5 min Opinion
Israël-Palestine : quatre leçons d’un automne de sang - Le 11/10/2023 / Jean-François Bayart
Professeur d'anthropologie et de sociologie à l'Institut des hautes études internationales et du développement (IHEID)
Les événements tragiques qui surviennent en Israël-Palestine nous obligent à un effort d’intelligence politique, au-delà des légitimes émotions qu’ils soulèvent.
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Les extrémistes n’apportent aucune solution à des problèmes qu’ils se font forts de régler mais qu’ils ont souvent eux-mêmes créés. Les éditorialistes israéliens ne trouvent plus de mots pour stigmatiser l’invraisemblable incompétence d’un gouvernement pris en otage par les religieux, les suprémacistes et les colons, et qui se targuait de garantir la sécurité et la prééminence d’un Etat devenu constitutionnellement juif, à leur initiative et à l’encontre du projet sioniste initial. Bravo les artistes !
Il n’y a pas de réponse sécuritaire à un conflit politique, quelle que soit la sophistication des technologies employées. Les va-nu-pieds du Hamas ont saturé le Dôme de fer, franchi la coûteuse barrière électronique, déjoué les oreilles de la start-up nation si fière de son logiciel Pegasus.
Il n’y a que des solutions politiques à des conflits politiques. Il ne sert à rien de traiter les ennemis de « terroristes », et moins encore d’« animaux humains » car il faudra un jour négocier avec eux faute de possibilité d’une victoire militaire susceptible de rendre inutile un règlement pacifique.
La France a traité de « terroristes » les combattants algériens avec lesquels elle a fini par négocier. Les Etats-Unis ont traité de « terroristes » les talibans afghans et ont fini par négocier avec eux. Israël a traité « d’organisation terroriste » l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) avant de négocier avec elle.
Les tenants de l’apartheid ont qualifié de « terroristes » les militants de l’ANC (Congrès national africain) avec lesquels ils sont en définitive entrés en pourparlers. Il en sera inévitablement de même avec le Hamas, ou le mouvement qui lui succédera après son écrasement militaire. Le plus vite sera le mieux ou, dirons-nous quitte à écorcher la langue française, le moins pire.
Ne pas se tromper de responsable
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l’Iran n’est pas à l’origine du problème palestinien
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Entre le Hezbollah et la République islamique d’Iran, le grand frère n’est pas forcément celui que l’on croit.
Les khomeynistes ont appris leur métier de révolutionnaires dans les rangs d’Amal – le mouvement armé dont est issu le Hezbollah – et le chiisme iranien s’est constitué au 16e siècle grâce au concours du chiisme libanais, les deux clergés ayant depuis lors entretenu des relations très étroites, y compris d’ordre matrimonial.
Revenir à une compréhension politique du conflit
... la seule manière de sortir par le haut de cette tragédie, ne serait-ce que par considération pour les victimes civiles, israéliennes et palestiniennes, est d’en revenir à une compréhension politique du conflit, à son traitement diplomatique et au respect du droit international que violent allègrement les deux parties, chacune dans son style.
Pour ce faire, certaines voix disparues nous manquent comme les historiens Pierre Vidal-Naquet et Maxime Rodinson, le philosophe Etienne Balibar ou encore, sur un registre politique, le Général De Gaulle, Jacques Chirac, et peut être François Mitterrand, qui, au moins, auraient su jeter l’opprobre sur l’instrumentalisation politicienne hexagonale de la crise, rappeler l’impératif catégorique d’une paix, sinon juste, du moins porteuse d’avenir, et poser dans les termes exigeants de la philosophie politique la double question nationale, juive et palestinienne.
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dernier ouvrage de Bruno Karsenti, La Place de Dieu (Fayard, 2023) qui reprend la vieille question spinozienne du théologico-politique. Mais sans doute est-ce faire preuve d’un optimisme vraiment désespéré que d’inviter à l’étude les petites mains criminelles de la bêtise identitaire.
1.Mouvement islamiste chiite basé au Liban
... une maison qui héberge 14 personnes, venues de toute l’Europe, avec comme point commun l’envie de vivre à plusieurs, de partager...
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rubriques Allemagne | Lieux collectifs | Lieux en instance
Après 450 kilomètres, après avoir sillonné cinq départements (Deux-Sèvres, Vienne, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret), le cortège des 700 cyclistes et des tracteurs a réussi à atteindre le siège de l’Agence de l’Eau, à Orléans.
Organisé par la Confédération paysanne, Bassines non Merci et les soulèvements de la terre, et parti de Sainte Soline, le convoi de l’eau exigeait un moratoire sur les bassines. Les militant.es dénonçaient ainsi « l’accaparement de l’eau » et son financement public.
Thierry Burlot, président du Comité de Bassin, s’est montré à l’écoute des revendications. Il a parlé de "camouflet" si des travaux démarraient... Or, le jour même des barrières étaient posées sur le site de la bassine de Priaires. Par ailleurs, M. Burlot n’est finalement pas venu s’exprimer devant les manifestants, comme il l’avait promis à la délégation.
Pendant ces discussions, à l’extérieur s’organisait un camp improvisé. Le convoi devait initialement s’installer à Bou, à quelques kilomètres d’Orléans. Mais faute d’avoir obtenu en amont l’assurance d’un rendez-vous avec Sophie Brocas, préfète du Loiret et présidente du conseil d’administration de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, le convoi a décidé de s’installer devant le siège de l’Agence de l’Eau... et d’exiger d’engager un dialogue avec les responsables politiques en charge du dossier. Finalement, la préfète acceptera d’ouvrir les grilles à la délégation, sous la pression de la rue. « On veut qu’il y ait un vrai dialogue et ce dialogue, pour nous, il passe par une condition, l’arrêt immédiat des chantiers en cours et surtout l’ouverture d’aucun chantier de nouvelles bassines », a rappelé Laurence Marandolo, porte-parole de la Confédération paysanne.
