20 592 signataires
Le problème
Sophie Binet, leader de la CGT, a récemment été mise en examen pour injure publique après avoir qualifié les patrons de « rats qui quittent le navire », soulignant leur appât du gain et leur manque de responsabilité face à l'emploi en France. Cette mise en examen soulève des questions fondamentales sur la liberté d'expression, surtout lorsqu'il s'agit de défendre les droits des travailleurs et de dénoncer les inégalités économiques.
... ces propos ne sont rien d'autre que l'expression de son devoir syndical. Elle utilise sa voix pour mettre en lumière des problématiques essentielles telles que les délocalisations, les inégalités financières et fiscales. En tant que leader syndicale, elle se doit de défendre les travailleurs et de pointer du doigt les injustices qui perdurent dans notre société.
Les syndicats jouent un rôle crucial dans la sauvegarde des droits des travailleurs. Il est impératif que nous puissions nous exprimer librement sur des sujets aussi cruciaux sans craindre des représailles légales. La mise en examen de Sophie Binet représente non seulement une attaque contre elle, mais aussi contre toutes les voix militantes qui luttent pour davantage de justice sociale.
1 257 signatures
Le problème
Le 10 décembre prochain, la Nuit du Bien Commun sera organisée au Palais de la Bourse à Bordeaux.
De quoi s'agit-il ?
C'est un gala caritatif levant des dons pour des associations.
C'est aussi une vitrine prétendument apolitique pour l'un des fondateurs, Pierre-Edouard Stérin, milliardaire exilé fiscal en Belgique ayant décidé de consacrer sa fortune au Projet Périclès (Patriotes Enracinés Résistants Identitaires Chrétiens Libéraux Européens Souverainistes).
Ce projet vise une victoire idéologique, électorale et politique "en déployant 150 millions d’euros sur les dix prochaines années via le financement ou la création de projets" ; et notamment dès 2026 "faire gagner 300 villes au RN".
Nos associations en danger ?
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La société Obole, qui produit l'événement, forme pendant plusieurs semaines les représentant-es des associations sélectionnées pour apprendre à communiquer et à "vendre" leur action.
La Nuit du Bien Commun essaime.
A Tours et Lyon en mai, à Toulouse et Nantes en juin, à Rennes en novembre, à Dijon, Paris et Bordeaux en décembre...
2.533 signatures
Politique - ...
Ce 12 juin 2025 a été voté un plan de financement de 200 millions d’euros pour des industries d’armement d’Occitanie par la majorité PS du Conseil Régional, avec les voix du Rassemblement National et des élus LR. Les Écologistes se sont abstenus, et le PCF a voté contre.
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Jean Mougenot, fondateur de Parco Cycles. ©Radio France - Dorothée Barba
Au programme des Carnets du jour dans le Territoire de Belfort : une jeune entreprise qui fabrique des vélos électriques très légers et maniables, Parco Cycles, puis le Biau Potager, ferme maraichère en agriculture biologique pionnière du département.
Parco Cycles : des vélos électriques ultra-légers fabriqués en France
Toujours plus gros, toujours plus lourds : les vélos électriques semblent être lancés dans un mouvement inarrêtable. Et pourtant, même quand l'assistance électrique est la bienvenue, un vélo léger est plus pratique. Voilà comment est née l'idée de Parco Cycles, une toute jeune entreprise basée à Belfort. Elle entend proposer "la 2CV du vélo électrique".
Jean Mougenot, fondateur de Parco Cycles est notre invité.
Le Biau Potager : ferme pionnière du bio dans le Territoire de Belfort
Après quatre années d'une crise sans précédent, l'agriculture biologique semble reprendre tout juste du poil de la bête. Mais le secteur reste largement minoritaire : seules 10% des surfaces agricoles françaises sont bio. Coup de projecteur sur la toute première ferme maraichère bio du territoire de Belfort (certifiée bio depuis 1989).
Justine Martin, qui a repris Le Biau Potager l’année dernière avec son compagnon, est notre invitée.
Août 2022, la vague de chaleur fait changer de couleur les feuilles des parcs de région parisienne ©AFP - Julien de Rosa
Ancien enseignant-chercheur et co-signataire du rapport sur la sixième extinction de masse, Gabriel Cornic prépare désormais avec sa femme Marie-Françoise Pichavant un refuge pour que ses descendants puissent trouver un endroit pour vivre, manger, et faire face au réchauffement climatique.
C’est l’un des scientifiques qui a co-signé le rapport international sur la 6eme extinction de masse. Toute sa vie, Gabriel Cornic, professeur au laboratoire d'écophysiologie végétale de la Faculté des sciences d'Orsay a travaillé sur les plantes et les mécanismes qui rendent possibles la photosynthèse, en lien avec d’autres scientifiques du monde entier. Il a notamment participé à l’expédition du radeau des cimes qui a permis d’en apprendre plus sur la canopée en Amérique du sud.
Persuadé d’un effondrement de l’humanité dans les cent cinquante prochaines années, il aménage désormais quelques hectares en Bretagne, pour que ses petits-enfants et arrières petits-enfants puissent trouver un refuge face au réchauffement climatique.
C’est dans l’ancien corps de ferme de la famille de sa femme, Marie-Françoise Pichavant, qu’il s’est installé, avec elle, près de la baie d’Audierne en Bretagne. Ils ont tous deux près de 80 ans, cultivent et testent différentes espèces de légumes et d’arbres pour les acclimater à la chaleur, sur le modèle des oasis. L’idée, c’est de créer avec quelques voisins une communauté capable de produire localement de la nourriture et de l’énergie.
"Ceux qui préparent le monde d'après", un reportage d'Antoine Giniaux
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Clés : Info Société
Tr. ...
