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Le problème
Depuis le déclenchement de la guerre contre l'Iran par les États-Unis et Israël, les prix du carburant dans les stations-service ont explosé : le sans plomb 95 a pris 11 centimes en quelques jours quand le gazole a pris près de 30 centimes, dépassant les 2 euros par litre dans la plupart des stations.
Il y a urgence à agir : des millions de Français, de familles, de salariés, d'artisans ne peuvent pas se permettre de payer la facture.
Le gouvernement propose de ne rien faire et de laisser les prix exploser. La proposition de Bardella de ne pas encaisser la partie de la TVA qui porte sur l'augmentation du prix revient à accepter une hausse de 24 centimes du gazole au lieu de 30, et encore seulement si les multinationales n'en profitent pas pour gonfler leurs profits sans baisser les prix !
La seule solution contre la spéculation et l'envolée de la facture, c'est le blocage des prix.
Juridiquement, le gouvernement peut le mettre en place dès aujourd'hui par un décret sur la base de l'article L410‑2 du code de commerce qu’il a utilisé pour le gel hydroalcoolique. Cela avait déjà été effectué en France en 1990 précisément quand la guerre du Golfe avait fait exploser les prix à la pompe : cela n'avait pas entraîné de pénurie ou de désastre ! Des pays comme la Croatie et la Grèce viennent de le mettre en place.
Économiquement, le blocage des prix s'appuie sur un plafonnement des marges des distributeurs qui sont nombreux à profiter de la situation, notamment sur les autoroutes où les prix dépassent parfois 2,50 euros ! Les raffineurs doivent également être mis à contribution temporairement compte tenu de leurs marges élevées, qui avaient déjà explosé pendant la guerre en Ukraine. On est passé de 10€ de marge par tonne en 2020 à plus de 40€ aujourd'hui !
Lors du déclenchement de la guerre en Ukraine, les grandes multinationales comme Total disaient qu'elle ne pourraient pas supporter un blocage des prix et qu'elles ne profitaient pas de la situation. En réalité, Total a engrangé les plus gros bénéfices de son histoire en 2022 puis en 2023 avec à la clé des milliards de dividendes aux actionnaires.
Aujourd'hui, c'est le carburant, demain ce sera l'électricité et le gaz, qui vont aussi flamber notamment à très court terme pour les millions de Français et PME dont les contrats sont fixés sur les prix du marché. Il faut donc étendre le blocage des prix à l'électricité et au gaz.
Ce blocage des prix sera bien sûr temporaire. Sur le long terme, le seul moyen de faire baisser durablement les tarifs, c'est un cessez-le-feu au Proche-Orient car plus la guerre soutenue par le RN et contre laquelle le gouvernement n'agit pas durera, plus la situation empirera.
Enfin, il faut baisser au plus vite la dépendance de la France aux hydrocarbures grâce à la planification écologique.
Ce n'est pas aux Français de payer les conséquences d'une guerre qu'ils ne souhaitent pas et de financer les dividendes des grands groupes pétroliers : le gouvernement doit bloquer les prix immédiatement !
La France INSOUMISE
Energie et Climat - Démocratie et gouvernance
Un traité mondial pour laisser les énergies fossiles sous terre
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Duration 8:32 - Andre Joffre - 2 sem. Modifié
⚖️🌍 « Le vrai sujet, ce ne sont pas les renouvelables, ce sont les énergies fossiles. » - Lors de la conférence organisée par TECSOL au Forum EnerGaïaïa, Arnaud Gossement, avocat en droit de l’environnement et de l’énergie, a livré une intervention aussi claire que pédagogique.
👉 Son message : le débat sur les énergies renouvelables est trop souvent pris à l’envers. On multiplie les normes, les dispositifs, les acronymes… sans jamais s’attaquer frontalement à l’essentiel : la place toujours dominante des énergies fossiles.
Quelques chiffres rappelés à Energaïa :
🔹 7 000 milliards de dollars par an de soutien public mondial aux énergies fossiles
🔹 46 milliards d’euros par an en France
Et pourtant, le débat public continue de se focaliser sur le coût des renouvelables, rarement sur le coût sanitaire, climatique, agricole et humain des fossiles.
Arnaud Gossement pointe aussi un cadre juridique instable, construit sans consensus clair sur l’objectif prioritaire : réduire la dépendance aux énergies fossiles. Résultat : des réformes successives, parfois contradictoires, comme on l’observe sur l’agrivoltaïsme, qui fragilisent les porteurs de projets et les agriculteurs.
🔎 Enfin, l’avocat appelle à réviser les objectifs avant les outils : comment discuter sérieusement de PPE quand les objectifs climatiques du droit français sont déjà obsolètes par rapport aux engagements européens ?
