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A-t-on assisté hier au rétropédalage ou au couac gouvernemental de l'année ? Alors que les Gilets jaunes quittent peu à peu le pavé, les services du Premier ministre ont fait savoir mardi qu'ils retiraient les mesures annoncées par Édouard Philippe au début de la crise pour aider les ménages à faire face à la hausse des prix du carburant. Plus de hausse donc plus besoin d’étendre le chèque énergie, de relever le barème kilométrique ou de doubler la prime à la conversion a expliqué Matignon, avant de faire machine arrière deux heures plus tard... Les mesures annoncées seront donc finalement bien appliquées, et tant pis pour les 130 millions d'économie attendus. Alors que s'est-il passé dans ce laps de temps ? Pourquoi les amendements ont-ils été retirés ? Dans les couloirs de l’Assemblée, les annonces du gouvernement ont pris tout le monde par surprise, et en premier lieu les députés de la majorité qui ont décidé de monter au créneau pour sauver les mesures. Sur Twitter, le député En Marche Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot a ainsi fustigé « une vraie erreur » qui est « inaudible et incompréhensible dans la situation actuelle ». Plusieurs parlementaires LREM en colère ont aussi directement appelé Matignon qui a fait volte-face. Un improbable épisode qui témoigne des difficultés de dialogue entre l’exécutif et sa majorité, mais aussi de la bataille engagée par les hauts fonctionnaires pour essayer d’alléger la facture au maximum afin de boucler un budget à l’équilibre avant la fin de l’année. Mais ce cafouillage va-t-il avoir des répercussions sur l'opinion ? Est-il le signe d’une grande fragilité au sein de l’exécutif ? Qui sont ces hauts fonctionnaires, gardiens de l’orthodoxie budgétaire, accusés par les soutiens d’Emmanuel Macron de bloquer toutes les mesures de redistribution depuis le début du quinquennat ? Les technocrates ont-ils pris le dessus sur les politiques ?
Invités :
- Roland Cayrol, politologue, directeur du Centre d’études et d’analyses (Cetan)
- Raphaëlle Bacqué, grand reporter au journal Le Monde
- Jean Garrigues, historien de la vie politique
- Marie Visot, journaliste au Figaro Economie
Transcription :
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tensions entre Macron et le 1er ministre
... une dizaine de conseillers sont communs entre l'élysée et le gouvernement ...
le mouvement des GJ continue
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pouvoir au faible poids des politiques face à l'administration. ... réveil des parlementaires, envie de reprendre la parole car les GJ ont agi comme un détonateur. Ils font de plus en plus de réunions. Rééquilibrage face à la surprésidentialisation du président de la république. Députés sortis de la cuisse de jupiter ! La politique est un rapport de force et le gouvernement a besoin de ses députés.
Les technos (la haute fonction publique). /promesses les tenir
La modernité a accentué la centralisation du pouvoir hors des parlements en europe
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Les mobilisations sociales récentes ont donné lieu à un nombre d’interpellations record, des arrestations préventives et beaucoup de blessures. Le maintien de l'ordre se fait-il au prix des libertés ? Pour en parler sur Mediapart : Vincent Brengarth, avocat au Barreau de Paris ; Florent Compain, président des Amis de la Terre ; Karl Laske, journaliste à Mediapart ; et Fatima Ouassak, représentante du « Front de mères ».
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zaknoune hamed
il y a 6 jours
Nos droits humains et sociaux sont clairement bafoués par un Etat autoritaire ! Que tous les acteurs qui luttent pour la justice sociale et la liberté d'expression populaire appellent à manifester contre les violences de l'Etat, contre la violence de la télévision, contre les armes et contre les guerres ! D'ailleurs, pourquoi l'Etat a intégré la loi de l'état d'urgence dans la loi ordinaire, au moment du démantèlement de notre modèle de protection sociale et solidaire, alors que cette action est inefficace contre le terrorisme ?
Agissons avec l'aide de citoyens du droit pour que l'urgence reprenne sa place et retrouve son sens. Hors de la loi ordinaire !
