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À l’occasion de la sortie de son deuxième livre collectif, Nouveau peuple, nouvelle gauche, à paraître le 5 septembre, l’Institut La Boétie organise le mardi 16 septembre à 19h des dialogues exceptionnels entre chercheur·ses et politiques intitulés « Nouveau peuple, nouvelle gauche ? », au théâtre Le République à Paris.
Sur les plateaux TV, dans les colonnes des grands journaux, et même chez certains responsables de gauche, l’affaire semble entendue : la gauche a perdu le peuple. Leur divorce serait consommé. Cette vision erronée s’appuie sur la nostalgie d’une classe ouvrière fantasmée et sur une incompréhension de la diversité des mondes populaires contemporains et des nouveaux liens qui les unissent à la gauche.
Au contraire, les transformations récentes des classes populaires et leurs nouvelles mobilisations peuvent dessiner les contours d’une nouvelle relation entre la gauche et le peuple du 21e siècle. Laquelle ? Comment la construire ? Tel est l’objet de ces dialogues exceptionnels.
À partir des analyses proposées dans l’ouvrage de l’Institut La Boétie, nos invité·es partageront notamment leurs réflexions stratégiques autour de deux grandes questions : comment unifier des mondes populaires fragmentés ; et sur quelles formes de mobilisations s’appuyer pour faire gagner le peuple du 21e siècle.
Programme :
• Introduction de Jean-Luc Mélenchon, co-président de l'Institut La Boétie
• Table ronde n° 1 - « Nouveau peuple : entre fragmentations et condition commune », avec :
- Julien Talpin, sociologue des quartiers populaires, coordinateur du livre Nouveau peuple, nouvelle gauche
- Sarah Abdelnour, sociologue du travail
- Clara Deville, sociologue des classes populaires rurales
• Table ronde n° 2 - « Nouvelle gauche : les conditions d’une victoire politique du peuple au 21e siècle », avec :
- Clémence Guetté, co-présidente de l’Institut La Boétie, vice-présidente de l’Assemblée nationale
- Raúl Gómez, chercheur en science politique et en sociologie électorale
- Assa Traoré, militante féministe antiraciste, fondatrice du Comité vérité et justice pour Adama
Tr.: ...
la relation à Nancy Fraser ... vient conforter la théorie de l'ère du peuple ... ce pays n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était en 1958 ...
DÉBAT 1
« Nouveau peuple : entre fragmentations et condition commune »
...
subissent le capitalisme ... victimes de l'obsession pour le travail, injonction ... le salariat protecteur, on en a privé les classes populaires ... chômage massif ... salariat dégradé ... ya des mobilisations ... sur des mots d'ordre positifs ... travailleurs ubérisés ... un destin commun ... solidarité, protection sociale ... les femmes ubérisées invisibilisées ... remettre du collectif partout où le patronnat le supprime ... proposer l'inverse : autonomie, partage des fruits du travail ...
Clara :
... des thèses communes rural / urbain ... Territoires délaissés : ne pas essentialiser les gens, avoir conscience d'être dominé ...
risque de dégradation ... ex contrôles au facies, distance à l'hôpital ... 2
des classes populaires au peuple ... les mots sont importants ... un référent commun ... c'est dans la lutte, par des combats en commun ... ex gilets jaunes ... c''est pas simple, il y a encore beaucoup de travail ... processus de subjectivation
... que la gauche représente le peuple ... faire monter des personnes issues des milieux populaires ... créer des espaces ... travail extra-électoral ...
DÉBAT 2
Une pensée pour Gaza
stop au génocide, 5 députés insoumis sur les flotilles
... les conditions d'une victoire ... politisation ...
Assa :
augm islamophobie ... mob 10/9 ... appel à rejoindre gj ...ya 10 ans je n'aurais pas été ici ... /violences policières à Sarcelles je suis éducatrice ... combat ... on a imposé les violences policières dans le débat ... Adama 2016, Éric Coquerel ... loyauté, Mathilde Panot, Ali Diawara ... nous sommes partie du Peuple ... que la démocratie soit réelle ... le droit commun pour tous ... LFI se mobilise mais trop timide ... solidarité ... on marche ensemble ... on crée des alliances ... /répression ... /10/9 comment on avance sur le long terme ? ... égalité, liberté, démocratie, tournées de quartiers, en campagne ... considération, amour, respect ...
Clémence conclut :
le 10/9 sur tout le territoire, divers ... agenda dense ... mvt protéiforme, dégagiste ... que Macron parte ... comment soutenir ? ... un mouvement tourné vers l'action 450 000 personnes sur la plateforme ... souplesse ... ILB forme ... principes : être constant dans nos choix, bilan Hollande ... le PS n'a pas voté la censure, le conclave des retraites, suplétif tardif de la macronie ...le PS a choisi l'abandon du peuple ... rapport de force ... une proposition majoritaire ... fédérer ... approche matérialiste + intersectionnelle dt écologie ... maj de notre grille d'analyse ... maj programme /clivage peuple / olgarchie ... agréger ... stratégie de l'union populaire ... ouvrage précieux ... espoir immense ... Rousseau secouer le joug.
Gauche(s) Entretien
La présidente du groupe insoumis à l’Assemblée considère la chute annoncée de François Bayrou comme « un formidable encouragement à l’action » pour le 10 septembre. Elle espère un retour aux urnes dans la foulée, par des législatives, voire une présidentielle anticipée.
Mathieu Dejean - 26 août 2025 à 18h31
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Cette mobilisation part d’une énorme colère après les annonces de mesures d’austérité de Bayrou. Emmanuel Macron et ses gouvernements présentent au peuple l’addition d’une politique qui a été menée depuis huit ans, et dont François Bayrou lui-même a étrillé le bilan lors de sa conférence de presse – car ce sont leurs politiques qui sont responsables de la situation absolument catastrophique qu’il a décrite. Et que propose-t-il ? de persévérer dans cette politique qui a mené au désastre. Il faut donc que la mobilisation du 10 septembre continue, s’amplifie pour dire que nous n’en voulons plus. Nous voulons qu’on respecte la souveraineté du peuple. En France, ce n’est pas le roi qui change de peuple, c’est le peuple qui renverse le roi.
