André Balestrini 1 semaine depuis Commentaires fermés sur Chilling Effect 3 Vues
L’effet dissuasif (ou chilling effect) désigne un phénomène d’autosurveillance et d’autocensure au sein d’une population, provoqué par la crainte de sanctions juridiques ou de pressions sociales. Il se manifeste lorsque des individus renoncent à exercer leurs droits fondamentaux — comme la liberté d’expression, de presse ou de manifestation — non pas par adhésion aux règles, mais par peur des conséquences disproportionnées (amendes lourdes, poursuites judiciaires, surveillance). Dans une démocratie, cet « effet de gel » est particulièrement préoccupant, car il étouffe la critique et le débat public sans qu’il soit nécessaire de recourir à une interdiction formelle, la menace de la sanction suffisant à paralyser l’engagement citoyen.
Connu / https://www.instagram.com/reel/DUB3WHoiH4r/ Connu / TG le 30/01/26 à 9:01
En 2023, on comptabilisait 65 000 tonnes de pesticides vendues en France (source SDES). Cette consommation n’est toutefois pas homogène sur le territoire : elle varie fortement d’une commune à l’autre. Les zones spécialisées en grandes cultures, en viticulture ou en arboriculture concentrent les volumes les plus importants.
"Selon Génération Futures, en 2021 la France était le 3e pays européen en termes de nombre de pesticides autorisés (291)."
- Des inquiétudes pour la santé, les riverain·es en première ligne
Les alertes scientifiques s’accumulent depuis des années.
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- Ensemble, refusons l’empoisonnement généralisé aux pesticides
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- Exigeons la transparence, changeons de modèle
Avec l’association Riverains Ensemble, nous lançons une campagne nationale pour accompagner les personnes habitant en zone rurale agricole pour défendre leur droit à vivre sainement.
Ensemble, nous pouvons faire changer les choses. L’heure est venue de mettre le sujet de la transparence des pesticides et des conséquences pour les riverain·es dans le débat public, d’avancer vers une réelle démocratie agricole en exigeant la transparence sur les produits utilisés et d’aller vers des pratiques respectueuses de la santé de tous et toutes !
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Parce qu’il n’est plus possible que seuls “les milieux autorisés” soient autorisés à penser notre monde, ses réalités et ses combats. Cette émission se veut le carrefour des intellectuel·le·s, penseuses·eurs et actrices·eurs des luttes sociales dissident·e·s et/ou invisibilisé·e·s.
Par Sarah Duhieu
Journaliste indépendante originaire du Sud-Ouest, Sarah Duhieu s’intéresse aux questions de justice et aux violences faites aux femmes.
Politique
Quand les personnes qui nous représentent mentent constamment et en toute impunité, que reste-t-il de la démocratie ? Clément Viktorovitch, docteur en science politique et professeur de rhétorique, décrit dans son livre « Logocratie » le basculement vers un régime du langage où la parole officielle se décorrèle du réel sans avoir à en payer le prix. Le mensonge, longtemps exceptionnel et politiquement coûteux, est devenu depuis quelques années un réflexe banal. Donald Trump qui affirme que « les migrants mangent les chiens » ou qu’il a « mis fin à sept guerres », Christophe Castaner qui dénonce une « attaque d’hôpital » par des Gilets jaunes…
« Quand le débat public finit par perdre tout contact avec la réalité, quand le gouvernement peut mentir aux citoyennes et citoyens les yeux dans les yeux, c’est notre capacité à décider de notre avenir en commun qui s’efface également », estime Clément Viktorovitch. Sans débat public ancré dans le réel, comment prendre des décisions collectives éclairées ? Dans l’ère de la post-vérité, le vrai n’est plus une valeur absolue : on tend à croire ce qui nous arrange, dans des bulles informationnelles entretenues par les réseaux sociaux. Une dérive d’autant plus grave que les contre-pouvoirs, qu’il s’agisse de la presse, la justice ou les universités, sont constamment attaqués et discrédités.