Nous sommes des citoyens libres, non violents qui se préoccupent du bien être de L'HUMAIN qui se dégrade depuis 40 ans. Nos enfants, par manque de moyens pour un travail éducatif de qualité, sont les premiers touchés. SOS pour les métiers du tendre comme les nomme François Ruffin qui sont dans un état pitoyable ! Parents et professionnels mobilisons nous pour nos enfants qui commencent à souffrir dés la petite enfance !
Merci pour cette émission.
Transcription :
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Karl Laske journaliste Médiapart, l'usage massif des armes est sans précédent, sentiment de panique des forces de l'ordre. Lancée pour disperser est illégal. Sur les champs élysées, de manière indiscriminée, dont sur la tête, etc.
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Mediapart révèle de nouvelles informations sur l’affaire Benalla, notamment les intrications entre membres de la «Macronie» et de la «Sarkozie». Retour sur une affaire qui fragilise le Président de la République, avec Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart.
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Source :
https://www.mediapart.fr/journal/france/191218/les-rebondissements-de-l-affaire-benalla
Voir aussi :
https://www.mediapart.fr/journal/france/dossier/l-affaire-macron-benalla
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Où en est le mouvement des Gilets jaunes ? Sommes-nous arrivés à la fin d’un cycle ? Ou au contraire, assistons-nous à la naissance d’un mouvement durable ? On en parle avec Priscillia Ludosky, Gilet jaune et Léa Mestdagh, docteure en sociologie.
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Transcription :
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pour samedi acte VI, ira à la frontière à un rassemblement avec des gilets jaunes d'autres pays d'europe.
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groupes fb :
- la france en colère
- la france énervée
Priscilla est ses collègues ne sont pas pour la constitution d'un mouvement politique ni pour les européennes 2019, ni en général. La politique partisane, elle n'y croit pas, trouve ce milieu malsain.
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/RIC bien cadré, c'est très bien, mais on n'oublie pas le pouvoir d'achat et les autres urgences
/écologie l'enquête a recueilli de nombreux éléments qualitatifs
/évacuations des ronds-points : jbernard laville retraité bourgogne on va y passer noël car on s'y sent bien, c'est leur 2è maison. la générosité des commerçants est merveilleuse. plaisir d'être ensemble. convivialité, amitiés, partages d'expériences, avec le péage, lieux symboliques du mouvement
un chercheur prédit la fin et sa recomposition du mvt,
/la suite trop tôt
/autoentreprise 1ère exp militante intense en émotion, pas facile face à >>nbre d'obstacles et 10% de nuisibles, exp née dans la souffrance
.#MatinaleLCI #GiletsJaunes #LoiSurLeRIC
MACRON SE POSE EN REMPART ENTRE LES GILETS JAUNES ET LES RICHES - Première diffusée il y a 14 heures - Adrien Quatennens
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Adrien Quatennens
Le 19 décembre 2018, Adrien Quatennens était l'invité de la #MatinaleLCI #GiletsJaunes #LoiSurLeRIC
RETROUVEZ ADRIEN QUATENNENS SUR
Son Site Internet : https://www.adrienquatennens.fr
Sur Twitter : https://twitter.com/AQuatennens
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Loïsa Grandisson
il y a 12 heures
Toujours égal à lui-même, Adrien, excellent dans l'argumentation et la pédagogie. Laissons-les avec leur sondages biaisés, ces médiacrates. Une grande partie de la France qui souffrait en silence se redresse, elle ouvre les yeux et saura mieux écouter pour savoir qui défend ses intérêts. La bataille pour les Européennes battra bientôt son plein après les fêtes de fin d'année et amplifiera les occasions de se faire entendre, de s'expliquer et ce sera le test des élections, le moment de vérité et puis voilà... J'ai confiance en LFI
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Fabiola luna
il y a 13 heures (modifié)
Vive la FI notre programme l' avenir en commun est un programme progressiste pour une vie meilleure pour tous les citoyennes et citoyens ,meilleure pour les plus pauvres d' entre nous,pour les fragiles ....nos 17 députés FI sont extraordinaires et notre leader JLM est plus qu' extraordinaire...vive la 6ème république et la Constituante révocation des élus..notre mouvement est le seul depuis des années à le réclamer
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Mardi 18 décembre à 10h, suivez en direct la conférence de presse du groupe « La France insoumise » à l'Assemblée nationale. Le groupe parlementaire fera le point sur sa proposition de loi constitutionnelle pour mettre en place le référendum d'initiative citoyenne (RIC).