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nous proposerons des candidatures uniques avec toutes celles et ceux qui ont voulu censurer la politique de Macron et qui sont restés fidèles au programme du Nouveau Front populaire. Nous ne recommencerons pas avec ceux qui, une fois élus, font passer le programme par la fenêtre. Comment voulez-vous que les gens retournent aux urnes massivement s’ils pensent que leur vote ne sera pas respecté ? Or nous avons besoin de ça pour tourner la page de la Macronie et pour battre l’extrême droite.
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les élections ne peuvent pas à chaque fois reposer sur la peur. Nous aspirons à gouverner ce pays, nous sommes des gens sérieux. Cela veut dire que nous ne ferons pas alliance avec des gens qui, par exemple, abandonnent l’abrogation de la retraite à 64 ans ou considèrent qu’on ne peut pas augmenter le Smic.
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Nous sommes d’accord pour dire que la France est endettée. Mais quelles en sont les causes ? Depuis qu’il est arrivé au pouvoir, Emmanuel Macron a créé 1 000 milliards de dettes. Macron et ses gouvernements nous ont dépouillés. Face à cela, nous assumons de dire qu’il faut dépenser plus dans la santé, dans l’éducation, dans les salaires, les minima sociaux, dans la bifurcation écologique. C’est ça qui relancera la consommation populaire.
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des ultrariches, qui ont fait sécession dans notre pays. On connaissait le séparatisme territorial, désormais on a un séparatisme fiscal, c’est-à-dire des riches qui ne veulent plus contribuer de un centime pour la solidarité nationale, et dont la fortune – pour les cinq cents plus grandes d’entre elles – a été multipliée par deux depuis qu’Emmanuel Macron a été élu. C’est avec ça qu’il faut rompre.
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Deux millions de personnes ont signé une pétition par France Connect : c’est du jamais-vu. Quelque chose de cette mobilisation ne pourra jamais être effacé : le cancer – comme le diabète, comme la maladie de Parkinson, comme les maladies respiratoires chroniques – est une maladie politique. Une prise de conscience populaire à très grande échelle s’est opérée à ce sujet.
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on donne des permis de tuer aux multinationales et aux entreprises. C’est ce avec quoi nous voulons rompre, et en effet je pense que c’est quelque chose qu’on a gagné pour la suite. Nous avons obtenu une première victoire avec la censure par le Conseil constitutionnel de la réintroduction de l’acétamipride.
... abroger la loi tout entière, car c’est le modèle agro-industriel qui est en cause. Quelque chose de très puissant s’est produit quand l’extrême droite et la droite ont rigolé après l’exclamation de Fleur Breteau dans l’hémicycle les accusant d’être des alliés du cancer. La question écologique nous oblige à rompre avec le modèle capitaliste.
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Nous n’acceptons pas que l’extrême droite américaine vienne donner des leçons à la France en prétendant que la reconnaissance de l’État de Palestine mettrait « en danger la judéité »
L’extrême droite israélienne, comme l’extrême droite américaine, instrumentalise l’antisémitisme comme une arme diplomatique. C’est extrêmement dangereux. Celui qui met en danger les juifs de France et les juifs du monde aujourd’hui, c’est Nétanyahou lorsqu’il tente de les assimiler à sa politique génocidaire. Nous n’accepterons jamais cela.
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la France continue de livrer des armes en continu au gouvernement génocidaire de Nétanyahou, comme l’ont montré vos collègues de Disclose. Il faut cesser et suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
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Nous avons toujours dit que nous étions en soutien du peuple ukrainien face à l’invasion russe. Maintenant, pourquoi fait-on aussi peu de cas du droit aux institutions démocratiques des Ukrainiens ? La guerre est une circonstance exceptionnelle, mais il se trouve que pour pouvoir faire en sorte que la paix soit durable, il faut d’abord un cessez-le-feu pour que des élections aient lieu.
Le peuple ukrainien ne peut pas continuer éternellement avec des partis politiques d’opposition et des droits syndicaux restreints. À l’heure actuelle, les États-Unis exigent deux fois le PIB de l’Ukraine sur les matières premières, ce qui veut dire un pays pollué et pillé à jamais. Le territoire ukrainien a droit à ces débats démocratiques.
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Quand les quartiers populaires, les habitants des outre-mer, les militants politiques, syndicaux, associatifs et la jeunesse se rendent massivement aux urnes, nous submergeons nos adversaires. Notre but – et c’est pourquoi, par exemple, nous refusons la primaire –, c’est de parler le plus possible à l’extérieur, d’aller convaincre les gens, de faire un travail de conviction, porte après porte, et de continuer de redonner le goût de la politique
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la clé, c’est la mobilisation populaire, qui doit continuer. Le moment où nous arriverons au pouvoir, c’est le moment où il faudra – c’est ce que disait Jean-Luc Mélenchon aussi – plus que jamais être insoumis. En 1936, c’est aussi sur les mouvements de grève que les plus grandes conquêtes se sont appuyées.
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Connu / mel
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Sujet : [cyber-quotidien] E-quotidien du lundi 1 septembre 2025
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Les tables rondes
Vendredi 22 août, aux AMFIS, se tenait la conférence de lancement exceptionnelle du nouveau livre collectif de l'Institut La Boétie, « Nouveau peuple, nouvelle gauche », à paraître le 5 septembre aux éditions Amsterdam, avec Clémence Guetté, Julien Talpin et José Lopes.
0:02:05 Julien Talpin, sociologue spécialiste des quartiers populaires et coordinateur du livre de l’Institut La Boétie Nouveau peuple, nouvelle gauche (2025)
0:14:21 José Lopes, chercheur en sciences politiques, spécialiste des gauches de rupture en Europe
0:43:52 Clémence Guetté, co-présidente de l'Institut La Boétie et vice-présidente de l'Assemblée nationale
1:15:00 Questions de la salle
Le livre réunit 21 intellectuel·les et chercheur·ses sous la direction du sociologue Julien Talpin. Il s'ouvre avec un entretien croisé de Jean-Luc Mélenchon, co-président de l'Institut La Boétie, et Nancy Fraser, philosophe états-unienne. Clémence Guetté, co-présidente de l'Institut La Boétie, signe la postface.
Un livre essentiel pour mettre à l'épreuve l’idée d’un divorce entre la gauche et les milieux populaires, comprendre le peuple du 21e siècle dans sa diversité et assurer sa victoire.