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Informations
Alors que le secteur aérien et les gouvernements annoncent une nouvelle ère de carburants d’aviation « durables » (CAD, ou SAF en anglais), on sait que cela confisquera des ressources indispensables à d’autres secteurs et prendra plusieurs dizaines d’années, si toutefois on y arrive. Il existe pourtant un moyen efficace de réduire rapidement et significativement les effets hors CO2 de l’aviation, et par là son empreinte climatique totale : traiter les carburants conventionnels avec des quantités limitées d’hydrogène.
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L’Union européenne est sur le point d’approuver le règlement ReFuelEU ... programme Fit for 55 ... feuille de route pour l’introduction progressive des CAD, qu’il s’agisse de biocarburants ou d’e-carburants. Le plan vise un taux de mélange de 6 % en 2030, de 34 % en 2040 et de 70 % en 2050, dont la moitié d’e-carburants en 2050. Cela signifie que d’ici 2040 les avions devraient encore utiliser du kérosène fossile pour plus des deux tiers de leur consommation.
Les CAD ont pour objet de réduire les émissions de CO2, mais il y a d’autres bénéfices. Comme ils sont exempts d’aromatiques, de naphtalène et de soufre (ANS) (1), ils produisent moins de suie lors de leur combustion, réduisant ainsi l’impact climatique des cirrus induits par les traînées de condensation, et améliorant également la qualité de l’air dans les aéroports. On pourrait toutefois bénéficier beaucoup plus rapidement de ces avantages en réduisant la quantité d’ANS dans le kérosène fossile actuel.
C’est pourquoi certains membres du Parlement européen ont déposé des amendements visant à rendre obligatoire le suivi de la teneur en ANS des carburants d’aviation et chargeant la Commission européenne de rédiger un rapport et de préparer une proposition réglementaire. Ces amendements ont été adoptés, mais la dernière disposition ne sera pas suivie d’effets avant la prochaine révision du règlement en 2026-2027. Il y a néanmoins de solides raisons d’agir dès que possible
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Hydrotraiter le kérosène fossile : le meilleur usage des quantités limitées d’hydrogène vert disponibles pour l’aviation
Des essais en vol avec des carburants contenant des CAD ont confirmé que réduire la teneur en aromatiques du carburant réduit de manière significative les cirrus induits par les traînées de condensation, car ils produisent moins de suies en brûlant (2). Le même résultat pourrait être obtenu avec des carburants fossiles s’ils étaient traités pour retirer les composés aromatiques. Cela peut se faire par hydrotraitement (réaction avec de l’hydrogène), un processus couramment utilisé dans les raffineries pour d’autres combustibles. La réduction des aromatiques dans les carburants aviation est de fait l’une des mesures préconisées par l’AESA à la CE en 2020 pour réduire les traînées de condensation (3). La pénalité en CO2 d’environ 2 % associée à la production d’hydrogène gris dans les raffineries peut être évitée en utilisant de l’hydrogène vert, comme cela devra être le cas pour la fabrication d’e-carburants.
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implique l’hydrodésulfuration – ce qui fait que non seulement la suie, mais aussi les particules de sulfates seraient considérablement réduites ... l’approvisionnement en hydrogène vert restera faible pendant des dizaines d’années ... les avions plus anciens ont encore besoin d’aromatiques pour protéger les joints en élastomères ... adapter les processus de raffinage pour permettre une hydrogénation plus poussée (5)
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Un rapport coûts-avantages très favorable
... analyse socio-économique ... projet Jetscreen de l’UE a été bouclée en 2020 mais n’a été publiée que le 5 décembre 2022 (7) après une série de mésaventures (8). Elle conclut à un bénéfice de 8 milliards d’euros au niveau mondial pour une désulfuration complète et une réduction de 60 % des aromatiques (de 17 à 7 %). Le montant réel est sans doute plus élévé car, entre autres, les bénéfices pour la santé de l’amélioration de la qualité de l’air dans les aéroports semblent avoir été fortement sous-estimés.
Le secteur aérien refuse toujours de prendre en compte les effets autres que le CO2
... ferait plus que doubler l’impact climatique du secteur, de sorte qu’il ne lui serait plus possible d’affirmer n’être responsable que de 2,5% des émissions mondiales
une étape efficace mais pas suffisante
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Même avec un hydrotraitement à 100%, la réduction de CO2 atteindrait à peine 2%. Cela fait que le trafic aérien va quand même devoir être réduit au cours des 10 à 30 prochaines années afin d’aligner le secteur sur le rythme d’efforts requis de l’ensemble des secteurs pour atteindre les objectifs climatiques (voir la fiche greenwashing #6 Neutralité carbone – Zéro émissions nettes).
Voir aussi :
► Le transport aérien peut très vite arrêter d’accroître son impact climatique sans attendre un hypothétique avion “vert”
► Besoins en hydrogène pour produire des caburants aviation sans aromatiques (Carburants fossile hydrotraité, biocarburants, e-carburants)
Notes
(1) Les aromatiques sont une classe d’hydrocarbures présents dans les carburants aviation qui génèrent plus de suie que les autres lors de leur combustion. Le naphtalène est la molécule aromatique qui produit le plus de suie. Les carburants aviation contiennent également du soufre en faibles quantités (moins de 0,1 %) qui produisent du SO2 et des particules de sulfates lors de la combustion.
