Publié Il y a 14 heures • 1,8K vues - 1 Comment
Après plusieurs semaines de silence, le député et co-fondateur de la Jeune Garde Raphaël Arnault prend la parole. Pendant plus d’une heure, à travers les questions de Soumaya Benaissa, il se livre en exclusivité à Blast. Ce qu’il s’est passé à Lyon, bien sûr, cette rixe qui a mené à la mort du militant néofasciste Quentin Deranque. Et puis l’instrumentalisation qui s’en est suivie, dans les espaces médiatiques et politiques, où exécutif et extrême droite ont avancé conjointement. Une offensive menée contre la gauche, contre l’antifascisme, dans une inversion de réalité poussée au paroxysme. Saturation avec de nombreux non-dits : l’histoire de la montée du fascisme, la violence politique, l’inaction des pouvoirs publics.
Journaliste : Soumaya Benaïssa
#RaphaelArnault #Antifascisme #Entretien Visibilité Publique
Vidéo remplacée 01/04/2026 09:39:23
CatégorieInconnu LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes
Durée1h 13min 29s
Diffusé le 01/04/2026 à 22h39 - Disponible jusqu'au 01/05/2026
À l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur Laurent NUNEZ a fait part de son indignation, après plusieurs jours de silence au plus haut sommet de l’Etat et malgré des attaques racistes d’une rare violence contre Bally BAGAYOKO, maire LFI de Saint-Denis et de Pierrefitte, élu le 15 mars dernier. Tout ça après avoir été victime d’une première fake news, aux relents racistes là encore, propagée dès le soir de son élection… Bally BAGAYOKO est avec nous ce soir sur ce plateau, non pas pour débattre du racisme, ça ne se débat pas le racisme, mais pour essayer de comprendre ce qu’il y a derrière ce déferlement de haine. Nous allons en débattre ce mercredi 1er avril avec nos invités :
- Bally BAGAYOKO Maire (LFI) de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine (93)
- Pascal BLANCHARD Historien, spécialiste des enjeux de diversité, du fait colonial, d'identité et d'immigration, chercheur-associé au Centre d'histoire internationale et d'études politiques de la mondialisation (CRHIM), co-directeur du Groupe de recherche Achac
- Constance RIVIERE Directrice générale du Palais de la Porte-Dorée depuis 2022 et ancienne conseillère et directrice adjointe du cabinet de François Hollande (2012-2017) à l’Elysée
- Rachid BENZINE, Islamologue, romancier, chercheur-associé au Fonds Paul Ricoeur, auteur de « Les Silences des pères » aux éditions du Seuil
- Astrid de VILLAINES Journaliste, productrice de L'Esprit public
Présenté par : Karim Rissouli
Maison de production : France Télévisions / Together Media
Chroniqueurs : Laure Adler, Camille Diao, Arthur Chevallier
Écrit par Fabienne Béranger - Publié le 18/03/2026 à 06h15
Mis à jour le 18/03/2026 à 13h22
Temps de lecture : 5 MN - Pays de la Loire
Le chef de l'État fait le déplacement ce mercredi 18 mars sur le site Naval Group de Nantes-Indret. Emmanuel Macron visitera le site sur lequel a débuté la construction du porte-avions de nouvelle génération (PA-NG). Deux rassemblements sont organisés à l'appel de la CGT contre ce projet.
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sur le site Naval Group à Indret, au sud de Nantes.
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accueilli à 15h10 par Pierre-Eric Pommellet, le Président-Directeur Général de Naval Group
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À lire aussi :
Construction du futur porte-avions. La ville de Saint-Nazaire a-t-elle les reins assez solides pour accueillir un tel chantier ?
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Une "propagande guerrière" dénoncée par la CGT
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le budget annoncé de ce futur porte-avions est conséquent : 10 milliards d'euros.
"On trouve de l'argent tout d'un coup pour la guerre, pour l'industrie de l'armement, alors que nos hôpitaux, nos écoles, nos services publics sont attaqués de toutes parts", argumente Ronan Lherbier, secrétaire général de la CGT 44. Pour le syndicaliste, une voie plus pacifiste devrait être envisagée et proposée.
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"Alors que nos hôpitaux, nos écoles et tous nos services publics sont exsangues, alors que nous n’avons aucun plan pour une industrie à la hauteur de l’urgence sociale et environnementale, alors que notre sécurité sociale, conquise du Conseil national de la Résistance, est attaquée chaque jour, l’argent public pleut pour l’industrie de l’armement et surtout pour leurs actionnaires, qui eux aussi sont des profiteurs de guerre", s’indigne la CGT de Loire-Atlantique dans un communiqué.
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13 800 signatures
Le problème
Depuis le déclenchement de la guerre contre l'Iran par les États-Unis et Israël, les prix du carburant dans les stations-service ont explosé : le sans plomb 95 a pris 11 centimes en quelques jours quand le gazole a pris près de 30 centimes, dépassant les 2 euros par litre dans la plupart des stations.
Il y a urgence à agir : des millions de Français, de familles, de salariés, d'artisans ne peuvent pas se permettre de payer la facture.
Le gouvernement propose de ne rien faire et de laisser les prix exploser. La proposition de Bardella de ne pas encaisser la partie de la TVA qui porte sur l'augmentation du prix revient à accepter une hausse de 24 centimes du gazole au lieu de 30, et encore seulement si les multinationales n'en profitent pas pour gonfler leurs profits sans baisser les prix !
La seule solution contre la spéculation et l'envolée de la facture, c'est le blocage des prix.
Juridiquement, le gouvernement peut le mettre en place dès aujourd'hui par un décret sur la base de l'article L410‑2 du code de commerce qu’il a utilisé pour le gel hydroalcoolique. Cela avait déjà été effectué en France en 1990 précisément quand la guerre du Golfe avait fait exploser les prix à la pompe : cela n'avait pas entraîné de pénurie ou de désastre ! Des pays comme la Croatie et la Grèce viennent de le mettre en place.
Économiquement, le blocage des prix s'appuie sur un plafonnement des marges des distributeurs qui sont nombreux à profiter de la situation, notamment sur les autoroutes où les prix dépassent parfois 2,50 euros ! Les raffineurs doivent également être mis à contribution temporairement compte tenu de leurs marges élevées, qui avaient déjà explosé pendant la guerre en Ukraine. On est passé de 10€ de marge par tonne en 2020 à plus de 40€ aujourd'hui !
