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En moins de 4 ans, d’importants dispositifs ont été mis en place pour relancer le nucléaire
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Des retours d’expériences qui mettent en évidence une dérive systématique des calendriers et des coûts
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La filière industrielle a commencé à s’organiser pour mettre en œuvre la stratégie annoncée en 2022
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La filière industrielle nucléaire reste cependant exposée à des risques persistants
Le programme EPR 2 est marqué par un retard de conception, une absence de devis abouti et de plan de financement alors qu’EDF demeure très fortement endetté. Les conditions de financement de ce programme n’étant toujours pas arrêtées, la rentabilité du programme EPR 2 reste à ce jour inconnue. Ces délais et incertitudes, qui portent également sur le nombre de centrales à construire, répondent imparfaitement aux attentes des acteurs de la filière et réduisent la visibilité dont ils ont besoin pour s’engager dans des projets industriels de cette ampleur. Bien qu’en évolution, la stratégie contractuelle d’EDF ne permet pas encore de garantir la responsabilisation des prestataires de la filière qui la jugent encore trop déséquilibrée et émettent d’importantes réserves en l’état de la maturité du programme EPR 2.
Les surcoûts de construction, retards et incertitudes sont nombreux et nécessitent des réponses d’EDF, des pouvoirs publics et de la filière pour asseoir la réussite du programme EPR 2.
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?jp7VKA
Publié Il y a 7 heures • 23 vues - Par lemediatv
Mort, destitution, ou démission : telles sont les trois raisons qui peuvent mettre fin prématurément au mandat du président de la République. Emmanuel Macron se porte bien, et la procédure pour destituer un président semble être pensée pour ne jamais pouvoir aboutir...
Une démission ne peut être imposée juridiquement, mais politiquement, la question se pose différemment. Or depuis quelques semaines l’idée monte dans le débat public : et si le président Emmanuel Macron démissionnait ? Le gouvernement de Bayrou étant sur un siège éjectable, une nouvelle censure ne manquerait pas de remettre sur la table le sujet du “problème Macron”, un départ anticipé devient pensable.
Cela soulève deux questions : est-ce souhaitable ? Est-ce seulement plausible ? Nous connaissons le personnage, il ne quittera pas de lui-même le pouvoir, la question est plutôt : comment les circonstances pourraient-elles l’y pousser ?
Une idée qui fait son chemin, une légitimité politique minuscule, un patronat lassé mais pas encore prêt à le lâcher départ précipité... On peut dire qu’une démission est peu probable, mais qu’elle n’est plus impossible.
Visibilité Publique Publié originellement 11/01/2025
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 12min 8sec
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Asma Mhalla et Gérard Araud, invités de la Matinale de France Inter le samedi 11 janvier 2025 ©Radio France - Grégoire Nicolet
8h20 - Baddou - L'hour
Comment la Tech s'est-elle hissée à ce niveau de toute-puissance dans la politique internationale ? Entretien avec Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, et la politologue et essayiste Asma Mhalla.
Avec
- Asma Mhalla Docteure en sciences politiques, chercheure associée au Laboratoire d’Anthropologie Politique de l'EHESS, spécialiste de Géopolitique de la Tech et enseignante à SciencesPo et Polytechnique
- Gérard Araud Diplomate français, ancien ambassadeur de France en Israël et aux Etats-Unis, ancien représentant de la France au Conseil de sécurité de l’ONU
Gérard Araud est un ancien ambassadeur de France aux États-Unis, et ancien représentant permanent de la France auprès de l'ONU. Asma Mhalla est politologue, essayiste, et enseignante à Sciences po. Elle a écrit “Technopolitique : comment la technologie fait de nous des soldats” (février 2024, le Seuil). Ensemble, il reviennent sur l'alliance Trump-Musk, avant l'investiture du président américain, le 20 janvier prochain.
Clés : États-Unis Société Monde
Médaille Fields en 2010, le mathématicien Cédric Villani est également passé par la politique. En 2020, il opère sa transition écologique amorcée par l'alimentation et s'intéresse de près au enjeux agricoles. Depuis l'enfance il est également animé par les théories de l'évolution de Darwin.
Avec Cédric Villani Mathématicien français et ancien député, médaillé Fields en 2010
Ses parents sont tous deux professeurs de littérature. Durant sa scolarité, Cédric Villani raconte qu'il ne s’est pas ennuyé. Le jour des résultats du bac, un journaliste vient l’interroger car il a la meilleure note de l’académie et le qualifie de « monument humain à la gloire de la timidité ».
Depuis l'enfance, il a développé une grande passion pour le monde animal. "Darwin est mon héros", dit-il.
C'est en 2020 qu'il entame une transition écologique qu'il amorce par l'alimentation et les transports. "La première mutation la plus importante est l’alimentation, on s’illusionne en pensant qu’on prend le sujet à cœur sans opérer cette transformation." explique-t-il.
Il parle du technosolutionnisme comme une impasse et met en garde contre les effets néfastes indirects de l'IA.
Cédric Villani est mathématicien, Professeur à l’Université Lyon 1 Claude Bernard et Président de la Fondation de l'écologie politique.
