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4 411 vues L'émission !
Une entreprise peut-elle réellement se passer de Microsoft et des GAFAM ?
Windows, Microsoft 365, Teams, Active Directory, Hyper-V… Dans beaucoup d’entreprises, tout l’écosystème numérique repose sur quelques acteurs américains.
Avec DXC, spécialiste cybersécurité, et Adrien Linuxtricks, nous partons d’un cas concret : une entreprise d’environ 130 salariés, quasiment 100 % Microsoft, qui souhaite reprendre progressivement le contrôle de son informatique.
Au programme : définition de la souveraineté numérique, dépendance à Microsoft, alternatives libres, Nextcloud, Collabora, Proxmox, Active Directory, messagerie, migration des postes et difficultés réelles d’une transition.
L’objectif n’est pas de promettre une dé-GAFAMisation magique, mais de comprendre ce qu’il est réellement possible de reprendre en main, à quel coût et dans quel ordre.
Une émission qu'on a voulu accessible et pragmatique sur la souveraineté numérique en entreprise.
Bonne émission !
#Linux #OpenSource #SouverainetéNumérique #Microsoft #GAFAM #Cybersécurité #Nextcloud #Proxmox #LibreOffice
10 commentaires
@abcdunet999
il y a 1 jour
Bravo . je suis dans le domaine associatif en tant que bénévole Référent en informatique . j'ai réussi avec mon ami qui est notre prestataire informatique. de faire basculer le serveur de notre asso sur Linux. Quand on à prouvé à notre président le coût du serveur Windows avec 8 poste . Linux . J 'espère que les grands du gouvernement vont écouter votre live. bravo à vous trois.
4
@gstv34
il y a 1 jour (modifié)
LOL, Adrien a "assommer" Vince en ramenant le principe de réalité dans le débat. C'est sûr que l'on sort des yaka fokon. Cela m'a rappeler bien des souvenirs tout ça.
2
@folzojean-henry1025
il y a 1 jour
Échange passionnant ! Clairement ma degafamisation commence à domicile avant de me projeter sur le boulot... Encore merci Vincff et ton equipe de m'avoir lancé sur linux avec glfos il y a deux ans de cela. J'en serais pas où j'en suis aujourd'hui si je n'avais pas franchi le cap!
@francois9310
il y a 2 jours
Quand on veut, on peut 😎
2
@ohuss90
il y a 1 jour
Merci à vous ! Échanges très instructifs.
1
@jeanleguique4280
il y a 1 jour
35:30 Ouais, même une mairie dont j'ai fait le site web et donc souscrit un nom de domaine avec les adresses emails qui vont avec a créé par la suite une adresse gmail pour ses correspondances officielles. Raison ? Je n'en sais rien. Peut-être la "difficulté" pour le secrétaire de mairie (la trentaine) de configurer une boite mail sur son téléphone... Ou alors la plus grande confiance dans Gmail qu'un nom de domaine perso. C'est dire !
@dukenuggets
il y a 1 jour (modifié)
on a beau avoir une souverainement numérique si les donnée sont stocké sur des serveur micosoft, amazon etc. ça sert a quedal et même si c'est hors france mais en europe sans garantie que les entreprise ne vont pas les revendre c'est doublement con... moi je dit aucune donnée stocker point bar.
en faite la mort d'internet me ferais tellement plaisir, je déteste devoir passer par exemple sur des plateforme genre doctolib omnidoc etc. les donnée de santé sont des données sensible et quand tout passe par internet tout deviens critique
1
@filip-yi2iu
il y a 1 jour
Je pense que c'est surtout les services de l'etat (ville, departement, region, ...) qui devrait être souverain même si je n'aime pas ce mot, je dirais plutôt résiliant ...
Des associations ont lancé en mai dernier une nouvelle campagne baptisée « Demailnagement » proposant aux internautes de les accompagner dans la migration des GAFAM vers d’autres structures plus petites. Alors que la campagne « Dégooglisons » de Framasoft a maintenant 10 ans, Next revient sur ce petit monde qui propose aux internautes et aux associations de faire un pas de côté vers une « émancipation numérique ».
Martin Clavey - Le 26 juin 2025 à 10h57
Société numérique - 12 min - Commentaires (36)
Le 21 mai, plusieurs associations comme Libretic ou Le Cloud Girofle ont lancé une campagne baptisée « Demailnagement ». L’idée est de proposer de l’aide aux internautes qui voudraient, comme son nom l’indique, déménager leurs mails d’un des services des GAFAM vers une plus petite structure, européenne. Le site de la campagne dispose notamment d’un formulaire qui permet d’être guidé dans le choix de la solution en fonction de divers critères.
« Le site internet propose principalement de faire de la sensibilisation sur les conséquences d’avoir ses données chez les géants et une petite vitrine des fournisseurs de mail vers lesquels c’est possible d’aller », indique à Next le co-créateur de l’association Libretic, Olivier Navas. « Parmi cette liste de fournisseurs, il y a quelques grosses entreprises comme Proton ou Infomaniak, tout en n’étant pas de la taille d’un Gmail. Et il y a aussi des petites entreprises et des associations », ajoute-t-il. Quand on parcourt cette liste, on retrouve aussi bien l’association alsacienne Sans-nuage que le fournisseur de messagerie allemand Posteo ou la PME 6 clones située à Pont-l’Évêque (dans le Calvados).
Accompagner le déménagement
...
Des chatons motivés
...
Un bilan plutôt positif pour Framasoft
...
Réappropriation des outils
...
Accompagner le mouvement associatif
...
Pierre-Yves Gosset assume qu’ « il y a eu une forme de politisation du discours dans lequel il y a l’anticapitalisme, mais aussi l’idée que la place de la société civile, des associations, doit demeurer importante ».
Et Framasoft a fait le constat que les associations et les syndicats étaient « très très mal outillés » mais qu’il y avait un mouvement qui se mettait en place : « On a vu des associations, comme Extinction Rebellion ou Alternatiba monter leurs propres infra, en utilisant d’abord les outils de Framasoft puis après en utilisant leurs propres outils et se dire « il faut qu’on héberge nos propres outils » », se souvient-il. Pour Framasoft, « ces structures-là doivent pouvoir s’équiper avec des outils qu’elles maîtrisent, qu’elles comprennent, qu’elles peuvent adapter à leurs besoins, etc ».
...
2 100 associations ont un espace sur Framaspace, l’environnement de travail collaboratif proposé exclusivement aux associations par Framasoft depuis 2023
...
L’ambition d’émanciper aussi l’utilisation de l’IA
... l’IA générative ... deux projets ... D’une part, la transcription dans le logiciel de diffusion de vidéo Peertube. C’est-à-dire l’ajout de sous-titre aux vidéos. Celle-ci peut être activée ou pas. Framasoft assure que tout est traité sur ses serveurs et qu’aucune donnée n’est transmise à des tiers. D’autre part, l’association a lancé Lokas, une application pour enregistrer et transcrire les réunions.
