C ce soir
S6 - PS - LFI : le divorce des municipales ?
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Magazines d'actualité - Vidéo - 1 h 8 min - Français
Disponible jusqu'au 22/04/2026
Au lendemain des municipales, avec le début des règlements de compte à gauche entre socialistes et insoumis et le retour du débat entre ceux qui continuent de défendre l’union et ceux qui pensent que les gauches sont définitivement “irréconciliables”… Alors ces municipales ont-elles posé les bases d’un nouveau rapport de force à gauche à un an de la présidentielle ? L’union reste-t-elle la seule chance pour la gauche de revenir au pouvoir ou est-elle au contraire une “une impasse” ? Nous allons en débattre ce lundi 23 mars avec nos invités :
- Rémi LEFEBVRE Professeur de science politique à l’Université de Lille et Sciences Po Lille, auteur de Faut-il désespérer de la gauche ?” (éditions Textuel, mars 2022)
- Gilles FINCHELSTEIN Directeur général de la Fondation Jean Jaurès, auteur du livre La démocratie a l'état gazeux, une histoire politique (1945-2025) (Flammarion, Novembre 2025) - Antoine OBERDORFF Journaliste politique à l’Opinion, suivi de la gauche
- Perrine SIMON-NAHUM Historienne, philosophe, directrice de recherches au CNRS et professeure attachée au département de philosophie de l’ENS-Ulm, autrice de « Aron critique Sartre » aux éditions Calmann Levy (12.03.25)
- Samuel HAYAT Politiste, chercheur CNRS en science politique au Cevipof (Sciences-Po)
- Lumir LAPRAY Activiste rurale, autrice du livre Ces gens là (éditions Payot, septembre 2025)
Au lendemain des municipales, avec le début des règlements de compte à gauche entre socialistes et insoumis et le retour du débat entre ceux qui continuent de défendre l’union et ceux qui pensent que les gauches sont définitivement “irréconciliables”… Alors ces municipales ont-elles posé les bases d’un nouveau rapport de force à gauche à un an de la présidentielle ? L’union reste-t-elle la seule chance pour la gauche de revenir au pouvoir ou est-elle au contraire une “une impasse” ? Nous allons en débattre ce lundi 23 mars avec nos invités :
- Rémi LEFEBVRE Professeur de science politique à l’Université de Lille et Sciences Po Lille, auteur de Faut-il désespérer de la gauche ?” (éditions Textuel, mars 2022)
- Gilles FINCHELSTEIN Directeur général de la Fondation Jean Jaurès, auteur du livre La démocratie a l'état gazeux, une histoire politique (1945-2025) (Flammarion, Novembre 2025)
- Antoine OBERDORFF Journaliste politique à l’Opinion, suivi de la gauche
- Perrine SIMON-NAHUM Historienne, philosophe, directrice de recherches au CNRS et professeure attachée au département de philosophie de l’ENS-Ulm, autrice de « Aron critique Sartre » aux éditions Calmann Levy (12.03.25)
- Samuel HAYAT Politiste, chercheur CNRS en science politique au Cevipof (Sciences-Po)
- Lumir LAPRAY Activiste rurale, autrice du livre Ces gens là (éditions Payot, septembre 2025)
Présenté par :
Karim Rissouli
Maison de production : France Télévisions / Together Media
Chroniqueurs : Laure Adler, Camille Diao, Arthur Chevallier
Tr.: ...
Lumir / Victoires populaires ... mort de Lionel Jospin ... dialectique du réalisme et en même temps de l'ancrage à gauche ... trouver un point d'équilibre entre la culture de responsabilité et en même temps une éthique de la conviction. Et il était toujours sur ce fil. Équilibre qui s'est perdu après notamment avec François Hollande. C'est la dernière fois qu'il y a eu cette tension à gauche. Le bilan était tout de même controversé. En 2002, l'extrême gauche fait 10% des voix. ... ya déjà cette critique du social-libéralisme alors même qu'il était contre Tony Blair et Schröder. Il ne faut pas non plus mythifier Jospin ... tournant de la rigueur dans les années 1980 ...
14:33 terminer ACT
Publié il y a 21 min • 0 vues
Visibilité Publique
Publié originellement 17/03/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 41min 37sec
1 Comment
Tr.: ...
Clémence Morel, secr nationale des Jeunes de l'APRÈS ... HADRIEN CLOUET, député LFI ...
Sabrina Sebaihi, députée écologiste ... Perpignan : les association muselées, la police de proximité n'existe plus, le droit à des soins de prévention a quasiment disparu, le monde culturel est sinistré. Ça a des conséquences concrètes. Toulouse : maire divers centre, interdit une exposition sur Gaza, a fait Manif pour Tous, qui a des positions dures, loyers ont augm de 15%, bus réduits, jeune coincés le soir, une ville de droite, on n'en veut pas.
Ce qui importe, c'est le bien-être ... se rassembler sur le 2ème tour, empêcher la droite ... ça aide à mobiliser de fusionner les listes ...
on n'a pas assez parlé des alliances droite-extrême droite banalisée ... 2 ailes groupuscules violents campagne de terrain, Stérin et électif ... >>rassemblements contre le racisme ... à Nantes Joanna Rolland et LFI fusionnent ... le sondage est un pb ...
7870 ont signé
Nous avons quelques heures pour faire changer le cours des élections.
Les résultats du premier tour des municipales viennent de tomber. Dans une majorité de grandes villes, l'issue du second tour dépendra de la capacité des partis de gauche, qui représentent souvent plus de 50% des suffrages exprimés, à s’unir.
Ce rassemblement est largement attendu par les électeur·ices : selon un sondage Ipsos(1), 70 % des sympathisant·es de gauche sont favorables au rassemblement de toutes les listes de gauche pour empêcher une victoire de la droite et de l’extrême droite.
Ces élections vont dessiner l’avenir de nos villes et du pays. Rappelons-nous collectivement que :
- Les programmes des listes de gauche sont très proches et les désaccords sont largement surmontables.
- La désunion, c’est prendre le risque de perdre ces élections au profit d’une victoire de la droite et de l’extrême droite.
- Les maires et les conseiller·es municipaux feront le Sénat demain, et donc le vote de nos futures lois nationales !
Ces enjeux dépassent largement les désaccords entre les candidat·es.
Jusque-là, la campagne a été marquée par des tensions entre les forces de gauche. Si l’expression des nuances programmatiques est saine, les attaques directes entre les listes ont participé à démobiliser et déprimer largement une partie de l’électorat.
En 2022, puis en 2024, alors que personne ne s’y attendait, l'ensemble de la gauche a réussi à se rassembler pour gagner.
Nous lançons donc un appel aux dirigeant·es du PS, du PCF, d’EELV et de LFI, ainsi qu’aux têtes de liste locales :
Là où la gauche rassemblée peut gagner face à la droite et l’extrême droite, les listes doivent unir leurs forces.
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Signez et partagez cette pétition
(1) Selon une enquête réalisée par Ipsos BVA-CESI pour Le Monde début mars auprès de 10 000 personnes
Décryptage
Par Sarah Benhaïda (Mediapart) - le 10/03/2026 à 09h00 - 99 commentaires
Candidat malheureux en 2020, le communiste Jean-Paul Lecoq est de nouveau en campagne pour conquérir la mairie. Entre montée de l’extrême droite et efforts redoublés à gauche pour faire voter les quartiers populaires, il menace Édouard Philippe et ses ambitions présidentielles.
« Les Havrais parlent aux Havrais », dit-il aux journalistes venu·es de Paris. Ce pourrait être son slogan, c’est en tout cas sa marque de fabrique. Pour la deuxième fois consécutive, le député communiste Jean-Paul Lecoq a décidé de repartir en campagne pour ravir la mairie du Havre. L’ancien maire de la commune voisine de Gonfreville-l’Orcher y affrontera de nouveau Édouard Philippe, qui lie ses ambitions présidentielles à sa réélection.
Avec cette année, une équation nouvelle : une montée du vote d’extrême droite aux derniers scrutins nationaux et le parachutage d’un candidat issu du parti ciottiste Union des droites pour la République (UDR), Franck Keller, arrivé de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) pour mettre en difficulté l’ancien premier ministre d’Emmanuel Macron. Battu par Édouard Philippe en 2020, Jean-Paul Lecoq escompte cette fois-ci réussir là où la gauche échoue depuis trente ans ans.
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La réalité du Havre, second port français pour le trafic global derrière Marseille (Bouches-du-Rhône) et premier pour le trafic des conteneurs, c’est un taux de pauvreté de 23 %. Et un taux de chômage de 9 % – « le plus haut de la région Normandie, avec un emploi industriel sur quatre supprimé entre 2008 et 2018 dans la région havraise », énumère Baptiste Bauza, directeur de campagne et colistier de Jean-Paul Lecoq. Des chiffres plus importants encore dans la ville haute et les quartiers sud, loin de la plage et des aménagements du centre-ville.
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Dans l’un de ces quartiers, Bois de Bléville, « il y a une école, un arrêt de bus et pas de boulangerie » pour près de 2 000 habitant·es, affirme Djawed Fridi, numéro deux de la liste de La France insoumise (LFI) au Havre.
