Changement climatique
Sécheresse : "Le pire scénario du GIEC pour 2050 arrive aujourd’hui" (Marc Lomazzi) - 20 sept. 2026 / franceinfo
franceinfo
1,03 M d’abonnés - 251+ - 59 801 vues -
355 commentaires
Qu’il s’agisse des canicules ou des incendies de forêt, la France semble subir un emballement du climat, encore plus rapide qu'escompté. Marc Lomazzi, journaliste spécialiste environnement, alerte sur la situation de la France.
#france #climat #rechauffementclimatique
Tr.: ...
le réchauffement climatique a 20 ans d'avance par rapport aux travaux du GIEC ... va coûter 500 Milliards€ dans les 15? ans qui viennent ...
Imposteur du CLIMAT et lobbyiste du NUCLEAIRE
11 Mars 2023 (Fukushima + 12 ans)
Par Stéphane Lhomme
Directeur de l'Observatoire du nucléaire
13 pages
...
Appel à mobilisation nationale pour le climat, la paix et les solidarités. Site édité par le Mouvement du 26 septembre, collectif de citoyens et citoyennes. 27 rue de Paradis, 95100 Argenteuil — France.
...
Mentions légales
Dernière mise à jour : 31 juillet 2026
Éditeur
Le site « 26septembre.org » est édité par le Mouvement du 26 septembre, collectif de citoyens et citoyennes, 27 rue de Paradis, 95100 Argenteuil, France.
Direction de la publication : Benjamin Ball
Contact : contact@26septembre.org — 06 49 98 57 53.
Hébergement
Le site est hébergé par Cloudflare, Inc. (101 Townsend Street, San Francisco, CA 94107, États-Unis). La base de données des signatures est hébergée par Supabase dans l'Union européenne (région de Francfort, Allemagne). L'envoi des emails de confirmation est assuré par Brevo (Sendinblue SAS, 106 boulevard Haussmann, 75008 Paris, France).
Connu / TG 14/8/26
https://t.me/Infos_26_Septembre/38
&
https://t.me/Infos_26_Septembre
"
Mathis, le fils de @BenjaminBall
Mehdi Bounaas
notre principe d’horizontalité, d’auto-organisation et d’intelligence collective
Team for the planet
François Dubreuil
groupe partenariats https://t.me/c/3932858473/48
: https://canva.link/yfsn797a8n7l2zo
https://demain-vendee.fr/produit/journal-des-initiatives-positives-n1/
https://latopette.fr/
https://www.syndicatdelapressepaspareille.org/
https://audioblog.arteradio.com/blog/280209/podcast/280210/securite-militante-de-base
Fridays for Future
déviation de Saint Peray
"
Société / Politiques publiques
Là où peuvent prospérer les formats courts et les avis à l’emporte-pièce, il publie des vidéos ultradocumentées sur la tarification du carbone ou l’élimination du CO2 atmosphérique… Créée en 2015, la chaîne YouTube de Rodolphe Meyer, « Le Réveilleur », est devenue une référence pour une communauté de passionnés ou de simples curieux en quête d’une meilleure compréhension des enjeux du climat et de l’énergie. Portrait d’un vidéaste engagé.
...
Climat
Cette vidéo propose une approche didactique originale pour faire comprendre qualitativement le lien entre l’augmentation de la concentration en CO₂ atmosphérique et le réchauffement climatique.
Version courte
(22:30) est disponible en vidéo non répertoriée sur YouTube. Il n’y a pas l’interview et les compléments.
Sources
Sources principales
Cette vidéo a été produite avec l’aide de Valentin Maron et la relecture de Jean-Louis Dufresne. Ils sont tous deux auteurs d’un article exposant l’approche présentée dans la vidéo :
Maron, V., Dufresne, J. L., Pélissier, L., Rabier, A., & Cochepin, M. (2024). Quelles expériences et quelles représentations pour construire le lien entre CO2 et réchauffement climatique avec des non spécialistes?. RDST. Recherches en didactique des sciences et des technologies, (30), 43-85.
Valentin a également mentionné la BD numérique Les Grandiloquents et la BD Horizons Climatiques qui utilisent une approche didactique similaire à celle présentée dans la vidéo.
Ressources complémentaires
L’Office for Climate Education (OCE) propose du contenu éducatif sur le changement climatique. Les expériences des ballons montrées dans la vidéo sont reprises, entres autres, dans leur dernier manuel sur les modèles climatiques. Et vous pouvez voir de belles animations pour aller plus loin sur les notions de capacité d’absorption et d’émission du rayonnement infrarouge par différents gaz dans la partie 3 de cette animation.
Vidéos YouTube
- Mes vidéos en lien : Les subtilités de l’effet de serre, Réchauffement climatique: le rôle de la vapeur d’eau, Très peu de CO2 dans l’atmosphère ?
- Une chouette vidéo pour comprendre pourquoi il n’y a pas de saturation d’effet de serre : SATURATION de l’EFFET DE SERRE : Le réchauffement a-t-il atteint sa limite ? - Science Étonnante
- Une vidéo YouTube anglophone qui montre une expérience proche de ce qu’on a voulu faire : Is CO2 Really a Greenhouse Gas? - The Action Lab
Sur les représentations et explications de l’effet de serre
- Exemples de mauvaise représentation de l’effet de serre : Wikipédia, Fresque du Climat, dans des cours pour le lycée (de nombreux exemples trouvables). Le but n’est pas de pointer du doigt quelques acteurs parce que la majorité des représentations/vulgarisations/explications sont problématiques.
- Figure du Bilan énergétique du système Terre dans le rapport du GIEC. La vidéo de la chaîne sur les subtilités de l’effet de serre explique cette représentation.
- Je mentionne aussi le problème avec la définition du forçage radiatif dans ce document eduscol. Mais l’erreur provient directement des programmes scolaires comme on peut le voir page 7 de ce Bulletin Officiel sur l’enseignement scientifique de terminale générale.
Autres sources
- Perception du changement climatique en France : Obs’COP 24 et Radiographie des climatosceptiques : des Français plutôt de droite, âgés et opposés aux écolos - Le Monde
- Un article qui explique pourquoi une expérience classique pour “montrer l’effet de serre” n’est pas une bonne expérience : Wagoner, P., Liu, C., & Tobin, R. G. (2010). Climate change in a shoebox: Right result, wrong physics. American Journal of Physics, 78(5), 536-540.
