Numérique
Un chercheur d’Anthropic a démissionné en accusant les entreprises d’intelligence artificielle de mettre en danger l’humanité. Cette croyance est largement partagée dans le milieu, y compris par des scientifiques considérés comme les « pères » de cette technologie. Mais elle est aussi un argument marketing.
Dan Israel
9 septembre 2026 à 20h05
Énergie
03 septembre 2026 à 17h16 | Par
Louise Deshautels
La Chine, qui émet à elle seule près de 30% des émissions mondiales de CO2, a infléchi ses émissions de 1% au deuxième trimestre 2026. Principales causes : la chute de sa consommation de pétrole (-9%), sur fond de difficultés d’approvisionnement via le détroit d’Ormuz, mais aussi l’électrification record de ses transports. Les émissions du pays pourraient baisser pour la première fois cette année, après une stabilisation amorcée depuis 2024.
Source : https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?hLDqYA
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?nRyinQ
Mercredi 9 septembre 2026
France Inter
Depuis près 2 ans les émissions de CO2 de la Chine se stabilisent, et pourraient même baisser pour de bon en 2026. Anne-Claire Poirier, journaliste chez Vert, explique.
Avec Anne-Claire Poirier Journaliste pour le média Vert
Contexte, la Chine c'est : un pays d'un milliard et demi d'habitants qui s'est développé très fort ces trente dernières années. C'est aussi une croissance monstrueuse, qui nécessite des quantités d'énergies folles. Aujourd'hui, c'est bien simple, la Chine brûle autant de charbon que TOUS les pays du monde réunis. C'est aussi le deuxième pays qui consomme le plus de pétrole derrière les Etats-Unis.
Oui, c'est LE champion des énergies sales et forcément ça se voit sur son bilan carbone : premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, avec 1/3 des émissions annuelles ; et surtout, des émissions qui jusqu'à récemment étaient en très forte hausse chaque année.
Mais récemment, alors que la croissante économique chinoise reste forte, de l'ordre 4-5% par an, ça fait à peu près deux ans que les émissions de CO2 se stabilisent. Et à mesure que la fin d'année approche, de plus en plus de prévisionnistes pensent que ça va baisser pour de bon en 2026.
La recette ? Ca fait 20 ans que la Chine fait d'énormes efforts pour développer les énergies renouvelables.
Pour vous donner juste une idée des efforts consentis, la Chine vient d'installer en un an 160 GW d'éolien. 160 GW c'est TOUT le parc de production électrique français c'est à dire toutes nos centrales nucléaires, hydraulique et renouvelables réunies. Et c'est comme ça tous les ans. Ce mois-ci par exemple on vient d'apprendre que les capacités installés en solaire ont dépassé celle du charbon pour la 1ère fois. Symboliquement c'est très fort.
Et puis le secteur des transports bouge aussi très fort, avec une transition vers l'électrique qui bat tous les records. Aujourd'hui 1 voiture sur 2 vendues en Chine est électrique. Idem pour les bus et les camions, ce qui les protège de la crise iranienne et du blocage du détroit d'Hormuz.
Les derniers chiffres qui viennent de sortir montre que les Chinois ont pas réduit tant que ça leurs déplacements. Par contre, leur consommation de pétrole a littéralement dégringolé parce qu'ils sont passé aux transports électriques. Et ça c'est un changement qui va perdurer, il n'y aura pas de retour en arrière.
Références Mathieu Vidard Environnement Écologie
-> https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?OpJ24w
Défense et diplomatie
Dans une déclaration commune, douze gouvernements, dont huit membres de l’Union européenne, ont annoncé leur intention de restreindre le commerce en provenance des colonies israéliennes. Le gouvernement britannique se distingue avec des mots forts contre le « nettoyage ethnique » en Cisjordanie.
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Extrême droite
Depuis fin août, les hauts gradés du parti d’extrême droite se perdent en éléments de langage pour tenter de masquer les errements programmatiques du RN comme les dissensions entre les clans Le Pen et Bardella. Mais la réalité en interne saute aux yeux de tous.