Dispersion des voix à droite
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C’est pour porter la voix des habitant·es de la Mare Rouge et continuer de mener son « combat contre l’abstention » que Zehra Buyuk Sevindik a rejoint la liste de Jean-Paul Lecoq
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Malgré tout, assure la socialiste Florence Martin-Péréon, numéro deux sur la liste, « le Havre est une ville de gauche ». « Depuis trente ans, les socialistes et les communistes n’étaient pas unis sur une même liste
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si la droite a mis un terme à trente années de communisme municipal en 1995, c’est toujours la gauche qui l’emporte ici aux élections nationales – même si l’extrême droite prospère de longue date sur la désindustrialisation de la cité portuaire. Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle en 2022 avec plus de 30 % des suffrages exprimés. Et Jean-Paul Lecoq lui-même a été réélu député avec 65 % des voix en 2022 et de nouveau avec le même score en 2024.
Les quartiers populaires, clé du scrutin
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Un abandon que Oumou Niang-Fouquet, adjointe d’Édouard Philippe chargée de l’éducation et de la jeunesse, réfute en bloc
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En campagne depuis un an « pour pousser les gens à s’inscrire sur les listes électorales », l’insoumis Djawed Fridi a une tout autre version des choses : « À Caucriauville, les travaux ne touchent que ce qui longe le tram, les grands axes sont refaits mais juste derrière, c’est pourri. La deuxième scène du Volcan, on l’attend depuis le milieu du premier mandat d’Édouard Philippe. Quant à Auchan, les commerces y sont trop chers, et comme les loyers le sont aussi, il y a plein de logements vides », rectifie-t-il.
Décryptage
Par Sarah Benhaïda (Mediapart) - le 10/03/2026 à 09h00
Candidat malheureux en 2020, le communiste Jean-Paul Lecoq est de nouveau en campagne pour conquérir la mairie. Entre montée de l’extrême droite et efforts redoublés à gauche pour faire voter les quartiers populaires, il menace Édouard Philippe et ses ambitions présidentielles.
« Les Havrais parlent aux Havrais », dit-il aux journalistes venu·es de Paris. Ce pourrait être son slogan, c’est en tout cas sa marque de fabrique. Pour la deuxième fois consécutive, le député communiste Jean-Paul Lecoq a décidé de repartir en campagne pour ravir la mairie du Havre. L’ancien maire de la commune voisine de Gonfreville-l’Orcher y affrontera de nouveau Édouard Philippe, qui lie ses ambitions présidentielles à sa réélection. Avec cette année, une équation nouvelle : une montée du vote d’extrême droite aux derniers scrutins nationaux et le parachutage d’un candidat issu du parti ciottiste Union des droites pour la République (UDR), Franck Keller, arrivé de Neu...
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Publié Il y a 1 semaine • 28 vues
Le numéro 4 de la revue Nous. publiée par le QG décolonial contient un dossier consacré à la vaste question des rapports entre religion et émancipation. La belle couverture, sur laquelle un Marx revêtu d'une coiffe orientale fume une pipe d'où sort une épaisse fumée, transforme le point de départ obligé de toute réflexion sur le sujet en mot d'ordre affiché d'emblée, avec ce titre : Légalisons l'opium du peuple ! L'interprétation habituelle à gauche du phénomène religieux comme aliénation est immédiatement prise à contrepied − sachant que le texte de jeunesse dans lequel #Marx assimilait la religion à "l'opium du peuple" est beaucoup plus riche et nuancé qu'on ne le croit d'ordinaire. Il faut bien sûr, dit Louisa Yousfi dans son éditorial, reconnaître la fécondité historique des idéaux issus des Lumières que sont le matérialisme, le rationalisme, la laïcité. Mais "la gauche occidentale accrochée à ses fétiches d'émancipation s'est faite prêtresse d'une autre foi : celle qui nous enferme dans un monde sans transcendance, sans dehors, sans autre horizon que la répétition de la machine", et "ce paradigme qui a nourri les révolutions européennes "s'est retourné par la logique coloniale, contre les peuples indigènes". Aujourd'hui, "tout force politique qui persiste à croire que Dieu est une faiblesse du peuple qu'il faudrait éduquer aux valeurs des Lumières se trompe d'époque". Et, comme le conclut Félix Boggio Ewangé-Epée au terme d'un remarquable article au titre on-ne-peut-plus clair, "Une gauche décoloniale doit être post-séculariste et post-matérialiste", "toute action politique émancipatrice est sans doute une politique de transcendance. Même quand elle ne se revendique d'aucune religion ou spiritualité, elle vient ouvrir des espaces de sens là où règne une compréhension stérile et convenue des intérêts des uns et des autres". Pour cet épisode d'On s'Autorise à Penser, #JulienThéry reçoit l'un des contributeurs du 4e numéro de Nous, Yazid Arifi, et un autre membre du QG décolonial, Wissam Xelka, qui est aussi membre de Zawa Prod.
Visibilité Publique
Publié originellement 01/03/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
Langue Français
Étiquettes Durée 1h 2min 48s
Commentaires désactivés.
Connu / https://www.marianne.net/agora/humeurs/legalisons-l-opium-du-peuple-quand-le-media-veut-abandonner-la-laicite
"
quand "Le Média" veut abandonner la laïcité
Opium du peuple - Par Kévin Boucaud-Victoire - Publié le 09/03/2026 à 17:00
... s'attaquer à l'athéisme de la gauche française ...
"
Tr.: ...
questionner idée avancée vers la science ... combats réactionnaires, déconstruire le fait de l'antireligieux ... combats émancipateurs ... réflexion sur les phénomènes religieux ... vision essentialiste de la religion ... analyse matérialiste des phénomènes religieux / besoins de croire, spiritualité ... /anticléricalisme ... point de vue décolonial ... ouverture d'esprit ... livre "Des empires sous la terre" ... extractivisme ... mouvements écologistes USA, capitalisme, rapport à la nature ... christianisme ... hétérogénéité ... /ce qu'est le religieux depuis le scientisme ... formes de croyance, mystique ... nationalisme ... interroger la modernité ... mépris des occidentaux ... inégalités des races sous des arguments scientifiques au 19è siècle ... le fétichisme de la marchandise, croyances, la religion du capital ... le capitalisme est en train de détruire la planète ... humilité ... les croisades, pas que fait religieux ... révolution iranienne ... ex Hamas et Daech n'ont rien à voir, ramener de la complexité ... la gauche encore islamophobe ... /modernité a repoussé les contestations du point de vue des religieux ... la gauche a compris que le judaïsme n'est pas en cause en Israël ... renouer avec une analyse matérialiste ... théologie de la libération ... ambition progressiste face à une identité, mécanique affinitaire se met en place ... catholicisme imposé à la population ... Marx "les hommes font la religion, pas le contraire" ... lutter contre vision statique des religieux ... terrain de luttes ... y aller ... critique de la modernité comme vacuité, monde entièrement marchandisé sans sens ... post-matérialisme, transcendance ... ex communisme, paradis sur terre ... la finitude humaine amène des questions sur l'après ... qu'est-ce qui fait rêver les gens ? ... JLM passe à l'imaginaire ... transcendance, utopie ... /néolibéralisme bourgeoisie agnostique ... en reconnaître le religieux discutable ... c'est la domination qui amène le sexisme ... autocritique sur les certitudes de l'occident. ex laîcité ... pas nécessairement progrès ... souffi ... mob massives au Maroc contre israël / orga d'entraide Justice et bienfaisance ... PJD Parti Justice et Développement ... à la rencontre d'une identité encrée islam ... sentiment d'impuissance ... sentiment de persécution, se revendiquer musulman est une forme de résistance ... /islamisme ... diversité, domination coloniale anglaises ... le Hamas, lié à l'histoire ... l'islam, ennemi de l'intérieur en fr participe à la fascisation /frères musulmans / rapport ministériel ... accusation d'entrisme, répondre aux pb concrets des gens que la puissance publique n'a pas satisfaits ex en Égypte ... importance du rôle de l'armée, gouv pays endetté, sortir du logiciel capitaliste, nuances, critique interne du phénomène religieux, très moderne, échec des religieux conservateurs ... a Dubaï en horreur ... le capitalisme a aussi abimé nos croyances spirituelles ... "La pensée qui cesse d'inventer et qui ne fait plus que refléter la mécanique du monde, laisse aux imaginaires fascistes le monopole du sens. Il ne s'agit pas de tourner le dos à la science ni de rappeler les prêtres, mais de refuser cette réduction du monde à ces mesures, refuser l’appauvrissement métaphysique que l'occident appelle progrès et réinventer le champ où nos vies trouvent encore à signifier." Une défense du religieux en un certain sens, et de la transcendance ... "sans cela qu'un peuple qui se soulève est d'abord un peuple qui prie, qui imagine et qui se souvient... C'est cela que le mouvement décolonial s'attache à approcher au plus près, non pas seulement la colère du sud global, mais leur vision, leur manière de pressentir l'histoire, de lire les signes et de refuser le temps clos de l'occident." 10€ pour 165 pages. Salue le travail des gens ...
Ndlr :
- abandonner la laïcité est-il le sujet de ce livre et donc de cette émission comme le prétend l'article de Marianne ?
- Le journaliste de Marianne impute-t-il à LE MEDIA TV cet abandon alors que JulienThéry n'est que le messager ?
- en quoi questionner la spiritualité, la religion dans notre monde actuel porte-t-il atteinte à la laïcité ?
ACT
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ENTRETIENS 🗣️
Diego Chauvet, journaliste à l'Humanité, reçoit Johann Chapoutot, spécialiste de la montée du nazisme, pour apporter son regard d'historien, de spécialiste des années 30, sur le renversement des valeurs que nous vivons actuellement entre fascisme et antifascisme.
00:00 Introduction
02:09 Qu'est-ce que l'antifascisme ?
11:28 Mort de Quentin D. : la réaction de Dominique de Villepin
19:55 Le retour de propos pétainistes
25:21 Faut-il distinguer les formes de violences ?