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Photo de profil par défaut
Transcription :
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cf le comparatif / GILETS JAUNES ACT
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Pour éclairer le mouvement des gilets jaunes à la lumière de l’histoire très récente des mobilisations populaires, « La grande H. » reçoit Ludivine Bantigny, historienne de Mai 68 et de la société française depuis les années 1980, spécialiste aussi de l’histoire contemporaine de la jeunesse et des femmes.
Tout en soulignant les spécificité de chacun des contextes historiques, L. Bantigny met en lumière les nombreux liens et similitudes entre les événements de 1968 et ceux que nous vivons actuellement. Dans les deux cas, les mobilisations ont suscité une politisation (en apparence) soudaine de populations qui pouvaient sembler jusque là résignées ou passives. Des revendications matérielles précises, liées aux conditions de vie et aux conditions de travail, ont débouché sur une critique générale et radicale de la représentation politique et sur l’exigence de démocratie réelle. Le mouvement de 2018 tire peut-être des leçon de l’expérience de 1968 et d’autres moments de lutte depuis cette date en maintenant une profonde méfiance à l’égard des porte-paroles.
Contrairement à celle de Mai 68, la mobilisation actuelle ne s’appuie pas, pour l’instant, sur la grève, et n’est pas clairement soutenue par les centrales syndicales, même si des sections locales ou sectorielles sont souvent engagées dans la lutte. Ludivine Bantigny revient aussi sur l’histoire des mouvements de protestations et leurs effets depuis 1968, en particulier sur les manifestations de 1986 contre la loi Devaquet et sur celles – accompagnées de grèves – de 1995 contre le « Plan Juppé ». Elle rappelle aussi que, comme dans le cas de Mai 68, le déclenchement du mouvement des gilets jaunes a été précédé de toute une série de mobilisations, des grandes manifestations contre la loi El Khomri en 2016 à une longue série de luttes localisées.
La montée des violences policières est très nette depuis le quinquennat de François Hollande : si la mort de Malik Oussekine, tué par la police en 1986, et la protestation massive qui s’en est suivie ont ouvert une période de relative modération de la part des forces de l’ordre, la politique de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve a inauguré une stratégie de la brutalité dont la mort de Rémi Fraïsse a Sivens a été l’effet le plus marquant (sans grande réaction de la part de la classe politique), et dont les violences disproportionnées infligées aux gilets jaunes constituent clairement la continuation.
L’entretien avec de Ludivine Bantigny avec Julien Théry est suivi par une longue discussion avec le public.
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AFB Biodiversité @AFBiodiversite 1 hil y a 1 heure
Hier, 18 dec. 2018 à Paris, 2e #ForumBiodiversiteEconomie : au micro, Marc Barra, écologue à l’Agence régional de la biodiversité ÎdF (@ARB_IDF), #biodiversité #economie @epe_asso @Min_Ecologie @lecese @CaissedesDepots @AssoOree @bl_evolution @MBarra_Biodiv
1:17 / 1:17
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ndlr :
- encore un qui parle d'accompagnement en incluant son expertise qu'il prodigue aux entreprises :-(
INSA de Lyon Compte certifié @insadelyon 13 hil y a 13 heures
.#INSALyonthese Demain à @insadelyon Soutenance #doctorat Laboratoire #LMFA Ecole doctorale #MEGA http://ow.ly/jHI150jU1SL
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Modélisation numérique de la solidification et de la ségrégation des impuretés lors de la croissance du silicium photovoltaïque à l'aide d'une méthode originale de maillage glissant.
ED162 - mega
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Actualisation - Vendredi 19 octobre 2018 - Selon les informations du journal Les Echos, le chef de l’État va réunir une palette de patrons du secteur de l’énergie mercredi 24 octobre à l’Élysée. Ont été invités les présidents et les PDG des plus grands groupes du secteur : Patrick Pouyanné (Total), Jean-Bernard Lévy (EDF), Jean-Pierre Clamadieu (Engie), Philippe Varin (Orano, l’ex-Areva). Mais aussi les dirigeants de grands groupes présents dans le secteur du bâtiment et de l’efficacité énergétique, comme Xavier Huillard (Vinci), Martin Bouygues (Bouygues) ou Benoît de Ruffray (Eiffage Energie). Quelques représentants d’entreprises plus petites sont également conviés : Xavier Barbaro, président de Neoen, un développeur d’énergie solaire et éolienne, qui vient de s’introduire en Bourse . Mais aussi Eric Scotto, qui dirige Akuo Energy (la liste n’est pas exhaustive).