Plus de détails : https://lnkd.in/g9uHj8c4
#TransitionÉnergétique #ÉnergiesRenouvelables #ÉnergiesFossiles #DroitDeLÉnergie #Climat #Energaïa TECSOL
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Alors Arnaud Gossement, Bonjour, merci d'être présent parmi nous cet après 12h00, on a pas mal. On a parlé avec Christian Duplace du cadre juridique, par exemple, hein de l'agro-Voltaïsme en Italie, j'ai juridique, on pense à vous tout de suite. Y a aujourd'hui des acronymes comme Pipiller, Power, Purchas, Agreement. On a des acronymes comme PMO dans la dans le l'autoconsommation collective, personnel, personne morale, organisatrice, le juridique s'invite. �� la table du d��veloppement des ��nergies renouvelables. Oui, merci tout d'abord �� �� Texol, merci Andr�� pour cette invitation et merci �� toutes et tous vous d��montrer par votre pr��sence qu'il YA1 bel avenir aux ��nergies renouvelables. Juste un mot pour r��agir, si vous permettez, je vous en prie, le probl��me avec le cadre juridique, c'est qu'on ne parle pas du de l'��l��phant dans la pi��ce. Le plus important, ce sont les ��nergies fossiles, hein. Je c'est pour ��a que je veux r��agir. Vous avez bien raison d'en parler. Il faut savoir qu'aujourd'hui, chaque ann��e, selon les FMI, les ��tats accordent 7000 milliards de dollars. Pour soutenir la la consommation d'��nergies fossiles, p��trole, gaz, charbon. Et si on veut r��inventer les ��nergies renouvelables, il faut se demander pourquoi on les a inventées dans l'histoire lorsqu'on les a inventé. Je parç��a soit dans les ann��es 70 ou que ��a soit en 2006, �� chaque fois, c'est en r��action aux risques qui sont attribu��s aux ��nergies fossiles, les risques pour les hommes, les mines de charbon qui s'��croulent. Il y a des ��crits d'��mile Zola sur la question. Le risque ��conomique avec le choc. Et aujourd'hui, le risque climatique��? Le probl��me, c'est que on parle de la cons��quence de la combustion de ces ��nergies fossiles. Mais on n'arrive pas �� se mettre d'accord pour limiter la production. �� la COP 30 de Belem qui vient de se d��rouler, les ��tats n'ont pas souhait�� inscrire un objectif de r��duction de la production d'��nergie fossile. Pareil �� d'autres endroits. Par exemple sur le trait�� mondial sur le plastique, ��a a ��t�� un ��chec �� chaque fois que vous voulez dire. Inscrivons dans un texte la r��duction des ��nergies fossiles, c'est non, hors ��a sert �� rien de parler d'��lectrification des usages. En droit, si vous ne faites pas de la place et pour cette place l��, il faut se rappeler que 80% de la consommation d'��nergie primaire c'est du fossile, 60% en France et que selon l'a IE, cette d��pendance ne fait que s'accro��tre et au contraire, en 2025 elle a jamais ��t�� aussi forte dans le monde. Donc il faut qu'on parle des ��nergies fossiles, qu'on les diminue. Et je rappelle qu'en 2007, lors du Grenelle de l'environnement, y avait un consensus de tous les acteurs, du Medef aux ONG, pour dire que c'��tait la priorit�� absolue. RTE hier le premier. Son r��sum�� pour d��cideur lors de la conf��rence de presse, c'est ��a, ��a veut dire r��duire notre d��pendance aux ��nergies fossiles pour avoir cette trajectoire de d��carbonation rapide. Apr��s le cadre juridique, il en d��coulera. Mais aujourd'hui, on essaie de faire des bricolages, donc on change les r��gles. D'ailleurs, je vous annonce une prochaine r��forme de la solarisation des parkings qui est �� nouveau �� l'��tude au Parlement dans un projet de loi, dit Dadu. Mais tout ce cadre juridique, le probl��me, c'est qu'il faut d'abord se mettre d'accord sur pourquoi on le fait, pourquoi on le fait��? Dans l'histoire, c'est pour r��duire la place des ��nergies fossiles, parce que ��a tue, parce que ��a co��te cher, ��a co��te tr��s tr��s cher. en France, il faut bien voir que c'est pr��s de 46 milliards par an d'euros que nous injectons. C'est de l'aide publique pour soutenir la consommation. Il y a 2 ans, vous vous rappelez par exemple la baisse de la fiscalit�� sur la la, le carburant �� la pompe. Et donc on a essay�� �� un moment donn�� de s'emparer du sujet. ��a s'appelait la taxe carbone. Et puis il y a eu ce d��bat ensuite et ces manifestations des gilets jaunes. Mais on n'��chappera pas �� ce repositionner sur le coup, parce qu'on dit toujours il faut baisser le coup. Et d'ailleurs, quand on parle des coups, on parle surtout de celui des ��nergies renouvelables. Plut��t que de faire un ��ni��me rapport sur le co��t des ��nergies renouvelables, j'adorerais qu'on fasse un rapport, parce que ��a on n'en fait pas sur le co��t exact des ��nergies fossiles. Et l��, vous verriez que l'opinion publique serait certainement frapp��e d'apprendre ce qu'elle apprendrait sur le co��t pour elle, sa sant��, et effectivement aussi en agriculture par exemple. Le co��t des ��nergies fossiles qui sont massivement utilis��es dans les engrais, dans les intrants en g��n��ral, et aussi dans les pesticides hein. On oublie de le dire que c'est �� la fois mauvais pour notre sant��, mauvais pour les agriculteurs, mauvais pour nos sols et que derri��re c'est des co��ts pour la collectivit��. Donc d��j�� parlons des fossiles, reparlons de la fiscalit�� avec sa redistribution, juste pas juste le ch��que ��nergie hein. Il faut je pense �� un moment donn�� reparler de la fiscalit�� aussi. Et puis effectivement, je pense que derri��re l'opinion publique, j'en suis persuad��, se rendra compte de l'int��r��t des ��nergies renouvelables. Parce que ce d��bat