- Valentin Maron m’a envoyé de nombreuses références sur la difficulté d’enseigner le concept d’énergie : Watts, 1983; Duit 1984; Driver & Warrington, 1985; Trellu & Toussaint, 1986; Solomon, 1992; Trumper, 1993; Goldring & Osborne, 1994; Cotignola et al., 2002, Doménech et al, 2007; Papadouris & Constantinou, 2011; Lindsey et al, 2012; Hervé 2014; Park & Liu, 2021
Reportage — Luttes
« Agir ou cuire, il faut choisir » : avec les canicules, le retour des luttes pour le climat - 6 juillet 2026 à 09h22 / Par Léa Guedj, avec Mathieu Génon et NnoMan Cadoret (photographies)
Durée de lecture : 7 minutes
Clés : Luttes Climat Canicule
Après des années d’atonie, le mouvement pour le climat renaît-il de ses cendres ? Les récentes canicules ont créé un sursaut de mobilisation dans de nouvelles catégories de la population, en particulier sur l’enjeu de l’adaptation.
...
Vendredi 3 juillet, ils ne sont qu’une quinzaine de jeunes, tout juste sortis des examens du baccalauréat, à s’être réunis sous la bannière de Fridays For Future
...
réchauffement climatique
...
l’émergence d’Extinction Rebellion et des Soulèvements de la Terre, ainsi qu’à, plus récemment, des convergences avec des combats sociaux, décoloniaux, antimilitarisation et antifascistes
...
Face à l’échec de l’atténuation, une mobilisation sur l’adaptation
...
Membre de Jeunes Génération·s, elle se mobilise désormais « pour limiter les dégâts de ce qui est déjà là
...
pétition « Pas de volets, pas de loyer »
...
pour le bâti scolaire, avec le mouvement Faites-la briller, colancé par la journaliste de La Maison des maternelles Renée Greusard avec son confrère spécialisé dans les enjeux écologiques Thibaut Schepman.
Zazie, présente à la manifestation du 1er juillet 2026. © NnoMan Cadoret / Reporterre
Selon la Fondation pour le logement, la moitié des logements français sont des bouilloires thermiques, dont l’indicateur de confort d’été est inscrit comme « insuffisant » sur le DPE. Selon un rapport de l’Alliance écologique et sociale, qui rassemble les ONG Greenpeace, Oxfam, Les Amis de la Terre, Attac et les syndicats CGT Éduc’Action, FSU, SUD Éducation et la Confédération paysanne, 20 à 30 % des bâtiments scolaires sont « vétustes » et « inadaptés » aux événements climatiques comme les canicules en été.
Lire aussi : 53 °C sous la verrière de l’école... et des rénovations aux abonnés absents
... également les enseignants. Ainsi, une intersyndicale de l’Éducation nationale appelait le 25 juin les enseignants « à user de leur droit de grève là où cela est nécessaire » pour protester contre des « conditions de travail inacceptables » pendant la canicule.
« C’est la première fois qu’un syndicat enseignant propose une grève comme moyen d’action sur une thématique liée au climat », signale Aurélie Gagnier, cosecrétaire générale du FSU-Snuipp. Il faut dire que « ces chaleurs extrêmes qui paraissaient anecdotiques sont en train de s’installer dans le temps, donc il faut des réponses structurelles et pas seulement dans l’urgence », explique la syndicaliste.
...
Du côté des établissements de santé, le syndicat Force ouvrière (FO-SPSS) a déposé un préavis national de grève du 2 juillet au 15 octobre, face à des canicules qui constituent « un révélateur brutal de l’état de délabrement de l’hôpital public, des Ehpad et de l’ensemble du secteur sanitaire, social et médicosocial ». « Aujourd’hui, il est plus dangereux d’aller aux urgences que d’aller dans les supermarchés ou les banques climatisées », dénonce Grégory Leduc, secrétaire fédéral Santé FO.
...
L’année prochaine, j’aurai 18 ans, je vais voter pour la première fois à l’élection présidentielle, et je vais regarder les programmes dans le détail. »
Côté Recherche
Clés : Environnement Idées En direct de la recherche
Le phénomène El Niño, qui fait varier le climat localement, est-il plus intense à cause du réchauffement ? A quel point ce dernier est-il amplifié par le comportement des nuages ? Les climatologues font chauffer leurs méninges.
Matthieu Jublin, le 3 juillet 2026
7 min
Un épisode de sécheresse intense à Songkhla, en Thaïlande. Les scientifiques accordent une attention particulière aux nuages bas, qui exercent un fort effet de refroidissement, et dont la diminution aggrave le déséquilibre énergétique de la Terre. © Getty images/Bento Fotography
L’été 2026 sera chaud, et on sait pourquoi. La mécanique du réchauffement climatique est en effet bien connue dans sa globalité : les activités humaines provoquent une hausse de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et ces gaz, comme leur nom l’indique, augmentent l’effet de serre, c’est-à-dire la rétention par l’atmosphère du rayonnement infrarouge issu du soleil et renvoyé par la Terre.
Bien que ce dernier soit nécessaire pour rendre la Terre vivable, le surcroît d’effet de serre lié aux activités humaines aura réchauffé la planète de 1,5 °C par rapport au niveau préindustriel d’ici la fin de la décennie, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Et à ce rythme, les 2 °C de réchauffement seront allègrement dépassés à la fin du siècle.
Ce climat réchauffé provoque déjà des canicules plus intenses, plus longues et à des périodes plus inhabituelles, comme la France en fait régulièrement l’expérience depuis le mois de mai. Sans oublier les perturbations des régimes de précipitations, variables selon les régions, causant inondations ou sécheresses.
D’El Niño à Super El Niño ?
L’été sera donc chaud, mais il pourrait être encore plus chaud et chaotique dans certaines zones du globe. La raison : le phénomène El Niño, qui existe depuis bien plus longtemps que le réchauffement climatique, et fait partie des facteurs de variabilité naturelle du climat.
Son fonctionnement est bien identifié. Tous les deux à sept ans, une oscillation du climat survient dans l’est de l’océan Pacifique, au niveau de l’équateur. Pendant six mois à un an, les vents, qui soufflent habituellement d’est en ouest, et permettent de refroidir cette zone, ralentissent ou changent de sens. La chaleur s’accumule alors dans les eaux du Pacifique Est, et se transmet à l’atmosphère.
Du fait de cet immense déstockage d’énergie, l’Océanie et l’Asie du Sud-Est, voire l’Afrique, peuvent être confrontées à de fortes sécheresses, tandis que l’Amérique du Sud est, elle, exposée à de fortes pluies.
Le dernier épisode El Niño en date a contribué à faire de 2024 l’année la plus chaude de l’histoire depuis le début des relevés. Et l’enfant terrible du Pacifique « est déjà présent et devrait s’intensifier rapidement pour atteindre une forte intensité » entre juillet et septembre 2026, selon l’Organisation météorologique mondiale. Il pourrait même s’agir d’un « Super El Niño », un épisode particulièrement intense.
