire, il n’est pas sorti indemne de cette fréquentation, alors même qu’il avait déjà souvent traduit des textes sur le IIIe Reich. C’est que ces mots d’hier, il les entendait aujourd’hui.
« Nous assistons à la remontée des égouts de l’histoire. Et nous nous y accoutumons », écrit-il dans Traduire Hitler, paru en 2022, suivi en 2024 de Coulée brune, qui s’attache à montrer « comment le fascisme inonde notre langue ». « Parce qu’il permet le dialogue et la prise de décision commune, le langage est la force de la démocratie, écrit-il. Que ce langage soit perverti, et c’est la démocratie elle-même qui se distord, s’atrophie et perd sa raison d’être. »
Durant cette « échappée », Olivier Mannoni nous explique ainsi comment Donald Trump et son entourage parlent comme Adolf Hitler et les propagandistes nazis. Cette « langue du même et de la racine » s’accompagne de mécanismes langagiers que partagent les médias de la haine : simplification outrancière de la réalité, petites phrases comme autant d’uppercuts, vérités alternatives dans une inversion systématique du sens.
Cette brutalisation va de pair avec une transgression permanente dont le charlatanisme assumé et la grossièreté illimitée sont autant d’armes langagières pour faire taire les opposant·es, les paralyser et les stupéfier. Cette nouvelle langue des fascismes est aussi un « parler pègre » dont Vladimir Poutine est coutumier, évoqué par le récent essai de la philologue Barbara Cassin La Guerre des mots.
« On prend tout ça pour de la frime, on ne prend rien au sérieux et on sera bien étonnés le jour où ce théâtre sera devenu une sanglante réalité » : cette conversation avec Olivier Mannoni actualise l’ancienne mise en garde de Victor Klemperer, célèbre auteur de LTI, la langue du IIIe Reich. Lequel ajoutait ceci : « Les mots peuvent être comme de minuscules doses d’arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu’après quelque temps, l’effet toxique se fait sentir. »
Face à cette extrême droite pour laquelle les mots sont des armes, nous devons mener cette bataille du langage. Telle est l’alerte d’Olivier Mannoni, qui écrit dans Coulée brune : « Nous sommes à ce carrefour. Si nous prenons le mauvais chemin, le pire est assuré et la novlangue d’Orwell ne sera qu’une plaisanterie par rapport à ce que nous devrons subir. »
Tr.: ...
la biologisation est un des traits du fascisme ... grand remplacement, pensée Nazie ... simplifier ...
Publié Il y a 5 jours • 1,7K vues - 3 Commentaires
Un ancien président de la République condamné à 5 ans de prison ferme : l’affaire Sarkozy bouleverse la France. C’est une première dans l’Histoire récente, et les répercussions sont déjà immenses. Carla Bruni, furieuse, arrache la bonnette d’un micro devant les caméras : l’image fait le tour des réseaux sociaux. Nicolas Sarkozy, lui, réagit avec une rage froide, accusant la justice d’avoir humilié la France. Très vite, les soutiens médiatiques s’enchaînent, et les journalistes de Mediapart, à l’origine de l’affaire, deviennent la cible d’attaques sans précédent. Fait inquiétant : de nombreux médias mettent sur le même plan le résultat d'une enquête de plus d'une décennie, et des affirmations fausses répandues par les soutiens de l'ancien président.
Un processus digne du trumpisme américain se met en place : délégitimer la justice et porter atteinte à la liberté de la presse pour sauver un homme politique.
Résultat, cette affaire ne concerne pas que Nicolas Sarkozy : elle interroge notre démocratie. Peut-on aller en prison en France « sans preuve, mais pour une intention » comme certains l’affirment ? Pourquoi tant de fausses informations circulent-elles dans les médias depuis le verdict ? Que risque concrètement Nicolas Sarkozy ? Peut-il aller en prison ? Quels recours lui restent-ils ? Au-delà du procès, cette séquence est un test démocratique majeur : elle révèle une offensive politique et médiatique contre l’État de droit, et il est urgent d'en prendre conscience. Salomé Saqué revient sur ce tournant historique, dans cette nouvelle émission, pour Blast.
Journaliste : Salomé Saqué
#Procès
#Sarkozy
#justice
Visibilité Publique
CatégorieInconnu LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes Durée 32min 47sec
595 k abonnés - 20k+ - 1 192 079 vues - 1 632 commentaires
Vous avez dit démocratie ?