l��. L'Italie par exemple, mais c'est pas juste un ��tat qui a dit je veux simplifier le cadre juridique. C'est aussi une opinion publique qui a peut ��tre plus conscience qu'en France que les ��nergies fossiles posent un probl��me pour leur souverainet��. Nous d��pendons d'une production qui est faite �� l'��tranger, mais en m��me temps ��a nous arrange bien parce qu'on la voit pas. Le problème de l'éOLIENNE c'est qu'on la voit, le problème entre guillemets, moi ça me pose pas un problème, mais alors que le puits de pétrole on le voit pas. Et l'avantage du nucléaire c'est qu'on le voit peu. L'énergie renouvelable se voit plus, se diffuse est plut��t que de le voir effectivement comme un probl��me, faut faudrait que chacun comprenne que en regardant cette installation. Il voit une solution, et pas un probl��me en r��alit��, �� laquelle il pourrait ��tre fier de participer, soit dans les entreprises, soit les par les les financements participatifs, soit dans la campagne des municipales �� venir en interpellant les maires sur ce qu'ils souhaitent faire. Je rappelle que les maires ont des comp��tences essentielles en mati��re de d��veloppement d'��nergies renouvelables et pas que les zones d'acc��l��ration. Et donc l��, c'est vraiment l'occasion d'aller leur dire, qu'est-ce que vous faites pour assurer notre souverainet�� contre les ��nergies fossiles, lutter contre le changement climatique��? Prot��ger notre sant��, c'est tout ��a, les renouvelables. Et quand on comprend ��a, on comprend que l'avenir ��videmment au d��veloppement de toutes les ��nergies renouvelables en France. Et simplement apr��s on pourra se dire Ah, il faut simplifier le cadre juridique. J'ai l'impression qu'aujourd'hui on fait un peu les choses �� l'envers. Faut savoir que par exemple que les objectifs du droit de l'��nergie n'ont pas ��t�� r��vis��s depuis des ann��es, sont compl��tement obsol��tes. Si vous allez �� l'article 100 tiret 4 pardon du code de l'��nergie, l'objectif de r��duction des ��missions de gaz �� effet de serre est totalement obsol��te au niveau europ��en, il est de 55. Et en France, on est encore �� parler d'un objectif de 40%, ce qui veut dire que vous ��tes en train de de parler PPE. Mais l'objectif lui m��me que devrait atteindre la PPE est compl��tement obsol��te. Donc il faut se mettre d'accord sur l'objectif et l'objectif, comme l'a rappel�� RTE hier, c'est se passer de p��trole, ��a co��te cher, ��a co��te trop cher le p��trole et passer par des obligations r��glementaires pour imposer les les ENR. Vous en tant que juriste en tant qu il faut pas juste une obligation d'imposer des ENR. Je suis assez r��serv��, vous voyez un peu le micmac. Ce qui se passe actuellement, on change le cadre juridique sur la solarisation des b��timents et des parkings tous les 4 matins. Il faut d'abord des obligations sur les sur les alternatives n��fastes, c'est �� dire les fossiles, pardon d'y revenir. Oui, r��duire les intrants chimiques en en agriculture, de fil en aiguille ��a revient �� imposer l'��lectrification des usages aussi hein. Il faut voir les les. Il faut plut��t que d'avoir des des des effets de loupe sur tel et tel probl��me. Il faut ��largir la focale par exemple de temps en temps et se rendre compte que notre principal probl��me, le probl��me du si��cle, est de survie de l'humanit��. ��a reste le p��trole, pardon de me r��p��ter encore une fois. Et apr��s, effectivement, on pourra se mettre d'accord sur des cadres juridiques qui sont un peu intelligents. L agrivolta��s par exemple, c'est un rendez-vous manqu��. On a voulu cr��er un cadre juridique adapt�� �� l'agrivolta��sme, ��a partait d'une bonne id��e. Et puis vous avez vu la d��rive, c'est chacun. Aujourd'hui, vous avez presque une trentaine de textes différents sur l'agrivoltaïque si je vais de la loi jusqu'�� l'arr��t�� avec des changements r��guliers. Et ��a c'est pas bon parce que vous avez effectivement des agriculteurs qui se disent. Ce qui est une opportunit�� aujourd'hui, ce que ��a va le rester demain. Donc il faut stabiliser tout ��a. Mais pour stabiliser tout ��a, faut un peu de consensus politique. Et le consensus politique viendra d'autant plus facilement. Pas parce qu'on dira il faut faire de ceci ou de cela, on fait pas boire un ��ne qui a pas soif et aujourd'hui l�� n'a pas soif parce qu'il se dit le le p��trole finalement, ��a co��te pas si cher que ��a. Et vous avez des politiques qui pensent ��a aujourd'hui et c'est c'est ��a le le drame aujourd'hui, c'est que il faut leur faire comprendre qu'on doit changer de d'��poque, de civilisation, de monde. Je parle, je parle devant des gens totalement convertis et convaincus, donc j'ai un peu honte de rappeler ces ��vidences. Mais voil��, j'aimerais qu'on arr��te de parler du coup des renouvelables. On on l'a d��j�� fait et qu'on parle du coup r��el, sanitaire, humain, environnemental, climatique, des fossiles. Et ensuite on pourra effectivement voir manifestement l'int��r��t et le co��t en fin de compte tr��s tr��s bas des renouvelables. OK Ben ��coutez, je vous remercie beaucoup. Arnaud Gosselin. Je pense qu'on peut applaudir Arnaud Gossement.
Richard Loyen, 2 sem.
Merci Arnaud pour ce rappel utile « Arrêtons de parler uniquement du coût des renouvelables. Parlons du coût humain, sanitaire et climatique des fossiles. Alors, l’intérêt des énergies renouvelables apparaîtra pour ce qu’il est : une évidence. »
8 réactions
Pecout Art 2 sem.
Halte au capitalisme sauvage et fossile
Arnaud Gossement 2 sem.
