Société / Politiques publiques
Là où peuvent prospérer les formats courts et les avis à l’emporte-pièce, il publie des vidéos ultradocumentées sur la tarification du carbone ou l’élimination du CO2 atmosphérique… Créée en 2015, la chaîne YouTube de Rodolphe Meyer, « Le Réveilleur », est devenue une référence pour une communauté de passionnés ou de simples curieux en quête d’une meilleure compréhension des enjeux du climat et de l’énergie. Portrait d’un vidéaste engagé.
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Opinion - 6 min
Le 06 Mai 2026 / Julien Fosse Biologiste, chargé d'enseignement en géopolitique de l'environnement au CERES
En s’engageant dans un conflit contre I’Iran, les gouvernements américain et israélien ont provoqué un choc pétrolier historique. Un scénario daté : les crises alternant flambées des cours et accalmies se répètent depuis les années 1970. A chaque secousse, les pays importateurs d’énergies fossiles se trouvent fragilisés, l’inflation galope et les producteurs d’hydrocarbures s’enrichissent. Et, invariablement, l’indispensable sevrage de notre dépendance au pétrole est prôné par les gouvernants.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est inscrit dans cette lignée en esquissant le 10 avril un plan d’électrification massive des secteurs des transports et du logement.
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Electrifier, certes…
La consommation mondiale d’or noir a crû de 63 millions de barils par jour au début des années 1970 à plus de 100 millions aujourd’hui. Chaque choc pétrolier a renchéri les prix, rentabilisant des ressources plus difficiles d’accès et repoussant sans cesse les limites de l’exploitation. Mais ce cycle choc d’adaptation et relâchement atteint désormais ses limites : les ressources les plus accessibles ont été largement exploitées. Et le réchauffement climatique appelle une réduction drastique et rapide de nos émissions de gaz à effet de serre.
Heureusement, au-delà de la nécessaire sobriété énergétique, les technologies d’optimisation des usages sont désormais disponibles à grande échelle. Ainsi, sous réserve d’un soutien financier adapté, la rénovation thermique des bâtiments, l’électrification des transports, le déploiement de pompes à chaleur pourraient être massifiés.
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si l’électricité décarbonée est essentielle à la transition énergétique, elle ne peut répondre à l’ensemble des usages, notamment dans l’industrie, le transport lourd ou le chauffage de certains bâtiments, comme l’a rappelé la troisième et dernière version de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3).
La biomasse, oui mais…
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Issue de ressources organiques – bois, résidus agricoles, déchets, biogaz produits à partir d’effluents d’élevage –, elle est renouvelable sous conditions, peut produire de la chaleur, de l’électricité ou des carburants et ne nécessite pas de repenser radicalement les systèmes existants d’acheminement ou de stockage.
Son rôle est déjà significatif : en Europe, elle constitue la première source d’énergie renouvelable, notamment pour la production de chaleur. Elle apparaît ainsi comme un complément indispensable aux énergies vertes intermittentes, comme l’éolien ou le photovoltaïque.
Au-delà de ses propriétés techniques, la biomasse constitue en outre un levier de souveraineté énergétique
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Dans un contexte de changement climatique qui pèse sur les rendements agricoles et forestiers et accroît les compétitions entre usages, la biomasse ne peut être envisagée comme une solution à la crise énergétique que sous deux conditions : être produite dans une logique de soutenabilité, et s’inscrire dans un mix énergétique équilibré. Alors que le potentiel d’accroissement de la production de biomasse apparaît limité, comme le soulignait France Stratégie dès 20212, les efforts de sobriété et d’efficience resteront conséquents.
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Financer la transition et encadrer les usages
Par le passé, les réponses apportées aux crises ont souvent consisté à amortir les effets de la hausse des prix par des subventions aux énergies fossiles, grevant de fait le budget de l’Etat. Une stratégie plus cohérente consisterait à orienter ces ressources vers des investissements de long terme dans la transition. Dans cette perspective, la taxation des profits exceptionnels des compagnies pétrolières pourrait être envisagée, notamment pour financer des projets territoriaux de valorisation de la biomasse agricole ou forestière, créateurs d’emplois non délocalisables.
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se réfléchir dans le prolongement des logiques de sobriété et d’efficience, sans porter préjudice à la transition écologique du système agri-alimentaire dans son ensemble. Un exercice difficile s’annonce donc pour imaginer une transition énergétique harmonieuse, planifiée sur le temps long, et sortir d’une réponse ponctuelle à l’urgence.
Ce sera l’un des défis de la future stratégie nationale de mobilisation de la biomasse, dont le calendrier découle de la programmation pluriannuelle de l’énergie, dont la troisième version (PPE 3)3 a été publiée le 12 février
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- Transcript of Carter’s Address to the Nation About Energy Problems - The New York Times.
- « Biomasse agricole : quelles ressources pour quel potentiel énergétique ? » | Haut-commissariat à la stratégie et au plan.
- Décret n° 2026-76 du 12 février 2026 relatif à la programmation pluriannuelle de l’énergie - Légifrance.
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Un traité mondial pour laisser les énergies fossiles sous terre
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Libéralisation de l'énergie - Anne Debrégeas - il y a 13 ans / Le grand réinventaire - Dailymotion
Le grand réinventaire est un abécédaire vidéo en ligne. Des contributions politiques sensibles pour mettre en commun les pensées et les engagements de la gauche radicale, des luttes sociales et de l'écologie politique.
www.legrandreinventaire.fr
Tr.: ...