Il y a un an, grâce au précieux soutien de 7819 personnes, nous avons démarré un voyage en démocratie(s). Au fil des semaines puis des mois, au gré des rencontres, des échanges et des lectures, nous avons questionné ce mot étrange : la démocratie.
En France mais aussi en Grèce, en Islande, en Belgique ou encore en Espagne, nous avons rencontré des citoyen·ne·s qui travaillent à insérer plus de démocratie dans leur quotidien. Voici en 90 minutes le résultat de cette aventure pour essayer de saisir ce que renferme ce mot.
Un film de Henri Poulain, Julien Goetz et Sylvain Lapoix
Réalisé par Henri Poulain
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Coproduit par IRL/Les nouvelles écritures : / @slashcauses
Connu / TG le 23/09/25 à 19:59
Connu / https://bsky.app/profile/gdeleur.bsky.social/post/3lyrzd7vadc2y
"
@gdeleur.bsky.social
Le RN, c’est la haine pure de la démocratie et des luttes sociales. Contre ce poison, on ne baisse pas les bras. Le dossier de @politis.fr
que je vous ai mis en ligne est intégralement en libre accès, en coopération avec @regards.bsky.social
14 septembre 2025 à 11:51
113 reposts 218 ont aimé 7 conservés
"
Article : Le nouveau maccarthysme universitaire de la critique d’Israël aux États-Unis, en Allemagne et en Israël
Publié : 14 août 2025 à 15 h 30 min
Auteur : entreleslignesentrelesmots
Catégories: Ecole/Education/Mouvements étudiants
À Jérusalem, aux États-Unis, en Allemagne des professeurs sont licenciés et des étudiants sanctionnés pour s’être exprimés sur la guerre à Gaza. La liberté académique n’est pas un luxe de tour d’ivoire ; elle est une pierre angulaire de la vie démocratique. Prenons la parole non seulement pour nous-mêmes, mais pour un espace public plus juste et honnête. Par Katharina Galor et Noga Wolff.
À Jérusalem, une professeure a été emmenée menottée pour avoir critiqué la guerre que son gouvernement mène à Gaza. Aux États-Unis, deux présidentes d’université ont dû démissionner sous la pression de donateurs opposés aux manifestations pro-palestiniennes. En Allemagne, une chaire de professeur invité a été annulée après qu’une universitaire juive américaine a signé une lettre appelant à un cessez-le-feu. Dans ces trois contextes nationaux — Israël, les États-Unis et l’Allemagne — un nouveau maccarthysme vise les universitaires critiques de la politique israélienne.
Nous sommes un collectif de citoyens et de citoyennes uni.es pour une politique locale équitable et consciente des enjeux écologiques, visant à transformer Angoulême pour les élections municipales de 2026.
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UN ENJEU - UNE IDÉE #5 ⚖️ L’égalité de genre, on en parle ? Des Assises de l'Egalité à Angoulême ✊ Angoulême Collectif vous propose “un enjeu, une idée” chaque semaine pour commencer à présenter notre projet pour le territoire et inviter à imaginer la suite ensemble.
🌈Super goûter de rentrée hier pour le Rencontrons-Nous #10. ☔️Qu’il pleuve, qu’il mouille, on se retrouve avec toujours autant de plaisir et d’enthousiasme ! Plus de 40 personnes présentes, dont plein de nouvelles têtes, de nouvelles compétences, de nouvelles envies pour Angoulême. 🤗 Ce 1er septembre, la campagne démarre officiellement et on est prêt•es !
Retour en images sur les rencontres des Listes Citoyennes et Participatives à Poitiers cette semaine ! 9 membres d’Angoulême Collectif y étaient. Nous en ressortons avec plein d’enseignements, mais aussi et surtout, riches d’innombrables rencontres avec d’autres listes et d’échanges entre nous. 🗓 Nous ferons un retour des meilleurs moments lors du goûter de rentrée "Rencontrons-nous #10" à l’amphithéâtre du Jardin Vert dimanche 31/08 de 16h à 19h. Merci @actions_communes ❤️ et toutes les personnes de l'orga + bénévoles, pour ces rencontres essentielles !
UN ENJEU - UNE IDÉE #4 🌞 Santé et handicap : et si on s’occupait de la santé mentale des jeunes ? Pendant l'été, Angoulême Collectif vous propose “un enjeu, une idée” chaque semaine pour commencer à présenter notre projet pour le territoire et inviter à imaginer la suite ensemble.
