Connu / https://mastodon.top/@e_niort/115710865403642418
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e_niort @e_niort@mastodon.top
#Niort. LFI et le PS s’unissent pour les municipales, loin des discordes de l’Assemblée nationale.
→ https://nrt79.link/b8ycat
à Niort, l'union de la gauche à Niort n’a pas été entamée et elle s’est même consolidée.
13 déc. 2025, 07:34
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Fedica
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Publié le 12 déc 2025
Comme chaque année, Calitom est fier d’être partenaire des Charentais de l’année, un événement qui met en lumière les femmes et les hommes qui font vivre la Charente à travers leurs parcours emblématiques, leurs histoires inspirantes et leurs engagements. Lors de l’édition 2025, M. Michaël Laville, président de Calitom, a remis le Prix Développement durable aux agents du SMABACAB, syndicat de rivière de l’Aume Couture et du Nord Charente. Un hommage pleinement mérité pour leur projet exemplaire mené sur la commune d’Empuré.
Charentais de l'année
Redonner vie à une rivière à partir d’un fossé
Sur un bassin où la question de la ressource en eau est devenue particulièrement sensible, les équipes ont entrepris une mission audacieuse : recréer une rivière à partir d’un ancien fossé.
Pour cela, elles ont :
- redessiné le cours d’eau en créant des méandres,
- restauré les milieux aquatiques,
- amélioré le biotope sur l’ensemble des parcelles concernées.
Un travail de terrain minutieux qui vise à restaurer des fonctionnements naturels indispensables.
Des résultats déjà visibles
Malgré les sécheresses récurrentes qui frappent la Charente, les effets positifs du projet se font déjà ressentir :
- remontée du niveau des nappes phréatiques,
- réapparition des batraciens dans les mares,
- amélioration de la biodiversité locale,
- réactivation des zones humides.
Ces premiers signaux confirment l’importance de cette action face au changement climatique.
Un projet inspirant pour le territoire
En redonnant vie à cette rivière, les agents du SMABACAB démontrent qu’il est possible de restaurer durablement nos écosystèmes tout en améliorant la gestion de l’eau, enjeu majeur pour la Charente.
Ce prix récompense non seulement la qualité technique du projet, mais aussi l’engagement humain des équipes et leur volonté d’agir pour un territoire plus durable.
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Connu / mel de BNM16
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... Julien Blancant, leur directeur. Ils sont bien plus nombreux dans la vraie vie, techniciens, agriculteurs, qui ont redessiné leur paysage, pris à rebours le remembrement du passé qui avait cassé les cours d'eau ...
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Ndlr : voir aussi :
Dans un essai dessiné, Blanche Sabbah analyse la progression des idées réactionnaires dans les médias. Loin de souscrire à la thèse de la fatalité, l’autrice invite la gauche à réinvestir le champ des idées.
Salomé Dionisi • 10 septembre 2025 abonné·es
Article paru
dans l’hebdo N° 1879
© Blanche Sabbah
La Bataille culturelle, Blanche Sabbah, Casterman, 160 pages, 12 euros.
Et si les combats d’idées se gagnaient tant sur le fond que sur la forme ? C’est le pari formulé par Blanche Sabbah dans un nouvel essai dessiné, dans lequel elle s’attaque à la « bataille culturelle », c’est-à-dire la capacité d’un groupe politique à imposer ses idées dans le débat public.
Première désillusion : si l’extrême droite parvient à dicter l’agenda médiatique, c’est avant tout parce que les faits ne suffisent plus. L’autrice fait ici le constat – déjà longuement analysé outre-Atlantique depuis la première élection de Donald Trump – d’un avènement des fake news, du complotisme et du climatoscepticisme décomplexés. Y compris dans les médias français.
Sur le même sujet : Post-vérité : comment Trump irradie en France
Exemple parmi d’autres : le député RN Jean-Philippe Tanguy qui, sur un plateau télé, raille la militante écologiste Camille Étienne : « La recherche, la recherche… J’ai l’impression d’entendre une religieuse avec sa Bible ! […] La recherche, ça n’existe pas. » Comment mener un débat constructif face à un parti qui, pour jouer sur les émotions du public, est prêt à remettre en question des siècles de progrès scientifiques ?
