Publié Il y a 14 heures • 1,8K vues - 1 Comment
Après plusieurs semaines de silence, le député et co-fondateur de la Jeune Garde Raphaël Arnault prend la parole. Pendant plus d’une heure, à travers les questions de Soumaya Benaissa, il se livre en exclusivité à Blast. Ce qu’il s’est passé à Lyon, bien sûr, cette rixe qui a mené à la mort du militant néofasciste Quentin Deranque. Et puis l’instrumentalisation qui s’en est suivie, dans les espaces médiatiques et politiques, où exécutif et extrême droite ont avancé conjointement. Une offensive menée contre la gauche, contre l’antifascisme, dans une inversion de réalité poussée au paroxysme. Saturation avec de nombreux non-dits : l’histoire de la montée du fascisme, la violence politique, l’inaction des pouvoirs publics.
Journaliste : Soumaya Benaïssa
#RaphaelArnault #Antifascisme #Entretien Visibilité Publique
Vidéo remplacée 01/04/2026 09:39:23
CatégorieInconnu LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes
Durée1h 13min 29s
Le vrai ou faux La cellule Vrai ou faux, Armêl Balogog Du lundi au vendredi à 7h25, 11h25
Marion Maréchal, alliée du Rassemblement national, a affirmé que "la violence d'extrême droite dans notre pays n'existe pas", quelques jours après la mort du jeune identitaire Quentin Deranque à Lyon.
Article rédigé par Armêl Balogog Radio France - Publié le 20/02/2026 10:33
Un membre du GUD (Groupe Union Défense), groupe politique étudiant d'extrême droite français qui a été dissous en 2024, lors d'un rassemblement, à Paris, le 8 mai 2011. (JACQUES DEMARTHON: AFP)
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Les déclarations de Marion Maréchal sont totalement fausses, comme le Vrai ou Faux avait déjà pu l'expliquer en 2023. C'est même une réécriture de la réalité. L'ultradroite est toujours l'une des principales menaces terroristes en France, en "activité constante", selon une note du Centre de recherche de la gendarmerie nationale sur le panorama des mouvances radicales en France en 2025(Nouvelle fenêtre). La mouvance jihadiste est toujours la "menace terroriste principale en France", selon le CRGN, mais elle est suivie par les menaces d'ultradroite
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"dix projets" d'attentats de l'ultradroite avaient été "déjoués" ces dernières années. À titre de comparaison, l'ultragauche n'a commis aucun attentat ces dernières années et un seul attentat déjoué peut lui être imputé, selon les données du ministère de l'Intérieur – rapportées par le Vrai ou Faux en 2023 – complétées par les données plus récentes d'Europol(Nouvelle fenêtre).
D'ailleurs, dans son dernier rapport sur l'état de la menace terroriste en Europe portant sur l'année 2024 et qui s'appuie sur des informations envoyées par les pays membres, Europol ne rapporte aucune interpellation de membres de l'ultragauche pour des motifs terroristes les trois dernières années observées. Onze avaient été recensées en 2020 et 3 en 2021. Au contraire, 69 membres de l'ultradroite ont été interpellés dans le cadre d'enquêtes antiterroristes sur la même période, entre 2019 et 2024 : 7 en 2019, 5 en 2020, 29 en 2021, 16 en 2022, 4 en 2023 et 8 en 2024.
Des militants d'ultradroite davantage prêts à passer à l'acte
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paradoxe à souligner néanmoins. Selon les informations du service police-justice de franceinfo, les renseignements suivent jusqu'à deux fois plus de militants d'ultragauche que de militants d'ultradroite (2 000 à 3 000 pour les uns, contre 1 500 pour les autres). Néanmoins, les militants d'ultragauche ne sont pas tous prêts à passer à l'acte, alors que les militants d'ultradroite le sont, ils sont aussi plus violents et plus armés.
D'ailleurs, l'ultradroite s'en prend principalement aux personnes, aux immigrés, aux militants de gauche, faisant des morts et des blessés, alors que l'ultragauche, elle, s'en prend principalement aux biens matériels, notamment pendant des manifestations
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Les seules violences physiques de l'ultragauche ciblent l'ultradroite, alors que l'inverse n'est pas vrai.
Six morts imputées à l'extrême droite depuis 2022
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En réduisant le champ aux faits réalisés par des personnes se revendiquant nationalistes, identitaires ou d'extrême droite, et dont le discernement n'était pas aboli au moment des faits, la chercheuse Isabelle Sommier, spécialiste des mouvements sociaux et de la violence politique et professeure de sociologie politique à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, explique à franceinfo que six meurtres peuvent être imputés à l'extrême droite depuis 2022 : ceux de Federico Martin Aramburu, des trois militants kurdes, d'Éric Casado-Lopez et d'Hichem Miraoui.
En comparaison, l'ultragauche n'est soupçonnée que d'une seule mort ces quatre dernières années, celle de Quentin Deranque.
