Publié il y a 23 min • 0 vues
Dans ce nouvel épisode du Fauteuil, la députée LFI de Paris, Danièle Obono revient sur son parcours, les rencontres et expériences qui l’ont politisée, et partage les moments les plus marquants de son engagement.
Elle évoque ses combats, sa jeunesse dans les organisations radicales, ses déceptions politiques et explique comment elle gère le quotidien face aux attaques racistes de la droite et l'extrême-droite.
Danièle Obono incarne un profond changement dans la gauche radicale : elle et tant d'autres ont participé à faire émerger une gauche consciente des questions antiracistes et engagée sur les luttes décoloniales.
Pour elle, la radicalité est une solution réaliste et pragmatique pour contrer la percée politique de l’extrême droite, qu'elle à eu l'occasion d'observer au sein de l'hémicycle entre 2017 et 2022 puis après la dissolution de 2024. "À l'Assemblée, c'est pesant d'être entouré de fascistes" nous confie la candidate aux municipales dans le 18ème arrondissement de Paris. Elle analyse aussi pourquoi les personnes racisées restent au centre des clivages à gauche, en lien avec l’héritage colonial.
Pour finir, Danièle Obono nous offre ses recommandations de l'année à travers ses choix musicaux, cinématographiques et littéraires.
Visibilité Publique Publié originellement 23/01/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu Langue Français Étiquettes Durée1h 13min 48s
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Publié Il y a 20 heures • 16 vues
À travers sa niche parlementaire du 22 janvier, Les Républicains ont exposé un projet politique cohérent mais inquiétant, mêlant autoritarisme, identitarisme et libéralisme dur. Derrière des textes présentés comme sécuritaires ou féministes, LR cible toujours les mêmes : les musulmans, les étrangers, les manifestants, les grévistes et les plus précaires. Interdiction du voile pour les mineures, protection renforcée des policiers, exclusion des sans-papiers de l’hébergement d’urgence, sanctions sociales contre les militants, attaques contre le droit de grève et le 1er mai : autant de mesures qui visent à discipliner la société et à réduire les droits collectifs. Ces propositions, largement inspirées de l’extrême droite, ont provoqué un chaos parlementaire dès le premier texte, nourri par des provocations du RN et une gestion partiale des débats. Plus qu’un simple glissement, cette niche révèle une radicalisation assumée de LR, qui ne se distingue plus du RN que par son nom et continue de normaliser une politique de répression sociale au service des plus puissants.
Le Récap est un édito politique, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
Visibilité Publique
Publié originellement 22/01/2026
CatégorieInconnu Langue Français
Étiquettes Durée 27min 52sec
Commentaires désactivés
Tr.: ... Jacobelli RN ... présomption de légitime défense des policiers ... la droite vient d'inventer l'hébergement d'urgence jetable ... limiter les mouvements de grève ... retirer les aides publiques aux manifestants ... /1er mai : élargir dérogations au commerce ... une manif organisée ce jeudi ... LR en perdition électorale ... installe l'xd au coeur du jeu politique avec le logiciel libéral, sanctuariser la sécurité ... le Sénat a rejeté le texte sur la fin de vie portée par Bruno Retailleau ... /mvts pro-vie ... texte vidé de son contenu retourne à l'assemblée ... le député LFI Boyard gagne face à Hanouna ... victoire importante pour la liberté d'expression ... 9 condamnations de la france / état des prisons ... /surpopulation des prisons de 136,25%
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/Groenland accord flou, vague, revenu /menace / droits de douane le pdt de l'OTAN prudent ...
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Jean-Luc Mélenchon est entré en campagne présidentielle. Malgré ses failles et la diabolisation de LFI, peut-il cette fois accéder au second tour ? Puis gagner l’élection face à une union de la droite et de l’extrême droite ? Débat dans « À l’air libre » entre les politistes Manuel Cervera-Marzal et Rémi Lefebvre.
💬 Jean-Luc Mélenchon : « Nous ne sommes plus sur la défensive, ce pays est à nous tous » : https://www.mediapart.fr/journal/politique/021125/jean-luc-melenchon-nous-ne-sommes-plus-sur-la-defensive-ce-pays-est-nous-tous
🗞️ Municipales à Paris : deux listes à gauche, mais des programmes guère éloignés : https://www.mediapart.fr/journal/politique/170126/municipales-paris-deux-listes-gauche-mais-des-programmes-guere-eloignes
110 000 inscrits sur la plateforme ... Sarah Benhaïda (Médiapart)
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la nouvelle France ... une France actuelle, immédiate ... c'est habile ... un supplément d'âme théorique ... constituer des blocs qui agrègent, point de jonction des électorats ... des alliances de classes et bataille idéologique ... risque d'identariser le débat ... aller chercher les racisés ...
où se trouvent les réserves de voix de la gauche ?
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réserve de voix à gauche ? ... mettre fin à l'abstention différenciée /quartiers populaires ... Les proFrédéric Lordon ... stratégie de la conflictualité ... porte-parole des populaires ... du mal changer une image repoussoir ... débats courtois, il essaie de changer son image ... ça fait le 1er tour, mais pas le 2ème ... leader charismatique non élu à LFI ... /pratique du pouvoir ... /prgm malgré jlm ... classé devant tous les autre prgms ... la 6ème république ne croit pas que jlm laissera le pouvoir ... chiquirou sera présentée au juge bientôt ... /justice patriarcale ... LFI n'aura pas la majorité parlementaire ... /2022 invasion russe ... rejet impérialisme usa ... la géopolitique va plomber JLM ... ça compte beaucoup pour lui ... /menace usa réflexe patriotique ... jlp polit son image.
