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Bruno Retailleau a tenu son premier grand meeting de campagne à Paris devant 4 000 soutiens revendiqués. L'occasion pour le candidat LR de tenter d'imposer sa candidature dans une course à l'Élysée où il reste largement distancé par Gabriel Attal et Édouard Philippe. Entre absences remarquées des poids lourds du parti, apparition controversée de Boualem Sansal et propositions très droitières sur l'immigration, la sécurité ou le social, ce meeting a surtout donné l'image d'une droite qui cherche encore sa place. Retailleau tente de se distinguer du Rassemblement national sans vraiment s'en éloigner, tout en rompant définitivement avec la macronie dont il a pourtant largement profité. Au final, davantage qu'une démonstration de force, cette séquence révèle surtout les difficultés d'une candidature qui cherche encore à justifier son existence.
Le Récap est un édito politique, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
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Parce qu’il n’est plus possible que seuls “les milieux autorisés” soient autorisés à penser notre monde, ses réalités et ses combats. Cette émission se veut le carrefour des intellectuel·le·s, penseuses·eurs et actrices·eurs des luttes sociales dissident·e·s et/ou invisibilisé·e·s.
Par Sarah Duhieu
Journaliste indépendante originaire du Sud-Ouest, Sarah Duhieu s’intéresse aux questions de justice et aux violences faites aux femmes.
Politique
Quand les personnes qui nous représentent mentent constamment et en toute impunité, que reste-t-il de la démocratie ? Clément Viktorovitch, docteur en science politique et professeur de rhétorique, décrit dans son livre « Logocratie » le basculement vers un régime du langage où la parole officielle se décorrèle du réel sans avoir à en payer le prix. Le mensonge, longtemps exceptionnel et politiquement coûteux, est devenu depuis quelques années un réflexe banal. Donald Trump qui affirme que « les migrants mangent les chiens » ou qu’il a « mis fin à sept guerres », Christophe Castaner qui dénonce une « attaque d’hôpital » par des Gilets jaunes…
« Quand le débat public finit par perdre tout contact avec la réalité, quand le gouvernement peut mentir aux citoyennes et citoyens les yeux dans les yeux, c’est notre capacité à décider de notre avenir en commun qui s’efface également », estime Clément Viktorovitch. Sans débat public ancré dans le réel, comment prendre des décisions collectives éclairées ? Dans l’ère de la post-vérité, le vrai n’est plus une valeur absolue : on tend à croire ce qui nous arrange, dans des bulles informationnelles entretenues par les réseaux sociaux. Une dérive d’autant plus grave que les contre-pouvoirs, qu’il s’agisse de la presse, la justice ou les universités, sont constamment attaqués et discrédités.
Face à cela, Clément Viktorovitch appelle à retrouver une indignation citoyenne : se mettre en colère face au mensonge est une condition minimale pour défendre la démocratie.
2016-2017, Macron élu par une campagne vide ... nouvelle ère du mensonge, émis les yeux dans les yeux, clairs, explicites, pur récit ... elle contredit le réel les yeux dans les yeux ... ce sont des anticatastases, cette figure de style tellement audacieuse qu'elle n'était presque jamais utilisée - le mot était tombé en désétude et qui aujourd'hui est devenue une des armes quotidiennes d'un gouvernement qui bascule en logocratie comme Les États-Unis, la France.
...
1er mai 2019, Christophe Castaner, manif du 1er mai, des gilets jaunes réfugiés dans un hôpital "... on a attaqué un Hôpital" ... on a appris très vite que c'était totalement faux. Passé la peur initiale, les soignants ont accueilli et soigné les manifestants. Rien à voir avec ce qu'avait dit CCR. J'étais sur un plateau de TV, j'ai dit la voix grave, vibrante "Mmes Mrs, nous venons d'assister à un mensonge d'État". Idem avec anticatastase de la secrétaire d'État Mme Sarah Valérie?? ... devenu la toile quotidienne et dans notre affect nous fait rire au lieu d'attiser notre colère. Notre indignation s'est assêchée, notre colère s'est épuisée, acoutumés à se voir mentir les yeux dans les yeux qu'on a fini par prendre ça à la rigolade de peur de devoir en pleurer comme disait Le Figaro. C'est pas bon démocratiquement. Nous sommes légitimes à rester en colère, indignés devant de telles situations graves démocratiquement. Et le jour où nous abandonnons ledroit à nous indigner, ça vaut le coup d'y consacrer un livre.