« Si nous sommes confrontés à un événement très intense dans une année déjà très chaude, ses effets météorologiques seraient particulièrement puissants », indique **Pascale Braconnot**, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE-IPSL).
Pas de consensus scientifique
Jusque-là, rien d’étonnant : le climat se réchauffe, tout en conservant sa variabilité naturelle – dont El Niño est l’une des composantes – ce qui rend les épisodes exceptionnels plus extrêmes. Mais une nouvelle question agite la sphère des climatologues : le réchauffement climatique modifie-t-il les paramètres mêmes du phénomène El Niño, rendant celui-ci plus intense ?
Les chercheurs ont en effet mesuré que, depuis les années 1960, la récurrence de phénomènes El Niño intenses est particulièrement élevée. Une étude publiée en 2023 dans Nature1 a par exemple simulé plusieurs siècles d’événements El Niño dans un monde fictif où le réchauffement climatique n’existerait pas. Dans un tel monde, la probabilité de voir s’enchaîner autant d’événements intenses sur soixante ans n’est que de 2,5 % à 10 %.
Bref, le réchauffement climatique, en plus d’augmenter les températures, aurait-il aussi un effet sur le principal facteur de variabilité naturelle du climat ?
« C’est une question difficile, admet Pascale Braconnot. Certaines projections prédisent effectivement des événements El Niño particulièrement forts sur les cinquante prochaines années. »
Pour l’heure, il n’y a pas de consensus scientifique établi sur la question. « Le sixième rapport du Giec n’établit pas de lien très clair entre réchauffement et intensification d’El Niño », rappelle Valérie Masson-Delmotte, climatologue au LSCE-IPSL, qui a coprésidé le groupe 1 du Giec ayant rédigé ce rapport.
Pour arbitrer cette controverse, il est nécessaire d’accumuler toujours plus de données et de les confronter aux projections des nombreux modèles climatiques existants, de manière à établir un éventuel lien de causalité entre réchauffement et intensification d’El Niño. Un travail complexe, mais qui est le lot quotidien des climatologues.
« Les différents modèles climatiques que nous utilisons sont proches, mais différents en termes de finesse ou de complexité. Ils postulent donc des liens de causalité sensiblement différents pour expliquer les processus climatiques. Notre travail consiste à scruter les données et à sélectionner la combinaison de modèles qui donne les résultats les plus proches des observations réelles », décrit Pascale Braconnot.
L’enjeu des boucles de rétroaction climatique
Au-delà du cas El Niño, la perspective de voir le thermomètre s’emballer parce que le réchauffement provoquerait une réponse du système climatique qui elle-même amplifierait le réchauffement est un sujet de recherche capital. Ce type de processus porte le doux nom de « boucle de rétroaction climatique ».
La plus importante de ces boucles de rétroaction est liée à la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère. En effet, la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre. Or dans un climat plus chaud, l’atmosphère peut contenir plus de vapeur d’eau…
Une deuxième rétroaction est la diminution de « l’effet albédo » de la glace polaire : comme la surface de glace rétrécit à cause du réchauffement son effet « parasol » diminue et elle renvoie moins de rayonnement solaire dans l’espace, ce qui augmente la quantité d’énergie absorbée par la Terre – donc le réchauffement, donc la fonte des glaces.
Une autre de ces rétroactions, liée aux nuages, est beaucoup plus complexe à anticiper, car les nuages ont des effets antagonistes sur le climat. D’un côté, ils renvoient une partie du rayonnement solaire dans l’espace (effet albédo), tendant ainsi à refroidir le climat ; de l’autre, ils piègent dans l’atmosphère une partie de la chaleur émise par la Terre (l’effet de serre naturel), ce qui tend à réchauffer le climat.
Les nuages bas contribuent beaucoup à l’effet albédo et peu à l’effet de serre : ils exercent donc un fort effet de refroidissement. Le problème est qu’il y en a de moins en moins.
En prenant en compte l’ensemble des nuages, l’effet refroidissant domine, mais un changement du type, de l’altitude ou de la localisation des nuages peut renforcer ou atténuer cet effet refroidissant. Les scientifiques accordent une attention particulière aux nuages bas, comme les stratus, les stratocumulus et les petits cumulus, qui contribuent beaucoup à l’effet albédo et peu à l’effet de serre. Ces nuages exercent donc un fort effet de refroidissement sur la Terre.
Le problème est qu’il y en a de moins en moins. Ceci en raison du réchauffement de la surface des océans, mais aussi de l’effet direct du CO2 dans l’atmosphère, et enfin à cause de la diminution des émissions d’aérosols polluants, qui est certes une bonne nouvelle pour la pollution de l’air, mais qui peut réduire l’effet albédo des nuages bas.
Moins de nuages, plus de réchauffement
La diminution de ces nuages bas aggrave le déséquilibre énergétique de la Terre, un indicateur capital qui correspond à la différence entre la quantité d’énergie qui entre sur le globe et celle qui en sort. « Ce déséquilibre énergétique a augmenté de 40 % en sept ans », indique Valérie Masson-Delmotte.
Selon une étude de 20252, il a même plus que doublé en vingt ans, ce qui signifie que la chaleur s’accumule deux fois plus rapidement sur la planète. Une accélération plus importante que celle anticipée par les modèles climatiques.
Quelle est l’influence des nuages dans ce phénomène ? Les réunions de scientifiques se succèdent pour tenter de le mesurer, et des travaux scientifiques récents proposent une évaluation.
« Sur les vingt dernières années, la surface terrestre couverte par les nuages a diminué de 0,05 %. C’est peu, mais des collègues ont mesuré que cela expliquait la moitié du déséquilibre énergétique constaté », raconte ainsi **Sandrine Bony**, directrice de recherche CNRS au Laboratoire de météorologie dynamique et autrice principale du quatrième rapport du Giec.
Une étude publiée dans Science en 20253 a par ailleurs analysé les causes des températures particulièrement élevées de l’année 2023. Cette année, le thermomètre a dépassé de 1,5 °C la moyenne préindustrielle, alors que les modèles climatiques tablaient sur un dépassement d’environ 1,3 °C. Les scientifiques ont conclu que cette différence de 0,2 °C est liée à une diminution record de l’effet albédo, causée par la réduction de la couverture nuageuse.
