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16 octobre 2025, Sébastien Lecornu, le « moine-soldat » d’Emmanuel Macron, est toujours premier ministre. À dix-huit voix près, la motion de censure contre son gouvernement et son budget n’a pas été adoptée à l’Assemblée nationale : les député·es du Parti socialiste (PS), à une écrasante majorité, ne l’ont pas votée.
Le PS, qui a obtenu une suspension de la réforme des retraites jusqu’à l’élection présidentielle de 2027, fait désormais le « pari » de changer le budget qui sera discuté dans les prochaines semaines. Entre les socialistes et le reste de la gauche, c’est un véritable schisme qui se joue sous nos yeux.
À quoi ressemble ce budget ? Que peut arracher le PS ? Est-ce l’acte de décès définitif du Nouveau Front populaire, cette coalition formée au moment des législatives de 2024 ? En cas de dissolution de l’Assemblée, et en vue de la présidentielle, les gauches partiront-elles en ordre dispersé face à l’extrême droite ?
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.
Nos invité·es :
- Gabrielle Cathala, députée insoumise du Val-d’Oise ;
- Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val-d’Oise ;
- Mathieu Dejean, journaliste à Mediapart ;
- Mathias Thépot, journaliste à Mediapart.
0:00 Introduction
2:05 Grâce au PS, Lecornu évite la censure
13:30 Budget 2026 : en avant l’austérité
18:03 Les négociations entre le PS et Lecornu
33:23 Budget : la fracture des gauches
46:38 Retraites : l’arbre qui cache la forêt ?
49:15 Les prochaines élections
54:11 Le programme du NFP
110 k abonnés - 498 vues - 46 commentaires
Conférence de presse | 2025
Rendez-vous ce mardi 21 octobre à 10h30 pour suivre en direct le Point Presse Hebdo du groupe parlementaire La France insoumise avec Mathilde Panot
Tr.: ...
parkings des hôpitaux payant ... PPL pour leur gratuité le 27/11, celle du RN = ENTOURLOUPE (10 places de parking dans 30 ans) ...
56,2 k abonnés - 992+ - 8970 vues - 295 commentaires
Eric Coquerel était l'invité des 4V le mardi 21 octobre 2025, pour revenir sur la première journée de l'examen de ce budget en commission des Finances.
82,1 k abonnés - 3k+ - 45 300 vues - 706 commentaires
Le site ON NE VEUT PLUS : https://onneveutplus.fr/
Groupe Télégram : https://t.me/On_Ne_Veut_Plus
La table ronde avec Manuel Bompard, Samuel Meegens (CGT Nord), Dr Zoé, Sarah Rami (La Jeunesse Communiste) sur la chaîne YouTube @OnNeVeutPlus : • Le 10 SEPTEMBRE, on DÉGAGE MACRON ! Et apr...
Dernière vidéo sur la chaîne personnelle de Padu : • POURQUOI la BOURGEOISIE DÉTRUIT la SCIENCE ?
Dernier numéro de Positions Revue, #7 Pénurie d'Etat et état de pénurie : https://positions-revue.fr/category/p...
Tr.: ...
campagne pour virer le PS ...
s'engouffrer dans la brèche ... faire en sorte que LFI ne fasse pas les toquards. C'est dans la bonne voie mais c'est pas gagné ...
Énergie - Durée de lecture : 5 minutes - Pollutions Forêts tropicales
Les autorités environnementales du Brésil ont approuvé le 20 octobre l’exploration pétrolière au large de l’Amazonie. Une décision qui, à quelques jours de la COP30, expose les ambiguïtés de Lula sur la question climatique.
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L’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables (Ibama) a approuvé le 20 octobre le début de perforations pour la recherche de pétrole sur le site de Foz do Amazonas, situé à 500 km de l’embouchure du fleuve Amazone.
La Petrobras, entreprise publique d’exploitation pétrolière, a donc le feu vert pour s’assurer dès aujourd’hui que la zone contient des hydrocarbures en quantité suffisante pour lancer une exploitation commerciale.
Une éventualité très probable, puisque la région de la Marge équatoriale, aire côtière de plus de 2 200 km de large où se trouve Foz do Amazonas, présente des caractéristiques similaires aux littoraux de pays voisins tels que le Suriname, la Guyane française et le Guyana, devenu en quelques années détenteur des plus grandes réserves de pétrole brut au monde. Selon le ministère brésilien des Mines et de l’Énergie, la Marge équatoriale pourrait contenir jusqu’à 10 milliards de barils.
Une énième menace sur l’Amazonie
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l’Ibama lui-même note la menace que l’exploitation de pétrole représentera pour la population de lamantins, ces gros mammifères aquatiques déjà menacés d’extinction, tout en pointant que les possibles effets sur les populations indigènes environnantes ont été tout simplement ignorés.