La commodité, situation embarrassante rupture dans le rapport au gouvernement. Le mensonge devenu une arme banale ... plus langue de bois, on ment. Parfois avec fierté comme Marlène CHiapa au gouv au moins 6 ans à mentir ... gagner dans les traitres ... système généralisé ... conscient, volontaire d'embrouiller le débat public ... art d'obscurcir, devient un concours de popularité. Si loyauté, honnêteté disparaît, alors l'idéal démocratique finit par se fissurer. Ex. expression "violences policières" ... Gérald Darmanin en pleine anticatastase ... idem E Macron ... alors que enquêtes de journalistes, rapports Défenseur des Droits, d'Amnesty international, du Conseil des Droits de l'Union Européenne, des rapporteurs spéciaux au Conseil de l'ONU ... Tous dans la même direction : IL Y A EN FRANCE UN USAGE DISPROPORTIONNÉ DE LA FORCE À L'ÉGARD DES MANIFESTANTS, manière polie de dire qu'il y a de la RÉPRESSION POLICIÈRE et non plus du maintien de l'ordre lors des manifestations en France. C'est TRÈS GRAVE. Le droit de manifester est essentiel en démocatie. Pierre Rosanvallon : tenter pour le peuple de faire échec aux décisions du gouvernement est un des droits essentiels en démocratie représentative. Un des rares droits après le pouvoir de véto. Composante essentielle de la souveraineté populaire. Ça ne va plus de soi, le droit de manifester en France a été réprimé. ... De plus en plus de gens ne vont plus manifester par peur. On a peur en France aujourd'hui de descendre énoncer son avis dans la rue. Le respect des droits fondamentaux a reculé. Le montre dans le livre que à partir du moment où le langage ne peut s'imposer sur le réel, le corolaire de voir le débat démocratique s'étioler fait reculer l'État de droit. ... intangible et sacré sinon le faire reculer sans avoir à l'assumer. C'est ce qui s'est passé en France avec les violences policières et ça va bien au-delà puisque la parole ?? va jusqu'à modifier le sens des mots ... retournés contre eux-mêmes, contre l'état de droit. Bruno Retailleau, ministre de l'intérieur, a dit l'inverse "l'état de droit n'est ni intangible ni sacré". Alors que les philosophes de l'ÉTAT de droit nous l'expliquent bien. BRU l'attaque parce que le langage a été manipulé ... dernière étape contre le gouvernement des juges, expression de Laurent Wauquier "contre des coups d'état de droit" pour parler du travail normal du conseil constitutionnel en France
...
En France comme aux USA, les même contre-pouvoirs attaqués : les universités, les chercheurs et les chercheuses, la presse car ce sont les journalistes qui peuvent documenter l'action du gouvernement, les ONG car elles sont les gardiennes des droits fondamentaux. Attaqués violemment aux USA, au Brésil, avec des reculs fondamentaux sur ces trois contre-pouvoirs dans ces deux pays. Et en France, moins vite, moins net, mais clair néanmoins contre l'université ... pénaliser l'occupation illégale d'un campus, les grèves étudiants, cad passible de condamnations, indépendance des chercheurs et chercheuses, liberté académique / respect des valeurs de la république. Manque de pot, elles ne sont pas définies juridiquement ... jusqu'où vont les libertés académiques ? potentiellement retourné contre moi ... Ça a finalement été retiré mais au dernier moment. La presse également : la question de la presse présidentielle, pas de dangereux gauchistes, régulièrement s'émeuvent qu'elle ne peut pas faire son travail. Régulièrement l'APPP dit s'est scandaleux, on n'a pas été invités, on a même été tenus à l'écart ! ... recul démocratique, etc. Un pays qui bascule dans la logocratie va en premier lieu tenter de s'attaquer aux vigies, aux contre-pouvoirs qui peuvent justement documenter cette bascule toujours pour les mêmes. Et en France aussi on observe qu'ils sont attaqués.