Blanche Sabbah note un écart plutôt flagrant entre la droitisation – réelle mais relative – de l’opinion publique et l’extrême-droitisation des médias. C’est ainsi qu’elle définit la « droitisation culturelle » : des discours réactionnaires normalisés parce que diffusés à longueur de journée par des médias rachetés par de riches conservateurs. Selon elle, la gauche doit créer des synergies entre la science (les faits) et l’art (l’émotion) pour imposer ses sujets dans le débat public.
Sur le même sujet : Un bruit de fond conservateur
Face à une extrême droite qui gagne du terrain culturel, l’autrice en appelle aussi à s’engueuler avec ses électeurs plutôt que les ignorer. L’idée n’est ni d’excuser ni de comprendre, mais de convaincre. Et de faire entendre une voix de gauche qui se fait de plus en plus timide : « Comment avons-nous pu passer d’un contexte où l’on n’osait pas voter pour un parti créé par des collabos à un contexte où l’on n’ose pas s’indigner d’un électorat ouvertement néonazi ? » Dernier exemple en date : la mort de Jean-Marie Le Pen, dont la plupart des médias n’ont pas osé rappeler les positions vichystes, antisémites, racistes et homophobes.
Blanche Sabbah réfute également la lecture simpliste de la progression du vote d’extrême droite pour des raisons économiques. Cette explication tendrait à faire peser la responsabilité sur les pauvres et les ruraux. Encore une fois, les faits : une étude publiée par Ipsos après les élections européennes de 2024 montre que le vote à l’extrême droite a progressé dans presque toutes les catégories sociodémographiques. Pas que chez les pauvres. Pas qu’à la campagne. C’est le RN lui-même qui a tout intérêt à diffuser cette idée, donnant ainsi à sa volonté de préférence nationale une allure de lutte contre la précarité.
Le féminisme, source d’inspiration
Terrain de lutte fertile, le féminisme est, selon l’autrice, une forme de militantisme dont la gauche devrait s’inspirer. À travers l’exemple des colleuses, elle rappelle comment les militantes ont réussi à imposer le concept de féminicide dans le débat public : « C’est parce que la presse, la recherche et certaines personnalités publiques et politiques nous ont emboîté le pas que le mot a fini par intégrer le dictionnaire, pas l’inverse. »
Mener une politique féministe, c’est nécessairement mener une politique progressiste.
B. Sabbah
Les artistes ne sont pas en reste : lorsqu’elle publie Le Consentement (Grasset), Vanessa Springora impose ce concept dans l’espace médiatique. De même pour Adèle Haenel, qui dénonce l’emprise dont elle a été victime. Ou pour Neige Sinno et Camille Kouchner, qui mettent en lumière la culture de l’inceste. Ces discours nourrissent désormais les réflexions des élu·es et des magistrat·es pour faire évoluer et appliquer la loi.
Sur le même sujet : « Une culture de l’écoféminisme doit se développer »
« Il n’y a en réalité pas tant de distinctions entre la lutte des classes et la lutte pour l’égalité des genres. Quand on s’aperçoit que les premières victimes du réchauffement climatique sont invariablement les femmes, mais que ce sont aussi les plus précaires et les moins blanches, on tisse des liens évidents entre écologie, antiracisme et lutte féministe. Mener une politique féministe, c’est nécessairement mener une politique progressiste. »
Une réflexion allant dans le sens d’un féminisme intersectionnel, qui pourrait servir de grille de lecture pour imposer davantage les idées de gauche : « C’est pour ça que l’extrême droite a tant de mal à se prétendre féministe : le féminisme contient en son sein tous les ingrédients de sa destruction. »
...
Bande dessinée - Jeunesse Enseignants
Scénario : Blanche Sabbah
Dessin : Blanche Sabbah
Préface : Cyril Dion
La Bataille culturelle
12,00 € Paru le 03/09/2025
Détails : 160 pages - 14.1 x 24.9 cm - Couleur - Broché
Genres : Documentaires Monographie et essai
Thèmes : Documentation Humanisme Monde d'aujourd'hui Politique Société Solidarité Tolérance
Face à une actualité de plus en plus angoissante, comment lutter contre l’extrême droite, aux portes du pouvoir en France ?
Pour Blanche Sabbah, rien n’est perdu, et le combat se mène aussi bien sur le terrain que dans le champ des idées. Dans La Bataille culturelle, depuis sa position d’artiste et de militante, l’autrice dresse cinq grands axes pour imposer un discours sociétal dissident, et contrecarrer l’idéologie conservatrice aujourd’hui dominante. Le terme « culture » est entendu au sens large : il s’agit de proposer de nouvelles manières de faire société, dans la réalité comme dans la fiction, de montrer que l’on peut faire autrement et, surtout, que l’on peut faire ensemble.