31:28 L'influence trumpiste
44:34 Marianne attaque Johann Chapoutot
50:17 Notre hors-série "Front commun contre l'extrême droite"
Tr.: ...
extrême centre et extrême droite partagent des valeurs communes : le darwinisme social, des formes de suprémacisme social c'est sûr, suprémacisme racial très souvent, et ils ont également la même clientèle en gros, les dynamiques patrimoniales, les possédants. Et par ailleurs, ils ont les mêmes ennemis, c'est-à-dire la gauche en général. Ce que les nazis appelaient le marxisme qui englobait aussi la social-démocratie qu'il s'agissait de détruire, notamment les syndicats. Dans ce que fait le centre, nous avons déjà des antécédents ... de la dynamique des idées comme de la dynamique sociologique, du point de vue idéologique comme sociologique, c'est compréhensible. Et ça s'est déjà produit. Ce qui est regrettable, c'est que une partie de la gauche se désolidarise de l'autre de la même manière que le SPD (ndlr : Parti social-démocrate d’Allemagne. En allemand Sozialdemokratische Partei Deutschlands) avait tenté de s'imposer ? dans les bonnes grâces de la droite, voire nazie, nous, nous sommes la gauche raisonnable, discours que l'on entendait déjà à l'époque. Nous sommes des gens raisonnables, nous n'avons rien à voir avec ces fanatiques de l'égalité sociale ou de la justice sociale que sont les communistes, nous n'avons rien à faire avec eux. Il les ont donc jeté par dessus bord, ou jeté sous le bus comme on dit aujourd'hui pour, encore une fois, donner des gages à la droite et à l'extrême droite. Pour se sauver eux-mêmes. L'histoire a bien montré que ils ont été victimes eux-mêmes de ce qu'ils pensaient pouvoir éviter. Phrase de Dominique de Villepin dans un texte qu'il a publié jeudi soir à ce sujet "Le parti social-démocrate allemand, grande force républicaine de gauche à l'époque, a eu sa part de responsabilité dans la montée du nazisme en maintenant l'illusion d'une posture d'équivalence qui a conduit à son propre écrasement." C'est ce que vous décrivez là précisément. DDV lui, en tant que responsable politique, en fait l'analogie avec le présent. Est-ce qu'il a raison ?
OUI ce qui le distingue notamment d'un ancien pdt de la république dont les dernières déclarations sont consternantes du point de vue de l'éthique politique, François Hollande pour ne pas le citer, de la morale humaine, de la décence commune et de la culture politique, contrairement à des gens comme cela, DDV est quelqu'un ??? il lit de la littérature, philosophie, histoire puisque nous en avons parlé, notamment de cette période de 1932-1933, c'est quelqu'un qui ayant ouvert des livres d'histoire, en a tiré quelques enseignements. D'autres comme FH que vous citiez, en fréquentant uniquement HEC et Science Po n'a pas eu l'occasion de se former à l'histoire et c'est bien dommage puisque, précisément, l'erreur majeure, monstrueuse même en réalité du SPD allemand en 32-33, ça a été, au moment depuis avril 1932 les communistes proposaient une alliance, non seulement à la base mais aussi au sommet, de vouloir se distinguer à toutes forces d'une gauche qu'il était prêt à sacrifier, avec laquelle ils avaient des désaccords stratégiques, tactiques, et un passif d'opposition assez long, sacrifier cette gauche là pour se sauver soi-même. Et ça a duré longtemps cette histoire puisque le SPD Allemand, non seulement n'a rien fait quand les nazis sont arrivés au gouvernement, contrairement à ce que demandait le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands ou PARTI COMMUNISTE ndlr) une grève générale. Mais 5 mois plus tard, le SPD en était encore à voter une motion de confiance à Hitler et à son gouvernement au Reichtag. Le 17 mai 33, franchement, c'est très tard. Cela dit, en écoutant certaines déclarations la semaine dernière - les Hollande et Gluxman ou autres - on voit qu'effectivement ce genre d'individus voter des motions de confiance à des gouvernements d'extrême droite qui en d'autres temps aurait massacré à qui mieux mieux et incarcéré dans des centres spéciaux puisque le 17 mai 33, c'était par centaines que se comptaient les victimes à gauche du gouvernement nazi. Donc oui, faire un peu d'histoire de temps en temps peut servir !
On entend que les communistes étaient trop radicaux. Visiblement, ça ne s'est pas passé comme ça.
Je l'entends beaucoup ici et là. En fait ya deux historiographies pour être un peu techniques dans la manière dont on raconte l'histoire, ce sont deux historiographies qui se sont mises d'accord. Ya une historiographie de droite toujours prête à dire que la gauche c'est mal et que la gauche de la gauche c'est encore plus mal. C'est radical, ça parle trop fort, ça ne met pas de cravate, ça demande un peu trop bruyamment la justice sociale et fiscale, c'est très impoli et donc c'est le chien qui saute sur la table en plein diner bourgeois et ça ne se fait pas. Une seconde historiographie trotskiste est entrée en calescence? avec la première, qui à juste titre a plein de choses à reprocher aux staliniens, bien sûr. Et dieu sait que les trotskistes dans les années 30 ont pâti de leur opposition au stalinisme, mais la lecture qu'a pu faire Trotski et dans la suite les historiens trotskistes, de cette période, fait l'économie de quelques faits importants et de quelques archives et sources importantes. Il y a une opposition terrible entre SPD et KPD depuis 1919, pourquoi ?
Parce que la scission du KPD, la scission communiste qui fait suite à tous les débats qu'il y a eu entre réformistes et révolutionnaires avant 14, fait suite au désaccord entre ceux qui ont voté les crédits de guerre, les socio-démocrates, et ceux qui ont refusé de les voter, c'est-à-dire les futurs communistes, ensuite la révolution de 17, la séparation sur la base des 21 points de Lénine et du Cominterm, en France, Italie et partout, mais dans le contexte allemand, vous avez un contexte de guerre civile qui vient aggraver les choses avec une répression menée par les socio-démocrates au pouvoir contre les communistes. Vous avez 150 morts la semaine sanglante de Berlin en janvier 19, vous avez 1200 morts en mars 1919, vous avez également le pdt social-démocrate Hébert qui empêche l'union entre socialistes et communistes en Turinge et en Saxe en 1923, et vous avez à nouveau un massacre à Berlin le 1er mai 1929 avec la police sociale-démocrate, préfet de police social-démocrate, ministre pdt de Prusse social-démocrate et chancelier aussi, qui massacre 33 personnes à l'arme lourde au centre de Berlin. Et évidemment que dans ce contexte là, les communistes avaient quelques raisons d'en vouloir aux socio-démocrates. Inversement, les socio-démocrates prenaient ombrage qu'on les traite de socio-traitres et de socio-fascistes, ce qui pouvait s'argumenter puisque le socio-démocrates avaient choisi de faire une politique de droite. Les socio-démocrates avaient soutenu le chancelier Bruning de 1930 à 1932, soutenu sa politique d'austérité, de destruction de l'état social. Évidemment, dans ces conditions là, lorsque vous êtes vaguement de gauche et que vous avez quelques idées qui sont accrochées à une vague colonne vertébrale, vous ne pouvez pas ne pas critiquer cela. Les communistes ont été fidèles à cette revendication de justice sociale et fiscale, ont critiqué les socio-démocrates. Mais in fine, face au danger nazi, peut-être était-ce trop tard. Mais face au danger nazi, en avril 32, après les résultats des élections présidentielles de mars 1932, après le résultat des élections de Prusse, en avril 32, la progression nazie, le KPD a proposé une alliance qui a été refusée à de multiples reprises par la direction social-démocrate. Je tenais à rappeler tous ces contextes là à la fois historique pour l'allemagne mais également historiographiques pour voir comment on réécrit l'histoire, pour rappeler que le KPD allemand, tout stalinien qu'il était, et que toutes ses fautes, toutes ses erreurs, n'est certainement pas responsable de tout. Évidemment que la gauche n'est pas responsable de l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Il n'y avait plus de démocratie parlementaire depuis mars 1930. Quand bien même les marxistes auraient-ils été majoritaires et unis, jamais le pdt Henenbourg n'aurait appelé un chancelier social-démocrate au pouvoir.
Dans vos propos et dans votre livre, on voit la réaction des élites. À l'époque, on ne sait pas encore ce que va vraiment donner le nazisme derrière. Aujourd'hui, on sait. Et malgré cela, depuis une dizaine de jours, on entend Martine Vassal, candidate de la droite républicaine à Marseille, dire travail, famille, patrie, ce sont mes valeurs. On voit Laurent Wauquier le jour où 3000 militants qui vont faire des saluts nazis, hurler des slogans racistes, etc. Afficher le portrait géant de Quantin Deranque sur l'hôtel de région à Lyon. On entend Aurore Berger parler d'anti-france qui est aussi un terme qui renvoie à une certaine époque, comment on interprête ce déferlement de propos quand aujourd'hui on sai tout ça ?