... l'ère de la post-vérité ... a permis la bascule démocratique ... aussi en Grande Bretagne et dans d'autres pays du globe - le Brésil, la France, l'Argentine quel
32:50 terminer ACT
La POLICE de RETAILLEAU MALTRAITE une JEUNE FEMME suite au 10 SEPTEMBRE ! - 16 sept. 2025 / PaduTeam
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Conseils santé en manif (gaz, grenade, nasses...) Zoé x Canard Réfractaire • MANIF : Les ERREURS à ne JAMAIS FAIRE ! 😬 ... https://www.youtube.com/watch?v=33SCs9ht5xo
La table ronde avec Manuel Bompard, Samuel Meegens (CGT Nord), Dr Zoé, Sarah Rami (La Jeunesse Communiste) sur la chaîne YouTube @OnNeVeutPlus : • Le 10 SEPTEMBRE, on DÉGAGE MACRON ! Et apr...
Connu / TG le 16/09/25 à 12:58
Tr.: ... vidéo de RP (Révolution Permanente) ... AMIS (Avocat, Médecin, Informer ses proches, Silence) ...
Connu / mel
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Sujet : [cyber-quotidien] E-quotidien du lundi 1 septembre 2025
Date : Mon, 1 Sep 2025 09:23:52 +0200
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Le 28 juillet, une enfant ivoirienne de 14 ans, venue en vacances, a été enfermée plusieurs jours par la police des frontières à l'aéroport. Quelques heures plus tôt, c'est un garçon de 10 ans qui a été enfermé. Leur avocat, Samy Djemaoun, raconte un traumatisme et une atteinte aux libertés fondamentales pour ces enfants.
La zone d'attente, c'est une zone internationale où la police aux frontières peut refuser l'entrée à des personnes étrangères à l'aéroport. Maître Djemaoun, qui travaille beaucoup sur le droit des étrangers, voit se multiplier les cas. L'avocat raconte que depuis l'ère Retailleau, les procédures administratives et légales concernent des personnes qui n'en n'auraient pas fait les frais auparavant.
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Publié originellement 25/08/2025
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ALGÉRIE : POURQUOI MACRON REND FOUS LES DIPLOMATES
Publié Il y a 20 heures • 15 vues
Le Média
Dans ce nouvel épisode des Indiscrets, Nils Wilcke revient d’abord sur le virage diplomatique d’Emmanuel #Macron vis-à-vis de l’#Algérie. Après avoir reconnu l’an dernier la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, le président français durcit cette fois sa position contre #Alger. Une lettre révélée par Le Figaro officialise la suspension de l’accord de 2013 permettant aux diplomates algériens de voyager en France sans visa, une mesure présentée comme une rétorsion face aux tensions persistantes. L’Algérie a riposté en remettant en cause les conditions d’occupation des biens immobiliers français sur son territoire, dont l’ambassade et la résidence de l’ambassadeur. Les relations sont désormais au point mort selon le Quai d’Orsay, la DGSE étant le dernier canal de communication ouvert. Ce durcissement, que Bruno #Retailleau revendique comme une victoire de ses idées, s’inscrit aussi dans la perspective de la présidentielle de 2027, même si, côté algérien, on considère que l’affaire relève surtout d’un débat interne français.