...
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?CRUswg
20
Printemps 2026
Souveraineté & communs numériques
Reprendre le pouvoir. Reprendre le contrôle. La mainmise des Big Tech sur tous les aspects de nos existences est devenue indomptable. Il faut nous en défaire. Les solutions existent, en plus. Par milliers. Elles viennent du fond des premiers âges de l’informatique, quand le mercantilisme n’avait pas encore envahi le secteur de la tech. Notre salut se niche dans les logiciels libres et les communs numériques. La transition est inconfortable. Elle nécessite de bousculer nos habitudes, très ancrées. Mais le jeu en vaut la chandelle : celle d’un numérique enfin éthique. Chut! trace ce chemin vers un monde libéré des Gafam. Un chemin tortueux. Mais tellement libérateur !
La désinformation prend surtout le visage hideux d’un projet politique fasciste – de la guerre informationnelle menée par la Russie aux affirmations négationnistes de Grok, en passant par les fake news de Trump, servies pour asseoir ses ambitions suprémacistes. La pensée critique, au XXIe siècle, n’est plus une simple hygiène mentale. Elle est l’unique garantie de la sauvegarde de nos libertés et de notre démocratie.
Serge Abiteboul par Chilli Drop
Serge Abiteboul : « Les communs rendent le numérique humaniste »
5 minsAbonné.es
Image d'illustration tirée de l'article sur les alternatives aux Gafam du Chut! n°20
Des alternatives aux Gafam
45 minsAbonné.es
Illustration du dragon incarnant les alternatives aux Gafam, par Aaron Fernandez
Le numérique en partage : définitions
5 minsAbonné.es
Ninon IA par Chilli Drop
Interview
Ninon IA : « L’Europe est en train de faire un virage, mais il faut investir davantage »
3 minsAbonné.es
Illustration des GAFAM par Aaron Fernandez
Analyse
Pourquoi sortir des GAFAM est-il aussi difficile ?
5 minsAbonné.es
Chronique
Intelligences artificielles européennes, en route vers l’open source ?
3 mins
Clown
Souveraineté
La quête ambiguë d’autonomie de l’État
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Side View Worker Typing Laptop via Freepik
Témoignages
Privé et Big Tech : divorce à l’horizon ?
5 minsAbonné.es
Chronique
Le Un et le Commun
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Eamonn Wang 8AaFTqz5WLA Unsplash
Nouveau modèle
Publicité et plateformes, une relation toxique en transition
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Quel Internet voulons-nous transmettre à nos enfants ?
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CAFÉ IA - ROUVRIR LES IMAGINAIRES
Déconstruire les mythes de l’IA
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Illustration de la nouvelle de Lise Dubois par Kévin Deneufchatel
Fiction
Souvenirs numériques
10 minsAbonné.es
Copie De Laurent Alaus
Carnet de voyage
Rwanda, la technologie au service d’un avenir réconcilié
5 mins
Chronique
Derrière l’intelligence artificielle, des décennies de science partagée
3 minsAbonné.es
LPM Salon Des Maires
Tribune partenaire
Éducation au numérique : un enjeu central pour les collectivités
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Nadine E DRzYMtae VA Unsplash
Edito
Faire sans
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Raphaëlle Bacqué : « Ces nouveaux maîtres sont d’une puissance jamais vue »
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Ados : avec ou sans smartphone ?
Point de vue
Solenne Par Amelie Marzouk 37 Pp
Chronique
Solenne Bocquillon-Le Goaziou : « Interdire les réseaux sociaux ne suffira pas : le scandale des inégalités numériques »
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Sarah El Hairy IMG 9935
Interview
Sarah El Haïry, Haut-commissaire à la Jeunesse : « Les algorithmes rendent captifs mais ce n’est pas une fatalité »
5 minsAbonné.es
Illustration des européens tentant de fuir les Gafam, par Aaron Fernandez
La Tribune du Tech Club de Chut!
La souveraineté numérique, le choix du courage
Un numérique éthique, point d’engagement commun des membres du Tech Club de Chut!, passe par la souveraineté et l’indépendance vis-à-vis des sociétés qui ne respectent ni nos données ni les réglementations européennes. Avec quelle ligne de conduite ? Proposition.
Exposition Destination IA à l'Atrium de Rouen, par Yann Levy
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FRANCE 2026 02 13 Destination IA
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#RevueDePressive
#GAFAM #Degooglisation #Médias
Reprendre le pouvoir. Reprendre le contrôle. La mainmise des Big Tech sur tous les aspects de nos existences est devenue indomptable. Il faut nous en défaire. Les solutions existent, en plus. Par milliers. Elles viennent du fond des premiers âges de l’informatique, quand le mercantilisme n’avait pas encore envahi le secteur de la tech. Notre salut se niche dans les logiciel…
https://chut.media/magazine/chut-n20-un-monde-sans-gafam/
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Chut! · 23 mars
Chut! N°20 – Un Monde sans Gafam ?
Souveraineté et communs numériquesReprendre le pouvoir. Reprendre le contrôle. La mainmise des Big Tech sur tous les aspects de nos
19 mai 2026, 17:26 · 1boost · 0favori
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Le 8 juin 2021 | 5min. de lecture
En bref
L’open source conserve une image d’écosystème indépendant des GAFAM, collaboratif et bénévole, mais la réalité contredit cette idée…
… Puisque les géants du web sont en réalité les plus gros contributeurs aux projets de logiciels libres.
Seul 15% du code Linux est ainsi encore produit par des bénévoles.
Cela a amené des changements dans la propriété intellectuelle : de plus en plus de licences open source sont en effet modifiées dans le but de s’approprier les logiciels développés.
...
Des contributions bénévoles ? La question du travail rémunéré…
...
Qui sont les entreprises contributrices ?
...
De la maîtrise de l’infrastructure digitale à celle de la donnée
Aujourd’hui, c’est toute l’infrastructure digitale d’Internet qui repose sur des logiciels libres (tels que Linux, Kubernetes, et plus généralement toute la pile logicielle sur laquelle les « clouds » commerciaux sont bâtis), et par là même les plateformes de services Internet destinés aux entreprises ou au grand public, tels que les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux. Ces plateformes permettent aux géants de l’IT qui les ont développées de collecter, de traiter et de valoriser des quantités de données qui sont au cœur de leurs modèles d’entreprises.
...
Quel futur pour le logiciel libre ?
...
ces entreprises en retiennent le mode de développement collaboratif mais placent au second plan ses principes et ses valeurs de partage, d’indépendance et de liberté. Cela se matérialise notamment par l’ignorance des principes portés par les licences libres comme dans l’« Inner Source »7, ou leur contournement, comme dans le cas de l’appropriation du code libre distribué en mode SaaS8 ou celui de l’utilisation de CLA (Contributor License Agreement), permettant de changer la licence régissant un logiciel.
