Publié le dimanche 25 mai 2025 / Questions politiques
François Ruffin : la primaire à gauche "se fera", "l'union s'est faite à des moments où ça paraissait impossible"
François Ruffin était l'invité de Questions politiques sur France Inter, dimanche 25 mai. ©Radio France
François Ruffin : la primaire à gauche "se fera", "l'union s'est faite à des moments où ça paraissait impossible"
François Ruffin, député de la Somme, apparenté au groupe "Écologiste et Social", était l'invité de Questions politiques ce dimanche.
Invité ce dimanche de Questions politiques, François Ruffin continue de porter son idée de primaire à gauche en vue de l'élection présidentielle de 2027. Le député de la Somme, apparenté au groupe "Écologiste et Social", n'a pourtant pas eu d'autres réponses à sa proposition que le refus de Raphaël Glucksmann, leader du parti Place publique. Elle "se fera", assure-t-il, défendant "un outil intéressant" pour que les Français retrouvent de l'espoir.
Aujourd'hui, "on a une gauche qui joue en deuxième division à cause de ses divisions internes. Si on veut jouer la Ligue des champions, est-ce qu'on croit qu'on va y arriver en étant déchirés ?", souligne-t-il. François Ruffin assure d'ailleurs voir des points de convergences et estime que le programme du Nouveau Front populaire peut servir "non pas de Bible mais de base". Par ailleurs, "l'union s'est faite à des moments où ça paraissait le plus impossible", rappelle le député, citant notamment les dernières élections législatives et le Programme commun des années 1970.
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Alerte sur les moyens alloués aux soins palliatifs
Interrogé sur le projet de loi sur l’aide à mourir, sur lequel les députés doivent se prononcer mardi, François Ruffin indique : "Je le voterai, mais je mets une alerte sur les soins palliatifs." Il pointe un écart entre les intentions et la réalité du terrain : "Le principe est déclaré, il y aurait un accès aux soins palliatifs sur tout le territoire, pour tous les citoyens. Très bien, c’est la déclaration. Mais moi, j’ai un gros doute sur les moyens parce que, aujourd’hui, c’est un malade sur deux qui n’accède pas aux soins palliatifs."
Il s’inquiète du peu de moyens mis sur la table par le gouvernement, soit 1,1 milliard d’euros sur 10 ans. "Ça ne comble pas ne serait-ce que les besoins d’aujourd’hui. Entre-temps, il va y avoir plus 20% de malades qui en auront besoin avec le vieillissement démographique", prévoit-il. "Je crains que d’ici dix ans, on se retrouve grosso modo dans la même situation avec un malade sur deux qui n’a pas accès aux soins palliatifs."
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Le député salue toutefois le climat des débats à l’Assemblée nationale. "Il y a d’abord eu un débat respectueux parce que toutes les positions en la matière sont respectables", dit-il. Il juge le texte "équilibré", avec "un certain nombre de garde-fous".
François Ruffin appelle à des "sanctions" contre Israël
Face à la situation humanitaire catastrophique et aux frappes à Gaza, le député de la Somme appelle à des "sanctions" visant Israël. "La France pourrait avoir une résolution aux Nations unies pour demander un cessez-le-feu immédiat et la fin des colonies en Cisjordanie mais elle pourrait aussi mener un embargo sur Israël, comme on l'a fait pour l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid", estime François Ruffin.
"On peut aussi refuser des visas. Quand des amis de Benjamin Netanyahu demandent de venir, il faut dire non", assure le député, qui rappelle qu'il s'est lui-même vu refuser son entrée en Israël mi-avril.
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