Face à cela, Clément Viktorovitch appelle à retrouver une indignation citoyenne : se mettre en colère face au mensonge est une condition minimale pour défendre la démocratie.
2016-2017, Macron élu par une campagne vide ... nouvelle ère du mensonge, émis les yeux dans les yeux, clairs, explicites, pur récit ... elle contredit le réel les yeux dans les yeux ... ce sont des anticatastases, cette figure de style tellement audacieuse qu'elle n'était presque jamais utilisée - le mot était tombé en désétude et qui aujourd'hui est devenue une des armes quotidiennes d'un gouvernement qui bascule en logocratie comme Les États-Unis, la France.
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1er mai 2019, Christophe Castaner, manif du 1er mai, des gilets jaunes réfugiés dans un hôpital "... on a attaqué un Hôpital" ... on a appris très vite que c'était totalement faux. Passé la peur initiale, les soignants ont accueilli et soigné les manifestants. Rien à voir avec ce qu'avait dit CCR. J'étais sur un plateau de TV, j'ai dit la voix grave, vibrante "Mmes Mrs, nous venons d'assister à un mensonge d'État". Idem avec anticatastase de la secrétaire d'État Mme Sarah Valérie?? ... devenu la toile quotidienne et dans notre affect nous fait rire au lieu d'attiser notre colère. Notre indignation s'est assêchée, notre colère s'est épuisée, acoutumés à se voir mentir les yeux dans les yeux qu'on a fini par prendre ça à la rigolade de peur de devoir en pleurer comme disait Le Figaro. C'est pas bon démocratiquement. Nous sommes légitimes à rester en colère, indignés devant de telles situations graves démocratiquement. Et le jour où nous abandonnons ledroit à nous indigner, ça vaut le coup d'y consacrer un livre.
La commodité, situation embarrassante rupture dans le rapport au gouvernement. Le mensonge devenu une arme banale ... plus langue de bois, on ment. Parfois avec fierté comme Marlène CHiapa au gouv au moins 6 ans à mentir ... gagner dans les traitres ... système généralisé ... conscient, volontaire d'embrouiller le débat public ... art d'obscurcir, devient un concours de popularité. Si loyauté, honnêteté disparaît, alors l'idéal démocratique finit par se fissurer. Ex. expression "violences policières" ... Gérald Darmanin en pleine anticatastase ... idem E Macron ... alors que enquêtes de journalistes, rapports Défenseur des Droits, d'Amnesty international, du Conseil des Droits de l'Union Européenne, des rapporteurs spéciaux au Conseil de l'ONU ... Tous dans la même direction : IL Y A EN FRANCE UN USAGE DISPROPORTIONNÉ DE LA FORCE À L'ÉGARD DES MANIFESTANTS, manière polie de dire qu'il y a de la RÉPRESSION POLICIÈRE et non plus du maintien de l'ordre lors des manifestations en France. C'est TRÈS GRAVE. Le droit de manifester est essentiel en démocatie. Pierre Rosanvallon : tenter pour le peuple de faire échec aux décisions du gouvernement est un des droits essentiels en démocratie représentative. Un des rares droits après le pouvoir de véto. Composante essentielle de la souveraineté populaire. Ça ne va plus de soi, le droit de manifester en France a été réprimé. ... De plus en plus de gens ne vont plus manifester par peur. On a peur en France aujourd'hui de descendre énoncer son avis dans la rue. Le respect des droits fondamentaux a reculé. Le montre dans le livre que à partir du moment où le langage ne peut s'imposer sur le réel, le corolaire de voir le débat démocratique s'étioler fait reculer l'État de droit. ... intangible et sacré sinon le faire reculer sans avoir à l'assumer. C'est ce qui s'est passé en France avec les violences policières et ça va bien au-delà puisque la parole ?? va jusqu'à modifier le sens des mots ... retournés contre eux-mêmes, contre l'état de droit. Bruno Retailleau, ministre de l'intérieur, a dit l'inverse "l'état de droit n'est ni intangible ni sacré". Alors que les philosophes de l'ÉTAT de droit nous l'expliquent bien. BRU l'attaque parce que le langage a été manipulé ... dernière étape contre le gouvernement des juges, expression de Laurent Wauquier "contre des coups d'état de droit" pour parler du travail normal du conseil constitutionnel en France