Je suis dans un centre de recherche, perte de 30% des budgets ... dans les pays libéralisés, c'est pire ... avant recherche de service public, maintenant pour la valeur ajoutée de l'entreprise. Donc très peu de recherche sur les ENR ... bilan prix catastrophique alors qu'on nous avait dit que la libéralisation allait faire baisser les prix. Alors que multipliés par 3 ... Heureusement on a un tarif réglementé mais ça ne tiendra pas longtemps ... énergie pas un bien comme les autres et revenir à un système où le profit privé n'a pas sa place ...
Décryptage
Le fabricant de combustibles nucléaires accélère le projet « Aval du futur » sur le terrain et avec EDF, son principal financeur et client. Les futures installations de La Hague pourraient coûter entre 40 et 50 milliards d'euros.
Les nouvelles installations du cycle du combustible d'Orano seront construites sur le site de La Hague, dans le Cotentin. (Photo LOU BENOIST/AFP)
Mis à jour le 20 févr. 2026 à 16:12
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La relance du nucléaire en France ne passe pas seulement par les futurs réacteurs EPR2 d'EDF. La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE 3) publiée la semaine dernière prévoit aussi le « renouvellement » des installations de recyclage du combustible nucléaire utilisé dans les centrales d'EDF. Ce programme, baptisé « Aval du futur », pourrait coûter entre 40 et 50 milliards d'euros.
Face à la saturation des équipements historiques du site de La Hague (Manche), des piscines d'entreposage d'uranium usé et un centre de stockage de plutonium supplémentaire sont attendus à partir de 2038-2040 sur le site normand d'Orano. Suivront de nouvelles usines de combustible MOX et de retraitement du combustible usagé.
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Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, comment la stratégie énergétique du gouvernement et présente son étude sur les élus municipaux et la transition écologique.
Avec Jean-Marc Jancovici, ingénieur français
"On a été beaucoup trop mous sur l'électrification des usages", déplore Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, sur France Inter, jeudi 12 février, alors que Sébastien Lecornu s'apprête à présenter la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) jusqu'à 2035. Cette stratégie énergétique acte justement une stagnation de la consommation électrique. Le gouvernement prévoit de lever le pied sur le déploiement des énergies éolienne terrestre et solaire, à côté d'une relance nucléaire accrue. "C'est essentiel d'avoir ce genre de document", souligne Jean-Marc Jancovici.
Avec la planification énergétique, "on ne joue qu'une seule fois", insiste le président du Shift Project. "Si la première fois, on s'est décidés pour des raisons non pertinentes, ce qui a été le cas quand on a décidé de supprimer 14 réacteurs, on se retrouve derrière avec une dette, un héritage qui devient compliqué à gérer", affirme-t-il. C'est donc "légitime", selon lui, que les discussions pour construire la PPE3 ait pris du temps.
"Décarbonation subie"
Pour Jean-Marc Jancovici, l'enjeu est "d'électrifier tous les usages" pour faire baisser la consommation en énergies fossiles, notamment de gaz russe. "L'Union européenne importe 97 % de son pétrole et 90 % de son gaz, ces chiffres étant respectivement de 99 et 100 % pour la France", rappelle l'ingénieur. Selon lui, l'Europe est déjà dans une forme de "décarbonation subie" en raison des baisses de ressources en énergies fossiles. "On est en train de réagir de façon beaucoup trop molle par rapport à la réalité physique qui est celle qui nous arrive dessus de manière croissante", assène-t-il.
À écouter
Le Haut conseil pour le climat dénonce des reculs "inquiétants" dans la lutte contre le changement climatique
L'info de France Inter
2 min
De son côté, le Rassemblement national propose de passer au 100% nucléaire. "C'est évident que là on est dans le slogan électoraliste, parce que les chefs de partis ont besoin de se différencier par rapport aux autres en promettant des choses, qu'elle soit réaliste ou pas", rétorque Jean-Marc Jancovici, rappelant que la France produit 350 térawattheures avec ses centrales nucléaires alors qu'elle a besoin de 2 100 térawattheures pour fonctionner.
87% des élus municipaux préoccupés par le changement climatique
Ces questions de transition énergétique sont souvent discutées au plus haut niveau de l'État, mais elles touchent aussi les élus locaux. Selon une étude du Shift Project présentée jeudi, 87% des maires ou des élus municipaux se disent préoccupés par le changement climatique et 69% en font une priorité du prochain mandat. Plus de 99% des répondants déclarent avoir perçu au moins un effet du changement climatique sur leur territoire, selon cette consultation menée par le groupe de réflexion auprès de maires et d'élus municipaux ou d'intercommunalités, de juin 2025 à janvier 2026.
Une étude qui vient contredire la sensation de "backlash" envers les enjeux environnementaux, en tout cas au niveau local. "Quand vous regardez la population dans son ensemble, il n'y a pas de backlash", insiste Jean-Marc Jancovici sur France Inter.
*Clés : Info Environnement Économie Développement durable Entreprises – Marchés Énergies – Ressources Énergie nucléaire Énergies renouvelables Jean-Marc Jancovici
L'équipe Benjamin Duhamel Journaliste français Matinale France Inter Florence Paracuellos Journaliste
Ndlr : il renvoie Marine Le Pen dans ses foyers / 100%nucléaire à la place des énergies fossiles, mais reste plus que jamais pro-nucléaire. Il concède que cela dépend de ce qu'on veut comme société. Il voit les maires comme des entrepreneurs !
Yamina Saheb dans le studio de la Terre au carré le 13 févier 2026 ©Radio France - JPVéret
Vendredi 13 février 2026 / La terre au carré
Instigatrice du terme de "sobriété" dans le rapport du GIEC en 2022, elle s'intéresse à cette notion d'abord de manière scientifique dans le cadre de ses études d'ingénieure, puis croise les disciplines et s'y intéresse de manière sociétale.