Lors du déclenchement de la guerre en Ukraine, les grandes multinationales comme Total disaient qu'elle ne pourraient pas supporter un blocage des prix et qu'elles ne profitaient pas de la situation. En réalité, Total a engrangé les plus gros bénéfices de son histoire en 2022 puis en 2023 avec à la clé des milliards de dividendes aux actionnaires.
Aujourd'hui, c'est le carburant, demain ce sera l'électricité et le gaz, qui vont aussi flamber notamment à très court terme pour les millions de Français et PME dont les contrats sont fixés sur les prix du marché. Il faut donc étendre le blocage des prix à l'électricité et au gaz.
Ce blocage des prix sera bien sûr temporaire. Sur le long terme, le seul moyen de faire baisser durablement les tarifs, c'est un cessez-le-feu au Proche-Orient car plus la guerre soutenue par le RN et contre laquelle le gouvernement n'agit pas durera, plus la situation empirera.
Enfin, il faut baisser au plus vite la dépendance de la France aux hydrocarbures grâce à la planification écologique.
Ce n'est pas aux Français de payer les conséquences d'une guerre qu'ils ne souhaitent pas et de financer les dividendes des grands groupes pétroliers : le gouvernement doit bloquer les prix immédiatement !
La France INSOUMISE
Un an après avoir constaté une forte polarisation de la société sur les questions d’égalité et de sexisme, le rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France attire l’attention sur une dynamique préoccupante : certaines expressions de sexisme hostile ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrivent dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives.
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Connu / TG le 10/03/26 à 9:26
Deuxième invitée du Grand Entretien, Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale. Elle revient sur les résultats et sur une campagne où son mouvement a été attaqué de toutes parts, du PS au RN en passant par LR.
Avec Mathilde Panot, Députée La France Insoumise du Val-de-Marne, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale
"Nous allons diriger une dizaine de villes dans lesquelles nous allons faire retrouver à la fois une fierté et une dignité populaires", se félicite Mathilde Panot, qui évoque Saint-Denis, Roubaix, La Courneuve, Vaux-en-Velin, Vénissieux... Mais aussi Nantes, où la maire socialiste est réélue grâce à une fusion de listes avec LFI. "Nous allons faire rentrer plus d'un millier de conseillers municipaux dans plus de 400 conseils municipaux. Et je crois que pour un mouvement qui a seulement dix ans d'existence, c'est une percée que nous réalisons."
"Chacun doit regarder ses responsabilités" dans les villes perdues à gauche
Sur les échecs en revanche à Toulouse ou Limoges, d'autres villes où le PS et LFI s'étaient alliées, Mathilde Panot estime que les candidats insoumis "ont fait des campagnes absolument exceptionnelles", mais qu'"il y a eu un effet sur la mobilisation", avec "le plus fort taux d'absentions, hors période Covid, de la Ve République". Or "c'est par la mobilisation que nous pouvons gagner des victoires".
"Ce que nous venons de faire est justement la preuve que nous sommes une force populaire organisée dans le pays, et là où je suis d'accord avec ce que certains disent au Parti socialiste, c'est qu'il faut effectivement de la clarté", rappelle la députée insoumise, une "clarté" chère à Raphaël Glucksmann . "Il n'est pas possible de dire d'un côté que la France insoumise serait infréquentable, et ensuite de venir nous chercher lorsqu'il s'agit des sièges, que ce soit à l'Assemblée nationale ou dans les conseils municipaux. Le Parti socialiste devrait peut-être penser au fait que, par exemple, c'est le retrait de Sébastien Delogu à Marseille qui permet à la ville de rester au Parti socialiste, et de ne pas basculer à l'extrême droite. Nous avons eu une ligne claire sur cette question : dès qu'il y avait un risque d'extrême droite, nous nous sommes retirés et nous avons proposé à chaque fois la fusion. Chacun doit regarder ses responsabilités."
Menaces de mort, domiciles et meetings attaqués
Mathilde Panot regrette également que durant cette campagne, LFI ait été particulièrement ciblée, y compris par ses anciens alliés, parfois de manière particulièrement inquiétante. "Nous sommes des êtres humains et nous faisons de la politique dans un collectif humain. Mais dans le niveau d'attaque que nous avons eu, nous avons eu de la chance de n'avoir perdu ni la vie ni la santé dans cette campagne, et je pèse mes mots. Nous avons des menaces de mort contre nous, des domiciles personnels et des meetings qui ont été attaqués. Donc je le dis : il existe une force de résistance dans ce pays qui est en capacité de gagner la présidentielle, et de changer l'avenir du pays, et nous ne cèderons rien, nous ne lâcherons rien. Nous continuons évidemment à faire en sorte que tout le monde puisse vivre dignement dans la France de 2026."
Références La France insoumise Info Politique Élections Élections municipales 2026
Tr.: ...
le plus fort taux d'abstention depuis la 5ème république ... nous avons réussi une percée face à une attaque comme jamais contre LFI ... il faut une mobilisation populaire ... il existe une résistance dans ce pays ...
Publié Il y a 14 heures • 43 vues
Le premier tour des municipales livre ses premiers enseignements. Si la plupart des communes ont déjà élu leur maire, les grandes villes s’apprêtent à vivre une semaine intense de négociations avant le second tour. L’abstention, qui atteint 42 %, souligne un désintérêt croissant pour la politique, y compris au niveau local.
La grande surprise vient de La France insoumise. Pour la première fois fortement engagée dans ce scrutin, elle réalise plusieurs percées et se place en position favorable dans plusieurs grandes villes. Cette progression rebat les cartes à gauche et place le Parti socialiste face à un choix stratégique : maintenir ses distances avec LFI ou conclure des alliances pour conserver certains bastions.
À droite, le Rassemblement national confirme sa présence dans ses zones de force mais ne provoque pas la vague annoncée. En siphonnant une partie de l’électorat conservateur, il fragilise cependant Les Républicains. Quant au camp macroniste et au bloc central, craignant la bérézina, il s'est tenu largement en retrait de se scrutin.
Le Récap est un édito politique, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
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Publié originellement 16/03/2026
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Durée 20min 45sec
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Tr.: ... 42% d'abstention ...