Pourtant, de nombreux acteurs du logiciel libre sont encore aujourd’hui attachés à ces principes fondateurs et militent pour leur respect, nécessaire pour garantir la pérennité de l’écosystème libre, aujourd’hui remise en question par la domination des géants de l’IT. Cela passe par la promotion d’une diversité de plateformes et services décentralisés et interopérables alternatifs, à l’instar de « l’archipélisation » que propose l’association Framasoft, le standard ouvert Matrix pour la communication en temps réel sécurisée et décentralisée, ou encore NextCloud, solution d’hébergement de fichiers et de collaboration à l’architecture ouverte.
Mais au-delà de ces initiatives se pose la question du rôle de l’État dans la régulation et le financement de plateformes alternatives permettant la préservation de la souveraineté des données et la protection de la vie privée. En effet, les projets libres reposant sur des communautés de bénévoles ne sont-elles pas le pot de terre face au pot de fer des géants de l’IT bénéficiant de ressources quasi-illimitées pour rémunérer les développeurs de leurs propres plateformes libres ?
1 De Laat, P.B. (2005). Copyright or copyleft?: An analysis of property regimes for software development, Research Policy, 34(10), 1511–1532.↑
2 Von Hippel, E. (2005). Democratizing Innovation. The MIT Press↑
3 The Linux Foundation (2016). The Linux Foundation Releases Development Report Highlighting Contributions to the Linux Kernel Ahead of 25th Anniversary of Linux. https://www.linuxfoundation.org/press-release/2016/08/the-linux-foundation-releases-development-report-highlighting-contributions-to-the-linux-kernel-ahead-of-25th-anniversary-of-linux/↑
4 O’Neil, M., Cai, X. Muselli, L., Pailler, F. & Zacchiroli, S. (2021). The coproduction of open source software by volunteers and big tech firms. Canberra : DCPC / News & Media Research Centre, University of Canberra. Ce projet de recherche a été financé par la Alfred P. Sloan Foundation et le fonds Critical Digital Infrastructure (2019–2020) de la Ford Foundation.↑
5 Butler, S. et al. (2019). On company contributions to community open source software projects. IEEE Transactions on Software Engineering. https://doi.org/10.1109/TSE.2019.2919305↑
6 O’Neil, M., Muselli, L., Raissi, M. & Zacchiroli, S.(2021).‘Open source has won and lost the war’: Legitimising commercial–communal hybridisation in a FOSS project, New Media and Society, 23(5),.1157–1180.↑
7 L’« Inner Source » consiste, pour une entreprise, à implémenter les meilleures pratiques de développement du logiciel libre, mais en gardant des licences propriétaires pour le code ainsi développé.↑
8 En mode SaaS (Software as a Service), les logiciels sont exécutés à distance sur les serveurs du fournisseur de services. L’utilisateur souscrit donc à un contrat de service plutôt qu’à un contrat de licence d’utilisation, ce qui crée une » faille » dans le principe de licence libre : le fournisseur de services n’est en effet plus obligé d’offrir l’accès au code, privant de ce fait l’utilisateur des libertés que le logiciel libre était censé garantir.↑
...
Auteurs
Laure Muselli maître de conférences en management des systèmes d’Information à Télécom Paris et chercheuse à l’institut interdisciplinaire de l’innovation (I³-SES/CNRS)
Les recherches de Laure Muselli portent sur la façon dont les nouvelles logiques telles que la transformation numérique ou l'open source modifient le travail, les professions, les identités et les pratiques au sein des organisations.
Google est l'un des leaders mondiaux des services numériques et du cloud.
Dépendances numériques : faut-il et peut-on se "dégoogliser" ? - Publié le vendredi 3 avril 2026 à 06:47 / France Inter
2 min
Net Plus Ultra
C'est l'un des thèmes qui agite le secteur du numérique et de la cybersécurité : faut-il encore utiliser des services numériques américains au risque de les voir un jour coupés sur un coup de tête de Donald Trump. La réponse est plus complexe que oui ou non.
Je reviens de Lille où se tenait la principale rencontre européenne de cybersécurité, le FIC. Son thème cette année : maîtriser nos dépendances numériques. À l'Assemblée en ce moment, les députés enquêtent sur les dépendances numériques de la France. Bref, un petit effet Trump, prise de conscience d'une domination massive des Américains et du risque d'interruption de tous ces services.
Une demande croissante pour des solutions souveraines
Parce qu'on utilise toutes, tous, tout le temps au travail un ordinateur. Ce matin, on s'est connecté en arrivant au système Microsoft de France Inter pour imprimer notre chronique et si on nous coupait le robinet, on serait toutes et tous bien embêtés. Au premier chef, bien sûr ça concerne l'État, les entreprises, leurs responsables informatiques qui de plus en plus se tournent vers des hébergeurs souverains qui correspondent à nos critères et vers des outils bureautiques qui ne sont pas ceux de Microsoft ou Google. L'idée, c'est surtout de ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier.
À Lille, j'ai par exemple rencontré Raphaël Hoffman de chez Proton, et il confirme que la demande ne cesse d'augmenter : "Là ce qui est assez nouveau c'est de voir des entreprises qui viennent avec un plan très structuré disant dans les prochains mois, les prochaines années, je ne veux pas continuer à dépendre de ces solutions. Cette demande elle était là mais elle a augmenté fortement dans l'année passée." Proton, c'est une entreprise européenne qui vend une suite complète pour gérer ses mails, son agenda, ses documents, de façon chiffrée. On peut citer aussi Oodrive, Wimi, Nextcloud, Leviia.
Repenser nos habitudes numériques
Et dans notre vie personnelle, est-ce vraiment nécessaire qu’on fasse tous ce chemin, quitter les outils américains quand on n’a rien à cacher et qu’on ne détient aucun secret d’Etat ? Non, chacun fait bien ce qu'il veut, mais je suis sûr que si je fais un sondage autour de l'immense table de cet immense studio, et au-delà, on a tous et toutes depuis Mathusalem, une adresse Gmail, Hotmail, Yahoo, Apple.
En fait c'est simplement l'occasion de réfléchir aux outils qu'on utilise et pourquoi on les utilise, tout le sens de la démarche engagée par Camille Roux depuis 2019. Cet entrepreneur s'emploie à remplacer ces outils Google, et je lui ai demandé pourquoi : "Gmail n'était pas un choix éclairé, c'était tendance pendant mes études quand j'ai fait ce choix-là et je l'ai gardé en plus c'était gratuit, c'était pratique. Mais j'étais pas à l'aise avec l'idée que Google puisse faire de l'argent en connaissant mes habitudes, comme la plupart des choses qui sont gratuites, ça a un coût. Le modèle économique de Google c'est d'utiliser les données pour faire de la publicité."