Intéressé par les maths dès tout petit
"L'amour, ça ne s'explique pas", confie Cédric Villani en évoquant sa passion pour les mathématiques, née dès son enfance dans une famille littéraire. Fasciné par des ouvrages comme La Vie sur Terre, il se rappelle que Darwin était pour lui « une pop-star ». En 2010, il atteint le sommet de sa carrière scientifique en recevant la médaille Fields pour ses travaux sur l’équation de Boltzmann, un sujet qu’il décrit comme "un mariage arrangé" dont il finit par tomber amoureux. Une médaille qui lui a apporté une "reconnaissance publique extraordinaire et la possibilité d'être impliqué dans des projets de la société de la vie publique. Mais ça n'a pas été tellement un accélérateur pour ma carrière scientifique, au contraire."
Un tournant vers l’écologie et l’action politique
Inspiré par Alexandre Grothendieck, Villani explique comment il a pris conscience de l’urgence écologique : "La poursuite aveugle du progrès scientifique et technologique conduit l’humanité à sa perte." Il décrit son engagement au sein de la Fondation pour l’écologie politique comme une mission de "lucidité sur les enjeux, amour de ce que nous voulons sauver, et engagement concret pour agir". En évoquant les défis actuels, il souligne : "Les humains n'ont toujours pas atteint l'âge de maturité en politique", rappelant que les arguments de coordination internationale entendus dans les années 1970 restent toujours d'actualité aujourd'hui.
L’Europe, un rempart face aux défis globaux
"Sans l’Europe, la France se fera juste manger au niveau international", affirme Villani, qui milite pour une Europe forte et fédéraliste. Il évoque l’importance de l’Union européenne comme acteur clé pour contrer les climato-dénialistes et les géants technologiques : "La seule solution, elle est politique. On ne résout pas un problème politique par une question technique." À propos des algorithmes, il insiste sur leur potentiel lorsqu’ils sont bien orientés : "Il n’y a pas de soucis à ce que les scientifiques du GIEC utilisent de l’intelligence artificielle pour améliorer leurs prédictions. Mais entre de mauvaises mains, les mêmes outils deviennent dangereux."
Un engagement aligné avec des convictions profondes
Villani raconte avec enthousiasme comment il a changé son mode de vie pour être en cohérence avec ses valeurs : "C’est fini les taxis, je me déplace en vélo, à pied ou en métro." Il partage aussi sa satisfaction d’avoir adopté un régime végétarien : "C’était une façon d’être aligné et de me sentir bien." Face aux défis politiques et culturels, il se veut optimiste : "Il faut montrer que le futur écologique désirable est aussi bon pour la santé et le bien-être." Il conclut avec une image tirée de Princesse Mononoke de Miyazaki : "L’Europe doit être en un sens guerrière et pacifiste à la fois."
Pour plonger dans cet échange inspirant entre sciences, politique et écologie, écoutez l’émission.
Ce texte a été écrit en partie par une IA et contrôlé par nos équipes éditoriales ► La charte d'engagements et d'usages de l'Intelligence Artificielle par Radio France
Documentation :
« Théorème vivant » chez Grasset
« Les Mathématiques sont la poésie des sciences » Flammarion « Champs sciences »
« Algorithmes, la bombe à retardement La bombe à retardement » de Cathy O’Neil dont il a écrit la préface aux Arènes
« L’Incroyable Histoire des Sciences » Les Arènes BD
« Les rêveurs lunaires » avec le dessinateur Edmond Baudoin
Clés : Environnement Sciences et Savoirs Écologie Sciences
Ndlr :
- a-t-il RÉELLEMENT pris le parti de l'anthropocène ? Approfondir ACT
- A-t-il raison d'être fédéraliste ? Quelle importance accorde-t-il à la France ? idem
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Retrouvez l'intégralité de mon discours pour la présentation de la liste Dignité, fierté et solidarité, soutenue par la France insoumise, pour les municipales partielles à Villeneuve-Saint-Georges.
Tr.: ... premier tour le 26 janvier ...
Hugo Clément, en toute subjectivité - Publié le mercredi 8 janvier 2025
... offensive menée en France par un géant chinois, Shein, mastodonte de la fast-fashion.
Shein, ce monstre industriel chinois, envahit petit à petit les garde-robes des Français, et particulièrement des jeunes. Avec ses tee-shirt à 5 euros ou encore ses robes à 7 euros, fabriqués en Asie et expédiés en quelques jours, Shein écrase toute concurrence. Mais ce succès commercial se fait au détriment des fabricants européens, qui ne peuvent pas lutter à armes égales, et au détriment de l’environnement.
Des chiffres qui donnent le tournis
Shein proposent en temps réels 470 000 articles différents sur son site internet. 7000 nouvelles références sont ajoutées quotidiennement au catalogue, et au total Shein fabrique un million de vêtements par jour. Une production frénétique qui dégagerait d’après les estimations, 15 à 20 000 tonnes de Co2 chaque jour.
Pour ne rien arranger, ces habits de piètre qualité s’usent très rapidement : la durée de vie moyenne d’un vêtement Shein est d’à peine 65 jours, selon les calculs de l’association « en mode climat ». Avec cette usure ultra rapide et ces prix dérisoires, les clients sont donc incités à surconsommer, en jetant régulièrement leurs vêtements pour en racheter.