Contre la montée des idées et des actes d’extrême droite, sa stratégie pose les fondements d’une culture multiple : une culture des récits, car on a besoin de contre-fictions qui réenchantent l’avenir, une culture de la joie, pour galvaniser l’action militante, une culture du débat, car il faut se disputer pour combattre les idées intolérantes, une culture des convergences, car les luttes antiracistes ne seront victorieuses que si elles s’unissent, et enfin une culture féministe, meilleur prisme pour contrer les politiques réactionnaires.
Un propos puissant et salutaire, nourri de ses expériences militantes, de réflexions théoriques, historiques et contemporaines, et d’analyses d’oeuvres issues de l’avant-garde comme de la pop culture.
Un véritable antidote contre le désespoir ambiant, pour un monde plus juste.
Billet de blog 1 décembre 2025
La violente campagne de haine contre l’historien Julien Théry, fondée sur une grossière manipulation, participe d’une offensive générale contre les libertés universitaires. Faute de réaction rapide, cette vague de censure posera une chape de plomb sur la recherche et la vie intellectuelle françaises.
Signalez ce contenu à notre équipe
En soutien à Julien Théry
La presse institutionnelle a massivement relayé le montage frauduleux de la LICRA, laissant croire que l'historien Julien Théry aurait « dressé une liste » de « noms juifs », ce qui l’expose à des menaces et des sanctions très réelles. Une tribune dénonçant cette manipulation scandaleuse, qui expose J. Théry, réunit plus de 1 600 signataires issus de tous les horizons : universitaires et enseignants, personnalités politiques, du monde syndical, associatif… Parmi eux Carlo Ginzburg, Blanche Gardin, Ilan Pappé, Etienne Balibar, Jocelyne Dakhlia, Todd Shepard, Gadi Algazi, Didier Fassin, Isabelle Stengers, Bernard Friot, l’Union juive française pour la paix, deux Vice-présidentes de l'Assemblée Nationale et une trentaine de député.es… Le texte souligne le danger d'un « maccarthysme républicain », exposant les soutiens de la Palestine et les défenseurs du droit international à des représailles de plus en plus lourdes conduisant à leur censure pure et simple. Cette censure se traduit d'ores et déjà par le fait que la presse institutionnelle qui se dit "de gauche" et "démocrate", attachée aux droits de la liberté d'expression et aux libertés académiques, a unanimement refusé de publier cette tribune.
(Cette tribune est toujours ouverte à signature. Pour signer, envoyez un mail à soutienthery@gmail.com)
Publié Il y a 3 jours • 33 vues
En visite en Chine, Emmanuel Macron a multiplié poignées de mains et négociations avec Xi Jinping. Le déplacement a abouti à douze accords touchant la recherche, les échanges universitaires, la coopération nucléaire ou encore les investissements croisés. Paris espère notamment accéder à des technologies vertes chinoises, tandis que Pékin se dit prêt à renforcer les investissements réciproques pour un environnement commercial plus équilibré. Mais le dialogue s’est tendu sur l’Ukraine : Macron a exhorté Xi Jinping à utiliser son influence sur Moscou pour favoriser la paix et à réduire les déséquilibres commerciaux avec l’Europe. Le président chinois, lui, rejette les accusations de soutien à l’économie de guerre russe, alors que Pékin continue d’acheter massivement du pétrole à la Russie sans condamner l’invasion. La visite comprenait aussi une trentaine de chefs d’entreprise français, venus participer au Conseil des entreprises franco-chinoises, sans que l’on sache précisément ce qui s’y est décidé. Les stratégies économiques françaises et chinoises diffèrent, quand on nous parle souveraineté et réindustrialisation, Emmanuel Macron va chercher des investisseurs étrangers.