Tr.:
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précariat ... gauche de rupture ... classe moyenne précarisée ... Comment on fait ? sociétal et économique se renforcent pour la justice sociale ... en allemagne, échec du virage à droite de la gauche de rupture ... convergence de luttes ancrée dans la vraie gauche, combattre la précarité touche les plus précaires ... intégrer dans un pj de transf sociale ...
Clémence Guetté ... 3ème ouvrage ... zoé a assuré la traduction ... classes populaires, ferment de notre militance ... nous n'arriverons à rien sans les classes populaires ... responsabilités de la gauche, pas n'importe laquelle, Hollande a trahi ... a éloigné les classes populaires ... la social-démocratie, stratégie intentionnelle ... renoncé au pj de rupture socio-économique ... a fait de mauvaises analyses : analyse défaitiste ... analyse ouvriériste ... analyse géographique / ruralité ... plutôt âge, niveau de diplôme ... hiérarchisation de ceux qui travaillent et les autres, grille pb ... ex décl de Fabien Roussel -> erreurs stratégiques ... le capitalisme divise ... peuple / oligarchie ... notre doctrine doit être renouvelée en permanence face à l'évolution du capitalisme ... division des classes populaire ... ne pas uniformiser ex patriarcat ... / racisme / trav. ubérisés ... LGBTIphobies ... double lecture matérialiste et intersectionnelle ... le commun ... accompagner ces classes ...
2è les causes communes, l'argent pour un projet partagé, trouver du commun, rupture la plus concrète possible ... /radicalité / rupture mettre en oeuvre notre programme
3è qui on va chercher, les victimes du néolibéralisme ...
4è / organisationnel une forme plus souple, tourné vers l'extérieur et l'action ... 450 000 membres de action populaire ... la souplesse de l'orga, se mettre au service ... des manif retraite, etc ... gilets jaunes ... pas d'engagement exclusif ... le 10/9 ... /international /pologne, apprendre des autres
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sans conscience pas de révolution Jaurès
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2 Q :
Mr : traductions prévues ? oui
Mme : tournée de prés prévue ? oui 70 réu publiques sur l'ed ++ ce livre, arme de lutte ...
1,5 M d’abonnés - 8,4k+ - 373 118 vues - 1 705 commentaires #Gauche #Présidentielle #politique
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Depuis quelques jours, la gauche se divise sur la tenue d’une primaire. On va parler des sujets difficiles : l’union à gauche, les primaires et la démocratie interne des partis. Et les enjeux sont de taille : quelle est la bonne stratégie pour faire gagner la gauche en 2027 ? Les désaccords sont nombreux et très intenses, mais ce n’est pas parce que la question est sensible et difficile qu’il faut regarder ailleurs en espérant que le vent tourne. C’est au contraire un signal pour analyser, décortiquer et évaluer les différentes thèses en présence.
Après ce joyeux exercice d’autocritique en bonne camaraderie, on se penchera sur la commission d’enquête Bétharram et les témoignages… assez particuliers d’Elisabeth Borne et de Ségolène Royal. On ira enfin faire un tour à l'assemblée pour voir comment macronistes, frontistes et républicains vont main dans la main pour assassiner nos abeilles et empoisonner nos campagnes.
Une vidéo de Victor-Ulysse Sultra, doctorant en droit public
1,5 M d’abonnés - 12k+ - 489 685 vues - 3 406 commentaires #Mélenchon #Gauche #Ruffin
C’est l’histoire deux hommes politiques aux ambitions présidentielles. Au commencement, Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin semblaient faits pour s’entendre, mais aujourd’hui, ils apparaissent irréconciliables.
Face à la déferlante médiatique qu’a connue cette histoire, les proches des deux protagonistes ont accepté de revenir sur ces événements qui ont marqué un tournant à gauche. Trahisons, réunions secrètes et ambition personnelle, l’histoire que nous allons vous raconter a failli faire exploser la gauche.
Journaliste : Yanis Mhamdi
Tr.:* ...
Ruffin n'est pas le plus grand démocrate ... Alexis Corbière ... Olivier Legrain, homme d'affaire, psychothérapeuthe ... avec 2/3 mesures majeures, on entraîne le pays ... l'Après (association pour la république écologique et sociale) ... Éric Coquerel ...
L’U.E. et la question migratoire : l’ascension politique des extrêmes droites - Gauche Écosocialiste
Photo Sandor Csudai
Europe extrême droite - 18 mars 2024
À moins de 4 mois d’un scrutin pour renouveler le Parlement européen, les extrêmes droites abordent l’élection en position de force : elles gouvernent déjà dans 6 pays de l’Union – seules ou en coalition – et les sondages les annoncent comme première ou deuxième force dans 9 autres1. Au cœur de leurs discours, et par-delà des divergences entre les diverses formations, l’idéologie anti-immigration les rassemble.
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Derrière les droits des travailleurs exilés, c’est la question des travailleurs sur le territoire national qui est posée. Derrière la question de la surveillance des frontières, c’est la question des libertés fondamentales qui est en jeu. Enfin, derrière la question des droits individuels des étrangers, c’est de la défense de l’État de droit et des contre-pouvoirs de la société civile qu’il s’agit.
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une approche alternative, armée des sciences sociales et basée sur le commun intérêt des populations à renforcer les droits de chacun pour renforcer les droits de toutes et tous reste à construire, et à infuser dans la société. Une approche qui ne saurait être réduite à son pendant moral : il devra s’agir de rendre sensible comment les politiques anti-immigration empêchent de changer matériellement la vie de tout un chacun.
Et de donner force à cette assertion : non, les extrêmes droites ne sont jamais du côté de celles et ceux qui travaillent.
Camille Boulègue
1 https://www.lesechos.fr/monde/europe/a-six-mois-des-europeennes-lue-face-a-une-poussee-de-lextreme-droite-2031138
2 https://european-union.europa.eu/principles-countries-history/principles-and-values/aims-and-values_fr
3 https://missingmigrants.iom.int/fr
4 Chronologie tirée de À qui profite l’exil, T. Tervonen, J. Pourquié, La Revue dessinée, Delcourt, 2023
5 https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A42000A0922%2801%29&qid=1710153426538
6 Chiffres tirés de À qui profite l’exil, T. Tervonen, J. Pourquié, La Revue dessinée, Delcourt, 2023
Publié le dimanche 25 mai 2025 / Questions politiques
François Ruffin : la primaire à gauche "se fera", "l'union s'est faite à des moments où ça paraissait impossible"
François Ruffin était l'invité de Questions politiques sur France Inter, dimanche 25 mai. ©Radio France
François Ruffin : la primaire à gauche "se fera", "l'union s'est faite à des moments où ça paraissait impossible"
François Ruffin, député de la Somme, apparenté au groupe "Écologiste et Social", était l'invité de Questions politiques ce dimanche.
