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Radio-Canada
Une professeure de l'Université de Victoria vient d'adhérer à un groupe international dont l'objectif est de réduire ou même d'éliminer l'utilisation de l'avion. Ce concept novateur lancé par un scientifique de Los Angeles vise à diminuer l'empreinte carbone des universitaires du monde entier.
C’est un geste tout simple, mais une importante décision. Lynda Gagné est récemment allée visiter le site Internet californien No Fly Climate Sci et elle s'est engagée à réduire le nombre de fois qu'elle prendra l'avion.
Conséquemment, elle a fait une révision de son calendrier annuel et a réussi à le réduire à un seul vol, en organisant un voyage jumelant le professionnel et le personnel.
À lire aussi :
10 gestes pour réduire votre empreinte écologique https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/754305/10-gestes-planete-empreinte-ecologique
Comment réduire son empreinte carbone https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/medium-large/segments/entrevue/95427/carbone-empreinte-credit-pollution-fonds-vert
Lynda Gagné, une économiste à l'Université de Victoria, a conclut après mûre réflexion que cet engagement s'imposait.
Je pense que c’est un geste important, un engagement nécessaire à la lumière de l’avenir qui nous attend si on ne pose pas des gestes fondamentaux.
Lynda Gagné, professeure, Université de Victoria
Peter Kalmus, le fondateur de No Fly Climate Sci, est un physicien et spécialiste du climat qui travaille pour la NASA. Voulant prêcher par l’exemple, il n'est pas monté en avion depuis 2012.
Sa démarche vise à inciter le milieu académique à utiliser des modes de communication vidéo pour les échanges et rencontres.
Nous pensons que cette démarche permet de conscientiser la population devant l’urgence d’agir. Nous espérons aussi faire pression auprès des institutions.
Peter Kalmus, fondateur, No Fly Climate Sci
Jusqu'à présent, une centaine d'académiciens de plusieurs pays se sont engagés auprès du No Fly Climate Sci https://noflyclimatesci.org/
Toutefois, Peter Kalmus souligne qu'à ce jour, aucune institution n'a déclaré son intention de participer à cette initiative.
Avec des informations de Megan Thomas
Connu /
https://twitter.com/patbonin/status/1074678232480403461
"
Greenpeace Québec a retweeté Patrick Bonin @patbonin 11 hil y a 11 heures
Très belle initiative!! Des universitaires donnent l'exemple et rejettent l'avion pour réduire leur empreinte carbone! Toutes les institutions académiques devraient...
0 réponse 7 Retweets 11 j'aime
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Gérald Elbaze Pro @ElbazePro 4 hil y a 4 heures
Mille urgences auxquelles affecter une telle recette.
Mais probablement utile d'en affecter une part pour traiter l'effet des GAFAM : la médiation numérique pr dev usages critiques
cc @mounir @MissionSoNum @DominiqueDavid_ @PaulaForteza @CNNum @SalsaHayek
0 réponse 0 Retweet 4 j'aime
/Taxe GAFAM
5 minutes
Guillaume Meurice s'est rendu au forum biodiversité et économie où il a notamment rencontré François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire.
L'équipe
Guillaume Meurice Chroniqueur
Mots-clés : Humour réchauffement climatique COP24 (Conférence pour le climat 2018) écologie
connue /
https://twitter.com/MaximCombes/status/1074777105601314817
"
Maxime Combes @MaximCombes 4 hil y a 4 heures
Au #ForumBiodiversiteEconomie on récompense
➡️ @Lafarge
➡️ @GroupeBouygues
➡️ @EDFofficiel
➡️ @FNSEA
➡️ @Medef
pour leur action en matière de #Biodiversité
A écouter : l'excellent @GMeurice leur a rendu visite : https://www.youtube.com/watch?v=h_FQZ2FM8v4 …
OREE, Sne-FSU Biodiversité, Amis de la Terre FR et 7 autres
2 réponses 14 Retweets 16 j'aime
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magazines d'actu | 66min | tous publics
Après les annonces du chef de l’Etat et une mobilisation en forte baisse pour l’« acte V », les dirigeants de la majorité reconnaissent que les problèmes soulevés par le mouvement des Gilets jaunes sont loin d’être réglés. Pour y répondre, Emmanuel Macron entend ouvrir un dialogue avec les Français grâce à « grande concertation nationale » dont les contours et la méthode devraient être précisés dans la semaine. Parallèlement, le Premier ministre a détaillé ce lundi dans les colonnes des Echos les mesures du gouvernement en faveur du pouvoir d'achat, dont la hausse de 100 euros net pour les salariés proches du Smic.
On apprend ainsi que le premier versement de cette hausse interviendrait dès le 5 février, « pour compléter le salaire de janvier », via une prime d’activité élargie. Cette hausse ne concernera donc pas tous les salariés au Smic car la prime d’activité tient compte de l’ensemble des revenus du ménage, mais « nous allons élargir le nombre de foyers éligibles à la prime d’activité, qui passera de 3,8 millions à 5 millions » a précisé le Premier ministre.