Emmanuel Macron compte présenter sa vision des enjeux de la politique énergétique française, alors que s’achève la longue phase de préparation de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).
Vendredi s’est achevé le débat public sur la politique énergétique de la France. Les premiers résultats plaident pour un développement plus rapide des énergies renouvelables, un rééquilibrage du mix électrique et une transition énergétique plus juste. Reste à savoir si cet avis sera pris en compte, car le brouillon de la PPE sera dévoilé avant le rapport de synthèse du débat public.
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Dans ce 81e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur le mouvement des gilets jaunes et sur les annonces mensongères de Macron. Il parle aussi de la colère des policiers, qui appellent à une mobilisation le mercredi 19 décembre. Jean-Luc Mélenchon revient également sur les propos de Marine Le Pen qui s’est dit contre la hausse du SMIC et sur les réformes ultralibérales prises par ses alliés en Europe : Orban en Hongrie et Kurz en Autriche. Enfin, il revient sur le cas Ford et sur la fermeture des hauts-fourneaux à Florange, avant de dénoncer une COP24 qui n’a encore une fois servi à rien.
.SOMMAIRE
- 00:15 : Le mouvement des gilets jaunes continue
- 09:11 : Les policiers sont en colère
- 15:30 : Le Pen et ses alliés européens
- 25:26 : Ford ferme son usine en France
- 27:30 : La fermeture des hauts-fourneaux à Florange
- 30:22 : La COP24
.LES LIENS
- Conditions de travail et salaires, les policiers sont en colère : https://www.lemonde.fr/police-justice...
- Journalisme ou militantisme ? RTL, LCI et Le Figaro trichent et mentent face à Mélenchon : https://le-bon-sens.com/2018/12/16/jo...
- Le JT de France 3 a-t-il censuré une pancarte anti-Macron ? : https://www.liberation.fr/checknews/2...
- Marine Le Pen contre une augmentation du Smic si elle est élue : https://www.europe1.fr/politique/mari...
- Des Hongrois manifestent leur « ras-le-bol » de Viktor Orban : https://www.lemonde.fr/international/...
- La journée de travail de 12 heures? Les Autrichiens se mobilisent contre : https://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/l...
- Usine Ford de Blanquefort : Bruno Le Maire dénonce une « trahison » après le rejet de l’offre de reprise : https://www.lemonde.fr/economie/artic...
- Florange : ArcelorMittal annonce l'arrêt définitif des emblématiques hauts-fourneaux : https://www.francetvinfo.fr/economie/...
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Malgré l'appel de quelques porte-paroles auto-proclamés à ne pas manifester, malgré le froid glacial et la pluie, malgré les contrôles de police et les transports fermés, malgré l’instrumentalisation de l’attentat de Strasbourg par le gouvernement, les gilets jaunes étaient bien mobilisés pour l'acte V.
Reportage de Serge Faubert, samedi 15 décembre à Paris, au coeur des manifestations.
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Un rapport du Congrès américain met en cause les réseaux sociaux dans la désinformation russe pendant la campagne présidentielle de 2016. Facebook et les autres réseaux sont face à leurs responsabilités.
Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, lors d’une audition au Congrès américain en avril 2018, sur l’utilisation de son réseau social pour de la désinformation pendant la présidentielle de 2016. © AFP / SAUL LOEB / AFP
Deux ans après l’élection de Donald Trump, l’Amérique cherche toujours à comprendre l’ampleur et les moyens employés par la Russie pour influencer le vote en 2016. Un rapport du Sénat américain, basé sur l’analyse de millions de contenus postés sur les réseaux sociaux, conclue sans équivoque qu’il y a bien eu une vaste opération d’influence, et l’attribue à Moscou.