Yamina Saheb est née à Alger en 1971, issue d'une famille kabyle. Elle parle le kabyle, le français, l'arabe algérois et l'arabe classique et baigne dans un milieu multiculturel qui tient à son identité kabyle. Elle sort major de sa promotion de l'école militaire d'Alger.
Ce n'est qu'au début des années 2000 qu'elle arrive en France en menant de front deux diplômes, celui de l’EHESS en économie de développement et celui de l’École d’architecture de Paris la Villette en politiques paysagères.
Dès les années 2010, elle commence à mener une bataille pour faire apparaitre le terme de "sufficiency", soit "sobriété" en français, dans les rapports de l’Agence internationale de l’énergie et dans les rapports du centre de recherche de la Commission européenne.
Ce n'est donc pas anodin de proposer ce terme qui repose essentiellement sur l'idée de respecter les limites planétaires et de garantir des conditions de bien-être pour tous. Le cadre dans lequel s'applique cette sobriété doit passer par des politiques publiques pour permettre à chacun.e de respecter les limites planétaires.
Yamina Saheb organise en 2023 le premier sommet mondial sur la sobriété avec l’Australie et David Ness, professeur à l’Université de South Australia, dans lequel sont présents plus de 700 participants. Elle crée en 2024 le laboratoire mondial des sobriétés –World Sufficiency Lab pour répondre aux enjeux de sobriété qui passent par une nécessaire métamorphose de la société. Yamina Saheb rêve de voir advenir des agoras citoyennes de la sobriété partout en France.
Une victoire sémantique historique au GIEC
Lors des travaux préparatoires du sixième rapport du GIEC en 2022, Yamina Saheb a mené un combat pour faire reconnaître officiellement la notion de sobriété. "Le mot réapparaît à la dernière étape des négociations. Une victoire donc discrète mais décisive", explique-t-elle. Pour la première fois dans son histoire, le GIEC reconnaissait que la réponse climatique ne serait pas seulement technologique, mais impliquerait "une réorganisation volontaire de nos priorités collectives dans le domaine de l'énergie, du logement, de la mobilité ou du travail."
Cette bataille n'était pas sans opposition. Le mot est même devenu "l'un des plus contestés du texte" lors de la relecture par les gouvernements, et disparait même temporairement du résumé destiné aux décideurs. Yamina Saheb insiste : "La sobriété c'est une remise en question du système politico-économique tel qu'il est organisé." Elle critique d'ailleurs le fait que, malgré l'omniprésence du terme dans les documents officiels français comme la Stratégie nationale bas carbone (72 occurrences), il existe "une distance entre le fait de citer le mot et de prendre et faire des actes."
Repenser la consommation depuis ses racines
Pour Yamina Saheb, focaliser uniquement sur la consommation revient à traiter un symptôme plutôt que les causes profondes. "La consommation, c'est le résultat de l'organisation politico-économique du monde et de nos sociétés", explique-t-elle. Elle trace une généalogie du problème remontant à la crise de 1929 : "Au lieu de s'attaquer à la racine du problème de la crise, ils ont inventé le crédit à la consommation, ils ont encouragé la consommation."
Selon elle, ce modèle s'est ensuite étendu de l'Europe via le plan Marshall jusqu'au reste du monde par l'aide au développement. "Ce qu'on a mondialisé, c'est la consommation, c'est le modèle occidental-américain plutôt de la consommation", analyse-t-elle. Le résultat : "On se retrouve dans ce monde (...) ça ne va pas du tout avec les limites planétaires." La chercheuse en appelle donc à remettre en question le capitalisme lui-même, qui est "le problème "" et que cette remise en cause est aujourd'hui incontournable pour l'Europe face aux crises écologique, sociale et géopolitique.
Un parcours forgé par la résistance
Native d'Alger, Yamina Saheb a grandi dans "une Algérie plutôt progressiste" des années 1970, première génération de sa famille à être vaccinée et à avoir accès à l'éducation obligatoire. Son identité kabyle, langue que ses parents lui ont transmise malgré son interdiction constitutionnelle jusqu'en 2005, a façonné sa personnalité : "Apprendre à ses enfants à parler kabyle à Alger, c'était un acte de résistance."
Même son prénom porte cette histoire. Yamina, berbérisation du prénom arabe Amina, rend hommage à sa tante paternelle tuée pendant la guerre d'Algérie. "J'ai grandi dans un environnement où je savais qu'il fallait résister, et qu'en résistant, on gagne, on finit toujours, les causes justes finissent toujours par gagner", témoigne-t-elle. Cette conviction l'a accompagnée tout au long de son parcours, de l'école militaire d'ingénieur à Alger où elle était l'une des cinq filles sur 110 étudiants, jusqu'à ses travaux au GIEC.
"Politics is cool" : une approche résolument politique
Pour Yamina Saheb, la sobriété ne peut être qu'une démarche collective et politique. "La sobriété, c'est pas individuel, c'est du collectif", martèle-t-elle, portant lors de l'interview un sweatshirt où est inscrit "Politics is cool". Elle distingue d'ailleurs le terme anglais "politics" (le débat dans la cité) de "policy" (les instruments politiques) : "C'est d'abord politics et ensuite ça devient policy."
La chercheuse refuse l'idée de neutralité scientifique : "Si la science avait été neutre, on a eu des zoos humains (...) c'est des gens qui fuient leurs responsabilités." Elle dénonce également les scénarios du GIEC qu'elle qualifie de "colonialistes", car ils "font l'extension des inégalités, dont on a hérité, des inégalités coloniales" en projetant jusqu'à la fin du siècle une consommation énergétique africaine inférieure à celle des pays développés.