Alors on sait... Il est possible de plaider l'incompétence, l'ignorance et l'incurie. Je ne pense pas que Mme Berger ou Mme Vassal soient les couteaux les plus aiguisés du tiroir ou les humanistes les plus confirmés du personnel politique français. Mais au bout d'un moment, il commence à devenir difficile de plaider l'inculture ou l'incompétence. Tout cela commence sérieusement à fair système. Parler d'anti-France, c'est évidemment une référence à l'extrême droite intisémite et xénophobe de la fin du 19ème siècle. Référence directe à Drumont, à Mauras. Ça peut faire office de dogwittle, ces petits stylos qu'on envoie pour faire rappliquer les chiens, et en l'occurence des chiens d'extrême droite. Ce sont des petits signes qui sont envoyés. On pense également à ce que disait Emmanuel Macron sur Pétain qu'il appelle le maréchal Pétain. Rappelons que depuis 1945 il n'y a plus de Maréchal Pétain puisqu'il a été condamné pour indignité nationale quand il vantait le grand soldat quand tous les historiens de la 1ère guerre mondiale, les historiennes en l’occurrence comme Bénédicte Vergez-Chaignon?? autrice de la meilleure biographie de Pétain, contestent absolument. C'était un très mauvais tacticien, très mauvais stratège, mais sans doute pas pour E. Macron. Alors, on peut y voir plusieurs choses. Outre l'incurie, outre l'incompétence. Déjà une culture de droite qui a des inclinations à l'extrême droite. Ce qui est assez manifeste chez un individu comme E.Macron. Toute sa socialisation, toute sa culture si on peut parler de culture, l'accumulation des signes amicaux adressés à l'extrême droite depuis 2017 fait système. Et donc ça, ça se retrouve chez ses proxis ou chez ses obligés, chez ses vassaux. Que ce soit chez les gens qui viennent de LR ou qui y sont encore, c'est le cas d'Aurore Berger. Karl Olive aussi, personnage désastreux. Maintenant Martine Vassal à Marseille. Tout cela confirme une analyse désormais bien établie et qui est applicable à notre période comme elle l'a été à d'autres précédemment qui est que un extrême centre qui voit lui échapper le pouvoir soit par extinction d'un mandat, soit par désastre socio-électoraux répétés, au fond, l'extrême centre actuel se retrouve au niveau Fon papen en 1932. Entre 10 et 15%. Et bien cet extrême centre là se radicalise. s'ensauvage, et va ensauvager aussi ses proxis et puis ses forces de l'ordre. On l'a vu de manière répétée depuis 2018. Ya un problème avec le maintien de l'ordre en France. Très clairement. Les images de Sainte-Soline, les propos de Sainte-Soline, auront fait réaliser à beaucoup ce que c'est que l'ensauvagement des élites patrimoniales qui ne peut plus tenir que par l'ensauvagement de forces de l'ordre qui sont là pour maintenir un pouvoir par la violence. Pouvoir encore une fois qui est contraire, dont la politique est contraire aux intérêts de la quasi-totalité de la population. Il devient difficile quand on meurt dans la salle d'attente des urgences de tel hôpital, de justifier une politique fiscale qui a fait exploser les inégalités depuis 2017. Ces choses là sont impossibles à justifier donc on mobilise un appareil médiatique monstrueux pour justifier l'injustifiable. Et si jamais ça ne suffit pas, on fait des tirs tendus de LBD.
Puisque vous abordez la violence d'ÉTAT, en ce moment justement, là aussi ce qui est très marquant dans la semaine écoulée, c'est de voir finalement une violence qui est toute mise dans le même sac. On voit des reportages qui représentent des successions d'images de gilets jaunes, de maison d'un maire brûlée par l'extrême droite parce qu'il voulait faire un centre d'asile sur sa commune, vous citez les violences policières, tout ça est placé dans l'environnement médiatique comme quelque chose de presque équivalent. Est-ce qu'il faut distinguer déjà ces violences en fonction de qui les commet ? Et comment historiquement on distingue les violences antifasciste et violences d'État ?
En amont de tout cela, ce qui est rarement évoqué, voire jamais par les médias établis, les médias traditionnels dont on se rend compte qu'il ne font pas un travail de journaliste. Ils ne font pas un travail d'établissement des faits, ni de lecture des sciences humaines et sociales, de critique du réel, la violence dont ils ne parlent pas, c'est la violence qui est endogène consubstantielle à une organisation sociale, on le voit tous les jours, prône de plus en plus l'exploitation démesurée de soi-même, de son propre corps, de son propre temps, d'autrui, de l'environnement, de la planète pour des objectifs de profits dont on voit l'absurdité de manière de plus en plus claire. Cette société là, la société que l'on prône, la société que l'on vend à longueur de plateaux, celle des réformes, celle de la croissance, celle du profit, celle d'une société qui est par définition d'une violence extrême qui repose sur l'exploitation, sur le malheur. Le malheur des corps, des esprits. Nous vivons dans un pays où les dommages psycho-sociaux liés au travail explosent. Elle est là la violence quand même. La violence faite aux femmes, aux exploités, aux enfants. Et lorsque vous avez des gens qui dénoncent cette violence parce qu'ils en sont révoltés, parce que c'est quelque chose qui les rend malades, qu'ils ne peuvent supporter, parce qu'ils ont assez d'empathie et de sensibilité, assez d'humanité pour ne pas accepter cela. On les désigne eux comme violents. Mais c'est complètement délirant. Alors ça s'explique très bien puisque pour maintenir un pouvoir qui nie le réel et qui nie la sensibilité et la vie de la quasi-totalité de la population, il faut inverser les réalités en permanence. Donc si vous dénoncez la violence, c'est vous le violent. Pourquoi ? parce que vous ne portez pas de cravate et que vous parlez un peu trop fort. Parce que vous dites des choses qui ne se disent pas dans les dîners en ville où il faut savoir garder un sens de la nuance, de la mesure, de la bonne éducation. Et si vous transgressez ces normes ou ces codes, vous êtes un fanatique, un énervé, un jacobin, un communiste, un partageux et alors insulte suprême désormais un antifasciste. Vous vous rendez compte que le terme antifasciste est devenu une insulte ? C'est quoi alors le terme amélioratif ? C'est fasciste ? Si être antifa est mal, donc c'est être fasciste qui est bien, et bien oui, c'est cette impression que l'on a en rgardant les plateaux de tv depuis 10 jours.
Alors paradoxalement, on entend aussi des gens d'extrême droite se plaindre justement sur les plateaux qu'on les qualifie de fasciste ou de nazis disant que la gauche fascise tout, nazifie tout et qu'on met des cibles dans le dos. Donc pour eux ça reste péjoratif.
Oui. Alors pas pour tous puisque certains s'en revendiquent volontiers mais lorsque pour le coup toute la presse quotidienne régionale et tous les réseaux de France 3 région ont fait leur travail en juin 2024 pour voir qui était candidat et notamment du RN. Oui lorsque vous affichez des croix gamées sur vos réseaux sociaux, des runes germaniques bien connues ou des crismes désormais détournés par l'extrême droite pour afficher une certaine opinion. Lorsque vous défilez derrière des tambours de la jeunesse hitlérienne le 9 mais, lorsque vous utilisez le rune de la mort ou de la croix celtique comme symbole, c'est tout à fait constitutif d'une culture fasciste et d'une référence aux années 30 et au fascisme italien et au nazisme allemand qui sont pleinement explicites et tout à fait revendiqués par ces troupes là. Il me semble que dans la désastreuse manifestation de samedi non interdite par le ministère de l'intérieur et la préfecture de Lyon, et bien il y avait des slogans constitutifs de cette culture politique d'extrême droite, des slogans contre l'immigration très violents, contre les minorités sexuelles, des saluts nazis. Donc effectivement ça semble être qualifiable de fascisme, oui.
Est-ce que dans cette réthorique là il n'y a pas une importation d'un cadre narrratif qui nous vient notamment des États-Unis de Trump ?
Oui, c'est le grand facilitateur en fait. Trump et l'extrême droite américaine au pouvoir pour la 2ème fois. Trump 1 pour Trump 2. Donc c'est pas une anomalie ni une aberration dans un contexte américain. Trump est bien le produit de forces profondes qui ont parti lié à l'histoire du racisme, de l'esclavage, de la ségrégation, à l'histoire du nazisme américain parce que ça existe et à l'histoire du suprémacisme social et racial qui est là aussi très structurant dans l'histoire des États-Unis depuis 200 ans. Et singulièrement depuis 1945. Ce pouvoir de l'extrême droite US s'est singularisé dès le 1er jour en janvier 2025, on le sait, par une épidémie de saluts nazis au plus haut sommet de l'administration trumpienne Elon Musk d'abord pui Steve Banon ensuite. Et ça a envoyé un signal mondial qui a été très bien compris, par les destinataires, c'est que il ne faut plus se cacher, il ne faut plus avoir honte et désormais ou peut comme ils le disent vulgairement dans cette langue managériale, dérouler. Dérouler la réhabilitation d'une culture politique foncièrement anti-humaniste, anti-universaliste, qui n'était plus fréquentable depuis 1945. Vous avez un ordre interne juridique et un ordre international qui est structuré par une clé de voute, l'antifascisme. Plus jamais ça. Après 1945, tout l'édifice normatif interne et externe, international depuis 1945 se répartit autour de cette clé de voutelà. De manière assez largement hypocrite, ça n'a pas empêché les démocraties occidentales de se livrer à des guerres contre la décolonisation. Ça n'a pas empêché le lâchage ou les meurtres de gens de couleur aux USA, y compris par les forces de l'ordre. Mais du moins, au plus haut niveau des Etats, il était inconvenant, impoli, de faire trop référence au nazisme et au fascisme. Désormais grâce à Musk, Trump, Banon, Steven Miller et on le voit dans la communication quotidienne du pouvoir d'extrême droite aux USA, cette clé de voute là, on l'a fragilisée, on veut la détruire et dans ce cas là, c'est toute la voûte qui s'effondre. Donc ça donne une subversion de l'ordre moral et juridique interne aux USA comme nous le voyons puisque désormais ce ne sont plus seulement des noirs ou des latinos que la police tue. Ce sont désormais des blancs. Assassinés de 10 balles dans le dos. Ce qui fait réagir. Quand il s'agit de noirs, ça peut paraître relever de la normalité aux USA. Mais le fait que désormais les trumpistes assassinent des blancs a pu émouvoir. Et puis pour ce qui est de l'ordre international, on l'a vu dans la négation du droit international par l'administration Trump, négation reprise chez nous par quelqu'un comme Gabriel Attal centriste paraît-il, qui en réalité s'aligne complètement sur les positions de l'extrême droite américaine. Donc cette clé de voûte de l'antifascisme du plus jamais ça, et fragilisée par des gens qui sont totalement irresponsables. Soit par ignorance crasse, mais j'ai parfois du mal à l'accréditer, soit cynisme sordide.