« Nous avons fait des erreurs » a par ailleurs reconnu le chef du gouvernement, qui estime que le déficit devrait augmenter à 3,2 % du PIB en 2019 en tenant compte des mesures prises face à la crise des Gilets jaunes (SMIC, CSG, heures supplémentaires défiscalisées).
Mais les mesures détaillées par Edouard Philippe suffiront-elles à répondre à la crise ? Et quid du « référendum d’initiative citoyenne » réclamé par les Gilets jaunes ? « Je ne vois pas comment on peut être contre son principe. Le référendum peut être un bon instrument dans une démocratie, mais pas sur n’importe quel sujet ni dans n’importe quelles conditions. C’est un bon sujet du débat que nous allons organiser partout en France. Comme l’est le vote blanc », a expliqué le Premier ministre.
Après une mobilisation en baisse samedi, l’exécutif entend tourner la page en favorisant le dialogue avec les Français. Les appels à libérer les ronds-points et à passer du combat au débat se multiplient du côté du gouvernement, alors que les Gilets jaunes les plus radicaux entendent tenir leurs positions et que certains appellent déjà à un acte VI le 22 voire le 21, jour des 41 ans du président de la République.
Alors un mois après les premières manifestations, quel avenir pour les Gilets jaunes ? Quand seront mises en œuvre les mesures annoncées par le chef de l’Etat ? Qu’est-ce que le « référendum d’initiative citoyenne » ? Verra-t-il le jour en France ?
Invités :
- Pascal Perrineau, politologue
- Claude Weill, éditorialiste politique à Nice-Matin / Var-Matin
- Cécile Cornudet, éditorialiste politique aux Echos
- Marion Mourgue, grand reporter au Figaro
Transcription :
...
le gouvernement est coincé entre sa position initiale d'adapter la france à la mondialisation, et les requêtes des GJ qui veulent du pouvoir d'achat et de la reconnaissance.
...
/débat : 50 thèmes potentiellement très conflictuels
...
~thérapie de groupe des entreprises !
...
/GJ pas question de bouger, le compte n'y est pas, volonté de changer complètement la vie politique, RIC, etc
le RIP (référendum d'initiative partagée) en vigueur depuis 2015 n'a jamais été utilisé (185 députés ou 4,5 millions de citoyens)
le RIC défendu par Ségolène Royal (démocratie participative), LFI (inclure le référendum révocatoire) ce que le RN-FN ne veut pas
utilisé >170x en suisse.
On était partis de la taxe sur l'essence. Les groupes locaux d'étienne Chouard ont pesé sur les GJ. Tout est dans les modalités. Posons le principe que consulter le peuple est normal mais le cadrer. vision anarchisante du RIC. Peut être violent dans une société fracturée, alors que suisse apaisée.
...
LREM MACRON N'ONT PAS du tout envie d'aller vers un vrai RIC.
RÉanimer la démocratie représentative, délibération sinon dictature du plébiscite++
...
accentue la france à deux vitesses :-(
ronds-points délogés par la force ? vu le soutien de la population c'est peu probable
...
/concertation Mme Mourraud ok cauchy non, etc
les GJ iront si ont l'impression que c'est sincère, c'est pas dit !
la mairie est légitime pour la plupart des fr & GJ
cahiers de doléances, décentraliser, débats, risque de 1 revendication / personne
GJ variante fr de la >>vague populiste qui balaye toutes les démocraties occidentales (révolte du gueux contre le château !) tous les intermédiaires discrédités.
ça fait ~40 ans on élit l'ardoise magique puis déception >>
la fr des ronds-points et des GJ, les délaissés, ya aussi les foulards rouges
l'hostilité reste minoritaire, le pdt jupiter a concentré l'hostilité
/cadres sup vont payer ? non
/forces de l'ordre appel à mobilisation
ya une confiance dans l'armée et la police, moins des institutions
au delà du pouvoir d'achat / flo aubenas quand le pdt renonce à la taxe carburants les Gj étaient déjà passés à autre chose.
ndlr : rien sur l'écologie, l'urgence climatique :-(
.#LesIncorrectibles - 5 065 vues - 397 - 4 - 66 commentaires
📚 À l'occasion de la sortie de son livre "Pilleurs de vie", l'écrivain et homme politque Philippe Pascot était l'invité d' Eric Morillot dans #LesIncorrectibles sur Sud Radio.
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Vidéo 2/4 - L'infrastructure d'Internet peut sembler bien compliquée pour qui n'est pas technicien.
Pourtant, en France, des dizaines d'associations permettent à qui le veut de venir comprendre comment fonctionne le réseau et de venir participer...
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À l'occasion de sa campagne de dons, La Quadrature du Net a organisé une discussion sur "Le Futur d'Internet" avec deux écrivaines de la maison d'édition La Volte :
Sabrina Calvo, écrivaine, dessinatrice et conceptrice de jeux vidéo transgenre
Ketty Steward, écrivaine, autrice de "Au bal des actifs – Demain le travail"
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Julien Delalande @JulienDelalande 15 déc.