UN ENJEU - UNE IDÉE #3 🍎🍆Notre alimentation, c’est notre santé : une alimentation saine et durable dans la restauration municipale, c’est possible ! 🍳🍗 Pendant l'été, Angoulême Collectif vous propose “un enjeu, une idée” chaque semaine pour commencer à présenter notre projet pour le territoire et inviter à imaginer la suite ensemble.
UN ENJEU - UNE IDÉE #2 🚲🚌🚗 Mieux se déplacer à Angoulême : une ville pour les enfants ? 👶👩🦽👨🦯 Pendant l'été, Angoulême Collectif vous propose “un enjeu, une idée” chaque semaine pour commencer à présenter notre projet pour le territoire et inviter à imaginer la suite ensemble.
UN ENJEU - UNE IDÉE #1 🦖Valorisons notre territoire : Montrons nos dinosaures ! 🦕 Pendant l'été, Angoulême Collectif vous propose “un enjeu, une idée” chaque semaine pour commencer à présenter notre projet pour le territoire et inviter à imaginer la suite ensemble.
🌞 Encore un super apéro mensuel au Parc de Fregeneuil mercredi dernier, pour le Rencontrons-Nous #9. Plus de 40 personnes présentes, dont 15 personnes qui venaient pour la 1ère fois et 7 personnes qui ont signé la charte le soir même ! En route vers les 150 membres 🚀 📅 Prochain RDV : le goûter de rentrée d’Angoulême Collectif, le dimanche 31 août de 16h à 19h à l’amphithéâtre du Jardin Vert. 📢 Invitez vos ami·es, familles et collègues !
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RENCONTRONS-NOUS #10
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Comprendre et anticiper les crises écologiques est essentiel pour agir concrètement et améliorer notre qualité de vie, en intégrant l’écologie au cœur de notre projet pour l’intérêt de toutes les générations.
Nous portons une vision participative de la démocratie, où chaque citoyen·ne peut contribuer, en créant des espaces d’échange et de formation pour inclure tous les habitant·es, favoriser leur implication dans les décisions municipales et garantir transparence et dialogue.
Face aux bouleversements actuels, nous défendons une société solidaire, inclusive et égalitaire, où l’adelphité, l’entraide et les valeurs féministes guident nos actions et réflexions.
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Etymologie : du latin neo, nouveau, et de fascisme, lui-même venant de l'italien fasci, faisceau (emblème de l'autorité de la Rome antique utilisé par les milices de Mussolini).
Le terme néofascisme (ou néo-fascisme) désigne les mouvements ou tendances politiques d'extrême droite postérieures à la Seconde Guerre mondiale, qui s'inspirent du fascisme italien d'entre les deux guerres ou qui se revendiquent de cette idéologie. Il se caractérise par le nationalisme, l'anticommunisme et l'opposition au système parlementaire et à la démocratie libérale.
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Publié le 4 février 2009
Terme connexe : Extrême droite ; Fascisme
Publié Il y a 1 mois • 3,6K vues - 11+ -
Peut-on encore parler de fascisme ? Dans les médias dominants, employer ce terme pour décrire la montée des mouvements d'extrême-droite est tourné en dérision. Trop radical, trop polémique : le mot "fascisme" serait anachronique, inopérant.
Pourtant, depuis 1945, jamais les discours autoritaires, racistes et identitaires n'ont autant imprégné le débat public dans les démocraties occidentales. L'ascension de Trump et le salut nazi d'Elon Musk incarnent une extrême droite décomplexée, désormais au pouvoir.
Malgré les discours populistes et antisystème de ces mouvements, leurs alliés s'affichent maintenant au grand jour : les milliardaires et leurs multinationales, de Zuckerberg à Arnault, et une partie grandissante de la bourgeoisie, prête à tout pour conserver son pouvoir. Le vent a définitivement tourné.
Alors, l'histoire se répète-t-elle ? Assistons-nous à l'émergence d'un nouveau fascisme ? Mais d'abord, qu'est-ce que le fascisme ?
Dans ce climat de grande confusion où il devient urgent de nommer clairement l'ennemi pour mieux le combattre, Blast vous propose de revenir aux sources : comprendre les origines, l'histoire et les mutations du fascisme d'hier pour éclairer les dangers d'aujourd'hui.