Alexandre Berteau et Youmni Kezzouf - 9 septembre 2026 à 11h40
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Livres — Analyse
« Les conditions sociales du fascisme continuent à exister », affirmait Theodor W. Adorno en 1967 dans une conférence prophétique sur « le nouvel extrémisme de droite ». Sa réédition est une opportune invitation à prendre la mesure du péril, confirmé par le succès récent de l’AfD en Allemagne.
Edwy Plenel
8 septembre 2026 à 07h13
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La démocratie est l’art et l’exigence des limites
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Anticipant l’avènement ravageur du trumpisme, Paxton recommandait de ne pas se contenter de chercher « des répliques exactes » pour découvrir les signes avant-coureurs d’un nouveau cycle fasciste. Pour sa part, il les discernait « dans des situations de paralysie politique lors d’une crise, dans l’attitude de conservateurs à la recherche d’alliés plus énergiques et prêts à renoncer aux procédures légales et au respect de la loi afin d’obtenir un support de masse via la démagogie nationaliste et raciste ».
« Les fascistes, résumait-il, sont proches du pouvoir lorsque les conservateurs commencent à leur emprunter leurs méthodes. »
Nous y sommes. Seule une passion mobilisatrice adverse pourra faire reculer cette ombre qui gagne. C’est la conclusion d’Adorno qui appelle à déployer « la force décisive de la raison », autrement dit à rassembler le plus largement possible dans la défense de l’essentiel. Mais sans illusions ni démagogies, souligne-t-il, c’est-à-dire « en faisant appel à la vérité réellement non idéologique ».
Face aux extrêmes droites, nous dit Adorno, il ne suffit pas de croire que l’on pense politiquement juste. Il faut aussi faire converger et s’efforcer de fédérer toutes les bonnes volontés qui prennent conscience du risque encouru, par-delà les nuances et les divergences qui les traversent ou les opposent.
« La manière dont les choses évolueront, et la responsabilité de leur évolution, c’est de nous qu’elles dépendent en dernière instance », conclut Adorno. Une conclusion qui rejoint la chute d’Arturo Ui :
« Mais vous, levez les yeux, cessez de jacasser
Apprenez donc à voir, et enfin agissez. »
À nous toutes et tous d’agir ensemble, dans la certitude de la possibilité du pire.
Edwy Plenel
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#urgenceclimatique #greenpeace #écologie
La création de Greenpeace est probablement l’aventure la plus héroïque et la plus captivante du 20ème siècle. Greenpeace a non seulement inventé le concept de l’écologie mais a également transformé les relations politiques internationales.
Puissants aujourd’hui, ce n’est au départ qu’un petit groupe de militants, guidés par la vision d’un monde propre et vert. Fondée en 1971 sans ressource, Greenpeace ne fait peur à personne.
Sa stratégie? L’action directe, les images chocs, la méthode sera la clé du succès. Ses militants vont réussir à capter l’attention du public en s’opposant par l’action aux gouvernements et en se rendant directement sur place, quitte à risquer la prison ou même la mort.
Grâce à des images d’archive inédites et aux interviews des principaux acteurs de Greenpeace, ce documentaire de 52 minutes se propose de plonger au cœur du fonctionnement de la célèbre organisation et d’analyser sa stratégie ainsi que les nouveaux challenges auxquels elle se retrouve confronté aujourd’hui.
Documentaire : L’aventure Greenpeace
Réalisation : Thierry de Lestrade
Production : What’s Up Films (2011)
#documentaire #documentairegratuit #documentairehistoire #slicequi #slice #histoire #greenpeace #écologie #militantisme #environnement #activisme #nature #planète #océan #baleines #pollution #écosystème #biodiversité #urgenceclimatique #réchauffement #engagement #protection
Connu / TG
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[09/09/2026 12:22] GIL: https://m.youtube.com/watch?v=SpFqbWU0hv8
Une vidéo où l'on voit l'ancien directeur Bruno Rebelle et un des fondateurs Rémi Parmentier
"
Tr.: ...
LES JEUNES, N'AYEZ PAS PEUR, allez-y, changez le monde !