Merci Andre Joffre Alexandra Pocholle Batlle Jean-Louis Busquet et toute l’équipe de TECSOL pour cette belle conférence sur le bel avenir des énergies renouvelables.
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Décarbonation - 8 min
Beaucoup pensent qu’il faudrait arrêter de subventionner l’éolien et le photovoltaïque, qui coûteraient un pognon de dingue, alors que la France peut s’appuyer sur son nucléaire. Vraiment ?
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Le projet de PPE soumis à consultation au printemps dernier prévoyait a minima, d’ici à 2035, une multiplication par 3,5 du photovoltaïque, non loin d’un doublement de l’éolien terrestre et une multiplication par près de quarante de l’éolien marin. A cet horizon, ces sources représenteraient alors, selon le scénario « bas », une production de 242 térawattheures (TWh) (35 % du mix électrique), contre 73 TWh en 2023 (12 %).
Le black-out ibérique du 28 avril a été du pain bénit pour les ennemis des « énergies renouvelables intermittentes » qui y ont vu la preuve de leur faillibilité. A ceci près que, selon le rapport du gouvernement espagnol, leur place dans le mix électrique (43 %) était sans lien avec la cause de l’accident.
Outre l’Espagne, plusieurs pays européens affichent déjà des taux de pénétration supérieurs à l’objectif de la PPE française en 2035, dont 39 % en Allemagne et 61 % au Danemark. Et la gestion de la variabilité de ces sources, lesquelles permettent de réduire le recours aux centrales à gaz et à charbon, n’est simplement pas un sujet. Même des taux de 100 % seraient à terme techniquement atteignables, comme l’ont montré, pour la France, les travaux prospectifs de RTE, de l’Ademe ou de l’Institut négaWatt.
Le mensonge des 300 milliards d’euros pour les renouvelables
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Des chiffres mensongers, que peu de médias se sont employés à déconstruire1. Côté réseaux, RTE a en réalité annoncé un plan d’investissement de 94 milliards d’euros sur quinze ans dont 37 milliards pour le raccordement des parcs éoliens marins. Le programme d’Enedis, 96 milliards d’euros d’ici à 2040, prévoit quant à lui 10 milliards pour les raccordements de capacités renouvelables. Soit 47 et non 130 milliards sur 190. L’essentiel des investissements de réseau porte sur son renouvellement et son renforcement face à une demande d’électricité qui doit croître dans un contexte de décarbonation de l’économie et face à des aléas climatiques également grandissants.
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Dans le cas d’un scénario de prix médian (70 €/MWh), ce soutien tombe entre 31 et 51 milliards d’euros sur trente-cinq ans. Enfin, dans l’hypothèse de prix élevés (95 €/MWh), c’est l’Etat qui s’enrichit, avec un gain estimé entre 29 et 42 milliards d’euros. De toutes ces hypothèses, l’ultradroite ne retient que la plus pénalisante (tout en grossissant la facture), alors qu’il n’est pas déraisonnable de penser qu’une hausse de la demande d’électricité, corollaire d’une sortie des énergies fossiles, en soutienne les prix sur le long terme.
Baisse de la facture des importations de pétrole et de gaz
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Si l’objectif est d’avoir ramené la part des fossiles dans la consommation d’énergie en France de 60 % aujourd’hui à 30 % en 2035 (avant d’atteindre zéro ou presque en 2050), cela va faire baisser la facture des importations françaises de pétrole et de gaz (et encore un peu de charbon), de l’ordre de 60 milliards d’euros par an.
Pour y arriver, il faut d’une part faire des économies d’énergie (le passage du moteur thermique au moteur électrique qui a un rendement trois fois supérieur y aidera beaucoup). D’autre part, faire progresser la consommation d’électricité décarbonée, donc sa production.
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Si des nouveaux réacteurs nucléaires étaient mis en chantier dès aujourd’hui, ils ne seraient pas opérationnels avant dix ans, compte tenu de la durée des travaux, et c’est un euphémisme. Les possibilités d’accroître la production annuelle du parc nucléaire existant sont par ailleurs limitées, tout comme le développement de nouvelles capacités hydrauliques.
Dans cette situation, la seule option rationnelle est de développer les sources qui sont à la fois les moins chères et les plus aisées et rapides à déployer industriellement. En l’occurrence l’éolien et les grandes installations photovoltaïques.
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le faux-nez d’un discours de déni climatique et de défense, consciente ou non, des intérêts pétrogaziers ...
Clés : #Energies fossiles #Greenwashing #Juridique #Total
Le 5 juin 2025, TotalEnergies a comparu pour la première fois devant un tribunal pour répondre de la sincérité de ses engagements climatiques. Un recours historique, porté par Les Amis de la Terre France, Greenpeace France et Notre Affaire à Tous, avec le soutien de ClientEarth, qui pourrait marquer un tournant décisif dans la lutte contre le greenwashing des entreprises polluantes.
C’est historique
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En concentrant ses publicités sur les éoliennes et les panneaux solaires, la multinationale détourne l’attention du public de ses activités polluantes. C’est ça, le greenwashing, une stratégie marketing utilisée par une entreprise pour verdir son image.
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Le droit de la consommation est clair : il impose une communication honnête et vérifiable, y compris en matière climatique et environnementale
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Connu / https://bsky.app/profile/greenpeace.fr/post/3lqtq4mgurs2e
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Greenpeace France @greenpeace.fr
👀🔊 On a bien écouté la prise de parole de Monsieur Pouyanné pendant la dernière Assemblée générale de TotalEnergies.