Son message est clair : "Avec les politiques actuelles, on s'achemine vers minimum autour de 3 degrés de réchauffement planétaire." Face à ce constat, elle appelle à un engagement citoyen quotidien à travers le Laboratoire mondial des sobriétés qu'elle dirige, qui lance notamment des outils éducatifs et des consortiums nationaux. "La démocratie, ce n'est pas juste mettre un bulletin de vote, c'est tous les jours qu'il faut qu'on se réapproprie notre citoyenneté."
Yamina Saheb est enseignante à Sciences Po, à PSIA (Paris School of International Affairs) et chercheure affiliée au LIEPP (Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques). Docteure en énergétique et diplômée de l’EHESS en économie de développement et de l’Ecole d’Architecture de Paris la Villette en politiques paysagères.
Clés : Environnement Biodiversité Écologie
tr.: ...
le consommateur souverain ... les pb de la crise de 1929 n'ont jamais été résolus ... l'ennemi, le modèle capitaliste ... les concepts néolibéraux reviennent le plus ... résumer, c'est un pouvoir ... rendre la sobriété mainstream ... / climat mini 3°C de réchauffement climatique soit 4°C pour la France ... habitabilité de la planète ... l'accord de Paris n'est pas ambitieux car pas du tout contraignant ... ça ne peut pas se faire sans la sobriété ... ne croit pas à l'auto-réforme des institutions comme le GIEC ... N'y est plus car ne plus partager d'informations avec les chercheurs français ... racisme institutionnel en bande organisée / 3 ministères de tutelle ... si la science était neutre on n'aurait pas eu des idées colonialistes ... la science est objective, réplicable mais pas neutre ... ça ne peut pas ... Efficacité, amélioration continue des techniques ... ya toujours des pertes, l'entropie ... >>conso énerg / sérieux ... /précarité énergétique ... augm de la part de la population qui fait face à des difficultés financières ... le prix de l'unité d'énergie est plus élevée quand on consomme peu ! ... scénario : /mobilité politiques d'efficacité ... le réseau élec ne pourrait pas si flotte 100% élec ... rapprocher les services essentiels des lieux de vie / l'urbanisme ... mobilité et logement pour la fr avec l'impact économique ... ramener toute la littérature à la surface ... de 250 millions de publications à 550 000 citant la sobriété ... consortium mondial de la sobriété ... on lance labo suisse ... c'est du collectif. Dans quelle société voulons-nous vivre ? Consortium des laboratoires de sobriété, on peut faire beaucoup ... la démocratie, c'est tous les jours, se réapproprier.
Connu / TG le 20/01/26 à 18:38
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Site qui mériterait d'être creusé
(pas le temps de mon côté 😕)
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90,8 k abonnés - 151+ - 8 010 vues - 58 commentaires LE CENTRE D'ÉVÈNEMENTS ET DE CONGRÈS INTERACTIFS (CECI)
Conférence dans le cadre des Congrès scientifiques mondiaux TimeWorld : TimeWorld expose et anime la connaissance sous toutes ses formes, théorique, appliquée et prospective. TimeWorld propose un état de l'art sur une thématique majeure, avec une approche multiculturelle et interdisciplinaire. C'est l'opportunité de rencontres entre chercheurs, industriels, universitaires, artistes et grand public pour faire émerger des idées en science et construire de nouveaux projets.
https://timeworldevent.com/fr/
Pour sa 6e édition, TimeWorld prend place au cœur du grand projet de développement de la vallée de l’énergie, avec l’UQTR, IDé Trois-Rivières et les Fonds de recherche du Québec pour grands partenaires les 2, 3 et 4 avril 2024. 72 CONFÉRENCES - 7 DÉBATS - 1 LUNCH-CAUSERIE - 1 ZONE DE KIOSQUES - 1 EXPOSITION D’ART - 1 TIMEWORLDSHOP - 1 PERFORMANCE
Chercheur indépendant spécialiste des marchés, stratégies et de la géopolitique de l’hydrogène, Mikaa Blugeon-Mered est chargé d’enseignement à Sciences Po sur ces thématiques et, depuis novembre 2023, expert-coordinateur de la Task Force Hydrogène de MEDEF International. Ses travaux intersectent les enjeux d’espace, sécurité, climat, norme, innovation, flux et diplomatie économique, avec une approche néo-institutionnaliste et comparatiste des politiques industrielles applicables à l’hydrogène. En charge du projet « Hydrogen Policy Radar » depuis 2022, il a effectué près de 50 terrains sur 5 continents pour vérifier la réalité de l’exécution des stratégies hydrogène nationales et locales. Également enseignant à HEC Paris, à l’École de Guerre et à l’Université Mohammed VI Polytechnique (Maroc), il est membre du réseau World Hydrogen Leaders, du comité de pilotage de CertifHy et a été nommé en 2022 « Ambassadeur pour l’hydrogène vert » par l’Association Internationale pour l’Hydrogène Énergie (IAHE). Lauréat du prix « Visionary Cleantech Policy Decision-maker » aux World Cleantech Awards de Janvier 2024, il finalise actuellement la rédaction de deux nouveaux ouvrages consacrés aux enjeux économiques et géopolitiques de l’hydrogène en 2024 et vient de concevoir la première « Fresque des Hydrogène » en France.
Conférence : Pourquoi l’hydrogène bouleverse déjà la géopolitique de l’énergie ?
Le 2 avril 2024 au Centre d’Événements et de Congrès Interactifs à Trois-Rivières lors du congrès mondial TimeWorld Energie.