« Il s’agit d’une région très spéciale, où l’océan Atlantique rencontre la forêt. On y trouve par exemple un écosystème récifal [dominé par des récifs coralliens], très sensible à n’importe quel type d’activité, ainsi que des mangroves, d’où bon nombre de populations locales tirent leurs moyens de subsistance », explique Mariana Andrade, en charge de la section océans de Greenpeace Brésil.
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En bref — Énergie
Au Havre, TotalEnergies va devoir démanteler son terminal méthanier - 20 octobre 2025 à 15h19
Durée de lecture : 1 minute
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Jeudi 16 octobre, le tribunal administratif de Rouen a donné raison à l’association Écologie pour Le Havre, qui contestait le maintien de ce bateau exploité par TotalEnergies, pour réceptionner du gaz naturel liquéfié (GNL).
Ce gigantesque tanker, mis en service en octobre 2023, était censé sécuriser l’approvisionnement énergétique du pays à l’époque de la guerre en Ukraine. Or, comme l’a observé le tribunal, ce terminal méthanier flottant est inutilisé depuis août 2024.
« La loi autorisait le terminal, à la condition d’une menace grave sur l’approvisionnement en gaz. Mais aucun signe ne témoigne aujourd’hui d’une telle urgence », explique Pierre Dieulafait, le président de l’association dans le Monde.
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Connu / TG le 17/10/25 à 17:43
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🥳 VICTOIRE LOCALE CONTRE TOTALENERGIES
Au Havre, TotalEnergies est sommée par la justice de désinstaller son controversé terminal méthanier flottant. Dès l'annonce du projet en septembre 2022, le collectif Climat du Havre (https://agir.greenvoice.fr/petitions/pour-la-desinstallation-immediate-du-terminal-methanier-du-havre) s'est mobilisé corps et âme pour faire annuler ce projet. A Greenpeace France, nous avons soutenu les militant·es sur place dans cette bataille juridique et médiatique, en partageant des données tirées de nos expertises scientifiques, en faisant une action de perturbation (https://media.greenpeace.org/C.aspx?VP3=SearchResult_VPage&STID=27MZIFJFVZCFS) sur le méthanier.
Il y a un peu d'une année, avec les camarades des GL de Rouen, nous étions de nouveau sur place pour le procès des activistes (https://www.greenpeace.fr/espace-presse/victoire-pour-greenpeace-le-tribunal-du-havre-relaxe-les-activistes-de-laction-contre-le-terminal-methanier-flottant-cape-ann/#:~:text=Le%20tribunal%20judiciaire%20du%20Havre,dans%20le%20port%20du%20Havre.) - qui ont d'ailleurs été relaxé·es ❤️
Nous communiquerons lundi après avoir fait le lien avec le collectif - je vous enverrai ça aussi !
👉 + d'infos sur ce fil (https://t.me/agir_pour_le_climat) https://t.me/agir_pour_le_climat
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Connu / TG le 11/10/25 à 16:44
Connu / TG le 17/10/25 à 22:15
Publié le 16 octobre 2025 - Nucléaire
La Direction de l’expertise en sûreté de l’ASNR, autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, vient de rendre public un avis d’expertise accablant sur le projet d’EDF sur la centrale de Gravelines.
Aux risques déjà identifiés de submersion et d’inondations de la centrale s’ajoute désormais le risque de tassements et de liquéfaction du sol. Censé soutenir le poids des nouveaux réacteurs EPR2, le sol présente des “caractéristiques mécaniques médiocres”, posant un défi technique sans précédent concernant la robustesse des fondations dans le temps et face aux aléas sismiques pouvant compromettre la sûreté nucléaire.
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Pauline Boyer, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France. “Cela démontre une nouvelle fois la précipitation d’EDF qui fonce tête baissée dans ses projets de construction de nouveaux réacteurs à Gravelines.”
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L’avis estime que le renforcement envisagé du sol du site de Gravelines constitue “un défi technique majeur” et que le système proposé par EDF est “d’une ampleur sans précédent, d’une grande complexité et sans retour d’expérience représentatif en France et à l’international”.
➡️ Greenpeace a produit un document analysant les principaux éléments listés par l’ASNR
Télécharger l’analyse de Greenpeace France
Un coup dur pour EDF
... construite sur un polder ... démontrait qu’en 2100 et 2120, l’ensemble du site de la centrale de Gravelines pourrait se retrouver temporairement sous le niveau de la mer.
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"... décision la plus raisonnable : arrêter de vouloir construire à tout prix des réacteurs, d’autant plus sur un site aussi vulnérable et inadapté, et investir cet argent dans sa filière renouvelable”
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au cœur d’une zone cumulant les risques (submersion, inondation, inadaptation du sol, évènements climatiques extrêmes…). La plateforme de 11 mètres sur laquelle seraient juchés les EPR2 pour tenter de les protéger face aux risques de submersion et d’inondations (ce que Greenpeace remet toujours en question) rend la tâche encore plus difficile.