Une offensive politique de Shein en France
Shein vient de recruter une personnalité politique française de premier plan au sein de son comité stratégique régional : Christophe Castaner, ancien ministre de l’Intérieur d’Emmanuel Macron. Officiellement, il sera chargé de « conseiller l’entreprise sur sa responsabilité sociale et environnementale. » Oui, ça peut faire sourire après tout ce que je viens de vous dire…
Mais en réalité, ce recrutement fait partie d’une stratégie d’influence du géant chinois, qui veut empêcher la France de nuire à son business.
Une stratégie d'influence pour contourner la loi
Le 14 mars 2024, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une proposition de loi visant à limiter la fast-fashion, pour protéger la nature et les industriels européens. Cette proposition de loi prévoit l’interdiction de la publicité pour les marques de fast-fashion comme Shein, mais aussi la mise en place d’un malus écologique pour les articles vendus à prix cassés, ou encore l’obligation pour les entreprises de communiquer l’impact environnemental de leurs produits.
Le Sénat va prochainement examiner ce texte, et si les sénateurs décidaient eux aussi de l’adopter, ce serait un énorme manque à gagner pour Shein, qui ne compte pas se laisser faire et qui embauche donc des personnalités françaises pour l’aider dans son travail de lobbying.
Christophe Castaner, un cas isolé ? Réponse, non.
Shein a également recruté Nicole Guedj, ancienne secrétaire d’État et Bernard Spitz, président du pôle international et Europe du Medef, le syndicat des patrons. Selon la fédération française du prêt-à-porter, je cite, « l’engagement de ces figures politiques auprès d’une entreprise dont les impacts environnementaux et sociaux sont unanimement dénoncés constitue un signal alarmant ».
Reste à savoir si les parlementaires résisteront face à ces manœuvres.
Clés : Environnement ; Vie quotidienne ; Mode – Styles ; Écologie ; Christophe Castaner ; Industrie textile
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Entretien réalisé le 25 mars 2024.
Questions et interview : Pierre Girier-Timsit
Captation et montage : Léopold Gautier
Geoffroy de Lagasnerie est sociologue et philosophe, il a publié de nombreux ouvrages dont le court et stimulant Sortir de notre impuissance politique qui constitue un essai stratégique pour les forces de gauche.
Sommaire :
00:00 : Intro
01:51 : Langage confrontationnel ADN de la gauche
08:03 : Stratégie de connivence, rupture ou confrontation
12:46 : Le test police et le choix populiste
20:41 : Démocratie, Etat et parti
28:54 : Punitivisme et humanisme, l'affaire Quatennens
38:12 : JLM et Ruffin, multiplicité et monisme
44:54 : Hypothèse de la victoire électorale et redéfinition institutionnelle
50:45 : Révolution durable et spontanéité réactionnaire, l'amitié contre la famille
Connue / https://mastodon.top/@ZeSeb29/113772145299467703
"
18 h Sébastien @ZeSeb29
Quand #Ruffin est amené à prendre des positions sur des sujets qui ne sont pas les siens,
il a tendance à prendre des positions réactionnaires.
(et à s'excuser ensuite, parce qu'on l'a "mal compris".)
"
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Entretien
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A Sainte-Soline (Deux-Sèvres), le 25 mars 2023, lors d'une manifestation symbole des violences policières à l'encontre des organisations écologistes. (Benjamin Guillot-Moueix/Hans Lucas. AFP)
Infographie Source Université de Bristol. Le taux d'arrestation est la proportion de rassemblements ayant donné lieu à au moins une interpellation. (Julien Guillot)
Spécialiste de l’activisme climatique, le politologue Oscar Berglund documente dans une étude inédite la répression à laquelle font face les mouvements écologistes. Un phénomène mondial qui touche aussi l’Hexagone.
Face A, le mouvement européen pour le climat et la biodiversité s’assoupit. En Autriche, le groupe Letzte Generation (Dernière génération) renonce aux blocages de routes et de pièces de théâtre. A Londres, Extinction Rebellion a troqué ses actions coups de poing contre des happenings bon enfant. Face B, la cour administrative d’appel de Bordeaux vient d’annuler l’autorisation délivrée à la retenue de Sainte-Soline (Deux-Sèvres), offrant une victoire symbolique aux Soulèvements de la terre, qui ont su mettre en scène la bataille des mégabassines.
Familier des hauts et des bas de la lutte écologique à travers l’histoire, le politologue
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Pour aller plus loin :
Réchauffement climatique
La biodiversité
Violences policières
Soulèvements de la Terre
Connu / https://x.com/lessoulevements/status/1875814496603627608
Ingénieur en génie climatique, énergétique et environnement
Abonné·e de Mediapart - 18 Billets - 0 Édition
En France, pays de l'atome roi, tout débat public à propos de l'industrie nucléaire civile et militaire est oblitéré par le "fait du prince". Pour y résister il faut dénoncer ses mensonges. Parmi ceux-ci il y a "la compétitivité du nucléaire".
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Du 28 janvier au 15 mai 2025, un débat public est prévu sur le projet d’EDF de construire une paire d’EPR au Bugey. Il sera organisé à la demande d’EDF par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP).