(2) C. Voigt et al. (2021) : Cleaner burning aviation fuels can reduce contrail cloudiness
(3) EASA (2020) : Updated analysis of the non-CO2 effects of aviation, p. 89
(4) L’objectif de l’UE est de remplacer 0,7 % des carburants aviation fossiles par des e-carburants d’ici à 2030.
(5) Alain Quignard (2022) : Non-CO2 effects from aviation decreasing sulfur and aromatic content in jet fuel
(6) Sources pour les données du tableau :
- Besoins en hydrogène pour un combustible hydrotraité à 50 % : 4,6 kg H2/tonne de carburant (calcul basé sur la stœchiométrie)
- Besoins en hydrogène pour fabriquer des e-carburants : 560-685 kg H2 / tonne d’e-carburant. CONCAWE (2019) : A look into the role of e-fuels in the transport system in Europe (2030–2050) (literature review)
- Réduction du CO2 pour un combustible hydrotraité à 50 % : calcul basé sur la stœchiométrie
- Réduction des émissions de CO2 pour un mélange de 1 % d’e-carburant : 1 %, si l’e-fuel est 100 % décarboné
- Réduction du nombre de particules de glace : dérivé de la Fig. 3c de C. Voigt et al. (2021) (Voir ref #2)). Un carburant hydrotraité à 50 % contient environ 14,2 % d’H. Un carburant hydrotraité à 100%, environ 14,6%.
- Réduction du forçage radiatif des traînées de condensation : dérivé de U. Burkhardt et al. (2018) : Mitigating the contrail cirrus climate impact by reducing aircraft soot number emissions
(7) Jetscreen (2022) : Socio-Economic Benefits of Reducing Sulphur & Aromatics (Note : un correctif au rapport original a été publié afin de rectifier plusieurs erreurs de calcul (voir note suivante)
(8) L’analyse coûts/avantages a été achevée en 2020, mais n’a pas été rendue publique par Airbus et la Commission. Elle serait restée inédite si un membre de Stay Grounded n’avait pas publiquement mis Airbus au défi de la publier. Elle a finalement été mise à disposition quelques jours seulement avant le vote de RefuelEU Aviation en plénière du Parlement européen. Trop tard, d’autant que la Commission (DG Move) avait plaidé contre l’amendement proposé auprès du plus grand groupe parlementaire – le PPE. De toute façon, l’analyse concluait à l’absence de bénéfice net. Contestant ce résultat inattendu, un autre membre de SG a examiné le rapport encore non publié et est arrivé à la conclusion que des erreurs importantes avaient été commises et en a fait part à CE Delft en octobre. Après discussion, une grande partie de ses remarques ont été acceptées et le rapport a été publié sur leur site Web le 5 décembre 2022 avec un rectificatif. Il convient de noter que les coûts-bénéfices de l’utilisation d’hydrogène vert pour l’hydrotraitement n’ont pas été évalués.
À travers le monde, plus de 43 millions d’enfants ont été forcés de se déplacer en raison des désastres climatiques.
Vidéo : 1 minute
Connu / TG le 07/10/23 à 11:09
Les réserves, d’une capacité totale d’environ 3 millions de mètres cubes, devaient être installées dans la Charente, la Charente-Maritime, les Deux-Sèvres ainsi que la Vienne, où le tribunal administratif a considéré que « le projet n’est pas associé à de réelles mesures d’économie d’eau ».
👉 Article : 2 minutes
Connu / TG le 07/10/23 à 11:09
Accueil Espace Presse [Rapport] Le nucléaire à la traîne ...
Dans un rapport publié aujourd’hui, Greenpeace France compare l’impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre de trois scénarios d’investissements : le développement massif des énergies renouvelables, la rénovation des passoires énergétiques ou encore la relance du nucléaire avec la construction de six réacteurs de modèle EPR 2. Les conclusions sont édifiantes : loin d’être un choix judicieux pour le climat, le nucléaire est l’énergie bas carbone la plus lente à déployer et ayant le moins d’impact à court, moyen et long termes sur la décarbonation du mix énergétique.
Lire le rapport complet ici <<
Même dans le scénario le plus favorable au nouveau nucléaire, à montant d’investissement égal, l’installation d’infrastructures d’énergies renouvelables d’un mix éolien/photovoltaïque permettrait d’éviter quatre fois plus d’émissions cumulées de CO2 d’ici à 2050 que la construction de six EPR 2, tout en produisant trois fois plus d’électricité en cumul sur toute la période.
Courbe des émissions de gaz à effet de serre évitables en investissant dans le développement des énergies renouvelables versus dans la construction de six réacteurs nucléaires EPR 2.
Investir 85 milliards d’euros de subventions publiques d’ici à 2033 dans la rénovation des logements permettrait d’éviter six fois plus d’émissions de CO2 d’ici à 2050 que l’investissement de 52 milliards (hors coûts financiers) dans la construction de six EPR 2. Grâce à la rénovation de ces passoires énergétiques, ce sont près de 12 millions de personnes qui sortiraient de la précarité énergétique en une décennie.
Courbe des émissions de gaz à effet de serre évitables en investissant dans la rénovation des passoires thermiques versus dans la construction de six réacteurs nucléaires EPR 2.