Et pour ce qui concerne les oligarques de la tech, ya aussi un intérêt propre, un vrai projet derrière.
Oui, un vrai projet économique. Alors évidemment orienté vers le profit de leurs entreprises et leurs profits personnels. Mais au-delà de cette quête d'accumulation vorace et sordide, vous avez aussi une philosophie politique qui est structurelle en occident depuis la seconde moitié du 19è siècle dans les élites patrominiales qui est le darwinisme social. C'est-à-dire que les hiérarchies sociales ne sont que la traduction, la translitération hiérarchies naturelles. Et c'est la nature qui en a disposé ou décidé ainsi. Certains sont appelés à souffrir et à être exploités à être des fonds d'énergie dans lesquels on va puiser jusqu'à l'épuisement. Ça c'est la biomasse du vulgum pécus. De la plèbe qui doit être mise en coupe réglée qui doit servir à votre profit et d'autres qui sont appelés là encore par la nature à gouverner, à jouir, à profiter et ça va très loin. Jusqu"à la négation du dérèglement climatique de par les élites patrimoniales qui pensent pouvoir s'en sortir. Tertil?? investissait dans des îles artificielles où des milliardaires se retrancheraient et laisseraient le reste de l'humanité à son triste sort. Quant à Elon Musk, on connaît ses fantasmes spatiaux pour tout simplement sauver une peau au mépris du reste de la quasi-totalité de l'humanité appelée à périr.
Alors, c'est justement tout ça, j'imagique qui est la raison pour laquelle vous avez décidé personnellement d'être l'un des 180 signataires d'un appel à affirmer notre antifascisme qu'on publie d'ailleurs dans l'humanité d'aujourd'hui. Donc contrairement aux injonctions, ce n'est pas le moment de ne pas surenchérir ou de calmer le jeu.
On aurait pu être beaucoup plus nombreux en réalité à signer. On aurait pu être des milliers. Ensuite, c'est le fonctionnement des pétitions qui circulent ici ou là. Mais il paraît évident pour la totalité des collègues, des amis que je croise, que avoir à réaffirmer cette conviction simple que le nazisme c'est pas bien, que le fascisme c'est pas bien, c'est quelque chose d'assez surprenant pour nous qui avons grandi dans les années 80-90 en songeant à cette histoire en noir et blanc un peu dépassée, un peu ancienne des années 30 où l'on jouait un peu à se faire peur en se demandant si on aurait été résistant, si on aurait été neutre, collabo. C'était des jeux de rôle très abstraits tout cela. Ça n'avait pas d'incarnation concrète ou d'utilité politique ou pragmatique immédiate. Et on se rend compte, alors que nous pensions que tout cela était terminé, était un mauvais souvenir cantonné, renfermé dans quelques chapitres circonscrits des livres d'histoire, et bien c'est redevenu notre quotidien ou notre exigence contemporaine et dans ce quotidien là, il paraît quand même assez élémentaire et pas extravagant ou exagéré comme on disait sous la révolution, de réaffirmer que le fascisme c'est mal. Il faut pas, il faut pas. Contrairement à ce que l'on peut entendre ici et là, le "on n'a jamais essayé". Si si on l'a déjà essayé et multiplement d'ailleurs, oui, dans plusieurs pays d'Europe, on sait ce que c'est que l'extrême droite, on sait ce que c'est que la dynamique de radicalisation de l'extrême droite, on sais ce que c'est que les stratégies de normalisation, de banalisation ou d'embourgeoisement, la fameuse stratégie de la cravate, vous mettez en façade une espèce de robot humaoïde pas très malin avec des costumes cintrés et qui soulève de la fonte et qui parle mécaniquement bien peigné, qui d'ailleurs va répéter tout ce que dit le MEDEF d'une heure sur l'autre, va prôner l'union des droites, mais derrière cette façade plus ou moins respectable, quoique très frelatée et toujours navrante en réalité quand on voit le niveau, eh bien derrière cela, les 2è et 3è lignes sont plus que nauséabondes et méphitiques??. Il suffit pas d'aller très loin dans les réseaux sociaux ou dans les historiques de publications des candidats du RN pour montrer à quoi on a affaire lorsqu'on a affaire à ces gens là. Et ça on a déjà essayé. Donc il nous paraît extravagant aujourd'hui de devoir rappeler que c'est le fondement du monde contemporain depuis 1945. L'antifascisme, c'est la philosophie politique minimale de notre monde et c'est le fondement politique élémentaire de notre philosophie juridique et politique. PLUS JAMAIS ÇA...
C'est aussi une façon de faire bloc, d'interpeller la gauche au regard de sa propre histoire que vous avez décrit tout à l'heure.
Oui. C'est un appel à la raison et à la non répétition des erreurs du passé. L'autoradicalisation d'un côté et puis de l'autre côté la volonté de se départir d'une partie de la gauche en la sacrifiant et en pensant se sauver soi-même. Typiquement ce qu'on fait les socio-démocrates en 32-33 là encore pour sauver leur peau, sauver leur mandat, leur existence sociale alors in fine ils ont été passés par pertes et profits comme les autres, comme ceux qu'ils avaient abandonné. La solidarité de gauche entre humanistes, entre universalistes, entre personnalités soucieuses d'un minimum de justice sociale, fiscale, entre les genres et de justice écologique, tout cela devrait permettre de faire bloc chez les politiques comme celles et ceux qui font l'histoire. Petite précision pour ceux qui déplorent que des historiens par exemple rappellent que l'antifascisme est le fondement de notre monde. Alors déjà, quand on fait cela, on ne fait que notre métier, on rappelle tout simplement sur quoi est fondé le monde contemporain et son ordre juridique et moral. Et par ailleurs il est quand même surprenant de reprocher à des praticiens des sciences humaines, à des historiennes et historiens d'avoir des idées politiques universalistes plutôt généreuses et plutôt orientées vers le respect des normes juridiques et morales. Peut-être pourrait-on considérer que ces historiennes et historiens ont précisément ces idées politiques là parce que ils ont une vraie connaissance de l'histoire, parce qu'ils ont vu ce que cela donnait dans des conditions normales température et de pression à un certaine moment et qu'ils en ont donc induit des leçons de conduite et de maintien pour aujourd'hui.
On vous reproche même d'avoir des idées politiques tout court. Il y a quelques jours, Marianne vous accuse de vous servir de l'histoire comme d'une tribune politique. En quoi finalement prendre position, signer des appels, avoir un discours sur l'histoire, ça n'a rien d'incompatible avec un travail d'historien ?
J'aime beaucoup citer cette phrase d'Emile Durkeim qui était titulaire de la 1ère chaire de sociologie à La Sorbonne et Émile Durkeim positiviste qui voulait faire de la science sociale une science, c'est-à-dire une chose qui n'est pas suspect d'être engagé ou d'être orienté. Emile Durkeim déjà était un républicain convaincu. C'était un homme de gauche, c'était un Dréfusard, quelqu'un qui s'était engagé pour la justice, pour la révision du procès injustement fait au capitaine Drefus. Et Émile Durkeim qui avait cette ambition de faire de la science sociale disait aussi que si la sociologie n'était au fond qu'un loisir ou que de l'art pour l'art, la sociologie de vaudrait pas une heure de peine.
Alors je n'irai pas jusque là car je pense que l'histoire vaut quand même une heure de peine indépendamment de tout, tellement j'aime ma discipline et tellement c'est mon élément. Mais de fait, l'histoire est éminemment liée au présent. Le questionnaire que nous adressons au passé, c'est le questionnaire du présent, d'un homme ou d'une femme, d'un blanc ou d'un non blanc, d'un papa ou d'une maman, d'un trentenaire ou d'un quadra, je n'ai pas les mêmes questions et mes collègues non plus à adresser au passé selon ma propre temporalité, ma propre historicité. Et rappelons aussi, au-delà de ces considérations épistémologiques minimales que en France l'histoire a été rendue obligatoire dans l'enseignement primaire et secondaire précisément par a République et précisément pour des raisons politiques. Rappelons-le. Rappelons-le aussi. Celles et ceux qui parlent de neutralité axiologique ou qui représentants de l'extrême centre sur les plateaux oublient un peu vite pourquoi nous avons fait de l'histoire une discipline OBLIGATOIRE en France. Parce qu'il s'agissait de former les citoyennes et les citoyens. C'est bien que dès l'origine, chez des gens qui n'étaient pas des zadistes énervés ou des communistes impénitents, je pense à Jules Ferry qui était très très loin de tout cela, il y avait cette idée que l'histoire est la formation du regard critique et des catégories du citoyen. Je pense que tout simplement lorsque nous signons un appel pour rappeler que l'antifascisme est le fondement de notre monde contemporain, nous ne faisons que notre travail de professeur d'histoire.