Publié il y a 9 min • 0 vues
Depuis deux semaines, la guerre au Moyen-Orient déclenchée par l’attaque d’Israël et des États-Unis sur l’Iran ravive une inquiétude très concrète en France : la flambée des prix du carburant. Si l’urgence demeure évidemment humanitaire pour les populations touchées par le conflit, ses répercussions économiques se font déjà sentir. Les professionnels qui parcourent des centaines de kilomètres chaque semaine sont très concernés : transporteurs, soignants libéraux ou taxis. Une hausse difficile à absorber, d’autant que ces acteurs ne peuvent ou ne veulent pas toujours la répercuter sur leurs clients. Le phénomène touche aussi le commerce international. Certains importateurs voient déjà apparaître des surtaxes sur le transport maritime, tandis que le secteur aérien pourrait également augmenter ses tarifs. Au final, c’est le consommateur qui paie, dénonce Thomas Porcher. La question est donc centrale : qui doit absorber ces hausses ? L’État, les entreprises ou les particuliers ? Avec des carburants composés à plus de 50 % de taxes et un souvenir encore vif de la crise des gilets jaunes, le gouvernement marche sur une ligne de crête. Entre promesses de baisses temporaires, contrôles des stations-service et pression sur les distributeurs, l’équation reste explosive. Pendant ce temps, les riches se sont jamais aussi bien portés. Crise du covid, guerre en Ukraine, inflation, explosion des prix de l’énergie… tout ça ne les concerne pas. Voire, ça les enrichit. « En France, plus de la moitié de l’augmentation du prix de l’énergie serait due aux marges exceptionnelles des plus grandes entreprises de l’énergie et l’agro-alimentaire ; et près de 40% du prix pour les transports, avec les répercussions sur l’essence, le gaz, mais aussi l’alimentation qu’on connaît », rapportait OXFAM en 2023.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
Visibilité Publique Publié originellement 16/03/2026
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Tr.: ...
blocage des prix nécessaire ... tout le monde paye la même taxe, pression fiscale plus forte sur les pauvres ... la vignette était plus juste ... volonté de progressivité ...
Nicolas Guillou a été nommé juge à la CPI en 2024 ©Radio France - Sara Ghibaudo
Paroles d'exilées iraniennes et un juge français sous sanctions américaines
Publié le dimanche 15 mars 2026 à 09:12 / Interception
Dans Interception cette semaine, des femmes iraniennes en exil et un juge français de la Cour pénale internationale racontent leur lutte contre l’arbitraire : celui du régime iranien pour les unes, celui des sanctions américaines pour les magistrats chargés de juger les crimes de guerre.
Elles n’ont ni le même âge ni la même histoire : Ava et Maryam nous racontent leurs exils, entre Téhéran et Paris. Cécile Bidault est allée à la rencontre avec deux Iraniennes qui ont fui la République islamique à deux époques différentes.
À écouter
Iran, des voix dévoilées
Interception 19 min
Interdit d’entrée aux États-Unis, de paiement par carte bancaire ou de réservation via des plateformes américaines : Nicolas Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, vit sous sanctions depuis l’été dernier après des mandats d’arrêt visant notamment le Premier ministre israélien. Un reportage au cœur de la CPI à La Haye de Sara Ghibaudo.
À écouter
Nicolas Guillou, le juge français dans le viseur de Washington
Interception 27 min Info Société
L'équipe
Fabienne Sintes Journaliste et productrice du 18/20 sur France Inter
Lucie Lemarchand Réalisation
Martine Meyssonnier Attaché(e) de production
Cécile Bidault Journaliste
Antoine Giniaux Journaliste
Hélène Chevallier Journaliste
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'un meeting à Marseille avec Sébastien Delogu, le 7 mars 2026.
Décryptage
Par Sarah Benhaïda (Mediapart) - le 10/03/2026 à 09h00 - 99 commentaires
Candidat malheureux en 2020, le communiste Jean-Paul Lecoq est de nouveau en campagne pour conquérir la mairie. Entre montée de l’extrême droite et efforts redoublés à gauche pour faire voter les quartiers populaires, il menace Édouard Philippe et ses ambitions présidentielles.
« Les Havrais parlent aux Havrais », dit-il aux journalistes venu·es de Paris. Ce pourrait être son slogan, c’est en tout cas sa marque de fabrique. Pour la deuxième fois consécutive, le député communiste Jean-Paul Lecoq a décidé de repartir en campagne pour ravir la mairie du Havre. L’ancien maire de la commune voisine de Gonfreville-l’Orcher y affrontera de nouveau Édouard Philippe, qui lie ses ambitions présidentielles à sa réélection.
Avec cette année, une équation nouvelle : une montée du vote d’extrême droite aux derniers scrutins nationaux et le parachutage d’un candidat issu du parti ciottiste Union des droites pour la République (UDR), Franck Keller, arrivé de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) pour mettre en difficulté l’ancien premier ministre d’Emmanuel Macron. Battu par Édouard Philippe en 2020, Jean-Paul Lecoq escompte cette fois-ci réussir là où la gauche échoue depuis trente ans ans.
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La réalité du Havre, second port français pour le trafic global derrière Marseille (Bouches-du-Rhône) et premier pour le trafic des conteneurs, c’est un taux de pauvreté de 23 %. Et un taux de chômage de 9 % – « le plus haut de la région Normandie, avec un emploi industriel sur quatre supprimé entre 2008 et 2018 dans la région havraise », énumère Baptiste Bauza, directeur de campagne et colistier de Jean-Paul Lecoq. Des chiffres plus importants encore dans la ville haute et les quartiers sud, loin de la plage et des aménagements du centre-ville.
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Dans l’un de ces quartiers, Bois de Bléville, « il y a une école, un arrêt de bus et pas de boulangerie » pour près de 2 000 habitant·es, affirme Djawed Fridi, numéro deux de la liste de La France insoumise (LFI) au Havre.
Dispersion des voix à droite
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C’est pour porter la voix des habitant·es de la Mare Rouge et continuer de mener son « combat contre l’abstention » que Zehra Buyuk Sevindik a rejoint la liste de Jean-Paul Lecoq
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Malgré tout, assure la socialiste Florence Martin-Péréon, numéro deux sur la liste, « le Havre est une ville de gauche ». « Depuis trente ans, les socialistes et les communistes n’étaient pas unis sur une même liste
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si la droite a mis un terme à trente années de communisme municipal en 1995, c’est toujours la gauche qui l’emporte ici aux élections nationales – même si l’extrême droite prospère de longue date sur la désindustrialisation de la cité portuaire. Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle en 2022 avec plus de 30 % des suffrages exprimés. Et Jean-Paul Lecoq lui-même a été réélu député avec 65 % des voix en 2022 et de nouveau avec le même score en 2024.