Ce rapport affirme qu’un Centre de recherche derrière lequel il y a bien, selon l’enquête, le Kremlin, a utilisé toutes les plateformes sociales existantes pour diffuser à grande échelle de la désinformation et de la division sociale, au profit de Donald Trump.
Ainsi, des publicités ciblées sur Facebook à l’égard des électeurs noirs, payées par des prête-noms, ont dénigré Hillary Clinton en faisant croire qu’elle recevait des donations du Klu Klux Klan.
Le rapport accuse également Facebook, Google et Twitter d’avoir menti au Congrès depuis deux ans. Un Sénateur a qualifié hier ce rapport de « signal d’alarme brutal », et a appelé à légiférer contre les plateformes numériques.
Un second rapport résume bien le défi : « Les médias sociaux, dit-il, étaient le cadre naturel du partage de revendications collectives et de la coordination d’actions civiques ; ils sont devenus des instruments de contrôle social, manipulés par des consultants politiques rusés, au service aussi bien des hommes politiques des démocraties qu’à ceux des dictatures ».
Tout est dit, et résume la transformation des dernières années, qui a installé les réseaux sociaux au cœur de nos vie politiques et sociales.
Souvenez-vous, il y a huit ans, un graffiti sur un mur de Tunis en pleine révolution, avait des allures de cri du cœur : « Merci le peuple, merci Facebook », avait tagué un jeune Tunisien, capturant la nouveauté d’un soulèvement né dans la rue, mais facilité par le réseau social.
Aujourd’hui, Facebook compte deux milliards d’utilisateurs, auxquels il faut ajouter le milliard de comptes Instagram racheté en 2012. Et son rôle est devenu central : il suffit de voir l’usage qu’en font les gilets jaunes en France pour s’organiser, mobiliser, et s’informer en dehors des médias traditionnels.
Le problème est que Facebook et les autres réseaux sociaux sont devenus les vecteurs du meilleur comme du pire, de la convivialité et de la haine, d’une information de qualité comme de la pire désinformation ou du complotisme.
Les plateformes ont perdu toute crédibilité, et il serait dangereux de les laisser pratiquer l’autorégulation.
Les États tentent de réagir, mais en ordre dispersé, la France et l’Allemagne ont légiféré, mais pas dans le même sens, et aucune des deux législations n’est satisfaisante. Des initiatives sont en cours dans la société civile internationale pour proposer des pistes de solutions.
Mais c’est aussi aux citoyens de prendre conscience de l’enjeu. Facebook est devenu la place de marché de l’information et de la vie civique, sans en avoir ni les responsabilités, ni l’éthique : c’est un enjeu démocratique majeur.
L'équipe
Pierre HaskiChroniqueur
Mots-clés :
Monde géopolitique Internet démocratie Gilets jaunes réseaux sociaux Facebook Google TwitterBlog : Sortons de l'âge des fossiles !
Sidérant. Il est proprement sidérant de voir avec quel désintérêt Emmanuel Macron et son gouvernement ont accueilli le récent rapport publié par le GIEC pour contenir le réchauffement à 1,5°C. Alors que les marches pour le climat ont été un succès, plusieurs défis vont devoir être relevés pour obtenir les décisions visionnaires et courageuses qui ne viennent pas et dont nous avons besoin.
...