Politique
Mis à jour le 8 septembre 2026 à 16h30
Durée de lecture : 9 minutes
Politique Eau Présidentielle
Jean-Luc Mélenchon aux Amfis, dans la Drôme, le 23 août 2026. - © Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Jean-Luc Mélenchon propose de remplacer les régions actuelles par des écorégions organisées autour de l’eau et de la géographie des territoires. Inspirées du biorégionalisme, ces écorégions dont le tracé n’est pas encore arrêté seraient chargées de la planification écologique.
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Controverse Économie Budget
Le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon a remis sur la table sa proposition de transformer une partie de la dette française en dette perpétuelle à taux nul, provoquant une levée de boucliers, notamment du côté du gouvernement.
Eva Moysan, le 7 septembre 2026
8 min
Jean-Luc Mélenchon a pris la parole ce samedi 5 septembre 2026, à la braderie de Lille (Nord). © BASTIEN OHIER/HANS LUCAS VIA AFP
En exhumant une déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur l’annulation de la dette en plein mois d’août, Gabriel Attal a rendu un fier service aux équipes de campagne de la France insoumise (LFI). « Il suffit de les prendre et de les foutre au feu », avait lancé, lors d’une conférence de presse en juin 2026, le leader insoumis pour expliquer sa proposition sur les titres de dette publique française logés à la Banque de France mais détenus par la Banque centrale européenne (BCE). Depuis que l’ancien Premier ministre macroniste a repris ces propos – pour les vilipender – le sujet, pourtant un peu technique, s’est retrouvé au cœur des débats médiatiques.
1/ De quoi s’agit-il ?
L’idée n’est pas nouvelle. Le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon en 20221 mentionnait déjà la mesure : « Exiger de l’UE que la Banque centrale européenne (BCE) transforme la part de dette des Etats qu’elle possède en dettes perpétuelles à taux nul. » L’ancien député des Bouches-du-Rhône l’avait également détaillé un entretien publié sur notre site, en juin dernier.
A partir de 2015, la BCE s’est mise à acheter des titres de dette souveraine européenne sur le marché secondaire (c’est-à-dire auprès d’acteurs financiers car la BCE n’a pas le droit de les acheter directement auprès des Etats), pour faire face au risque de déflation dans un contexte post-crise des dettes souveraines.
Lors de la pandémie de Covid-19, la BCE a accéléré son programme de rachats d’obligations, si bien qu’elle a détenu jusqu’à un tiers des dettes publiques de la zone euro. En 2025, sur fond d’inflation, la banque centrale a totalement cessé ses achats.
Environ 18 % de la dette publique française, soit 600 milliards d’euros de titres publics2, sont aujourd’hui inscrits au bilan de la Banque de France pour le compte de l’Eurosystème3. C’est ce montant que Jean-Luc Mélenchon souhaite transformer en dette perpétuelle à taux nul. Le chef de file des insoumis a aussi résumé le principe par la formule de « mettre la dette au frigo ».
2/ Est-ce que c’est techniquement possible ?
La proposition a suscité des cris d’orfraie à droite. « C’est la crise financière assurée », s’est ému Roland Lescure, le ministre de l’Economie. Il juge la mesure illégale car « non conforme aux traités européens ».
Nicolas Dufrêne, économiste et directeur de l’Institut Rousseau, qui est favorable à l’annulation de la dette, réfute l’argument du ministre. L’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) interdit effectivement le financement monétaire des dettes publiques. Or, « les dettes publiques ont déjà été financées par les banques lors de l’opération initiale d’achat du titre de dette publique et c’est ensuite la BCE qui rachète ces titres aux investisseurs sur le marché secondaire. Annuler des titres pour lesquels un financement a déjà été octroyé ne conduirait pas à un nouveau financement monétaire », écrit Nicolas Dufrêne dans son ouvrage La dette au XXIe siècle. Comment s’en libérer (Odile Jacob, 2023).
Un certain nombre de juristes, comme par exemple Hubert de Vauplane4, estiment, eux, qu’une telle décision violerait les traités. Nul doute en tout cas qu’une annulation serait contestée en justice. Mais le directeur de l’Institut Rousseau souligne que nombre de règles inscrites dans les traités sont bafouées chaque année sans aucune sanction, comme celle commandant de respecter un déficit public de 3 % au maximum.