Cette conférence vise à explorer les dynamiques complexes autour de l’hydrogène en tant que vecteur énergétique émergent, ainsi que source d’énergie primaire (hydrogène naturel). Envisagé dans 120 pays à travers le monde comme une solution potentielle aux défis énergétiques mondiaux et locaux, promettant de réduire la dépendance aux combustibles fossiles et de faciliter la transition vers une économie à faible émission de carbone, l’hydrogène défraie régulièrement la chronique bien que cette énergie reste encore mal connue et sujette à préjugés qui pénalisent son développement. Cette conférence se propose d’analyser comment, au-delà des mythes entourant son potentiel, l’hydrogène influence déjà la géopolitique de l’énergie, remodélant les alliances internationales, les marchés énergétiques et les stratégies nationales de sécurité énergétique. Elle abordera les innovations technologiques permettant la production, le stockage et le transport de l’hydrogène, ainsi que les défis économiques et environnementaux associés. En outre, la conférence examinera les politiques gouvernementales et les investissements dans l’infrastructure nécessaire à son adoption éventuelle, soulignant les opportunités et les risques pour les pays producteurs et consommateurs d’énergie. Enfin, elle mettra en lumière les implications de l’hydrogène pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la sécurité énergétique et le développement durable, pour une compréhension nuancée et systémique de son rôle dans la future géopolitique de l’énergie.
Connu / TG le 1/09/24 à 22:15
Énergie & matériaux - Publié le 26 août 2025
Crédit : Ifremer, Olivier Dugornay
Selon une étude publiée dans la revue Marine Pollution Bulletin et coordonnée par l’Institut belge de recherche pour l’agriculture, la pêche et l’alimentation (ILVO), 228 substances chimiques sont susceptibles d’être émises par les champs éoliens en mer. 62 de ces substances auraient un impact potentiel sur l’environnement.
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Un défi analytique : quelles quantités et Quelles origines ?
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Pablo Zapata Corella, Chercheur postdoctoral à l'Ifremer
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Des solutions techniques disponibles, mais pas obligatoires
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Des réglementations nationales, mais pas internationales
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Vers une meilleure intégration entre recherche et pratique
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impliquer les parties prenantes dès les premières étapes afin de mettre en œuvre rapidement des réglementations efficaces.
Cette étude s’inscrit dans le cadre du projet européen Interreg Anemoi, en lien avec les groupes de travail « Chimie marine » et « Énergies renouvelables offshore » du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM/ICES). À l’avenir, elle pourra servir de base pour renforcer la coopération entre chercheurs, opérateurs et autorités réglementaires.
"Notre étude bibliographique constitue une base importante pour la détection précoce des émissions chimiques des parcs éoliens en mer. Une coordination l’échelle européenne et des exigences minimales en matière de surveillance et de réduction des émissions peuvent rendre le développement de l’éolien en mer plus respectueux de l’environnement."
Elena Hengstmann, Doctorant·e assistant·e de recherche à l'Office fédéral de la navigation maritime et de l'hydrographie (BSH)
7 décembre 2025 - Catégories Europe, Fédération de Russie
L’Union européenne reste le plus gros acheteur de gaz naturel liquéfié (GNL) russe
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La seule voie efficace est une double stratégie : mettre fin à l’accès au marché européen pour le GNL russe et démanteler la base de services européens qui permet à Yamal d’exporter à l’échelle mondiale.
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Date et heure 17 nov. 2025 11:00
Description
En nous appuyant sur le rapport publié le 3 octobre par ENTSO-E, nous montrerons en quoi l’évolution du système électrique espagnol ne semble pas avoir été suffisamment anticipée et discuterons des leçons à en tirer pour préparer la forte pénétration des énergies renouvelables sur un réseau de plus en plus sollicité.
Intervenants
- Marc Jedliczka, Expert renouvelables et porte-parole·Association négaWatt
- Vincent Krakowski Expert réseaux électriques·Hespul
- Yves Marignac Expert énergie et porte-parole·Association négaWatt
Connu / mel
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Sujet : ⚡ Electrification : quelles leçons tirer du black-out ibérique ?
Date : Tue, 28 Oct 2025 16:30:20 +0000
De : Association négaWatt
Webinaire — Lundi 17 novembre — 11:00 > 12:30
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Le rapport publié le 3 octobre par ENTSO-E, le réseau européen des gestionnaires de transport d’électricité, apporte un éclairage attendu sur le black-out survenu dans la péninsule Ibérique le 28 avril dernier.
Sans être totalement conclusif, il permet de mieux comprendre certains facteurs cruciaux de cette défaillance. Ce retour d’expérience fournit des enseignements précieux pour la sécurité des réseaux dans la perspective d'une électrification portée par le développement des énergies renouvelables en France et en Europe.
En nous appuyant sur ce rapport, nous montrerons en quoi l’évolution du système électrique espagnol ne semble pas avoir été suffisamment anticipée et discuterons des leçons à en tirer pour préparer la forte pénétration des énergies renouvelables sur un réseau de plus en plus sollicité.
Ce webinaire s’adresse aux professionnels de l’énergie, acteurs de la transition écologique, élus, journalistes… et plus largement à toutes celles et ceux qui souhaitent comprendre les ressorts techniques de cette crise.
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Connu / https://bsky.app/profile/bonpote.com/post/3m3mbv3wxss2d
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Bon Pote
@bonpote.com
Le nouveau projet Bon Pote est en ligne : la Graphothèque ! Une base de données visuelles pour mieux appréhender les enjeux écologiques.
L’objectif est simple : vous avez besoin d’un chiffre sur l’écologie, il est (ou sera !) sur Bon Pote. Tout est disponible ici : bonpote.com/data/
20 octobre 2025 à 09:23
177 reposts
7 citations
452 ont aimé
67 conservés
- Bon Pote @bonpote.com · 6j
Evidemment on lance un projet une fois tous les 2 ans et c'est le matin où la moitié d'internet est down :D
- mdespriee.bsky.social @mdespriee.bsky.social · 6j
- Michavez @michavez.bsky.social · 4j
Super outil, bravo et 🙏
Je découvre avec étonnement qu'à part la chine, la plupart des pays sont sur un plafond ➡️ de prod mix énergétique depuis ~2000, voire même pour beaucoup sur un déclin !