Plusieurs organisations de la région opposées au projet, mais aussi à la poursuite de l’exploitation des réacteurs nucléaires du Bugey qui ont dépassé l’âge canonique, ont participé depuis plus de 10 ans aux enquêtes publiques, débats publics, concertations en tous genres, sans être entendues jusqu’à présent. Elles ont publié des études, des lettres ouvertes, des « cahiers d’acteurs » et organisé de nombreuses réunions publiques pour faire connaître leurs analyses. Des groupes d’élus ont également manifesté leur opposition au projet d’EPR sur le site du Bugey.
Ils ont besoin d’être soutenus pour éviter que notre pays s’enfonce dans la dette et qu’à la catastrophe économique s’ajoute une nouvelle catastrophe nucléaire.
Pour plus d’informations
- Coordination Stop Bugey : https://www.stop-bugey.org/
- Collectif national Arrêt du nucléaire : http://collectif-adn.fr/#cout-du-nucleaire
- Article de blog : Coût du nucléaire, prix de l’électricité, dette publique
https://blogs.mediapart.fr/francois-vallet/blog/251024/cout-du-nucleaire-prix-de-l-electricite-dette-publique
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Cette fermeture du futur que sous-entend le TINA, est caractéristique de la phase actuelle du capitalisme dominé par les politiques néolibérales, et est longuement analysée par Jérôme Baschet dans Défaire la tyrannie du présent, où il le désigne comme un présentisme « qui n’est pas un pur présent, mais un présent happé par l’instant d’après » en homologie avec le rôle de la finance dans l’économie où « l’anticipation financière, opère une quasi-fusion entre présent et futur immédiat, qui est le propre de la dictature de l’urgence »
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deux conditions doivent être remplies pour qu’on puisse parler de capitalisme : d’une part que « le capital déborde le domaine des activités commerciales et du prêt à intérêt pour s’emparer de la sphère productive » constituant ce rapport de production qui le caractérise, et, d’autre part « que l’amplification des rapports capitalistes de production et l’ensemble des exigences du capital ont alors des effets déterminants sur l’organisation sociale dans son ensemble et sur les mécanismes qui en permettent la reproduction ». Deux conditions qui n’étaient pas remplies au temps du féodalisme ou dans l’Antiquité. C’est aussi l’avis d’Ellen Meiksins Wood, dans son livre14 sur L’origine du capitalisme qui montre que le marché avant l’avènement du capitalisme permettait aux marchands de faire du profit au moment de l’échange, en revendant les biens plus chers que ce qu’ils avaient payé pour les acquérir, mais que le profit capitaliste se faisait au moment de la production, le marché n’étant plus que le lieu de sa réalisation (ou pas). Et ce passage d’une société féodale marquée par des agents aux statuts différents et inamovibles (les seigneurs, les prêtres et les serfs, une société en trois classes pratiquement étanches les unes aux autres), vers une société où les serfs sont devenus des travailleurs « libres » ne s’est pas fait spontanément. Car cette « liberté » impliquait qu’ils ne pouvaient plus subvenir à leurs besoins sans se présenter sur un marché du travail, subordonnant ces travailleurs à des donneurs d’ordre qui contrôlaient les moyens de production. Et cette institution, inexistante sous le féodalisme, a dû se développer par la contrainte étatique
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Marx y relate l’émergence progressive d’une législation sur la durée d’une journée de travail « normale » à partir de la Loi sur les fabriques de 1833 en Angleterre qui statue que « la journée de travail ordinaire dans une fabrique doit commencer à 5 heures et demie du matin et finir à 8 heures et demie du soir », le travail des enfants entre 9 et 13 ans étant limité à 8 heures par jour. Au terme de « luttes de classes de longue haleine », la journée de travail fut progressivement ramenée à 12 heures de 1844 à 1847 puis la Loi additionnelle sur les fabriques de 1850 étendit la durée légale de la journée de travail à tous les ouvriers dans les industries concernées pour être appliquée ensuite en 1860 à d’autres industries (blanchisseries, teintureries…).
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La conséquence de cette croyance en la résilience du capitalisme c’est l’approfondissement de la quadruple crise qu’il connaît qui renforce encore le sentiment d’impuissance à agir, mais aussi la demande pressante de donner une solution et le reproche à ceux qui insistent sur la nécessité d’une « sortie » du capitalisme de ne pas le faire. Car le capitalisme est en train d’épuiser la nature et le travailleur comme le notait Marx.