Thomas Porcher explique que nous avions un savoir-faire industriel riche jusqu’aux années 1980 et le tournant vers la mondialisation et surtout, le développement de l’idéologie libérale (qui a fait s’enrichir les actionnaires et patrons des grandes entreprises). L’Etat a laissé faire et même encouragé les entreprises à se démanteler, et délocaliser. “L’état du débat politique et économique français me dépite. Il n’y a aucun plan stratégique” se désole l’économiste.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
Visibilité Publique
Publié originellement 08/12/2025
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
Langue Français Étiquettes
Durée 23min 50sec
Commentaires désactivés
Tr.: ...
l'arrivée des marques chinoises fortes ... avec des potentiels technologiques ... ils sont souverains ... pas de projets fr ... Serge Tchuruk voulait une entreprise sans usines ... ils ont réussi car ils ont une vision industrielle que nous avions et que nous n'avons plus ... sans substitut, nous sommes dépendants ... à nous de savoir où on veut aller ... l'europe trop divisée, trop lente ... sans rien sur place on ne peut pas établir de rapport de forces ... les chinois vivent comme un pays émergent ... le coût du travail reste faible mais devenus un interlocuteur qui représente les pays du sud, investie en afrique ... ils ont plein de soucis, pb démographique, déficit élevé de 4% dettes élevées, inégalités régionales énormes, mais ils investissent ... garder notre historique et nos gains sociaux ... il faut un pj ... on a su faire, on a eu des grands plans, des réussites comme le TGV, etc ... ils n'ont jamais voulu faire les choix, connivence état, chefs d'entreprise, gagner plus d'argent mais sans investir ...
i à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?S4oHNA
Ndlr : ce n'est pas Wabari mais Abdourahman Waberi
Connu / https://bsky.app/profile/all-eco-sociale.bsky.social/post/3m7sb5vivp22o
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@all-eco-sociale.bsky.social
Le marché des trains de l’étoile de Caen attribué à la RATP ?
Pour l’AES, c’est non.
Non à la mise en concurrence des entreprises publiques !
Imposons une clause de non-régression sociale en cas de nouvel employeur !
Nos lignes de train SNCF sont vitales !
L’Alliance écologique et sociale soutient les cheminot∙es et les usager∙es de l’étoile de Caen - PJC - Alliance écologique et sociale
Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des lignes de train TER, la Région Normandie a désigné RATP Dev, filiale du groupe RATP, comme nouvel employeur pour les lignes de l'étoile de Caen. Cette...
15:07 · 12 déc. 2025
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471 k abonnés - 13k+ - 182 903 vues - 1 275 commentaires
Le Café Rhétorique, c'est mon rendez-vous Twitch du matin ! Tous les lundi, mercredi et vendredi à 09h00 sur / clemovitch !
Programme :
00:00 : Intro et contexte
02:33 : Analyse
09:26 : les réactions
Musique utilisées :
Bynn the Breaker - Bastion
Depression Shop - The Binding of Isaac Antibirth
Tr.: ...
grande cause nationale des deux quinquennats de Macron !
On s'autorise à penser
Parce qu’il n’est plus possible que seuls “les milieux autorisés” soient autorisés à penser notre monde, ses réalités et ses combats. Cette émission se veut le carrefour des intellectuel·le·s, penseuses·eurs et actrices·eurs des luttes sociales dissident·e·s et/ou invisibilisé·e·s.
Par Julien Théry
Historien, Julien Théry contribue au Média depuis septembre 2018. Il a publié En finir avec les idées fausses sur l'histoire de France (éd. de L'Atelier, 2025)
Podcast
Mélenchon et moi : histoire d'un réveil politique | Abdourahman Waberi, Julien Théry
23 novembre 2025 - 19H50
Abdourahman Waberi, écrivain français d'origine djiboutienne auteur d'une oeuvre foisonnante reconnue dans le monde entier et saluée par Jean-Marie Le Clézio lors de son discours de réception du prix Nobel (Pays sans ombre, Cahier nomade, Balbala, Moisson de crâne...), vient de publier un ouvrage d'un genre très singulier, à la foi récit personnel et chronique politique, intitulé de façon intrigante Autoportrait avec Mélenchon, avec ce sous-titre d'une simplicité provocante : L'homme qui a sauvé la gauche (éd. Le Bord de l'eau).
...
est l'invité de #JulienThéry dans ce nouvel épisode d'On s'autorise à penser (OSAP), pour une conversation sur cette histoire personnelle des années d'hiver de la gauche et de son nouveau printemps commencé au début des années 2010. Où l'on évoque ce "peuple de feu" que Senghor voyait dans la meilleure tradition politique française, de retour avec cette "Nouvelle France" annoncée par Mélenchon et ceux qu'il fédère face au repli identitaire-autoritaire.