« Mieux anticiper la réponse des nuages au réchauffement climatique est un défi scientifique, car il reste beaucoup de choses à comprendre sur leur comportement », explique Sandrine Bony. La scientifique rappelle cependant que « la vitesse à laquelle les nuages changent avec le réchauffement est moins surprenante que la vitesse à laquelle le climat se réchauffe. »
Article écrit par Matthieu Jublin, Journaliste
Climat - Durée de lecture : 8 minutes
C’est un indicateur climatique peu connu, et il part en vrille. Son nom : le déséquilibre énergétique de la Terre. Sa conséquence : il pourrait accélérer le réchauffement climatique bien au-delà de nos prévisions.
...
un indicateur climatique moins connu que la température ou la concentration de CO2 : le déséquilibre énergétique de la Terre (abrégé EEI, pour Earth’s Energy Imbalance).
Cette notion permet d’appréhender le système climatique dans son ensemble en mesurant la différence entre l’énergie qui entre sur la planète (via le rayonnement solaire) et l’énergie qui en sort (via le réfléchissement des rayons du soleil ou l’émissions de rayonnement infrarouge par la Terre). S’il sort moins d’énergie qu’il en entre, par exemple parce qu’on émet des gaz à effet de serre qui en piègent une partie, l’excédent d’énergie, converti en chaleur, réchauffe le système.
...
estimé par observation satellitaire et mesuré en watts par mètre carré (W/m²) s’accroît plus vite que l’on ne s’y attendait. Il aurait doublé en vingt ans, d’après une étude publiée en 2025, passant d’environ 0,6 W/m² à 1,3 W/m² ces dernières années. « La chaleur s’accumule désormais deux fois plus vite qu’il y a vingt ans », résument les auteurs de l’étude, qui s’inquiètent que ce déséquilibre soit aujourd’hui « beaucoup plus important que ce que les modèles climatiques estimaient ».
« Aucun modèle actuel ne reproduit ces observations, la théorie ne reproduit pas ce qui se passe », insiste auprès de Reporterre Benoit Meyssignac, chercheur au Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (Legos) de Toulouse et coauteur de l’étude.
...
Le sujet est pris très au sérieux par les climatologues : en mars, déjà, 44 d’entre eux s’étaient réuni au château de Ringberg, en Allemagne, à l’invitation de l’Institut Max-Planck de météorologie. Avec l’objectif de comprendre cette accélération de l’EEI « qui a pris la communauté scientifique par surprise », avoue ledit institut.
...
Le Giec estime aujourd’hui qu’un doublement de la concentration de CO2 par rapport à l’ère préindustrielle mènerait à environ 3 °C de réchauffement, mais la fourchette « probable » va de 2,5 à 4 °C. Pour atteindre un degré de confiance « très probable », la fourchette est même élargie de 2 à 5 °C.
Les nuages au cœur du mystère
...
Très complexes à modéliser, leur structure, leur altitude ou leur épaisseur modifient leur capacité à générer de l’effet de serre, ou au contraire à réfléchir les rayons du soleil. Or, le changement climatique modifie lui-même ces caractéristiques des nuages, ce qui pourrait être à l’origine de cette hausse surprise du déséquilibre énergétique.
L’autre hypothèse des chercheurs les mène sur la piste des aérosols anthropiques. Ces particules polluantes (sulfates, nitrates...) ont un effet réfléchissant dans l’atmosphère et donc refroidissant sur le climat. La lutte contre la pollution et la baisse de concentration de ces particules dans l’air pourraient avoir généré un effet de « rattrapage » et une accélération temporaire du réchauffement.
...
tout cela est encore mal compris », dit Noé Clément, physicien du climat et chercheur post-doctorant à l’Institut Pierre-Simon-Laplace.
Le physicien précise : « Quoi qu’il en soit, les nuages restent la source d’incertitude la plus importante. Ils sont très complexes à modéliser, sachant qu’ils ne mesurent parfois que quelques centaines de mètres et que nos modèles ont des mailles [l’équivalent de leur résolution] de 200 km de côté. »
...
Ce n’est pas encore une source d’inquiétude mais un élément de vigilance. Mais l’évolution des températures reste, elle, parfaitement cohérente avec nos modèles », assure ainsi Aurélien Ribes, chercheur au Centre national de recherches météorologiques.
...
Dans un contexte d’attaques climatosceptiques croissantes et de carbofascisme débridé, il n’est en effet pas inutile de rappeler que les modèles des climatologues sont extrêmement pertinents et reproduisent avec acuité les évolutions observées du climat
...
Elle va à 91 % se réfugier dans l’océan profond, à 5 % dans la terre et à 3 % dans les glaces. Seul 1 % de cet excédent de chaleur se retrouve directement dans l’atmosphère.
...
les vagues de canicules marines et l’élévation du niveau des mers sont ainsi dans le rouge, rappelait le 11 juin le rapport annuel des Indicateurs clés du changement climatique. L’EEI sur la moyenne des années 2013-2025 était de 1,12 W/m² contre 0,79 W/m² sur les années 2006-2018, soit un bond de plus de 40 %.
...
plus les sciences du climat progressent, plus elles démontrent qu’il est extrêmement dangereux de perturber le climat. Que le réchauffement à venir soit plus intense que prévu ou non, la seule existence de cette hypothèse ne peut que renforcer l’impératif absolu de baisser drastiquement nos émissions, sans atermoiement. Et de sortir de l’apathie et de l’absence de politiques d’adaptation à la hauteur des catastrophes qui viennent.
Connu / https://bsky.app/profile/edwyplenel.bsky.social/post/3mob3ymikzs25
"
Edwy Plenel @edwyplenel.bsky.social
17:37 · 14 juin 2026
109 reposts - 5 citations - 159 ont aimé - 15 conservés - 9 réponses
"
média d'information et de formation qui t'accompagne dans la compréhension des enjeux climatiques et te donne les outils pour agir.
Vincent GIRET & Aude Baron Apr 10, 2024
Un nouveau média voit le jour : 2050NOW, comprendre et agir pour le climat
Face à l'urgence climatique et à la complexité des informations qui l'entourent, un nouveau média s'engage à éclairer le chemin : 2050NOW. Loin du catastrophisme et du greenwashing, notre mission est de te donner les clés pour comprendre les enjeux écologiques et passer à l'action, pour toi et pour le monde.
Informer et former : un média-école pour la transition écologique
2050NOW se positionne comme un "média-école" qui s'adresse à une génération autonome, désireuse de comprendre et d'agir face aux défis du changement climatique. Notre ligne éditoriale s'appuie sur la science, les données et l'innovation, pour proposer des solutions concrètes et inspirantes.