Revenons d'abord sur les dix enseignements à tirer de la séquence que nous venons de vivre, qui s'étend de l'été caniculaire à la publication du rapport du GIEC, en passant par la démission de Nicolas Hulot et l'ampleur – inédite – de la mobilisation citoyenne :
- le réchauffement climatique se conjugue au présent et ici, pas (uniquement) au futur et ailleurs ;
- il n'y a pas plus de sauveur de l'humanité que de solution miracle ;
- la stratégie des « petits pas » des pouvoirs publics ne fonctionne pas et elle est discréditée aux yeux de l'opinion ;
- il n'y a pas de politique climatique à la hauteur des enjeux dans un cadre néolibéral, productiviste, consumériste et croissantiste ;
- le sérieux a changé de camp : affirmer qu'il faut transformer profondément notre système économique et social ne fait plus sourire, c'est devenu un passage obligé ;
- la dissonance entre les discours des décideurs politiques et économiques, toujours plus verts, et leurs décisions, qui ne le sont que trop rarement, n'a jamais été si grande et si bien perçue par l'opinion publique ;
- contenir le réchauffement climatique en-deçà de 1,5°C est encore possible au prix de « profondes réductions d'émissions dans tous les secteurs » ;
- si les impacts sur les milieux naturels et les populations varient fortement entre 1,5°C et 2°C de réchauffement, les solutions à mettre en œuvre sont identiques ; seule l'intensité et la rapidité d'application varient (autrement dit, quand on rate son arrêt de bus, on n'attend pas le terminus pour descendre, mais on descend à l'arrêt suivant)
- nous sommes bien plus nombreux à être prêts à nous mobiliser durablement et avec détermination que beaucoup d'observateurs ne l'affirmaient ;
- la participation aux manifestations et l'intérêt observé sur les réseaux sociaux se transcrivent dans une très forte demande d'actions et mobilisations concrètes, allant de la généralisation des petits gestes individuels à des actions plus engagées de désobéissance civile ;
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ni l'ONU, ni l'UE – incapable de revoir ses objectifs climatiques à la hausse – ni Emmanuel Macron ne vont se saisir du rapport du GIEC pour proposer un plan d'urgence pour le climat. Autrement dit, les superbes manifestations des 8 septembre et 13 octobre ne suffiront pas pour obtenir les décisions visionnaires et courageuses dont nous avons besoin. Un rapport de force autrement plus puissant est nécessaire. Il en découle trois défis majeurs pour toutes celles et ceux convaincus de l'urgence à agir.
Un défi stratégique
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Un défi organisationnel
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Pour débloquer, nourrir et déployer la transition écologique, nous avons besoin de tout autre chose. Par exemple, aucune organisation n'est outillée pour former et encadrer les centaines de milliers de personnes nécessaires afin d'insuffler des mobilisations et pratiques de transition, du local au global, en milieu rural et urbain, dans les entreprises et les institutions, etc. C'est pourtant décisif pour la suite.
Un mouvement citoyen ne peut perdurer dans le temps, se renforcer et s'étendre au plus profond de la société qu'en étant porteur d'un récit qui fait sens, dessinant un futur à la fois viable et enviable, en un mot désirable. En l'occurrence, il doit ici être capable de susciter un niveau d'engagement individuel et collectif rarement atteint dans l'histoire de l'humanité. Transformer les soubassements énergétiques de notre formidable machine à réchauffer la planète qu'est l'économie mondiale n'est pas une mince affaire : se limiter à la mobilisation de savoirs techniques ou à la juxtaposition de dates de mobilisation et de campagnes à mener, aussi essentiels soient-ils, ne sont pas suffisants pour donner du sens à la transition désirée.
Une partie de cet immense défi consiste à donner du sens à l'engagement de chacun.e. On le voit quotidiennement : beaucoup s'engagent aujourd'hui après avoir changé leur mode alimentaire (bio, local, réduction de sa consommation, etc) ou leur pratique quotidienne (se déplacer en vélo, etc). Loin d'être un frein à l'engagement collectif, ces actions individuelles peuvent en être un des moteurs. Pendant longtemps, on a opposé les engagements individuels aux engagements collectifs, les premiers étant supposés naïfs et insuffisants d'un côté quand les seconds étaient jugés illusoires et déconnectés de la réalité des gens. De ce point de vue, nous avons beaucoup à apprendre du mouvement féministe, de son histoire, de ses victoires et de ses échecs, pour réarticuler avec sérénité et détermination, plutôt que les opposer, les petits gestes de la vie quotidienne avec les mobilisations collectives.
Autre enjeu politique majeur jusqu'ici insuffisamment pris en charge par le mouvement climat ainsi que par les ONG et associations engagées : qu'à termes, nos manifestations pour le climat soient bien plus diversifiées d'un point de vue social. Ce n'est pas qu'un vœu pieux. La Marche pour le climat organisée à New York en 2014, qui a réuni plus de 400 000 personnes, était composé majoritairement de communautés noires, latino et indigènes, notamment impactées pas des projets nocifs dans leurs quartiers ou sur leurs territoires. Ce travail a été entrepris en France en amont de la COP21 en vue de la grande manifestation qui a finalement été interdite par François Hollande. Il est urgent de le reprendre : les populations les plus affectées – et les moins outillées pour y faire face – par les pollutions et le mal-développement doivent être au cœur de cette stratégie politique et nous devons collectivement nous atteler à mieux identifier les inégalités environnementales dans notre pays, pour mieux les combattre.