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Eric Coquerel était l'invité d'Adrien Gindre le vendredi 23 janvier 2026, avant son discours de motion de censure contre le budget et le gouvernement Lecornu. Mais aussi, sur son idée de déplacer la coupe du monde des Etats-Unis vers le Canada et le Mexique, vu le non respect du droit international par le président Trump et en raison de sa politique de sécurité intérieure aux Etats-Unis.
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#nexus #tocsin #censure
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Se trouver physiquement pour contourner la censure : l’initiative de Nexus qui cartonne
🔷 Marc Daoud, Directeur de publication de la revue Nexus @MagazineNexus
Tr.: ...
Clémence Houdiakova ...
les OVNI sont maintenant reconnus officiellement aux USA ... se réunir et déjà subversif ... diffuser l'info est déjà subversif ...Nexus crée le premier festival de l'autonomie ... intérêt de la chose politique ... la FNSEA a 700 tracteurs, les autres zéro ! ... on laisse les paysans crever ... le plus de suicides ... 2005 ... 9000 miliiard d'euros de ca mondial pour l'iaa ... tout est fait pour concentrer entre petites mains ... / stratégie alim ... la guerre commence par assurer survie alim ... tracteurs faits en Chine ... l'Europe vassal d'un empire ou d'un autre ... ordre mondial redistribué ... CARTE / mettre en lien les agriculteurs / monde autoritaire ... des réseaux, des maquis citoyens ... rendre visible, avoir ce lien, avoir confiance ... un maire loue un distributeur automatique ... /GAYA ... pARIS, 3 jours d'autonomie ! ... égrégores ... physique quantique ... une vibration commune ... qui maîtrise l'information maîtrise l'avenir ... l'union ... effet des prières à Lourdes ... projeter un futur favorable ... sortir de l'impuissance, arrêter antidépresseurs, aidons-nous les uns les autres ... aller toucher les gens là où ils sont ...
Publié: 20 janvier 2026, 19:01 CET
Auteur Kaveh Madani Director of the Institute for Water, Environment and Health, United Nations University
Déclaration d’intérêts
Kaveh Madani ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.
Partenaires
United Nations University
De Téhéran au fleuve Colorado, les signes d’un effondrement durable des ressources en eau se multiplient. La planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Sous l’effet du changement climatique et de décennies de surexploitation, de nombreuses régions du monde ne parviennent plus à se remettre des périodes de manque d’eau. Cette situation, que nous qualifions de « faillite hydrique », est omniprésente : elle touche déjà des milliards de personnes avec des conséquences déjà visibles sur les sociétés, l’agriculture et les écosystèmes.
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Connu / TG DE bnm
Connu / https://diaspora-fr.org/posts/11474418
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gilles geirnaert about 2 hours ago
Sortie de l’OTAN : de l’hypothèse marginale à l’option politique
La possibilité d’une sortie de la France de l’OTAN quitte le registre du tabou politique. Dans une interview accordée au Berliner Zeitung, Clémence Guetté défend une rupture stratégique avec l’Alliance atlantique, au nom de l’indépendance française, du respect du droit international et d’une nouvelle voix diplomatique non alignée.
Ce qui passait encore récemment pour une hypothèse marginale s’invite désormais au cœur du débat politique français : la question d’une sortie de la France de l’OTAN. Cette perspective a franchi un nouveau palier lorsqu’une initiative parlementaire formelle a été déposée à l’Assemblée nationale et que, au fil de l’entretien accordé au Berliner Zeitung, sa portée a été clairement assumée par sa principale promotrice.
À l’origine de cette résolution figure Clémence Guetté, vice-présidente de l’Assemblée nationale et députée de La France Insoumise. Dans les colonnes du quotidien allemand, elle défend une rupture explicite avec l’Alliance atlantique, estimant que le contexte international a radicalement changé. Selon elle, la réorientation assumée de la politique américaine, désormais revendiquée comme impériale, confère une urgence nouvelle à une position historiquement portée par son mouvement.
Dans son argumentation, Guetté énumère une série de faits qu’elle juge révélateurs : l’enlèvement illégal du président vénézuélien Nicolás Maduro, les pressions exercées contre des États souverains, les menaces d’annexion du Groenland, les sanctions visant des responsables européens favorables à l’encadrement des géants numériques américains, ou encore les accords commerciaux imposés au détriment des intérêts européens. À cela s’ajoute l’exigence formulée lors du dernier sommet de l’OTAN d’augmenter massivement les dépenses militaires, jusqu’à 5 % du PIB, une orientation qui, selon elle, profiterait avant tout à l’industrie d’armement des États-Unis.
Pour la députée, ces éléments convergent vers un même constat : Washington se placerait ouvertement en dehors du droit international et des mécanismes de sécurité collective, reléguant l’Union européenne à un « statut de vassal ». Dans ce contexte, continuer de considérer les États-Unis comme un allié relèverait d’un aveuglement stratégique. Maintenir la France dans une alliance dirigée par une puissance assumant une telle posture exposerait le pays à des choix militaires contraires à ses principes et à ses engagements internationaux.
La sortie de l’OTAN constituerait, à ses yeux, une alternative crédible. Elle permettrait à la France de retrouver une pleine autonomie militaire et diplomatique et de renouer avec une position de non-alignement. Guetté souligne que la dissuasion nucléaire française offrirait déjà les moyens nécessaires à la défense du territoire national et de la population, sans dépendance structurelle à une alliance permanente.