Greenpeace demande au gouvernement Macron de renoncer à la construction de nouveaux réacteurs nucléaires pour ne pas mobiliser des ressources dans une technologie bien trop lente, incertaine et onéreuse, de favoriser la filière renouvelable et de flécher les investissements dans les changements systémiques des différents secteurs de notre société. La France doit se fixer des objectifs climatiques très ambitieux sur la sortie des énergies fossiles, le développement des énergies renouvelables et la rénovation des logements, compatibles avec une trajectoire de réchauffement climatique limitée à +1,5°C maximum.
“Pour respecter l’Accord de Paris et se placer sur une trajectoire de réchauffement climatique limité à +1,5°C maximum, la France doit réaliser 80% de ses baisses d’émissions de gaz à effet de serre au cours des 12 prochaines années. Avec des délais de construction de 15 ans minimum, le programme de relance de nouveaux réacteurs nucléaires n’aura aucun impact sur la décarbonation du mix énergétique à court et moyen termes. Au lieu d’investir l’argent de la transition dans la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, dont les externalités négatives (déchets, risque nucléaire, consommation d’eau…) pèsent trop lourd sur nos vies et l’avenir des générations futures, le gouvernement doit flécher ces investissements dans la sobriété, la construction d’énergies renouvelables et dans la rénovation performante des passoires énergétiques, qui génèrent de nombreux co-bénéfices pour la population”, déclare Pauline Boyer, chargée de campagne Transition énergétique à Greenpeace France.
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Clés : Économie Entreprises - Temps de Lecture 4 min.
La croissance de la structure associative a récemment engendré des conflits entre salariés et avec la direction, qui dit reconnaître des dysfonctionnements.
Le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard, lors d’une réunion du Medef, au complexe hippique de Longchamp, à Paris, le 27 août 2020. ERIC PIERMONT / AFP
« Je me mets à la place de Patrick Pouyanné [PDG du groupe TotalEnergies], qui va bien se marrer à la lecture de l’article… » Lundi 25 septembre, en réunion hebdomadaire et dans une ambiance tendue, le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard, regrette l’attitude des salariés qui ont parlé au Monde, arguant qu’un article à charge contre la structure nuira à la collecte de dons. « Je leur ai dit que j’étais triste et en colère, et que parler à la presse était un exercice risqué », se justifie Jean-François Julliard.
Une vingtaine de témoignages de salariés, ex-salariés et militants font état d’une charge de travail élevée et d’un climat social très difficile dans le bureau français de l’ONG internationale, qui compte 150 personnes en CDI. La quasi-totalité d’entre eux ont souhaité garder l’anonymat, de peur de conséquences sur leur carrière.
La colère gronde aussi du côté des bénévoles, qui estiment ne plus avoir voix au chapitre : Karine Michils, militante et membre démissionnaire de l’assemblée statutaire − qui représente les adhérents −, devait envoyer mercredi 4 octobre une lettre à l’ensemble des adhérents, pour dénoncer un « déni de démocratie ». Elle déplore notamment l’opacité de la direction à chaque question posée en assemblée : « On me rétorquait que j’étais agressive et pas bienveillante. J’ai rejoint Greenpeace pour combattre des multinationales, mais j’ai combattu une multinationale pour l’instant, c’est Greenpeace. »
Davantage de syndiqués
La difficulté à s’exprimer en interne révèle un paradoxe, entre l’illusion d’évoluer dans une grande famille, où l’on « lave son linge sale en famille », et la réalité de la direction de l’association, jugée tantôt absente, tantôt brutale, et n’appréciant pas vraiment les critiques. Un salarié présent dans la structure depuis plusieurs années évoque « une gêne » quand des membres de la direction discutent dans les parties communes du siège. « On est embauchés car on est des personnes vindicatives, qui veulent agir… Mais dès qu’on fait remarquer quelque chose en interne, on nous agresse et nous fait comprendre qu’on est des privilégiés par rapport à d’autres assos », déplore une employée.
Or, depuis vingt ans, les effectifs de Greenpeace France n’ont cessé de croître, et sa structure de se rapprocher d’une entreprise classique : naissance d’un service RH, création de postes de management intermédiaire et délimitation stricte des périmètres de chacun en 2015… Ce qui a généré des conflits fréquents entre pôles ou salariés, parfois arbitrés de manière autoritaire par la direction, ainsi qu’une multiplication des réunions et des processus de validation avant de réaliser une action ou de produire un rapport.
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Ndlr : la réponse de GPF : https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?-9ogJQ
Greenpeace France et Zero Waste France suivent Paul Neau @PaulNeau
Le bilan énergétique de la France en 2022 vient de paraitre notamment sous la forme d'un diagramme de Sankey.
Thread de quelques décryptages. ⬇️⬇️ 7:48 AM · 9 oct. 2023 · 1 388 vues - 1️⃣ /5
- De façon globale, 2 530 TWh de ressource primaire ont été prélevés dans la nature pour une consommation finale de 1 657 TWh, soit des pertes égales à 35% : 1 unité d'énergie sur 3 est gaspillée ! 2️⃣ /5
- L'électricité constitue (seulement) le QUART de l'énergie finale consommée en France (coucou, ceux qui confondent énergie et électricité et oublient nos pétroles et gaz consommés en grande quantité). 3️⃣ /5
- La "production" nucléaire primaire est de 893 TWh ; mais les DEUX TIERS (la faute à Carnot) sont des pures pertes (dans les fleuves, l'atmosphère, la mer), et seulement un tiers est utilisable.
Car ce sont finalement de très grosses bouilloires.