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l’augmentation des maladies liées au travail est telle qu’elle lui a permis de développer une réponse marchande à cette souffrance, à base médicamenteuse ou comportementale avec le développement personnel et les initiatives de joie au travail. Sandra Lucbert note dans son superbe livre Personne ne sort les fusils, relatant le procès France Telecom
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critique de l’économie politique
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première direction à suivre qui est celle d’une lutte d‘idées visant à augmenter le nombre de ceux qui seraient conscients de la nécessité d’une « sortie » en faisant apparaître tous les dangers vers lesquels le capitalisme nous entraîne. Avant de savoir où l’on va, il faut d’abord savoir ce que l’on refuse à tout prix
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on ne peut qu’espérer qu’une prise de conscience suffisamment partagée par un nombre important de personnes pourrait susciter des luttes débouchant sur des ruptures décisives
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les institutions actuelles d’organisation politique ou syndicale qui affichent une opposition aux politiques économiques néolibérales semblent assez largement incapables de les impulser. Les premières sont quasi exclusivement orientées vers une conquête électorale du pouvoir d’État ... fortement affaibli leur crédibilité à proposer une alternative auprès des électeurs20. La montée des abstentions ... l’élection d’extrémistes (de droite) ... Les secondes, sont essentiellement concentrées sur une redistribution moins inégalitaire des richesses sans remettre en cause les structures ... initiatives collectives. On peut voir les Gilets jaunes et les ZAD en France, le mouvement Occupy Wall Street à New York, le mouvement Zapatiste au Chiapas, comme des exemples (et non des modèles à imiter)
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naturalise la consommation sous la forme qu’elle a prise sous le capitalisme. Il est compréhensible que les craintes sur une baisse de la consommation soient celles qui viennent immédiatement à l’esprit quand on suggère que notre mode de vie n’est pas durable. Aussi bien pour ceux qui ont déjà accès à un niveau « satisfaisant » (pour eux et qui craignent de le perdre) que ceux qui espèrent l’atteindre (et qui craignent de ne pas y arriver si on parle de sobriété)
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construire collectivement des conditions de vie meilleures où le but n’est plus l’accumulation sans fin mais l’enrichissement des personnalités
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l‘inventivité des travailleurs qui n’auraient plus à répondre à des donneurs d’ordre ... par exemple à la Commune ... capacité d’un peuple à parvenir à se rendre maître de son destin
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agir pour changer son rapport social, en particulier en remettant en cause la propriété privée des moyens de production ... l’accumulation sans fin du capital entre un nombre de mains très restreint qui explique ces inégalités. Il ne s’agit donc pas de supprimer les (vraiment) riches, mais de s’attaquer à la cause qui les engendrent.
...
« nature humaine » éternelle qui aurait finalement trouvé son aboutissement dans le capitalisme ... (égoïsme, appât du gain, volonté de puissance, maîtrise de la nature…) ... les formes de conscience qu’on a trop tendance à croire naturelles, innées, ne sont que les conséquences des rapports sociaux capitalistes qui tendent à formater les humains dont il a besoin pour « persévérer dans son être » (à commencer par en faire un consommateur, ce que l’extension de la marchandise à tout ne peut que contribuer à consolider24). ... montée de l’individualisme ... autoentrepreneurs ... déploiement du numérique ... incitation au télétravail ... faire disparaître la séparation entre temps privé et temps contraint
...
remise en cause de la domination masculine ... Roswitha Scholz26
...
une multitude de chemins à emprunter, fonction des contextes des lieux et des collectifs concernés27.
Notes :
1 Non seulement les émissions de GES continuent à croître rendant complètement illusoire la cible des 1,5°C actée à Paris et sans doute celle de 2°C, mais les catastrophes locales n’ont épargné aucune région du monde (inondations en Espagne, en France ou au Kenya, canicules en Inde ou au Mali, ouragan aux États-Unis…).
2 Et ce dans le monde entier, l’élection de Trump en étant une des manifestations les plus évidentes dans le pays le plus puissant du monde dont beaucoup d’économistes, à commencer par les Démocrates qui soutenaient Kamala Harris, louaient la réussite économique. Ce n’était visiblement pas le sentiment des électeurs qui ont majoritairement voté Trump.
3 Cette phrase écrite avant la COP 29 n’était pas le signe d’une capacité de ma part à lire l’avenir, mais la prise en compte réaliste du constat de l’absence d’engagement des dirigeants des pays riches dans la lutte contre le réchauffement climatique et de ses conséquences sur les pays les plus pauvres qui seront les plus touchés. Comme il était facile de l’anticiper, la COP 29 confirme que le monde continue sur la même trajectoire d’une dégradation de plus en plus rapide du climat (notamment). J’ajoute que si on peut comprendre que les pays pauvres soient furieux du manque de soutien des pays riches, il ne faudrait pas qu’ils s’imaginent que l’argent pourrait suffire à résoudre le problème. Il n’y a pas d’argent magique qui ferait que le franchissement d’un seuil irréversible soit impossible. Actuellement, six des neuf limites planétaires sont déjà dépassées.
4 Les menaces de faillites qui touchent la France et les fermetures d’usines qui s’annoncent en France et en Allemagne illustrent bien ce dernier point.
5 C’est ce que me dit un lecteur de mon billet sur l’élection de Trump.
6 Il est amusant de constater que depuis la crise de 2007-2008, Marx a retrouvé une nouvelle légitimité, démentant lui-aussi son obsolescence proclamée.
7 Il faut aussi ajouter l’existence d’un marché du travail développé, conséquence de l’existence d’une masse de travailleurs « libres », et la généralisation du salariat, prix de la force de travail et non du travail.
8 Il faut noter la naïveté de ceux qui prennent pour argent comptant les déclarations des dirigeants soviétiques quand ils parlaient du communisme comme étant leur référence (d’ailleurs seulement une référence car la désignation officielle du régime le qualifiait de socialiste). Comme si la simple énonciation valait justification du fait d’un communisme à l’œuvre. Cette naïveté ne peut toutefois pas être attribuée aux dirigeants politiques des grands pays capitalistes qui parlent suffisamment couramment la langue de bois pour imaginer que les dirigeants soviétiques la pratiquaient aussi bien qu’eux.
9 Désignant une croissance économique faible, voire nulle et une inflation importante. Bien entendu ce terme est purement descriptif et n’explique rien, mais il est le constat que la relative stabilité de l’après-guerre sous le fordisme est terminée.