Est-ce que ça ne participe pas finalement de la même offensive qu'on entend souvent en ce moment cette fois contre la politique à l'université, l'interdiction des conférences qui est prônée par certains ? Est-ce qu'on n'a pas affaire finalement au même phénomène ou de peut-être de mise au pas, de la recherche, du milieu universitaire ?
Ça c'est vraiment un classique des périodes de raidissement autoritaire que la destruction des lieux de savoirs, la destruction des formations universitaires et notamment des formations critiques. On le voit dans l'amérique de Trump avec la manière dont les humanités, les sciences sociales sont massacrées par l'administration Trump en terme budgétaire mais aussi en terme normatif, réglementaire avec parfois des interdictions de faire cours sur ceci ou de dire cela.
De manière générale, je pense qu'il y a un assaut contre les humanités, contre les lettres, contre les sciences humaines et sociales, mais depuis longtemps en réalité, cet assaut il est à la fois administratif et structurel. Les universités se portent mal à cause des politiques néolibérales. Bien sûr elle souffre comme tous les services publics, mais elle souffre d'autant plus que pour un pouvoir encore une fois mal intentionné, comme le nôtre l'est, cet extrême centre libéral autoritaire qui ne veut certainement pas le bien de la population, on le voit au traitement de l'hôpital et de l'école, tout simplement au traitement des services publics. Ce pouvoir libéral autoritaire ne voit jamais d'on bon œil évidemment l’émancipation par les savoirs critiques. D'autant plus que les gens qui arment les structures de ces mouvements là ne sont généralement pas issus de filières d'humanités et d'humanités critiques. Donc il y a une incompatibilité entre les deux. Oui.
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Livre Les irresponsables, paru l'année dernière chez Gallimard ... vous travaillez à une suite
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la démocratie tient grâce à vous.
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CONTRE-COURANT, l'émission de décryptage qui fait un pas de côté pour mieux comprendre les sujets d'actualité, en compagnie de militant·es qui chacun·e apporte un éclairage différent et complémentaire.
EPISODE 2
Après la mort d'un militant d'extrême droite lors d'affrontements avec des militants antifascistes à Lyon, quelles conséquences politiques peut-on en tirer ?
AVEC :
- Alexis Cukier : militant syndical, écologiste et internationaliste, membre notamment d'Attac, la CGT et Égalités (Montreuil)
- Léonie Bellay : afro descendante caribéenne, militante altermondialiste et décoloniale, engagée dans des luttes transversales pour la dignité et la justice sociale des peuples, contre le pillage des ressources, l’accaparement des terres et des vies, et pour une bifurcation écologique juste (Paris)
- Mimosa Effe : militante lesbienne marxiste, membre du collectif Les Inverti.e.s (Paris)
- Nasteho Aden : afro-militante, féministe anticoloniale et décoloniale (Stains)
Émission présentée par Fabien.
#fascisme #extrêmedroite #politique #gauche #féminisme
Tr.: ...
des tiers-lieux lgbdqi+ ... accompagner l'émancipation ... on diabolise l'antiracisme, des villes remparts, anticoloniale, à défendre les 15-22/3
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attaques à visage découvert en toute impunité ... /PS ... Mimosa, petite fille de déportée, minute de silence à vômir
Léonie : inversion des normes et des valeurs, relent pétainiste, livre rappelle liberté, égalité, fraternité ... complices pour combler leur ? ... le gouv a une responsabilité totale.
Alexis : ça devait arriver, c'est une catastrophe, cette montée d'extrême droite ... avoir la pêche, comment un antifa de masse ? se former à l'autodéfense, comment on désescalade la violence ?
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3000 néofascistes ont défilé à Lyon ... comment on se protège ? la violence légitime de l'état, gouvernance d'extrême droite, continuum de violence
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climat de peur et de violence, /idéologie dominante état extrêmement violent, violences policières,
éviter que les gens soient seuls, face à la violence des fascistes et de l'état, est-ce qu'on peut se défendre ? tenir la rue ... front large, populaire
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resp particulière de ceux qui ne sont pas les premières victimes ... besoin de mouvement de masse
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la gauche n'a pas pris au sérieux l'antifa ... des efforts anti-virilistes ... fémonationalisme ... autodéfense collective ... lien avec le néolibéralisme qui individualise ... ya encore des dicatures fascistes ... racisme structurel xénophobe ... politiques libérales violentes ... répressions palestine, gilets jaunes ... / passé colonial, comportements racisés ... empathie, humanité, affaire collective ... aux USA autodéfense organisée avec des sifflets
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/j internationale du droit des femmes /fémonationalisme nemesis ... facilité à exister ... militantes encadrées par de servives d'ordre fascisme /voile à l'école, laîcité, abaya, criminaliser, restreindre, loi du harcèlement de rue ... balayer devant notre porte, où on n'a pas été assez clairs ? mvt antiraciste ex cgt très clairs sur cette question ... les invertis? ... un front antifasciste, le 8/3, les municipales, le 14/3 marche des solidarités contre violences d'état à l'initiative de sans-papiers ... faire des comités dans les quartiers ... mob sociales d'ampleur ... poser cette q dans toutes les orgas ... /mvt écolo /campagne antifa lutte existentielle, un lieu / se coordonner, agir ensemble
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articulation mondiale des peuples pour les peuples, forum social antif à porto-Allegre ... cf site de blast l'appel, mvt international ... éviter que les orgas se parlent entre elles ... retrouver souveraineté populaire ... ateliers autogérés, /droit alimentaire, colonialisme, atteintes à la dignité ... reprendre la main sur la situation politique ... on est majoritaires ... reprendre la rue, autodéfense /1ères victimes de l'XD ... intégrer nos désaccords dt la jeune garde
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Connu / https://bsky.app/profile/basta.media/post/3mf7asrlbbk2h
"
Basta!
@basta.media
Dans la ville portuaire normande, Édouard Philippe se représente aux municipales alors qu’il vise aussi la présidentielle. Une liste participative veut insuffler plus de démocratie directe, tandis que la liste des gauches et LFI partent désunies.
🖋️ @rachelknaebel.bsky.social
Des listes citoyennes et de gauche en ordre dispersé face à Edouard Philippe au Havre
Dans la ville portuaire normande, Édouard Philippe se représente aux municipales, alors qu'il vise aussi la présidentielle. Une liste participative veut insuffler plus de démocratie directe, tandis qu...
10:11 · 19 févr. 2026
8 reposts 1 citation 11 ont aimé
lauvergnat.bsky.social @lauvergnat.bsky.social · 7 h
Pour rappel, Édouard Philippe proposait en septembre 2023 une différenciation de la loi pour les français musulmans. Digne de pétain, il n'est PAS dans le fameux "arc républicain " https://www.nouvelobs.com/politique/20230916.OBS78230/hantise-de-l-islam-jusqu-ou-oseront-ils-aller.html
Hantise de l’islam, jusqu’où oseront-ils aller ?
Pour la première fois, un responsable politique de haut niveau, l’ex-Premier ministre Edouard Philippe, envisage expressément un traitement différencié de l’islam. Dans cette tribune, une cinquantaine...
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FOCUS 🔍
Depuis 2010, les groupuscules d’extrême droite radicaux se sont implantés par la violence en plein cœur de la capitale des Gaules. Leur objectif ? Débarrasser la ville de leurs « ennemis » : la gauche et les étrangers. Décryptage avec Bruno Rieth et Anthony Cortes de la rubrique politique.
Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, sur France Inter. ©Radio France
Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise, dénonce "la manière avec laquelle une partie de la classe médiatique et une partie de la classe politique essaie de faire porter une responsabilité à La France insoumise" après la mort d'un militant nationaliste à Lyon.
Avec Manuel Bompard, homme politique français
"Il n’y a aucune responsabilité politique de La France insoumise dans ce drame", affirme Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, sur France Inter, mardi 17 février, après l'agression mortelle jeudi dernier à Lyon de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan, à Sciences Po. "La manière avec laquelle une partie de la classe médiatique et une partie de la classe politique, depuis maintenant plusieurs jours, essaie à tout prix de faire porter une responsabilité à La France insoumise dans ce drame est absolument irresponsable et absolument abjecte", dénonce Manuel Bompard.
À écouter
Mort de Quentin Deranque : pas d'interpellation, l'enquête requalifiée pour "homicide volontaire", précise le procureur
L'info de France Inter
2 min
Le coordinateur de La France insoumise déplore "la méthode qui est à l'œuvre dans une partie de la classe politique et de la classe médiatique en France", qui est, selon lui, "exactement la méthode qui a été utilisée aux États-Unis par Donald Trump après l'assassinat de Charlie Kirk, qui a accusé le Parti démocrate d'être responsable alors qu'il n'avait aucune responsabilité". "Maintenant, on fait la même chose avec la France insoumise et c'est totalement scandaleux et ça a des conséquences", dénonce Manuel Bompard. Il affirme qu'un "dizaines de permanences parlementaires ont été menacées" lundi et qu'une "tête de liste de la France insoumise aux élections municipales qui a vu son domicile personnel être tagué".
Soutien à "l'autodéfense populaire"
Interrogé sur les liens entre La France insoumise et le groupe antifasciste la Jeune Garde, pointés notamment par le ministre de l'Intérieur, Manuel Bompard déclare : "J'ai soutenu, je soutiens et je continuerai à soutenir des groupes qui font un travail d'autodéfense populaire", déclare Manuel Bompard, précisant qu'il "a condamné dès la première heure" l'agression de Quentin Deranque.