*Connu / https://t.me/c/2517730214/2700
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Médias Libres [bot] @mediaslibres.skyfleet.blue
Solidarité avec les peuples d'Ukraine et de Palestine dans les pays occidentaux : questions relatives aux tactiques de luttes.
Cet article écrit par des camarades russes revient sur les différentes tactiques de luttes en solidarité à l'Ukraine et à la Palestine, afin de renforcer notre lutte contre l'impérialisme et de (...)
08:45 · 11 déc. 2025
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Le projet
A sa création en 2014, Hors-Série est un site payant entièrement dédié aux entretiens filmés avec des personnalités artistiques ou intellectuelles, réservés aux abonné·e·s. En 2024, la partie écrite se déploie pour accueillir des articles en accès libre ayant vocation à circuler largement auprès d’un public le plus nombreux possible.
Une ambition critique, une position politique
Que ce soit dans les entretiens filmés ou dans les articles écrits, une même ambition critique structure notre proposition. La critique formulée par les personnalités que nous interviewons, d’abord, que nous choisissons pour la vigueur de leur expression, la profondeur de leur point de vue, la radicalité de leur position – que nous soyons complètement d’accord avec eux ou pas. Car la critique, c’est aussi celle que nous pouvons être amené·e·s à produire nous, en tant qu’intervieweu·r/se·s : dans le respect de nos invité·e·s, toujours, mais avec cette exigence qui nous maintient en dehors de la déférence des interviews promotionnelles. Nous ne sommes pas là pour cirer des pompes ou servir la soupe ; nous sommes-là pour construire un échange dynamique avec eux, qui nous fasse tou·te·s réfléchir – eux, nous, vous. Il s’agit de s’aventurer un peu hors des sentiers battus de la parlotte cultureuse, que les médias de masse produisent en série ; il s’agit, oui, de proposer quelque chose qui soit : hors série. La déclinaison écrite obéit à la même exigence : de la singularité, de la profondeur, et des outils analytiques aiguisés pour déconstruire la doxa dans laquelle l’époque tend à sombrer. Si, à sa fondation en 2014, le site ne revendiquait pas explicitement les positions politiques qui sont les siennes, elles se sont depuis manifestées avec tant de constance et de clarté qu’on peut désormais les formuler sans ambage : une ligne anti-capitaliste, anti-impérialiste, antiraciste, féministe et écologiste soutient souterrainement notre projet, qui s’efforce aussi de tenir ensemble politique et esthétique.
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Ecrit avant l’audition de Jean-Luc Mélenchon par la commission d’enquête sur l’entrisme islamiste, audition où le chef de file de la FI s’est montré magistral (de l’aveu même de ses adversaires), cet article examine le scénario très plausible d’une présidentielle 2027 où le candidat insoumis passerait non seulement le premier tour, mais serait élu à la présidence. Alors que les éditocrates annoncent déjà sa défaite face à Jordan Bardella, les données électorales, la recomposition du champ politique et la sociologie du pays racontent une autre histoire. Bloc macroniste en miettes, « gauche raisonnable » sans base populaire, appareil insoumis rodé comme aucun autre, jeunesse massivement à gauche : la plupart des curseurs se déplacent dans son sens. Loin des fantasmes médiatiques et des sondages d’opinion commandités par les oligarques qu’il menace, cet article défend une idée simple : la victoire de Mélenchon est désormais le scénario le plus probable.
Manuel CERVERA-MARZAL
Politique 10 décembre 2025
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Pour prolonger :
Trois livres :
- Yves Déloye, Nonna Mayer (dir.), Analyses électorales, Bruxelles, Bruylant, 2017
- Vincent Tiberj, La droitisation française. Mythes et réalités, Paris, PUF, 2024
- Hugo Touzet, Produire l’opinion. Enquête sur le travail des sondeurs, Paris, Editions de l’EHESS, 2025
Trois émissions à (re)voir sur notre site :
- Enquête sur la France insoumise, émission Dans le texte, 20 septembre 2021
- Touche pas à Mélenchon, émission Dans le texte, 18 mars 2022
- Mélenchon à Matignon, émission Aux sources, 18 mars 2022
Connu / https://bsky.app/profile/l-echoruptible.bsky.social/post/3m7p2kcwsa22z
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L'E.C.H.Φrruptible© φ🔻 @l-echoruptible.bsky.social ❗A LIRE !