Comprendre, solutionner, agir : une matrice éditoriale claire
Notre contenu se décline en différents formats, tous articulés autour de la même matrice :
Comprendre : décrypter les enjeux écologiques et énergétiques avec des données factuelles et des analyses scientifiques.
Solutionner : explorer les innovations et les initiatives qui œuvrent pour la transition écologique, en mettant en lumière les acteurs du changement.
Agir : proposer des pistes d'action concrètes pour s'engager dans la transformation écologique, que ce soit dans sa vie personnelle ou professionnelle.
Des formats adaptés à chaque plateforme
Pour toucher un large public et s'adapter aux nouveaux usages, 2050NOW se déploie sur différents canaux :
Vidéos courtes et percutantes sur Instagram et TikTok : pour décrypter les grands enjeux écologiques de manière accessible et engaging.
Vidéos plus approfondies sur YouTube : pour explorer les solutions et les initiatives en détail.
Newsletter gratuite : pour plonger au cœur des sujets et découvrir des pistes d'action concrètes.
Posts sur LinkedIn : pour partager des réflexions et des analyses avec les professionnels.
L'expertise au service de l'information
2050NOW s'appuie sur un comité scientifique composé de personnalités reconnues pour leur expertise dans les domaines du climat, de la biodiversité et des sciences sociales. Ce comité garantit la rigueur scientifique de nos contenus et nous guide dans notre mission d'information et de formation.
Un modèle inédit au service de la transition écologique
2050NOW est plus qu'un simple média : c'est un modèle inédit, adossé à un centre de connaissance et d'accélération de la transformation durable des entreprises, 2050NOW La Maison. Ce dispositif complet d'information, de formation et de services va de l'individu à l'entreprise, en passant par les collectivités, pour accompagner chacun dans la transformation écologique.
Chez 2050NOW, nous mettrons en lumière les solutions et innovations déployées par les individus, les collectivités et les entreprises, pour inspirer et encourager le passage à l'action.
Rejoins le mouvement !
2050NOW est plus qu'un média, c'est une communauté d'acteurs du changement. Rejoins-nous pour comprendre, agir et construire un avenir durable ensemble.
Abonne-toi à 2050NOW ! Retrouve-nous sur Instagram, Tiktok, Youtube, Linkedin et X.
MENTIONS LEGALES
La société éditrice du site "www.2050now.com" :
2050 NOW LE MEDIA
Société par actions simplifiée au capital de 40.000 Euros
Siège social : 10, boulevard de Grenelle – 75015 Paris
RCS Paris : 922 468 772
...
Tél : 01 87 39 70 00
Email : redac@2050now.com
Directeur de la Publication : Pierre LOUETTE
Hébergeur : BEEHIIV.COM
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?Zxcu6Q
Ndlr :
- un média : Découvrir ACT
- La Maison des nouveaux modèles : une maison par les grandes entreprises pour les entreprises ? ACT
24 min restantes
Entendez-vous l'éco ?
Par Aliette Hovine
Adrien Bilal est lauréat du prix du meilleur jeune économiste 2026. Ses travaux portent notamment sur l'impact économique du réchauffement climatique.
Avec Adrien Bilal, Professeur assistant à l'Université Stanford, lauréat du Prix du meilleur jeune économiste 2026
Adrien Bilal, 35 ans, est lauréat du prix du meilleur jeune économiste 2026, décerné par le journal Le Monde et le Cercle des économistes. Après un parcours universitaire en France, il poursuit son cursus aux Etats-Unis, où il est désormais professeur assistant à l'Université Stanford.
Effets macroéconomiques du réchauffement climatique : passer à l'échelle globale
Dans un article co-écrit avec Diego Känzig, Adrien Bilal montre qu'un réchauffement d'un degré supplémentaire à l'échelle planétaire entraîne une chute de l'ordre de 20% du PIB mondial. Un résultat auquel il aboutit en s'appuyant sur les sciences du climat, et en dépassant le seul facteur de la température locale : "les sciences du climat nous expliquent que le changement climatique, c'est une transformation extrêmement profonde du système climatique. Et elle n'a pas forcément tout à voir avec le fait qu'il fasse chaud chez vous aujourd'hui. Et donc, nous avons essayé d'incorporer ces idées-là à l'analyse économique, ce qui nous a fait arriver à ce chiffre de plus de 20% de pertes de PIB par degré de réchauffement".
Les mathématiques au service de la recherche sur le réchauffement climatique
Au-delà de mobiliser les sciences du climat, Adrien Bilal intègre de nouveaux outils mathématiques dans la recherche économique sur le réchauffement climatique, qui était jusqu'ici assez peu mathématisée. Celui qui a commencé sa formation par l'étude des mathématiques et de la physique s'inspire notamment "de ce que beaucoup de chercheurs en mathématiques français font, et qu'on appelle les jeux à champ moyen". Une démarche qui permet "d'incorporer des effets très granulaires, par exemple au niveau des comtés américains, des vagues de chaleur, des tempêtes côtières, afin d'analyser vraiment comment l'économie s'adapte aux impacts climatiques". Le lauréat précise tout de même que mobiliser les mathématiques est une manière parmi d'autres de devenir économiste : "on n'a pas besoin d'aller écouter des séminaires sur les jeux à champ moyen pour devenir économiste. Il y a plein de façons différentes de faire de l'économie, et elles ont toutes énormément de valeur".
Pour aller plus loin
- Adrien Bilal et Diego Känzig : The Macroeconomic Impact of Climate Change: Global Versus Local Temperature Ouverture dans un nouvel onglet (The Quarterly Journal of Economics, 19 février 2026)
Références sonores
- Emmanuel Fahri dans "Les carnets de l'économie" sur France Culture, le 3 juin 2013
William Nordhaus Ouverture dans un nouvel onglet, lauréat du prix Nobel d'économie, en 2020
Références Croissance économique Économie Sciences et Savoirs Environnement Climat
Energie et Climat - Démocratie et gouvernance
Un traité mondial pour laisser les énergies fossiles sous terre
Abonné ou 6.00 CHF
Vendredi 6 mars 2026 / France Inter - La Terre au carré Par Mathieu Vidard
Enfant fasciné par le ciel, Serge Zaka utilise aujourd'hui sa passion pour la météo afin d'aider les agriculteurs à s'adapter au dérèglement climatique. Portrait d'un agroclimatologue au chapeau de cow-boy devenu star des réseaux.