"Ce que j'ai vu sur les images qui ont été diffusées sur TF1 n'a rien à voir avec l'autodéfense populaire, et donc je suis évidemment en absolu désaccord avec ça", souligne le député insoumis. Il se classe néanmoins chez cette "partie des gens qui ont toujours appuyé et soutenu l'idée que, en particulier dans le contexte lyonnais, il y avait des groupes qui étaient des groupes antifascistes et qui faisaient un travail d'autodéfense populaire". La ville est, depuis des années, le théâtre d'affrontements entre des groupuscules d'extrême droite et d'extrême gauche.
"La violence, une impasse absolue"
Laurent Nuñez, sur France Inter, lundi, assurait avoir "de nombreux témoignages de la partie adverse" relatant la présence d'anciens membres de la Jeune Garde sur les lieux de l'agression du militant d'extrême droite, notamment de Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire du député LFDI du Vaucluse Raphaël Arnault, cofondateur du groupe antifasciste. "Il faut être extrêmement vigilant sur les informations qui sont relayées", affirme Manuel Bompard. "Ce n'est ni au ministre de l'Intérieur, en vertu de la séparation des pouvoirs dans notre pays, ni au ministre de la Justice, de dire qui sont les responsables, quelles sont les circonstances, qui sont les coupables. C'est à la procédure judiciaire d'élaborer ces éléments", poursuit le député.
À écouter
Mort de Quentin Deranque : "En ce moment, l'ultragauche pose des problèmes" à Lyon, affirme Jean-Michel Aulas
L'invité de 7h50
9 min
Le coordinateur insoumise explique que Jacques-Élie Favrot s'est mis en retrait de son travail parlementaire, car, comme expliqué dans un communiqué de son avocat, "il dit qu'il est menacé de mort et que donc il est dans l'impossibilité, dans l'incapacité d'exercer sa fonction". "C'est sa parole, c'est sa version. Moi je n'en ai pas d'autres", souligne le député insoumis.
"L'extrême gauche, ça existe dans ce pays et ce n'est pas infamant, c'est pas insultant. Et l'extrême gauche, depuis 40 ans à peu près, dans ce pays, elle a rompu avec la violence comme méthode politique et elle a eu raison de le faire", souligne Manuel Bompard. "Peut être qu'une partie de groupes d'ultragauche ou d'extrême gauche veulent renouer avec la violence, et si c'est le cas, c'est une impasse absolue", assène le coordinateur insoumis.
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- Benjamin Duhamel, Journaliste français Matinale France Inter
- Florence Paracuellos, Journaliste
Ndlr : Résumé fidèle de FI +
MBd a été d'une clarté, d'une fermeté, d'une cohérence, remarquables. Merci. Valoriser ACT
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'un meeting avec Yassin Zeghli à Argenteuil, le 7 février 2026.
Tr.: ... député Paul Vannier ...éboueur ... la force de tout changer ... Laurence ??, co-chef de file de la liste ... Omar Slaouti, conseiller municipal d'opposition ... dgf en baisse ... Karl Marx a vécu ici ... charges augm de plus de 60%, pas d'ascenseur ... délégations de service public seront revues ... le maire accueille la racaille en col blanc ... discrimine les musulmans, rejette les palestiniens ... Christelle Lévy, militante communiste d'Argenteuil ... Stéphane Peu, député PCF de la Seine-Saint-Denis, pdt du groupe GDR à l'assemblée nationale ... gauche de rupture ... ceux qui veulent ostraciser LFI veulent banaliser le RN ... 2 FOIS plus de smicards en 9 ans de Macron ... la division, leur seule arme pour nous mettre à genou ...
53:00 Yacine : ... salle Jean Villard fermée par le maire ... bilan de la droite retailliste, sécuritaire, autoritaire, raciste, islamophobe ... célèbre un multi-condamné, Nicolas Sarkozy ... la droite est partout, mais pas de tramway ! ... grande enquête / récolter vos besoins ... la jeunesse, priorité, école, cantine bio et gratuite ... un lieu, une maison pour les jeunes les soirs et we ... la santé ... désert médical ... centre de santé municipal ... logement : augm des loyers, protéger les locataires, encadrement des loyers dans le privé ... rendre le pouvoire aux salariés, fin climentélisme, 1ère ville du val d'oise, jumeler avec ville palestinienne ... fie de LFI ... lucides, besoin de vous pour convaincre l'adversaire, l'abstention / 55000 électeurs, 68% d'abstention
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1h08 JLM : ... le champ de la démocratie se réduit partout ... Paul Vannier a réussi à unir école privée et publique, c'est remarquable ... /journal Marianne ... extrême gauche LFI ... recours ... /refus discussion parlementaire ... car république bananière ... /appels systématiques à la censure ... seule réponse possible ... le ministre de l'intérieur ne connaît pas la constitution ... /refus voir le gouvernement : invité n'est pas obligatoire ... Maurice Grimaut ... Charles Maupas ... la parole du député est sacrée ... un ministère attaque en justice 5 députés LFI ... autoritarisme ... Rima Hassan injuriée 5 fois plus que les hommes ... /loi Duplomb "vous êtes les complices du cancer" ... 1ère cause de mortalité ... dév la prévention ... maladies politiques, résultat de mauvaises politiques ... 400 000 cas /an, registre général ... ramener à 14 milliards les 22 milliards ... cause, le capitalisme ... 5 frontières dt la santé humaine, nouvelle frontière ... rech fondamentale, former médecins, ... maillage du territoire ... indépendance nationale des médicaments ... <1959 brevet médicament était interdit ... les jeunes, les plus précaires ... vivre de leur travail ...1,4 millions sous le seuil de pauvreté à 60% du revenu moyen, donc assez élevé ... augm période de doute, diminuer les salaires ... un plan, propriété collective ... contrepartie, l'intérêt général ... Stéphane Peu, pdt du groupe gdr ... 98% de votes communs ... fidélité à l'engagement pris ... tout fait pour empêcher divisions ... résistance au racisme, division du peuple ... la guerre ne mène nulle part ... pas de missiles à 1500 km, tchernobil, courage ... internationales ... le grand nombre des masses populaires, le peuple ... un programme, une manière d'être ... penser, c'est s'insoumettre ... le peuple est la solution, pas le pb ... /primaires machines à diviser, 1er tour restreint, pas de cohérence politique ... un accord avec des gens loyaux qui respecteront le programme ... depuis 1958, ce n'est plus le même pays ... droits des femmes, virilisme, masculinisme remonte ... biens communs ... enjeu de civilisation ... une fr républicaire, ouverte, sinon idem usa milice privée ... /droit du plus fort depuis gaza, trump ... offre fédérative /conseil du prgm, conseil politique de campagne ... /gouverner ensemble les loyaux ... obtenir vite des résultats ... ne décevoir ... éducation populaire collective ... appelés à la lutte ... trouver des paysans, de nouvelles fermes ...
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L'invité Politique
🎙 Cette semaine dans Backseat, Jean Massiet, Lauren Lolo, Emilien Houard-Vial et Emilio Meslet reçoivent Clémentine Autain, députée écologiste de Seine-Saint-Denis et candidate à la primaire de la gauche unitaire en vue de l'élection présidentielle de 2027.
Jean, Lauren, Emilien et Emilio l'interrogent sur la crédibilité de la primaire à gauche et son programme pour l'élection présidentielle de 2027.
Backseat, c’est tous les jeudi, à 19h00, sur / jeanmassiet
Émission du 05/02/2026
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Tr.: ...
la SSA ... primaire en octobre ...
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Le Café Rhétorique, c'est mon rendez-vous Twitch du matin ! Tous les lundi, mercredi et vendredi à 09h00 sur / clemovitch !
Programme :
00:00 : Intro
00:56 : Partie 1, le ministre Aurélien Rousseau
04:03 : Partie 2, le député Sacha Houlié
07:52 : Partie 3, la conseillère Marguerite_Cazeneuv
14:36 : Conclusion
Tr.: ...
compagnon ... Maud Brégeon compagne de Aurélien Rousseau ... la macronie de "gauche" passée à Place Publique, le mouvement de Raphaël Glucksman ...
a voté Sarkozy en 2007 ... n'est absolument pas de gauche.
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On vous l'a promis, notre projet "Bataille des municipales" va vous former à mieux lutter contre l'extrême-droite. Voici troisième formation et la fin de ce premier cycle dédié aux motivations des électeurs et électrices du RN.
🎙️ Notre journaliste Martin Bodrero échange avec Sarah Durieux, activiste féministe et organisatrice, autour de stratégies concrètes pour dialoguer sans moraliser. Son dernier livre : militer à tout prix ? est disponible aux éditions Hors d'atteinte : https://horsdatteinte.org/livre/militer-a-tout-prix
👉 Objectif de cette vidéo, vous donner les clés pour convaincre vos proches de ne pas voter pour le Rassemblement national, grâce à :
- Une écoute active de vos interlocuteurs
- la méthode des 5 “pourquoi”
- le recul face à la posture moralisatrice
- des outils rhétoriques efficaces pour poser des faits et révéler les contradictions du Rassemblement national, le tout avec pédagogie et bienveillance.