Invité ce dimanche de Questions politiques, François Ruffin continue de porter son idée de primaire à gauche en vue de l'élection présidentielle de 2027. Le député de la Somme, apparenté au groupe "Écologiste et Social", n'a pourtant pas eu d'autres réponses à sa proposition que le refus de Raphaël Glucksmann, leader du parti Place publique. Elle "se fera", assure-t-il, défendant "un outil intéressant" pour que les Français retrouvent de l'espoir.
Aujourd'hui, "on a une gauche qui joue en deuxième division à cause de ses divisions internes. Si on veut jouer la Ligue des champions, est-ce qu'on croit qu'on va y arriver en étant déchirés ?", souligne-t-il. François Ruffin assure d'ailleurs voir des points de convergences et estime que le programme du Nouveau Front populaire peut servir "non pas de Bible mais de base". Par ailleurs, "l'union s'est faite à des moments où ça paraissait le plus impossible", rappelle le député, citant notamment les dernières élections législatives et le Programme commun des années 1970.
À écouter
Congrès du PS : on connaît désormais l'affiche du match
L'édito politique
3 min
Alerte sur les moyens alloués aux soins palliatifs
Interrogé sur le projet de loi sur l’aide à mourir, sur lequel les députés doivent se prononcer mardi, François Ruffin indique : "Je le voterai, mais je mets une alerte sur les soins palliatifs." Il pointe un écart entre les intentions et la réalité du terrain : "Le principe est déclaré, il y aurait un accès aux soins palliatifs sur tout le territoire, pour tous les citoyens. Très bien, c’est la déclaration. Mais moi, j’ai un gros doute sur les moyens parce que, aujourd’hui, c’est un malade sur deux qui n’accède pas aux soins palliatifs."
Il s’inquiète du peu de moyens mis sur la table par le gouvernement, soit 1,1 milliard d’euros sur 10 ans. "Ça ne comble pas ne serait-ce que les besoins d’aujourd’hui. Entre-temps, il va y avoir plus 20% de malades qui en auront besoin avec le vieillissement démographique", prévoit-il. "Je crains que d’ici dix ans, on se retrouve grosso modo dans la même situation avec un malade sur deux qui n’a pas accès aux soins palliatifs."
À écouter
Fin de vie : quand la mort est clandestine
Interception
47 min
Le député salue toutefois le climat des débats à l’Assemblée nationale. "Il y a d’abord eu un débat respectueux parce que toutes les positions en la matière sont respectables", dit-il. Il juge le texte "équilibré", avec "un certain nombre de garde-fous".
François Ruffin appelle à des "sanctions" contre Israël
Face à la situation humanitaire catastrophique et aux frappes à Gaza, le député de la Somme appelle à des "sanctions" visant Israël. "La France pourrait avoir une résolution aux Nations unies pour demander un cessez-le-feu immédiat et la fin des colonies en Cisjordanie mais elle pourrait aussi mener un embargo sur Israël, comme on l'a fait pour l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid", estime François Ruffin.
"On peut aussi refuser des visas. Quand des amis de Benjamin Netanyahu demandent de venir, il faut dire non", assure le député, qui rappelle qu'il s'est lui-même vu refuser son entrée en Israël mi-avril.
À écouter
Le cri d'alarme d'un haut responsable de l'ONU et des habitants dans "l'enfer" de Gaza
L'info de France Inter
2 min
Clés : Politique François Ruffin Fin de vie Bande de Gaza
Tr.: ...
ma prime rénov divisée par deux ...
Publié Il y a 22 heures • 16 vues
Le Média Par lemediatv
Le député picard revient sur le devant de la scène avec une proposition : une primaire de la gauche, qu’il qualifie de « geyser », censée faire jaillir une nouvelle dynamique.
Mais au fond, que propose vraiment Ruffin ?
Un calendrier, un système (100 000 parrainages citoyens, 250 maires) et surtout une conviction : cette primaire aura lieu et il la gagnera.
Dans Libération, Ruffin parle d’un moment de « débordement », d’« envie d’avoir envie », et s’imagine en sourcier de la colère populaire. Mais ce récit masque une réalité : les autres forces de gauche ne l’attendaient pas forcément comme messie. Et l’idée d’une grande union populaire a déjà été tentée… avec les limites que l’on connaît.
À gauche, on s’interroge : est-ce une tentative d’union ou une stratégie de contournement ? Et que vaut cette « offre Ruffin » face au scénario (de plus en plus probable) d’une candidature de Mélenchon sans passer par la case primaire ?
Dans cet épisode d’Au cœur de l’actu, Paul Elek revient sur le retour médiatique calibré de Ruffin, ses angles morts, ses points de rupture avec le reste de la gauche… et sur ce que cette énième relance du débat sur la primaire dit de l’état d’épuisement stratégique du camp de gauche.
Visibilité Publique
Publié originellement 22/05/2025
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 19min 13sec
1 Comment
- Simritchi Simritchi@mastodon.social Il y a 20 heures
@lemediatv gauche et Hollande ... j'hésite entre 🤮 et 🤡 Une primaire à gauche, ça sous-entendrait déjà de définir un minimum ce qu'est la gauche. Le PS avec ces protomacronistes est-il réellement de gauche ou juste avec une étiquette de gauche ?
Tr. ...
moyen de surmonter l'obstacle de sa solitude ... la primaire enferme, donne des options molles ... le NFP, renoncement / NUPES ... porte ouverte à un ramollissement ... hypocrisie ... Lucie Castets ... Mme Autain ... pas calés sur un programme ... esquiver le fond ... moyen de contourner la difficulté d'avoir un programme ... petite bourgeoisie ... changement radical (prendre à la racine) ... la force va à la force à commencer par les forces populaires ... quelle est la dynamique ? la gauche gagne sur des idées ... deux stratégies ... réponse à des attentes, mobiliser ... ça se joue sur le fond ... méthode d'autoconviction ...