Avec Serge Zaka, Ingénieur agronome et docteur en agro-climatologie
Ses parents fuient le Liban en guerre sous une pluie de bombes pour se réfugier en France en 1991. Serge Zaka n'a que deux ans. Depuis il n'a cessé de scruter le ciel pour y observer les phénomènes météorologiques : précipitations, nuages, températures... A huit ans, ce fan de Joël Collado et Catherine Laborde note déjà soigneusement toutes ses observations dans de grands classeurs qu'il a conservés jusqu'à aujourd'hui. Dans sa biographie, Orages sur le climat (Harper Collins, 2025) il écrit : "je pense que c’est en notant le temps qu’il faisait chaque jour que j’ai appris à appréhender et apprivoiser le monde qui nous entoure." Adolescent, il devient chasseur d'orages. Avec ses amis de la communauté Infoclimat.fr, il parcourt la France pour prendre en photo les plus beaux éclairs. En 2021, il remporte le prix de la plus belle photo du monde décerné par la Royal Meteorological Society.
Photo d’orage prise à Théoule-sur-Mer près de Cannes en 2020 - Serge Zaka
A la fin des années 2000, Serge Zaka étudie l'agronomie afin d'appliquer sa passion pour la météo au domaine agricole car il constate qu'il n'y a que très peu de spécialistes. Rares sont les agronomes qui s'intéressent au climat et inversement. Pourtant le dérèglement climatique - hiver trop doux, printemps précoce ou gel tardif - bouleverse chaque année davantage le travail des agriculteurs.
La déconnexion croissante avec le monde agricole
Le monde contemporain s'est éloigné de ses racines agricoles, un phénomène accentué depuis la Seconde Guerre mondiale. L'urbanisation croissante et la distance physique et temporelle entre les lieux de production et de consommation ont érodé la connaissance des cycles naturels et des savoir-faire ancestraux. "Et d'ailleurs, souligne Robert Zaka, j'ai 36 ans et ma génération est la première génération des êtres humains, dont aucun parent ne peut, par exemple, travailler la terre ou travailler l'agriculture. C'est inédit dans l'histoire de l'humanité."
Cette déconnexion, exacerbée par la disponibilité constante des produits en magasin et la facilité de livraison à domicile, masque la réalité du travail agricole et la dépendance de l'alimentation vis-à-vis des conditions climatiques et des efforts humains.
Les impacts du changement climatique sur l'agriculture : une réalité pressante
L'agriculture, intrinsèquement liée au climat, subit de plein fouet les dérèglements climatiques actuels. Si les avancées technologiques ont permis une certaine maîtrise de la fertilité et de la génétique, le climat reste indomptable. "L'homme n'a jamais su dompter le climat, il est toujours dépendant du climat, et avec les assauts climatiques, c'est vrai qu'on a eu une période de stabilité climatique depuis la Seconde Guerre mondiale, où on avait quelques accidents, on retrouve par exemple la sécheresse de 1976, quelques gels tardifs, quelques excès d'eau."
En 2019 un nouveau record absolu de chaleur national est battu : 46 °C à Vérargues dans l'Hérault. Serge Zaka habite dans le département et assiste aux ravages provoqués par cette sécheresse foudroyante sur les cultures. Choqué par l'ignorance du grand public et des responsables politiques, le jeune agronome décide de vulgariser les effets du dérèglement climatique pour repenser l'agriculture de demain. Il est notamment très actif sur les réseaux sociaux où il est régulièrement la cible de climatosceptiques.
À écouter
Cyclones, dans l'oeil du phénomène
La Terre au carré
35 min
Lors de cette émission Serge Zaka évoque avec beaucoup d'émotion la situation au Liban, sa terre natale. Vous découvrirez également l'histoire de son fameux chapeau.
Références Météo-France Environnement Biodiversité Écologie Climat Changement climatique
Connu / https://bsky.app/profile/sergezaka.bsky.social/post/3mhd3xsx7hk2f
"
@sergezaka.bsky.social
L’adaptation agricole n'est pas sans limite. Avec des températures pouvant atteindre 45/50°C en France post-2050, aucune agriculture tempérée actuelle ne pourra réellement s’adapter. Je préfère être limpide avec vous : cela signifie des pertes nettes, irréversibles, et de la mortalité végétale.
1/4 - 09:46 · 18 mars 2026
420 reposts 29 citations 732 ont aimé 38 conservés
- Dr. Serge Zaka @sergezaka.bsky.social · 1j
Je ne suis pas catastrophiste. C’est une réalité biologique. Le 28 juin 2019, en France, un stress thermique de grande ampleur a frappé le Languedoc : pertes foliaires, brûlures, mortalité importante… à "seulement" 46,1°C.
2/4
- Ce seuil nous rappelle qu’il existe des limites physiologiques que le vivant ne peut pas dépasser. Quoiqu'on investisse, même des OGM, quelques soit la molécule magique que vous trouverez, l'argent ne dépassera pas la réalité BIOLOGIQUE.
3/4
- La meilleure stratégie d’adaptation pour l’agriculture après 2050 ? C’est vachement clair : réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre. Sans cela, aucune adaptation ne sera suffisante.
...
"
Plus le nombre d’entreprises augmente, plus l’impact environnemental sera fort. 💪
...
Connu / https://bsky.app/profile/climatmedias.bsky.social/post/3meijts6l2s2m
"
Plus de Climat dans les Médias @climatmedias.bsky.social · 7 h
Nous sommes agréés par 1% for The Planet
Qu’est-ce que cela signifie ? 🤔
Nous faisons désormais partie d’un collectif rassemblant plus de 700 associations engagées dans les causes environnementales et plus de 1200 entreprises françaises reversant 1% de leur chiffre d’affaires annuel.
09:22 · 10 févr. 2026 - 3 ont aimé
"
Mis à jour le 30 janvier 2026 à 09h51
Durée de lecture : 8 minutes
Municipales 2026 Pollutions Quotidien Transports Climat et quartiers populaires
...
changement de conception dans la politique de végétalisation menée par Les Écologistes : « Elle est abordée de manière beaucoup plus complexe et scientifique avec une réflexion approfondie sur les écosystèmes urbains et un travail de fond sur la gestion de l’eau. »
Au nord de Lyon, le parc de Miribel-Jonage abrite le champ captant de Crépieux-Charmy, principale source d’approvisionnement en eau de l’agglomération. La gestion de l’eau, confiée à Veolia jusqu’en 2023, est désormais assurée en régie publique.
En reprenant la main, la Métropole a voulu rompre avec une logique de rentabilité privée, afin de mieux préserver la ressource, maîtriser les tarifs et investir sur le long terme. Un choix politique discret pour les usagers, mais central dans la philosophie de l’exécutif lyonnais, soucieuse de la protection de l’environnement et de la santé des habitants.