étude commandée par SHELL en 1949 ... on va droit dans un mur ... nos sociétés ne sont pas capables de s'adapter. La consommation est une drogue ... faire changer, ne croit pas que ce soit possible ... les échéances se raccourcissent ... on a dépassé des limites planétaires. Ce qu'on peut faire : faire une zone de repli ... un coin vivable pendant un certain temps ... potager de 30 m / 15 ... c'est la nature qui décide là où ça pousse ... topinambour ... laisse les plantes s'installer, sélectionner celles qui résistent aux conditions climatiques actuelles ... laisse les graines se former sur les plantes, donc adaptées à mon terrain ... faire leur cycle complet, des graines produites par des plantes qui se sont bien développées ... sélectionner les plus beaux spécimens à chaque fois ... le muguet fleurit maintenant au 1/4 ... le figuier couvert de figues, la 2ème floraison ne florissait jamais ... les pommes canada jusqu'en avril-mai ... permaculture, sol vivant ... 160 plans de tomates sans irrigation ... programme européen / graines sans mildiou ... solidarité, produire ce qu'on mange ... anticiper ... revenir au simple, le lowtech sans motoculteur ... des arbres qui tiennent la sécheresse et le maraîchage en dessous ... à partir de 50°C la photosynthèse s'arrête ... arrêter d'être fatalistes ... espoir ... le bois de chauffe, double vitrage, double paroi avec l'air entre ... électricité autonome, citerne, puit / eau ... /petits enfants ne peuvent se projeter à long terme mais acceptent d'apprendre ... / décroissance (PIB augm) on donne ce qu'on a en trop / voisins ... entraide ... vers d'Éluard "vieillir c'est organiser sa jeunesse au présent et tenir le vol assez haut pour que l'aile y ait un but" ... compost ...
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu pour réagir à la déclaration du chef d'état-major des armées au Salon des maires et des collectivités locales.
Le Bassin du Congo est le deuxième plus grand poumon vert de la planète. Il absorbe des milliards de tonnes de carbone, abrite plus de 10.000 espèces végétales et fait vivre plus de 80 millions d’Africain·es. [1]
Mais chaque jour, des pans entiers de cette forêt ancestrale disparaissent sous les tronçonneuses. Forage pétrolier, exploitation minière illégale, coupes industrielles, trafic d'espèces : le pillage continu, alimenté par l’avidité et le silence des décideurs.[2]
Face à cette destruction, une résistance s’organise.
Les Peuples Autochtones et les Communautés Locales se lèvent. Ils protègent ces terres, souvent au péril de leur vie, et réclament des solutions justes et africaines – qui respectent la nature autant que les droits humains. [3]
À l’approche de la COP30, notre message est clair :
Nous exigeons un leadership africain courageux, aligné sur la justice climatique. Un leadership qui protège le Bassin du Congo, soutient les gardien·nes de la forêt, et écoute les voix du continent.
Ajoutez votre nom à cet appel. Ensemble, protégeons le poumon vert de l’Afrique. Pour qu’il continue de respirer, pour nous tou·te·s.
Références
[1] FAO & CIFOR (2020) – Forêts du Bassin du Congo – État des forêts 2020
[2] Greenpeace Africa (2022) – Exploitation forestière industrielle et déforestation dans le Bassin du Congo.
[3] UNEP (2021) – Les communautés autochtones africaines, gardiennes de la forêt du Congo.
Il est temps de signer !
À l’attention des dirigeant·es africain·es :
- Adoptez et mettez en œuvre le Plan d’Action pour les Forêts afin de mettre fin à la déforestation d’ici 2030, en assurant la pleine reconnaissance et la protection des droits des peuples autochtones.
- Cessez de financer la destruction des forêts et réorientez les fonds loin de l’exploitation forestière industrielle, du pétrole et de l’expansion de l’agro-industrie dans le Bassin du Congo.
- Garantissez qu’au moins 20 % des financements climatiques pour les forêts, à travers le mécanisme Tropical Forest Forever Facility (TFFF), soient directement alloués aux Peuples Autochtones et aux Communautés Locales d’ici 2025, pour protéger et restaurer le Bassin du Congo.
29,082 personnes ont signé
Connue / https://bsky.app/profile/greenpeaceafrique.bsky.social/post/3m5yrbo2rys2v
274 signatures au 6/12/25
Destinataire(s) : Monsieur Jérôme HARNOIS, préfet de la Charente, préfet coordonnateur du sous-bassin de la Charente, de la Seudre et des fleuves côtiers de Gironde.
Campagne lancée par Agnès B
Champ de maïs irrigué avec au premier plan le tourniquet projetant le jet d'eau.
Quelques irrigants veulent s’accaparer un commun menacé.
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Au 15 août 2025, 1 115 km de cours d’eau étaient strictement asséchés ou en rupture d’écoulement en Charente.
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Toujours convaincus de l’injustice criante et de l’imbécilité écologique du système « bassines », il nous semble aujourd’hui urgent d’agir à la source !
C’est en tournant le dos au modèle agricole intensif et chimique, exigeant une irrigation disproportionnée et non ciblée, que l’espoir renait pour :
- Une eau potable de qualité.
- Une biodiversité solide et bienfaisante.
- Des fermes nombreuses tenues pas des paysannes et des paysans bien rémunérés.
- La réintroduction des systèmes polyculture-élevage.
Publié le 28 octobre 2025
Clés : Afrique Biodiversité Climat Emploi
Guyane Macoura
© Didier Gentilhomme
Quand Mercredi 26 novembre 2025
Horaires De 14h00 à 15h30
Un éclairage sur l’exposition des économies du Sud aux politiques de transition du Nord.
La Commission européenne a adopté un nouveau règlement sur la déforestation (RDUE) visant à interdire la mise sur le marché de sept matières premières — ainsi que de certains de leurs dérivés — lorsqu’il n’est pas possible d’en prouver l’absence de contribution à la déforestation.