L'extrême droite a tué 10 fois plus que l'extrême gauche en 40 ans
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ajouter à cela toutes les attaques qui ont fait des blessés sans tuer personne et tous les projets d'attaques qui ont été déjoués. "Les agressions politiques sont pour plus de 60% le fait de la droite radicale et ont connu une progression considérable en moins de dix ans. Alors qu’elles représentaient un quart des violences de l’'ultradroite' avant 2017, elles en constituent aujourd’hui plus de la moitié", analyse encore la chercheuse qui note une recrudescence de la violence politique de la droite radicale depuis la candidature d'Éric Zemmour à l'élection présidentielle de 2022.
"Cette montée des agressions à visée idéologique est également notable, mais dans une moindre proportion, de la part de la gauche radicale, responsable de 25 % d’entre elles entre 2017 et 2026", compare Isabelle Sommier avant de conclure : "Cette évolution est globalement inquiétante et n’augure rien de bon pour la campagne présidentielle à venir."
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Vidéo tirée du stream du 17/02/2026
Le Café Rhétorique, c'est mon rendez-vous Twitch du matin ! Tous les lundi, mercredi et vendredi à 09h00 sur / clemovitch !
Programme :
00:00 : Intro
00:22 : Les faits (au 17 février à midi)
07:45 : Nemesis
10:13 : Quentin Deranque
12:17 : Le récit de l'extrême droite
15:39 : Cadre interprétatif : ce qu'est la violence d'extrême droite aujourd'hui
28:40 : Conclusion
Montage réalisé par Pemf : https://bsky.app/profile/pemf.bsky.so...
Miniature par Boidin : https://bsky.app/profile/boidin.bsky....
115 commentaires
Épinglé par @Clemovitch @Clemovitch il y a 39 minutes
Cette analyse a été enregistrée le 17 février, avant l’interpellation de Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault, député insoumis. Il appartient désormais à LFI de prendre la parole. Pour le reste, ce fait ne change rien aux conclusions étayées dans cette vidéo.
Un grand merci d'avance aux modérateurices des commentaires qui font un travail difficile pour les rendre un minimum lisibles.
Bon visionnage.
Tr. ...
Livre / violences politiques ... 53 personnes dt 90% mortes /l'extrême droite personnes racisées ... Paris est Nazi ... Lyon est Nazi ... 2023, St-Brévin maison incendiée après harcelé ... meurtres racistes ... centre culturel kurde attaqué ... Ismaël ? ... groupuscules néofascistes ...
Édito
La radicalisation des formations politiques, de plus en plus attirées par les extrêmes, ne peut se comprendre sans évaluer l’effet de l’offre politique. Les partis ne se contentent pas de refléter l’opinion : en imposant certains thèmes, en hiérarchisant les enjeux, ils modifient les attentes, élargissent ou restreignent le champ du pensable. C’est pourquoi le travail programmatique ne saurait être relégué au second plan : il ne s’agit pas d’un simple habillage d’une identité supposée immuable, mais d’un levier de transformation du débat public.
L’actualité américaine illustre les conséquences concrètes de cette dynamique. La réélection de Donald Trump consacre l’efficacité électorale d’une stratégie anti-establishment qui déstabilise les institutions. L’assassinat de la députée démocrate Melissa Hortman et de son mari, ainsi que la tentative de meurtre contre le député John Hoffman, signalent une escalade dans la violence politique. Pour Pedro Soriano, ces événements doivent faire réfléchir, au-delà de la place de la violence politique dans l’histoire américaine, sur les risques pesant sur la tenue même des élections de mi-mandat. Ce climat de tension croissante souligne à quel point les partis sont aussi des régulateurs de conflictualité, ou au contraire des amplificateurs de la radicalisation.
En France, la proposition de Boris Vallaud de créer une « académie Léon Blum », lieu de formation militante et de production d’idées, signale, en creux, un manque évident d’investissement dans les débats de fond. Pourquoi les partis auraient-ils perdu leur capacité à « se mettre au travail » ? Les débats stratégiques dominent trop souvent, reléguant l’élaboration programmatique à une fonction secondaire, subordonnée aux jeux de personnes et d’alliances. Le congrès socialiste de Nancy a donné lieu à un débat révélateur à cet égard. Jean-Louis Missika y voit un exercice à vide, miné par l’obsession tactique. Des jeunes militants lui répondent en invoquant leur engagement concret et les discussions de fond menées dans leurs fédérations et au cours du congrès lui-même. Pour eux, c’est une vue cavalière que de considérer que les vrais sujets ont été esquivés, sans même prendre la peine de rendre compte de ce qui s’est vraiment dit au cours de ce congrès. Pour prolonger l’échange, Jean-Louis Missika s’interroge sur la hiérarchie des sujets traités : à quoi bon débattre si l’on n’aborde pas franchement la question politique du moment — en l’occurrence, l’ambiguïté stratégique à gauche et le maintien d’une culture de gouvernement dans le parti.
.@clemovitch
« Christophe Castaner continue de relayer une parole mensongère, selon laquelle il n’existe pas de violences policières »
Des gilets jaunes aux banlieues : violence politique et racisme systémique. Ma chronique, dans @cliquetv, en présence d’Assa Traoré.
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9:07 PM · 8 juin 2020·/ Clément Viktorovitch - CLIQUE, 20h25 en clair sur C+
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