La chronique se penche ensuite sur la bataille des municipales 2026 à #Nice, théâtre d’un affrontement de longue date entre Christian Estrosi et Éric #Ciotti. Ce duel s’est intensifié après les révélations de Libération sur un fichier Excel controversé appartenant à Ciotti, recensant 800 Niçois influents avec des données très intrusives sur leur religion, leur origine ou leur situation financière. Une enquête judiciaire est en cours. Dans ce climat explosif, les deux camps s’accusent mutuellement d’utiliser des fonds publics pour financer leur propagande. Estrosi affiche sa confiance en rappelant ses victoires municipales depuis 2008, tandis que Ciotti peut se prévaloir d’avoir remporté toutes les circonscriptions niçoises aux législatives anticipées de 2024. Tout indique que la campagne sera marquée par de nouvelles révélations.
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Publié originellement 15/08/2025
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Le lycée privé Averroès, situé dans l’académie de Lille, a fait couler beaucoup d’encre depuis décembre 2023, quand le préfet a décidé de résilier le contrat d’association qui le liait à l’État. Cet établissement musulman emblématique, fondé il y a plus de vingt ans, était accusé de "dysfonctionnements administratifs majeurs" liés à des financements perçus entre 2011 et 2014 de la part de la fondation Qatar Charity. Il n’en fallait pas plus pour que la droite et l’extrême droite crient à l’entrisme islamiste. Ce fut le point de départ d’un bras de fer politico-médiatique, marqué par une récupération sans gêne, notamment de la part du ministre de l’Intérieur d’alors, Gérald Darmanin, et teinté d’islamophobie.
Près d’un an et demi plus tard, la justice a tranché, rétablissant le contrat d’association du lycée ce mercredi 23 avril. Mais c’était sans compter sur la ténacité du gouvernement, bien silencieux face au scandale de l’établissement catholique Bétharram, et qui, par la voix d’Élisabeth Borne, envisage de faire appel. Bruno Retailleau, lui, en rajoute une couche.
Alors, le cas Averroès révèle-t-il une islamophobie politique de plus en plus décomplexée ? Où en est-on vraiment en France, alors que le ministère de l’Intérieur a recensé plus de 173 actes antimusulmans en 2024 ? Pour en parler, notre invitée : Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine et co-rapporteure d’un texte sur l’islamophobie débattu à l’Assemblée fin mars.
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Le Café Rhétorique, c'est mon rendez-vous Twitch du matin ! Tous les lundi, mercredi et vendredi à 09h00 sur / clemovitch !
Programme :
00:00 : Intro & rappel des faits
01:15 : Bruno Retailleau
04:38 : Islamophobie : quelle origine ?
09:46 : Un terme clé
17:30 : Ce que ce refus révèle
Tr.: ...
Meurtre d'Aboubakar Cissé dans une mosquée du Gard ...
argument par l'étymologie ... jamais rigoureux ... usage qui fait consensus s'impose ... Caroline Fourest dit tout et son contraire ... origine du mot par chercheurs au CNRS Marwan Mohammed et Abdellali Hajjat en 1910, des administrateurs-ethnologues "islamophobie féroce" ... "islamophobie savante" ... origine du terme proche de son usage aujourd'hui
...
à l'origine, haine à l'égard de l'islam ... Nonna Mayer, chercheuse émérite CNRS à Sciences Po Paris ... en France, on a le droit de critiquer une religion ... de la critique de l'islam à la critique des musulmans, il n'y a qu'un pas ... discours qui structurent la haine islamophobe ... Édouard Drumont "à bas le juif", Retailleau "à bas le voile" ...
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Bruno Retailleau ose : Marine Le Pen serait « très à gauche ». Une punchline taillée pour faire le buzz sur CNews, mais révélatrice d’une stratégie. En attaquant le RN sur le terrain social, il cherche à séduire l’électorat le plus à droite : zemmouristes, conservateurs radicaux, droite dure en quête d’autorité. Evidemment, sur le fond, l’accusation ne tient pas. Le programme économique du RN reste ultralibéral : selon deux économistes, il creuserait les inégalités, augmentant les revenus des plus riches de 10 % et faisant chuter ceux des plus pauvres de 30 %. Le vernis social n’est qu’un leurre électoral.