Un système peu efficace. - 4️⃣ /5 Le taux d'indépendance en énergie est annoncée à 50% (contre 55,1% en 2021),
car l'électricité nucléaire est supposée "produite domestiquement" et car ce taux intègre les pertes thermiques des réacteurs nucléaires ! 😳😳😳 - 5️⃣ /5 Le vrai taux d'indépendance, en énergie primaire, passe alors à (seulement) 14,5% en considérant, seulement et logiquement, les énergies renouvelables et les déchets qui sont elles des ressources nationales.
- Christophe CUNY @chcuny · 52 min
Quelle est la source de ce graphique s’il vous plaît ?
NDLR : notre dépendance énergétique est donc de plus de 85%
Réseau Action Climat @RACFrance · 1h
Le secteur aérien est le seul dont le carburant n’est pas taxé ET dont les émissions de CO2 continuent d’augmenter.
Taxer le kérosène pour financer des trains + fréquents, plus de gares et des billets moins chers, c’est agir pour le climat et la justice sociale. #ChaqueLoiCompte
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Proche et Moyen-Orient - 163 commentaires
Pour de nombreux Palestiniens, et malgré la mort de centaines de civils à Gaza et en Israël, l’attaque du Hamas s’explique par les pratiques brutales du gouvernement de Nétanyahou et par la colonisation qui n’a fait que s’étendre. Témoignage de Rula Shadeed, responsable dans une ONG.
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Mediapart a donné la parole à des experts sur place, dont des universitaires, comme Mkhaimar Abusada, professeur de sciences politiques à l’université Al-Aqsa de Gaza, qui voit dans l’attaque surprise du Hamas une conséquence à la politique de ce qu’il décrit comme un « gouvernement israélien d’extrême droite fasciste », en rappelant que certains de ses ministres « pensent que le temps est venu d’expulser les Palestiniens et d’annexer plus de la moitié de la Cisjordanie ».
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C’est le cas de Rula Shadeed, qui travaille depuis des années dans diverses organisations non gouvernementales depuis Ramallah, en Cisjordanie. Aujourd’hui responsable de programme pour le Palestine Institute for Public Diplomacy, elle a œuvré longtemps à l’association Al-Haq, fondée en 1979 pour documenter les violations des droits humains commises dans le cadre du conflit. Al-Haq fait partie des six ONG que le gouvernement israélien a tenté d’interdire en 2021, au prétexte qu’elles aurait des liens avec le terrorisme palestinien, sans convaincre les Occidentaux. https://www.mediapart.fr/journal/international/221121/interdiction-d-ong-palestiniennes-la-manoeuvre-ratee-d-israel-pour-convaincre-les-occidentaux
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les différents partis incluant le Hamas avaient tous appelé à ce que le gouvernement israélien stoppe ses agressions, les attaques contre des civils et contre les lieux et édifices religieux comme la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem. »
Elle évoque aussi des humiliations contre « les croyants en train de prier près des églises et des mosquées ». Les images toutes récentes de juifs ultraorthodoxes crachant sur des pèlerins chrétiens dans la vieille ville de Jérusalem ont notamment tourné en boucle à la télévision et sur les réseaux sociaux.
Le souvenir noir de 1948
Rula Shadeed dénonce également le « nombre insensé de violations et de brutalités » commises par « le gouvernement fasciste israélien, qui ne se soucie d’aucune manière des résolutions de l’ONU, des lois de l’Union européenne, des droits humains, du droit des Palestiniens à simplement vivre ».
Elle fait de l’extrémisme du gouvernement mené par Benyamin Nétanyahou et qui compte parmi ses ministres clés Itamar Ben Gvir, suprémaciste juif, raciste et homophobe, et Bezalel Smotrich, qui se revendique fièrement partisan du Grand Israël, de la Méditerranée au fleuve Jourdain, « l’un des moteurs qui font que le Hamas, mais aussi d’autres partis se sont décidés » [à attaquer – ndlr].
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l’activiste raconte son inquiétude croissante devant « les villages brûlés » et « le transfert des populations auquel on assiste ces derniers mois » pour permettre aux colons israéliens de s’installer sur les territoires palestiniens, avec la bénédiction du gouvernement et de l’armée. « Tous ces événements ont constitué une sorte de signal d’alarme pour tous les Palestiniens, un signe que la menace devenait de plus en plus proche », décrit Rula Shadeed, pour qui ils sont « très similaires à ce qu[’ils ont] connu en 1948 » : la Nakba, l’exode forcé de plusieurs centaines de milliers de Palestiniens, expulsés au cours de la guerre qui a institué l’État d’Israël.
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« Un régime d’apartheid tout entier tourné vers un but ultime, celui de déplacer les Palestiniens pour les remplacer par le peuple juif. »
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« Dans toute situation de colonisation et d’oppression, la violence est le résultat de la brutalité de l’oppresseur. Il ne faut jamais faire porter la responsabilité d’une escalade sur le colonisé, qui est confronté à de grandes injustices depuis des décennies », lance-t-elle.
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« à chaque fois que les Israéliens ont attaqué Gaza, ils l’ont fait dans l’impunité, et sans jamais devoir répondre de leurs actes et de leurs crimes ».
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« Ici, même quand les gens sont brûlés dans leurs propres maisons, ce n’est jamais le bon moment pour soutenir les Palestiniens »
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Elle fait ici référence à l’incendie de plusieurs maisons par des colons israéliens en Cisjordanie en juin 2023, ou à cet enfant, brûlé vif dans l’incendie de son foyer, en 2015
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Connu / https://twitter.com/Mediapart/status/1711011104288092242
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Plateau spécial aujourd'hui à 8h20, autour de la situation en Israël, après les offensives lancées par le Hamas samedi 7 octobre. ©Maxppp - Mohammed Saber
8h20 - Baddou - L'hour
Un grand entretien aujourd'hui pour faire le point sur la situation après l'offensive armée du Hamas contre l'état d'Israël ce samedi.