S’il marque une étape importante dans la lutte mondiale contre la déforestation, ce règlement constitue également un « risque de transition » pour les pays producteurs de ces matières premières, dont les débouchés commerciaux pourraient se restreindre.
Cette conférence présentera les résultats d’une analyse économique conduite par l’AFD, évaluant les conséquences du règlement sur le PIB et l’emploi des pays exportateurs concernés, selon plusieurs scénarios de restrictions commerciales.
Elle s’efforcera de répondre à plusieurs questions clés :
- Quelle est l’ampleur des impacts économiques du règlement sur les partenaires commerciaux de l’UE ?
- Que révèle cette analyse sur les enjeux de mise en œuvre du règlement, tant pour l’Union européenne que pour les pays affectés ?
- Dans quelle mesure les risques économiques suffiraient-ils à justifier le report de l’application du règlement ?
À partir de cette recherche, la conférence proposera un éclairage sur les interactions entre politiques environnementales du Nord et dynamiques économiques du Sud.
Intervenants :
- Matthieu Trichet, doctorant en économie, AFD
- Benoit Faivre-Dupaigre, chargé de recherche ressources naturelles, AFD
Discutant : Alain Karsenty, chercheur au CIRAD
Par Benoît Martimort-Asso, Céline Robert et Agnès Rambaud-Paquin - Regen Ecosystem
Guide Réticences Regen 07-2025.pdf
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Pourquoi ce guide ?
Face aux impasses du modèle économique linéaire et extractif actuel, nombre d’entrepreneurs et d’élus, mais aussi de citoyens, se sentent démunis. Entre prophétie d’effondrement et fuite en avant du transhumanisme, les propositions d’avenir sont peu aspirationnelles et mobilisatrices.
L’économie régénérative offre une alternative porteuse d’une réconciliation avec le vivant dans toutes ses dimensions, porté par des pratiques économiques, productives et sociales favorisant une symbiose entre l’humain et les écosystèmes vivants et sociaux.
L’économie régénérative se présente comme une alternative crédible à même d’offrir aux sociétés humaines un avenir prospère et respectueux de leurs singularités.
Si les racines des approches régénératives sont anglo-saxonnes, nourries d’un point de vue philosophique par des penseurs sud-américain puis africains, l’Europe et la France en particulier contribuent à l’enrichir en mettant notamment l’accent sur les entreprises et les territoires.
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consulter www.genact.org, la communauté d’acteurs qui souhaite contribuer à l’émergence d’une économie véritablement durable, respectueuse des limites planétaires et pourvoyeuse de justice sociale, une économie régénérative.
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réponse à des constats scientifiques de plus de 50 ans (comme ceux des rapports Meadows en 19721, 19922, 20043, des 6 rapports d’évaluation du GIEC depuis 19904 des rapports de l’IPBES depuis 20125, du Global Sustainable Development Report de 20196 ou les publications du Stockholm Resilience center depuis 20097) qui alertent sur l’insoutenabilité du modèle de croissance infinie dans un monde fini.
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L’idée fondamentale est qu’une activité humaine, une entreprise, ne détruise plus la planète, mais contribue à la réparer, la restaurer, la régénérer.
Les preuves d’une régénération possible et fonctionnelle commencent avec la permaculture8 à la fin des années 70 puis avec les pratiques agroécologiques des grandes cultures9, les approches circulaires10 exportées à l’industrie via l’écologie industrielle11, et continuent avec les réflexions sur les limites planétaires12, les services écosystémiques13, ou encore les travaux de pionniers comme ceux de Pamela Mang et Ben Haggard ou de Carol Sanford14 sur la régénération à l’échelle des systèmes15.
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s’officialise en France avec la publication d’une SPEC AFNOR16 en 2024 : il s’agit d’« un modèle d’activités qui soutient la vitalité des systèmes écologiques et sociaux, tout en créant une prospérité partagée, dans un espace-temps défini ». Elle fait l’objet de travaux académiques17 et de publication de vulgarisation18 et a été théorisée par l’ingénieure agronome et autrice Isabelle Delannoy**19.
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changer de vision stratégique ... s’ancrer dans la réalité de son activité d’arbitrer à partir de sa raison d’être, de regarder autrement sa chaîne de valeur comme ses propres vulnérabilités et de définir sa stratégie avec d’autres critères et indicateurs : (i) Regarder les potentiels plutôt que les problèmes, (ii) être pragmatique et pas idéologique), (iii) Mobiliser les services écosystémiques en priorité, (iv) Viser l’efficience plutôt que l’efficacité, (v) Mobiliser les acteurs de son territoire en priorité et (vi) s’inspirer des principes du vivant20 et (vii) poser comme objectif les impacts positifs (sociaux, environnementaux et économiques) qu’on peut générer autour de soi, ... n'est pas une nouvelle norme à appliquer, mais est un changement de posture ... une entreprise qui restaure ses ressources clés – humaines, naturelles, sociales – est une entreprise plus robuste, plus attractive et plus pérenne à long terme. L’économie régénérative permet aux entreprises et aux territoires de devenir résiliente aux aléas (climatiques, environnementaux), en s’appuyant sur le vivant.
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en s’inscrivant dans l’espace juste et sûr de la théorie du Donut22.
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triple régénération, écologique, économique et sociale, d’autres ont axé leurs efforts sur une ou deux dimensions de la régénération.
Prenons Interface24, une entreprise américaine qui fabrique des dalles de moquette. ... divisé leurs émissions de CO2 de 97%, leur consommation d’eau de 85%, leurs déchets de 100%, en incorporant 52% de matières biosourcées ou recyclées dans leurs produits,… tout en restant leaders sur leur marché, avec une valorisation boursière croissante.