Après les déboires du béton destiné à la construction du futur EPR2 de Penly, c’est encore une fois une preuve de l’amateurisme d’EDF à vouloir construire des EPR2 dans des zones inadaptées sans avoir au préalable réalisé d’analyse de risques robuste.
Clés : #EDF #EPR2 #Gravelines #Nouveau nucléaire #Nucléaire
Connu / TG le 14/10/25 à 15:08
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Hier (lundi) à Dunkerque, nous avons assisté à un déchargement d'uranium enrichi en provenance de Russie, preuve que le commerce radioactif entre EDF et Rosatom continue malgré la guerre en Ukraine qui fait rage depuis plus de 3 ans et demi et les multiples sanctions commerciales et économiques adoptées par l'UE et la France.
Nous avons envoyé un communiqué de presse aux médias
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Zoom
Les forêts tropicales du Queensland, autrefois puits de carbone, sont devenues des émetteurs nets de CO 2 , selon une étude scientifique. Ce basculement inédit dans le monde pourrait se reproduire ailleurs plus rapidement que prévu, en raison du réchauffement climatique.
Climat Environnement
La décomposition des arbres morts dans les forêts du Queensland dépasse désormais la capacité d'absorption de CO2 des arbres en croissance, selon des chercheurs. (Wendy Townrow/iStock)
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Connu / mel de Vert.eco
Les niveaux de dioxyde de carbone battent des records en 2024 | Organisation Météorologique Mondiale
D’après le bulletin annuel de l’Organisation météorologique des Nations unies (OMM) publié mercredi, la concentration de dioxyde de carbone (CO2) a connu en 2024 sa «plus forte hausse dans l’atmosphère depuis le début des mesures en 1957». Les deux autres principaux gaz à effet de serre (GES), méthane (CH4) et protoxyde d’azote (N20), ont également atteint de nouveaux records de concentration dans l’atmosphère.
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En cause, l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, qui affaiblit la capacité des forêts et des océans à absorber le carbone.
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Connu / https://vert.eco/articles/un-cercle-vicieux-du-climat-la-concentration-mondiale-de-co2-dans-latmosphere-a-atteint-un-niveau-record-en-2024
Tribune
... refonder l'État, à partir du principe de subsidiarité, c’est-à-dire de l'idée qu'il faut partir du bas et donner à chaque échelon, identifiable, une part claire, et libre de responsabilité.
Avant-guerre, un discret colloque s’était tenu en 1938 à Paris autour de l’essayiste et journaliste américain Walter Lippmann. Rassemblant parmi les plus grands jeunes penseurs de l’économie de son temps, de Ludwig Von Mises, Friedrich Hayek à Raymond Aron, son fil directeur était clair : désétatiser l’économie et la société. L’histoire a freiné le projet : à partir de 1945, la reconstruction s’est faite autour d’un étatisme assumée dans la lignée de l’économie de guerre, et autour de valeurs de justice incarnées dans les systèmes de sécurité sociale.
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Il a fallu attendre la démission en 1969 de Charles de Gaulle pour qu’un fonctionnaire influent et brillant, Jacques Rueff, jeune cheville ouvrière dudit colloque Lippmann, libère sa vision et inspire, des coulisses de l’État profond, une nouvelle approche politique, en totale rupture avec le gaullisme, autour des figures de Georges Pompidou et de Valéry Giscard d’Estaing. L’ère de Thatcher et de Reagan allait finir d’emporter l’affaire, « la pause » de la politique de la gauche 83, deux ans après 1981, n’ayant toujours pas refermé une parenthèse que Maastricht a définitivement enterrée.
Redéfinir l'État
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néolibéralisme à la française, concentrant l’action de l’État sur la finance et la banque, avec une porosité certaine de casting entre Bercy et la haute banque, tandis que le deal mondial pour faire de la Chine l’atelier du monde allait initier un autre engrenage : la désindustrialisation choisie, qui allait paupériser la classe et les sites productifs, créer la précarité sociale, amplifier le chômage et faire baisser le taux d’activité, exigeait une solution pour apaiser le bas du corps social, décupler les onguents sociaux, et combler les déficits de recettes : la dette. Or jaillit une opportunité : l’abandon du circuit du Trésor, c’est-à-dire du financement par la monnaie des déficits, et sa substitution par le placement sur les marchés financiers privés des bons du Trésor. Il allait permettre désormais de tirer la dette de manière exponentielle. Le malade allait pouvoir être mis sous perfusion, et les doses augmenter, avec les dépenses croissantes de transferts sociaux, tandis que l’appareil productif, seule source de valeur durable, déclinait.