En outre, cette non-appartenance à l’OTAN ne signifierait pas l’isolement. Bien au contraire, rompre avec ce qu’elle qualifie de « bloc occidental » et ses attitudes dominantes renforcerait la capacité d’influence de la France. Dans des cadres multilatéraux comme la Francophonie, l’Organisation des Nations unies ou l’OSCE, Paris pourrait promouvoir des coopérations orientées vers l’intérêt général : transition écologique, alternatives au néolibéralisme, protection des biens communs et désarmement nucléaire multilatéral.
Berliner Zeitung note que le débat trouve un écho particulier dans le paysage politique français. Le bloc de gauche auquel appartient LFI constitue aujourd’hui la première force à l’Assemblée nationale, tandis que le Rassemblement National, également critique de l’OTAN, occupe une place centrale à droite. Même au sommet de l’État, les doutes ne sont pas absents : Emmanuel Macron a plusieurs fois interrogé l’orientation de l’Alliance et rappelé la nécessité de défendre sans concession la souveraineté territoriale européenne.
Dans ce contexte, toujours selon le quotidien allemand, la résolution portée par Guetté apparaît moins comme un geste isolé que comme la cristallisation d’un débat de fond sur l’autonomie stratégique française et européenne, désormais pleinement assumé sur la scène publique.
PT
3+ : Julien Delalande, Canårđø-2.žerø, Alain Lasverne
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gilles geirnaert a day ago
Veille Stratégique
Au moins dix personnes, dont le commandant local du Hamas, Mohammed Al-Holy, ont été tuées jeudi lors de frappes aériennes israéliennes à travers Gaza, a rapporté Reuters .
Reuters a indiqué qu’un officier de police du Hamas, dont le nom n’a pas été divulgué, et Ashraf Al-Khatib, un haut responsable du Jihad islamique, figuraient également parmi les personnes tuées lors des frappes.
Ces frappes sont intervenues au lendemain de l’annonce par les États-Unis de l’entrée dans sa prochaine phase du plan de paix pour Gaza, qu’ils ont décrite comme “le début de la démilitarisation complète et de la reconstruction de Gaza”.
Le Hamas a condamné les frappes contre la famille Al-Holy dans un communiqué qui ne mentionnait ni Mohammed ni son rôle au sein du groupe. Le groupe a également accusé Israël de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis octobre et de tenter de raviver le conflit.
L’armée israélienne n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires concernant l’incident.
Jeudi, les Forces de défense israéliennes (DFI) ont déclaré que des militants du Hamas avaient violé le cessez-le-feu en ouvrant le feu sur un char israélien opérant dans le sud de Gaza mercredi. Les assaillants ont ensuite été neutralisés par les troupes israéliennes, a ajouté l’armée.
Plus de 400 Palestiniens et trois soldats israéliens auraient été tués depuis l’entrée en vigueur du fragile cessez-le-feu en octobre.
Source : https://www.sofx.com/israeli-airstrikes-hit-gaza-a-day-after-us-announces-next-phase-of-peace-plan/**
Israeli Airstrikes Hit Gaza a Day After US Announces Next Phase of Peace Plan – SOFX
At least 10 people, including Hamas local commander Mohammed Al-Holy, were killed Thursday in Israeli airstrikes across Gaza, Reuters reported. Reuters said a Hamas police officer, whose name was not […]
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pal
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debo@diaspora.glasswings.com
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4,17 k abonnés - 2,8k+ - 70 219 vues - 1 365 commentaires
Sophia Chikirou était invitée à débattre face à Alain Duhamel sur BFMTV le vendredi 16 janvier 2025.
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📺 Retrouvez l’intégralité de mon passage sur BFMTV du dimanche 18 janvier 2026.
Tr.: ...
Des personnes pour faire de la médiation ...
12 janvier 2026 · Réseaux sociaux / Vincent Breton
5–7 minutes
Je viens d’assister à une webconférence sur le thème des réseaux sociaux et de leurs dangers. Si les problèmes ont été pointés que ce soit relativement au modèle économique ou aux difficultés psychosociales, si l’on a évoqué les géants du Web, le Fédiverse a été silencié. Ignorance ? Je crois que le Fédiverse dérange et est soigneusement occulté. S’il ne constitue pas LA solution, il apporte pourtant des réponses claires à des problèmes connus et la possibilité d’agir autrement.
Le choix du support commençait mal
Ce n’était pas annoncé dès le départ, pourtant la grande mutuelle qui organisait la webconférence se gardait bien de dire que c’était sur Zoom (alors que j’avais déjà râlé à ce sujet).
Zoom c’est américain, son code n’est pas libre, en m’inscrivant avec mon mail, mon nom et prénom obligatoires, aucune information n’a été donnée relativement aux données et la caméra se trouvait même activée par défaut ! Que fera l’organisateur de mes données ? Que fera la plateforme ? Mystère.
Il existe des alternatives comme Jitsi.
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Connu / https://mastodon.top/@MarieClaudeS/115914741407221131
Connu / TG
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Hélène Mocquillon, [15/01/2026 11:02]
🇫🇷 Générations Futures lance officiellement aujourd'hui son outil Source Commune, un outil pour comprendre où en est concrètement votre commune sur la santé environnementale, à partir de données publiques jusqu'alors trop difficile d’accès.
🔎 Eau du robinet et de surface, exposition aux pesticides, restauration scolaire,...
Découvrez enfin toutes ces informations pour votre commune, et celles voisines !