10 Pierre-Noël Giraud, Le commerce des promesses, 2001, Le Seuil (plusieurs rééditions en poche). La finance permet de reporter vers l’avenir les espérances de gains qui ne peuvent plus être obtenus au présent. Et bien évidemment, comme l’avenir n’est jamais sûr, ces promesses ne peuvent pas toutes être tenues ce qui débouche sur une crise financière quand on s’aperçoit qu’un grand nombre de titres (comme les subprimes) ne pourront pas se transformer en gains réels.
11 Ce qui permet de reculer encore le moment d’une nouvelle crise mais absolument pas de l’éviter, bien qu’il soit impossible de prédire quand elle arrivera et dans quel(s) secteur(s) elle prendra forme. Ce qui est en revanche plus sûr c’est que le prochain sauvetage sera encore plus difficile du fait qu’au-delà des États il n’existe plus d’acteur capable de prendre le relais pour parier sur l’avenir.
12 Jérôme Baschet, Quand commence le capitalisme ? 2024, éditions Crise &Critique.
13 C’est aussi ce qu’il écrit dans Défaire la tyrannie du présent : « il n’y a nulle leçon de l’histoire, sauf une : par définition, aucune forme d’organisation sociohistorique – fut-elle celle qui paraît triompher sous nos yeux – n’est éternelle ».
14 E. Meiksins Wood, L’origine du capitalisme : Une étude approfondie, Lux, 2009.
15 M. Weber, L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, Champs Flammarion, 2017.
16 On retrouve cette même faculté d’« adaptation » à propos de l’environnement (mot fort mal choisi car il donne l’impression qu’il s’agit d’une réponse positive à une situation difficile alors qu’il ne fait que dissimuler que cette « adaptation » a pour envers la dégradation non dite qui pourtant la justifie). En témoigne, par exemple, la disparition progressive de la Mer de Glace à Chamonix, qui devient un argument commercial pour inciter les touristes à venir l’admirer « avant qu’elle ne disparaisse », justifiant ainsi les investissements faits pour moderniser le train du Montenvers qui transporte ces touristes et le téléphérique qui les amène sur le glacier, qui, s’éloignant de plus en plus, rend son accès à pied trop difficile pour la majorité des visiteurs. S’il est de plus en plus nécessaire de s’adapter, c’est parce que les politiques mises en œuvre depuis la conférence de Rio en 1992, où l’alerte a été lancée sur les questions environnementales, n’ont pas été à la hauteur des enjeux. Si bien que les admonestations politiques appelant à « s’adapter » sonnent comme un aveu d’échec quand elles sont lancées par les élites au pouvoir, comme l’a fait Christophe Bréchu, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires sur France info le 22 février 2023 en expliquant qu’il faut « préparer notre pays à quatre degrés », précisant même « qu’il faut se préparer au pire », ajoutant ainsi l’aveu de démission à l’aveu d’échec.
17 « système » est un de ces mots qui a l’avantage d’être tellement peu informatif sur sa nature si on ne le fait pas suivre d’un qualificatif (sinon que c’est un tout relativement organisé), qu’il permet toutes les interprétations et est utilisé aussi bien à gauche pour le condamner qu’à droite pour le dénoncer. On peut apprécier les fines analyses que permet la référence au « système » en écoutant le dialogue sidérant entre Pascal Praud et Jordan Bardella sur Cnews, à propos du livre du second, le premier lui reprochant de l’avoir écrit « pour le système » sous-entendant par là le « système médiatique » dont il ne ferait pas lui-même partie.
18 Défaire la tyrannie du présent, p.312.
19 C’est finalement la position d’Esther Duflo, prix « Nobel » d’économie dans un article publié dans une des revues phares des économistes professionnels, l’American Economic Review où la publication d’un seul article booste immédiatement la carrière de son auteur. Cet article, The Economist as Plumber, défend la thèse que l’économiste, doit, comme le plombier chercher « à prédire du mieux possible ce qui peut marcher dans le monde réel ». Autrement dit, ne pas remettre en cause la conception de la plomberie et se contenter d’y adjoindre les rustines qui la prolongeront encore un peu. C’est finalement une bonne description de ce que font effectivement tous les économistes qui ne cherchent qu’à mieux réguler le capitalisme, sans jamais le critiquer, sinon superficiellement pour les plus téméraires.
20 C’est ce qui fait que ce qu’on nomme la social-démocratie, quelle que soit la forme institutionnelle qu’elle prenne, n’a aucune chance d’être une voie de « sortie » du capitalisme. Toute son histoire montre qu’elle n’a fait que de tenter au mieux de le réguler et qu’elle y a systématiquement échoué, renforçant ainsi la croyance en sa résilience.
21 LFI, qui se veut un « mouvement » pour se différencier de la forme « parti », n’en reste pas moins structuré très hiérarchiquement et n’est certainement pas un exemple de ce que devrait être une institution de la « sortie » du capitalisme (ce qui n’est d’ailleurs pas dans son programme).
22 Tout récemment, la famille Mulliez, propriétaire de Décathlon et (entre autres), d’Auchan, vient de recevoir un milliard de dividendes du premier et envisage de licencier 2389 personnes du second.
