En tant que membre démissionnaire de l'Assemblée Statutaire de Greenpeace France, j'aimerai adresser ma lettre de démission aux adhérents par tous les moyens, car j'estime qu'il y a des informations à côté desquelles ils ne peuvent pas passer. Je l'adresse notamment suite à l'article paru dans le Monde hier: "Greenpeace France une entreprise comme les autres".
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j’ai demandé à maintes reprises des documents concernant le budget et qui ne m’ont jamais été communiqués. J’avais, par exemple, demandé la liste des dix prestataires à qui nous versons le plus d’argent, notamment pour connaître l’ampleur de nos dépenses auprès des GAFAM.
Ce déni de démocratie, ainsi que le climat délétère qui en découlait, ont progressivement poussé plusieurs de mes collègues à la démission à mi-mandat. C’est le cas de Paul Jorion, par exemple. Je suis la cinquième personne à démissionner pour une instance qui ne compte que 30 personnes. C’est beaucoup.
Plus grave encore, le Secrétaire du CA, Éric Burgstahler - qui cumule son mandat avec celui de Président du fonds de dotation de l’association, « Fonds Greenpeace » - s’est permis de censurer régulièrement des procès-verbaux (PV), notamment certaines réserves formulées par les membres de l’AS. J’ai personnellement dû avoir recours à un avocat pour faire inscrire sur le PV les réserves que j’avais exprimées lors de l’Assemblée Statutaire tenue en décembre 2022. Elles portaient sur des demandes de clarification concernant l’utilisation des données des adhérents par le groupe Stelliant, via nos prestataires télémarketing, et aussi sur les questions de consentement et d’éthique qui en découlent.
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Par cette lettre, je vous invite à réclamer au Senior Management Team (SMT) et au Conseil d’Administration (CA) qu’ils vous rendent des comptes sur ces faits, car je suis persuadée que les adhérent.es et militant.es de Greenpeace restent souverain.es de leur association.
Je vous souhaite tout le meilleur, et que la lutte continue !
Karine Michiko Michils
Connu / TG le 4/10/23 à 17:51