Les quartiers populaires, clé du scrutin
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Un abandon que Oumou Niang-Fouquet, adjointe d’Édouard Philippe chargée de l’éducation et de la jeunesse, réfute en bloc
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En campagne depuis un an « pour pousser les gens à s’inscrire sur les listes électorales », l’insoumis Djawed Fridi a une tout autre version des choses : « À Caucriauville, les travaux ne touchent que ce qui longe le tram, les grands axes sont refaits mais juste derrière, c’est pourri. La deuxième scène du Volcan, on l’attend depuis le milieu du premier mandat d’Édouard Philippe. Quant à Auchan, les commerces y sont trop chers, et comme les loyers le sont aussi, il y a plein de logements vides », rectifie-t-il.
Par Aurélien Defer , Christophe-Cécil Garnier , Daphné Deschamps , Mathieu Molard - 05/03/2026
De nombreux médias ont enquêté
StreetPress a recensé 190 « brebis galeuses » candidates sur des listes du RN et de ses alliés aux municipales. Leur passage dans des groupes radicaux, leurs violences, leurs propos racistes ou homophobes montrent le vrai visage du RN.
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et il grossit. En 2024, une avalanche de révélations sur les candidats RN racistes, homophobes ou fans du nazisme a ralenti l’ascension du parti d’extrême droite aux élections législatives anticipées. Depuis, Jordan Bardella et Marine Le Pen avaient assuré, encore une fois, avoir fait le ménage et ne plus présenter de candidats problématiques.
Mais ce discours ne résiste pas aux révélations de la presse depuis le début de la campagne des élections municipales, qui auront lieu les 15 et 22 mars. Une poignée de médias comme StreetPress, Mediapart, Les Jours, Libération, Conspiracy Watch ou Le Monde ont recensé de nombreuses « brebis galeuses ». Nous avons compté : il y en a désormais plus de 190 au Rassemblement national et chez ses alliés, comme l’UDR d’Éric Ciotti. StreetPress les répertorie toutes sur une cartographie interactive. (1)
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Basculer à l’extrême droite
190 est un chiffre colossal alors que le RN a investi sous ses couleurs plus de 540 têtes de liste pour ces élections municipales avec son allié Éric Ciotti.
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(1) Chiffre mis à jour le 6 mars à midi.
Publié Il y a 18 heures • 29 vues
À l’approche des élections municipales, Paul Elek reçoit Manuel Menal, administrateur territorial et secrétaire général de l’Institut La Boétie, pour discuter de son livre Pour un nouveau communalisme. Au cœur de l’entretien : une question simple mais décisive : quel rôle les communes peuvent-elles encore jouer dans la transformation politique et sociale du pays ?
Pour Manuel Menal, la commune ne doit pas être réduite à un simple échelon de gestion locale. Historiquement, elle a souvent été un lieu d’expérimentation démocratique et sociale. Des chartes communales du Moyen Âge aux municipalités ouvrières du XXᵉ siècle, les villes ont servi de laboratoires pour inventer des droits nouveaux et développer des services publics.
Mais cette fonction s’est progressivement affaiblie. L’entretien pointe notamment la montée de l’intercommunalité, la technicisation des politiques locales et la réduction des marges de manœuvre financières des communes. Selon Menal, ces évolutions ont contribué à éloigner les habitants des décisions politiques et à transformer les élus en simples gestionnaires.
« On présente souvent l’élection municipale comme un concours du meilleur gestionnaire. Mais les choix qui s’y jouent sont profondément politiques : eau, transports, énergie, urbanisme… ce sont des leviers décisifs », explique-t-il.
Le constat s’étend aussi à la transformation des villes sous l’effet du capitalisme contemporain. Spéculation immobilière, ségrégation socio-spatiale, concentration des nuisances environnementales dans les quartiers populaires : pour Menal, la « ville néolibérale » produit des inégalités territoriales fortes.
« Les problèmes environnementaux, les pollutions, les infrastructures gênantes se retrouvent presque toujours dans les mêmes territoires : les plus pauvres et souvent les plus racisés », souligne-t-il.
Face à cette situation, l’ouvrage défend l’idée d’un « nouveau communalisme ». L’objectif serait de redonner à la commune un rôle stratégique dans la transformation sociale, sans pour autant se substituer à l’État.
Parmi les pistes avancées : remunicipaliser certains services essentiels comme l’eau ou les transports, développer des formes de participation citoyenne** réellement décisionnaires, et mettre en place des politiques sociales adaptées aux réalités contemporaines, notamment pour les familles monoparentales ou les personnes victimes de discriminations dans l’accès au logement.
« La commune peut redevenir un lieu où l’on préfigure concrètement un autre modèle de société », affirme Manuel Menal.
Pour les auteurs, les municipales ne seraient donc pas seulement un scrutin local. Elles pourraient constituer un terrain politique décisif pour reconstruire du pouvoir populaire et expérimenter des alternatives à l’ordre social actuel.
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Publié originellement 10/03/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu Étiquettes Durée 1h 6min 30s
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on a un mode de vie urbain partout en fr même en campagne, l'homourbanus? ... lieu d'expérimentation politique ... lieu de conflits ... offensive idéologique contre les communes -> interco alors que les communes coopèrent depuis longtemps ... régime de consensus ... lieu où se retrouvent les élus entre eux ... plus d'enjeux politique, élu que gestionnaire, forme de privatisation ... absurde car l'interco a les compétences les plus difficiles ... éloignement de la souveraineté, creuset de la révolution citoyenne ... on voyait un avant-goût des nouveaux droits ... aider la perspective nationale et réciproquement ... besoin de participation, élaboration démocratique, participation citoyenne ... expériences en Espagne implique relais national ... sociologie ... le capital contre les communes ... prédation ... céssession des riches ... rapports sociaux de domination ... baisse des dotations ... pire sous Sarkozy puis Hollande, fin taxe d'habitation impose une seule voie possible aux communes ... complicité d'élus ...
33:00 terminer ACT
Publié Il y a 16 heures • 34 vues
À cinq jours du premier tour des municipales, le climat est de plus en plus délétère pour La France Insoumise. À Strasbourg, Jamila Haddoum, candidate et mère de famille, a été menacée de mort avec un couteau lors d’un collage d’affiches, sous les yeux de ses enfants. À Clermont-Ferrand, Marianne Maximi a subi des insultes et accusations d’antisémitisme lors d’un tractage. Ces agressions s’ajoutent à une série d’intimidations locales, permanences vandalisées et meetings perturbés, tandis que la diabolisation médiatique et politique du mouvement alimente un climat où l’intimidation devient banale.