...
deux axes principaux ont été développés : renforcer la police municipale et sa présence de proximité ; mener des actions de prévention ciblée autour de la vie nocturne, des jeunes en difficulté et des violences. Avec une baisse de la délinquance de 11,9 % entre 2019 et 2024, la municipalité met en avant les résultats de cette approche.
Entre transformations visibles et défis persistants, Lyon avance vers une métropole écologique et solidaire, même si le chantier est loin d’être terminé.
Au congrès du BDK, le parti des verts en Allemagne le 30 novembre 2025, Hanovre ©AFP - MICHAEL MATTHEY
L’Allemagne n’est toujours pas un modèle sur le climat - Jeudi 8 janvier 2026 / L'édito éco
Cela arrivera peut-être un jour mais cela n’en prend pas le chemin. C’est un démenti à tous ceux qui, depuis 20 ans, la montrent en exemple, sur l’environnement, puis quand elle a arrêté le nucléaire, puis avec ses investissements dans les énergies renouvelables.
Hier, ce 7 janvier, les données officielles sont tombées. En 2025, les émissions de gaz à effet de serre de notre voisin se sont élevées à 640 millions de tonnes d’équivalent CO2. Contre, selon les estimations, 366 millions pour la France. Un énorme écart, même après correction des écarts de population. Explications ? Il y a plus d’industries de l’autre côté du Rhin. Mais il y a aussi voire surtout plus de centrales à charbon et à gaz pour fabriquer de l’électricité. Le solaire et l’éolien ne suffisent pas. Résultat : l’Allemagne réchauffe beaucoup plus la planète que la France -et depuis très longtemps.
Donc, bravo la France ? Oui -et non. Oui, parce que l’électricité y est déjà décarbonée. Le parc nucléaire fonctionne à nouveau, et des énergies renouvelables sont là.
Non, parce que ses émissions restent très au-dessus de ce vers quoi il faut aller. Et puis, élément méconnu, elle ne fait pas mieux qu’un de nos autres voisins : l’Italie. Les émissions sont quasiment les mêmes. Principalement parce que l’agriculture est beaucoup plus puissante ici. Vous connaissez la formule : quand on se regarde on se désole, quand on se compare, on se console. Mais cela dépend avec qui on se compare !
La lutte contre le réchauffement, toujours une priorité ?
En parler quand il a fait -16° dans le Jura hier paraît friser la provocation. En fait, pas du tout. Pour la 1ère fois depuis qu'il y a des relevés, au moins 150 ans, la température mondiale a dépassé d’un degré et demi les moyennes préindustrielles trois années de suite, en 2023, 2024 et 2025. En France, l’année dernière a été la 4ème plus chaude après 2020, 2022 et 2023.
Voilà la réalité : le dérèglement climatique continue. Face à ce dérèglement, chacun a en tête les coups de tronçonneuse donnés par Donald Trump, avec sa passion pour le pétrole. Comme les petits coups de ciseau en Europe.
Mais il ne faut pas s'y trompert. Tout ne va pas mal. La hausse des émissions ralentit. Et dans beaucoup de pays, des projets gigantesques de renouvelables vont démarrer cette année. En Chine. En Egypte, avec le projet Obelisk (plus d’1 GW de panneaux solaires, c’est énorme). Aux Philippines : le projet Terra Solar, là encore un des plus grands au monde. En Allemagne, avec l'immense nouveau champ éolien offshore Borkum Riffgrungen mer du Nord.
Bref, non, tout ne part pas en quenouille. Même si la France est, selon un sondage international, le pays au monde qui considère le plus qu’on n’y peut rien contre le réchauffement. Ce qui est faux.
Clés : Environnement Économie Monde Europe Allemagne Énergies renouvelables
Connu / https://bsky.app/profile/syl-bouffaron.bsky.social/post/3m4edxewhoc2d
"
Syl. @syl-bouffaron.bsky.social
Le pillage climatique des ultra-riches
Mickaël Correia @mickacorreia.bsky.social · 3j
A l'heure où un ouragan dévaste les Caraïbes, @oxfamfrance.bsky.social dévoile que les émissions liées aux investissements des 308 milliardaires polluent plus que l'ensemble des Français.
S'ils étaient un pays, ils incarneraient la 15e nation la plus polluante.
www.oxfamfrance.org/rapports/le-...
Le pillage climatique des ultra-riches - Oxfam France
Une nouvelle étude Oxfam dévoile que le mode de vie à forte empreinte carbone des ultra-riches épuise le budget carbone restant de la planète
www.oxfamfrance.org
29 octobre 2025 à 22:04 2 reposts
"
Patrick Marques @pmarques35.bsky.social
[1/6] Les travaux de Morven Muilwijk (Institut polaire norvégien) et Steven Cavallo (Université d’Oklahoma) analysent le rôle des cyclones arctiques dans l’accélération de la fonte polaire et la déstabilisation climatique globale. #geography #climate #storms #Arctic
Stronger arctic cyclones speed up polar melting, impacting global weather
Powerful winds are ripping through the Arctic, breaking up critical sea ice that once acted as a shield against disturbance from wind and waves. Scientists warn the loss of sea ice is speeding up the ...
news.mongabay.com
31 octobre 2025 à 09:19 3 reposts 3 ont aimé
- [2/6] Dans l’Arctique, les vents violents fragmentent la banquise qui jouait un rôle de bouclier thermique. L’eau plus chaude des profondeurs remonte, réchauffe l’air et renforce les tempêtes, créant une boucle de rétroaction accélérant la fonte et le réchauffement. #geography #climate #storms
- [3/6] Les cyclones arctiques gagnent en intensité et en durée. Ceux de 2012, 2016 et 2022 ont brisé des pans entiers de glace de mer. Cette dynamique favorise l’avènement d’un Arctique sans glace estivale dans les décennies à venir. #geography #climate #storms #Arctic
- [4/6] La fonte rapide aggrave l’érosion côtière et menace les communautés arctiques. Les populations autochtones perdent leurs territoires de chasse et de pêche, dépendants d’une glace stable, élément central de leur économie et de leur culture. #geography #climate #storms #Arctic
- [5/6] Le réchauffement affaiblit le courant-jet polaire, perturbant les circulations atmosphériques du Nord. Ces déséquilibres se traduisent par plus de pluies hivernales en Ibérie et une baisse des précipitations en Californie, accentuant l’aridification. #geography #climate #storms #Arctic
- [6/6] L’Arctique agit comme un régulateur climatique mondial. Son basculement vers un système instable relie désormais les tempêtes polaires aux sécheresses méditerranéennes, montrant la nature planétaire du dérèglement climatique. #geography #climate #storms #Arctic
3
Connu / https://bsky.app/profile/bonpote.com/post/3m3mbv3wxss2d
"
Bon Pote
@bonpote.com
Le nouveau projet Bon Pote est en ligne : la Graphothèque ! Une base de données visuelles pour mieux appréhender les enjeux écologiques.