Avec
- Elie Barnavi Historien et diplomate
- Hala Abou Hassira Ambassadrice de Palestine en France
- Gérard Araud Diplomate, ancien ambassadeur de France aux États-Unis
- Vincent Lemire Historien, géographe, directeur du Centre de recherche français à Jérusalem
Depuis 24 heures, les écrans du monde entier sont envahis d'images de guerre, de morts et de destruction, après l'attaque du Hamas contre Israël puis la réponse militaire israélienne à Gaza. "J'ai le sentiment de me réveiller dans un pays en guerre", confirme l'historien et ancien ambassadeur d'Israël à Paris Elie Barnavi, depuis Tel Aviv. "C'est une espèce de cauchemar éveillé. C'est encore pire que ce qui nous est arrivé lors de la guerre du Kippour en octobre 1973, en ce sens que pour la première fois depuis la guerre d'indépendance en 1948, il y a des combats de rue, de maison à maison, sur le territoire souverain d'Israël. Une attaque terroriste que personne n'a vue venir. Le traumatisme est encore pire que ce qu'on a connu auparavant."
À lire aussi : Israël : dans les zones proches de la bande de Gaza, la sidération et la colère des habitants https://www.radiofrance.fr/franceinter/israel-dans-les-zones-proches-de-la-bande-de-gaza-la-sideration-et-la-colere-des-habitants-6912049
"La réaction israélienne sera violente, mais ce qui se passe est inacceptable"
Le Premier ministre israélien évoque déjà une "vengeance noire", laissant prévoir une escalade dans les jours qui viennent. "Un général israélien a dit en arabe aux Gazaouis : le Hamas vient d'ouvrir sur vous les portes de l'Enfer", raconte l'historien. "Je crois que la réaction israélienne sera effectivement très dure, très violente. Mais ce qui se passe depuis hier est inacceptable, il faut montrer au Hamas mais aussi à l'ensemble de la région qui nous regarde, que ce genre d'actions a un prix."
Un point de vue que ne partage pas Hala Abou Hassira, ambassadrice de Palestine en France, dont la famille vit à Gaza. "La situation actuelle, c'est Israël qui en est entièrement et seule responsable, de par la continuité de son occupation", accuse-t-elle. "Le peuple palestinien est sous attaque depuis 75 ans, sous occupation militaire depuis 56 ans, il subit la négation totale de son droit inaliénable à l'autodétermination. Hier, Israël a décidé de collectivement punir le peuple palestinien, comme elle le fait toujours. Ils ont coupé l'électricité sur toute la bande de Gaza, pendant des heures. C'est le peuple palestinien dans son entièreté qui est pris en otage par Israël. Les deux millions d'habitants de Gaza ont passé une nuit de terreur."
"La question de la vie des civils israéliens est une question centrale" en Israël
"Je ne suis pas là pour dire qui a tort ou raison dans ce conflit", assure de son côté Gérard Araud. Pour l'ancien ambassadeur français, "ce qu'il faut voir désormais, c'est quels sont les scénarios probables dans les heures qui viennent. Il y a la quasi certitude, et ça a déjà commencé, d'une opération israélienne qui va être dure. Avec cette différence que d'un côté, il y a la tentation d'y aller très fort, étant donné les centaines de civils israéliens qui viennent de souffrir, et de l'autre il y a les otages. En Israël, la question de la vie des civils israéliens est une question centrale."
À lire aussi : Israël "en guerre" avec Gaza après une attaque meurtrière du Hamas sur son sol
"Les Israéliens peuvent libérer des centaines de prisonniers pour récupérer un seul prisonnier israélien ou même le cadavre d'un prisonnier israélien", rappelle Gérard Araud. "Le Hamas va les utiliser comme des boucliers humains. Israël va-t-elle quand même prendre le risque de ruer des Israéliens, ça c'est une question qui rend la situation très différente. La deuxième question, c'est le Hezbollah, qui visiblement ne veut pas s'en mêler, mais il y a une pression de plus en plus grande de l'opinion publique locale et peut-être de l'Iran."
Clés : Monde Proche et Moyen-Orient Israël Palestine Bande de Gaza Conflit israélo-palestinien
NDLR : la hiérarchie de la présentation introduit une partialité :-( De plus, Mme Hassira n'a pas cessé d'être interrompue; Dénoncer ACT
Suite à la publication d’un article du quotidien Le Monde sur le contexte social au sein de Greenpeace France, nous souhaitons apporter plusieurs précisions.
Comme beaucoup d’organisations professionnelles, et a fortiori les organisations militantes engagées pour l’environnement et le climat, nous faisons face à un contexte exceptionnel et difficile, accentué par la crise du Covid et l’urgence climatique et sociale. Notre combat est aujourd’hui au cœur des débats qui agitent la société. Notre engagement collectif et individuel est nécessairement très fort et la charge de travail que cela représente est importante. Les défis que nous avons à relever sont considérables.
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Prévenir les risques psycho-sociaux, surcharges et burn-out
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Améliorer le dialogue social, l’autonomie et les prises de décisions
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Malgré les évolutions et améliorations mises en place ces dernières années, des difficultés subsistent, comme l’expriment certain·es salarié·es et anciens membres de notre organisation. Ils et elles méritent d’être entendu·es, au même titre que toutes nos équipes salariées, bénévoles et et nos sympathisant·es dans le monde. Les attentes vis-à-vis d’une organisation comme la nôtre, dont nous connaissons la force et l’impact, sont grandes. Nous nous efforçons d’être à la hauteur, avec humanité, humilité et détermination.