Bibliographie :
Ajari Norman, "Dark Gothic MAGA : « Elon Musk, la néoréaction et l’esthétique du cyberfascisme", LundiMatin, 2025
Ajari Norman, Manifeste afro-décolonial, Seuil, 2024
Gramsci Antonio, Combattre le fascisme, La Variation, 2025
Jackson George, Devant mes yeux la mort, Gallimard, 1972
Laurent Sylvie, Capital et race, Seuil, 2024
Laurent Sylvie, La contre-révolution californienne, Seuil, 2025
Matard-Bonucci Marie-Anne, Totalitarisme fasciste, CNRS Éditions, 2018
Guérin Daniel, Fascisme et grand capital (1936), Libertalia, 2025
Rigouste Mathieu, La guerre globale contre les peuples, La Fabrique, 2025
Toscano Alberto, Fascisme tardif, La Tempête, 2025
Traverso Enzo, La violence nazie, La Fabrique, 2002
Traverso Enzo, Les nouveaux visages du fascisme, Textuel, 2017
Vuillard Éric, L’ordre du jour, Actes Sud, 2017
00:00 : Intro
02:36 : I - Définir le fascisme
13:08 : II - Aux origines du fascisme
22:54 : III - La matrice fasciste
35:11 : IV - Les nouveaux visage du fascisme
50:54 : V - Combattre le fascisme du XXIe siècle
57:03 : Conclusion
Journalistes : Marin Ben, Félix Cumer
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#documentaire #fascisme #politique
Visibilité Publique
Catégorie Inconnu Licence Inconnu Langue Inconnu Étiquettes
Durée 59min 29sec
Aucun commentaire.
Connu / TG le 3/07/25 à 19:10
Tr.: ...
la destruction du mouvement ouvrier ... contre-révolutionnaire, mythe de la nation raciale ... le corporatisme / dépasser le conflit de classes ... alternative au capitalisme en crise alors que portés par la bourgeoisie ... soutien des élites industrielles ... en opposition au libéralisme de moeurs mais pas économique ex accords de Munich, compromis ... la lutte contre le totalitarisme de l'URSS ... fondement de l'histoire des USA, idem Christophe Collomb ... asservissement des noirs et extermination des peuples premiers ... c'est très compatible ... logique coloniale exterminationiste ... ségrégation raciale a inspiré le nazisme ... au 19è pseudo-science raciste en occident dt la fr ... violence déployée par l'armée fr en algérie ... Geko, militant antifa ... l'article 16 de la 5ème république, système de contrôle le plus parfait ... Livre "fascisme tardif" d'alberto ?? ... fascisme générique dans 2è partie des années 1930 ... Franz Fanon ... structuration de l'ÉTAT pas de différences dans la répression avec le fascisme ! ... ex USA, Fr ... fascistes en puissance ... comment il exploite ce qui existe déjà ... ex en GB état d'exception ... violence d'état ... glissement autoritaire ... fascisation ... des pans entiers du programme de l'extrême droite déjà appliqués ... Sylve Laurent ... confisquer l'état pour le purifier de l'état de droit ... ex MAGA aux USA ... société inégalitaire ... lutte contre l'antisémitisme ... discours islamophobe reproduit idem altérité raciale contre les juifs ... contre-révolution préventive, guerre civilationnelle ... Musk a grandi en Afrique du sud sous l'apartheid ... capitalisme autoritaire ... néolibéralisme augmenté ou repensé par la tech ... complexe militaro-industriel ... Trump oligarchie ... la concurrence est un truc de perdants. Google est un monopole etc ... l'autocratie du pdg ... mystification du modèle entreprenarial ... masculinisme ... bouc-émissaires ... Peter Steel?? investisseur rBnB etc... penser la résistance est ESSENTIEL ... état fascisé sans précédent historique aux USA ... agir dès maintenant ... un antifa autonome ... identifier les outils qui participent déjà (répression, etc) ... donc anticapitaliste ... le régime de terreur désarme le peuple ... sinon le fascisme s'installe tout en douceur... humanité, amour.
Internet dans les années 1990, puis les réseaux sociaux dans les années 2000, ont fait miroité la promesse d'un rapport renouvelé au débat public et à la liberté d'expression. Qu'en est-il aujourd'hui ? À l'heure où certains alertent sur les dangers de la désinformation en ligne et en appellent à une meilleure modération tandis que d'autres dénoncent les modérations excessives et sont prêts à acheter des réseaux sociaux comme Twitter au nom de la "liberté d'expression", l'heure est venue de se poser la question de l'impact des réseaux sociaux sur les individus et la société.
Les réseaux sociaux sont-ils compatibles avec la démocratie et si oui à quelles conditions ? Dans le sillage de "Toxic Data - Comment les réseaux manipulent nos opinions" (Chavalarias D. 2023 Ed. Champs), cette conférence interrogera à partir d'exemples concrets l'impact des réseaux sociaux, de leurs effets sur nos vies jusqu'à leurs impacts géopolitiques, avec en toile de fond l'arrivée d'une nouvelle catégorie d'acteurs : les intelligences artificielles.