À LIRE AUSSI : "L'image de l'État central n’a cessé de se dégrader auprès des Français : il n'est plus une référence mais un problème"
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Sans objectifs, sans alignement sur l’idée d’un rayonnement de la Nation et d’une conquête intérieur du progrès et du développement, la haute administration a vu alors sa pensée se rétrécir et se nécroser. Oubliés les Delouvrier, les Boiteux, les Massé, Uri, Nora, grands seigneurs de l’administration.
À LIRE AUSSI : Pour refonder la France après la crise, l'exécutif doit mettre en oeuvre un nouveau Plan
Plus de maréchaux d’Empire : désormais, ce sont les sauts de puce de carrière, et le « pas de vague » qui l’emportent dans une administration dont les dirigeants s’auto-ligotent et s’anémient. L’équation financière globale quant à elle, ramène à des coups de rabots perpétuels, de plans de modernisation en plans de transformation, qui ne finissent pas de se ressembler, et qui in fine ne restructurent rien, et n’impriment pas. Mais ce n’est pas grave : la dette pallie ces absences de choix.
À LIRE AUSSI : Frédéric Masquelier : "Le fédéralisme n’est ni une utopie ni un luxe, c’est une urgence politique"
Ces temps sont finis. Pour deux raisons : la dette n’est plus soutenable ; la fin de la mondialisation, et la nouvelle géopolitique, exigent des État solides. L’ère d’une re-densification de l’administration est venue. La somme des dysfonctionnements et des mauvaises pratiques appelle désormais bien plus qu’une réforme : une refondation des pratiques et une reconfiguration des mentalités. Cela passe par deux axes : le retour à la pleine responsabilité des grands dirigeants publics, qui doivent redevenir des décideurs, et cesser de se cacher derrière des normes et des procédures. La redécouverte du principe de subsidiarité dans la société de l’IA et des réseaux : c’est-à-dire partir du bas et donner à chaque échelon, identifiable, une part clair, et libre de responsabilité.
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Ndlr : "désétatiser" renvoie au libéralisme économique. La neutralité convoquée à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?bkOHyw est donc une belle "fumisterie... Dénoncer ACT
Transformer le management et la gestion publique.
60, rue Violet, 75015 PARIS +33 7 54 84 92 89 - contact@refondationpublique.fr
... association loi 1901 visant à l’intérêt public, en promouvant le changement dans la conduite du management public et de l’exercice par les hauts décideurs des responsabilités publiques, dans une éthique de responsabilité incarnée en actes.
Elle est composée de membres actifs, elle est également dotée d’un collège d’orientation de ses activités composé de membres académiques issus du monde de l’éducation, et de personnalités qualifiées issues du monde de l’administration, de l’économie et de l’entreprise. Leur sélection est soumise à l’avis d’un conseil scientifique garantissant neutralité et excellence qui sont les valeurs fondamentales de l’Institut.
L’institut propose un certain nombre de formations destinées aux hauts potentiels, l’association organise tous les ans un colloque : « Solutions Publiques » ou des intervenants professionnels viennent exposer et confronter leurs solutions pour une meilleure efficacité des actions de l’état et des collectivités locales au service des citoyens.
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La charte de neutralité
... espace politiquement neutre et un outil non partisan. Il ne prône aucun principe sur le degré souhaitable de l’interventionnisme public, ne propose aucune option idéologique sur l’intensité redistributive, ne présuppose aucune vertu théorique aux différentes formes de gestion. Il forme à l’usage d’outils efficaces de transformation, qui pourront être acceptés, refusés, réorientés selon les choix collectifs opérés par les responsables publics dûment mandatés. Il n’y a aucune voie unique de transformation mais des chemins empruntables, dont seul le réalisme doit nourrir les critères d’évaluation. Les propositions et recettes effectives se mesurent à une seule aune : le déverrouillage du changement pour une administration tonifiée et alerte, la capacité à mobiliser dans un esprit de responsabilité et d’économie des moyens, qui ne sont pas illimités, et in fine l’obtention de résultats probants.
Le Conseil Scientifique et Académique de l'IRP
... a la charge de veiller à la qualité des formations proposées et de superviser les travaux de l’Open Lab des Solutions Publiques.
Michel Derdevet est Président du think tank Confrontations Europe et de la Maison de l’Europe de Paris, vice-président exécutif en charge de la communication, des affaires publiques et institutionnelles de Naarea. Ancien membre des cabinets des ministres de l’industrie, et des relations avec le Parlement, et successivement délégué général adjoint aux affaires communautaires d’EDF, membre du comité exécutif d’ENEDIS, Secrétaire général de RTE, il est depuis 2006 maître de conférences à Sciences Po Paris et, depuis 2011, professeur au Collège d’Europe à Bruges
Ingénieur de Ponts et Chaussées et ancien élève de l’ENA, Christian Martin est successivement ancien président de la chambre régionale des comptes d’Ile de France, Conseiller-Maître à la Cour des Comptes, Directeur Adjoint de cabinet du Ministre de l’Agriculture, et Directeur de Cabinet du Ministre des Relations avec le Parlement, Porte Parole du gouvernement, maire de Draguignan et Conseiller Régional de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Les intervenants et enseignants
Cette initiative est portée et soutenue par plusieurs acteurs de premier plan (universitaires, personnel politique, membres de l’administration) qui souhaitent favoriser une amélioration rapide et visible du management public dans notre pays.