Autre exemple, Pocheco25, dans le nord de la France : une PME, imprimerie d’enveloppes de 11 millions d’euros de chiffre d’affaires (2023). Ils ont repensé tout leur modèle de production. Pour un arbre consommé pour le papier des enveloppes, 10 arbres sont plantés par son fournisseur, dans des conditions de restauration de la biodiversité ... une encre à l’eau après 10 ans de R&D pour limiter la pollution, les coûts,…. Et les arrêts de travail liés aux solvants. Bref, pour créer des impacts positifs et diminuer les risques (pour leurs employés, leurs fournisseurs, leurs sous traitants...) et fonctionner le plus possible en circuits fermés (eau, chaleur). Plus d’une trentaine de process ont été reconçus (dont désartificialisation des sols, des toits PV et aussi végétalisés pour récupérer les eaux de pluie (utilisées pour les toilettes et pour le système de production, puis traitées au travers d’une phytoremédiation en bambous), approvisionnement responsable, récupération et réseau de chaleur.
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Arcadie26, entreprise de tisanes et d’épices bio de 17,5 millions d’euros de chiffre d’affaires (2023), a mis en place des contrats pluriannuels avec ses agriculteurs partenaires, intègre des pratiques agroécologiques, investit dans la fertilité des sols, relocalise ses flux. Leur objectif ? Régénérer la biosphère et la sociosphère. Des milliers d’entreprises nativement régénératives se développent, à l’instar de Phytobokaz27 aux Antilles, plus petite société d’un million de chiffre d’affaires, qui se réclame de l'économie symbiotique, conçoit et fabrique des phytocosmétiques et compléments alimentaires en mettant en place sur ses parcelles de culture un véritable système d’agroécologie et d’agroforesterie, où insectes et plantes sont préservés et s’autorégulent.
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elles qui mobilisent des Pratiques Économiques Productives et Sociales Régénératives (PEPS ©)28 ou les entreprises du collectif de la CEC29 qui travaillent à leur bascule vers le régénératif.
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L’économie régénérative ne nie pas la réduction des externalités négatives, elle l’intègre, et la dépasse. ... oriente donc la mobilisation des ressources (financières, humaines, naturelles) vers des pratiques qui produisent des externalités positives nettes – sociales (bien être, développement des capabilités, renforcement des liens sociaux,…), écologiques (stockage net de CO2, production nette de biodiversité, dépollution nette des eaux, des sols de l’air, …) et économiques ... démarche proactive, orientée vers le vivant ... Moins de dégâts, plus de sens
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La France est le premier pays à avoir établi une AFNOR SPEC30 ... pour l’intégrité du vivant, humain et non-humain, et soutenant la vitalité des écosystèmes écologiques et sociaux avec lesquels il coconstruit, dans une spatialité défini
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Ce cadre est en train d’inspirer des collectifs comme la CEC ou GenAct, des programmes d’accompagnement comme ceux proposés par L’entreprise symbiotique, la Butterfly School d’AXA Climate ou Lumiå, des écoles comme la RegenSchool et des travaux sectoriels. Et même si le référentiel n’est pas encore normatif, il ouvre la voie à des indicateurs plus adaptés à cette économie du vivant.
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aux USA, la certification Regenerative Organic Certified® (ROC) est une norme lancée en 2017 visant à promouvoir une agriculture régénérative, biologique et éthique. Elle a été développée par la Regenerative Organic Alliance (ROA)32, une organisation à but non lucratif cofondée par des leaders de l'agriculture durable tels que Patagonia, Dr. Bronner’s et le Rodale Institute.
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la rentabilité consiste trop souvent, comme le dénonce Julia Faure, à donner une « prime au vice33 », c’est-à-dire à être d’autant plus rentable qu’on fait mal (qu’on exploite l’homme et les ressources naturelles)
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propose une transition maîtrisée. L’idée, c’est d’expérimenter, d’itérer, de faire cohabiter provisoirement un modèle traditionnel avec une nouvelle offre plus soutenable ... ne tue pas la rentabilité : il en change les bases. Il la relie à la robustesse, à la sobriété, à la coopération, àl’efficie nce. Et cela peut devenir un vrai différenciateur concurrentiel.
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un cadre systémique, qui intègre ces apports dans une logique d’ensemble.
Elle ne les remplace pas, elle les tisse ensemble. Par exemple, une entreprise régénérative va combiner des pratiques d’écoconception, de relocalisation, de coopération intersectorielle, de gouvernance partagée, pour créer une valeur vivante dans un territoire donné.
Comme le montre la théorie de l’économie symbiotique34, ce sont les synergies entre ces approches qui permettent de passer à un modèle régénératif.
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Comme tout changement stratégique, il faut y aller en fonction de ses moyens
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exemple historique de Safechem : Pour limiter l’utilisation de solvant chloré, alors largement utilisé pour dégraisser les pièces métalliques, Safechem36 a développé une offre de service qui repose sur un système de distribution sécurisé et en boucle fermée avec les conteneurs Safe-TainerTM. Ils sont passés de 6 à 50 % de part de marché en cinq ans. Pourquoi ? Parce qu’ils ont été attentifs à la contestation sociale, ont proposé une réponse crédible à la contrainte réglementaire et environnementale et ainsi contribué à la mutation du secteur.
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une corde stratégique de plus à son arc
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recentre sur l’essentiel
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Le livre blanc Bpifrance37 montre que la régénération peut commencer par des pratiques simples : mutualiser des ressources avec d’autres acteurs locaux, revoir une logistique, tester une offre circulaire… Ce n’est pas une révolution, c’est une trajectoire. Et surtout, on ne la mène pas seul : s’inscrire dans un écosystème territorial permet de partager les moyens, les risques et les apprentissages.
