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Dérèglement climatique, Tourisme, Développement durable
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© Adobe/Pavel Losevsky
Trop de touristes venant de bien trop loin au regard des enjeux climatiques... Dans son rapport dévoilé ce mardi 8 septembre, le Réseau Action Climat - France appelle le Gouvernement à changer de stratégie d'attractivité pour privilégier un tourisme interne à l'Hexagone voire européen. Un enjeu de limitation du dérèglement climatique, mais aussi social et d'aménagement du territoire, plaide l'ONG. Explications.
Chaque année ou presque, c’est une nouvelle course au nombre de touristes et aux retombées financières nouvelles qui est affiché par le Gouvernement en place. En 2018, déjà, Edouard Philippe annonçait vouloir franchir les 100 millions de touristes là où l’Hexagone n’en accueillait alors « que » 88 à 89 millions. La barre des cents allait être atteinte six ans plus tard seulement - crise du Covid oblige -, en 2024, et même améliorée en 2025 avec 102 millions. Pas rassasié pour autant, l’actuel ministre du Tourisme, Serge Papin, déclarait en début d’année vouloir atteindre une autre centaine d’ici 2030, celle des 100 milliards d’euros de recettes, soit + 30 %…
Une ambition déconnectée des réalités de terrain et des conséquences négatives d’un tourisme de masse sur l’environnement, dénonce aujourd’hui[…]
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Les habitant·es de Barcelone ont dit "STOP": plus de pistes d'atterrissage destructrices !
Leur combat est le nôtre : contre la cupidité des entreprises et le tourisme de masse, pour un avenir où la joie et le sens peuvent être trouvés sans les vols Ryanair à 30 euros qui détruisent la planète.
Nous, soussigné·es, individu·es et groupes du monde entier, déclarons :
- Nous sommes aux côtés des habitant·es de Barcelone contre l'extension de l'aéroport de Barcelone-El Prat. Il s'agit d'un arrêt de mort soutenu par les entreprises pour une planète engloutie dans les flammes de la crise climatique. Le tourisme de masse à Barcelone n'est pas seulement nuisible pour les résidents, il produit également plus de carbone que l'ensemble du pays de Chypre, 89% de cette pollution mortelle étant causée par l'aviation.
- Nous demandons la fin du tourisme de masse à Barcelone. Les habitant·es sont noyé·es dans un tourisme excessif. Les gens ont droit à un logement abordable et à une vie décente, deux choses rendues impossibles par un modèle touristique qui convertit des immeubles entiers en AirBnB et déplace les résidents. Cette destruction ne fera que s'intensifier si l'aéroport est agrandi.
- Nous condamnons cet acte de vandalisme environnemental - les zones humides valent plus que les pistes d'atterrissage ! Le projet d'extension de l'aéroport sur deux zones humides irremplaçables au cœur du delta du Llobregat aura un « impact irréversible » dénoncé par les écologistes et même la Commission européenne.
Nous nous engageons à être solidaires de celle·eux qui, sur le terrain, résistent à la volonté destructrice du gouvernement catalan de promouvoir une croissance sans fin et un tourisme de masse.
De Barcelone à Brisbane, nous sommes solidaires : contre les vols à la con et pour un avenir vivable !
En solidarité,
Les soussignés