En 20 ans le 🇬🇧 a ↘️ sa prod de 25% 😮
- Maël @mael.kont.me · 5j
Tu as vu ça ?
https://www.data.gouv.fr/posts/hackathon-le-climat-en-donnees-venez-explorer-de-nouvelles-donnees-de-projections-climatiques/
- Esteban Martinez @martinezboloss.bsky.social · 6j
Beau travail 👏 Ça sera utile !
- mais pourquoi j’aime tant le café? @abelbxl.bsky.social · 6j
Voici le post de Serge Zaka: nos refuges environnementaux saturés jouent à présent en notre défaveur :
https://bsky.app/profile/sergezaka.bsky.social/post/3m3i65v4sas22
Dr. Serge Zaka @sergezaka.bsky.social · 7j
Autrement dit : ce que l’on pensait être un rempart naturel contre nos émissions est en train de se retourner. Le puits s’épuise. Et quand les amortisseurs lâchent, c’est la pente du réchauffement qui s’accélère.
9/9
- POC! @chacunpo.bsky.social · 6j
C'est un peu comme le datal portal du shift, non ?
(en plus à jour)
theshiftdataportal.org
The Shift Data Portal
The Shift Project's Data Portal
https://theshiftdataportal.org/
pierre @eskivor.bsky.social · 5j
et en français
- saian75.bsky.social @saian75.bsky.social · 1j
superbe outil multifonctions (s'informer documenter clouer le bec a un climato septique..) 💚 bravo et un grand merci même certains graphes viennent plutôt aggraver mon éco anxiété !!
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Énergie - Durée de lecture : 5 minutes - Pollutions Forêts tropicales
Les autorités environnementales du Brésil ont approuvé le 20 octobre l’exploration pétrolière au large de l’Amazonie. Une décision qui, à quelques jours de la COP30, expose les ambiguïtés de Lula sur la question climatique.
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L’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables (Ibama) a approuvé le 20 octobre le début de perforations pour la recherche de pétrole sur le site de Foz do Amazonas, situé à 500 km de l’embouchure du fleuve Amazone.
La Petrobras, entreprise publique d’exploitation pétrolière, a donc le feu vert pour s’assurer dès aujourd’hui que la zone contient des hydrocarbures en quantité suffisante pour lancer une exploitation commerciale.
Une éventualité très probable, puisque la région de la Marge équatoriale, aire côtière de plus de 2 200 km de large où se trouve Foz do Amazonas, présente des caractéristiques similaires aux littoraux de pays voisins tels que le Suriname, la Guyane française et le Guyana, devenu en quelques années détenteur des plus grandes réserves de pétrole brut au monde. Selon le ministère brésilien des Mines et de l’Énergie, la Marge équatoriale pourrait contenir jusqu’à 10 milliards de barils.
Une énième menace sur l’Amazonie
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l’Ibama lui-même note la menace que l’exploitation de pétrole représentera pour la population de lamantins, ces gros mammifères aquatiques déjà menacés d’extinction, tout en pointant que les possibles effets sur les populations indigènes environnantes ont été tout simplement ignorés.
« Il s’agit d’une région très spéciale, où l’océan Atlantique rencontre la forêt. On y trouve par exemple un écosystème récifal [dominé par des récifs coralliens], très sensible à n’importe quel type d’activité, ainsi que des mangroves, d’où bon nombre de populations locales tirent leurs moyens de subsistance », explique Mariana Andrade, en charge de la section océans de Greenpeace Brésil.
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En bref — Énergie
Au Havre, TotalEnergies va devoir démanteler son terminal méthanier - 20 octobre 2025 à 15h19
Durée de lecture : 1 minute
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Jeudi 16 octobre, le tribunal administratif de Rouen a donné raison à l’association Écologie pour Le Havre, qui contestait le maintien de ce bateau exploité par TotalEnergies, pour réceptionner du gaz naturel liquéfié (GNL).
Ce gigantesque tanker, mis en service en octobre 2023, était censé sécuriser l’approvisionnement énergétique du pays à l’époque de la guerre en Ukraine. Or, comme l’a observé le tribunal, ce terminal méthanier flottant est inutilisé depuis août 2024.
« La loi autorisait le terminal, à la condition d’une menace grave sur l’approvisionnement en gaz. Mais aucun signe ne témoigne aujourd’hui d’une telle urgence », explique Pierre Dieulafait, le président de l’association dans le Monde.
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Réglementation
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a recalculé les coûts complets du nucléaire d’EDF et ses revenus prévisibles pour 2026. Ces deux éléments essentiels servent à la mise en place du mécanisme post-Arenh, qui fixe les règles de redistribution de la rente nucléaire d’EDF, ou VNU (Versement nucléaire universel). EDF n’est pas d’accord avec la CRE.
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Aurélie Barbaux - 30 septembre 2025 \ 14h00 - 3 min. de lecture
Les calculs des revenus d'EDF de la CRE prévoient une production nucléaire de 362 TWh sur la période 2026-2028 (dont 8,3 TWh en moyenne pour Flamanville 3) et 358,4 TWh sur la période 2029-2031.