La chasse aux sorcières ne se limite pas aux mots : elle produit un climat où l’intimidation et la violence se banalisent. Chaque faiblesse ou lâcheté politique nourrit ce mécanisme, et demain, ce n’est pas seulement LFI qui pourrait se retrouver dans le collimateur.
Le Récap est un édito politique, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
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Publié originellement 10/03/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 18min 32sec
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Publié Il y a 1 semaine • 28 vues
Le numéro 4 de la revue Nous. publiée par le QG décolonial contient un dossier consacré à la vaste question des rapports entre religion et émancipation. La belle couverture, sur laquelle un Marx revêtu d'une coiffe orientale fume une pipe d'où sort une épaisse fumée, transforme le point de départ obligé de toute réflexion sur le sujet en mot d'ordre affiché d'emblée, avec ce titre : Légalisons l'opium du peuple ! L'interprétation habituelle à gauche du phénomène religieux comme aliénation est immédiatement prise à contrepied − sachant que le texte de jeunesse dans lequel #Marx assimilait la religion à "l'opium du peuple" est beaucoup plus riche et nuancé qu'on ne le croit d'ordinaire. Il faut bien sûr, dit Louisa Yousfi dans son éditorial, reconnaître la fécondité historique des idéaux issus des Lumières que sont le matérialisme, le rationalisme, la laïcité. Mais "la gauche occidentale accrochée à ses fétiches d'émancipation s'est faite prêtresse d'une autre foi : celle qui nous enferme dans un monde sans transcendance, sans dehors, sans autre horizon que la répétition de la machine", et "ce paradigme qui a nourri les révolutions européennes "s'est retourné par la logique coloniale, contre les peuples indigènes". Aujourd'hui, "tout force politique qui persiste à croire que Dieu est une faiblesse du peuple qu'il faudrait éduquer aux valeurs des Lumières se trompe d'époque". Et, comme le conclut Félix Boggio Ewangé-Epée au terme d'un remarquable article au titre on-ne-peut-plus clair, "Une gauche décoloniale doit être post-séculariste et post-matérialiste", "toute action politique émancipatrice est sans doute une politique de transcendance. Même quand elle ne se revendique d'aucune religion ou spiritualité, elle vient ouvrir des espaces de sens là où règne une compréhension stérile et convenue des intérêts des uns et des autres". Pour cet épisode d'On s'Autorise à Penser, #JulienThéry reçoit l'un des contributeurs du 4e numéro de Nous, Yazid Arifi, et un autre membre du QG décolonial, Wissam Xelka, qui est aussi membre de Zawa Prod.
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Publié originellement 01/03/2026
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Langue Français
Étiquettes Durée 1h 2min 48s
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Connu / https://www.marianne.net/agora/humeurs/legalisons-l-opium-du-peuple-quand-le-media-veut-abandonner-la-laicite
"
quand "Le Média" veut abandonner la laïcité
Opium du peuple - Par Kévin Boucaud-Victoire - Publié le 09/03/2026 à 17:00
... s'attaquer à l'athéisme de la gauche française ...
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Tr.: ...
questionner idée avancée vers la science ... combats réactionnaires, déconstruire le fait de l'antireligieux ... combats émancipateurs ... réflexion sur les phénomènes religieux ... vision essentialiste de la religion ... analyse matérialiste des phénomènes religieux / besoins de croire, spiritualité ... /anticléricalisme ... point de vue décolonial ... ouverture d'esprit ... livre "Des empires sous la terre" ... extractivisme ... mouvements écologistes USA, capitalisme, rapport à la nature ... christianisme ... hétérogénéité ... /ce qu'est le religieux depuis le scientisme ... formes de croyance, mystique ... nationalisme ... interroger la modernité ... mépris des occidentaux ... inégalités des races sous des arguments scientifiques au 19è siècle ... le fétichisme de la marchandise, croyances, la religion du capital ... le capitalisme est en train de détruire la planète ... humilité ... les croisades, pas que fait religieux ... révolution iranienne ... ex Hamas et Daech n'ont rien à voir, ramener de la complexité ... la gauche encore islamophobe ... /modernité a repoussé les contestations du point de vue des religieux ... la gauche a compris que le judaïsme n'est pas en cause en Israël ... renouer avec une analyse matérialiste ... théologie de la libération ... ambition progressiste face à une identité, mécanique affinitaire se met en place ... catholicisme imposé à la population ... Marx "les hommes font la religion, pas le contraire" ... lutter contre vision statique des religieux ... terrain de luttes ... y aller ... critique de la modernité comme vacuité, monde entièrement marchandisé sans sens ... post-matérialisme, transcendance ... ex communisme, paradis sur terre ... la finitude humaine amène des questions sur l'après ... qu'est-ce qui fait rêver les gens ? ... JLM passe à l'imaginaire ... transcendance, utopie ... /néolibéralisme bourgeoisie agnostique ... en reconnaître le religieux discutable ... c'est la domination qui amène le sexisme ... autocritique sur les certitudes de l'occident. ex laîcité ... pas nécessairement progrès ... souffi ... mob massives au Maroc contre israël / orga d'entraide Justice et bienfaisance ... PJD Parti Justice et Développement ... à la rencontre d'une identité encrée islam ... sentiment d'impuissance ... sentiment de persécution, se revendiquer musulman est une forme de résistance ... /islamisme ... diversité, domination coloniale anglaises ... le Hamas, lié à l'histoire ... l'islam, ennemi de l'intérieur en fr participe à la fascisation /frères musulmans / rapport ministériel ... accusation d'entrisme, répondre aux pb concrets des gens que la puissance publique n'a pas satisfaits ex en Égypte ... importance du rôle de l'armée, gouv pays endetté, sortir du logiciel capitaliste, nuances, critique interne du phénomène religieux, très moderne, échec des religieux conservateurs ... a Dubaï en horreur ... le capitalisme a aussi abimé nos croyances spirituelles ... "La pensée qui cesse d'inventer et qui ne fait plus que refléter la mécanique du monde, laisse aux imaginaires fascistes le monopole du sens. Il ne s'agit pas de tourner le dos à la science ni de rappeler les prêtres, mais de refuser cette réduction du monde à ces mesures, refuser l’appauvrissement métaphysique que l'occident appelle progrès et réinventer le champ où nos vies trouvent encore à signifier." Une défense du religieux en un certain sens, et de la transcendance ... "sans cela qu'un peuple qui se soulève est d'abord un peuple qui prie, qui imagine et qui se souvient... C'est cela que le mouvement décolonial s'attache à approcher au plus près, non pas seulement la colère du sud global, mais leur vision, leur manière de pressentir l'histoire, de lire les signes et de refuser le temps clos de l'occident." 10€ pour 165 pages. Salue le travail des gens ...