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En France comme aux USA, les même contre-pouvoirs attaqués : les universités, les chercheurs et les chercheuses, la presse car ce sont les journalistes qui peuvent documenter l'action du gouvernement, les ONG car elles sont les gardiennes des droits fondamentaux. Attaqués violemment aux USA, au Brésil, avec des reculs fondamentaux sur ces trois contre-pouvoirs dans ces deux pays. Et en France, moins vite, moins net, mais clair néanmoins contre l'université ... pénaliser l'occupation illégale d'un campus, les grèves étudiants, cad passible de condamnations, indépendance des chercheurs et chercheuses, liberté académique / respect des valeurs de la république. Manque de pot, elles ne sont pas définies juridiquement ... jusqu'où vont les libertés académiques ? potentiellement retourné contre moi ... Ça a finalement été retiré mais au dernier moment. La presse également : la question de la presse présidentielle, pas de dangereux gauchistes, régulièrement s'émeuvent qu'elle ne peut pas faire son travail. Régulièrement l'APPP dit s'est scandaleux, on n'a pas été invités, on a même été tenus à l'écart ! ... recul démocratique, etc. Un pays qui bascule dans la logocratie va en premier lieu tenter de s'attaquer aux vigies, aux contre-pouvoirs qui peuvent justement documenter cette bascule toujours pour les mêmes. Et en France aussi on observe qu'ils sont attaqués.
... l'ère de la post-vérité ... a permis la bascule démocratique ... aussi en Grande Bretagne et dans d'autres pays du globe - le Brésil, la France, l'Argentine quel
32:50 terminer ACT
Info Politique Vie citoyenne
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en matière de politique, il faut du débat, de l’échange, de l’interaction, de la mixture, sinon la société se divise en strates séparées."Même le kykeon se désagrège s’il n’est pas agité", disent les disciples d’Héraclite. Autrement dit : quand la politique ne prend pas en charge le dissensus, ne l’organise pas en un débat où les idées circulent librement et sincèrement, alors la société se fracture. Et cela ressemble à ce que nous vivons aujourd’hui.
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Il y a deux façons pour que le débat n’ait pas lieu ou alors en mode dégradé. La première, c’est d’interdire certaines opinions. Ça, c’est la méthode totalitaire, la méthode "URSS" on va dire. Et puis il y a le fait de remplacer le débat par quelque chose qui lui ressemble, mais qui en vérité tient plus de l’invective, des menaces, de l’intimidation, et de l’affrontement entre camps sectaires. Une sorte de ball-trap permanent. Quand, en plus de cela, certains sujets ou thèmes de débat sont retirés du champ politique pour en faire des questions morales où l’émotion et l’indignation règnent en maîtres, eh bien, vous obtenez qu’il est de plus en plus difficile d’avoir une parole franche et sincère, sans craindre la tempête ou l’excommunication.
À écouter
Royaume-Uni : les "sickfluencers" enflamment le débat public
Le monde selon Gaspard G
2 min
Bientôt, le débat public sera le domaine réservé des polémistes en mal de buzz, et des prudents qui ne disent pas ce qu’ils pensent, mais ce qu’ils pensent pouvoir dire ou devoir dire - en gros : qui ne disent rien et que plus personne n’écoute. D’ailleurs, de manière générale, les Français se détournent du débat public. Non seulement en ne l’écoutant plus, mais aussi, en renonçant eux même à toute conversation citoyenne. De plus en plus, ils se résignent à une société de messes basses, où l’on ne se parle plus qu’au sein de « safe space » familiaux ou amicaux, c’est-à-dire de bulles sécurisées. Attention : "Même le Kykeon se désagrège quand on ne l’agite pas". 2500 ans après Héraclite, sa leçon silencieuse vaut toujours.