« Sur le plan purement technique, la mesure est tout à fait faisable au détail près qu’une telle mesure relèverait de la BCE, non de la Banque de France », précise l’économiste Laurence Scialom, qui a défendu au moment du Covid l’annulation de la dette publique, mais qui n’y est plus favorable.
La Banque centrale européenne est en effet une institution indépendante. « On n’a aucun moyen d’obliger la BCE à agir, mais on peut lui faire comprendre que c’est dans son intérêt », glisse Eric Berr, économiste et coresponsable du département d’économie de l’Institut La Boétie, la fondation de recherche de LFI. Il précise que l’objectif n’est pas d’agir seul mais d’obtenir ce gel au niveau européen. Il reconnaît qu’une telle manœuvre ne sera pas facile, mais souligne que d’autres pays à haut niveau de dette ou de déficit, notamment du Sud de l’UE, pourraient également y être favorables.
3/ A quoi congeler la dette servirait-il ?
Si la dette détenue par la BCE était convertie en dette perpétuelle à taux nul, le gouvernement n’aurait plus à en rembourser ni les intérêts ni le principal (lorsque l’obligation arrive à maturité). En effet, lorsque ces titres arrivent à échéance, l’Etat doit retourner sur les marchés pour les financer, et peut donc faire face à des taux élevés, comme c’est le cas actuellement. Nicolas Dufrêne estime que la France devra refinancer environ 67 milliards d’euros en 2027.
Ainsi, le directeur de l’Institut Rousseau explique que la dette d’un Etat détenue auprès de la banque centrale n’est pas exactement de la dette qu’on se doit à soi-même : l’Etat et la banque centrale sont deux entités séparées juridiquement et comptablement. « Quand l’Etat rembourse sa banque centrale, l’argent n’est pas transféré d’une poche à l’autre, il est détruit », appuie-t-il.
Par ailleurs, il réfute l’argument selon lequel les intérêts payés à la banque centrale reviennent in fine à l’Etat, qui en est l’unique actionnaire. En effet, la banque centrale française reversait bien une partie (et une partie seulement) de ses bénéfices sous forme de dividendes jusqu’en 2022, mais depuis cette date la Banque de France inscrit chaque année des pertes. « En somme, l’Etat perd le principal et les intérêts, et ne récupère rien », résume Nicolas Dufrêne.
Néanmoins, une annulation entraînerait tout de même une aggravation des pertes pour la Banque de France. Cependant, une banque centrale peut fonctionner durablement avec des fonds propres négatifs, c’est d’ailleurs ce qui se passe depuis 2022.
Pour y remédier, Nicolas Dufrêne propose plutôt de limiter la rémunération des réserves excédentaires des banques commerciales par la BCE, car c’est cette décision qui a occasionné des milliards d’euros de pertes pour les banques centrales depuis 2022.
Dans l’entretien publié sur notre site en juin, Jean-Luc Mélenchon avait affirmé qu’« il n’y a pas de problème de solvabilité avec la dette française ». Mais il souhaite profiter de l’affolement autour de cette question pour diminuer le montant des intérêts que l’Etat doit rembourser « car il faudra que l’on s’endette pour mener une politique de relance écologique et sociale ». Il souhaite également modifier le statut de la BCE pour qu’elle puisse prêter directement aux Etats sans passer par la case financement de marché.
4/ Est-ce le bon moment pour défendre cette mesure ?
Plusieurs personnes, notamment à gauche, qui avaient défendu l’idée d’une annulation de la dette au moment du Covid, estiment aujourd’hui que les conditions ne sont plus réunies pour appliquer une telle mesure. C’est le cas d’Aurore Lalucq, eurodéputée et coprésidente de Place publique, qui avait signé – aux côtés de Raphaël Glucksmann, parmi d’autres – une tribune en ce sens en 2020. Pour elle, le moment est particulièrement mal choisi : « Toutes les dettes sont scrutées, même celle des Etats-Unis. Nous ne sommes pas à l’abri d’un risque financier, donc annuler une partie de la dette reviendrait à prendre beaucoup de risques par rapport aux sommes que cela permet de dégager. »
« Nous avions fait une proposition d’une annulation de dette conditionnée à un réinvestissement dans la transition écologique en 2020. Mais nous étions alors dans une période déflationniste. Cela fait maintenant plusieurs années que nous estimons que l’outil n’est plus adapté », détaille Aurore Lalucq. Elle défend désormais la création d’un « safe asset », un actif sûr européen, pour financer les investissements communs.