Plusieurs enseignants chercheurs universitaires ainsi que des professionnels en activité sont mobilisés par l’équipe de l’IRP afin de donner aux stagiaires et étudiants les clefs de la transformation publique que ce soit dans le programme diplômant ou dans les programmes courts, dont certains reprennent en partie les éléments et interventions du programmes diplômant.
- La pédagogie des différents programmes est conçue et dirigée par Régis Passerieux président de l’IRP et fondateur de l’Executive Master.
Directeur de Programme
Administrateur de l’Etat, ancien Commissaire à la transition industrielle, écologique et énergétique de la zone Fos-Berre, ancien avocat en droit public économique et maire d’Agde, ancien directeur de la prospective et de la stratégie de l’Institut des Hautes Etudes du ministère de l’Intérieur.
Bibliographie - Philippe CATTELAT
Consultant en stratégie de marque pour plusieurs établissements d’enseignement supérieur. Il a dirigé pendant 17 ans plusieurs grandes écoles au sein du groupe OMNES Education en particulier HEIP (Hautes Etudes Internationales et Politiques) et le CEDS (Centre d’études Diplomatique Spécialisé). Il gère depuis quelques années, des opérations de consolidation entre des écoles indépendantes et les grands groupes d’enseignement supérieur. - Richard AMALVY, Directeur de Programme Adjoint
Directeur académique et enseignant en management public (HEIP), enseignant en design stratégique et branding (Université de Bourgogne), ancien dirigeant d’ONG internationales, ancien consultant stratégique (Banque mondiale, OCDE, AIEA). Ancien adjoint au maire de Castres et vice-président de l’agglomération Castres-Mazamet (2001-2008) - André VALLINI
Avocat, maire de Tullins et président du conseil général de l’Isère jusqu’en 2014, ancien secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale, puis secrétaire d’Etat au développement et à la Francophonie. - Yves SHEINFEGEL
Délégué interministériel à l’accompagnement des territoires en transition énergétique, auprès du ministre de l’industrie. Ancien sous-préfet, sous-directeur des établissements, des dotations et des compétences au ministère de l’Agriculture) et sous-directeur de la gestion du réseau autoroutier concédé au ministère de l’Ecologie). Il a été directeur départemental des territoires en Seine-et-Marne en Haute-Garonne. Président du groupement des directeurs départementaux des territoires et de la mer de 2018 à 2022. - Jean-Marc PEYRICAL
Avocat, docteur en droit public, Maître de Conférences des Universités, directeur de deux Masters en droit européen et droit des achats publics à l’Université de Paris-Saclay, responsable de la formation droit public à l’Ecole de formation du Barreau, président de l’Association pour l’achat dans les services publics. - Stéphane RODER
a fondé en 2018 AI Builders, société de conseil en Intelligence Artificielle après avoir déployé dans le monde entier dans de grandes entreprises des solutions d’optimisation et de classification des dépenses basées sur de l’Intelligence Artificielle. Créateur de plusieurs start-ups à succès après avoir travaillé dans l’industrie des Telecoms, il est ingénieur Telecom ParisTech 92 et diplômé de Stanford et Coursera en Machine Learning et Deep Learning. Stéphane Roder est professeur à l’Essec et Expert auprès de la Fondation Jean Jaurès - Pierre BOULOGNE
Directeur général d’Avangarde Consulting, cabinet de conseil spécialisé dans le digital et la cybersécurité, ancien manager Cap Gemini Sogeti, et senior manager IT and strategy Accenture. - Stéphane ROZES
Président de Cap (Conseils, analyses et perspectives), il accompagne, depuis 2009, des présidences et directions générales de grandes entreprises nationales et internationales, des États et des collectivités territoriales sur leurs stratégies d’opinion et de transformation en les aidant à construire une cohérence entre leurs identités, leurs messages et leurs conduites. Ancien directeur général de l’institut de sondages CSA, Il a confidentiellement collaboré avec l’Elysée sous les présidences Chirac, Sarkozy et Hollande. Stéphane Rozès est, depuis 1990, maître de conférences à Sciences-po Paris et a enseigné à HEC de 2009 à 2011. - Aurélie CHENINA
Docteure en droit public, enseignante en droit des contrats publics, ancienne directrice générale des services de collectivités territoriales, ancienne acheteur APHP - Mathilde AUBINAUD
Directrice chez HAVAS en charge du développement de l’observatoire « transformation positive » #NEWDEAL, ancienne coordinatrice du think tank « Confiance & Gouvernance (Deloitte France) et responsable éditoriale web du ministère de l’Economie et des Finances. - Arnaud BENEDETTI