Ndlr :
- abandonner la laïcité est-il le sujet de ce livre et donc de cette émission comme le prétend l'article de Marianne ?
- Le journaliste de Marianne impute-t-il à LE MEDIA TV cet abandon alors que JulienThéry n'est que le messager ?
- en quoi questionner la spiritualité, la religion dans notre monde actuel porte-t-il atteinte à la laïcité ?
ACT
218 signatures
Le problème
Lettre ouverte de citoyens et victimes charentais à l'intention de madame la députée Sandra Marsaud, suite à ses positions publiques concernant la proposition de loi Duplomb 2.
(Cette lettre ouverte sera diffusée à la presse)
Madame la députée,
Le 11 février dernier, lors du débat consacré à la loi Duplomb 2 à l’Assemblée nationale, vous avez déploré « un climat de défiance généralisé où l’émotion et la désinformation prennent le pas sur la raison et l’intérêt général » (1). Ces propos sont doublement inacceptables.
Sur la forme, ils font injure aux plus de deux millions de Français qui ont signé la pétition demandant le retrait de la loi Duplomb 1, dont certains font partie de vos administrés (2). Vous laissez entendre que le jugement de ces personnes est altéré et qu’elles ne sont pas capables de se faire une opinion par elles-mêmes au vu des différents éléments portés à leur connaissance. C’est avoir une bien piètre opinion de vos concitoyens, qui plus est de la part d’une élue.
Sur le fond, votre position balaie d’un revers de manche les conclusions d’études scientifiques et les alertes lancées par des personnes dont la compétence ne saurait être mise en cause. Vous êtes pourtant bien placée, en tant que députée d’une circonscription agricole, pour savoir que certaines pratiques de culture ont des effets mortifères sur la santé des riverains et sur l’environnement. Consciente des dangers, une partie du monde agricole est d’ailleurs mobilisée contre la proposition de loi Duplomb 2.
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22 sociétés savantes médicales, le Conseil national de l’ordre des médecins, l’Alerte médicale sur les pesticides et les perturbateurs endocriniens (AMLP), des chercheurs du CNRS et de l’Inserm, ainsi que 1300 médecins et scientifiques français au travers d'une lettre ouverte (4), s'étaient ouvertement opposés à la loi Duplomb quelques mois plus tôt, en dénonçant de manière générale l'impact des pesticides sur la santé humaine.
Quel intérêt les médecins auraient-ils à signaler la fréquence anormalement accrue de cas de cancer constatée lors de leurs consultations ? Ces professionnels de santé n’ont à satisfaire aucun électorat.
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augmentation significative : 1/des cancers du sein, de la prostate, du pancréas, des cancers du sang tels que les lymphomes, de leucémies ou encore de myélomes ; 2/ de maladies neurologiques telles que les maladies de Parkinson, les démences, ou encore des troubles de la reproduction (infertilité, endométrioses, …). ; 3/ chez les enfants, des leucémies et des lymphomes, mais aussi des troubles du neurodéveloppement tels que des troubles du spectre autistique ou les troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
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A admettre que le doute subsiste, il devrait suffire à écarter la loi Duplomb. Les enjeux de santé publique doivent primer sur toute autre considération. Ils ont d’ailleurs aussi leur coût, si l’on veut s’en tenir cyniquement aux seuls aspects économiques.
C’est en tant que citoyens, en tant qu’électeurs charentais, que nous resterons particulièrement attentifs à vos prises de position sur ces questions, non seulement lors des prochaines discussions autour des textes de Monsieur Duplomb mais également sur tout autre sujet rejoignant les mêmes problématiques.
Sources:
1) https://vert.eco/articles/ce-nest-que-la-partie-emergee-dun-immense-scandale-le-debat-sur-la-petition-contre-la-loi-duplomb-electrise-lassemblee-nationale
2) https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/07/28/la-petition-contre-la-loi-duplomb-depasse-les-deux-millions-de-signatures_6624818_3244.html
3) https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/02/11/loi-duplomb-un-rapport-sur-les-substituts-aux-neonicotinoides-suscite-une-controverse-au-sein-de-l-inrae_6666330_3244.html
4) https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/05/05/pesticides-les-agriculteurs-les-riverains-et-les-citoyens-ne-veulent-plus-servir-de-cobayes-alertent-1-200-medecins-et-scientifiques_6603228_3244.html
5) https://www.inserm.fr/expertise-collective/pesticides-et-sante-nouvelles-donnees-2021/
Les premiers signataires de cette lettre ouverte :
1) A titre individuel :
Nicole Ausou, citoyenne charentaise et victime. Joëlle Bon, citoyenne charentaise. Amélie Brunet, citoyenne charentaise et proche de victime. Frédérique Cauvin-Doumic, citoyenne charentaise et victime. Yves Couturier, Membre du collectif Vigilance OGM et pesticides 16. Karen Dubois, citoyenne charentaise. Jean-Claude Caraire, citoyen charentais. Isabelle Fouquay, citoyenne charentaise. Laurent Freboeuf, citoyen charentais. Marie Gilg Soit Ilg, citoyenne charentaise. Marie-Line Kasmi Giraud, citoyenne charentaise. Viviane Godineau, citoyenne charentaise. Julien Grandguillot, citoyen charentais. Jean-Jacques Lagleyse, citoyen charentais. Laurence Levy, citoyenne charentaise, victime et proche de victime. Evelyne Martin, citoyenne charentaise. Jackie Merzeau, citoyenne charentaise. Laurie Merigeaud, citoyenne charentaise, proche de victimes. Virginie Moulia-Pelat, citoyenne charentaise, proche de victime. Eugénie Ormsby, citoyenne charentaise. Danielle Paparatti, citoyenne charentaise et proche de victime. Clémence Petit, citoyenne charentaise. Céleste Rafin, citoyenne charentaise. Alain Simard, citoyen charentais. Marie-Jeanne Vian, citoyenne charentaise. Amanda Speed, citoyenne charentaise.
2) A titre associatif et syndical:
Carole Ballu, paysanne et porte parole de la Confédération paysanne de Charente. Louis-Adrien Delarue, médecin porte-parole Charente de Alerte Médicale sur les Pestides et les Perturbateurs endocriniens (AMLP)
Base de données des condamnations des élu·e·s au pénal, classées par année, parti et infraction.
