Politique
Mis à jour le 8 septembre 2026 à 16h30
Durée de lecture : 9 minutes
Politique Eau Présidentielle
Jean-Luc Mélenchon aux Amfis, dans la Drôme, le 23 août 2026. - © Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Jean-Luc Mélenchon propose de remplacer les régions actuelles par des écorégions organisées autour de l’eau et de la géographie des territoires. Inspirées du biorégionalisme, ces écorégions dont le tracé n’est pas encore arrêté seraient chargées de la planification écologique.
...
Controverse Économie Budget
Le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon a remis sur la table sa proposition de transformer une partie de la dette française en dette perpétuelle à taux nul, provoquant une levée de boucliers, notamment du côté du gouvernement.
Eva Moysan, le 7 septembre 2026
8 min
Jean-Luc Mélenchon a pris la parole ce samedi 5 septembre 2026, à la braderie de Lille (Nord). © BASTIEN OHIER/HANS LUCAS VIA AFP
En exhumant une déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur l’annulation de la dette en plein mois d’août, Gabriel Attal a rendu un fier service aux équipes de campagne de la France insoumise (LFI). « Il suffit de les prendre et de les foutre au feu », avait lancé, lors d’une conférence de presse en juin 2026, le leader insoumis pour expliquer sa proposition sur les titres de dette publique française logés à la Banque de France mais détenus par la Banque centrale européenne (BCE). Depuis que l’ancien Premier ministre macroniste a repris ces propos – pour les vilipender – le sujet, pourtant un peu technique, s’est retrouvé au cœur des débats médiatiques.
1/ De quoi s’agit-il ?
L’idée n’est pas nouvelle. Le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon en 20221 mentionnait déjà la mesure : « Exiger de l’UE que la Banque centrale européenne (BCE) transforme la part de dette des Etats qu’elle possède en dettes perpétuelles à taux nul. » L’ancien député des Bouches-du-Rhône l’avait également détaillé un entretien publié sur notre site, en juin dernier.
A partir de 2015, la BCE s’est mise à acheter des titres de dette souveraine européenne sur le marché secondaire (c’est-à-dire auprès d’acteurs financiers car la BCE n’a pas le droit de les acheter directement auprès des Etats), pour faire face au risque de déflation dans un contexte post-crise des dettes souveraines.
Lors de la pandémie de Covid-19, la BCE a accéléré son programme de rachats d’obligations, si bien qu’elle a détenu jusqu’à un tiers des dettes publiques de la zone euro. En 2025, sur fond d’inflation, la banque centrale a totalement cessé ses achats.
Environ 18 % de la dette publique française, soit 600 milliards d’euros de titres publics2, sont aujourd’hui inscrits au bilan de la Banque de France pour le compte de l’Eurosystème3. C’est ce montant que Jean-Luc Mélenchon souhaite transformer en dette perpétuelle à taux nul. Le chef de file des insoumis a aussi résumé le principe par la formule de « mettre la dette au frigo ».
2/ Est-ce que c’est techniquement possible ?
La proposition a suscité des cris d’orfraie à droite. « C’est la crise financière assurée », s’est ému Roland Lescure, le ministre de l’Economie. Il juge la mesure illégale car « non conforme aux traités européens ».
Nicolas Dufrêne, économiste et directeur de l’Institut Rousseau, qui est favorable à l’annulation de la dette, réfute l’argument du ministre. L’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) interdit effectivement le financement monétaire des dettes publiques. Or, « les dettes publiques ont déjà été financées par les banques lors de l’opération initiale d’achat du titre de dette publique et c’est ensuite la BCE qui rachète ces titres aux investisseurs sur le marché secondaire. Annuler des titres pour lesquels un financement a déjà été octroyé ne conduirait pas à un nouveau financement monétaire », écrit Nicolas Dufrêne dans son ouvrage La dette au XXIe siècle. Comment s’en libérer (Odile Jacob, 2023).
Un certain nombre de juristes, comme par exemple Hubert de Vauplane4, estiment, eux, qu’une telle décision violerait les traités. Nul doute en tout cas qu’une annulation serait contestée en justice. Mais le directeur de l’Institut Rousseau souligne que nombre de règles inscrites dans les traités sont bafouées chaque année sans aucune sanction, comme celle commandant de respecter un déficit public de 3 % au maximum.