Billet de blog 7 mai 2025
Ce que les succès (et les critiques) de la France Insoumise révèlent de la situation / Samuel Hayat
Chargé de recherche CNRS, CEVIPOF
Abonné·e de Mediapart
L’émission Complément d’enquête consacrée à LFI est discutable, mais elle nous informe sur les partis, la représentation politique et le charisme. Plutôt que d'accuser LFI d'être une meute et Mélenchon d'être un gourou, il faudrait se demander pourquoi ces formes de militantisme sont adaptées tant au présidentialisme de la Ve République qu’aux logiques médiatiques et aux mutations de l’engagement.
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LFI réussit là où les autres partis échouent : elle obtient des succès électoraux répétés, a fait apparaître une nouvelle génération de cadres, avec de multiples noms désormais connus et reconnus médiatiquement, ce qui n’est le cas d’aucune autre formation politique à gauche. Dans la situation présente, qu’on le veuille ou non, LFI semble la seule vraie machine efficace à gauche, en tout cas sur la scène politique nationale. Bien sûr, l’efficacité n’est pas un but en soi, mais c’est un élément central pour la gauche électorale, celle qui vise la prise du pouvoir par les urnes.
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auparavant les partis, Parti socialiste en tête, formaient leurs cadres par le militantisme, en particulier syndical. Une carrière militante à gauche commençait dès le lycée (FIDL, UNL) puis à l’université (UNEF-ID). Il y avait du militantisme jeune (MJS), de l'action locale, des débats, des courants. Dans l’appareil, on montait progressivement, à la suite d’une série d’épreuves qui créaient des rapports de concurrence, de camaraderie, une structure idéologique, des réseaux.
Or ce modèle s’est effondré, car il reposait sur un afflux constant de militant-es, d’adhérent-es, qui s’est tari partout. Par conséquent, le PS (et dans une moindre mesure les Ecologistes et Parti communiste français) est devenu un parti de cadres, voire un parti-cartel tenu par des élu-es, sans base active, sans militantisme jeunesse, sans cadres formé-es ayant une légitimité locale et une habitude du débat d'idées et du travail militant.
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LFI semble avoir réussi à constituer une direction politique fonctionnelle ? Parce que ce mouvement l’a créée de toutes pièces, par en haut, sans s’en remettre au lent travail de construction d’une carrière militante. En quittant le PS, Jean-Luc Mélenchon a rompu non seulement avec un parti, mais bien avec la forme-parti, telle qu’héritée de la longue histoire de la social-démocratie, avec sa base militante de masse, ses débats, ses courants, sa démocratie interne. Il a choisi plutôt un modèle inspiré du léninisme, tel que développé dans Que faire ? (1902). Il s'agit de construire non pas un parti démocratique, mais une avant-garde de révolutionnaires professionnel-les, et à côté, subordonné à cette avant-garde, un mouvement de masse sans pouvoir propre, mais mobilisable.
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En 2016, il dissout de son propre chef le Front de gauche et crée LFI, un mouvement « gazeux », sans adhérent-es, mais avec des « soutiens » collectés sur Internet, structuré en petits groupes dénués de pouvoir. Officiellement, il s’agit d’incarner la révolution citoyenne, ce qui veut dire s’écarter des références de la gauche – mais le but est surtout d’éviter de voir renaître baronnies et luttes de courants qui avaient grevé le PS, et de mettre au pas une gauche radicale trop plurielle.
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Le ralliement du Parti ouvrier indépendant, héritier du lambertisme, resté à l’écart du Front de gauche, avec ses militant-es bien formé-es, ses réseaux syndicaux et son habitus léniniste, qui se met au service de la dynamique insoumise sans trop demander en échange, achève de structurer la FI, et de l'autonomiser de ses soutiens trop indépendants, comme les petits mouvements de gauche radicale qui forment Ensemble !
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le prix à payer, pour exister quand même, c'est de faire du scandale, du bruit, de diviser. Mais chaque scandale, non seulement permet de gagner en visibilité et de déterminer l'agenda, mais renforce aussi l'unité, car on est ensemble, contre le reste du monde qui nous diabolise.
Et paradoxalement, faire du scandale sur des sujets vraiment politiques, cela permet aussi, parfois, de parler du fond. Car oui, faire du bruit en parlant de Gaza, des retraites ou des ultrariches, c'est bien plus important, politique et, au final, mobilisateur, que le spectacle des divisions entre pro et anti NFP au prochain congrès du Parti socialiste.
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permet à LFI de fonctionner en interne comme un parti révolutionnaire, ultra-hiérarchisé, au service d’une grande cause. C’est tout de même étonnant, étant donné que ce mouvement n'a rien de révolutionnaire dans ses objectifs. C'est du léninisme organisationnel, mais au service d'un projet social-démocrate, avec une doctrine très légère, et changeante selon les volontés de Mélenchon et de sa garde rapprochée. Cette combinaison entre la radicalité de la posture, la verticalité de l’organisation, et le pragmatisme du programme, a été une grande force en 2017 et en 2022. Cela ne veut pas dire que LFI a raison de garder cette structure, ni qu'ils vont gagner en 2027. Mais au moins cette entreprise politique veut dire quelque chose et semble à la hauteur des enjeux électoraux. Alors que les vieux partis, PS en tête, paraissent immanquablement à contretemps.
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Il existe sûrement une voie pour renouveler un militantisme de terrain, horizontal, divers et démocratique ; mais la pression que met la centralité de l’épreuve électorale, et la force qu’y confère l’unité stratégique, fût-elle autoritaire, rend cette voie plus longue très coûteuse, sûrement trop, face à l’urgence des combats pour la paix, contre le changement climatique, contre le fascisme. Peu de personnes sérieusement engagées à gauche n’oseraient prendre le risque de casser un appareil qui fonctionne pour en reconstruire patiemment, par en bas, un nouveau. Ce que révèle, peut-être contre la volonté de ses auteur-es, l’émission Complément d’enquête, c’est que LFI constitue encore le principal pôle structurant à gauche sur la scène politique nationale.