Un choix politique face à des outils puissants et redoutablement bien conçus, dont on a du mal à se séparer.
Références GAFAM Économie numérique Microsoft Google Info Société Tech – Web Services et plateformes en ligne
L'équipe Xavier Demagny, Journaliste à la rédaction de France Inter
par Fla | 18 Fév 2026 | Temps de lecture 6 min
...
les données qu’ils collectent sur nous ont des conséquences importantes sur nos vies même pour des citoyens modèles toujours dans la légalité. Qu’elles leur permettent de maximiser notre tarif d’assurance, de nous accorder ou non un crédit immobilier, de nous refuser à un entretien d’embauche. Qu’elles leur permettent aussi d’influencer les opinions, et ainsi faire basculer le résultat d’élections ou de référendums (sans le rôle clé de Cambridge Analytica, le Brexit n’aurait probablement pas eu lieu et Donald Trump n’aurait probablement pas été élu en 2016).
Mais je souligne aussi toujours quelque chose d’essentiel, que l’on a trop vite tendance à oublier : rien ne disparaît dans le monde numérique. Ce que nous publions en ligne aujourd’hui restera enregistré pour toujours, et ce même si nous le supprimons. Or, les dirigeants et les lois eux, changent. Les informations accumulées sur la population sont disponibles, historique compris. Si l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir était encore hypothétique pour une grande majorité des pays il y a seulement 15 ans de cela, nous voyons aujourd’hui, années après années, sombrer l’État de droit dans laquelle une partie du monde a eu la chance de naître. La montée des partis haineux s’observe dans tous les pays, et ils arrivent maintenant régulièrement au pouvoir, et ce jusqu’au pays le plus puissant du monde : les États-Unis d’Amérique.
Si les conséquences de l’arrivée d’un régime oppresseur à la tête d’un pays sont déjà catastrophiques pour sa population, la ré-élection de Donald Trump change complètement d’échelle : elles deviennent mondiales. Il n’y a qu’une poignée de pays dans le monde dont la vie numérique ne dépend pas majoritairement des États-Unis. Imaginez-vous à quoi ressemblerait votre journée de demain si soudainement Google, Microsoft, Amazon, Apple, Meta, CloudFlare et toutes les autres entreprises américaines coupaient leurs services dans votre pays. Pensez à toutes les actions que vous ne pourriez plus faire. Plus de téléphone, d’ordinateur, de tablette ni de montre connectée
...
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In 2016 brothers Alex and Anthony Zaccaria and their business partner Nick Humphreys found a common pain point when running their digital agency, Bolster, managing social media accounts for their clients
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"Chassons en meute"
Atteindre une Souveraineté Numérique Française et également Européenne face aux GAFAM et BATX doit être la priorité pour tous.
Le Défi : atteindre une Souveraineté Numérique Globale non limitée aux données personnelles ou stratégiques...
- Données personnelles
- Données stratégiques
- Données de navigation sur Internet
- Adapter le e-commerce au local afin de protéger les commerces de proximité
- Ne plus mettre de balises de traçage ou de mesure de trafic sur les sites Internet
- Réussir ensemble à changer les usages des internautes, qui en restant sur les réseaux sociaux traditionnels américains sont sollicités par les publicités ciblées qui tuent les commerces de proximité.
- Savoir réunir tous les acteurs du numérique français sur Smartrezo afin de proposer leurs solutions alternatives au plus grand nombre
- Quitter "l'entre-soi" imposé par les algorithmes des plateformes des GAFAM
- Arrêter de faire chacun de son coté, car cette division fait le jeu des géants d'Internet.
Un Numérique Souverain Français OUI mais pas seulement, car le numérique qui est incontournable doit impérativement être adapté à chaque territoire afin d'en protéger son économie circulaire. Vouloir contrer les plateformes e-commerce des GAFAM et BATX n'est pas suffisant, car les grandes plateformes françaises font autant de mal aux petits commerces de proximité. Voilà pourquoi l'architecture de la plateforme Smartrezo commence au niveau des communes et remonte jusqu'au niveau international. La Souveraineté ne doit pas se cantonner à la protection des données mais bien à la protection de l'économie des territoires.
La crise sanitaire du COVID a démontré que ce sont les GAFAMs, et les grandes plateformes e-commerce clientes des GAFAM qui profitent le plus de la situation.
En imposant leurs outils de communication à l'ensemble des acteurs institutionnels, médias, entreprises, ils peuvent maintenir les consommateurs sur leurs plateformes et ainsi les solliciter avec les publicités ciblées qui nuisent à l'économie locale. Heureusement La CNIL vient de déclarer les balises Google Analytics et celle de mesure de Trafic comme infraction au RGPD confirmant ainsi ce que Smartrezo dénonçe depuis 2015.
Communiquer tous ensemble sur le média collaboratif Smartrezo va permettre d'attirer la population sur un média social gratuit et libre d'accès, présent dans tous les territoires. C'est la seule solution pour sortir de la dominance des réseaux sociaux des GAFAM et BATX. Ce sont les politiques et les acteurs économiques qui permettront ce changement des usages numériques, en adoptant ce média social et en y entrainant les consommateurs. A vous de savoir les attirer sur cette plateforme numérique 100% Française où ils trouveront tous leurs centres d'intérêts.
Quand on parle de Souveraineté Numérique, automatiquement on pense Protection des Données Personnelles ou Stratégiques.
Chez Smartrezo, nous avons décidé de protéger principalement les Données de Navigation des internautes, ces données qui, lorsqu'elles sont aspirées et exploitées par des géants du Net, permettent les publicités ou les contenus ciblés qui en s'affichant sur leurs écrans, vont les influencer ou les pousser à l'achat chez un des géants du e-commerce.
Smartrezo n'a aucune balise de traçage ou de mesure de trafic sur l'ensemble de ses pages de sites et peut ainsi garantir la totale protection des données des internautes visiteurs de son média ou des membres de son réseau social. Le modèle économique de Smartrezo n'est pas basé sur la publicité et encore moins sur la revente des données des internautes ou de ses membres.
Les communicants formés aux outils des GAFAM vous diront que ces balises sont indispensables pour avoir un bon référencement. C'est partiellement faux. Mais si vous acceptez le principe que tous les acteurs économiques et associatifs de chaque territoire communiquent sur la même plateforme média Smartrezo, vous comprendrez que l'internaute trouvera tout à partir du moteur de recherche intégré à la plateforme.