23 Je souligne.
24 Bien sûr pas de manière mécaniste ou déterministe, et on trouvera toujours le cas qui semble être une exception, car il y a beaucoup de contingence dans la formation d’une personnalité (c’est ce que Lucien Sève a tenté de penser avec son concept « d’emploi du temps », voir « l’Homme » ? le tome 2 de sa tétralogie Penser avec Marx aujourd’hui, 2008, La Dispute).
25 Où elle est loin d’être traitée à égalité avec les hommes, tant au niveau des postes auxquels elle peut accéder, qu’à celui des salaires qu’elle peut avoir.
26 On peut avoir une première vue de sa théorie de la valeur-dissociation dans Le sexe du capitalisme, 2019, Crise & Critique, recueil de quelques-uns de ses textes.
27 Les COP montrent bien à quel point les appréciations de la situation et de « ce qu’il faut faire » à l’échelle d’un pays diffèrent selon les pays et leur place dans la mondialisation. Il en est sans doute de même à d’autres niveaux.
Source : Gilles Rotillon https://blogs.mediapart.fr/gilles-rotillon/blog/021224/il-faut-sortir-du-capitalisme-mais-je-ne-vous-dirai-pas-comment
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?hZwloQ
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▶ Thomas PORCHER est économiste, membre du collectif Les économistes atterrés, et professeur à la PSB Paris School of Business. Il est l’auteur de plusieurs livres dont « Le traité d’économie hérétique » (Fayard, 2018) et « Mon dictionnaire d’économie » (Fayard, 2022), et il vient tout juste de faire paraitre « L'économie pour les 99% », une bande dessinée dans laquelle il démonte la propagande économique visant à dissimuler le fait que l'économie est au service des plus puissants, au détriment de la majorité des citoyens. Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Elucid, il passe en revue le bilan français très largement méconnu sur l'impôt, les inégalités, la fiscalité, le pouvoir d'achat, l'Union européenne, etc...Jusqu'à l'épineuse question de la dette qui ouvre sur un débat entre les deux intervenants.
👉 Articles cités dans la vidéo :
https://elucid.media/analyse-graphique/inegalites-revenus-france/inegalites-macron-novembre-2024-exploser-revenus-ultra-riches
https://elucid.media/analyse-graphique/prix-immobilier-france/crise-immobiliere-octobre-2024-logement-prix-continuent-baisser
https://elucid.media/analyse-graphique/jour-liberation-fiscale-grande-arnaque/grande-arnaque-jour-liberation-fiscale
https://elucid.media/societe/doliprane-devient-americain-sanofi-opella-france-enfonce-erreurs-strategiques
👉 Retrouvez notre synthèse de « La stratégie du choc » de Naomi Klein dans notre bibliothèque d'autodéfense intellectuelle : https://elucid.media/podcast-resume-livre/strategie-choc-naomi-klein
Présentateur : Olivier Berruyer
Production : Carla Costantini
Monteur : Xavier de Capèle
Sommaire :
00:00:00 - Zapping
00:01:46 - La propagande économique
00:15:46 - Idées reçues et traitement médiatique
00:21:26 - L'arnaque des comparaisons
00:26:37 - Une hausse spectaculaire des inégalités
00:39:43 - L'évasion fiscale
00:45:42 - Le détournement de l'impôt
00:50:52 - La fausse opposition public-privé
00:55:12 - Libre-échange et Union Européenne
01:04:08 - Débat : le problème de la dette publique
01:18:01 - La dette nous soumet aux marchés financiers
01:28:17 - Question finale
Tr.: ... échec de la politique de l'offre ... idem 2010 faire des économies sur les retraites etc ...
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Le Royaume-Uni renationalise ses chemins de fer… trente ans après avoir démantelé le British Rail - Publié le 11/12/2024 à 06h30 / Ouest-France De notre correspondante à Londres, Juliette DEMAS
Promesse de campagne rapidement devenue loi, la renationalisation des compagnies ferroviaires britanniques va commencer en 2025, un contrat à la fois.
La gare de King’s Cross, à Londres, en 2020. | DAN KITWOOD / GETTY IMAGES VIA AFP
Trente ans après la privatisation des chemins de fer et le démantèlement du British Rail, le gouvernement travailliste de Keir Starmer, au Royaume-Uni, s’apprête à lancer le mouvement inverse.
Pourquoi ce mouvement inverse ?
Depuis 1994, la majeure partie des lignes britanniques sont exploitées par des opérateurs privés, pour des résultats inégaux : en Grande-Bretagne, les retards ont acquis un statut presque légendaire. Selon les chiffres du gouvernement, seulement 67 % des trains sont arrivés à l’heure entre mars 2022 et mars 2023, et près de 350 000 plaintes étaient enregistrées à...