Samuel Hayat, chercheur en science politique
Addendum: ce billet a été composé à partir d'un fil Bluesky, donc c'est un peu décousu. Il est le fait d'un non spécialiste de LFI. Pour des analyses bien plus approfondies, on peut aller lire les travaux de Manuel Cervera-Marzal, notamment son livre Le populisme de gauche. Sociologie de la France insoumise, La Découverte, 2021, ainsi que ceux de Rémi Lefebvre. Il y a aussi des thèses, notamment celles de Virginie Tisserant sur les partis-mouvements en France et en Espagne, Arthur Groz sur les carrières militantes à LFI, Podemos et Syriza, Laura Chazel sur le populisme de gauche à Podemos et LFI, et des travaux plus anciens sur la gauche radicale, comme la thèse de Romain Mathieu sur PG, NPA et PCF Je ne les ai pas lues mais on me les a signalées. D'autres thèses sont en cours. C'est l'occasion de saluer le travail abattu par les jeunes chercheurs et jeunes chercheuses, dans des conditions toujours plus difficiles.
Le fil en question : https://bsky.app/profile/samuelhayat.bsky.social/post/3loj2wh2lac23
Ndlr : CORROBORE EN TOUS POINTS MES POINTS DE VUE... Valoriser ACT
Clés : solidarité , racisme , extrême droite
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il ne suffit pas d’activer le clivage de classe pour que le clivage racial perde, automatiquement, de sa vigueur. Dit autrement : désigner des ennemis de classe (riches, patrons, gouvernants, etc.) peut avoir une vertu stratégique en soi, mais n’empêchera pas nécessairement la constitution, en parallèle, de boucs émissaires racialisés (immigrés, musulmans, minorités, etc.). L’hostilité n’est pas un jeu à somme nulle, et les rapports de pouvoir ne fonctionnent pas comme des vases communicants. Parce qu’ils ont chacun leur part d’autonomie, il apparaît crucial de lutter contre le racisme de front, et non simplement en espérant que (faire) regarder ailleurs suffira.
Le travail comme dignité sociale
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les électeurs du RN ne s’éloignent pas de la gauche uniquement dans leur rapport à l’immigration et aux minorités ethno-raciales. Y compris sur des enjeux plus spécifiquement relatifs aux rapports entre classes sociales, cet électorat présente beaucoup d’attitudes qu’on pourrait qualifier de « workfaristes ». Le terme de workfare, venu des États-Unis, mais qui a essaimé depuis, permet de qualifier la « nouvelle norme de la mise au travail » qui « oblige les allocataires de l’aide sociale à travailler pour percevoir leur allocation » (Simonet, 2020 ; voir aussi Barbier, 2008). Désignant un ensemble de réformes du système d’assistance [6], la notion renvoie plus largement à une rhétorique et à une pensée « habituellement associées au répertoire libéral de protection sociale, qui dénoncent les effets désincitatifs des prestations sociales » (Palier, 2008), accompagnant le tournant rigoriste dans le contrôle des chômeurs et des pauvres (Vivès et al, 2023 ; Duvoux, 2012).
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sentiment que les chômeurs « trouveraient plus facilement du travail s’ils le voulaient vraiment » (Ifop, 2023) et que ceux « n’étant pas dans une recherche active d’emploi devraient perdre leur indemnité » (Haute, Le Lann, Touzet, 2024). Au sein de cet électorat se côtoient ainsi des demandes de politiques sociales et de redistribution (taxation des plus riches par exemple) et des positionnements plutôt « de droite » lorsqu’il s’agit de se prononcer sur le contrôle des prestations sociales, sur la liberté patronale de licencier ou sur l’hostilité aux syndicats (Le Lann, 2024). Là encore, la conscience d’antagonismes vis-à-vis du « haut » de l’espace social n’empêche aucunement l’entretien d’hostilités ou de mises à distance vis-à-vis du « bas » – ce que le sociologue Olivier Schwartz (2009) a justement qualifié de « conscience sociale triangulaire ».
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revers d’une forte valorisation du travail, qui devient d’autant plus vive lorsque les emplois stables se font de plus en plus rares. Le sentiment que l’économie est en déclin et qu’il « n’y en aura pas pour tout le monde » se superpose à des univers symboliques où, comme l’a analysé Benoît Coquard, se répète que celui « qui ne travaille pas ne vaut rien » (Coquard, 2019, p. 66). La mise à distance des « chômeurs » et des « assistés » permet de se placer soi-même du côté, digne socialement, des travailleurs.
Dans certaines parties de l’électorat lepéniste, la question fiscale est aussi particulièrement saillante (Marchand-Lagier, 2017), structurée par la conviction de faire partie des groupes à qui l’on « prend beaucoup » et qui n’ont en retour « droit à rien », quand d’autres reçoivent des aides « sans rien faire ». L’impôt est ainsi perçu comme une aumône (Palheta, 2024, p. 100) faite à des personnes qui ne la méritent pas. Selon les segments électoraux concernés, le chômage peut donc susciter tantôt de la peur (la crainte sourde de se retrouver soi-même sans emploi), tantôt de la colère (vis-à-vis des « profiteurs » du système de redistribution étatique) – et, dans les deux cas, de la défiance vis-à-vis des groupes jugés insuffisamment « productifs » (Feher, 2024) [7].
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concurrences entre les groupes sociaux (notamment populaires) et contribué au développement d’attitudes workfare en leur sein.
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« Workfare chauvinism » : le mérite et l’héritage
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C’est lorsque la critique de l’« assistanat » se racialise qu’elle se politise de la façon la plus intense, augmentant sa propension à se traduire en vote pour l’extrême droite. Cette racialisation de l’assistanat constitue un ressort crucial du vote RN.
Des faits à défaire
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les recherches sur cet électorat montrent aussi que des demandes de redistribution persistent en son sein, s’accompagnant d’un « attachement à l’État » (Spire, 2018) et tout particulièrement aux services publics.
Il n’en reste pas moins que les tendances esquissées ici doivent être regardées en face. La centralité du racisme dans la fabrique des préférences électorales pour l’extrême droite est régulièrement euphémisée, on le sait, dans l’espace public, intellectuel et politique. Mais sa reconnaissance ne doit pas non plus faire oublier qu’y compris sur le versant des rapports de classe, les électeurs du RN sont loin de partager des visions du monde qui les porteraient naturellement vers la gauche.
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analyser avec réalisme une situation politique ne signifie en rien qu’il faille s’y résoudre
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Le racisme et la critique de l’assistanat sont des phénomènes diffus et présents dans toute la société, non réductibles aux seuls électorats de l’extrême droite. La gauche a donc un intérêt plus large – et vital politiquement – à défaire ces visions du monde et les sociodicées qui leur sont rattachées [11].