Contacts:
- Michel Lecomte
05.63.65.88.04 michel.lecomte@smartrezo.com - Gaëlle Laborie
05.63.65.56.46 gaelle.laborie@tvlocale.fr
Paru en 1998, ce livre-entretien de Roberto Di Cosmo et Dominique Nora a gardé toute sa force et son actualité au 21ème siècle, puisque l’emprise de Microsoft sur les utilisateurs d’ordinateurs (entreprises et particuliers) ne s’est jamais relâchée d’un pouce.
Ce livre est disponible gratuitement en téléchargement depuis 2006 (sous licence Creative Commons BY-NC-ND). ->
Graphisme, messagerie, cloud… des acteurs du logiciel libre offrent des alternatives aux Gafam
Alternatives –Technologies libres
Des associations proposent des services pour dire au revoir à Google ; des entreprises choisissent de ne travailler qu’avec des logiciels libres. L’écosystème du numérique libre se développe en France. Focus sur des initiatives bretonnes.
par Rachel Knaebel
23 juillet 2025 à 09h30 Temps de lecture : 8 min.
Deux hommes regardent des écrans d'ordinateur portable, ils sont vu de trois-quarts dos, sur un fonds bleu sur lequel on distingue des logos de dizaines de logiciels libres.
Montage ©Nathalie Quiroga
« C’était la première fois que je voyais des informaticiens de gauche. » Aurore Denis est développeuse informatique. Avant, le logiciel libre, elle ne connaissait que « de loin ». Tout cet univers fait de logiciels au code ouvert, que les utilisateurs ont la liberté d’utiliser, de copier, de modifier et de distribuer, n’était pas vraiment au programme dans sa formation. « Dans mes études d’informatiques, j’ai travaillé un peu sur Linux [un système d’exploitation open source, ndlr], mais pas beaucoup plus. »
... a rejoint le collectif breton Kaz, une association qui propose des services numériques basés sur des logiciels libres et hébergés en Bretagne. À Kaz, « la moitié de gens sont des informaticiens du logiciel libre, l’autre moitié ne viennent ni de l’informatique ni du logiciel libre, mais plutôt du monde militant, et ont des années d’engagement derrière eux, explique Fañch, un autre bénévole de l’association. Kaz, c’est la rencontre de ces deux mondes, qui résonnent vachement bien ensemble. » Bruno Perera, par exemple, n’est pas informaticien. Il est entré à Kaz, « pour le projet politique », celui d’un numérique libéré de Google et des autres multinationales qui ont installé un oligopole sur les outils numériques.
« On a commencé à se réunir pour réfléchir à comment résister aux Gafam », résume Alain Rivat, ancien responsable informatique dans l’Éducation nationale, aujourd’hui retraité. C’est comme ça que Kaz est né en 2020 à Vannes (Morbihan), sur la promesse de proposer à prix réduit du « numérique sobre, libre, éthique et local ».
Alternative à Google Drive
... BigBlueButton, une solution de visioconférence ... des services d’hébergement de sites web, comme celui du média breton Splann !, de messageries mails, d’espaces de travail en commun en ligne (alternatifs aux Google Doc et Drive), de messageries instantanées d’équipe (sur Mattermost, solution alternative à Slack notamment), de formulaires en ligne… « On offre aussi de nouveaux services quand les associations expriment un besoin, par exemple PeerTube [alternative à YouTube, ndlr]
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de très petites entreprises, des syndicats, des associations.
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une solution alternative à Google Drive et Google Doc avec Nextcloud », un logiciel libre, précise François Merciol, qui est enseignant-chercheur en informatique ... Mattermost
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Le sens de la sobriété
... si vous n’utilisez pas certains services, on les désactive, et on les réactive à la demande ... la messagerie, ce n’était pas un lieu de stockage
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Chez les indés
La revue de presse du journalisme engagé : une sélection d’enquêtes, de récits, et d’alternatives parues dans la presse indépendante, directement dans votre boîte mail.
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une mise à jour de Windows peut obliger les utilisateurs à acheter un nouvel ordinateur.
... cinq serveursindispensables pour les services proposés. « Nous n’avons pas l’objectif de multiplier les utilisateurs. Quand on arrivera à nos limites, d’autres devront prendre le relais », souligne Didier, in
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« C’est local »
... Framasoft ... dizaines de structures proposant des services en ligne « libres, éthiques et décentralisés » qui permettent de trouver rapidement des alternatives aux Gafam respectueuses de nos données et de la vie privée ... « chatons » pour « collectif des hébergeurs alternatifs, transparents, ouverts, neutres et solidaires ».
Sur le même sujet « Faire quelque chose, le partager », sans visée commerciale : le combat du logiciel libre n’est pas mort
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Infini ... existe depuis… 1995 ... des gens qui viennent chez nous, car c’est local. Nos serveurs sont à Brest, et nos services sont gratuits contre une adhésion à prix libre. On a une bonne réputation, plein de sites brestois sont hébergés en infini.fr. »
Des logiciels d’animation 3D à zéro euro
... des entreprises privées lucratives engagées pour le logiciel libre. À Rennes, Activ Design, créée en 2011, est un centre de formation au graphisme et un studio graphique qui ne travaille qu’avec des logiciels libres ... valoriser professionnellement ces outils, dit Elisa de Castro, l’une des fondatrices ... le CMS Wordpress [Un CMS, Content Management System, est un logiciel qui permet de créer, gérer et modifier le contenu d’un site web
Sur le même sujet Profs, parents d’élèves et activistes se bougent pour libérer l’école de l’emprise de Google et Microsoft
Dans le domaine du graphisme, Activ Design utilise et forme par exemple aux logiciels libres Blender, pour l’animation en 3D, à Krita pour la peinture numérique, Gimp pour la retouche d’images, Scribus pour la mise en page, Godot Engine, pour créer des médias interactifs en 3D ou en réalité virtuelle, ou encore Inkscape, pour le dessin vectoriel, réaliser des illustrations ou schémas.
« Inkscape est beaucoup utilisé dans l’industrie ... réaliser des plans de vol, explique Cédric Gémy, développeur 3D et chef de projet ... Utiliser le logiciel d’animation 3D Blender coûte zéro euro, alors pour que l’outil Autodesk Maya, la licence coûte plus de 2200 euros par an. ... des graphistes viennent se former à ces logiciels libres souvent ignorés dans les écoles, et des non-graphistes s’initient aux bases du métier avec des outils accessibles.
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« Où veut-on mettre son argent ? »
Un autre modèle pour une entreprise active dans le logiciel libre peut être d’accompagner les utilisateurs dans la mise en place des outils. Toujours à Rennes, une coopérative, la Scop Ézéo, s’est créée en 2023 pour aider associations et petites entreprises à passer à des solutions libres, comme l’espace de travail collaboratif Nextcloud.