L’objectif est simple : vous avez besoin d’un chiffre sur l’écologie, il est (ou sera !) sur Bon Pote. Tout est disponible ici : bonpote.com/data/
20 octobre 2025 à 09:23
177 reposts
7 citations
452 ont aimé
67 conservés
- Bon Pote @bonpote.com · 6j
Evidemment on lance un projet une fois tous les 2 ans et c'est le matin où la moitié d'internet est down :D
- mdespriee.bsky.social @mdespriee.bsky.social · 6j
- Michavez @michavez.bsky.social · 4j
Super outil, bravo et 🙏
Je découvre avec étonnement qu'à part la chine, la plupart des pays sont sur un plafond ➡️ de prod mix énergétique depuis ~2000, voire même pour beaucoup sur un déclin !
En 20 ans le 🇬🇧 a ↘️ sa prod de 25% 😮
- Maël @mael.kont.me · 5j
Tu as vu ça ?
https://www.data.gouv.fr/posts/hackathon-le-climat-en-donnees-venez-explorer-de-nouvelles-donnees-de-projections-climatiques/
- Esteban Martinez @martinezboloss.bsky.social · 6j
Beau travail 👏 Ça sera utile !
- mais pourquoi j’aime tant le café? @abelbxl.bsky.social · 6j
Voici le post de Serge Zaka: nos refuges environnementaux saturés jouent à présent en notre défaveur :
https://bsky.app/profile/sergezaka.bsky.social/post/3m3i65v4sas22
Dr. Serge Zaka @sergezaka.bsky.social · 7j
Autrement dit : ce que l’on pensait être un rempart naturel contre nos émissions est en train de se retourner. Le puits s’épuise. Et quand les amortisseurs lâchent, c’est la pente du réchauffement qui s’accélère.
9/9
- POC! @chacunpo.bsky.social · 6j
C'est un peu comme le datal portal du shift, non ?
(en plus à jour)
theshiftdataportal.org
The Shift Data Portal
The Shift Project's Data Portal
https://theshiftdataportal.org/
pierre @eskivor.bsky.social · 5j
et en français
- saian75.bsky.social @saian75.bsky.social · 1j
superbe outil multifonctions (s'informer documenter clouer le bec a un climato septique..) 💚 bravo et un grand merci même certains graphes viennent plutôt aggraver mon éco anxiété !!
"
Connu / https://bsky.app/profile/pmarques35.bsky.social/post/3m3jrd626vm23
"
Patrick Marques
@pmarques35.bsky.social
[1/8] A. Ribes (Météo-France), O. Tessiot, V. Masson-Delmotte (CEA/IPSL) et P. Forster (Univ. Leeds) montrent comment actualiser chaque année les estimations du réchauffement anthropique et affiner les projections climatiques grâce à de nvelles données d’observation. #geography #climate #projections
Towards annual updating of forced warming to date and constrained climate projections - Nature Communications
This study shows that incorporating observations from every new year in constrained projections of forced warming improves estimates of the expected warming in response to different emission scenarios...
www.nature.com
19 octobre 2025 à 09:22
9 reposts
1 citation
30 ont aimé
6 conservés
Patrick Marques
@pmarques35.bsky.social
· 7j
[2/8] À l’approche du seuil de 1,5°C fixé par l’Accord de Paris, les auteurs proposent d’évaluer le réchauffement chaque année plutôt que sur une moyenne décennale. Leurs résultats confirment qu’en 2023, la Terre était déjà environ 1,31°C plus chaude que l’ère préindustrielle. #geography #climate
Patrick Marques
@pmarques35.bsky.social
· 7j
[3/8] L’étude compare 2 indicateurs : la moyenne sur 10 ans (retardée mais stable) et celle sur 1 an (plus précise mais plus sensible aux variations). Résultat, le calcul annuel offre une meilleure estimation du réchauffement réel avec une marge d’erreur inférieure à 0,05°C. #climate #projections
Patrick Marques
@pmarques35.bsky.social
· 7j
[4/8] Cette méthode repose sur un modèle bayésien appelé Kriging for Climate Change, combinant modèles CMIP6 et observations réelles. Elle permet d’actualiser les projections sans relancer les simulations et d’intégrer directement les données les plus récentes. #geography #climate #projections
Patrick Marques
@pmarques35.bsky.social
· 7j
[5/8] L’ajout d’une seule année de données réduit déjà l’incertitude : les projections pour 2100 se déplacent d’environ ±0,07°C et leurs intervalles de confiance se resserrent de 1,5%. Les résultats deviennent donc plus précis sans perdre leur stabilité statistique. #geography #climate #projections
Patrick Marques
@pmarques35.bsky.social
· 7j
[6/8] À l’échelle régionale, la précision progresse aussi, bien que plus lentement. Les incertitudes restent importantes pour 2050, mais la tendance générale est claire : l’intégration annuelle des observations améliore la fiabilité des projections de réchauffement. #geography #climate #projections
Patrick Marques
@pmarques35.bsky.social
· 7j
[7/8] Les chercheurs soulignent l’importance de suivre les forçages récents : baisse des aérosols, éruption du Hunga-Tonga, ou effets d’El Niño. Ces événements peuvent temporairement modifier le signal du réchauffement et doivent être intégrés pour ajuster les modèles. #climate #projections
Warming to date estimate and its changes over time. The forced warming is estimated for the ‘current’ year (x-axis), via a Bayesian observational constraint, using all observations available at that time (i.e., over the period from 1850 up to the shifting date given in the x-axis), corresponding to the 1-year estimate. Calculations are done in a perfect model framework (using the CNRM-CM6-1 r4i1p1f2 historical and SSP2-4.5 simulations as pseudo-observations, panel (a), using real world HadCRUT5 observations as available in 2024 panel (b), and using datasets that were available at the date studied (including earlier versions of the HadCRUT dataset, and various CMIP generations, panel c). The observational constraint uses an ensemble of climate models as a prior (“Un-constrained”, 5–95% confidence ranges, blue): the CMIP6 ensemble panels (a, b) or various CMIP ensembles panel (c). The result of the estimation procedure is the posterior given observations (“Constrained”, best-estimate and 5–95% confidence range, green). This estimate is compared to the constrained estimate of the forced warming over the previous 10-year period (“Constrained 10-year”, pink, best-estimate only). Observations or pseudo-observations are shown in orange.
ALT
"