Malgré sa complexité, on y voit un peu plus clair dans le mécanisme post-Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique) de versement pour le nucléaire universel (VNU), qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2026. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié le 30 septembre deux chiffres clés nécessaires au calcul du VNU. Pour rappel, il prévoit de taxer les éventuels surprofits d’EDF sur la vente de l’électricité nucléaire et de les redistribuer à tous les consommateurs, particuliers comme entreprises, au prorata de leur consommation. Si le gouvernement n’a toujours pas établi les règles de redistribution, ni fixé les seuils de déclenchement pour la période 2026-2028, il dispose désormais des éléments pour le faire.
Le 30 septembre, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié deux chiffres permettant à l’État de se décider, comme le prévoit la loi. Le premier concerne le coût complet de la production du nucléaire par EDF selon un mode de calcul publié par décret en septembre. Il exclut trois types de charges extra-financières, comme des pertes d’opportunité sur les placements de ses actifs dédiés, mais revalorise les coûts du capital. La CRE arrive à un coût total du nucléaire de 60,3 euros 2026 par mégawattheure produit (€/MWh) ou 61,5 €/MWh courants pour la période 2026-2028, proche de celui calculé en 2023. Ce coût grimpe à 63,4 €/MWh en euros 2026 (ou 68,4 € courants/MWh) pour la période 2029-2031. Cela est du principalement à l’augmentation pour EDF des charges liées à la gestion des combustibles usés par Orano, notamment la construction d’une nouvelle piscine, mais aussi de la hausse des investissements du grand carénage, le grand programme de maintenance du parc historique. EDF n’est pas d’accord et avance un coût de 64,4 €/MWh. La divergence entre les deux calculs porte sur le coût du capital, que la CRE fixe à 9,1% contre 11,3% pour EDF.
Un cout complet qui grimpe à partir de 2029
Grâce à ce calcul du coût complet du nucléaire par la CRE et aux données fournies par EDF, notamment les contrats de vente d’électricité déjà signés incluant une livraison au 1er janvier 2026, la CRE a pu estimer les revenus liés au nucléaire pour 2026 sur la base d’une trajectoire de production de 362 TWh sur la période 2026-2028 (dont 8,3 TWh en moyenne pour Flamanville 3) et 358,4 TWh sur la période 2029-2031 (dont 11,8 TWh en moyenne pour Fla 3), soit respectivement un taux de disponibilité moyen de 73,2 % et 74,5 % et un taux d’utilisation de 89,6% et 86,9%. Sur cette base, EDF devrait vendre pour 23,7 milliards d’euros en moyenne à 65,86 €/MWh. C’est à partir de ce chiffre, qui sera réactualisé début novembre, début décembre, puis fin décembre, que l’on saura si le mécanisme de VNU pourra se déclencher une fois que le gouvernement aura fixé les seuils de déclenchement. Il y en a deux : EDF sera taxé sur ses profits à 50 % sur un seuil calculé sur le coût complet du nucléaire plus une marge, qui devra se situer entre +5 et +25 €/MWh. Le VNU prévoit aussi une taxe de 90%, ou tarif d’écrêtement, qui se déclencherait sur un seuil basé sur le coût complet du nucléaire entre +35 et +55 €/MWh.
Pas de VNU en vue pour 2026
Ces seuils seront fixés par arrêté pour trois ans, normalement avant la fin de l’année. Mais, comme le constate Emmanuelle Wargon, la présidente de la CRE, avec un coût complet de 60,3 €/MWh et un tarif moyen de vente inférieur à 66 €/MWh, «il y a très peu de chances pour que le mécanisme de VNU se mette en place pour 2026». Ce nouveau dispositif post-Arenh ne devrait pas avoir d’influence sur les factures d’électricité pour 2026, ni à la hausse ni à la baisse. Pour les années suivantes, en revanche, la CRE ne s’avance pas. D’autant que le flou persiste sur les modalités d’éventuelle redistribution des surprofits d’EDF. La CRE milite pour un dispositif simple et universel, mais craint que le gouvernement ne soit tenté d’en faire un levier pour inciter les consommateurs à plus de flexibilité.
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8 septembre 2025 - Temps de lecture : 4 minutes - Sciences & techno - par La rédaction
Le stockage de l’électricité renouvelable intermittente (éolienne et solaire) par des *batteries stationnaires est en train de passer dans le monde du statut de technologie de niche à celui d’élément essentiel de la stabilité des systèmes électriques. Au cours de la dernière décennie, le stockage par batteries de réseau a connu une croissance annuelle moyenne de 75%. Et cela devrait s’accélérer, notamment en Chine et même aux Etats-Unis. L’Europe est un peu plus à la traîne. La clé est évidemment la question de coût des batteries pour pouvoir développer des infrastructures à l’échelle des besoins d’une grande ville ou d’une région. Même si leurs prix ont beaucoup baissé, les lithium-ion ne sont pas les plus compétitives. Le développement de technologies sodium-ion, de batteries à flux et de modèles fer-air ouvre des perspectives.
Le principal problème avec le développement planétaire de la production électrique par des renouvelables intermittents est… leur intermittence. Les éoliennes et les panneaux photovoltaïques permettent de produire de l’électricité décarbonée quand les conditions météorologiques sont favorables. Quand il y a du vent et du soleil. Cela signifie que les renouvelables intermittents produisent souvent trop ou trop peu, ne permettent pas d’ajuster la production à la demande et déstabilisent les marchés de gros de l’électricité avec des prix qui s’effondrent quand il y a du vent et du soleil en abondance et s’envolent quand il n’y en a pas. Cela ne retire rien à leurs avantages : des productions locales, le coût des installations (à l’exception notamment des éoliennes marines), leur modularité et la facilité et rapidité de déploiement des équipements. Et leur expansion, même si son rythme a commencé à diminuer, ne peut que se poursuivre.