« Sur le plan purement technique, la mesure est tout à fait faisable au détail près qu’une telle mesure relèverait de la BCE, non de la Banque de France », précise l’économiste Laurence Scialom, qui a défendu au moment du Covid l’annulation de la dette publique, mais qui n’y est plus favorable.
La Banque centrale européenne est en effet une institution indépendante. « On n’a aucun moyen d’obliger la BCE à agir, mais on peut lui faire comprendre que c’est dans son intérêt », glisse Eric Berr, économiste et coresponsable du département d’économie de l’Institut La Boétie, la fondation de recherche de LFI. Il précise que l’objectif n’est pas d’agir seul mais d’obtenir ce gel au niveau européen. Il reconnaît qu’une telle manœuvre ne sera pas facile, mais souligne que d’autres pays à haut niveau de dette ou de déficit, notamment du Sud de l’UE, pourraient également y être favorables.
3/ A quoi congeler la dette servirait-il ?
Si la dette détenue par la BCE était convertie en dette perpétuelle à taux nul, le gouvernement n’aurait plus à en rembourser ni les intérêts ni le principal (lorsque l’obligation arrive à maturité). En effet, lorsque ces titres arrivent à échéance, l’Etat doit retourner sur les marchés pour les financer, et peut donc faire face à des taux élevés, comme c’est le cas actuellement. Nicolas Dufrêne estime que la France devra refinancer environ 67 milliards d’euros en 2027.
Ainsi, le directeur de l’Institut Rousseau explique que la dette d’un Etat détenue auprès de la banque centrale n’est pas exactement de la dette qu’on se doit à soi-même : l’Etat et la banque centrale sont deux entités séparées juridiquement et comptablement. « Quand l’Etat rembourse sa banque centrale, l’argent n’est pas transféré d’une poche à l’autre, il est détruit », appuie-t-il.
Par ailleurs, il réfute l’argument selon lequel les intérêts payés à la banque centrale reviennent in fine à l’Etat, qui en est l’unique actionnaire. En effet, la banque centrale française reversait bien une partie (et une partie seulement) de ses bénéfices sous forme de dividendes jusqu’en 2022, mais depuis cette date la Banque de France inscrit chaque année des pertes. « En somme, l’Etat perd le principal et les intérêts, et ne récupère rien », résume Nicolas Dufrêne.
Néanmoins, une annulation entraînerait tout de même une aggravation des pertes pour la Banque de France. Cependant, une banque centrale peut fonctionner durablement avec des fonds propres négatifs, c’est d’ailleurs ce qui se passe depuis 2022.
Pour y remédier, Nicolas Dufrêne propose plutôt de limiter la rémunération des réserves excédentaires des banques commerciales par la BCE, car c’est cette décision qui a occasionné des milliards d’euros de pertes pour les banques centrales depuis 2022.
Dans l’entretien publié sur notre site en juin, Jean-Luc Mélenchon avait affirmé qu’« il n’y a pas de problème de solvabilité avec la dette française ». Mais il souhaite profiter de l’affolement autour de cette question pour diminuer le montant des intérêts que l’Etat doit rembourser « car il faudra que l’on s’endette pour mener une politique de relance écologique et sociale ». Il souhaite également modifier le statut de la BCE pour qu’elle puisse prêter directement aux Etats sans passer par la case financement de marché.
4/ Est-ce le bon moment pour défendre cette mesure ?
Plusieurs personnes, notamment à gauche, qui avaient défendu l’idée d’une annulation de la dette au moment du Covid, estiment aujourd’hui que les conditions ne sont plus réunies pour appliquer une telle mesure. C’est le cas d’Aurore Lalucq, eurodéputée et coprésidente de Place publique, qui avait signé – aux côtés de Raphaël Glucksmann, parmi d’autres – une tribune en ce sens en 2020. Pour elle, le moment est particulièrement mal choisi : « Toutes les dettes sont scrutées, même celle des Etats-Unis. Nous ne sommes pas à l’abri d’un risque financier, donc annuler une partie de la dette reviendrait à prendre beaucoup de risques par rapport aux sommes que cela permet de dégager. »
« Nous avions fait une proposition d’une annulation de dette conditionnée à un réinvestissement dans la transition écologique en 2020. Mais nous étions alors dans une période déflationniste. Cela fait maintenant plusieurs années que nous estimons que l’outil n’est plus adapté », détaille Aurore Lalucq. Elle défend désormais la création d’un « safe asset », un actif sûr européen, pour financer les investissements communs.