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travailler en écosystème, dans une logique régénérative, ce n’est pas se rendre vulnérable, c’est choisir ses interdépendances et gagner en robustesse38 ou en résilience39...
L’idée, c’est de construire un réseau d’acteurs alignés, qui partagent des valeurs et des intérêts, capables de coopérer durablement, de partager des ressources critiques, de sécuriser des fonctions essentielles (transport, énergie, logistique…) et de partager la valeur. Comme dans une forêt diversifiée, la résilience vient des liens, pas de l’isolement.
Et dans un monde de complexité croissante, personne ne pourra tout maîtriser seul. Mieux vaut créer les conditions d’une interdépendance fertile
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Le régénératif ne s’oppose pas à la RSE, il l’étend. Il en assume la filiation, mais pousse plus loin les questions de rapport au vivant
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une entreprise qui ne se contente pas de “faire moins mal”, mais qui contribue à restaurer les systèmes dont elle dépend.
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les entreprises qui travaillent directement avec le vivant (alimentation, mode, vins et spiritueux, construction…) ont un levier évident pour agir. Mais toutes les entreprises dépendent d’un ou plusieurs services écosystémiques : en tout premier lieu d’un climat stable, d’une eau disponible, de matières premières et d’énergie accessibles, de salariés…
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Le Regen Ecosystem est une dynamique collective, lancée en 2024, qui a pour mission de donner leurs pleines puissances aux approches régénératives et de construire des Communs dédiés afin d’aider les organisations à se réinventer en profondeur.
Ndlr :
- co-conception avec les parties prenantes, la gouvernance partagée, robustesse, etc ... identifiés comme stratégiques pour faire face aux limites planétaires. VALORISER ACT
- l'exemple de la moquette : ne pas aller jusqu'à remettre en question les besoins de moquettes ? Rester dans l'économie de marché ? Dans l'économie financiarisée ? Dans la concurrence ? Dans le capitalisme ? ACT
Connu / TG le 4/11/25 à 21:40
14 686 signatures - il y a 1 jour (32 046 au 1/11/25)
Le problème
Plus de 22% des Français sont à découvert le 16 du mois. Aujourd’hui, ces personnes survivent grâce au découvert autorisé.
À partir du 20 novembre 2026, ce sera interdit. Vous devrez demander une autorisation à votre banquier à chaque découvert.
Cette mesure va toucher en particulier les personnes précaires et les mères isolées. Si vous dépassez 200 euros de découvert, votre banquier devra scruter vos comptes et jugera de l’utilité de vos dépenses ! C’est infantilisant. Si les personnes sont à découvert, ce n’est pas parce qu’ils ne savent pas gérer leur argent. C’est parce que dans la France de Macron, les prix explosent alors que les salaires, eux, stagnent.
À l’Assemblée nationale, les insoumis avaient présenté un amendement pour la supprimer, et ils ont voté contre la loi. Cette loi a donné le pouvoir à Macron de l'adapter par ordonnance.
Le groupe parlementaire de La France insoumise a déposé une proposition de loi pour vous rendre le droit au découvert et pour supprimer les agios abusifs. Elle doit être votée au plus vite.
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108 264 signatures
Le problème
En savoir plus sur www.stopchatcontrol.fr
➡️ Rejoindre activement la campagne : https://discord.gg/CKvx92DDMW
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L’Union européenne veut imposer le “Chat Control”, un dispositif qui scanne automatiquement vos messages, photos et emails directement sur votre téléphone, y compris quand ils sont chiffrés. Ce “client-side scanning” compare vos contenus à des bases d’empreintes et les soumet à des algorithmes privés avant même l’envoi.
Objectif affiché : lutter contre les contenus pédocriminels (objectif légitime). Problème : on bascule vers une surveillance par défaut de toute la population, avec des erreurs documentées, la fin du secret (soins, défense, journalisme) et la création de portes dérobées exploitables par d’autres acteurs demain.
Nous demandons aux gouvernements des 27 et aux eurodéputés de refuser toute mesure qui casse le chiffrement ou impose le scan généralisé, et de financer des solutions ciblées et efficaces contre ces crimes — sans mettre 450 millions d’Européens sous écoute préventive.
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Sources officielles et ressources
Projet de règlement “Chat Control” — COM(2022) 209 : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A52022PC0209
Feuille de route “Accès légal aux données” — COM(2025) 349 (Commission européenne) : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_25_1599
Coalition européenne StopScanningMe (analyses techniques et juridiques) : https://stopscanningme.eu/fr/
Vidéo explicative (pédagogie grand public) : https://youtu.be/Gas0z46HRLo?si=_vBiV5fxgkSQaaTj
Connue / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?rWFyAw
Date et heure 17 nov. 2025 11:00
Description
En nous appuyant sur le rapport publié le 3 octobre par ENTSO-E, nous montrerons en quoi l’évolution du système électrique espagnol ne semble pas avoir été suffisamment anticipée et discuterons des leçons à en tirer pour préparer la forte pénétration des énergies renouvelables sur un réseau de plus en plus sollicité.
Intervenants
- Marc Jedliczka, Expert renouvelables et porte-parole·Association négaWatt
- Vincent Krakowski Expert réseaux électriques·Hespul
- Yves Marignac Expert énergie et porte-parole·Association négaWatt
Connu / mel
"
Sujet : ⚡ Electrification : quelles leçons tirer du black-out ibérique ?
Date : Tue, 28 Oct 2025 16:30:20 +0000
De : Association négaWatt
Webinaire — Lundi 17 novembre — 11:00 > 12:30
...
Le rapport publié le 3 octobre par ENTSO-E, le réseau européen des gestionnaires de transport d’électricité, apporte un éclairage attendu sur le black-out survenu dans la péninsule Ibérique le 28 avril dernier.