Mais pour limiter les problèmes créés par leurs inconvénients, il n’y a qu’une seule solution. Il faut parvenir à stocker une partie de l’électricité produite quand les conditions sont favorables pour pouvoir la réinjecter dans les réseaux quand elles ne le sont pus. Il y a trois solutions dont en fait deux réellement opérationnelles aujourd’hui.
Les STEP, l’hydrogène et les batteries
La plus performante des solutions, car elle permet de stocker de l’électricité en grande quantité avec une efficacité énergétique élevée, est le procédé mécanique des STEP (Station de transfert d’énergie par pompage). Ce sont en quelque sorte des barrages à l’envers. L’électricité en surabondance fait fonctionner des pompes qui remontent l’eau du bassin en aval d’un barrage vers le bassin en amont. Leur inconvénient ? Il faut avoir des situations géographiques et des emplacements favorables. Les investissements sont lourds et les oppositions locales sont en général fortes quand il faut élargir les bassins.
La deuxième solution, qui n’est pas vraiment opérationnelle aujourd’hui, est chimique. Elle consiste à fabriquer de l’hydrogène vert (décarboné) par électrolyse avec l’électricité en surabondance. Une fois fabriqué, l’hydrogène est stocké et réutilisé via des piles à combustible pour produire
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Clés : abonne, batteries, batteries lithium-soufre, électrolyse, hydrogène vert, renouvelables intermittents, réseaux électriques, sécurité des réseaux, STEP, stockage de l'électricité
Ndlr : toutes les solutions ne sont pas envisagées comme le foisonnement de la production ENR, la sobriété et l'efficacité énergétique, etc.
Décarbonation - 8 min
Beaucoup pensent qu’il faudrait arrêter de subventionner l’éolien et le photovoltaïque, qui coûteraient un pognon de dingue, alors que la France peut s’appuyer sur son nucléaire. Vraiment ?
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Le projet de PPE soumis à consultation au printemps dernier prévoyait a minima, d’ici à 2035, une multiplication par 3,5 du photovoltaïque, non loin d’un doublement de l’éolien terrestre et une multiplication par près de quarante de l’éolien marin. A cet horizon, ces sources représenteraient alors, selon le scénario « bas », une production de 242 térawattheures (TWh) (35 % du mix électrique), contre 73 TWh en 2023 (12 %).
Le black-out ibérique du 28 avril a été du pain bénit pour les ennemis des « énergies renouvelables intermittentes » qui y ont vu la preuve de leur faillibilité. A ceci près que, selon le rapport du gouvernement espagnol, leur place dans le mix électrique (43 %) était sans lien avec la cause de l’accident.
Outre l’Espagne, plusieurs pays européens affichent déjà des taux de pénétration supérieurs à l’objectif de la PPE française en 2035, dont 39 % en Allemagne et 61 % au Danemark. Et la gestion de la variabilité de ces sources, lesquelles permettent de réduire le recours aux centrales à gaz et à charbon, n’est simplement pas un sujet. Même des taux de 100 % seraient à terme techniquement atteignables, comme l’ont montré, pour la France, les travaux prospectifs de RTE, de l’Ademe ou de l’Institut négaWatt.
Le mensonge des 300 milliards d’euros pour les renouvelables
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Des chiffres mensongers, que peu de médias se sont employés à déconstruire1. Côté réseaux, RTE a en réalité annoncé un plan d’investissement de 94 milliards d’euros sur quinze ans dont 37 milliards pour le raccordement des parcs éoliens marins. Le programme d’Enedis, 96 milliards d’euros d’ici à 2040, prévoit quant à lui 10 milliards pour les raccordements de capacités renouvelables. Soit 47 et non 130 milliards sur 190. L’essentiel des investissements de réseau porte sur son renouvellement et son renforcement face à une demande d’électricité qui doit croître dans un contexte de décarbonation de l’économie et face à des aléas climatiques également grandissants.
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Dans le cas d’un scénario de prix médian (70 €/MWh), ce soutien tombe entre 31 et 51 milliards d’euros sur trente-cinq ans. Enfin, dans l’hypothèse de prix élevés (95 €/MWh), c’est l’Etat qui s’enrichit, avec un gain estimé entre 29 et 42 milliards d’euros. De toutes ces hypothèses, l’ultradroite ne retient que la plus pénalisante (tout en grossissant la facture), alors qu’il n’est pas déraisonnable de penser qu’une hausse de la demande d’électricité, corollaire d’une sortie des énergies fossiles, en soutienne les prix sur le long terme.
Baisse de la facture des importations de pétrole et de gaz
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Si l’objectif est d’avoir ramené la part des fossiles dans la consommation d’énergie en France de 60 % aujourd’hui à 30 % en 2035 (avant d’atteindre zéro ou presque en 2050), cela va faire baisser la facture des importations françaises de pétrole et de gaz (et encore un peu de charbon), de l’ordre de 60 milliards d’euros par an.
Pour y arriver, il faut d’une part faire des économies d’énergie (le passage du moteur thermique au moteur électrique qui a un rendement trois fois supérieur y aidera beaucoup). D’autre part, faire progresser la consommation d’électricité décarbonée, donc sa production.
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Si des nouveaux réacteurs nucléaires étaient mis en chantier dès aujourd’hui, ils ne seraient pas opérationnels avant dix ans, compte tenu de la durée des travaux, et c’est un euphémisme. Les possibilités d’accroître la production annuelle du parc nucléaire existant sont par ailleurs limitées, tout comme le développement de nouvelles capacités hydrauliques.
Dans cette situation, la seule option rationnelle est de développer les sources qui sont à la fois les moins chères et les plus aisées et rapides à déployer industriellement. En l’occurrence l’éolien et les grandes installations photovoltaïques.
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le faux-nez d’un discours de déni climatique et de défense, consciente ou non, des intérêts pétrogaziers ...