L’économiste Laurence Scialom juge elle aussi que le temps d’une annulation est passé. Aujourd’hui, « les bons combats sont de définanciariser progressivement la dette publique », estime-t-elle.
Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, s’oppose lui frontalement à cette idée, jugeant qu’elle pourrait faire augmenter l’inflation. Nicolas Dufrêne réfute cet argument : « L’inflation n’est pas causée par un excès de monnaie, mais principalement par la hausse des prix du pétrole et du gaz liée à la guerre en Ukraine. » Comme nous l’avons expliqué dans nos colonnes, la croissance de la masse monétaire est largement décorrélée de l’inflation. Depuis 2008, les banques centrales ont injecté des tonnes d’argent dans l’économie mondiale par leurs politiques de rachat de titres financiers et notamment de dettes publiques (le quantitative easing) alors que l’inflation est restée très faible.
« Si l’annulation permet d’investir massivement dans la transition énergétique, alors cela permettra au contraire de lutter contre cette inflation énergétique importée », défend Nicolas Dufrêne.
5/ Annulation ou dette perpétuelle, quelle différence ?
La proposition de Jean-Luc Mélenchon consiste, on l’a dit, à transformer les titres en dette perpétuelle à taux nul (ce qui ne ferait donc pas baisser le stock de dette de la France au sens de Maastricht). Il souhaite également relancer les programmes d’achats de dette publique qui circule sur les marchés par la BCE et réinstaurer un circuit du Trésor. « L’objectif est de sortir une partie du financement public des griffes des marchés financiers, qui se servent de la dette pour empêcher toute politique progressiste », explique l’économiste Eric Berr.
De son côté, Nicolas Dufrêne formule une proposition un peu différente. « Une annulation est préférable à un gel de la dette. Car une dette perpétuelle à taux nul, tant qu’elle n’est pas annulée, peut être dégelée et on peut toujours en exiger le remboursement », justifie-t-il.
L’économiste poursuit : « Nous souhaitons, avec mon coauteur Alain Grandjean, que cette annulation soit conditionnée au réinvestissement de la moitié de la somme dans un plan de transition énergétique, ce qui permettrait à la fois une réduction de la dette et une relance de l’activité, donc une amélioration des fondamentaux de la solvabilité de l’Etat – deux choses qui ne seraient pas permises par la transformation en dette perpétuelle. » Pour Nicolas Dufrêne, pas de doute, il vaut mieux mettre la dette au feu plutôt qu’au frigo.
Article écrit par Eva Moysan, Journaliste
1,27 M d’abonnés - 20k+ - 454 901 vues - 2 883 commentaires
Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'un discours à la Braderie de Lille, le 5 septembre 2026.
Références :
- Grand entretien avec Frédéric Lordon, économiste et philosophe, par Aurélie Trouvé, députée LFI, aux AMFIS 2026. https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?bSH4Cg
- La députée (LFI) Aurélie Trouvé en débat avec Quentin Parrinello, directeur à l’Observatoire international de la fiscalité, et le sociologue Ugo Palheta, lors du Mediapart Festival, le 6 juin 2026. https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?-TjVUg
Connue / https://bsky.app/profile/albertromuald.bsky.social/post/3mqgwqzjcs22f
"
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
Cette tribune, "Le rural en commun avec Jean-Luc Mélenchon" vous aussi vous pouvez la signer, c'est ici
framaforms.org/signataires-...
Signataires de la tribune le rural en commun | Framaforms.org
framaforms.org
12:10 · 12 juil. 2026
12 reposts
2 citations
10 ont aimé
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
Visuel de la tribune "Le rural en commun"
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
Le rural en commun avec Jean-Luc Mélenchon
Les commentaires médiatiques et les sondeurs de pacotille enferment les habitants des campagnes de France dans le rôle de soutiens inconditionnels et aveugles à l’extrême droite.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
C’est absolument faux. Si ns, habitant·es, élu·es, syndicalistes, militant·es politiques, associatifs et
citoyen·nes, constatons la libération sans filtre de la parole et des actes racistes, encouragée par la lâcheté de nombreux responsables politiques de ts bords, nous refusons de nous y résigner.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
Les leaders de la droite et de l’extrême droite, incarnés dans la ruralité par le patronat, les notables et les agri-managers, trouveront toujours sur leur chemin les ruraux héritiers des révoltes paysannes de 1789 et des maquis de la Résistance,
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
prêts à dresser des barricades pour nos libertés et la
démocratie, prêts à défendre les conquis comme notre système de protection sociale.