😎 Qui ?
initiative personnelle de Raphaël Jolivet.
Contributions : @raph1 : Frontend / CSS
⁉️ Pourquoi ?
*Ils ne sont pas "tous" pourris, mais bien trop le sont.**
Nous acceptons l'inacceptable.
En attendant de jouir un jour d'une véritable démocratie, nous devrions exiger que l'aristocratie élective qui gouverne soit irréprochable.
- Car enfin le trait le plus visible dans l'homme juste est de ne point vouloir du tout gouverner les autres, et de se gouverner seulement lui-même. Cela décide tout.
- Autant dire que les pires gouverneront
Emile Chartier, dit Alain
⚙️ Comment ?
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6 mars 2026 Extrême droite, Nos articles favoris
Décryptage
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était en première ligne dans l’embuscade qui a mené à sa mort. Après l’affrontement, il était conscient, debout et refusait les secours.
Une nouvelle vidéo le prouve, et vient détruire définitivement le narratif de l’extrême droite.
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On voit le jeune militant d’extrême droite les mains couvertes de sang, avec un de ses camarades. On lui conseille d’aller à l’hôpital «Saint Jo’», ce qu’il ne fera pas.
La personne ayant filmé ces images nous précise : «J’ai pris la vidéo le 12 février à 18h07 sur la rue Victor Lagrange». En recoupant avec des images de la rue, nous sommes en mesure de certifier qu’il s’agit bien du 14 rue Victor Lagrange. C’est l’endroit exact de la bagarre. On reconnaît ces lieux dans la célèbre vidéo diffusée par TF1, dans laquelle des coups sont échangés au sol, au moment où le commando d’extrême droite a pris la fuite. Ces images sont déterminantes, car elles montrent que Quentin Deranque n’a pas été laissé «pour mort», comme l’ont répété les médias.
Elles nous permettent surtout de retrouver Quentin Deranque dans l’affrontement. Il porte des vêtements distinctifs : des chaussures grises New Balance et une doudoune à capuche.
Sur les images du Canard Enchaîné, on voit le groupe d’extrême droite tendre une embuscade aux antifascistes. Les militants néo-nazis vêtus de noir et masqués jettent une torche incandescente. Puis ils attaquent, avec une gazeuse, un parapluie et une béquille les antifascistes.
Quentin Deranque apparaît en première ligne. Il donne des coups. Sur d’autres images, on peut également l’identifier en garde, à l’avant du groupe d’extrême droite. Il prend part au combat.
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Clés : Affaire Quentin ; Attaque fasciste ; Désintox ; Lyon ; Vidéo
Connu / https://bsky.app/profile/greubelinux.bsky.social/post/3mgglbmwt7c2a
Ndlr : mensonges propagés largement déconstruits totalement à ce jour. Valoriser ACT
La France Insoumise
Alors que le premier tour des élections municipales approche, la liste « Demain Toulouse », menée par le député insoumis François Piquemal, entend incarner une gauche « solide sur ses appuis » face au maire sortant Jean-Luc Moudenc et à François Briançon, candidat du Parti socialiste. « Demain Toulouse », une alternative ? Décryptage.
/ Julian Vadis et Rafael Cherfy - 4 mars
À moins d’un mois du premier tour des élections municipales, le scrutin toulousain s’annonce serré. Selon un dernier sondage paru le 20 février dernier, la liste « Demain Toulouse », menée par François Piquemal et qui rassemble La France Insoumise, le NPA-L’Anticapitaliste, l’Assemblée des Quartiers, Tous pour Toulouse et quelques dissidents écologistes et d’Archipel Citoyen, est créditée à 23%, derrière le maire sortant Jean-Luc Moudenc (33%, Divers droite) et le candidat de la « gauche unie » François Briançon (30%). Une question se pose alors : face aux deux favoris des sondages, qui présentent deux variantes d’une politique pro-patronale, « Demain Toulouse » est-elle une alternative ?
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Le programme de François Piquemal avance une mesure phare, la gratuité des transports en commun pour les moins de 26 ans, couplée à une politique visant à développer un RER Toulousain et un nouveau maillage de bus. Si l’on peut, d’emblée, s’interroger sur cette limitation aux moins de 26 ans et sur les différences concrètes avec le programme de François Briançon, qui propose des mesures similaires, plusieurs éléments interpellent. D’abord et avant tout, cette gratuité aux moins de 26 ans ne sera pas une mesure immédiate, mais dégressive et progressive. Ainsi, « dès le début du mandat, les tarifs jeunes baisseront. La gratuité sera atteinte avant la fin du mandat (2033) »
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Alors que la précarité touchant la jeunesse trouve de morbides illustrations chaque jour, comme dans les longues files d’attente pour l’aide alimentaire, cette mesure étalée sur 6 ans apparaît en décalage avec l’urgence de la situation. D’autre part, la liste de François Piquemal ignore la question essentielle de la privatisation rampante de Tisseo, la régie publique des transports toulousains, qui se traduit par une délégation croissante du réseau à des entreprises sous-traitantes. Alors que cette situation conduit à la dégradation progressive des conditions de travail des agents et du service rendu aux usagers, il s’agit là d’un élément central de toute politique de développement d’un service public du transport répondant au besoin de la population, face à laquelle une renationalisation sous contrôle des travailleurs et des usagers de l’ensemble du réseau est clé.
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il veut que « chaque habitant connaisse le nom de 4 policiers », arguant que la police de proximité serait la solution, malgré les limites documentées de celle-ci
https://www.revolutionpermanente.fr/Police-de-proximite-quand-la-gauche-veut-nous-faire-aimer-la-police
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concernant le logement, François Piquemal met en avant comme mesure phare l’encadrement des loyers, une mesure déjà mise en place dans plusieurs villes par le PS et qui a démontré énormément de limites. En effet, non seulement les valeurs d’encadrement sont décidées par des préfets directement nommés par Macron, mais en plus, ils interdisent simplement de dépasser une certaine valeur largement supérieure au loyer médian. Ainsi, cette mesure ne permet pas une réelle réduction des loyers, puisque le tarif de référence est fixé par le préfet sur la base des loyers pratiqués localement.
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la revendication historique de réquisition des logements vides est, elle aussi, renvoyée au bon vouloir… du préfet
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en reprenant comme base le programme du NFP, déjà très minimal, effaçant toute mesure contre les licenciements, de nationalisation ou même la possibilité de « commissions d’enquête sur les violences policières », le programme de « Demain Toulouse » reprend surtout une logique du plus petit dénominateur commun à l’ensemble de la gauche, dans l’espoir affiché d’aller vers des alliances avec le Parti Socialiste pour le second tour.