« Le secteur des logiciels d’espaces de travail est dominé par le duopole de Microsoft, avec Office 365, et Google avec sa suite », pointe Samuel Louvel, fondateur d’Ézéo ... des personnes qui ont souvent une vision politique de ce qu’est le numérique et veulent que leurs usages s’accordent avec leurs valeurs ... Nextcloud propose certes une version gratuite pour les particuliers, mais payante pour les entreprises
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Boîte noire
À Basta!, on utilise aussi les services de Netxcloud pour nos documents partagés et pour nos travaux collaboratifs en ligne, jamais Google Drive. Et le système sur lequel repose notre site Internet (CMS) est également un logiciel libre, Spip.
Mots-clés : Technologies libres , Travailler autrement, Economie partagée
7 mai 2025 à 09h30 / par Emma Bougerol
modifié à 10h50 Temps de lecture : 12 min.
De nouvelles contributrices à Wikipédia, lors du « Feminist Wikipedia Editathon » à Ditchling, en Angleterre. CC BY-SA 4.0 Molly Fuller Abbott via Wikimedia commons
Dans son livre Wikipédia, ou imaginez un monde (Rue d’Ulm, 2024), le chercheur au CNRS spécialiste des réseaux sociaux Jérôme Hergueux montre comment Wikipédia est à la fois le fruit d’une riche histoire du libre et représente la possibilité d’un futur numérique collectif et apaisé. La plus grande encyclopédie en ligne, qu’il définit comme un réseau social, pourrait en effet nous donner des clés pour repenser une vie numérique émancipée de la mainmise des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Mais cela ne peut se faire sans une prise de conscience des pouvoirs publics et de la société civile.
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Wikipédia est non marchand
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C’est la ressource de textes organisés et de qualité la plus importante au monde, et de loin.
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en creative commons (licence libre)
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une communauté décentralisée, que la fondation Wikimédia ne contrôle absolument pas
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est là pour payer les serveurs, éventuellement développer l’interface, soutenir la communauté, mais elle n’a aucun droit de regard sur le contenu qui est développé. Rien. Zéro.
Les contributeurs, pris individuellement, ne font pas l’encyclopédie. C’est l’interaction des gens sur la plateforme qui fait l’encyclopédie
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on ne demande pas aux contributeurs d’être neutre. On demande au produit collectif de la délibération des éditeurs de l’être. C’est le jeu des conflits, des combats et des argumentations entre les points de vue des contributeurs qui amène à la neutralité du contenu.
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négocier l’insertion de tel ou tel contenu à tel endroit. La règle, même si c’est contre-intuitif, c’est que plus c’est controversé, plus c’est populaire, plus la qualité est au rendez-vous.
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pour distinguer Wikipédia de Twitter, il faut regarder ce qu’y fait la communauté, quel est son but et quelles sont les règles pour se parler. Un des fondements de Wikipédia, c’est qu’on n’attaque pas les personnes, on attaque les idées. Si vous attaquez une personne sur Wikipédia, vous êtes banni. C’est une règle communautaire.
La neutralité de point de vue signifie accepter les faits présentés sur la base de sources reconnues de manière communautaire. Si l’autre présente des faits qui ne vous plaisent pas, la question n’est pas de savoir s’il a raison ou tort, mais où et comment on les intègre dans un article.
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Wikipédia ne crée pas de l’antagonisme et de la divergence, il crée de la convergence entre ces points de vue antagonistes. Ce que l’on y observe, c’est que les gens les plus extrêmes finissent en général par partir parce qu’ils ont du mal à s’insérer dans la conversation de manière productive : ils finissent par insulter tout le monde et ça se passe mal. En revanche, pour tous les autres, au fur et à mesure des années, les gens remettent en cause leurs propres biais.
Wikipédia semble bien seule parmi les sites les plus fréquentés, aux côtés des Gafam. Existe-t-il d’autres projets incarnant une vision similaire ?
... héritage de la construction même d’Internet et du logiciel libre ... Il y a un comité ouvert à la participation pour définir les standards d’Internet. Vous pouvez participer à cette conversation (on appelle ça des « requests for comments ») et, comme sur Wikipédia, dire « je pense qu’on devrait créer un nouveau standard Internet ». Si le consensus est suffisamment fort, votre idée sera effectivement implémentée.
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Richard Stallman ... s’assurer qu’une création puisse rester libre d’accès à la réutilisation pour les autres. Cela a donné lieu à la création des licences ouvertes ... le système d’exploitation Linux, le navigateur Firefox, Android, le jeu vidéo sur lequel est basé League of Legends (appelé Defense of the ancients ou DotA) ou encore VLC mediaplayer pour la vidéo. Spotify utilise du logiciel libre pour compresser ses flux musicaux, WhatsApp utilise du logiciel libre pour crypter ses messages… Et, de la même manière, la plupart des sites internet tournent grâce au logiciel libre [ce qui est le cas de Basta!, fonctionnant sous le logiciel libre Spip, ndlr]
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OpenStreetMap qui a été très populaire à une époque, mais qui végète ... Il fonctionnait parfaitement ... Jusqu’à ce que Google arrive et investisse – au début à perte, subventionné par ses autres activités – des milliards de dollars pour numériser les grandes villes, d’abord aux États-Unis. L’objectif est clair : ça démotive les nouveaux contributeurs de rejoindre ce genre de communauté. D’une certaine manière, Google a fini par tuer cette communauté libre et l’a remplacée par sa carte sur laquelle il possède des droits de propriété intellectuelle.
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La plateforme Gitbub, qui est la plateforme de développement de logiciels libres la plus importante à l’heure actuelle, avec des millions de projets de logiciels dans tous les sens, a été rachetée en 2018 par Microsoft pour 7,5 milliards de dollars
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Prenez YouTube : Google a le monopole de décider ce que vous pouvez voir, ce qui vous sera suggéré
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Le simple fait d’être conscient que des modes alternatifs d’organisation existent, qu’il faut les protéger et les défendre politiquement, ce serait déjà énorme
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Tous les sites web fonctionnent sur Apache [qui gère le protocole HTTP, qui permet d’accéder à Internet, ndlr] qui est un logiciel libre. Une communauté de geeks sur Internet fait donc parfois mieux sur le plan technique que tous les Gafam réunis !
Tant que les États démocratiques et le public n’auront pas pris conscience de l’utilité, de la puissance et de l’énorme valeur de cette société civile en réseau, pour les soutenir et les intégrer à l’économie réelle, alors ils continueront à se faire malmener par les Gafam ou les régimes autoritaires. Ce qui est en jeu ici, ce n’est rien moins que la démocratie : notre capacité à s’écouter, à délibérer ensemble pour « faire société » plutôt que de se déchirer sur les réseaux.
Jérôme Hergueux
Chercheur au CNRS, il est aussi chercheur affilié au Center for Law and Economics de l’ETH Zurich et professeur associé au Berkman Klein Center for Internet & Society de l’Université Harvard. Il est spécialiste de la coopération, des communautés en ligne et de la numérisation des sociétés.