Marche pour le climat - septembre 2014 - New-York Marche pour le climat - septembre 2014 - New-York
Dernier aspect de ce défi politique : l'articulation du local et du global.
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« Si nous ne faisons pas l'impossible, nous devrons faire face à l'impensable ! », écrivait Murray Bookchin en 1982, dans The Ecology of freedom. Chaque jour qui passe renforce cette exigence.
Maxime Combes, économiste et auteur de Sortons de l'âge des fossiles ! Manifeste pour la transition, Seuil, Anthropocène, 2015.
A l’occasion de la marche mondiale pour le climat, 25 000 personnes ont défilé dans les rues de Paris, ce samedi 8 décembre, accompagnées d’une centaine de gilets jaunes. Une convergence des luttes pour réclamer une justice sociale et climatique. Retour en images.
Photos : Maëlys Vésir
“Fin du monde, fin du mois. Changeons le système pas le climat” Pour ouvrir la marche, plusieurs personnalités étaient présentes comme l’actrice Juliette Binoche et le réalisateur Cyril Dion.
Selon les organisateurs, 25000 personnes ont défilé de Nation jusqu’à la place de la République dans une ambiance familiale.
Une centaine de gilets jaunes ont rejoint la marche pour le climat ce samedi 8 décembre.
.#37 DES TENDANCES
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Dans l'Entretien Libre, Aude Lancelin reçoit l'écrivain Éric Hazan, qui nous parle du mouvement des gilets jaunes.
Éric Hazan a aussi créé la maison d'édition "La Fabrique", qui a notamment édité "l'insurrection qui vient".
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185 commentaires
bandi das il y a 1 jour
Vous me tirez des larmes tous les deux, de l' intelligence beaucoup douceur et ses moments de silence, je suis émue.
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KADOVE il y a 1 jour
Merci pour cet interview, M Hazan est captivant.
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Rémi de Gravelaine il y a 1 jour (modifié)
C'est toujours sympa de voir Éric Hazan. L'homme vieillit, le corps rabougrit mais l'esprit reste vif, aigu, impeccable. Et malicieux encore 😊...
Merci.
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pojo jomo il y a 1 jour
Les gens sont fâchés pas fachos.
Phyto-Victimes @PhytoVictimes 7 hil y a 7 heures
Ce soir, Paul François, président de @PhytoVictimes fera l'ouverture de la conférence "Vers une #Europe sans #pesticides" à l'initiative de @PotierDominique à l'@AssembleeNat.
Avec @FondationNH @ccfd_tsolidaire @Inra_France @IDDRI_ThinkTank
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le détricotage des mesures présidentielles transforme leur coût en un gâchis inutile et dispendieux. Inutile parce que tout le monde est mécontent. Dispendieux parce que cela coûte sans qu’on sache vraiment pour quel résultat dans le pays. Et parce qu’on voit encore davantage à quel point les fortunes du pays ne sont pas mises à contribution solidaire. L’ambiance bizarre est accrue par l’odeur du micmac politicien. En effet, pour qu’elle puisse se terminer avant Noël, la brève navette entre l’Assemblée et le Sénat du texte de loi mettant en œuvre les promesses présidentielles suppose que la droite « Les Républicains » vote au mot près le même texte dans les deux chambres. Pour qu’un tel « vote conforme » ait lieu, cela signifie qu’il faut que cette droite ait un accord préalable avec les macronistes. Bonjour l’image d’opposant en carton-pâte après cela ! Mais la pente est prise. La semaine passée, on a déjà vu l’opposition de droite refuser de déposer ou de voter la motion de censure. En dix jours à peine « Les Républicains » ont donc viré au rôle d’accompagnement de la majorité présidentielle. Cela ne devrait pas les servir dans l’opinion. Et cela devrait plutôt remplumer l’opposition d’extrême droite et de droite extrême.