Et justement, la multinationale a rendez-vous aujourd’hui à 14h avec le Tribunal judiciaire de Paris pour parler de son greenwashing 😉
5 juin 2025 à 08:49 18 reposts 22 ont aimé
- Toutes les infos sur ce procès dans cet article 👇
TotalEnergies au tribunal pour greenwashing
Pour la première fois, TotalEnergies doit rendre des comptes devant la justice française sur ses engagements climatiques et ses publicités trompeuses. Vers la fin du greenwashing ?
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À Paris, la « contre-AG » de TotalEnergies écourtée manu militari par la BRAV-M - 23 mai 2025 / LeHuffPost
1,45 M d’abonnés - 1,2k+ - 77 469 vues - 732 commentaires
CLIMAT - C’est devenu le rendez-vous annuel des militants écologistes. Le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné a ouvert, vendredi 23 mai, l’assemblée générale des actionnaires du groupe pétrolier, une réunion perturbée ces dernières années par des actions de désobéissance civile d’envergure organisées par des ONG et des militants écologistes.
Pour la deuxième année consécutive, le groupe français tenait sa grand-messe à domicile, dans sa tour du quartier d’affaires de La Défense, plus facile à sécuriser, et non dans un lieu de la capitale. L’AG s’est ouverte peu après 14H00.
De leur côté, les militants d’Extinction Rebellion et de Scientifiques en Rebellion avaient prévu deux actions à distance, l’une en matinée dans le centre de Paris, au siège de BNP Paribas, banque critiquée pour ses investissements dans les énergies fossiles, suivi d’une « contre-AG » organisée en plein air, à Montmartre, en début d’après-midi.
Connu / TG le 25/05/25 à 11:58
Le 29 avril 2024
Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a été auditionné par le Sénat le 29 avril dans le cadre de la commission d’enquête lancée en décembre 2023 pour questionner les activités de la multinationale française et le rôle de l’État dans leur régulation. L’occasion pour la pétrogazière de resservir ses (faux) arguments habituels. On fait le point et on vous explique ce qui se cache vraiment derrière ce greenwashing et cette désinformation qu’elle nous impose depuis 100 ans.
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Pour répondre à la demande, nous avons aussi, et surtout, besoin de la réduire, en agissant sur le gaspillage et les absurdités énergétiques comme les panneaux lumineux, les jets privés ou les SUV.
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Près de 12 millions de personnes sont touchées par la précarité énergétique en France pendant que TotalEnergies déclare des bénéfices de plus de 20 milliards d’euros en 2023.
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Si les énergies renouvelables sont omniprésentes dans les publicités de TotalEnergies, elles sont loin d’être son activité principale. En 2023, elles représentaient moins de 2 % de sa production énergétique globale. L’entreprise est devenue maîtresse dans l’art du greenwashing pour tenter de détourner l’attention du public de son business mortifère.
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arrêter d’engager de nouveaux projets pétroliers ou gaziers. De son côté, les gouvernements doivent permettre une réelle trajectoire de réduction de la production et de la consommation des énergies fossiles.
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Si dans les années 1990 et 2000, le gaz fossile pouvait encore être perçu comme une énergie de transition dans des pays avec une empreinte carbone importante comme l’Allemagne, il ne peut plus être considéré comme tel aujourd’hui quand des alternatives renouvelables, efficaces et rentables existent.
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TotalEnergies et le gouvernement français ont avancé main dans la main pour nous enfoncer dans une nouvelle dépendance, au gaz de schiste américain cette fois-ci.
En France, l’extraction de gaz de schiste a par ailleurs été interdite en 2011 car elle a des conséquences dramatiques sur la santé des populations riveraines. La France en importe aujourd’hui en masse en provenance des États-Unis, dans l’hypocrisie la plus totale, tout en servant les intérêts privés de TotalEnergies.
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les projets fossiles ne permettent pas d’améliorer les conditions de vie des populations locales, bien au contraire. Certaines voient leur santé se dégrader du fait de leur impact néfaste. Au Yémen, les activités pétrolières de TotalEnergies sont à l’origine d’une grave contamination des sols et des nappes phréatiques, seule source locale d’eau. D’autres sont dépossédées de leurs terres, comme en Ouganda et en Tanzanie où plus de 118 000 personnes ont été déplacées à cause des projets EACOP et Tilenga.
Les projets pétroliers et gaziers développés dans les pays du Sud s’inscrivent dans une logique néocoloniale et sont bien souvent développés dans des contextes et des régimes toxiques pour les populations locales et leurs droits.
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En 2018, nous nous sommes mobilisé·es pour faire annuler le projet de TotalEnergies dans le Récif de l’Amazone. Aucune autre entreprise n’a lancé d’explorations pétrolières dans cette réserve naturelle suite à cette décision.
Publié le 5 février 2025 / Climat, Pétrole, gaz et charbon
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révèle ses résultats financiers de l’année 2024 : 15.8 milliards de dollars de bénéfice net (15.2 milliards d’euros), et environ 15.7 milliards de dollars qui ont bénéficié aux actionnaires sous forme de dividendes ou de rachats d’actions. Greenpeace France dénonce l’indécente lucrativité de la multinationale française, dont l’essentiel des activités reste basé sur l’extraction fossile, et qui fait fi de sa responsabilité climatique ainsi que des dommages environnementaux et sociaux qu’elle entraîne.
Pour Sarah Cleaver, chargée de campagne Climat chez Greenpeace France : “Ces résultats annuels démontrent la cupidité sans limite des entreprises polluantes comme TotalEnergies. Faute de politiques publiques ambitieuses pour réglementer le secteur, TotalEnergies continue de miser sur les énergies fossiles et met en péril nos conditions de vie sur Terre pour maximiser sa profitabilité et rémunérer ses actionnaires.”