Dossier(s) :
Ce que l’extrême droite fait au monde
William Bouchardon - 19 février 2025
Le chancellier allemand Olaf Scholz (SPD), l’usine Vokswagen de Wolfsburg et le Bundestag. © Sébastien Lapostolle pour LVSL
Une troisième année de récession qui se profile, une crise politique inédite, un parti néo-nazi à 20% dans les sondages, une industrie en crise profonde, un réarmement qui plombe le budget… Alors que les Allemands vont renouveler leurs députés au Bundestag, le fameux « modèle » d’Outre-Rhin semble profondément ébranlé. Les difficultés sont loin d’être passagères : toutes les bases du régime économique mis en place depuis 20 ans sont fracturées. Arc-boutée sur l’atlantisme, la foi libre-échangiste et le culte de la rigueur budgétaire, la classe politique allemande refuse de voir la réalité en face.
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les électeurs ne voulant ni du néolibéralisme de centre-gauche, ni de celui de droite, et encore moins de l’extrême-droite, n’avaient jusqu’ici qu’un seul vote possible : celui pour Die Linke. Mais le parti de gauche radicale a rencontré de nombreux obstacles ces dernières années : ses propositions no border sont rejetées par la grande majorité des Allemands, y compris une part de son propre électorat, tandis que son bilan au gouvernement de certains Länder à l’Est est difficile à différencier de ce que ferait le SPD. Die Linke n’a donc cessé de perdre des électeurs et s’est divisé entre une frange gauchiste et libertaire et une autre, alliant un programme économique et social ambitieux et une orientation plutôt conservatrice sur les questions socioculturelles, autour de Sarah Wagenknecht. Cette dernière a finalement fait scission pour créer son propre mouvement, le BSW, et réalisé une première percée l’an dernier aux élections européennes, puis lors d’élections dans les parlements de Thuringe, du Brandebourg et de Saxe, trois Länder de l’Est où son discours rencontre un vrai succès.
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Le « consensus » politique tant vantée par les admirateurs du « modèle allemand » arrive lui aussi en bout de course.
entreleslignesentrelesmots dit :
17 mars 2025 à 9 h 49 min
Hanna Perekhoda :
La gauche doit rejeter le faux dilemme entre justice sociale et sécurité nationale
L’armement militaire et l’armement social ne doivent pas être opposés, mais il faut que la gauche présente des revendications offensives pour la production d’armes à la demande, l’abolition des paradis fiscaux et l’obligation pour les milliardaires de payer.
"LA RICHESSE EST CRÉÉE PAR 90% DE LA POPULATION" - Olivier Besancenot sur BFM TV - 3 févr. 2025 / NPA - L’Anticapitaliste
30,3 k abonnés - 1,8k+ - 29 317 vues - 356 commentaires #besancenot #gouvernement
#besancenot #gouvernement
Olivier Besancenot était sur BFM TV pour le NPA le dimanche 02 Février 2025 pour évoquer la possible censure du gouvernement Bayrou, la crise politique, et l'urgence d'une réponse à gauche face à la collusion entre les capitalistes et les mouvements d'extrême droite à l'international.
Tr.:
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À gauche j'aimerais qu'on soit à la hauteur de ce qu'on a su faire en juin, et pas en deça.
53,1 k abonnés - 458+ - 9 432 vues - 325 commentaires #LaMidinale
Après avoir souhaité ses vœux entourée, une fois n'est pas coutume, par une gauche politique et associative réunie, Lucie Castets, économiste et fonctionnaire, est l'invitée de #LaMidinale.
Personnes mentionnées 4 personnes
Marine Tondelier
François Ruffin
Michel Barnier
François Hollande
Tr.: Regard/Politis ... la société civile ... candidature commune à la présidentielle ... budget pire pas acceptable ... censure inévitable ... on ne peut se satisfaire de moindres reculs, lignes rouges ... mobiliser autour du rôle central des services publics ... /élue : rester à équidistance entre les partis et la société civile ... libre dans son expression ... qui sait ? ... ex. Arras, militants électrons libres ... partenaires exigeants ... la gauche a le privilège ... Villeneuve-Saint-Georges et union ...
53,1 k abonnés - 129+ - 1653 vues - 52 commentaires
Comme chaque semaine, le débrief de l'actualité politique par Catherine Tricot et Pablo Pillaud-Vivien.
Personnes mentionnées 11 personnes
Pierre Jacquemain
Michel Barnier
Emmanuel Macron
Jean-Luc Mélenchon
Éric Zemmour
Marine Le Pen
François Hollande
Donald Trump
Gérald Darmanin
Rachida Dati
Marielle de Sarnez
Tr.: ...
il faut un budget mais d'abord une solution politique, donc un retour aux urnes avec un calendrier ... prévu, organisé ... un candidat commun à l'élection présidentielle ... le pdt argentin : défaire la pensée des lumières ... base de la puissance de l'état : la vie, la propriété, et ? ... inversion des termes ... Trump a décidé suppression de l'impôt sur le revenu aux USA ... HORS ÉTAT DE DROIT... retour au MOYEN ÂGE... suppression du lien avec la constitution américaine ... Bayrou / submersion migratoire concession à l'extrême droite : entretien LCI couple Darmanin-Retailleau, mise à mal de la langue fra ... droit du sol, citoyenneté ... sentiment d'insécurité culturelle ... alors que progression dans la compréhension et sans réponse et sans fondements ... PS ... gêné car un gouv est un TOUT ... / moments communistes : robert Guédidian ... voler pour la musique ... être droit dans sa vie ...
1,31 M d’abonnés - 2,9k+ - 40380 vues - 444 commentaires #Bayrou #NFP #PS
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Jeudi 16 janvier, le Parti socialiste, par la voix de son premier secrétaire, a annoncé ne pas voter la censure du gouvernement de François Bayrou, se désolidarisant de la position commune du NFP.
S’est alors ouvert un espace tendu et angoissé à gauche.
En effet, après tant d’années de trahisons de son électorat populaire et socialiste, la non censure du PS a été particulièrement mal reçue.