L'information est la 1re étape clé de la mobilisation, mais cela ne s'arrête pas là :
👉 Kit de mobilisation
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Rejoignez le mouvement pour enfin remettre les choses à l'endroit 🫡🤝
🔗 Rdv sur SourceCommune.fr
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entreprise
12 min 5 Commentaire(s)
Danièle Linhart sociologue spécialiste du travail, directrice émérite de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
Les chiffres sont glaçants : près de 4 salariés français sur 10 déclarent que leur santé ou leur sécurité est menacée à cause de leur travail. L’Hexagone est le pays le plus touché par les dépressions liées au travail en Europe. Et au fil des années, l’autonomie au travail décline pour toutes les catégories socioprofessionnelles.
Dit autrement, le taylorisme n’a pas disparu, il a juste changé de visage : le management moderne mène aussi à l’aliénation, analyse Danièle Linhart, sociologue spécialiste de l’organisation et des conditions de travail.
Pour autant, il n’y a pas de fatalité et des solutions existent, nous explique l’autrice de plusieurs ouvrages sur le sujet. Pour s’affranchir de la souffrance au travail, remettre en question le lien de subordination est nécessaire. Nous en avons discuté lors des Journées de l’économie autrement, organisées par Alternatives Economiques, fin novembre.
Alors même que l’on n’a jamais autant parlé de « bien-être et de qualité de vie au travail », un nombre important de personnes souffrent dans leur profession. Est-ce un phénomène de société massif pour vous, ou un épisode conjoncturel ?
Danièle Linhart : La question de la souffrance au travail, du mal-être, de la dépression, des suicides ou encore du burn-out, est devenue un phénomène massif en France. Et le fait que ces thématiques soient de plus en plus présentes dans les médias, les pièces de théâtre, dans les films ou encore...
Propos recueillis par Audrey Fisné-Koch
5 Commentaire(s)
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Dans une « entreprise libérée », les salariés sont censés organiser librement leur travail et avoir la responsabilité de leurs décisions. L’idée est de supprimer les cadres de proximité ou le contrôle hiérarchique.
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02/01/2026
Voici ma première publication sur le DATA SCIENCES MANAGEMENT co-écrite avec Olivier MAMAVI, docteur enseignant chercheur sur les systèmes d’information.
Michel SABY / Olivier MAMAVI
La transformation numérique a révolutionné la manière dont nous interagissons, mais paradoxalement, la qualité des relations humaines semble en souffrir. Malgré des outils de communication toujours plus sophistiqués, construire des liens authentiques devient un défi. Cet article explore ce paradoxe. Il examine l’impact des nouvelles technologies sur la communication et offrant des stratégies concrètes pour cultiver des relations humaines durables. En adoptant des postures telles que l’écoute pure et l’empathie, il est possible de transcender les limites imposées par le numérique et de renforcer la profondeur des interactions dans nos vies personnelles et professionnelles.
Contenu
La transformation digitale a bouleversé notre société à une vitesse sans précédent, redéfinissant les interactions humaines à tous les niveaux. Internet, les réseaux sociaux, les plateformes numériques et l’intelligence artificielle se sont intégrés dans notre quotidien, facilitant la communication à l’échelle internationale. Toutefois, malgré ces avancées technologiques, un paradoxe persiste : la construction de relations de qualité semble devenir de plus en plus difficile. Cette difficulté est préoccupante, car la qualité des relations interpersonnelles est essentielle, que ce soit dans les sphères privées, professionnelles ou dans les collaborations entre entreprises (Venter, 2019 ; Bratina, 2023).
Cet article propose d’explorer ce paradoxe et de suggérer des pistes pour le surmonter. Nous défendons l’idée que la qualité de la communication et des relations humaines dépend moins des outils utilisés que de la posture adoptée préalablement par les individus. Pour cela, nous analyserons l’impact des nouvelles technologies sur la communication, et proposerons des stratégies concrètes, illustrées par des exemples réels, pour construire des relations durables et enrichissantes.
Les impacts des nouvelles technologies
... ont révolutionné les modes de communication, offrant des opportunités de connexions mondiales. Désormais, il est possible de collaborer à distance, d’échanger des idées instantanément avec des partenaires situés à l’autre bout du monde, et d’accéder à des informations en temps réel. Ces avantages ont permis aux entreprises de s’étendre sur de nouveaux marchés, de renforcer leurs partenariats, de collaborer avec un grand nombre de personnes et de répondre plus rapidement aux besoins de leurs clients.
Cependant, ces avancées ne sont pas sans inconvénients. L’une des critiques majeures concerne l’appauvrissement des compétences interpersonnelles. L’usage excessif des technologies numériques tend à réduire l’écoute active, l’empathie et la capacité à interpréter le langage corporel. Par exemple, dans une entreprise technologique de la Silicon Valley, une étude interne a révélé que la majorité des employés préféraient échanger par messagerie instantanée plutôt que de se parler en face à face, ce qui a conduit à une augmentation des malentendus et des tensions internes. Ce phénomène, couplé à la superficialité et à l’immédiateté des échanges numériques, nuit à la profondeur des relations et à la réflexion collective.
En outre, les nouvelles technologies ont amplifié le phénomène d’infobésité, où la surcharge d’informations rend difficile la distinction entre l’essentiel et l’accessoire. Cette surabondance d’informations peut distraire les individus et nuire à la qualité des interactions, comme en témoigne un manager d’une grande entreprise de consulting qui a observé une baisse significative de la productivité lors des réunions en raison de la dispersion de l’attention causée par les notifications constantes.