“Cyclone Chido, méga-feux à Los Angeles, inondations en Bretagne… Pas une semaine ne passe sans qu’un événement climatique extrême n’impacte gravement les populations. Les sinistré·es le paient de leur poche et parfois même de leur vie. En tant que principale responsable de la crise climatique, l’industrie pétro-gazière doit payer pour les dommages qu’elle cause autant que pour la transition énergétique à mener”, ajoute-t-elle.
Derrière les discours verdissants, ces chiffres annuels confirment la perpétuation du modèle climaticide de l’entreprise. La production d’énergie à partir d’hydrocarbures (pétrole et gaz) continue de représenter près de 97.4 % de la production d’énergie globale de TotalEnergies. Pour rappel, d’après le GIEC, l’industrie des énergies fossiles est responsable de 86 % des émissions de CO₂ dans le monde
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renoncer à tout nouveau projet d’infrastructure fossile, de contraindre l’industrie fossile à se mettre en cohérence avec l’accord de Paris, et d’engager une planification ambitieuse pour une transition écologique socialement juste. À l’approche de la COP30, alors que la réduction des émissions de gaz à effet de serre et le financement de l’action climatique et des pertes et dommages seront au cœur des discussions, le gouvernement doit enfin prendre ses responsabilités.
[1] En France, selon FranceAssureurs, le coût assurantiel des catastrophes climatiques était estimé à 10 milliards d’euros en 2022 et à 6,5 milliards d’euros en 2023. https://www.franceassureurs.fr/wp-content/uploads/2024-03-26-slides-cdp-complete-vdef.pdf
[2] Sur ce sujet, voir notre rapport “Évènements climatiques extrêmes : qui doit payer la facture ?” (octobre 2024). https://www.greenpeace.fr/espace-presse/rapport-evenements-climatiques-extremes-qui-doit-payer-la-facture/
[3] Communiqué de Greenpeace France, “Projet de loi de finances : un bloc gouvernemental rétrograde épargne encore les pollueurs” (31 janvier 2025). https://www.greenpeace.fr/espace-presse/projet-de-loi-de-finances-un-bloc-gouvernemental-retrograde-epargne-encore-les-pollueurs/
[4] “The Climate Damages Tax : A guide to what it is and how it works” (avril 2024). https://www.greenpeace.org.uk/news/taxing-fossil-fuel-giants-could-raise-720-bn-by-2030-to-help-worlds-poorest-with-climate-damages-new-report-finds/
Clés : #Climat #Energies fossiles #Total
Connu / TG le 5/02/25 à 11:17
Publié le mardi 31 décembre 2024 (première diffusion le vendredi 8 novembre 2024)
La terre au carré
A la tête de l'ONG Reclaim Finance, Lucie Pinson milite pour mettre la finance au service de la planète. Elle a remporté le prix Goldman considéré comme le "Nobel de l'environnement" en 2020.
Avec Lucie Pinson Fondatrice et directrice de l’ONG ‘Reclaim Finance’
Alors que les indicateurs du changement climatique atteignent des niveaux record, l’expansion pétrolière et gazière se poursuit, à travers des projets financés par de grandes banques notamment françaises…La finance dominante aujourd'hui demeure en effet aux antipodes des objectifs de justice sociale et climatique.
Avec son ONG Reclaim Finance Lucie Pinson œuvre à convaincre les institutions financières de cesser leurs investissements à certains projets. Et ça marche ! Grâce à sa mobilisation plusieurs groupes financiers français ont décidé de sortir du charbon. Après le charbon, elle voudrait faire sortir les banques du gaz et du pétrole... Quelle est sa stratégie ? Comment s'y prend-elle pour échanger avec les géants de la finance ? Quels sont ses prochains combats ?
Elle revient pour nous sur son parcours, ses victoires et son engagement pour la lutte climatique, un combat qu'elle ne considère jamais perdu à l'avance tant qu'on continue à se battre.
De l'Afrique du Sud aux Amis de la Terre : la naissance d'une vocation
Issue d'un milieu ancré à gauche et rétive au patronat, Lucie Pinson a toujours été prédisposée à l'engagement associatif et militant. Son expérience en Afrique du Sud, confrontée à l'injustice sociale, l'a confortée dans ses convictions. De retour en France, elle rejoint le mouvement altermondialiste et réalise un stage au sein de l'AITEC, où elle découvre l'importance des questions financières dans les problèmes de développement : "Je me rends compte que ça ne va pas du tout m'aller, que je n'ai pas envie de tomber dans le stéréotype de l'expatriée qui habite en Afrique complètement déconnectée des réalités locales et qui fait à la place des habitants."
C'est ainsi qu'elle intègre Les Amis de la Terre et se focalise sur le financement des énergies fossiles, un levier d'action sous-exploité.
À écouter
Banques et financement des énergies fossiles : est-ce que ça bouge ?
La Terre au carré - 55 min
Alpha Coal : une bataille initiatique et une victoire significative
En 2013, Lucie Pinson s'attaque au projet Alpha Coal, une mine de charbon en Australie soutenue par Société Générale. "C'est un peu ma bataille initiatique." Elle dénonce l'impact environnemental désastreux du projet et la responsabilité de la banque française. Elle revient notamment sur son combat, mené en collaboration avec l'association basque Bizi, car elle raconte : "le défi est majeur parce que le climat à ce moment-là, c'est un non-sujet. Le charbon, également."