Sans être totalement conclusif, il permet de mieux comprendre certains facteurs cruciaux de cette défaillance. Ce retour d’expérience fournit des enseignements précieux pour la sécurité des réseaux dans la perspective d'une électrification portée par le développement des énergies renouvelables en France et en Europe.
En nous appuyant sur ce rapport, nous montrerons en quoi l’évolution du système électrique espagnol ne semble pas avoir été suffisamment anticipée et discuterons des leçons à en tirer pour préparer la forte pénétration des énergies renouvelables sur un réseau de plus en plus sollicité.
Ce webinaire s’adresse aux professionnels de l’énergie, acteurs de la transition écologique, élus, journalistes… et plus largement à toutes celles et ceux qui souhaitent comprendre les ressorts techniques de cette crise.
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86 547 signatures
Destinataire(s) : Jean Castex, président de la SNCF ; Emmanuel Macron, Président de la République française
Sauvons les trains de nuit Paris – Berlin et Paris – Vienne !
Campagne lancée par Oui au train de nuit
Les trains de nuit internationaux Paris-Vienne et Paris-Berlin connaissent un succès de fréquentation. Ils ont transporté 66 000 voyageurs en 2024, malgré une relance très récente et une circulation un jour sur deux.
Pourtant, ces trains pourraient s’arrêter dès décembre 2025.
En effet l’État menace de supprimer la subvention à la SNCF pour ces trains « Nightjet » qu’elle gère en coopération avec les chemins de fer autrichiens ÖBB. En cause, les opérateurs n’ont pas tenu leur promesse de créer une desserte quotidienne (le train ne circule que 3 jours par semaine).
La SNCF ne vend pas les billets pour ces trains de nuit.
... sur sa plateforme SNCF Connect, et n'informe même pas sur l'existence de ces trains qu’elle opère pourtant. Comment croire dès lors à son implication pleine et entière dans la réussite de ces deux lignes de nuit ?
Concurrence déloyale de l’avion
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Connue / https://bsky.app/profile/greenpeace-orsay.bsky.social/post/3m3npnfgr2k2t
Mobilité / Transports - octobre 2025
Longtemps considérée comme allant de soi, la marche était peu mesurée et rarement intégrée aux politiques publiques de mobilité. Une étude inédite, pilotée par l’ADEME, vient combler ce vide : elle chiffre pour la première fois ses bénéfices socio-économiques, qui atteignent des montants importants.
Marche : de quoi parle-t-on ?
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plusieurs formes de mobilité, que l’étude de l’ADEME a pris soin de distinguer pour mieux les mesurer. La plus évidente est celle des déplacements à pied « de point à point », c’est-à-dire pour aller au travail, à l’école, faire ses courses ou encore se rendre à un rendez-vous. Cette catégorie inclut aussi la « marche intermodale », à savoir les trajets pour rejoindre un bus, une gare ou simplement sa voiture garée un peu plus loin (oui ça compte !). Viennent ensuite la marche de loisir, de sport ou encore de randonnée, qui répondent à une recherche de bien-être, d’activité physique ou de détente. Enfin, il existe une forme de marche plus discrète, mais considérable par son volume : la marche dans les espaces privés. Ce sont tous les pas effectués au quotidien à l’intérieur d’un logement, d’une entreprise, d’un centre commercial ou d’un parking (ça aussi ça compte). En intégrant ces trois dimensions, l’étude de l’ADEME propose pour la première fois une vision complète et réaliste de la marche comme pratique quotidienne, qu’elle soit utilitaire, récréative ou simplement ordinaire. Alors… comment marchent les Français ?
Les Français marchent en moyenne plus d’une heure par jour
L’ADEME s’appuie sur l’Enquête Mobilité des Personnes 2019 et l’Enquête Emploi du temps de l’INSEE (2010) pour dresser un panorama précis de la marche en France. On y apprend ainsi qu’en moyenne, un Français marche 1h12 par jour, soit :
- 12 minutes pour ses déplacements à pied,
- 18 minutes pour la marche de loisir, la randonnée ou le sport,
- 42 minutes dans les espaces privés.
Cela représente 3,5 km parcourus quotidiennement, dont 0,8 km pour les déplacements, 1,2 km pour les loisirs et 1,5 km dans les espaces privés. Ces chiffres constituent un minimum, car les récentes enquêtes GPS montrent que les déplacements à pied restent largement sous-recensés dans les enquêtes traditionnelles.
La marche, un impensé des politiques publiques
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La marche, un trésor caché : 57 milliards d’euros par an
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si la part de la marche passait de 24 % à 30 % des déplacements (un niveau déjà atteint dans les années 1990), on pourrait ajouter 35 milliards d’euros supplémentaires par an à ce résultat.
D’où viennent ces bénéfices socio-économiques ?
... la santé et la productivité ... réduisent les risques de maladies chroniques (cardiovasculaires, diabète, obésité) tout en gagnant en espérance de vie ... éviter 10 500 décès prématurés chaque année
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Moins de circulation motorisée, c’est moins d’entretien de voirie, moins d’aménagements lourds et coûteux, moins de nuisances à réparer, des espaces publics plus sûrs, plus inclusifs, végétalisés, plus attractifs contribuant fortement à la qualité de l’expérience urbaine de nos villes. L’étude chiffre ces économies à 7,5 milliards d’euros par an
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Viennent ensuite les externalités positives, autrement dit les effets bénéfiques pour l’environnement et la qualité de vie
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Quelles pistes d’actions pour inciter les Français à marcher ?
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rendre la marche visible et sûre. Cela passe par des aménagements concrets : trottoirs continus et accessibles, zones piétonnes étendues, traversées sécurisées et surtout, la protection des abords des écoles
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rapprocher les lieux de vie et d’activité : commerces, écoles, services publics, transports. C’est ce que les urbanistes appellent la mixité fonctionnelle : une ville où tout est accessible à pied devient naturellement plus « marchable ». Cette proximité profite à la fois à la santé des habitants, à la vitalité économique et à la réduction des émissions de CO2.