Spécialiste en communication politique, chroniqueur régulier dans de nombreux médias audiovisuels d’actualité (BFM, CNews, LCI…..), auteur, rédacteur en chef de la Revue Politique et Parlementaire, ancien directeur des relations institutionnelles du CNRS et de l’INSERM. - Thierry VINCENT
Directeur pédagogique du MBA Management de la Transition Énergétique du pôle Léonard De Vinci – Executive éducation. Ancien Responsable de l’innovation de l’agence de l’environnement de la Région Ile-de-France. - Ilaria CASILIO
Vice-présidente de la Commission nationale du débat public, maîtresse de conférence à l’Université Gustave EiDel, ancienne co-présidente de l’autorité de participation de la région de Toscane - Robin DEGRON
Conseiller à la Cour des Comptes, ancien élève de l’ENA, directeur du Plan bleu Méditerranée, professeur associé Sorbonne universités habilité HDR, auteur de plusieurs ouvrages. - Alexandre LEMIERE
Avocat associé Cabinet Osborne Clark au sein duquel il dirige le pôle public à Paris (réglementaire – regulatory / contrats publics / droit public économique / propriétés publiques / urbanisme & aménagement) - Nadia TERFOUS
Directrice de cabinet, Groupe Axian, ancienne directrice générale d’Economics of Mutuality Solutions, ancienne associée chez McKinsey & Company - Bruno ROCHE
Ancien « chief economist » du groupe MARS, directeur de la fondation One SOCIETY à Genève. - Selma ZOUANATE
Diplômée en management entrepreneurial et sciences de gestion, elle assure depuis plus de 12 ans des activités de conseil en gestion de patrimoine. - Philippe REILLER
Journaliste indépendant, secrétaire général de l’Association de la Presse ministérielle, membre du comité éditorial de la Revue politique et parlementaire, ex-rédacteur en chef de La Lettre de L’Expansion, ancien enseignant à l’Institut Catholique de Paris et à HEIP - Colin MEYER
Ancien professeur en matière de Management Studies à la Saïd Business School de l’Université d’Oxford. Il a été le doyen de cette Business School de 2006 à 2011.
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?xs-wSQ
Ndlr : avec de tels CV comment imaginer une neutralité ?! Dénoncer ACT
Mobilité / Transports - octobre 2025
Longtemps considérée comme allant de soi, la marche était peu mesurée et rarement intégrée aux politiques publiques de mobilité. Une étude inédite, pilotée par l’ADEME, vient combler ce vide : elle chiffre pour la première fois ses bénéfices socio-économiques, qui atteignent des montants importants.
Marche : de quoi parle-t-on ?
...
plusieurs formes de mobilité, que l’étude de l’ADEME a pris soin de distinguer pour mieux les mesurer. La plus évidente est celle des déplacements à pied « de point à point », c’est-à-dire pour aller au travail, à l’école, faire ses courses ou encore se rendre à un rendez-vous. Cette catégorie inclut aussi la « marche intermodale », à savoir les trajets pour rejoindre un bus, une gare ou simplement sa voiture garée un peu plus loin (oui ça compte !). Viennent ensuite la marche de loisir, de sport ou encore de randonnée, qui répondent à une recherche de bien-être, d’activité physique ou de détente. Enfin, il existe une forme de marche plus discrète, mais considérable par son volume : la marche dans les espaces privés. Ce sont tous les pas effectués au quotidien à l’intérieur d’un logement, d’une entreprise, d’un centre commercial ou d’un parking (ça aussi ça compte). En intégrant ces trois dimensions, l’étude de l’ADEME propose pour la première fois une vision complète et réaliste de la marche comme pratique quotidienne, qu’elle soit utilitaire, récréative ou simplement ordinaire. Alors… comment marchent les Français ?
Les Français marchent en moyenne plus d’une heure par jour
L’ADEME s’appuie sur l’Enquête Mobilité des Personnes 2019 et l’Enquête Emploi du temps de l’INSEE (2010) pour dresser un panorama précis de la marche en France. On y apprend ainsi qu’en moyenne, un Français marche 1h12 par jour, soit :
- 12 minutes pour ses déplacements à pied,
- 18 minutes pour la marche de loisir, la randonnée ou le sport,
- 42 minutes dans les espaces privés.
Cela représente 3,5 km parcourus quotidiennement, dont 0,8 km pour les déplacements, 1,2 km pour les loisirs et 1,5 km dans les espaces privés. Ces chiffres constituent un minimum, car les récentes enquêtes GPS montrent que les déplacements à pied restent largement sous-recensés dans les enquêtes traditionnelles.
La marche, un impensé des politiques publiques
...
La marche, un trésor caché : 57 milliards d’euros par an
...
si la part de la marche passait de 24 % à 30 % des déplacements (un niveau déjà atteint dans les années 1990), on pourrait ajouter 35 milliards d’euros supplémentaires par an à ce résultat.