Après un an et demi de mobilisation, Société Générale se retire du projet, une première victoire importante pour Lucie Pinson.
Toujours en recherche de victoires concrètes
En effet, l'activiste ne cesse de le répéter : "Je suis obsédée par l'efficacité. Il faut mener des batailles qui soient efficaces". Sa stratégie repose sur l'identification d'objectifs atteignables à court terme et sur une intensification progressive du rapport de force. Elle obtient des engagements de banques françaises à ne plus financer des projets charbonniers en Australie, une avancée significative dans la lutte contre le financement des énergies fossiles.
Reclaim Finance : un nouvel outil pour cibler la finance climaticide
Forte de ses succès, Lucie Pinson crée en 2020 l'ONG Reclaim Finance, qui se concentre sur les acteurs de la finance, "l'angle mort de la lutte pour contre le réchauffement climatique". Son action lui vaut de remporter le prix Goldman pour l'environnement en 2020, reconnaissant son engagement sans faille et ses victoires face aux puissances financières qui alimentent la crise climatique.
Car "Nous pouvons gagner la guerre climatique", assure Lucie Pinson.
► En apprendre plus sur son parcours et ses convictions, ainsi que son approche déterminée de la lutte contre le réchauffement climatique, en écoutant l'intégralité de son intervention au micro de Mathieu Vidard.
À lire
Les banques françaises en première ligne du financement des nouveaux projets fossiles, dénoncent des ONG
Chroniques Le bateau IMOCA DeVenir de Violette Dorange, à quelques heures du départ pour le Vendée Globe
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Que fait la banque en tout premier point 1 ? Elle justifie que de nouveaux investissements dans les hydrocarbures vont avoir lieu dans les prochaines années. Crédit Agricole persiste à écarter les principales conclusions et appels répétés de la communauté scientifique comme de l’Agence internationale de l’énergie : l’expansion des énergies fossiles – y compris du GNL (gaz naturel liquéfié) – est totalement incompatible avec les objectifs de l’Accord de Paris et l’atteinte de la neutralité carbone d’ici 2050.
Crédit Agricole prévoit des exceptions pour des activités financières pourtant clés
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sa filiale de gestion d’actifs Amundi, première en Europe et à l’impact climatique colossal. Pourtant, la banque nous explique que les mesures concrètes de cette politique pétrole et gaz ne concernent pas la gestion d’actifs pour compte de tiers.
Crédit Agricole laisse la porte ouverte au financement direct de projets pétro-gaziers destructeurs
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aux États-Unis, où le boom du gaz de schiste alimente un boom du GNL – dont on peut craindre qu’ils ne faiblissent pas avec le retour de Trump.
Crédit Agricole acte-t-elle la fin des émissions obligataires de producteurs d’hydrocarbures ?
... En parlant seulement de “mandats de conseil”, la banque pourrait choisir de n’exclure qu’une fraction des services qu’elle offre à ces producteurs dans l’émission de leurs obligations. Elle doit dès lors clarifier la portée de cette mesure. Par ailleurs, Crédit Agricole précise que cette exclusion ne concerne pas les obligations vertes ou les “sustainability-linked bonds”, ces derniers étant pourtant largement critiqués pour leur greenwashing. Finalement, les activités de prêts ne sont dans tous les cas pas couvertes par cette mesure, bien que représentant une majorité des soutiens financiers de la banque à l’industrie des énergies fossiles.
Crédit Agricole ne renonce pas à l’expansion des énergies fossiles
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bien loin de sonner la fin des soutiens de Crédit Agricole aux entreprises publiques et privées qui développent des projets de pétrole et gaz, en dépit de l’urgence climatique et au prix de violations des droits humains. Elle a pourtant une responsabilité lourde et historique dans les changements climatiques : rien qu’entre 2021 et 2023, Crédit Agricole a accordé 17 milliards de dollars de financements à l’expansion des énergies fossiles 2.
Crédit Agricole fait toujours l’impasse sur le projet gazier Mozambique LNG de Total
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Une enquête publiée dans Politico a encore récemment révélé un massacre de civils, qui aurait été commis par des soldats mozambicains sur le site de Total 3. Crédit Agricole, qui doit se prononcer sur la relance de ce projet hautement controversé, refuse à ce jour de s’en distancer.
Notes
1 - Politique pétrole et gaz de Crédit Agricole : https://www.credit-agricole.com/responsable-et-engage/notre-strategie-rse-etre-acteur-d-une-societe-durable/nos-politiques-sectorielles
2 - “Les banques françaises ne tournent pas la page de l’expansion fossile” : https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/les-banques-francaises-ne-tournent-pas-la-page-de-lexpansion-fossile/
3 - “Des ONG demandent l’ouverture d’une enquête officielle suite aux informations sur une série d’atrocités commises par les forces de sécurité mozambicaines sur les lieux du projet Mozambique LNG de TotalEnergies” : “https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/des-ong-demandent-louverture-dune-enquete-officielle-suite-aux-revelations-sur-une-serie-datrocites-commises-par-les-forces-de-securite-mozambicaines-sur-les-lieux-du-projet-mozamb/
Sortie du rapport sur le coût des ECE
L'équipe Climat de GPF a sorti aujourd’hui un rapport intitulé "Événements climatiques extrêmes : qui doit payer la facture ?". Alors que les coûts des catastrophes climatiques en France sont amenés à doubler d’ici 2050, nous y expliquons pourquoi il est crucial que le secteur des énergies fossiles, premier responsable du changement climatique, participe au financement des pertes et dommages qui, pour l’instant, reposent en grande partie sur les particuliers et les États.