Enfin, la déshumanisation des échanges, encouragée par l’anonymat des communications en ligne, peut favoriser des comportements inappropriés, tels que le harcèlement ou l’expression d’opinions extrêmes, comme en témoignent les récentes polémiques sur les réseaux sociaux où des propos haineux se sont multipliés sous couvert d’anonymat. Ainsi se pose la qualité des échanges.
La culture du lien
Quel est notre doute permanent, ce qui nous demande une attention de tous les instants que nous vivons avec les autres ? Une attention volontaire ou inconsciente ? Que va-t-il se passer face à un autre, notre conjoint, nos enfants, nos collègues, notre employeur ? La rencontre est « créative », aucune n’est semblable, non reproductible. Elle rendra heureux ou malheureux. Allons-nous alors nous poser la question du « pourquoi ces variations d’état ? » Allons-nous culpabiliser ? Penser que nous avons été maladroit voire indélicat ou, plus souvent : que l’autre n’est pas bien aujourd’hui, qu’il s’est peut-être levé du mauvais pied, qu’il a un souci, qu’il est mal luné. La réponse la plus juste ne serait-elle pas de penser que si un autre que nous l’avait rencontré c’eût été très différent. Nous pouvons alors en déduire que nous sommes « responsables ». Mais, responsables de quoi ? D’avoir réagi à l’instant T tel que nous étions alors et idem pour l’autre. A ce moment-là, nous étions face à nos vérités du moment et l’issue de la rencontre, incertaine, devenait la résultante de ce que chacun de nous apportait dans l’espace tiers que nous nommerons relation ou moins abstraitement lien.
La communication digitale se pose-t-elle la question du lien, de son existence, de sa qualité, de sa pérennité ? J’écris ou je parle par l’écran pour parler de moi et « entendre (1) » l’autre, pour échanger simplement ou pour satisfaire un besoin de faire émerger de la rencontre une idée neuve ou tout au moins qui fera lien en nous donnant envie de la pérenniser.
Comment faire exister l‘autre pour permettre une relation de qualité ? Par « l’écoute pure », car elle est la semence du lien.
La rencontre avec l’autre est une chance réciproque. Il est indispensable d’en prendre conscience. Avoir conscience que la terre arable qui nous relie est une nécessité.
Cette « écoute pure » est optimisée par le besoin de L’habitus. Se poser la question de savoir ce que l’autre reçoit de nous. Ne plus affirmer : « moi je suis comme ça et pas autrement ». Ne sommes-nous pas la dernière personne qu’il faut consulter pour nous définir ? Notre subjectivité étant, par définition, totale, s’interroger sur sa propre image est la première étape de notre démarche vers une qualité de la relation. Nous connaissons tous le langage du corps puisque nous le percevons sur les autres. Le regard, le sourire, la poignée de mains, entre autres, dégagent ou pas de la bienveillance telle que la définit Rifkin (2011) dans son livre sur la civilisation de l’empathie.
La parole vient ensuite et peut nous surprendre. Sommes-nous prêts à « l’écoute pure » définie par Fenner (2009)? Tout ce que nous dit l’autre est autant d’informations pour aller à sa rencontre. Lorsque nous prendrons la parole nous nous appuierons sur ce que nous venons d’entendre et serons capables de le reformuler avec les mots qui ont été énoncés. Quelle meilleure valorisation pour l’autre si au préalable un temps de silence a été observé ? Il permet de repenser à ce qui a été dit et que nous allons prolonger plutôt que de répondre spontanément et parler de soi. Notre réponse (de qualité), sera dans le choix de la question ouverte qui permettra à l’autre d’approfondir sa pensée et souvent de se l’expliquer à lui-même.
Aujourd’hui chacun fait la promotion de sa pensée plutôt que de s’enrichir de celle de l’autre. L’écoute, qui nous apporte un réel confort (car elle est non jugeante), va accoucher de la créativité.
Pourquoi ? Si nous prenons en compte tout ce que nous avons entendu, ce que nous répondrons sera amendé de la pensée de l’autre. Cela nous conduira, si cette attitude est partagée, à un échange productif et donc de qualité, innovant et souvent pérenne. Chacun étant « entré » dans la vérité de l’autre, nous trouvons une troisième vérité ce qui est l’objectif de la médiation des conflits.
Postures appropriées pour une relation de qualité
Pour relever ces défis, il est essentiel d’adopter des postures communicantes favorables. Ces postures, bien que simples en apparence, requièrent une discipline constante et un engagement personnel.
- Non-jugement : Cette posture implique de suspendre ses opinions personnelles et d’éviter de juger les actions ou les paroles des autres. Par exemple, lors de réunions, il est bénéfique d’encourager une écoute attentive sans interrompre les interventions des autres participants. Dans une entreprise française de services, l’adoption de cette posture a conduit à une réduction des conflits internes et à une meilleure compréhension mutuelle, favorisant ainsi la cohésion d’équipe.
- Non-sachant : Reconnaître que l’on ne détient pas toutes les réponses et être ouvert à l’apprentissage est essentiel. Un exemple concret se trouve dans une startup new-yorkaise où l’humilité a été institutionnalisée : chaque réunion débute par un tour de table où chacun partage ce qu’il a appris de ses collègues. Cette pratique a renforcé le respect mutuel et favorisé l’innovation, en valorisant la diversité des contributions.