Pour comprendre pourquoi les conditions sont favorables à la victoire de
@jlmelenchon.bsky.social et la @lfi.bsky.social à la prochaine présidentielle.
08:31 · 11 déc. 2025
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Ndlr : amélioration ou propagande/méthode coué ? ACT
Gauche(s) — Analyse - 136 commentaires
Gronde de certains militants, électorat dérouté, brouillage idéologique : alors que l’écart se creuse au niveau national entre le Parti socialiste et La France insoumise après le vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, les responsables locaux peinent à recoller les morceaux.
10 décembre 2025 à 19h20 / Sarah Benhaïda et Mathieu Dejean
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les convaincre au minimum de s’abstenir – ils n’ont été que six à le faire. « Stratégie bancale », vote « totalement impensable », pestait Clovis Cassan, maire PS des Ulis (Essonne), à la tête d’une majorité plurielle et membre de l’aile gauche du parti.
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Là où des tensions existaient déjà entre des maires sortants socialistes, hostiles à l’union avec La France insoumise (LFI) et le reste de la gauche, elles ont été ravivées. C’est le cas à Montpellier (Hérault), où l’opposition de gauche au maire PS Michaël Delafosse utilise déjà cet argument.
« Le vote d’hier est un moment de clarification. Soit on combat l’austérité, soit on la soutient. Le jeu d’équilibriste de M. Delafosse et du PS est de nature à le mettre en état de faiblesse. Notre responsabilité est donc très grande de construire une alternative », réagit Alenka Doulain, élue du mouvement Cause commune, en discussion avec LFI et le Printemps montpelliérain (porté par le député écologiste Jean-Louis Roumégas, qui s’est abstenu) pour faire advenir un « bloc populaire écologiste ».
Le problème du cap pas clair
Très remontée contre le brouillage idéologique généré par ce vote, Julia Mignacca, cosecrétaire des Écologistes à Montpellier, où elle plaide depuis deux ans pour une alliance avec LFI, estime elle aussi que ce choix du PS trace une ligne de démarcation dont il faut tenir compte au niveau local.
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deux lignes apparaissent quant aux conséquences du vote de mardi. L’une estime qu’il est désormais inconcevable de s’allier avec un parti qui a servi de « béquille du macronisme », l’autre juge qu’il faut décorréler les municipales des consignes de vote parisiennes, les relations entre responsables locaux étant souvent plus amènes qu’entre leurs homologues nationaux.
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Au « pot de départ » de Gaël Perdriau : « La justice peut servir de rempart »
2 décembre 2025
Ces deux tendances sont bien représentées à Saint-Étienne (Loire), où le maire Les Républicains (LR) Gaël Perdriau a été démis de ses fonctions après l’affaire dite du chantage à la sextape, et où la gauche part divisée à la reconquête de la mairie. Interrogé par Mediapart, Régis Juanico, le socialiste qui emmène une coalition rassemblant Les Écologistes, les communistes, Place publique, Génération·s et les Radicaux de gauche, défend l’idée que ces événements nationaux sont indolores.
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Un point de vue aux antipodes de celui de la candidate LFI, Valentine Mercier : « Les coupes budgétaires votées à l’Assemblée nationale ont des répercussions sur les politiques qu’on peut mener à l’échelle locale », rappelle-t-elle en citant l’exemple de l’association Naître et bien-être, un réseau spécialisé dans la santé mentale financé par l’agence régionale de santé (ARS) et qui doit mettre la clé sous la porte au 1er janvier 2026, en raison du budget 2025 de la Sécurité sociale.
« Pierrick Courbon n’avait pas voté la censure de Lecornu et cette fois-ci, il s’est abstenu, avance-t-elle. Mais si on est dans l’opposition, on vote contre. Il a été élu sur le programme du Nouveau Front populaire, j’ai voté pour lui. Le résultat à l’Assemblée est décevant et je pense que ça aura un impact sur le vote des électeurs : ils se rendent compte de qui respecte leur vote et qui ne le fait pas. »
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Victime collatérale : la lutte contre le RN
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C’est le cas à Alès, baronnie de droite depuis trente ans et sous-préfecture du Gard, un département qui compte six députés RN sur six.
Cet ancien bastion communiste a été marqué par l’attaque du bar du Parti communiste français (PCF), Le Prolé, par des militants d’extrême droite au mois de mai. Depuis, le secrétaire de la section alésienne, Giovanni Di Francesco, ne cesse de mener campagne pour éviter la division de la gauche.