L’économiste Laurence Scialom juge elle aussi que le temps d’une annulation est passé. Aujourd’hui, « les bons combats sont de définanciariser progressivement la dette publique », estime-t-elle.
Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, s’oppose lui frontalement à cette idée, jugeant qu’elle pourrait faire augmenter l’inflation. Nicolas Dufrêne réfute cet argument : « L’inflation n’est pas causée par un excès de monnaie, mais principalement par la hausse des prix du pétrole et du gaz liée à la guerre en Ukraine. » Comme nous l’avons expliqué dans nos colonnes, la croissance de la masse monétaire est largement décorrélée de l’inflation. Depuis 2008, les banques centrales ont injecté des tonnes d’argent dans l’économie mondiale par leurs politiques de rachat de titres financiers et notamment de dettes publiques (le quantitative easing) alors que l’inflation est restée très faible.
« Si l’annulation permet d’investir massivement dans la transition énergétique, alors cela permettra au contraire de lutter contre cette inflation énergétique importée », défend Nicolas Dufrêne.
5/ Annulation ou dette perpétuelle, quelle différence ?
La proposition de Jean-Luc Mélenchon consiste, on l’a dit, à transformer les titres en dette perpétuelle à taux nul (ce qui ne ferait donc pas baisser le stock de dette de la France au sens de Maastricht). Il souhaite également relancer les programmes d’achats de dette publique qui circule sur les marchés par la BCE et réinstaurer un circuit du Trésor. « L’objectif est de sortir une partie du financement public des griffes des marchés financiers, qui se servent de la dette pour empêcher toute politique progressiste », explique l’économiste Eric Berr.
De son côté, Nicolas Dufrêne formule une proposition un peu différente. « Une annulation est préférable à un gel de la dette. Car une dette perpétuelle à taux nul, tant qu’elle n’est pas annulée, peut être dégelée et on peut toujours en exiger le remboursement », justifie-t-il.
L’économiste poursuit : « Nous souhaitons, avec mon coauteur Alain Grandjean, que cette annulation soit conditionnée au réinvestissement de la moitié de la somme dans un plan de transition énergétique, ce qui permettrait à la fois une réduction de la dette et une relance de l’activité, donc une amélioration des fondamentaux de la solvabilité de l’Etat – deux choses qui ne seraient pas permises par la transformation en dette perpétuelle. » Pour Nicolas Dufrêne, pas de doute, il vaut mieux mettre la dette au feu plutôt qu’au frigo.
Article écrit par Eva Moysan, Journaliste
Sujets relatifs :
Dérèglement climatique, Tourisme, Développement durable
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Trop de touristes venant de bien trop loin au regard des enjeux climatiques... Dans son rapport dévoilé ce mardi 8 septembre, le Réseau Action Climat - France appelle le Gouvernement à changer de stratégie d'attractivité pour privilégier un tourisme interne à l'Hexagone voire européen. Un enjeu de limitation du dérèglement climatique, mais aussi social et d'aménagement du territoire, plaide l'ONG. Explications.
Chaque année ou presque, c’est une nouvelle course au nombre de touristes et aux retombées financières nouvelles qui est affiché par le Gouvernement en place. En 2018, déjà, Edouard Philippe annonçait vouloir franchir les 100 millions de touristes là où l’Hexagone n’en accueillait alors « que » 88 à 89 millions. La barre des cents allait être atteinte six ans plus tard seulement - crise du Covid oblige -, en 2024, et même améliorée en 2025 avec 102 millions. Pas rassasié pour autant, l’actuel ministre du Tourisme, Serge Papin, déclarait en début d’année vouloir atteindre une autre centaine d’ici 2030, celle des 100 milliards d’euros de recettes, soit + 30 %…
Une ambition déconnectée des réalités de terrain et des conséquences négatives d’un tourisme de masse sur l’environnement, dénonce aujourd’hui[…]
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'un discours à la Braderie de Lille, le 5 septembre 2026.