Cette nouvelle a causé beaucoup d’angoisses chez les électeurs de gauche qui redoutent une désunion, qui serait fatale au progressisme lors des prochaines législatives. Avec un président de la République toujours plus imprévisible, ayant annoncé des scrutins nationaux dans l’année à venir, les enjeux politiques et stratégiques sont au plus haut.
Alors qu’en est-il ? Pourquoi le PS n’a-t-il pas voté la censure ?
Auteurs : Camille Chastrusse, Victor Ulysse Sultra, doctorant en droit public
Réalisation et montage : Camille Chastrusse
Son : Baptiste Veilhan
Graphisme : Morgane Sabouret
Production : Hicham Tragha
Directeur des programmes : Mathias Enthoven
Co-directrice de la rédaction : Soumaya Benaïssa
Directeur de la publication : Denis Robert
Personnes mentionnées 5 personnes
François Hollande
Michel Barnier
Emmanuel Macron
Jean-Luc Mélenchon
Marine Le Pen
Tr.: ... le conservatisme est intrinsèquement simpliste ... la diversité est le meilleur atout de la gauche pour reprendre le pouvoir.
13,3 k abonnés - 4,6k+ - 116 515 vues - 921 commentaires PARIS
Entretien réalisé le 25 mars 2024.
Questions et interview : Pierre Girier-Timsit
Captation et montage : Léopold Gautier
Geoffroy de Lagasnerie est sociologue et philosophe, il a publié de nombreux ouvrages dont le court et stimulant Sortir de notre impuissance politique qui constitue un essai stratégique pour les forces de gauche.
Sommaire :
00:00 : Intro
01:51 : Langage confrontationnel ADN de la gauche
08:03 : Stratégie de connivence, rupture ou confrontation
12:46 : Le test police et le choix populiste
20:41 : Démocratie, Etat et parti
28:54 : Punitivisme et humanisme, l'affaire Quatennens
38:12 : JLM et Ruffin, multiplicité et monisme
44:54 : Hypothèse de la victoire électorale et redéfinition institutionnelle
50:45 : Révolution durable et spontanéité réactionnaire, l'amitié contre la famille
Connue / https://mastodon.top/@ZeSeb29/113772145299467703
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18 h Sébastien @ZeSeb29
Quand #Ruffin est amené à prendre des positions sur des sujets qui ne sont pas les siens,
il a tendance à prendre des positions réactionnaires.
(et à s'excuser ensuite, parce qu'on l'a "mal compris".)
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Pour penser le moment politique, des échanges sans concessions avec celles et ceux qui ont des choses à dire.
Pour ce nouveau numéro d'« On s'autorise à penser », Julien Théry reçoit l'historienne Ludivine Bantigny et la sociologue Marlène Benquet, autrices respectivement de Battre l'extrême-droite (éd. du Croquant) et d'une contribution intitulée « Vers une droitisation de la finance ? Les nouveaux soutiens financiers de l’extrême droite » dans un volume publié par la Fondation La Boétie, Extrême-droite : la résistible ascension (éd. Amsterdam).
Le 21 avril 2002, l'irruption de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle après cinq années de gouvernement Jospin jetait une grande partie du pays dans la stupeur et l'indignation. Les scores électoraux de l'extrême-droite n'ont pas cessé de monter depuis, et, 22 ans après, cette dernière est au pouvoir en France dans une large mesure. Depuis la réélection d'Emmanuel Macron en 2022, son influence pèse plus que jamais sur les politiques mises en oeuvre, à tel point qu'on peut désormais parler de « macrolepénisme ». Grâce à la dissolution décidée par le Président en juin 2024, elle tient près d'un quart des sièges à l'Assemblée nationale. Le gouvernement Barnier n'a pu se constituer qu'avec son accord, en intégrant un ministre de l'intérieur, Bruno Retailleau, connu pour des déclarations racistes, et la chute toute récente de ce gouvernement est due à la défection du RN. Les idées d'extrême-droite tendent à dominer le débat politique et la perspective de sa victoire à la prochaine présidentielle hante les esprits.
Comment en est-on arrivé là ?
Pour ce nouveau numéro d'« On s'autorise à penser », Julien Théry reçoit l'historienne Ludivine Bantigny et la sociologue Marlène Benquet, autrices de publications récentes à ce sujet. Dans Combattre l'extrême-droite, L. Bantigny souligne la place de premier plan prise par les média dans la fascisation générale. De son côté, dans une contribution à un volume publié par l'Institut La Boétie, Extrême-droite : la résistible ascension (direction Ugo Palheta), M. Benquet analyse une évolution décisive du capitalisme ces deux dernières décennies : alors que le patronat soutenait traditionnellement la droite libérale, la « seconde financiarisation » porte les détenteurs du capital à promouvoir désormais des extrémistes fascisants susceptibles de favoriser mieux encore leurs intérêts.
Historien, Julien Théry contribue au Média depuis septembre 2018.
Tr.: ... plutôt Hitler que le Front Populaire ... traits de fascisation ... les médias dominants ... Boris Cyrulnik "La véritable extrême droite, c'est Mélenchon" ... Frédéric Boccaletti, le député voyou du RN, cadre du RN, tenancier d'une librairie négationniste, antisémite ... racisme d'État ... toute politique émancipatrice condamnée ... extrême-droitisation généralisée ... Pierre-Édouard Stérin, parrain secret de l'extrême droite ... Macron déjà une forme d'extrême droite au pouvoir comme en Hongrie ... les syndicats sont les croquemores du ?? ... la Finlande, parti dit des "vrais finlandais" ... répression ... évolution du capitalisme ... Bolloré ... victoire du peuple contre les élites ... Walmart ... deal des patrons avec l'extrême droite ... projet Périclès ... Musc a gagné 20 millions de Dollards en 24 h après la victoire de Trump ... extrême droite libertarienne ... En Fr des patrons soutiennent l'extrême droite ...
la vraie responsabilité est celle de la gauche ... Hollande au pouvoir, politique de droite ... NFP plus radical ... être TRÈS RADICAL, aller à la racine de ce qui empêche de vivre dignement ... ya inversion de la honte, remettre la honte au RN et aux racistes ... /cas sociaux ... hégémonie culturelle ... créer des médias alternatifs, faire entendre un discours alternatif ... dire le désirable et le POSSIBLE, pas pj utopique ... il faut aussi une législation pour réprimer ce qui n'est pas vertueux ...