D’où viennent ces bénéfices socio-économiques ?
... la santé et la productivité ... réduisent les risques de maladies chroniques (cardiovasculaires, diabète, obésité) tout en gagnant en espérance de vie ... éviter 10 500 décès prématurés chaque année
...
Moins de circulation motorisée, c’est moins d’entretien de voirie, moins d’aménagements lourds et coûteux, moins de nuisances à réparer, des espaces publics plus sûrs, plus inclusifs, végétalisés, plus attractifs contribuant fortement à la qualité de l’expérience urbaine de nos villes. L’étude chiffre ces économies à 7,5 milliards d’euros par an
...
Viennent ensuite les externalités positives, autrement dit les effets bénéfiques pour l’environnement et la qualité de vie
...
Quelles pistes d’actions pour inciter les Français à marcher ?
...
rendre la marche visible et sûre. Cela passe par des aménagements concrets : trottoirs continus et accessibles, zones piétonnes étendues, traversées sécurisées et surtout, la protection des abords des écoles
...
rapprocher les lieux de vie et d’activité : commerces, écoles, services publics, transports. C’est ce que les urbanistes appellent la mixité fonctionnelle : une ville où tout est accessible à pied devient naturellement plus « marchable ». Cette proximité profite à la fois à la santé des habitants, à la vitalité économique et à la réduction des émissions de CO2.
Aménager l’espace public : une démarche au long cours (mais qui paie)
...
Paris arrive en tête du classement national : 52,3 % des déplacements y sont effectués à pied ... Vichy, par exemple, atteint plus de 44 % ... comparable à celui de Lyon ou Nice ... Cherbourg, Arras et Annemasse affichent également des parts modales de la marche comprises entre 43 % et 45 % ... Sète ... 40%
...
la persévérance paie
...
le taux de vacance commerciale descend souvent sous la barre des 5 % contre plus de 15 % dans les villes dominées par la voiture. ... stratégie de santé publique et de cohésion sociale ... investissement rentable pour la société française.
L’étude de l’ADEME : des chiffres solides, une démarche transparente
... une méthode rigoureuse et une exigence de transparence. Près de 130 publications scientifiques ont été mobilisées et l’ADEME a fait appel à un comité d’experts pluridisciplinaire, réunissant des représentants des ministères de la Santé et des Transports, ainsi que des associations spécialisées comme Rue de l’Avenir ou l’ONAPS (Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité). Chaque hypothèse, chaque source, chaque calcul est documenté, dans un souci d’ouverture et de rigueur scientifique. Ce travail ne prétend pas tout figer : il pose les premières bases d’un bilan socio-économique de la marche en France destiné à être enrichi et affiné au fil du temps. ... rendre visible ce qui jusqu’ici, ne l’était pas : la valeur économique et sociale d’un geste aussi simple que marcher.
En savoir plus
- Lire l’étude « Mobilité à pied et bilan socio-économique de la marche »
- Lire l’article « Mobilité des enfants : pour leur santé, changeons de regard sur leurs trajets »
- Visionner la vidéo « Les co-bénéfices de la marche »
- Lire l'étude « À pied d'œuvre. Mettre les piétons au cœur de la fabrique des espaces publics. Comment aménager les espaces publics pour redonner une place centrale aux piétons »
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Neurosciences
L'Amazonie : irremplaçable et terriblement vulnérable
L'Amazonie stocke environ 123 milliards de tonnes de carbone, ce qui en fait l'une des « réserves de carbone » les plus importantes de la planète, essentielle dans la lutte contre la crise climatique.
Elle est touchée par des incendies non naturels qui visent à défricher les terres pour l'agriculture et l'élevage intensifs de l'agro-industrie. Nous devons agir et la protéger.
Message vidéo sur l’Amazonie de Martina Holbach – Chargée de campagne Forêts chez Greenpeace Luxembourg.
Juin 16, 2025
L’enseignement de la durabilité environnementale ne peut plus se limiter à une simple sensibilisation aux enjeux écologiques. Face aux données alarmantes issues du dernier rapport du GIEC et aux reculs politiques constatés dans de nombreux pays, les éducateurs et éducatrices doivent faire face à une tâche singulièrement exigeante. Comment enseigner sans effondrer ? Comment parler vrai sans assécher toute capacité d’agir chez les jeunes ? L’article signé par Rebecca Williams et Kari Grain apporte une réponse stimulante à ce dilemme contemporain. Il propose de dépasser le mythe d’un enseignement fondé sur l’optimisme en valorisant ce qu’elles nomment une praxis de l’espérance critique.
La fin d’un monde habitable, la fin d’un récit pédagogique ?