Pour en savoir plus sur nos mesures d’intégrité et de prévention des risques psycho-sociaux : Comment agir en cohérence avec nos valeurs ? https://www.greenpeace.fr/integrite-et-exemplarite/
Voir aussi https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?MB2Lug
En tant que membre démissionnaire de l'Assemblée Statutaire de Greenpeace France, j'aimerai adresser ma lettre de démission aux adhérents par tous les moyens, car j'estime qu'il y a des informations à côté desquelles ils ne peuvent pas passer. Je l'adresse notamment suite à l'article paru dans le Monde hier: "Greenpeace France une entreprise comme les autres".
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j’ai demandé à maintes reprises des documents concernant le budget et qui ne m’ont jamais été communiqués. J’avais, par exemple, demandé la liste des dix prestataires à qui nous versons le plus d’argent, notamment pour connaître l’ampleur de nos dépenses auprès des GAFAM.
Ce déni de démocratie, ainsi que le climat délétère qui en découlait, ont progressivement poussé plusieurs de mes collègues à la démission à mi-mandat. C’est le cas de Paul Jorion, par exemple. Je suis la cinquième personne à démissionner pour une instance qui ne compte que 30 personnes. C’est beaucoup.
Plus grave encore, le Secrétaire du CA, Éric Burgstahler - qui cumule son mandat avec celui de Président du fonds de dotation de l’association, « Fonds Greenpeace » - s’est permis de censurer régulièrement des procès-verbaux (PV), notamment certaines réserves formulées par les membres de l’AS. J’ai personnellement dû avoir recours à un avocat pour faire inscrire sur le PV les réserves que j’avais exprimées lors de l’Assemblée Statutaire tenue en décembre 2022. Elles portaient sur des demandes de clarification concernant l’utilisation des données des adhérents par le groupe Stelliant, via nos prestataires télémarketing, et aussi sur les questions de consentement et d’éthique qui en découlent.
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Par cette lettre, je vous invite à réclamer au Senior Management Team (SMT) et au Conseil d’Administration (CA) qu’ils vous rendent des comptes sur ces faits, car je suis persuadée que les adhérent.es et militant.es de Greenpeace restent souverain.es de leur association.
Je vous souhaite tout le meilleur, et que la lutte continue !
Karine Michiko Michils
Connu / TG le 4/10/23 à 17:51
Modifié le : 19/11/2021 Publié le : 25/06/2021 Temps de lecture : 7 min Expertises collectives
Ce document présente la synthèse issue des travaux du groupe d’experts réunis par l’Inserm dans le cadre de la procédure d’expertise collective pour répondre à la demande de cinq directions de l’État, la Direction générale de la prévention des risques, la Direction générale de la santé, la Direction générale du travail, la Direction générale de la recherche et de l’innovation, ainsi que le secrétariat général du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Ce travail s’inscrit dans le cadre de l’actualisation du rapport d’expertise collective Inserm intitulé Pesticides : Effets sur la santé, publié en 2013.
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Télécharger les documents
- Résumé de l’expertise collective Pesticides et santé – Nouvelles données (2021)
- Synthèse de l’expertise collective Pesticides et santé – Nouvelles données (2021)
- Rapport intégral de l’expertise collective Pesticides et santé – Nouvelles données (2021)
- Version anglaise ...
- En vidéo : Journée d’échanges autour de l’expertise collective « Pesticides et effets sur la santé – Nouvelles données » (30 juin 2021)
Les pesticides regroupent l’ensemble des produits utilisés pour lutter contre les espèces végétales indésirables et les organismes jugés nuisibles. Qu’il s’agisse de pesticides autorisés aujourd’hui ou utilisés par le passé (dont certains sont rémanents), ils suscitent des inquiétudes concernant leurs effets possibles sur la santé humaine et plus largement sur l’environnement. Afin de mieux apprécier leurs effets sanitaires, l’Inserm a été saisi en 2018 par cinq directions générales ministérielles en vue d’actualiser l’expertise collective intitulée « Pesticides : Effets sur la santé » publiée en 2013.
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Exposition en milieu professionnel
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Exposition pendant la grossesse ou l’enfance
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Exposition des riverains des zones agricoles
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Focus sur le chlordécone, le glyphosate et les inhibiteurs de la succinate déshydrogénase
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En conclusion
L’expertise souligne l’importance de réévaluer périodiquement les connaissances dans ce domaine. La confirmation et la mise en évidence de présomptions fortes de liens entre certaines pathologies et l’exposition aux pesticides doivent orienter les actions publiques vers une meilleure protection des populations.
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les effets indirects de certains pesticides sur la santé humaine par le biais des effets sur les écosystèmes. L’interdépendance en jeu mériterait d’être davantage étudiée et intégrée, au même titre que les aspects sociaux et économiques afin d’éclairer les prises de décisions lors de l’élaboration des politiques publiques.
Connue / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?Km-96g
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L’Union européenne pourrait prochainement renouveler pour dix ans l’autorisation du glyphosate, l’herbicide le plus utilisé dans le monde. « À l’air libre » fait le point sur sa dangerosité avec Xavier Coumoul, toxicologue à l’université Paris Cité.