Connu / TG le 18/05/24 à 11:09
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Dans cette vidéo découvrez l'équipe e-graine Nouvelle-Aquitaine et les actions menées de mai 2021 à mai 2022 !
Connue / https://www.e-graine.org/les-associations-regionales/nouvelle-aquitaine/
Tr.: ... médiation ??? ....
... débat mobile dans lieux ??, mandatés par la CNDP pour la liaison routière Limoges - Poitiers facilitatrice de projet ... Dordogne ...
551 signatures
Destinataire(s) : Messieurs et Mesdames les élus de l'agglo du Beauvaisis
Réduisons le trafic aérien !
✈️✈️DOUBLER LE TRAFIC AERIEN : VOUS COMPTEZ NOUS EN PARLER ?🔇🔇
La procédure administrative accélérée et volontairement discrète est lancée depuis les fêtes de Noël. La signature du contrat aura lieu cet été, aucun retour en arrière ne sera possible.
Avant toute décision impactant nos vies, nous demandons un véritable débat public.
Notre proposition : STOP ! On ralentit, on réfléchit.
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Niort Deux-Sèvres Nouvelle-Aquitaine
Dans les Deux-Sèvres, les réserves de substitution, dites « mégabassines » sont au cœur de nombreux débats. Leurs opposants dégainent un rapport scientifique qui vise à montrer leur impact négatif sur les nappes phréatiques et les cours d’eau environnants.
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le collectif Bassines Non Merci poursuit son combat, rejoint par Anne-Morwenn Pastier. Docteure en sciences de la Terre et autrice d’une thèse sur l’hydrologie et la géologie
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Bassines Non Merci, la Confédération paysanne et Anne-Morwenn Pastier affirment qu’ils aimeraient organiser un débat public avec le BRGM, la Coopérative de l’eau des Deux-Sèvres et la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne.
En attendant, une présentation au grand public de cette contre-expertise est prévue ce vendredi 3 février à 20h30, dans la salle des fêtes de Saint-Léger de la Martinière, dans les Deux-Sèvres.
Clés: bassines environnement agriculture économie
Connu / TG le 02/02/23 à 15:13
Greenpeace France et le Réseau Sortir du Nucléaire participent depuis plusieurs mois au grand débat sur la relance du nucléaire, et notamment sur l'installation d'une paire d'EPR2 à la centrale de Penly. Face au passage en force d’un projet de loi d'accélération du nucléaire présenté par le gouvernement et actuellement voté au Sénat, Greenpeace France et le Réseau "Sortir du nucléaire" annoncent quitter le débat public sur l’éventuelle relance de la filière nucléaire française et le projet de construction de nouveaux réacteurs nucléaires.
Sans attendre les conclusions de ce débat, le Sénat a adopté le projet de loi, soumis par le gouvernement, pour accélérer les procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires. Pire encore, la Ministre de la Transition énergétique a donné un avis favorable à un amendement qui propose la suppression de l’objectif de réduction à 50 % de la part du nucléaire dans le mix électrique à horizon 2035.
=> https://twitter.com/greenpeacefr/status/1617907943135145992
Lors de la 3e réunion du débat public autour de la construction de nouveaux réacteurs, les pronucléaires ont vanté les mérites des EPR2. Les anti, eux, ont rappelé que d’autres réponses à la crise ...
Connu / TG 24/11/22 À 10:29
2 902 signatures - Destinataire(s) : Commission nationale du débat public
Campagne lancée par le Collectif Climat Le Havre
Un véritable débat public doit être mené en lieu et place d’une simple procédure administrative accélérée, car il s’agit d’un projet de grande ampleur qui aura de forts impacts sur notre environnement.