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Aux États-Unis, les pétroliers pourraient payer la facture des catastrophes climatiques - 5 juin 2024 à 09h55 / Edward Maille - REPORTERRE
Mis à jour le 6 juin 2024 à 09h57 - Durée de lecture : 4 minutes
L’État du Vermont a fait passer une loi, le 30 mai, pour réclamer de l’argent aux entreprises d’énergies fossiles, responsables de catastrophes climatiques. Une loi historique, pas si simple à mettre en place.
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Déjà 407228 signatures (460131 au 16/12)
L’industrie des énergies fossiles est responsable de 86 % des émissions de CO₂ dans le monde*. Ses activités mortifères lui permettent chaque année d’engendrer des centaines de milliards d’euros au détriment du climat et des populations. Ensemble, mobilisons-nous pour lutter contre les entreprises comme TotalEnergies. Exigeons l’arrêt de tous leurs nouveaux projets pétroliers et gaziers. Faisons les payer pour les dommages qu’elles causent. Signez la pétition !
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Les infrastructures existantes émettent déjà trop de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement à +1,5°C, selon l’objectif de l’Accord de Paris. Pourtant, les entreprises des énergies fossiles comme TotalEnergies ou Shell continuent d’en développer à travers le monde. C’est de la folie !
Elles ignorent délibérément les recommandations scientifiques. Elles sont prêtes à tout pour faire toujours plus de profits, même si cela signifie que leurs activités accentuent le réchauffement planétaire et entraînent la multiplication et l’intensification des événements climatiques extrêmes, comme les inondations, les ouragans, les canicules ou encore les typhons.
En 2022, l’ensemble du secteur pétro-gazier a généré 4 000 milliards de dollars de bénéfices, une somme qui ne bénéficiera, aujourd’hui, jamais au climat. Ces entreprises doivent payer pour les ravages qu’elles causent. Et les gouvernements ont leur rôle à jouer : ils doivent réguler cette industrie et la contraindre financièrement, notamment pour dédommager des personnes impactées par les conséquences de la crise climatique.
Il est temps de sortir de notre dépendance aux énergies fossiles et d’organiser une transition énergétique sérieuse, basée sur la sobriété, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Ni le gaz, ni le pétrole, ni le charbon ne font partie de la solution.
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360 756 personnes ont signé
Au président équatorien Daniel Noboa et à tous les dirigeants de l'Amazonie:
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La science est claire : nous devons protéger la forêt amazonienne encore intacte pour sauvegarder la biodiversité mondiale et garantir un climat vivable pour tous.
C’était pourtant une victoire retentissante: 59% des Équatoriens avaient dit NON à l’exploitation pétrolière dans le parc national de Yasuní abritant une biodiversité florissante, au cours d’un référendum en août dernier. Ce résultat nous avait redonné espoir pour la démocratie et la planète partout.
Mais moins de 6 mois plus tard, le nouveau président du pays Daniel Noboa déclare qu’il veut laisser les puits de pétrole ouverts.
Les responsables autochtones de toute l’Amazonie se mobilisent pour protéger la démocratie et la forêt. Et ils ont besoin de nous pour montrer au président que continuer à exploiter le pétrole contre la décision du peuple va déclencher un tollé international.
Signons pour être solidaires des Équatoriens et demander la fin des forages en Amazonie.
Les émissions de CO₂ d’origine fossile ont atteint un nouveau record en 2023 - Publié: 5 décembre 2023, 08:23 CET / The Conversation
Les quantités de CO₂ que nous pouvons encore émettre tout en respectant l’objectif de l’accord de Paris se réduisent à une peau de chagrin : au rythme de 2023, nous aurons épuisé ce budget carbone dans sept ans.
Les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) d’origine fossile augmenteront de 1,1 % en 2023, les portant au niveau record de 36,8 milliards de tonnes de CO2. C’est la conclusion du 18e rapport annuel du Global Carbon Project sur l’état du budget carbone mondial, que nous avons publié aujourd’hui.
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La production d’énergie renouvelable a atteint un niveau record et croît rapidement. Pour limiter le changement climatique et le changement d’affectation des terres, les émissions de CO2 doivent être réduites beaucoup plus rapidement et, à terme, atteindre le niveau zéro.
La version originale de cet article a été publiée en anglais.
Clés : énergies fossiles gaz à effet de serre (GES) stockage CO2 émissions de CO2 réchauffement planétaire COP28
Connu / TG le 9/12/23 à 11:00
Connu / https://wegreen.fr/post/197849
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... le PDG de Total a été accrédité pour participer à la COP. Et de façon plus générale cette COP détient le triste record du nombre de lobbyistes fossiles présents sur place
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TotalÉnergies : explorez les projets qui vont faire exploser le climat / Reporterre
Reporterre publie une carte inédite de près de 70 nouveaux projets fossiles amorcés par TotalÉnergies. Développés au mépris des ...
Connu / TG le 29/11/23 à 20:55
ÉNERGIE
Le plus grand parc éolien flottant en mer va servir à alimenter des plateformes pétrolières et gazières
La Norvège vient d'inaugurer le plus grand parc éolien flottant au monde. Mais ce qui apparaît à première vue comme une bonne nouvelle est en fait le signe que le business as usual est toujours à l'œuvre. Le projet, porté par Equinor, va uniquement servir à alimenter les plateformes pétrolières et gazières voisines. Certes, leur bilan carbone s'en trouvera amélioré, mais c'est un signe de plus que la sortie des énergies fossiles est encore loin.
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Connu / TG le 01/09/23 à 11:10