Tr.: ... glyphosate, roundup ... Amélie Poinssot, Médiapart ... Enquête 2021 "Pesticides et effets sur la santé - Nouvelles données", pour évaluer leur impact, consultable sur le site de l'INSERM. Prendre connaissance des connaissances scientifiques. L'EFSA ne se base que sur les tests de la règlementation. Les molécules sont toxiques pour l'homme, danger. Cancérogène probable. Lien de causalité cancer lymphatique risque moyen. On devrait se poser la q, ne pas balayer les études. En France usage réservé aux agriculteurs. ... On n'a pas eu accès aux études des industriels. On s'est basés sur les études académiques. Association ne veut pas dire causalité. Cancers, perturbations endocriniènes, perturbations du microbiote (vulnérabilité des abeilles, etc) ... Étude non faite. Le risque apparait avec le temps long. Molécule qui s'élimine assez vite. Principe de précaution. Chaîne de responsabilités. ... 30 kg de nourriture gâchés par an et par fr. ... La règlementation n'a pas évolué. Et l'EFSA n'étudie par le processu cancéreux, pas d'études sur l'obésité, etc ... Ya des lacunes dans les données. Écosystèmes exposés. ... la clé est la méthodologie des recherches ... revues en accès libre, voir les conflits d'intérêt ... qu'ils soient bien déclarés ...
NDLR : -> https://www.inserm.fr/expertise-collective/pesticides-et-sante-nouvelles-donnees-2021/
francetv Info & société 1 h 5 min tous publics
publié le 06/10/2023 à 06h00 Disponible jusqu'au 05/01/2024
Pendant plus d'une année, l'équipe de «Cash investigation» a enquêté sur les coulisses des voyages présidentiels. Comment sont signés les grands contrats ? Quelles sont les contreparties cachées ? Quid de la question des droits de l'homme lorsque le président de la république se déplace dans des dictatures accompagné d'une cinquantaine de chefs d'entreprise ? La première étape de cette enquête se déroule en Azerbaïdjan, l'une des dictatures les plus répressives au monde, lors du déplacement en mai 2014 du président français. Elise Lucet questionne Rachida Dati ou encore le député Thierry Mariani, proche du régime d'Ilham Aliyev et par ailleurs membre du conseil d'administration de «L'Association des Amis de l'Azerbaïdjan», une structure qui assure en France la promotion du pas, et soutenue financièrement par les autorités de Bakou.
france-2 Magazines 1 h 13 min Français tous publics
diffusé le 05/10/2023 à 23h03 Disponible jusqu'au 05/10/2024
Dans l'hémicycle, elle s'est fait connaître pour son style très offensif : discours sonores, invectives, attaques frontales contre le gouvernement mais, dans l'ombre du mouvement, cela fait des années qu'elle souffle à l'oreille du grand patron. Sophia Chikirou, 43 ans et le verbe haut, est depuis plus de 10 ans la conseillère de l'ombre de Jean-Luc Mélenchon, celle qui a contribué à changer l'image du leader des insoumis pour la campagne présidentielle de 2017. Celle qui est aussi, à travers sa société de communication Médiascope, au coeur de l'affaire des comptes de campagne qui, en 2018, a placé LFI dans le viseur de la justice. Peu connue du grand public, la toute nouvelle députée de Paris est pourtant une pièce maîtresse du dispositif Mélenchon.
Présenté par : Tristan Waleckx
Maison de production : France 2 / France 2 (FR2)
NDLR: il apparaît que conflit d'intérêt dans la campagne de 2017 (directrice de campagne et bénéficiaire du prestataire), non respect de sa parole à le média tv. Gérard Miller confirme (sur Quatennens, je ne suis pas d'accord) :-(
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Jean-Luc Mélenchon s’exprimait à l’occasion d’une conférence étudiante à l’Université Hassan II à Casablanca le 5 octobre 2023.
Il commence en exprimant sa profonde admiration pour le peuple marocain et sa capacité à agir de manière disciplinée et solidaire, notamment en temps de crise. Il salue la coopération entre les citoyens et les services de l'État, l'armée, les médecins et tous ceux qui ont apporté leur aide après la catastrophe du séisme.
Jean-Luc Mélenchon aborde ensuite la question du capitalisme. Il affirme que le capitalisme, qui était immoral à ses débuts, est devenu suicidaire aujourd'hui avec la surpopulation mondiale. Il insiste sur la nécessité de rompre avec le capitalisme pour éviter la destruction de l'écosystème.
Il aborde également le rôle central des villes et des réseaux dans la société moderne, soulignant que nos vies dépendent des infrastructures urbaines et des réseaux collectifs tels que l'eau, l'électricité, le gaz et les routes. Il voit la migration comme une opportunité pour l'humanité, favorisant l'apprentissage et le partage de connaissances entre les cultures.
Jean-Luc Mélenchon souligne également le rôle crucial de la langue commune dans la création de liens entre les individus et l'importance de la solidarité collective pour faire face aux défis futurs. Il critique la croyance aveugle dans le marché, qui a conduit à la prolifération de déserts médicaux, éducatifs et alimentaires en France et dans le monde. Il plaide en faveur de solutions collectivistes basées sur la réflexion, la discussion et l'entraide.
Il évoque également les besoins fondamentaux de l'humanité tels que le sommeil, le silence, l'eau et l'alimentation, et insiste sur leur importance en tant que biens communs.
Jean-Luc Mélenchon termine par un appel à la jeunesse pour faire preuve de compassion et de solidarité envers les autres afin de construire un monde meilleur.
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🔴🗣 « Avec le texte #SREN, vous serez libres d'aller sur Internet à la seule condition de vous identifier.
C'est comme pendant le COVID. Si vous voulez une vie sociale, l'État doit pouvoir tout savoir de vous.
Le rejet du texte est l'occasion de faire mieux. » - Sophia Chikirou