Pourquoi faut-il agir maintenant ?
Au printemps 2022, le gouvernement français a annoncé l’implantation d’un terminal méthanier flottant (FSRU -Floating Storage and Regasification Unit) dans le port du Havre (Seine-Maritime). Il s’agit d’un navire amarré qui joue le rôle d’un petit port méthanier d’importation ; sa fonction est de recevoir du gaz naturel transbordé depuis des navires méthaniers, de le stocker, de le ramener à l'état gazeux, et de l’injecter sur le réseau de transport de gaz naturel.
L’argument avancé est le besoin de gaz en France suite à l’agression militaire de l’Ukraine par la Russie et la volonté de ne plus importer de gaz d’origine russe.
...
ce projet comporte de nombreux et graves défauts :
🔹 Il garantit la continuité de l’exploitation des énergies fossiles climaticides ; or le GIEC répète qu’il est urgent de réduire l’émission de gaz à effet de serre (GES) ;
🔹 Le gaz importé (principalement des Etats-Unis) sera largement issu de la fracturation hydraulique (gaz de schiste) impliquant la destruction des sous-sols et des pollutions incontrôlées ;
🔹 Le projet a été lancé en l’absence de procédure d’appel d’offre ;
🔹 Il a été lancé en l’absence d’évaluation environnementale en amont des travaux ;
🔹 Il existe une déconnexion entre l’urgence avancée comme argument de cette décision et la faible proportion de l’apport attendu à la consommation nationale (10 %).
🔹 Le projet, générateur de GES (méthane), est contradictoire avec l’injonction de sobriété énergétique prônée par le gouvernement, laquelle implique de diminuer le recours aux énergies fossiles ;
🔹 Le projet accroît l’augmentation des risques par effet domino, non pas forcément dû au transfert du méthane mais de la proximité avec des sites SEVESO (CIM, Alkion, SHMPP) ;
🔹 Le projet néglige le temps d’évacuation d’un méthanier (et du terminal lui-même) via l’écluse François 1er ;
🔹 Le coût de l’opération : 30 M€ pour les travaux et de 20 à 50 M€/an pendant 5 ans (durée du contrat) pour le fonctionnement ;
... « élément de contexte » nouveau :
Dans sa décision du 12 août dernier, le Conseil constitutionnel, a exigé, en application des dispositions de la Charte de l’environnement, que les dispositions qui prévoient « le maintien en exploitation d’un terminal méthanier flottant ainsi que l’installation d'un tel terminal sur le site portuaire du Havre » ne peuvent s’appliquer « que dans le cas d’une menace grave sur la sécurité d'approvisionnement en gaz ». Or, cette « menace grave » n’est pas démontrée puisque des experts expliquent que la consommation de gaz en France (40 Mds m3 / an) est couverte par les terminaux méthaniers existants et les importations de Norvège et Algérie (Journal du dimanche, 6/8/22).
Durée de lecture : 3 minutes - En bref — Nucléaire
Centrale de Civaux (Vienne) - Flickr / CC BY 2.0 / Daniel Jolivet
La Commission nationale du débat public (CNDP) a critiqué la façon dont sont prises les décisions sur le nucléaire. Dans une note parue mercredi 16 février https://www.debatpublic.fr/sites/default/files/2022-02/CNDP-Eclairage-Nucleaire-A4-VF_0.pdf, qui fait le bilan de dix-sept années de concertation sur la question, elle a pointé notamment « un sentiment constant que les décisions sont prises sans tenir compte de la parole citoyenne » ainsi qu’une contestation récurrente quant à l’opacité et au « manque de fiabilité » des informations sur le nucléaire.
L’autorité administrative indépendante a relevé que « cette question est l’une des plus clivantes et conflictuelles », ce qui n’exclut pas d’en débattre, « sous réserve que soient strictement et sincèrement respectés les principes de la participation ». Précisément, « le débat public ne peut avoir lieu que sous l’égide d’une autorité indépendante de toutes les parties prenantes et une réelle volonté d’associer le public aux décisions ».