- Non immédiateté : Dans un monde où tout va toujours plus vite, prendre le temps d’écouter et de comprendre est crucial. Une étude réalisée dans une entreprise de consulting a montré que les équipes qui prenaient du temps dans la résolution de problèmes collectifs parvenaient à des solutions plus créatives et durables. Par exemple, dans une situation de crise, un dirigeant a délibérément ralenti le processus décisionnel pour permettre à chaque membre de l’équipe de s’exprimer pleinement, ce qui a conduit à une solution collective plus robuste.
- Empathie : Selon Rifkin (2011), l’empathie va au-delà de la simple compréhension des émotions d’autrui. Il s’agit de ressentir la fragilité et la fugacité de l’existence de l’autre, et de le soutenir pour qu’il s’épanouisse. Dans un cabinet notarial, les dirigeants ont adopté cette perspective en prenant des décisions qui privilégient le bien-être des employés, ce qui a renforcé l’engagement et la satisfaction au travail.
- Ecoute : Le silence peut être un outil puissant dans la résolution de problèmes collectifs. Dans une entreprise japonaise, par exemple, les réunions commencent souvent par un moment de silence pour permettre à chacun de réfléchir avant de parler. Cette pratique favorise une écoute pure, où les participants ne cherchent pas à préparer leur réponse, mais à comprendre profondément les propos des autres. Ce silence permet également de prolonger la réflexion et d’encourager la créativité, conduisant souvent à des solutions auxquelles personne n’aurait pensé individuellement.
L’apport d’une intermédiation
Dans certaines situations, l’intervention d’un intermédiaire, qu’il s’agisse d’un outil ou d’un être humain, peut considérablement améliorer la qualité de la relation. Le médiateur, en tant que tiers neutre, facilite la communication et aide à surmonter les obstacles relationnels. Un exemple concret se trouve dans une grande institution publique où un médiateur a été nommé pour résoudre des conflits fréquents entre départements. Grâce à son intervention, les tensions ont diminué, et un climat de coopération s’est instauré.
En fait, la médiation se définit comme créatrice ou rénovatrice du lien. Elle demande une écoute pure, détachée de tout jugement, où chaque point de vue est pris en compte comme une vérité personnelle. Par exemple, lors d’un conflit entre deux départements dans une organisation à but non lucratif, le médiateur a encouragé les participants à exprimer leurs préoccupations sans crainte de jugement. Cela a permis de transformer le conflit en une opportunité de collaboration, débouchant sur une solution innovante bénéfique pour toute l’entreprise.
Les outils numériques peuvent également jouer un rôle d’intermédiaire dans la médiation. Par exemple, des plateformes en ligne permettent de structurer les échanges et de maintenir une qualité de dialogue élevée, même à distance. Dans une multinationale, l’adoption de forum en ligne a permis de résoudre des différends entre équipes situées dans différents pays, en facilitant une communication plus structurée et respectueuse.
En conclusion, bien que les nouvelles technologies aient révolutionné la communication, elles ont également introduit des défis significatifs pour la qualité des relations humaines. Cet article a exploré le paradoxe selon lequel, malgré des outils de communication toujours plus avancés, la construction de relations de qualité devient plus difficile. Pour surmonter ces défis, il est crucial d’adopter des postures communicantes telles que le non-jugement, l’humilité, la patience, l’empathie et l’écoute active. L’intégration de médiateurs, qu’ils soient humains ou technologiques, peut également jouer un rôle clé dans la résolution de conflits et l’amélioration des relations.
Les exemples concrets et les études de cas présentés montrent que ces approches sont non seulement théoriques, mais applicables et efficaces dans divers contextes organisationnels. En fin de compte, c’est par une utilisation réfléchie des technologies, combinée à des postures humaines appropriées, que nous pourrons construire des relations durables enrichissantes et toujours créatives, tant au niveau personnel que professionnel.
Bibliographie
- (1) Bratina, T. (2023). Digital Devices and Interpersonal Communication Over Time. Journal of Elementary Education, 16(4), 425-439.
- Fenner, P. (2009). La communication non-duelle : l’écoute pure. 3è millénaire. N°92. p.16-19.
- Rifkin, J. (2011). Une nouvelle conscience pour un monde en crise: vers une civilisation de l’empathie. Éditions Les Liens qui libèrent.
- Venter, E. (2019). Challenges for meaningful interpersonal communication in a digital era. HTS: Theological Studies, 75(1), 1-6.
Par Michel Saby et Valérie BENOIT MESNARD
Clés : doute méthodique, éthique de la médiaiton, gouvernance des données, IA et droit notarial, médiation et IA, responsabilité du médiateur
Entre promesse technologique et crainte de déshumanisation, l’IA s’invite désormais dans l’univers de la médiation. Outil d’aide à la structuration ou faux tiers neutre, elle interroge la posture même du médiateur. La question n’est plus de savoir si elle sera utilisée, mais comment encadrer ses usages pour renforcer le doute méthodique et préserver la qualité du lien et sa pérennité.
L’IA peut-elle aider à cultiver un doute méthodique et à soutenir le lien en médiation, sans empiéter sur la responsabilité du médiateur ni sur la sécurité qu’apporte le droit ? La médiation n’est pas qu’une technique : c’est une manière d’être. Jean-François Six le rappelait : « on ne fait pas de la médiation, on est médiateur ». Le droit fixe un cadre de certitude ; la médiation ouvre un espace de « peut-être » fécond où l’on cherche, avec méthode, ce qui peut être accepté par tous. Entre ces deux pôles, l’IA n’est ni un tiers neutre ni un arbitre, mais un assistant. Elle aide à structurer les informations, à reformuler, à expliciter des familles de critères et à mettre en forme des documents. Elle n’a pas d’intention ni de « regard » ; elle outille une délibération qui demeure humaine. D’où une vigilance nécessaire face aux biais, aux hallucinations et à la difficulté de saisir les non-dits contextuels. « Le doute est un mol oreiller pour une tête bien faite » : il s’agit de douter avec méthode pour mieux décider, non de s’abandonner à l’incertitude.