Emma Bougerol
Journaliste, basée en région parisienne. Habituée de la rubrique « société », j’écris surtout sur les droits des femmes et des personnes LGBTQI+, l’ubérisation du monde du travail et l’impact du numérique sur notre société. Je garde aussi un œil à l’étranger, pour raconter l’actualité internationale au-delà des dépêches.
Mots-clés : Technologies libres ; Entretiens ; Menaces sur l’info
Connu / https://bsky.app/profile/bastamedia.bsky.social/post/3lol2rmq6722f
Ndlr :
- un cadre éthique, un processus accepté et partagé sont des conditions nécessaires à la création d'une communauté en ligne capable de faire advenir une intelligence collective à même de créer un commun. Prérequis : des outils numériques reposant sur du logiciel libre et des standards ouverts...
- Donc exemple consistant de médiation articulant médiation de conflit et médiation de projet... avec pour conflit, terme générique intégrant controverses, tensions, etc.
- Exactement ce qu'il convient pour que Médiation de l'urgence décolle !
Publié Il y a 1 jour • 510 vues
C’est la question que beaucoup se posent. À l’heure où ces grandes entreprises technologiques à l’image de Google, Apple, Microsoft, META ou encore Amazon ont pris un pouvoir immense sur nos vies, nos économies mais aussi sur la politique. Avec le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, leur influence mais aussi leur pouvoir de nuisance n’ont jamais été aussi grands.
Et ce que possèdent Jeff Bezos, Elon Musk, Mark Zuckerberg et les autres c’est une capacité à agir sur la société, à la modeler selon leurs envies. Ils veulent créer un futur centré sur la technologie sans interférence gouvernementale ou régulations.
“Ces capitalistes sont des seigneurs techno-féodaux en devenir, déterminés à saisir l’opportunité de leur alliance avec Trump pour abattre les derniers obstacles politiques à l’instauration d’un nouvel ordre social fondé sur la projection et la manipulation des algorithmes afin de centraliser la valeur produite par le travail et d’imposer leurs lubies millénaristes”. C’est ce que dénonce Cédric Durand, économiste dans son nouveau livre “Faut-il se passer du numérique pour sauver la planète ?”
Ce qui se joue aujourd’hui est vertigineux. Puisque c’est bien la souveraineté économique et politique de la France et de l’Europe qui est en jeu. Mais aussi la désintégration du débat public par ces plateformes numériques…
Cédric Durand propose dans son livre, une voie pour dépasser l'anxiété, sortir de l’impuissance et opposer une alternative à ces géants de la Tech.
Le tout, sans oublier l’urgence écologique, que l’on ne prend que rarement en compte quand on parle de la révolution numérique en cours. Pourtant, la part du numérique dans les émissions de CO2 mondiale devrait passer de 3,5% en 2019 à près de 9% en 2030 ! La demande de métaux pour l’ensemble des technologies numériques a explosé tout comme l'extractivisme minier extrêmement polluant.
Alors comment résister face aux Big Tech ? Comment peut-on se réapproprier les technologies démocratiquement ? Et comment mobiliser la technologie pour construire une société émancipée et tenter de résoudre la crise écologique ? Réponses dans cet entretien de Paloma Moritz avec Cédric Durand.
Pour aller plus loin :
Le livre de Cédric Durand http://www.editionsamsterdam.fr/faut-il-se-passer-du-numerique-pour-sauver-la-planete/
Les vidéos Blast liés au sujet
Entretien avec Célia Izoard sur l’extractivisme minier https://www.youtube.com/watch?v=PrjdUNS-p4s
Entretien avec Jean-Baptiste Fressoz “La transition énergétique n’aura pas lieu” https://www.youtube.com/watch?v=FV_nUNol81M
Entretien avec Philippe Bihouix “La technologie ne nous sauvera pas” https://www.youtube.com/watch?v=FhkK0rMHXdQ
Journaliste : Paloma Moritz
#GAFAM
#Capitalisme
#Ecologie
Visibilité Publique
CatégorieInconnu LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes Durée 50min
1 Comment
- OA oatime@mamot.fr Il y a 17 heures @blast
Houlala... malgré que cette intervention puisse paraître sérieuse, beaucoup de contre-vérités (exemple : "on est obligés") et de lacunes sujet (dont les alternatives). Les propositions qui en découlent ne sont vraiment pas désirables... si même Blast en est là bien que certaines pratiques techno intéressantes (instance Peertube, etc), on est vraiment pas sorti.e.s de l'auberge 😔 #blast #blast_info #bigdata #GAFAM #leaveGAFAM #fediverse #decentralisation #alternatives #diy #shadocks
Tr.: ... économie des communs ... empilement numérique 1)Hardware ... 2)Données ... 3)Places de marchés ...
La bataille engagée entre les acteurs de la presse et les géants américains de la tech continue de faire rage. Et pour cause : convaincu que l'avenir de la...
Panne du cloud de Microsoft ... la concentration des 3 principaux acteurs (MS, Google, Amazon) est le principal pb
Au programme de la 195e émission diffusée mardi 19 décembre 2023 à 15 h 30 :
- sujet principal : Framasoft, un an de coin coin. Bilan, et perspectives, un an après le début de sa campagne « Collectivisons Internet, Convivialisons Internet »
- Une nouvelle « Humeur de Gee », sur les campagnes de don
- Une nouvelle « Pituite de Luk », intitulée : « Firefox, navigateur en voie d’exctinction »
- Quoi de Libre ? Actualités et annonces concernant l’April et le monde du Libre
Personnes participantes
- Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques pour l’April (animation)
- Gee, auteur-dessinateur indépendant, membre de Framasoft
- Pouhiou, co-directeur de Framasoft
- Luk
- Élise, bénévole à l’April (à la régie)
- Traitement des photos par Samuel Ortion, bénévole
Tr.: ... framaspace pour de petits collectifs ... accompagner ... peertube, plateforme à la youtube ... une fédération de petits dans l'esprit de l'internet initial ... p2p ... choix politiques démocratiser ... mastodon ... instance ... twitch appartient à amazon ... on a fait petit à petit, ça fait 6 ans qu'on développe peertube. Protéger vidéos par mot de passe, on est libres contrairement à la captologie des GAFAM ... le don, modèle économique ... ya 1000 instance aujourd'hui plus ceux qui ne le disent pas ... ya un moteur de recherches fédérées ... des vidéos, des chaines, des playlists ... l'application mobile est stratique, on a embauché un développeur ... tv smart aussi ... 275 000 lignes de code, donc faire plutôt un plugin (greffon) ... accessibilité ... interface de peertube ... ya un vrai grand succès donc faciliter l'adoption ... éducation populaire ... autres projets : mobilizon ... idem c'est fédéré avec activity pub le protocole ... remettre l'humain au centre ... principe de précaution ... hébergement (propriétaire et locataire) on est chez soi ... /appels aux dons ya plus de demande ... bourse pour peertube ... on a besoin de dons ... 11:15:00 Terminer ACT
Firefox : Rémunération inversement proportionnelle à la performance ... alternative à la fondation mozilla
En tant que membre démissionnaire de l'Assemblée Statutaire de Greenpeace France, j'aimerai adresser ma lettre de démission aux adhérents par tous les moyens, car j'estime qu'il y a des informations à côté desquelles ils ne peuvent pas passer. Je l'adresse notamment suite à l'article paru dans le Monde hier: "Greenpeace France une entreprise comme les autres".