Or ces règles de base ont rarement été respectées. En 2005, le débat sur le projet d’EPR de Flamanville était parallèle à l’examen du projet de loi qui l’actait ; en 2006, le débat sur le projet Iter succédait à la décision internationale de construire le réacteur expérimental ; la même année, le Parlement optait pour le stockage définitif « en couche géologique profonde » des déchets nucléaires ultimes, quand le public appelait à considérer aussi la voie de l’entreposage temporaire dans l’attente d’une solution alternative ; et en 2010, le public se prononçait sur le projet d’EPR de Penly, déjà acté par Nicolas Sarkozy. En 2019, le débat public sur le projet Cigéo se concluait sur une demande d’études de scénarios alternatifs... Une proposition restée sans suite. https://reporterre.net/Debat-sur-les-dechets-nucleaires-les-citoyens-demandent-l-etude-d-alternatives-a-Cigeo
Autre problème pointé par la CNDP : « La fiabilité et la sincérité des informations présentées ont été contestées dans tous les débats publics. » Réalité des coûts de la filière nucléaire, bilan carbone de l’énergie nucléaire, volume réel et coût des déchets radioactifs… autant de sujets sur lesquels il n’existe aucun consensus.
« Le nucléaire est plus qu’un choix industriel, c’est un choix de société »
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la CNDP, qui avait déjà appelé à débattre des choix nucléaires avant toute relance, en décembre dernier
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Durée de lecture : 6 minutes - Nucléaire
Pro et antinucléaires se sont emparés du débat public sur la construction des nouveaux réacteurs nucléaires. L’enjeu : « éclairer les parlementaires » appelés à voter la loi de programmation énergie climat.
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construction de deux réacteurs nucléaires supplémentaires de type EPR2 dans la centrale nucléaire de Penly, près de Dieppe, en Seine-Maritime (76)
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Xavier Ursat, directeur de l’ingénierie et des projets du nouveau nucléaire chez EDF
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associations environnementales, notamment Greenpeace à Dieppe, le Réseau Action Climat à Paris, ou encore Sortir du nucléaire. La section normande d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) a également pris position contre le projet dans un communiqué de presse. À Dieppe, Véronique Bérégovoy, conseillère régionale d’EELV a insisté sur l’importance d’un débat démocratique et mis en garde contre la puissance des lobbies du nucléaire. Elle s’est attachée à déconstruire tous les « mythes » du nucléaire, notamment celui sur l’indépendance énergétique qu’il permettrait, « puisque nous importons 100 % de notre uranium ». Le mythe de l’énergie bas-carbone aussi, qui « occulte toute la chaîne industrielle depuis l’extraction jusqu’à la gestion des déchets, en passant par la construction des centrales ». Le mythe d’une énergie nécessaire à la transition écologique, qui « masque la réalité qu’il faudrait en fait quinze ou vingt ans voire plus pour construire ces réacteurs ».
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Dominique Boutin, président du réseau énergie de France Nature Environnement, a enchaîné : « Je refuse d’être complice de la poursuite de cette filière qui a démontré son incapacité à répondre économiquement, socialement, techniquement et environnementalement aux enjeux du siècle. Je refuse d’être complice de l’incroyable gabegie économique qui va retomber sur le dos du contribuable. Je refuse de… » À Dieppe, sa tirade qui dépasse le temps de parole réglementaire reçoit un tonnerre d’applaudissements.
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Notes
[1] Lors du mandat de Nicolas Sarkozy.
[2] Il était aussi retransmis en direct sur la chaîne youtube de la CNDP.
[3] En 2005, le débat sur le projet d’EPR de Flamanville était parallèle à l’examen du projet de loi qui l’actait.
La CNDP a décidé d'organiser un débat public sur un programme proposé par EDF de 6 réacteurs nucléaires de type "EPR2", dont les deux premiers seraient situés à Penly, en Normandie. Le débat ...