L’ IA passerelle avec le droit notarial
L’IA a des réponses sur tout mais l’IA a- t- elle réponse à tout ? Ce que le notaire ne peut pas dénouer la médiation peut l’amorcer . La grande majorité des cas de médiation sont liés à la famille et de ce fait au droit concernant cette dernière. Le droit apporte la norme et la sécurité ; la médiation crée l’espace relationnel où se négocient les significations et les engagements. L’IA, si elle est bien cadrée, clarifie sans se substituer. Elle apporte une capacité de synthèse et d’ordonnancement utile lorsque les pièces sont nombreuses, les perceptions divergentes et les termes ambigus. Parler d’outil, plutôt que d’une « IA qui prend parti », évite l’anthropomorphisme et rend claires les responsabilités : la décision est humaine ; la qualité de la relation demeure l’affaire du médiateur ; la sécurité reste bornée par le droit et l’expertise du notaire.
Ce que l’IA change
L’apport réel se joue d’abord en amont : synthétiser les documents, harmoniser le vocabulaire, faire apparaître convergences et divergences, préparer des questions ouvertes et une trame de maïeutique qui aideront à faire émerger les enjeux implicites. Pendant la médiation, uniquement avec le consentement explicite des parties, l’IA peut servir d’appui ponctuel pour reformuler une proposition, vérifier la cohérence d’options et éclairer les compromis possibles, sans présumer du choix. Après la séance, elle facilite la mise en forme d’éléments de langage communs, la rédaction d’un projet d’accord et d’un plan de suivi, qui restent soumis à relecture juridique et validation des parties. Nulle « IA en direct » sans accord préalable, aucune capture de données sensibles hors du cadre consenti, et jamais de substitution au médiateur : ces bornes sont constitutives de la confiance.
Souffrance éthique et évaluation
La « souffrance éthique » décrite par Christophe Dejours naît du décalage entre le travail prescrit, le travail réel et ce que la personne estime juste de faire. Quand les critères d’évaluation sont flous ou unilatéraux, les conflits s’enkystent. Ici, l’IA aide à mettre à plat des familles de critères : clarté et définition, équité de répartition, faisabilité au regard des moyens et du temps, traçabilité des preuves, soutenabilité pour éviter les effets pervers; puis à distinguer ce qui est objectivable de ce qui relève d’un jugement conjoint. Elle ne définit pas « les bons critères » et ne décide pas ; elle rend le désaccord plus intelligible et réduit l’arbitraire perçu. Dans une entreprise de service, par exemple, une cheffe d’équipe conteste une évaluation jugée « insuffisante ». Utilisée en amont, l’IA aide à lister et préciser les critères pertinents (qualité perçue, montée en compétences, stabilité d’équipe, délais, incidents). Le médiateur s’appuie ensuite sur cette grille pour structurer l’échange et faire émerger un accord sur quelques critères partagés, un calendrier de mesure et un rendez-vous d’ajustement. Ce n’est pas « la décision de l’IA », mais une décision humaine, mieux informée.
La posture professionnelle
La présence ne se délègue pas. La congruence, au sens de Carl Rogers (cohérence entre ce que l’on ressent, pense et exprime), demeure le socle de la confiance. La non-immédiateté chère à Peter Fenner (suspendre le réflexe de réponse pour laisser la compréhension émerger) protège la qualité du lien. Correctement encadrée, l’IA libère de la bande passante cognitive en prenant en charge la technique (synthèses, vérifications, mise en forme) pour que le médiateur reste centré sur l’écoute et la relation. La clarté des rôles évite les glissements : l’outil structure et documente, le médiateur conduit et garantit l’éthique, le droit borne et sécurise.
Garde-fous et conformité
Toute utilisation de l’IA en médiation suppose un consentement explicite des parties, la minimisation et l’anonymisation des données, l’assurance qu’aucune information sensible ne sera réentraînée dans des modèles publics, une traçabilité effective des contenus soumis et générés, un contrôle humain systématique et le respect du RGPD ainsi que de l’AI Act, qui introduit une logique de risques, de transparence et de gouvernance des données. Ce cadre n’est pas un supplément d’âme ; il conditionne la légitimité de l’outil et protège la relation.
Douter ensemble, décider mieux et durablement
Le triptyque droit – médiation – IA n’est pas un jeu à somme nulle. Le droit protège, la médiation relie, l’IA clarifie et a un rôle prépondérant dans la pérennité du lien qui a besoin d’une mémoire objective Le doute, loin d’affaiblir la décision, la renforce lorsqu’il est méthodique et partagé. Utilisée pour ce qu’elle sait faire (structurer, reformuler, expliciter) et dans un cadre consenti, traçable et conforme, l’IA aide des personnes à mieux se comprendre… donc à mieux s’accorder par une qualité du lien cultivé de souvenirs factuels.
- Dejours, C. (1998). Souffrance en France : La banalisation de l’injustice sociale. Paris : Seuil.
- Fenner, P. (2007). Radiant Mind: Awakening Unconditioned Awareness. Boulder, CO : Sounds True.
- Montaigne, M. (2007). Les Essais(éd. établie d’après l’« Exemplaire de Bordeaux »). Paris : Gallimard. (Œuvre originale publiée en 1580.)