Aménager l’espace public : une démarche au long cours (mais qui paie)
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Paris arrive en tête du classement national : 52,3 % des déplacements y sont effectués à pied ... Vichy, par exemple, atteint plus de 44 % ... comparable à celui de Lyon ou Nice ... Cherbourg, Arras et Annemasse affichent également des parts modales de la marche comprises entre 43 % et 45 % ... Sète ... 40%
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la persévérance paie
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le taux de vacance commerciale descend souvent sous la barre des 5 % contre plus de 15 % dans les villes dominées par la voiture. ... stratégie de santé publique et de cohésion sociale ... investissement rentable pour la société française.
L’étude de l’ADEME : des chiffres solides, une démarche transparente
... une méthode rigoureuse et une exigence de transparence. Près de 130 publications scientifiques ont été mobilisées et l’ADEME a fait appel à un comité d’experts pluridisciplinaire, réunissant des représentants des ministères de la Santé et des Transports, ainsi que des associations spécialisées comme Rue de l’Avenir ou l’ONAPS (Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité). Chaque hypothèse, chaque source, chaque calcul est documenté, dans un souci d’ouverture et de rigueur scientifique. Ce travail ne prétend pas tout figer : il pose les premières bases d’un bilan socio-économique de la marche en France destiné à être enrichi et affiné au fil du temps. ... rendre visible ce qui jusqu’ici, ne l’était pas : la valeur économique et sociale d’un geste aussi simple que marcher.
En savoir plus
- Lire l’étude « Mobilité à pied et bilan socio-économique de la marche »
- Lire l’article « Mobilité des enfants : pour leur santé, changeons de regard sur leurs trajets »
- Visionner la vidéo « Les co-bénéfices de la marche »
- Lire l'étude « À pied d'œuvre. Mettre les piétons au cœur de la fabrique des espaces publics. Comment aménager les espaces publics pour redonner une place centrale aux piétons »
L'Amazonie : irremplaçable et terriblement vulnérable
L'Amazonie stocke environ 123 milliards de tonnes de carbone, ce qui en fait l'une des « réserves de carbone » les plus importantes de la planète, essentielle dans la lutte contre la crise climatique.
Elle est touchée par des incendies non naturels qui visent à défricher les terres pour l'agriculture et l'élevage intensifs de l'agro-industrie. Nous devons agir et la protéger.
Message vidéo sur l’Amazonie de Martina Holbach – Chargée de campagne Forêts chez Greenpeace Luxembourg.
Juin 16, 2025
L’enseignement de la durabilité environnementale ne peut plus se limiter à une simple sensibilisation aux enjeux écologiques. Face aux données alarmantes issues du dernier rapport du GIEC et aux reculs politiques constatés dans de nombreux pays, les éducateurs et éducatrices doivent faire face à une tâche singulièrement exigeante. Comment enseigner sans effondrer ? Comment parler vrai sans assécher toute capacité d’agir chez les jeunes ? L’article signé par Rebecca Williams et Kari Grain apporte une réponse stimulante à ce dilemme contemporain. Il propose de dépasser le mythe d’un enseignement fondé sur l’optimisme en valorisant ce qu’elles nomment une praxis de l’espérance critique.
La fin d’un monde habitable, la fin d’un récit pédagogique ?
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L’objectif de limiter le réchauffement à 1,5 degré est hors d’atteinte, les conséquences sur les écosystèmes sont irréversibles, et les trajectoires actuelles mènent à une aggravation continue des effets climatiques. Pourtant, dans de nombreux pays, les engagements politiques s’amenuisent, les émissions repartent à la hausse, et les mécanismes de solidarité internationale montrent leurs limites.
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continuer à transmettre des savoirs scientifiques de qualité, mais ils doivent le faire dans un environnement saturé d’éco-anxiété, d’éco-paralysie et parfois de perte de sens. Cette tension traverse à la fois les élèves et leurs enseignants. Le danger n’est plus l’ignorance, mais l’épuisement moral.
Espérer autrement pour ne pas sombrer
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l’espérance critique, inspirée des travaux de Paulo Freire et adaptée aux urgences climatiques contemporaines.
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lucidité radicale ... accompagner les apprenants dans la construction d’un rapport au monde où l’action reste possible, malgré l’effondrement partiel des repères. L’espérance critique ne nie pas les émotions négatives. Elle les accueille comme des signaux légitimes, parfois douloureux, mais aussi porteurs de compréhension, de dignité et de résistance.
Une pédagogie qui articule savoirs, émotions, systèmes et actions
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structuration pédagogique autour de quatre dimensions indissociables. D’abord, transmettre des connaissances scientifiques solides sur l’état du climat, les limites planétaires et les trajectoires à venir. Ensuite, créer des espaces où les émotions peuvent être reconnues, partagées, travaillées. Troisièmement, mettre au jour les racines systémiques de la crise, en interrogeant les modèles de développement, les logiques extractivistes et les héritages coloniaux. Enfin, encourager les démarches d’engagement collectif qui permettent de retrouver une prise, même partielle, sur les situations vécues.
Cette approche globale ne repose pas sur des recettes toutes faites. Elle suppose une transformation du rôle de l’enseignant, qui devient un guide capable d’alterner entre écoute, confrontation, exposition des faits et accompagnement vers l’action. Il s’agit d’apprendre à penser et ressentir à plusieurs, dans la complexité, sans renoncer à la responsabilité.