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... Je rebutais à me mettre dans la tension en exprimant mon dégoût devant les crimes de Netanyahu et pire encore devant les attaques des lâches qui leur servent d’alibi ici. Car le massacre sous les bombes de Netanyahu et de son armée de criminels de guerre continue sans trêve ni pause. J’ai beau avoir sous les yeux, ici à Paris, misère et mendicité, privation et désespoir, je ne peux oublier ce dont je devine l’atrocité sans limite. Ne l’oublions jamais : une telle tuerie totale est possible seulement avec l’approbation et la complicité active de l’Union européenne et des États-Unis. Cette complicité se paiera très cher. Le génocide et l’agression de tous ses voisins par le gouvernement génocidaire dirigé par l’extrême droite ouvrent dans le monde une nouvelle ère de la guerre totale et du retour aux conquêtes violentes. Le pire est à prévoir. Trump a déjà annoncé vouloir prendre le contrôle du canal de Suez et même celui du Panama
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Le suicide d’un cheminot et la façon dont je l’ai vu traité m’ont ramené vers mon clavier. Ce cheminot était des nôtres ... toute personne exaspérée a ravalé son mécontentement sitôt connue la cause de l’interruption ferroviaire ... soi-disant ministre des Transports, un certain Philippe Tabarot, recruté non seulement parce qu’il est malléable mais surtout pour son idéologie ultralibérale et anti-grève ... Bérenger Cernon et Thomas Portes, les deux cheminots députés insoumis, ont raconté la vie de conducteur de train qu’ils ont connue pendant des années. La solitude dans la cabine de pilotage ... les suicides sont si souvent des réponses individuelles à des impasses nées dans la société ... Le suicide de Ludovic, chauffeur de bus en région parisienne refusant la privatisation en atteste. Mon livre « Faîtes mieux » comporte un chapitre sur le rôle des « suicides politiques » comme messages avant-coureurs des crises majeures de la société
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François Bayrou ... la base du matérialisme historique, pour qui, tout fait politique étant inclus dans la lutte de classes, c’est en assumant cette conflictualité qu’on accède à une conscience réaliste ... le message d’Héraclite pour qui la discorde (ou la lutte) est mère du futur ou bien le combat père de toute chose ? La réalité est dialectique parce qu’elle est mouvement entre des contradictions. N’est-ce pas d’ailleurs aussi la base même de la démocratie : choisir entre des points de vue opposés ? Tout conflictualiser, c’est rendre possible la liberté. Car l’antagonisme est père du choix et le choix est le lieu de naissance de la liberté
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le voici réduit à céder tout le panache qui illustre les destins ! Et tout cela pour la vanité de faire semblant de gouverner
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À l’Assemblée, le centre de l’hémicycle est fait de rancœur et de vendettas ... tout le monde sait qu’il a échoué dans l’opération vitale à réaliser : l’élargissement de sa base parlementaire
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En 24 heures, tout le petit monde des « nouveaux raisonnables » est revenu à la maison. Les insoumis avaient donc eu raison, une fois de plus, dans l’évaluation du rapport de forces ... Le rêve de décennies de centrisme et d’européisme s’est effacé du paysage ... le projet remonte à Giscard d’Estaing ... les classes moyennes ascendantes des années 70/80, visées par ce projet « d’entre-deux », sont désormais hors-jeu ... disponibles pour la radicalité
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toute la charge du soutien à Macron repose sur Le Pen ... Il n’y a pas d’alternative au Nouveau Front Populaire ... pas d’alternative aux insoumis ... un seul moyen de rendre légitimes les combinaisons gouvernementales de Macron : un vote de confiance de l’Assemblée ... seul le retour aux urnes peut redessiner une carte stable et légitime
Publié Il y a 1 semaine • 96 vues Par lemediatv
Une semaine après la nomination de François Bayrou au poste de Premier ministre de France, il est peut-être temps de se poser une question : où en est le macronisme ? Que nous dit le caractère fortement éjectable du siège du chef du gouvernement en cette année 2024, où l’on a vu se succéder Gabriel Attal, Michel Barnier et désormais François Bayrou ? Jusqu’à quand “survivra” l’actuel Premier ministre à ce poste là, et est-ce que le président de la République l’aidera à tenir ? Au fond, le macronisme est-il tout simplement au bout du rouleau, condamné à s’auto-dissoudre à très brève échéance ? Et qu’est-ce qui se dit, qu’est-ce qui se pense à l’Élysée dans cette période particulière de l’Histoire de France ? Pour répondre à ces questions, nous avons fait appel à Marc Endeweld, journaliste d’investigation, qui enquête depuis des années sur les coulisses de la Macronie.
Visibilité Publique Publié originellement 21/12/2024
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée58min 12sec
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Tr.: ... Bayrou a fait pression ... Macron est extrêmement faible ... Lecornu n'a pas fait campagne ... depuis 2022 Alexis Colère s'était imposé sauf pour Gabriel Attal ... Macron a perdu ses nerfs à plusieurs reprises ... jeu de massacre, tout le monde tombe sur Bayrou ... Attal prépare activement 2027 ... Edouard Philippe aussi ... à gauche, peu de politiques prennent la mesure des enjeux ... quelle vision, quel pj pour la France ? ... Colère fait le choix d'Edouard Philippe ... ya des tensions politiques entre Brigitte et Emmanuel Macron ... le macronisme est un fan-club du pdt, il ne peut survivre ... 5ème république rendue disfonctionnelle ...
Grands entretiens - Mis à jour le 19 février 2024 à 17h39 - Durée de lecture : 11 minutes
Les émotions comme acte politique, le silence « cynique » des puissants face à la catastrophe écologique... Pour la militante écologiste Camille Étienne, il est essentiel d’« instaurer un rapport de force » face aux puissants.
Camille Étienne est militante écologiste et autrice de Pour un soulèvement écologique (Seuil, 2023).
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