🔗 Découvrez le projet complet de la bataille municipales
https://municipales.streetpress.com/
Tr.: ...
ne pas juger ... approche surplombante ... les écouter ... poser des q ... après 5 pourquois, on arrive à la raison profonde, on peut alors la discuter ... ex complotisme cf holdup sur le covid ... fabrique du doute ... le vote n'est pas forcément pragmatique ... /valeurs ... on peut sortir les gens du racisme, mais je n'en ai pas envie / priorités ... vox public a publié des argumentaires mais le mieux est de partir de sa propre exp ... connecter l'autre sur mon ressenti. la relation humaine change les gens cf livre de Lumir Lapray ... /isolement et cynisme ... faire ce qu'on peut autour de soi ... argent / planning familial ... être dans un truc d'inclusion ... ne pas parler politique ... loisir, etc ... changement culturel, s'impliquer dans le quotidien des gens ... aller dans les associations, faire monter le niveau de conscience par la culture ... plus on est décentralisés plus on est puissants ... s'inspirer des autres, faire un flyeur POUR et pas CONTRE ... s'amuser, kiffer ... lien avec ce qui se passe, avec ses codes, etc ... se responsabiliser à son niveau ... autonomisation politique ... s'autoriser à ... accueillir ... moins de temps à se chercher des poux entre nous ...
41:57 terminer ACT
Dans un essai dessiné, Blanche Sabbah analyse la progression des idées réactionnaires dans les médias. Loin de souscrire à la thèse de la fatalité, l’autrice invite la gauche à réinvestir le champ des idées.
Salomé Dionisi • 10 septembre 2025 abonné·es
Article paru
dans l’hebdo N° 1879
© Blanche Sabbah
La Bataille culturelle, Blanche Sabbah, Casterman, 160 pages, 12 euros.
Et si les combats d’idées se gagnaient tant sur le fond que sur la forme ? C’est le pari formulé par Blanche Sabbah dans un nouvel essai dessiné, dans lequel elle s’attaque à la « bataille culturelle », c’est-à-dire la capacité d’un groupe politique à imposer ses idées dans le débat public.
Première désillusion : si l’extrême droite parvient à dicter l’agenda médiatique, c’est avant tout parce que les faits ne suffisent plus. L’autrice fait ici le constat – déjà longuement analysé outre-Atlantique depuis la première élection de Donald Trump – d’un avènement des fake news, du complotisme et du climatoscepticisme décomplexés. Y compris dans les médias français.
Sur le même sujet : Post-vérité : comment Trump irradie en France
Exemple parmi d’autres : le député RN Jean-Philippe Tanguy qui, sur un plateau télé, raille la militante écologiste Camille Étienne : « La recherche, la recherche… J’ai l’impression d’entendre une religieuse avec sa Bible ! […] La recherche, ça n’existe pas. » Comment mener un débat constructif face à un parti qui, pour jouer sur les émotions du public, est prêt à remettre en question des siècles de progrès scientifiques ?
Blanche Sabbah note un écart plutôt flagrant entre la droitisation – réelle mais relative – de l’opinion publique et l’extrême-droitisation des médias. C’est ainsi qu’elle définit la « droitisation culturelle » : des discours réactionnaires normalisés parce que diffusés à longueur de journée par des médias rachetés par de riches conservateurs. Selon elle, la gauche doit créer des synergies entre la science (les faits) et l’art (l’émotion) pour imposer ses sujets dans le débat public.
Sur le même sujet : Un bruit de fond conservateur
Face à une extrême droite qui gagne du terrain culturel, l’autrice en appelle aussi à s’engueuler avec ses électeurs plutôt que les ignorer. L’idée n’est ni d’excuser ni de comprendre, mais de convaincre. Et de faire entendre une voix de gauche qui se fait de plus en plus timide : « Comment avons-nous pu passer d’un contexte où l’on n’osait pas voter pour un parti créé par des collabos à un contexte où l’on n’ose pas s’indigner d’un électorat ouvertement néonazi ? » Dernier exemple en date : la mort de Jean-Marie Le Pen, dont la plupart des médias n’ont pas osé rappeler les positions vichystes, antisémites, racistes et homophobes.
Blanche Sabbah réfute également la lecture simpliste de la progression du vote d’extrême droite pour des raisons économiques. Cette explication tendrait à faire peser la responsabilité sur les pauvres et les ruraux. Encore une fois, les faits : une étude publiée par Ipsos après les élections européennes de 2024 montre que le vote à l’extrême droite a progressé dans presque toutes les catégories sociodémographiques. Pas que chez les pauvres. Pas qu’à la campagne. C’est le RN lui-même qui a tout intérêt à diffuser cette idée, donnant ainsi à sa volonté de préférence nationale une allure de lutte contre la précarité.
Le féminisme, source d’inspiration
Terrain de lutte fertile, le féminisme est, selon l’autrice, une forme de militantisme dont la gauche devrait s’inspirer. À travers l’exemple des colleuses, elle rappelle comment les militantes ont réussi à imposer le concept de féminicide dans le débat public : « C’est parce que la presse, la recherche et certaines personnalités publiques et politiques nous ont emboîté le pas que le mot a fini par intégrer le dictionnaire, pas l’inverse. »
Mener une politique féministe, c’est nécessairement mener une politique progressiste.
B. Sabbah
Les artistes ne sont pas en reste : lorsqu’elle publie Le Consentement (Grasset), Vanessa Springora impose ce concept dans l’espace médiatique. De même pour Adèle Haenel, qui dénonce l’emprise dont elle a été victime. Ou pour Neige Sinno et Camille Kouchner, qui mettent en lumière la culture de l’inceste. Ces discours nourrissent désormais les réflexions des élu·es et des magistrat·es pour faire évoluer et appliquer la loi.
Sur le même sujet : « Une culture de l’écoféminisme doit se développer »
« Il n’y a en réalité pas tant de distinctions entre la lutte des classes et la lutte pour l’égalité des genres. Quand on s’aperçoit que les premières victimes du réchauffement climatique sont invariablement les femmes, mais que ce sont aussi les plus précaires et les moins blanches, on tisse des liens évidents entre écologie, antiracisme et lutte féministe. Mener une politique féministe, c’est nécessairement mener une politique progressiste. »
Une réflexion allant dans le sens d’un féminisme intersectionnel, qui pourrait servir de grille de lecture pour imposer davantage les idées de gauche : « C’est pour ça que l’extrême droite a tant de mal à se prétendre féministe : le féminisme contient en son sein tous les ingrédients de sa destruction. »
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Gabriel Taïeb - 8 October 2025
Extrait d'une affiche de propagande de l'URSS enjoignant le peuple à se muscler, et comprenant l'inscription « Vers de nouvelles victoires dans le travail et le sport ! » © Alexey Kokorekin, 1962
Longtemps territoire des idées masculinistes et d’extrême-droite, le culturisme est aujourd’hui investi par la gauche en ligne. Entre vidéos d’entraînements, memes antifascistes et recommandations littéraires, des adeptes des gros muscles revendiquent leur amour du gain de masse associé au militantisme. Une bataille numérique sous protéines qui assure que le sport, lui aussi, est politique.
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Connu / TG le 6/12/25 à 14:36
L’avocat en droit de l’urbanisme Édouard Raffin a été choisi pour mener la liste de gauche Unir Rillieux-la-Pape pour les élections municipales de mars 2026. Un jeune candidat issu de la société civile qui se veut « rassembleur » et qui partira sous l’étiquette divers gauche, soutenu par le collectif On s’en mêle Lyon.
Sandrine Mangenot - Hier à 20:00 - Temps de lecture : 3 min
Photo Sandrine Mangenot
Le processus de désignation aura été long. Même très long puisqu’il aura fallu un an aux élus de l’opposition mais aussi aux personnalités de gauche de Rillieux pour désigner, le 23 octobre dernier, Édouard Raffin comme tête de liste pour les prochaines élections municipales, parmi cinq candidats.
« On a essayé de sortir le parapluie pour se protéger des éclaboussures de Paris. À Rillieux, il n’y a que l’union qui peut gagner mais ça n’a pas été facile. C’est pour cela que ça a mis du temps », détaille le jeune avocat de 37 ans qui a été choisi pour son profil « rassembleur », issu de la société civile.
« Je ne suis pas dans les batailles de personnes ou politiciennes. Je ne suis...
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Tr.: ... législatives 2024 ... s'investit auprès du candidat circo 69-07 ... Abdelkader Lahmar ... élu député LFI-NFP ... sa n°2 Hannan M'Sai, élue au conseil municipal ... sécurité ... prônant le dialogue ... prévention, compromis, accompagnement ... une politique un peu plus joyeuse ...
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16 octobre 2025, Sébastien Lecornu, le « moine-soldat » d’Emmanuel Macron, est toujours premier ministre. À dix-huit voix près, la motion de censure contre son gouvernement et son budget n’a pas été adoptée à l’Assemblée nationale : les député·es du Parti socialiste (PS), à une écrasante majorité, ne l’ont pas votée.
Le PS, qui a obtenu une suspension de la réforme des retraites jusqu’à l’élection présidentielle de 2027, fait désormais le « pari » de changer le budget qui sera discuté dans les prochaines semaines. Entre les socialistes et le reste de la gauche, c’est un véritable schisme qui se joue sous nos yeux.
À quoi ressemble ce budget ? Que peut arracher le PS ? Est-ce l’acte de décès définitif du Nouveau Front populaire, cette coalition formée au moment des législatives de 2024 ? En cas de dissolution de l’Assemblée, et en vue de la présidentielle, les gauches partiront-elles en ordre dispersé face à l’extrême droite ?
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.
Nos invité·es :
- Gabrielle Cathala, députée insoumise du Val-d’Oise ;
- Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val-d’Oise ;
- Mathieu Dejean, journaliste à Mediapart ;
- Mathias Thépot, journaliste à Mediapart.
0:00 Introduction
2:05 Grâce au PS, Lecornu évite la censure
13:30 Budget 2026 : en avant l’austérité
18:03 Les négociations entre le PS et Lecornu
33:23 Budget : la fracture des gauches
46:38 Retraites : l’arbre qui cache la forêt ?
49:15 Les prochaines élections
54:11 Le programme du NFP