- Rogers, C. R. (1998). Le développement de la personne(trad. fr.). Paris : InterÉditions. (Œuvre originale publiée en 1961.)
- Six, J.-F. (1990). Le temps des médiateurs. Paris : Seuil.
- Six, J.-F. (1995). Dynamique de la médiation. Paris : Desclée de Brouwer.
- Union européenne. (2016). Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 (RGPD). Journal officiel de l’Union européenne.
- Union européenne. (2024). Règlement (UE) 2024/1689 établissant des règles harmonisées en matière d’intelligence artificielle (AI Act). Journal officiel de l’Union européenne.
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Connu / https://fr.linkedin.com/posts/management-datascience_comment-lia-transforme-t-elle-la-m%C3%A9diation-activity-7402634329836920832-mKdX
connu / https://michelsaby.wordpress.com/2026/01/02/comment-lia-transforme-t-elle-la-pratique-de-la-mediation-2/
Ndlr : /"la médiation ouvre un espace de « peut-être » fécond où l’on cherche, avec méthode, ce qui peut être accepté par tous" : pas d'accord sur la 2ème partie de cette phrase. Ce qui peut être accepté par tous fait penser à de la négociation, à la recherche du consensus. C'est confirmé par "la médiation crée l’espace relationnel où se négocient les significations et les engagements".
Le philosophe François Jullien** a prouvé à quel point le compossible est plus fertile en médiation que le compromis qui reste dans les rapports de force. C'est certes plus exigent mais tellement plus fécond. Et cela justifie pleinement le recours à la médiation.
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-heure-philo/l-heure-philo-du-vendredi-09-janvier-2026-2723899
transcrite à https://tools.immae.eu/Shaarli/mediationpourtous?fo9u2A
6 454 signatures
Union européenne
FR
Initiative citoyenne européenne - Système de collecte en ligne
Objectifs
Selon la Commission européenne, l’État d’Israël est responsable d’un nombre sans précédent de morts et de blessés parmi les civils, de déplacements à grande échelle de la population et de la destruction systématique des hôpitaux et des installations médicales à Gaza. [1] Israël a également mis en place un blocus de l’aide humanitaire, qui pourrait s’apparenter à un recours à la famine comme méthode de guerre. Israël enfreint de multiples règles et obligations prévues par le droit international, et ne prévient pas le crime de génocide, contrairement à ce qui a été ordonné par la Cour internationale de justice. [2]
Pourtant, l’Union européenne n’a toujours pas suspendu son accord d’association avec Israël, lequel constitue la pierre angulaire de la coopération bilatérale entre l’UE et Israël en matière de commerce, d’économie et de politique.
Les citoyens de l’Union européenne ne sauraient tolérer que celle-ci maintienne un accord qui contribue à légitimer et à financer un État commettant des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.
Par conséquent, nous appelons la Commission à présenter au Conseil une proposition de suspension totale de l’accord d’association UE-Israël.
[1] Service européen pour l’action extérieure, note du bureau du représentant spécial de l’UE pour les droits de l’homme, 20 juin 2025, https://euobserver.com/eu-and-the-world/ar0246a0da
[2] Cour internationale de justice, ordonnance du 26 janvier 2024, https://www.icj-cij.org/fr/node/203447
Page web de l’initiative dans le registre de la Commission européenne:
https://citizens-initiative.europa.eu/initiatives/details/2025/000005
Pour qu’une initiative citoyenne européenne soit valable, elle doit recueillir au moins un million de signatures valides et obtenir les seuils minimums dans au moins sept pays.
Signer cette initiative citoyenne européenne
Date butoir: 13-janv.-2027
par Jérémie Younes, lundi 12 janvier 2026
L’agression impérialiste des États-Unis contre le Venezuela est venue avec son torrent de mensonges officiels et de propagande militaire, relayés imprudemment – ou activement – par certains médias. Tour d’horizon.
...
Notes
[1] Eastern standard time, c’est-à-dire 9h39 en France.
[2] Lire par exemple : « Nicolas Maduro et le cartel des Soleils : le président vénézuélien déchu a-t-il fait partie d’une organisation criminelle ? », Franceinfo, 10/01.
[3] Le 8 janvier, Caracas annonce « une centaine » de morts, civils et militaires.
...
La grande course vers l’IA entraîne donc avec elle un redéveloppement du nucléaire qui devra encore intégrer les questions d’approvisionnement en combustible, de prolifération, de gestion des déchets ou d’acceptabilité sociale des installations. Les banlieues huppées de Washington, déjà peu enclines à apprécier le voisinage des centres de données, pourraient se regimber contre celui de réacteurs nucléaires, si petits soient-ils, accompagnés de leurs déchets. Reste aussi à savoir qui paiera les coûts de cet enthousiasme technophile, et aux dépens de quels autres investissements se feront ces choix.
Eva Thiébaud.
(13) M. V. Ramana, « The forgotten history of small nuclear
reactors », 27 avril 2015, https://spectrum.ieee.org
(14) « The future of nuclear energy in a carbon-constrained
world », MIT, 2018, https://energy.mit.edu
(15) David Schlissel, « Eye-popping new cost estimates
released for NuScale small modular reactor », Institute for Energy
Economics and Financial Analysis (Ieefa), 11 janvier 2023,
https://ieefa.org
(16) « World nuclear industry status report 2025 »,
26 novembre 2025, www.worldnuclearreport.org
(17) Lire « Course à l’atome au Proche-Orient », Le Monde
diplomatique, octobre 2022.
Connu / TG le 1/01/26 à 15:19