Le collectif "Stop Bolloré" a vu le jour en décembre 2021 et rassemble des membres et des organisations de la société civile qui s’inquiètent de la concentration des médias et de l’édition en France et des dangers que cela représente pour la démocratie.
Le projet du collectif, qui est politique, juridique, historique, médiatique et philosophique, est de créer un débat public sur les dangers extrêmes de cette concentration et de l’utilisation des sources d’édition à des fins idéologiques.
La concentration des médias conduit une majorité de médias à nous proposer les mêmes points de vue sur le monde, la société, les politiques possibles. Cette concentration désigne le fait que la majorité de l’information est diffusée par des organes de presse appartenant à quelques grands groupes industriels, aux intérêts similaires . ... étouffe le débat politique. Elle rend donc impossible toute forme de démocratie réelle.
Pour le collectif, la concentration des médias représente 5 dangers principaux :
- Elle menace le droit fondamental à une information libre et pluraliste
- Elle s’attaque à l’indépendance du journalisme et étouffe le journalisme d’enquête
- Elle met l’information au service d’intérêts industriels, commerciaux ou politiques
- Elle détruit la confiance des citoyennes et citoyens dans les médias
- Elle permet de faire de certains médias des vecteurs de propagande de l’extrême droite
Le collectif s’est particulièrement intéressé au cas de Vincent Bolloré. Cet industriel, homme d’affaires, propriétaire de médias et milliardaire français et détient directement ou indirectement de Canal+, les groupes d’édition Editis , de plusieurs journaux (magazines de Prisma Media, JDD, Paris Match), d’une puissante agence de publicité (Havas) et de la radio Europe 1. C’est sur l’une de ses chaînes que le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour a disposé d’une heure d’antenne chaque soir pendant deux ans avant de se déclarer candidat à l’élection présidentielle. Il est clair que le groupe Bolloré utilise aujourd’hui ses médias et notamment sa chaîne d’information CNEWS - devenue chaîne d’opinion - pour propager une idéologie anti-immigration, xénophobe, sexiste, discriminante et reactionnaire.
... plusieurs formes :
- Une saisine Arcom ...
- Une plainte pénale ...
- Une campagne de communication
- Une Mobilisation sociale
- Des propositions ... 5 propositions pour enrayer cette concentration :
. Interdire la possession de médias par des groupes industriels vivant des commandes et marchés publics et limiter les concentrations « verticales ».
. Publier l’identité des actionnaires directs et indirects des médias, leurs comptes et les aides reçues de l’État et des collectivités locales
. Doter les sociétés de journalistes d’un statut juridique pour qu’elles puissent aller en justice ; donner aux journalistes un droit sur la nomination et la révocation des responsables de rédaction.
. Créer deux nouveaux délits, celui de trafic d’influence en matière de presse et celui de censure, et renforcer les pouvoirs de régulation de l’Arcom (ex-CSA)
. Réformer le système des aides publiques à la presse en instaurant un critère d’attribution qui est celui de l’indépendance des médias.
Fredéric ALIMI
- 86, Rue Laugier – 75017 PARIS Email : contact@stopbollore.fr
- Directeur de publication, éditeur
- Réalisation du site
Hébergement / LWS 10 rue de Penthièvre – 75008 Paris – France
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Le mercredi 9 mars, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence de presse sur les conséquences en France de la guerre en Ukraine. Il a dénoncé l'état de la démocratie en France alors que l'Assemblée nationale ne tient plus session, que le Sénat ne pose plus de questions au gouvernement et que les décisions du président sont prises en conseil de défense. Il a appelé à un débat public sur les questions géopolitiques et de défense et a rappelé qu'il en avait déjà fait la proposition à Emmanuel Macron qui n'y avait pas donné suite.