...
j’ai demandé à maintes reprises des documents concernant le budget et qui ne m’ont jamais été communiqués. J’avais, par exemple, demandé la liste des dix prestataires à qui nous versons le plus d’argent, notamment pour connaître l’ampleur de nos dépenses auprès des GAFAM.
Ce déni de démocratie, ainsi que le climat délétère qui en découlait, ont progressivement poussé plusieurs de mes collègues à la démission à mi-mandat. C’est le cas de Paul Jorion, par exemple. Je suis la cinquième personne à démissionner pour une instance qui ne compte que 30 personnes. C’est beaucoup.
Plus grave encore, le Secrétaire du CA, Éric Burgstahler - qui cumule son mandat avec celui de Président du fonds de dotation de l’association, « Fonds Greenpeace » - s’est permis de censurer régulièrement des procès-verbaux (PV), notamment certaines réserves formulées par les membres de l’AS. J’ai personnellement dû avoir recours à un avocat pour faire inscrire sur le PV les réserves que j’avais exprimées lors de l’Assemblée Statutaire tenue en décembre 2022. Elles portaient sur des demandes de clarification concernant l’utilisation des données des adhérents par le groupe Stelliant, via nos prestataires télémarketing, et aussi sur les questions de consentement et d’éthique qui en découlent.
...
Par cette lettre, je vous invite à réclamer au Senior Management Team (SMT) et au Conseil d’Administration (CA) qu’ils vous rendent des comptes sur ces faits, car je suis persuadée que les adhérent.es et militant.es de Greenpeace restent souverain.es de leur association.
Je vous souhaite tout le meilleur, et que la lutte continue !
Karine Michiko Michils
Connu / TG le 4/10/23 à 17:51
This project has received funding from European Union's Horizon 2020 research and innovation programme under grant agreement No 869226
Contact information
For general issues and data related questions: Amélie Truchy: Post-doctoral researcher at Researcher at National Research Institute for Agriculture, Food and the Environment (INRAE).
citizenscience@dryver.eu
For technical problems: Andor Tamás dev@dryver.eu
Ndlr :
- site non traduit en fr sauf un petit tuto à https://dryver.s3.eu-central-1.amazonaws.com/assets/pages/dryrivers-tutorial-fra.pdf donc hébergé chez amazon aws :-( comment ouvrir nativement vers les alternatives ? ACT
- appli non traduite en fr !
Dénoncer, que faire pour que cette habitude change ? comment contribuer à traduire ? ACT
L'entretien d'actu
Clés : Amérique du Nord ; Capitalisme ; Critique des médias ; Culture ; Démocratie
Les algorithmes des grosses plateformes numériques nous manipulent-ils ? Font-ils de la politique ? Choisissent-ils à notre place les contenus que nous consommons et comment s’y prennent-ils ? Font-ils courir des risques à la démocratie ?
Notre invité, Marc Faddoul est chercheur en intelligence artificielle, diplômé de la prestigieuse université de Berkeley aux Etats-Unis. Il a également bossé pour Facebook. Marc Faddoul a cofondé une organisation à but non lucratif dénommée AI Forensics. Il travaille principalement sur deux projets passionnants : le premier vise à débusquer les secrets des algorithmes de recommandation de YouTube, Facebook, Amazon ou Pornhub ; et le second est un plugin qui permet de proposer un autre système de suggestions à ceux qui regardent nos vidéos sur Youtube et qui ont téléchargé le plugin en question.
Le plugin s’appelle YouChoose AI. Les constats de Marc Faddoul sont à la fois de bon sens et préoccupants. “YouTube décide ce que le monde regarde. Mais personne ne sait comment”, par exemple. L’algorithme de Tik Tok peut s’avérer dangereux pour l’équilibre mental des plus jeunes. Celui d’Amazon est construit pour créer un univers de concurrence déloyale au profit de la firme dirigée par Jeff Bezou. Et Pornhub promeut des catégories sexuelles problématiques. Voyage dans un univers où règne la loi de la jungle, de l’argent roi et du temps de cerveau disponible.
Tr.: ... logiciel libre ... ambivalence ... curation... YouChoose, système de recommandation alternatif, future plateforme de recommandation ... aller chercher les gens là où ils sont et les amener sur les alternatives ... interopérabilité adversarielle ++
... à la rentrée du Médiatv émission à 18 h "toujours debout !"
Ndlr :* aussi dispo sur peertube à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?MVRI_A
Session 24 Amphi 4 9 juillet 2022 10:50 - 11:50
Résumé
Alors même que le rôle structurant et le poids des GAFAMs ne cessent de croître depuis plusieurs années, les griefs à leur encontre se multiplient. En témoignent notamment les plaintes déposées envers Facebook et Google avec comme principal chef d’accusation l’entrave à la concurrence mais aussi les manquements à la protection des données personnelles. Face aux pratiques anti-concurrentielles de ces géants du numérique, quelle régulation mettre en place ? La réponse est loin d’être évidente au vu de la nature même de ces sociétés dont le poids économique et politique est majeur. Les GAFAMs connaissent en effet une évolution extrêmement rapide et bénéficient d’externalités de réseau très importantes. Ces spécificités sont difficilement conciliables avec le temps long dans lequel s’inscrivent le droit de la concurrence et la régulation. Cette session fera le point sur les diverses pistes de régulation, parmi lesquelles figurent la taxation, le démantèlement, les amendes et sanctions financières, le RGPD et les projets Digital Services Act et Digital Market Act, etc.
Intervenants
- Charlotte CAUBEL, Secrétaire d'Etat chargée de l'Enfance - Services du Premier ministre
- Matthieu COURTECUISSE, Directeur Général - Sia Partners
- Laurence DEVILLERS, Professeure en Intelligence Artificielle, LIMSI-CNRS - Sorbonne Université / CNRS
- Ramon FERNANDEZ, Directeur Général délégué, Directeur Finances, Performance et Développement - Orange
- Sophie NERBONNE, Directrice chargée de co-régulation économique - CNIL
- Coordinateur : Valérie MIGNON, Membre - Le Cercle des économistes
- Modérateur : Eric LE BOUCHER, Editorialiste - Les Echos