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Municipales : en Seine-Saint-Denis, LFI postule à la relève des communistes
6 décembre 2025
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Au PS, cette corrélation entre l’échelon national et l’échelon local aurait des raisons d’inquiéter. En 2014, le positionnement politique de François Hollande avait précipité la débâcle du parti, qui avait perdu soixante-huit villes de plus de 30 000 habitant·es.
Sarah Benhaïda et Mathieu Dejean
Amériques
Donné pour mort après le retour au pouvoir de Donald Trump, le Parti démocrate a enregistré une victoire historique avec l’élection d’Eileen Higgins à la mairie de Miami, mardi 9 décembre. Un mois après celle de Zohran Mamdani à New York, c’est un avertissement de plus pour le président.
10 décembre 2025 à 20h18 / Alexis Buisson
Interview
Dans un contexte de morosité pour l'industrie tricolore, Sébastien Martin, le ministre en charge de l'Industrie, insiste sur le rôle de l'Etat pour sauver les usines en danger et met en avant les investissements en cours.
ArcelorMittal
Production industrielle
Sébastien Martin en visite sur la plateforme chimique Alsachimie à Chalampé, dans le Haut-Rhin, le 27 octobre. (Photo Sébastien Bozon/AFP)
Par Marion Kindermans
Publié le 10 déc. 2025 à 06:00Mis à jour le 10 déc. 2025 à 06:11
Réservé à nos abonnés
Alors que la situation se tend sur le front de l'emploi industriel, et que les plans sociaux se multiplient, le « monsieur industrie » du gouvernement s'affiche sur plusieurs dossiers de restructuration. Le ministre, ancien président du Grand Chalon et député LR de Saône-et-Loire, entend améliorer le dispositif des sites clés en main en les remettant aux préfets départementaux pour optimiser le foncier.
Les plans sociaux se multiplient. Est-ce que la réindustrialisation est au point mort ?
...
Ndlr : le gouv Macron encore au yacafocon ?! Dénoncer
Exclusif
Le nombre de sites industriels en danger s'emballe. Depuis la rentrée, plus de 10.000 emplois industriels sont supprimés ou menacés, en particulier au sein des PME-ETI, comme l'illustre la carte interactive exclusive établie par « Les Echos » avec les données du cabinet Trendeo.
ArcelorMittal
Emploi & Salaires
A l'image de Brandt (ici l'usine de Saint-Jean-de-la-Ruelle, dans le Loiret), de nombreux sites industriels ont annoncé des restructurations ou des fermetures ces derniers mois. (Photo Photopqr/République du Centre/MaxPPP)
Par Marion Kindermans
Publié le 9 déc. 2025 à 12:09Mis à jour le 9 déc. 2025 à 19:35
Réservé à nos abonnés
Dans moins de 48 heures, les 700 salariés de Brandt devraient être fixés sur leur sort. Le tribunal des affaires économiques de Nanterre doit se prononcer jeudi sur la seule offre industrielle mise sur la table, une reprise sous forme de société coopérative. Défendu par les élus locaux et l'Etat, qui sont montés au créneau en apportant plus de 17 millions d'euros, le fabricant historique d'électroménager, placé en redressement judiciaire en octobre, est devenu l'un des symboles d'une réindustrialisation en panne. Car sur le terrain, les mauvaises nouvelles qui frappent l'industrie se multiplient : ArcelorMittal, Symbio, Teisseire, Erasteel, Ynsect…
D'après des chiffres exclusifs de Trendeo pour « Les Echos », environ 165 sites industriels sont menacés depuis septembre dans toute la France, contre 120 sur la même période l'année dernière. Sur ce total, une centaine de dossiers - fermetures, liquidations ou redressements judiciaires, réduction d'effectifs - concerne plus de 20 emplois, pour un total frôlant les 10.000 emplois. « On assiste à une forte dégradation sur ce deuxième semestre, avec une accélération sur les fermetures de sites », décrypte David Cousquer, à la tête du cabinet d'analyse conjoncturelle. « Et à la différence de l'an dernier, qui concernait surtout des filiales de grands groupes, c'est surtout le tissu de sous-traitance qui est touché », explique-t-il, évoquant « un détricotage en profondeur dans les PME-ETI ».
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*Ndlr : ArcelorMittal, une ETI ?!