Le candidat de l'Union populaire à l'élection présidentielle a appelé à frapper les oligarques russes pour isoler politiquement Vladimir Poutine. Il a dénoncé ceux qui l'accusent de tenir des positions pro-poutine alors que sa vie témoigne d'un engagement contraire. Il a dit qu'il fallait d'urgence bloquer les prix en France pour faire face à la flambée due à la guerre d'Ukraine.
Enfin, interrogé sur un sondage qui le place à deux doigts du second tour, Jean-Luc Mélenchon a expliqué que s'il y parvenait, cela serait l'occasion d'avoir un vrai débat d'entre deux tours sur la question sociale, le pouvoir d'achat et la retraite. Il a expliqué que soit on aurait Zemmour ou Le Pen face à Macron, soit on aurait la possibilité d'un second tour où il serait présent pour parler de ces sujets.
©FredPieau_antenne5G_bcom FredPieau
Les maires sont de plus en plus nombreux à faire entendre leur mécontentement contre le déploiement de la 5G à marche forcée du gouvernement. Mais ont-ils vraiment leur mot à dire ? A l’heure où débutent les enchères pour attribuer les fréquences aux opérateurs télécoms français, des avocats spécialistes du sujet apportent des éléments de réponse.
Aménagement numérique Numérique
Il y a eu les maires anti-Linky, ceux qui refusaient l’accueil des migrants, la réforme des rythmes scolaires… Il y a désormais les maires anti-5G. Prêts à dégainer des arrêtés anti-déploiement de ce réseau nouvelle génération, de plus en plus de maires veulent faire entendre leur voix.
« Le déploiement de la 5G doit se faire dans la transparence et à l’issue d’un débat public. Cela implique, dans un premier temps, de respecter un élémentaire principe de précaution. Cela nécessite d’évaluer les impacts sanitaires, environnementaux et économiques de cette technologie, avant d’envisager son déploiement », explique la maire socialiste de Rennes, Nathalie Appéré, en réaction aux propos du président Macron assimilant les anti-5G aux défenseurs du « modèle Amish ».
Et la maire de Rennes ...
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Gazette des Communes, Club Techni.Cités
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Le très haut-débit prend son temps pour arriver https://www.lagazettedescommunes.com/dossiers/le-tres-haut-debit-prend-son-temps-pour-arriver/
18 commentaires - À l’approche des municipales, Mediapart met en lumière nos partenaires qui font vivre une presse indépendante localement, et fait le bilan des initiatives citoyennes en cours ou qui se lancent actuellement.
Les ronds-points, ZAD, places qu’on occupe, où l’on conteste mais où l’on construit également… en quelques années, de nombreuses mobilisations semblent témoigner du retour au local pour proclamer et faire vivre l’idéal démocratique. Pendant ce temps, une presse numérique locale indépendante essaie également de s’implanter, pour jouer son rôle d’investigation et d’animation du débat public. Retour sur ces tendances, en deux plateaux Live.
Le combat pour la liberté et l’indépendance de l’information locale https://www.youtube.com/watch?v=CTCu12-jo6A
Animation : Stéphane Alliès
Avec nos partenaires : Jacques Trentesaux de Mediacités, Gilles Triolier du Poulpe, Lisa Castelly de Marsactu et Benjamin Téoule du D’Oc.
À lire : l’article de Mediacités sur l’hémorragie de la presse locale.
Le municipalisme : des expériences et des projets https://www.youtube.com/watch?v=6m9LsxtiW3g -> https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?apAsrw
Animation : Fabien Escalona et Mathilde Goanec
Avec Fathi Bouaroua (co-initiateur du Pacte démocratique pour Marseille) ; Guillaume Gourgues (maître de conférences en science politique à l’université Lumière Lyon-II) ; Fernand Karagiannis (conseiller municipal à Saillans) ; Steven Mathieu (« gilet jaune » de Commercy) ; Anne-Sophie Olmos (conseillère municipale à Grenoble) ; Vincent Verzat (vidéaste et youtubeur, co-initiateur de « Super local »).