Un exemple concret de transformation éducative
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mener un double projet. D’un côté, ils développent des pratiques hebdomadaires de régulation émotionnelle, comme la méditation, la création artistique ou les activités en nature. De l’autre, ils s’engagent dans une action concrète, en rejoignant une initiative associative ou universitaire en lien avec la transition écologique.
Le cours intègre aussi une lecture critique des systèmes en place. Les étudiant·es enquêtent sur le fonctionnement du système alimentaire de leur campus, découvrant au passage des mécanismes d’exploitation méconnus, des inégalités profondes et un manque criant de cohérence entre discours et pratiques institutionnelles. La colère exprimée par les étudiants n’est pas réprimée. Elle devient un moteur pour penser autrement les responsabilités, les alliances possibles, et les stratégies d’action.
Vers une transformation durable des pratiques pédagogiques
... d’articuler transmission des savoirs, écoute des émotions, analyse systémique et engagement local. Les étudiant·es en sortent transformés. Non pas plus optimistes, mais mieux outillés pour faire face à la complexité du monde, mieux capables de discerner les marges d’action et d’assumer leur place dans les luttes à venir.
L’espérance critique ne promet pas un avenir radieux. Elle invite à habiter notre époque avec dignité. Elle repose sur l’idée que le courage ne réside pas dans l’assurance d’un succès, mais dans la capacité à continuer à agir, à aimer, à s’indigner, malgré tout.
Et maintenant ? Pour une éducation qui forme à tenir debout
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chaque dixième de degré évité, chaque espèce protégée, chaque lien humain restauré constitue en soi une victoire. Non parce qu’il s’agirait de gagner, mais parce qu’il s’agit de tenir, ensemble, dans un monde abîmé.
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moins une émotion qu’une posture éthique
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des ressources intérieures, des grilles de lecture, et des gestes pour ne pas détourner les yeux.
Car enseigner aujourd’hui, c’est peut-être cela : tenir une lampe dans la nuit, non pour prétendre l’éclairer tout entière, mais pour montrer qu’il reste des chemins, et que certains, malgré tout, les empruntent.
Citation
Williams, R. J., & Grain, K. (2025). Teaching in a Time of Climate Collapse: From “An Education in Hope” to a Praxis of Critical Hope. Sustainability, 17(12), 5459. https://doi.org/10.3390/su17125459
Lien vers l'article
https://www.mdpi.com/2071-1050/17/12/5459
Connu / https://framateam.org/adaptation-radicale/pl/jyfcfgzjyff8xmer7hw8yeie4c
22 876 signatures
Destinataire(s) : Au ministre de la Transition écologique, au ministre des transports, à M. Philippe Court, préfet du Val d’Oise
Campagne lancée par Rester sur Terre, ADVOCNAR et Non au Terminal 4
Alors que la crise climatique s’emballe, que les canicules, les sécheresses et les catastrophes naturelles se multiplient, le groupe Aéroports de Paris veut relancer un projet d’extension de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, projetant +19% de trafic à l'horizon 2050, ce qui porterait le trafic à 592 000 mouvements par an (soit 344 mouvements de plus par jour !)
Le précédent projet d’extension, le « Terminal 4 » avait été annulé suite à une large mobilisation citoyenne.
Aujourd’hui, sous un nouveau nom et un nouveau format, la logique reste la même : augmenter le trafic aérien. Cette extension aurait des conséquences sanitaires, climatiques et sociales graves. Elle entraînerait une hausse massive du nombre de vols, donc davantage de nuisances pour les riverain·es, de pollution de l’air, de gaz à effet de serre.
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Organisation et collectifs signataires :
| Action Justice Climat Paris
| ADERA Beauvais
| Alternatiba
| ANV-COP21
| AREC
| Les Amis de la Terre France
| Les Amis de la Terre Paris
| Attac France
| Atterrissons d’urgence Montpellier
| ATVB (Amis de la Terre Val de Bièvre)
| ATVO (Amis de la Terre Val d’Oise)
| Aulnay Environnement
| C.E.C.C.T4 (Association d’Elu.e.s pour la réduction des nuisances aériennes)
| CIRENA
| CPTG (Collectif Pour le Triangle de Gonesse)
| CSNA (Collectif Santé Nuisances Aériennes)
| DIRAP
| Environnement 93
| Extinction Rebellion France
| FNE Ile-de-France
| FNE Val-d’Oise
| Greenpeace Paris
| MNLE93 NEP
| Pensons l’aéronautique pour demain
| Pour un réveil écologique
| PROTECT OUR WINTERS FRANCE
| Réseau Action Climat
| ROSO
| SOS Vallée de Montmorency
| Terre de luttes
| UFCNA
5 539 signatures
Destinataire(s) : MM. et Mmes les : présidentes du Parlement européen et de la Commission européenne, Président de la République, Premier Ministre et ministres concernés, élus nationaux et territoriaux des Hauts-de-France et de l'Ile-de-France.
STOP au Méga canal Seine-Nord Europe, projet inutile et destructeur à 10 milliards d'euros
Campagne lancée par le Collectif Méga Canal Non Merci (MCNM)
Inutile
Un canal Seine-Nord(1) pharaonique…
alors que le canal du Nord existant est largement sous-utilisé !
Le méga canal relève d’une vision dépassée
au profit des géants du BTP, de l’import-export et de l’agro-industrie.
Un outil taillé pour la MONDIALISATION !
Destructeur
Parmi les plus grands terrassements jamais connus en France.
Des milliers d'hectares de terres agricoles et naturelles anéantis,
des centaines d'espèces protégées menacées,
des millions de m3 d'eau gaspillés…
Arrêtons le MASSACRE !
10 milliards d'euros
Un projet financé à 100 % par nos impôts, en pleine période de restrictions budgétaires et de coupes dans les services publics.
(1) Le CSNE : 107 km, entre Compiègne et la région de Cambrai (Hauts-de-France)