A la campagne comme en ville, la nouvelle France est aussi là.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
Familles monoparentales, retraité·es isolé·es, travailleurs et travailleuses immigré·es, saisonniers et saisonnières, travailleurs et travailleuses précaires, jeunes plus diplômés que jamais : la société rurale a profondément changé
ces cinquante dernières années, elle est à l’image de la société.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
Les mobilisations des gilets jaunes nous l’ont montré par leur diversité et leur engagement.
Dans le même temps, les inégalités sociales explosent, matérialisées par la hausse ininterrompue des prix du logement, des loyers, de l’alimentation et de l’énergie.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
L’ultralibéralisme et la soumission au dogme du capitalisme mondialisé a fragilisé nos territoires, notre agriculture, nos artisan·es, nos commerces de bourg et nos PME.
L’austérité a conduit à la fermeture de nos écoles et de nos petites maternités.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
L’absence de volonté politique a rendu l’accès aux soins cauchemardesque dans de nombreux territoires ruraux.
Nos communes rurales sont étranglées financièrement et n’ont plus la capacité d’investir.
Lire une autre réponse
rebelle86.bsky.social
@rebelle86.bsky.social
· 1 h
Signée
SBecq24
@sbwaraba24.bsky.social
· 2 h
Intéressant de montrer l'engagement en territoires ruraux.
Le texte introductif aussi est intéressant.
Pour accéder au formulaire du site, il faut dérouler dix kilomètres de noms.
Si les auteurs peuvent améliorer ça, ils y gagneront peut-être en efficacité.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 2 h
tu as vu j'ai fait un effort de ALT amélioré ;)
"
359 k abonnés - 3k+ - 24 843 vues 16 mai 2026 L'actu politique
Dans cette nouvelle actu politique de la semaine, Antoine Léaument revient sur les conséquences du lancement de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon et sur les réactions provoquées dans l’ensemble du paysage politique. Il explique pourquoi cette candidature accélère les repositionnements politiques, détaille les moyens concrets de participer à la campagne et termine par une longue séquence consacrée à la mémoire de l’abolition de l’esclavage et à la décision du maire RN de Vierzon de supprimer cette cérémonie dans sa ville .
Antoine Léaument commence par saluer le lancement de campagne de Jean-Luc Mélenchon, qu’il qualifie de succès. Il rappelle que plus de 260 000 signatures de soutien ont été recueillies en quelques jours sur le site Mélenchon 2027. Selon lui, cette mobilisation démontre l’existence d’un soutien populaire bien plus important que ce que racontent les médias et les sondages. Il insiste aussi sur le fait que Jean-Luc Mélenchon est aujourd’hui le seul candidat dont les électeurs savent avec certitude qu’il sera présent au premier tour de l’élection présidentielle.
Le député insoumis décrit ensuite le “bazar” politique qui règne selon lui dans les autres camps. À gauche, il évoque les divisions du Parti socialiste et les débats autour des primaires. À droite et à l’extrême droite, il estime que les candidatures restent floues entre Marine Le Pen, Jordan Bardella, Bruno Retailleau ou Éric Zemmour. Il critique également le camp macroniste, qu’il juge désorganisé. À l’inverse, il présente la France insoumise comme un mouvement préparé, structuré et déjà en ordre de bataille pour la présidentielle.
Antoine Léaument appelle ensuite les soutiens de la France insoumise à se mobiliser activement. Il insiste sur l’importance du meeting du 7 juin à Saint-Denis et encourage les militants à organiser des covoiturages afin de participer massivement à cet événement. Selon lui, démontrer la force populaire de la campagne peut convaincre une partie de la gauche de rejoindre la dynamique créée autour de Jean-Luc Mélenchon.
Une large partie de la vidéo est consacrée à la “diabolisation” de la France insoumise. Antoine Léaument affirme que cette diabolisation vise surtout les propositions politiques du mouvement : retraite à 60 ans, hausse des salaires ou redistribution des richesses. Il appelle les sympathisants à combattre ce discours dans les discussions quotidiennes et sur les réseaux sociaux.