De notre côté, aux Insoumis, nous couvrons le terrain à mesure qu’il se précise. La présence du mouvement sur le terrain ne se relâche pas. L’impact des prises de parole dans les médias reste considérable. Par exemple quand Adrien Quatennens réalise le meilleur score de la saison chez Bourdin ou que Mathilde Pannot diffuse à cinq millions de vues une question d’actualité pour la deuxième fois en dix jours. Ces scores et l’écoute dont jouissent nos porte-paroles à l’antenne ou sur le terrain, comme l’a montré la tournée de François Ruffin sur les barrages, tout cela ce sont autant de signes d’une belle porosité du mouvement insoumis avec le peuple dont il se fait l’écho.
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Après la motion de censure la semaine passée nous voici en ligne pour accueillir le débat sur le texte venant des annonces présidentielles. Nous y présenterons des amendements tirés des cahiers de revendications des gilets jaunes ! Sans illusion mais avec la ferme volonté de placer les « marcheurs » devant leurs responsabilités politiques. Et pour que le Parlement continue d’être dans le rôle pour lequel nous y siégeons : le lieu d’aboutissement de la vie politique institutionnelle du pays.
Mais avant cela, nous ferons davantage encore en lien avec le mouvement des gilets jaunes. Nous déposerons une proposition de loi en faveur du référendum d’initiative citoyenne. Cette revendication montante des barrages parle haut et fort. Le plus important n’est pas seulement qu’elle corresponde à un point de notre programme « L’Avenir en commun » et à nos amendements dans les précédents débats à l’Assemblée. Le plus important est que cette idée revienne sur la scène par la force d’un mouvement qui, en partant d’une revendication contre une hausse de la taxe sur les carburants, se déploie dorénavant sur le terrain de la remise en cause des institutions de la cinquième République. Cette trajectoire, typique du scénario d’une révolution citoyenne est enthousiasmante. Peu à peu notre but se rapproche : voir émerger une claire conscience du fait que les institutions doivent être intégralement refondues et rediscutées par une assemblée dédiée à ce travail, une Assemblée populaire constituante.
La France a été élue pour un mandat de 6 ans à la Commission des Nations unies pour le droit commercial international (CNUDCI), au titre du groupe occidental, lors du scrutin qui s’est déroulé à New-York le 17 décembre 2018.
Connu/ https://twitter.com/francediplo/status/1075033058338844672
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France Diplomatie 🇫🇷 Compte certifié @francediplo
.#CNUDCI
La France a été élue pour un mandat de 6 ans à la Commission des @ONU_fr pour le droit commercial international (CNUDCI), au titre du groupe occidental, lors du scrutin qui s’est déroulé à New-York le 17 décembre 2018.
🔵 ➛ http://fdip.fr/y8CuG2Wn
15:20 - 18 déc. 2018
11 Retweets 12 J'aime Cuentaganador Gabriela Castanon La France à l'ONU France en Serbie France ONU Vienne Camacho Marisol David Izzo Catarme Chypre en France
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Julien Delalande Texte du Tweet
Julien Delalande @JulienDelalande 1 minil y a 1 minute
En réponse à @francediplo @ONU_fr
.#CNUDCI #France élue/6ans àla Commission ds @ONU_fr /le droit commercial international, groupe occidental.
Quels moyens aurez-vous pour piloter la sortie au plus vite des émissions de #GazÀeffetDeSerre ?
.#UrgenceClimatique #Commun #Climat #PLPDLA #CoÉco #ÉconomieSousLanthropocène
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attendre une éventuelle réponse : au 4/7/19, pas de réponse
Julien Delalande @JulienDelalande 6 min il y a 6 minutes
Julien Delalande a retweeté L'affaire du siècle
.#JusticeClimatique #JusticeSociale @AudreyPulvar #LAffaireDuSiecle
Accompagnons cette démarche juridique++/#ChangementDéchelle #PressionSociale
ex.#Jaune+#Vert #JauneVert #VertJaune #GiletsVertsJaunes #GiletsJaunesVerts=>#zadPARTOUT+#GILETJaune #ToutLeTEMPS symbole de l'#Urgence
Julien Delalande ajouté,
L'affaire du siècle
@laffairedusiecl
« Climat et justice sociale même combat car le changement climatique amplifie les injustices sociales. » @AudreyPulvar #LAffaireDuSiecle 🌍
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