Retailleau, lui, assume une ligne dure : austérité, moins de droits sociaux, plus de contrôle. Il instrumentalise la question du RSA ou des retraites pour se positionner comme le vrai défenseur d’une droite de l’effort, face à un RN jugé trop flou, trop tiède. Et ce recentrage brutal s’observe aussi au Sénat, où la majorité LR enchaîne les textes d’inspiration réactionnaire : immigration, mariage des étrangers, réduction des aides sociales…
En 2025, la droite "républicaine" ne veut plus courir derrière Le Pen : elle veut la doubler. Retailleau en est le moteur. Pour peser, il ne suffit plus d’imiter l’extrême-droite — il faut devenir sa version assumée.
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Catégorie Actualité & Politique
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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 23 janvier 2025 à 17h07, mis à jour le 24 janvier 2025 à 16h36
Le ministre de l’Intérieur avait «félicité» la présidente et fondatrice du collectif Némésis, qui lui avait demandé la dissolution du mouvement d’extrême gauche La Jeune Garde antifasciste. Il a aujourd’hui déclaré «ne pas se sentir proche» de l’association.
Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau qui avait récemment salué le «combat» dont il s'était dit «très proche» de la présidente du collectif identitaire Némésis, est finalement revenu sur ses propos. «Je remets les choses au point», a-t-il déclaré au micro d’Europe 1 ce 24 janvier, avant d’expliquer : «Quand ces jeunes femmes m’ont interpellé, elles m’ont interrogé sur leur combat contre l’islamisme et l’antisémitisme». Le ministre a alors assuré «partager ces combats», mais s’être rendu compte, après coup, qu’il s’agissait «d’une association qui avait des positions très radicales, qui avait très brutalement attaqué Valérie Pécresse». «Je ne me sens pas du tout proche de cette association», a-t-il ajouté.
Mardi, lors d'une conférence sur la sécurité intérieure, Bruno Retailleau a voulu «féliciter» Alice Cordier, présidente et fondatrice du collectif Némésis présente dans la salle, qui lui avait demandé la dissolution de La Jeune Garde antifasciste, un mouvement d'extrême gauche. «Bravo pour votre combat. Vous savez que j'en suis très proche», avait déclaré le ministre, des propos que l'intéressée a qualifié d'«immense fierté» sur X, et qui ont été critiqués par plusieurs députés insoumis.
«Alors Bruno Retailleau assume ouvertement être d'extrême droite (si ce n'était déjà pas assez clair) et il faut le combattre comme tel», a posté sur X Raphaël Arnault, député LFI du Vaucluse. «Voilà comment Retailleau, ministre de l'intérieur, s'adresse à un collectif d'extrême droite violent et raciste», a écrit sur le même réseau l'insoumise Clémence Guetté, vice-présidente de l'Assemblée nationale. «Vraiment, comment ne pas censurer ce gouvernement ?», a interpellé la députée LFI de Paris Sarah Legrain.
Bruno Retailleau «répondait à une question sur la lutte contre l'ultra gauche et sur l'explosion de l'antisémitisme. Voilà ce qu'il a dit partager», a rétorqué son entourage, interrogé par l'AFP. «Après des années d'humiliations, de comptes bancaires qui sautent, de réseaux sociaux censurés, de violences par des militants d'extrême gauche, d'articles à charge... Après tout ça j'ai été félicitée par notre ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau», a publié sur X Alice Cordier, à la tête de ce collectif fondé en 2019.
«Vignot complice»
Début janvier, la municipalité de Besançon a annoncé avoir déposé plainte à l'encontre du collectif Némésis pour avoir perturbé une cérémonie des vœux de la maire écologiste Anne Vignot. Selon la municipalité, deux militantes sont allées sur la scène et ont déployé une banderole proclamant «Violeurs étrangers bienvenus». Elles ont ensuite distribué des tracts avec une image d'Anne Vignot, son nom, et le texte «Soutien aux violeurs étrangers» avant de scander «Vignot complice» puis de poster la vidéo de leur action sur leurs réseaux sociaux.