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L’objectif de limiter le réchauffement à 1,5 degré est hors d’atteinte, les conséquences sur les écosystèmes sont irréversibles, et les trajectoires actuelles mènent à une aggravation continue des effets climatiques. Pourtant, dans de nombreux pays, les engagements politiques s’amenuisent, les émissions repartent à la hausse, et les mécanismes de solidarité internationale montrent leurs limites.
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continuer à transmettre des savoirs scientifiques de qualité, mais ils doivent le faire dans un environnement saturé d’éco-anxiété, d’éco-paralysie et parfois de perte de sens. Cette tension traverse à la fois les élèves et leurs enseignants. Le danger n’est plus l’ignorance, mais l’épuisement moral.
Espérer autrement pour ne pas sombrer
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l’espérance critique, inspirée des travaux de Paulo Freire et adaptée aux urgences climatiques contemporaines.
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lucidité radicale ... accompagner les apprenants dans la construction d’un rapport au monde où l’action reste possible, malgré l’effondrement partiel des repères. L’espérance critique ne nie pas les émotions négatives. Elle les accueille comme des signaux légitimes, parfois douloureux, mais aussi porteurs de compréhension, de dignité et de résistance.
Une pédagogie qui articule savoirs, émotions, systèmes et actions
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structuration pédagogique autour de quatre dimensions indissociables. D’abord, transmettre des connaissances scientifiques solides sur l’état du climat, les limites planétaires et les trajectoires à venir. Ensuite, créer des espaces où les émotions peuvent être reconnues, partagées, travaillées. Troisièmement, mettre au jour les racines systémiques de la crise, en interrogeant les modèles de développement, les logiques extractivistes et les héritages coloniaux. Enfin, encourager les démarches d’engagement collectif qui permettent de retrouver une prise, même partielle, sur les situations vécues.
Cette approche globale ne repose pas sur des recettes toutes faites. Elle suppose une transformation du rôle de l’enseignant, qui devient un guide capable d’alterner entre écoute, confrontation, exposition des faits et accompagnement vers l’action. Il s’agit d’apprendre à penser et ressentir à plusieurs, dans la complexité, sans renoncer à la responsabilité.
Un exemple concret de transformation éducative
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mener un double projet. D’un côté, ils développent des pratiques hebdomadaires de régulation émotionnelle, comme la méditation, la création artistique ou les activités en nature. De l’autre, ils s’engagent dans une action concrète, en rejoignant une initiative associative ou universitaire en lien avec la transition écologique.
Le cours intègre aussi une lecture critique des systèmes en place. Les étudiant·es enquêtent sur le fonctionnement du système alimentaire de leur campus, découvrant au passage des mécanismes d’exploitation méconnus, des inégalités profondes et un manque criant de cohérence entre discours et pratiques institutionnelles. La colère exprimée par les étudiants n’est pas réprimée. Elle devient un moteur pour penser autrement les responsabilités, les alliances possibles, et les stratégies d’action.
Vers une transformation durable des pratiques pédagogiques
... d’articuler transmission des savoirs, écoute des émotions, analyse systémique et engagement local. Les étudiant·es en sortent transformés. Non pas plus optimistes, mais mieux outillés pour faire face à la complexité du monde, mieux capables de discerner les marges d’action et d’assumer leur place dans les luttes à venir.
L’espérance critique ne promet pas un avenir radieux. Elle invite à habiter notre époque avec dignité. Elle repose sur l’idée que le courage ne réside pas dans l’assurance d’un succès, mais dans la capacité à continuer à agir, à aimer, à s’indigner, malgré tout.
Et maintenant ? Pour une éducation qui forme à tenir debout
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chaque dixième de degré évité, chaque espèce protégée, chaque lien humain restauré constitue en soi une victoire. Non parce qu’il s’agirait de gagner, mais parce qu’il s’agit de tenir, ensemble, dans un monde abîmé.
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moins une émotion qu’une posture éthique
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des ressources intérieures, des grilles de lecture, et des gestes pour ne pas détourner les yeux.
Car enseigner aujourd’hui, c’est peut-être cela : tenir une lampe dans la nuit, non pour prétendre l’éclairer tout entière, mais pour montrer qu’il reste des chemins, et que certains, malgré tout, les empruntent.
Citation
Williams, R. J., & Grain, K. (2025). Teaching in a Time of Climate Collapse: From “An Education in Hope” to a Praxis of Critical Hope. Sustainability, 17(12), 5459. https://doi.org/10.3390/su17125459
Lien vers l'article
https://www.mdpi.com/2071-1050/17/12/5459
Connu / https://framateam.org/adaptation-radicale/pl/jyfcfgzjyff8xmer7hw8yeie4c
Durée : 1:37:26
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Tr.: Christophe Cassou, climatologue, membre du GIEC ... puits de carbone ... réchauffement climatique ... être plus ambitions sur l'action ...
Connue / https://framateam.org/adaptation-radicale/pl/xtfyxoth67bn3mbtmat9twez6o