David Chavalarias
est Directeur de Recherche CNRS au CAMS (EHESS) et Directeur de l’Institut des Systèmes complexes de Paris Île-de-France. Normalien, docteur de l’École Polytechnique en Sciences Cognitives, ses recherches portent sur la compréhension de nos comportements collectifs et des dynamiques d’opinion à partir de la modélisation et de l’analyse de données du Web. Concepteur de plusieurs macroscopes, outils numériques qui sont au social ce que le microsope est au vivant, il les a mobilisés dans son dernier ouvrage "Toxic Data - comment les réseaux manipulent nos opinions" (Flammarion 2022) pour enquêter sur l’impact des médias numériques sur nos démocraties.
Connu / https://wiki.april.org/w/Faut-il_changer_d'%C3%A8re_num%C3%A9rique_pour_pr%C3%A9server_la_d%C3%A9mocratie
Tr.: ... "Non respect du droit français sur l'apologie de contenus Nazis" ... risque systémique ... comment réguler ces plateformes ?
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L’ère du confusionnisme
... citation de Hannah Arendt qui disait : « Le sujet idéal du régime totalitaire n’est pas le nazi ou le communiste convaincu, mais les gens pour qui la distinction entre le fait et la fiction et la distinction entre le vrai et le faux n’existent plus. » C’est ce qui s’est passé aux États-Unis. La plupart des électeurs de Trump étaient convaincus que les élections de 2020 étaient truquées et que c’était Trump qui avait remporté et pas Biden.
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Le temps de la subversion
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L’Europe en ligne de mire
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le Kremlin a une agence qui s’appelle IRA [Internet Research Agency , Institut de Recherche Internet, qui emploie des centaines de personnes depuis au moins 2013 pour intervenir sur différents terrains numériques pour faire de la désinformation et faire avancer son agenda.
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Un climato-dénialisme opportuniste
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MAGA ... ULTRA-MAGA
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Comment gagner une élection
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Désinformation du Kremlin – France 2024 Complicité d’ingérence aux Européennes et législatives en 2024
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Biais algorithmiques
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La nouvelle donne des Big Tech
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il y a incompatibilité entre le modèle économique des plateformes des GAFAM et les démocraties
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Quelques pistes de solution
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Quels réseaux sociaux pour la démocratie ?
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Il est important de comprendre, d’arriver à faire comprendre aux citoyens que leur choix d’infrastructure numérique d’aujourd’hui détermine les régimes politiques de demain, qu’il faut choisir des plateformes en fonction des principes qu’elles se donnent, notamment choisir des protocoles et pas des plateformes fermées.
En termes de protocole ouvert, les plateformes basées sur des protocoles ouverts par rapport à X, la seule alternative pour l’instant c’est le fédiverse/Mastodon et un peu Bluesky, mais Bluesky n’est pas vraiment décentralisé à l’heure actuelle.
Quels réseaux sociaux comme conventions sociales
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La face cachée de la désinformation
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puisque en fait X n’est pas modéré, il y a par exemple des contenus nazis qui devraient être modérés en Europe et qui ne le sont pas
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Campagne de dénigrement contre l’équipe d’OpenPortability
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Ndlr :
- est-ce le même constat sur Facebook ? Approfondir ACT
- valoriser ACT
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Dans ce 4ème épisode de notre série sur les coulisses de la Commission d'enquête parlementaire sur les modalités du contrôle par l'État et la prévention des violences dans les établissements scolaires, je reviens avec vous sur l'audition du Premier ministre François Bayrou le 14 mai 2025.
Préparation de l'audition, pressions politiques et médiatiques, mensonges, violences, je vous explique tout de cette audition de plus de 5h30, de son contexte, et de ce que j'en retiens.
Tr.: ...
parjure ... souhaite que la justice soit saisie ... culture de la violence / giffle ... geste "éducatif" ... le parlement fait vivre notre démocratie ... traitement médiatique pour disqualifier la commission ... rapport adopté par la commission d'enquête parlementaire ... projet de loi pour protéger les enfants
Ndlr :
- se procurer et lire ce rapport ACT
- suivre le projet de loi pour protéger les enfants ACT
- Continuer à valoriser la démocratie parlementaire ACT
- et dénoncer les mensonges et manipulations de Mr Bayrou, du gouvernement et même du pdt de la république ACT