Europe
Après plusieurs tentatives de sabotage à Düsseldorf et à Munich et la découverte de drones chargés d’explosifs près de l’aéroport de Leipzig, au début du mois d’août, les autorités allemandes s’inquiètent d’une nouvelle étape dans les opérations de déstabilisation attribuées à la Russie. Au cœur de cette stratégie : les « agents jetables », des recrues éphémères, souvent anonymes, et difficiles à relier aux services russes. Un mode opératoire qui s’est progressivement imposé en Europe depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.
Modifié le : 07/09/2026 - 12:08
5 min
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C’est toute la logique de ce que l’on appelle désormais la « guerre hybride » : une stratégie qui ne repose pas sur les armes et les méthodes conventionnelles, mais sur des opérations de sabotage, de désinformation, d’actions d’influence et de tentatives de déstabilisation. Et, dans cette stratégie, les « agents jetables » constituent une ressource inépuisable, grâce aux réseaux sociaux : ils sont faciles à recruter, peu coûteux, interchangeables et potentiellement très nombreux. Et c’est aussi ce qui rend cette menace particulièrement difficile à combattre. À ce jour les pays européens confrontés à ces « agents jetables » n’ont d’ailleurs toujours pas trouvé de véritable parade.
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Connu / https://mastodon.top/@RFI@amicale.net/117229211426262492
Autoconsommation solaire
Accueil Solaire
Par Kevin CHAMPEAU Publié le 4 septembre 2026
Le Sunaero 2.0 / Image : Solar Brother.
On commence à connaître l’entreprise française Solar Brother, qui s’est donné pour mission de maximiser l’utilisation de l’énergie solaire au quotidien. Connue pour ses équipements de cuisine solaire, elle avait surpris son monde avec le lancement d’un chauffage solaire plug-and-play en 2023. Quatre ans et 500 installations plus tard, elle présente une nouvelle version améliorée de son système, affichant une puissance totale jusqu’à deux fois supérieure.
Il y a déjà trois ans, l’entreprise française Solar Brother lançait le SunAéro, un panneau aérothermique capable de préchauffer une partie de logement grâce à l’énergie solaire. D’une puissance de 500 W, ce panneau est capable d’insuffler de l’air préalablement chauffé par le soleil dans le logement grâce à un ventilateur alimenté par un panneau photovoltaïque intégré.
500 installations plus tard, l’entreprise française a décidé de revoir sa copie pour en améliorer les performances. On se retrouve donc avec un panneau 50 % plus puissant, atteignant les 750 W. Désormais, 4 panneaux peuvent être couplés contre 3 auparavant, ce qui porte la puissance totale maximale du système à 3000 W contre 1500 W pour la précédente génération. En plus de cette puissance accrue, le SunAéro 2.0 intègre un système de filtration équipé d’une cassette avec clapet hermétique piloté électroniquement. Cette évolution autorise une meilleure protection contre l’humidité, la poussière et les intrusions en tout genre.
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Une conception et une fabrication française
Outre ces évolutions, SunAéro conserve les attributs qui ont participé à sa réussite, à savoir une pose plug-and-play relativement rapide, et une fabrication 100% française. Concernant la pose, des compétences en bricolage sont tout de même requises, puisqu’il faut pouvoir percer la façade de son logement avec un diamètre de 140 mm. Ce perçage permet non seulement de passer la gaine d’aération, mais également le câble du thermostat.
Enfin, la conception a été revue pour faciliter sa production à l’échelle industrielle. Cette nouvelle version sera toujours fabriquée à Carnoules, en France. Au-delà des particuliers, Solar Brother vise également le marché des bâtiments publics, de l’hôtellerie ou des logements collectifs. De la même manière que pour la première génération, le SunAéro 2.0 est actuellement en précommande, avec un prix d’appel fixé à 1400 € pour le panneau de 750 W, un panneau photovoltaïque pour la ventilation, et un thermostat connecté.