En avril dernier, deux militantes du même collectif avaient brandi pendant le carnaval de la ville des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Violeurs étrangers dehors» et «Libérez-nous de l'immigration». La maire avait déjà porté plainte et une enquête avait été ouverte pour «provocation à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes en raison de leur origine ou d'une prétendue race».
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Nouvel épisode des Indiscrets, votre rendez-vous hebdomadaire sur Le Média, porté par Nils Wilcke. Grâce à son carnet d’adresses long comme un jour sans pain, et à sa connaissance fine des acteurs politiques de tous bords, Nils nous permet d’arpenter chaque semaine les dédales de la politique intérieure française.
Au sommaire :
Emmanuel Macron-Cyril Hanouna : la drôle de guerre… Au lendemain de la révélation par Mediapart d’une enquête explosive sur les pratiques ultra-violentes de la “machine Hanouna”, voici que Paris-Match publie des photos chocs dévoilant une idylle gênante. Celle qu’entretiendrait l’animateur et producteur controversé qui rêve peut-être de reconversion politique et Tiphaine Auzière, la belle-fille du président. C’est quoi cette histoire ? Et pourquoi derrière la mise en scène d’une love story atypique, peut-on lire quelque chose de plus conflictuel entre l’Élysée et l’homme de télé ? Nils décode tout ça pour nous.
Nous parlerons également de François Bayrou et de sa nouvelle obsession : les femmes voilées. Et si tout cela était un contre-feu pour se sortir de l’affaire de Bétharam ? Et s’il était tout simplement incapable de confronter les factions les plus droitières de son gouvernement ? Et enfin l’humiliation de Bruno Retailleau à l’Assemblée la nuit dernière. Non seulement système de vote du Palais-Bourbon est tombé en panne mais en plus les députés ont rejeté un amendement très controversé contre la levée de la confidentialité des messageries cryptées.
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Nous vivons une époque particulière. Nous habitons un monde tissé d’interdépendances, et agité par les nationalismes, avec ce qu’il faut de coups de menton et de démonstrations de force. En dépit des liens nombreux et multiformes qui les unissent, la France et l’Algérie se sont déchirés ces derniers mois, certains acteurs surjouant la carte du dissensus, pour mieux en tirer des dividendes politiques à l’intérieur de leurs frontières. Aujourd’hui, le temps semble (pour l’instant) à l’accalmie, au retour à la raison. Pourquoi le fracas d’hier, et pourquoi l’accalmie d’aujourd’hui ? Théophile Kouamouo évoque ce sujet avec Bertrand Badie, politiste, spécialiste des relations internationales, professeur émérite à Sciences Po et auteur de “L’art de la paix” (ILLU) paru chez Flammarion. Ils abordent également la confirmation de la guerre commerciale tous azimuts lancée par Trump, avec la publication des taux de douane différenciés pays par pays publiés par son administration. Trump envoie valdinguer les interdépendances dont je parlais il y a quelques secondes. Mais pour quels résultats ? Nouvel épisode du “Monde n’a pas de centre”, la chronique internationale de Bertrand Badie. Sur Le Média.
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Publié originellement 06/04/2025
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Aujourd'hui je reviens sur les propos qu'a tenu Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, à propos de l'État de droit et de son recadrage par Michel Barnier.
Tr.: ... La source de la démocratie est le peuple souverain ... l'État de droit, c'est le respect des règles que l'État s'est données ET c'est le respect des droits et libertés fondamentales des individus ... remettre en cause la hiérarchie des normes, c'est piétiner la constitution ... L'État devrait pouvoir opprimer des individus si c'est ce que le peuple veut. Ça porte un nom : LE FASCISME ... BR est un fasciste ... droit d'opprimer les minorités ... Laurent Wauquier idem ... veulent vider le pouvoir du conseil constitutionnel ... Michel Barnier a mis un coup d'arrêt mais ... préparation de l'opinion publique à une pente fasciste ... fenêtre d'Overton ... habituer à un gouvernement fasciste ... choquante, marginale, minoritaire ... ordinaire, de bon sens ... notre démocratie est fracturée, plus qu'en danger ...