Macron, Moudenc et le patronat veulent faire de Toulouse la capitale de la guerre. « Demain Toulouse », un rempart ?
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https://www.revolutionpermanente.fr/Nouvelle-base-spatiale-de-l-OTAN-Macron-veut-faire-de-Toulouse-la-capitale-de-la-militarisation
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Déjà, les services publics sont sacrifiés sur l’autel des milliards versés pour l’armée.
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plutôt que de dénoncer la volonté de Macron et de Moudenc de faire de Toulouse un centre pour la « future guerre de l’espace », François Piquemal - qui par ailleurs est membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées du Parlement - a comme première préoccupation de bien accueillir les militaires.
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toute l’ambiguïté de LFI sur la question militaire
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rappelle toute l’ambiguïté de LFI sur la question militaire. Derrière sa posture pacifiste, La France insoumise ne cherche pas tant à stopper la dynamique de militarisation en cours. Elle revendique surtout une autre voie d’affirmation de l’État français comme puissance impérialiste autonome, capable de défendre ses propres intérêts, y compris par la guerre.
En ce sens, LFI défend systématiquement les intérêts de la machine de guerre française. Ce mardi encore, après que Macron a annoncé l’envoi d’un porte-avions en Méditerranée orientale pour appuyer la guerre impérialiste de Trump et Netanyahou, Jean-Luc Mélenchon s’est contenté d’appeler à ce que les opérations demeurent « défensives »
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LFI, Piquemal en tête, s’est abstenue sur la loi de programmation militaire en critiquant une hausse trop lente des budgets militaires français. C’est dans ce sens également que LFI défend au niveau national un projet de « conscription citoyenne », qui inclut une possibilité de service militaire
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Une stratégie « NFP » qui a pourtant déjà démontré son impasse en 2024 en permettant la régénération d’un PS agonisant, qui a joué un rôle décisif dans le sauvetage des gouvernements Bayrou et Lecornu en leur évitant la censure.
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au moment où le parti d’Olivier Faure vient de cautionner un budget d’une austérité brutale imposée de façon autoritaire par 49-3. Dans ce contexte, l’alliance avec le PS témoigne de l’opportunisme de LFI, dont la stratégie électoraliste la conduit à subordonner sa politique à des calculs arithmétiques. Précisément, les coupes budgétaires pour les collectivités locales sont estimées entre 4 et 5 milliards d’euros, confirmant une saignée austéritaire qui va profondément impacter les budgets des mairies. S’il est élu, le Parti Socialiste n’hésitera pas à appliquer la casse sociale brutale à l’instar de Sébastien Vincini - élu PS à la direction du département de Haute-Garonne et soutien de François Briançon - qui a supprimé 370 postes depuis 2025 au nom de l’équilibre budgétaire. S’allier à ce même Parti Socialiste qui s’apprête à appliquer l’austérité est une impasse totale.
Pour une réelle alternative à Moudenc et Briançon, envoyons une travailleuse au Capitole !
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un programme anti-impérialiste et anti-militariste clair, articulé autour d’axes forts comme la fermeture des bases militaires et la construction d’un troisième hôpital ou bien encore l’expropriation et la mise sous contrôle des travailleurs de l’ensemble du secteur aéronautique et spatial pour ouvrir la voie à une reconversion de ces productions au service de la population et de ses intérêts écologiques et sociaux.
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affirmer que ce n’est que par la mobilisation et l’organisation collective que les classes populaires gagneront sur leurs revendications, et préparer la riposte pour affronter les années à venir. Il n’y aura pas de victoire même sur des aspects minimaux sans luttes offensives et une remise en cause de la propriété privée capitaliste
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Le vrai vote utile à gauche, c’est Vanessa Pedinotti ! Envoyer une travailleuse au Capitole, c’est la garantie d’avoir des élus de combat au conseil municipal qui soutiennent et organisent les mobilisations pour défendre les travailleurs et la jeunesse toulousaine.
Connu / https://bsky.app/profile/greubelinux.bsky.social/post/3mgalnw73p22c
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GREUBE HUMAINE @greubelinux.bsky.social
La liste « Demain Toulouse », menée par LFI, entend incarner une gauche « solide sur ses appuis » face au maire sortant et à Briançon, candidat du PS. Décryptage.
Municipales à Toulouse : Piquemal est-il une alternative à Moudenc et Briançon ?
Alors que le premier tour des élections municipales approche, la liste « Demain Toulouse », menée par le député insoumis François Piquemal, entend incarner une gauche « solide sur ses appuis » face au...
www.revolutionpermanente.fr
16:23 · 4 mars 2026
1 repost
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Ndlr : de vraies questions posées sur la police, l'armée, etc. Valoriser pour questionner. ACT
Par ex. :
- comment sortir du capitalisme et de l'armée, de la police au service du système capitaliste ?
- Peut-on se passer d'un système dual de transition tant que l'impérialisme règne dans de nombreux pays, notamment plus puissants que la France ?
- Etc.
Plongée dans cette France qui pourrait tout faire basculer - septembre, 2025
Lumir Lapray
Quand elle revient s’installer là où elle a grandi, dans un village de la plaine de l’Ain, Lumir se met à écrire. Le vieux du bout de la rue, ses potes, leurs parents, les gens qu’elle croise au PMU.. . Elle veut comprendre : ce qui les rend heureux, ce qui les met en colère, ce qui leur donne de l’espoir.
En faisant parler les siens, l’autrice dessine les contours du malaise qui gronde de plus en plus fort, un peu partout dans les campagnes françaises : l’impression de payer pour tout sans jamais avoir droit à rien ; le sentiment d’être incompris et méprisés par les gens qui comptent, là-haut ; la rage de ne pas arriver à offrir mieux à ceux qu’on aime – et la recherche de responsables, encouragée par le RN qui toujours se nourrit de l’impuissance, sans jamais proposer autre chose que la haine en réponse à la colère.
Lumir Lapray livre un portrait puissant et attachant de cette France qui se cherche et, ce faisant, menace de tous nous perdre. Et dessine en creux un chemin collectif et joyeux – qu’il ne tient qu’à eux, à nous, tous ensemble, de prendre…
Originaire de l’Ain, département rural et industriel, LUMIR LAPRAY est activiste, engagée pour la justice sociale et environnementale dans les campagnes françaises.