Il critique également les sondages, qu’il accuse de sous-estimer systématiquement Jean-Luc Mélenchon. Il rappelle que lors des précédentes présidentielles, les enquêtes d’opinion n’avaient pas anticipé ses résultats. Selon lui, l’un des enjeux majeurs de la campagne sera donc de convaincre les électeurs que la victoire est possible.
Le député détaille ensuite plusieurs moyens d’aider la campagne : signer sur le site Mélenchon 2027, faire un don, rejoindre le Discord “La Fabrique”, participer aux groupes d’action sur Action populaire ou encore convaincre ses proches. Il insiste particulièrement sur l’importance des discussions familiales et amicales pour faire évoluer les opinions politiques.
Dans la dernière partie de la vidéo, Antoine Léaument revient sur la suppression par le maire RN de Vierzon de la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage. Il juge cette décision extrêmement grave et dénonce un prétexte budgétaire mensonger. Il rappelle l’histoire des révoltes des personnes réduites en esclavage, la révolution haïtienne et l’abolition de 1794, soulignant que l’esclavage constitue un crime contre l’humanité.
Selon lui, ces cérémonies servent à transmettre l’histoire et à comprendre les mécanismes de déshumanisation liés au racisme et à l’extrême droite. Il établit également un parallèle avec les commémorations du 8 mai et les crimes coloniaux de Sétif, Guelma et Kherrata.
Enfin, Antoine Léaument conclut en appelant à défendre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité issues de la Révolution française et invite les spectateurs à rejoindre la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.
...
Le lien du discord « La Fabrique » : https://discord.com/servers/la-fabrique-insoumise-1334868623776419901
Connu / https://mastodon.top/@gwab50/116585049117787282
"
gwab @gwab50@mastodon.top
17:51
1boost - 0favori
"
Tr.: ... aller sur le discord pour participer à la campagne ... mécanisme de déshumanisation / maire RN qui a supprimé la célébration de l'esclavage du 8/5 ... la honte face à la perpétuation du colonialisme à Sétif ...
Ecrit avant l’audition de Jean-Luc Mélenchon par la commission d’enquête sur l’entrisme islamiste, audition où le chef de file de la FI s’est montré magistral (de l’aveu même de ses adversaires), cet article examine le scénario très plausible d’une présidentielle 2027 où le candidat insoumis passerait non seulement le premier tour, mais serait élu à la présidence. Alors que les éditocrates annoncent déjà sa défaite face à Jordan Bardella, les données électorales, la recomposition du champ politique et la sociologie du pays racontent une autre histoire. Bloc macroniste en miettes, « gauche raisonnable » sans base populaire, appareil insoumis rodé comme aucun autre, jeunesse massivement à gauche : la plupart des curseurs se déplacent dans son sens. Loin des fantasmes médiatiques et des sondages d’opinion commandités par les oligarques qu’il menace, cet article défend une idée simple : la victoire de Mélenchon est désormais le scénario le plus probable.
Manuel CERVERA-MARZAL
Politique 10 décembre 2025
...
Pour prolonger :
Trois livres :
- Yves Déloye, Nonna Mayer (dir.), Analyses électorales, Bruxelles, Bruylant, 2017
- Vincent Tiberj, La droitisation française. Mythes et réalités, Paris, PUF, 2024
- Hugo Touzet, Produire l’opinion. Enquête sur le travail des sondeurs, Paris, Editions de l’EHESS, 2025
Trois émissions à (re)voir sur notre site :
- Enquête sur la France insoumise, émission Dans le texte, 20 septembre 2021
- Touche pas à Mélenchon, émission Dans le texte, 18 mars 2022
- Mélenchon à Matignon, émission Aux sources, 18 mars 2022
Connu / https://bsky.app/profile/l-echoruptible.bsky.social/post/3m7p2kcwsa22z
"
L'E.C.H.Φrruptible© φ🔻 @l-echoruptible.bsky.social ❗A LIRE !
Pour comprendre pourquoi les conditions sont favorables à la victoire de
@jlmelenchon.bsky.social et la @lfi.bsky.social à la prochaine présidentielle.
08:31 · 11 déc. 2025
0 - 6 reposts 8 ont aimé
"
Ndlr : amélioration ou propagande/méthode coué ? ACT