Julien Delalande a retweeté Maxime Combes
.#GiletsJaunes #ActeV avec 1 #Articulation #Vert #Jaune #VertJaune #JauneVert #UrgenceSociale #UrgenceÉcologique:
-#ÉcologiePourTous #Écologie #PourTous
-#VieDécente => #PouvoirDachatMinimum #PouvoirDAchat
-#SouverainetéPopulaire #Citoyenneté #Démocratie #RIC/#RIP #RécuserSesÉlus
Julien Delalande ajouté,
Maxime Combes @MaximCombes
.#ActeV
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Vous avez retweeté
ndlr :
- TAG : "travail - famine - pâtes - riz" (dérision de travail famille patrie) ++
- valoriser ACT
- articuler ac PLPDLA ACT
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Emission sur c8 avec aurélien barrau
«Je ne pensais pas que la planète allait aussi mal»
le débat arrive après le documentaire
Catégorie
Science et technologie
Musique utilisée dans cette vidéo
Titre
STARGAZER CODEC-13805
Artiste
Robert Leslie Bennett / Russell A. McKamey
Album
GOB008 Fearless
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AdRev for a 3rd Party (au nom de CPM (WCPM)); AdRev Publishing et 1 sociétés de gestion des droits musicaux
114 commentaires
Transcription :
...
... le court-termisme, ... chaque jour est un point de non retour .. pour la fonte des glaces des pôles, le compte à rebourd est déjà lancé ... +7 m d'élévation / fonte groenland + 60m de l'antartic ... pergélisol ... emballement ... MÊME LES RICHES NE PARVIENDRONT PAS À S'EN TIRER ...
Connu /
https://twitter.com/JMJancovici/status/1074362221805928448
=>
valoriser ACT
Notre note d’intention : https://framablog.org/2018/12/11/mobilizon-reprendre-le-pouvoir-sur-ce-qui-nous-rassemble/
Le site web : https://joinmobilizon.org
Voici notre prochain projet, une alternative #libre et fédérée (avec de l’ #ActivityPub dedans !) aux groupes et événements #Facebook, à #MeetUp, etc. Mais une alternative qui s’offre le luxe d’aller encore plus loin…
Pour l’instant, nous n’en sommes qu’aux balbutiements, mais c’est déjà une joie de vous présenter nos intentions, en espérant que cela vous donne une bonne raison de nous soutenir pour l’année à venir ! https://soutenir.framasoft.org
À vous de partager !
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repr(end)(is)(é)(e)(s)
NDLR :
- TROUver la bonne url (plantage) ACT
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Le 16 décembre 2018, Jean-Luc Mélenchon était l'invité du «Grand Jury». Une émission au cours de laquelle il a pu revenir sur de nombreux éléments d'actualité. D'abord le mouvement des gilets jaunes, qui entamait la veille son cinquième week-end de mobilisation. Le président du groupe « La France insoumise » a l'Assemblée nationale a expliqué que ce mouvement portait des revendications qui correspondent à 70% au programme « L'Avenir en commun » qu'il a porté pendant l'élection présidentielle. Il a aussi dénoncé les mensonges de Macron et des journalistes sur l'augmentation du SMIC. Jean-Luc Mélenchon a également donné son analyse du pacte de Marrakech et a expliqué que ce texte était non contraignant et respectait la souveraineté des États. Enfin, il a appelé à faire la transition écologique par l'investissement public et par une planification écologique définie par un État redevenu stratège.
Catégorie Actualités et politique 1 227 commentaires
ndlr :
- fier du président des députés insoumis
- info : le personnage présenté comme un «commerçant» qui a interrogé @JLMelenchon en fin d'émission était membre de LREM ! https://twitter.com/ALeaument/status/1074273923070595072 = flagrant compromission organisée / #LeGrandJury #RTL #LCI :-( => dénoncer ACT
2 909 vues - 144 - 2
Co-réalisateur des Nouveaux chiens de garde en 2012 (plus de 200 000 entrées au cinéma), Gilles Balbastre vient de réaliser (avec la CGT énergie) Main basse sur l’énergie (www.mainbassesurlenergie.com), un documentaire sur le mode narratif de la série télévisée des années 60 Les Incorruptibles. Dans ce film en six épisodes, Balbastre enquête sur les énergies renouvelables et fait le lien avec le démantèlement du service public de l’énergie. Dans le second épisode de cet entretien en deux parties, Gilles Balbastre revient sur les événements catastrophiques de cet été 2018 (incendies géants en Suède, en Californie, en Grèce et au Portugal ; effondrement d’un viaduc routier à Gênes, etcetera) et place l’ultralibéralisme comme point commun à ces catastrophes présentées comme des faits divers. Balbastre revient également sur la Marche pour le climat, qui avait eu lieu quelques jours après la démission de Nicolas Hulot - démission annoncée en direct à la radio et qui avait donné lieu à des concertinos de satisfecit chez les fins limiers du Parti de la presse et de l’argent. En fin d’entretien, le réalisateur des Nouveaux chiens de garde (qui prépare la suite de ce film : Ceux qui tiennent la laisse pour laquelle une souscription populaire est lancée : www.ceuxquitiennentlalaisse.info) fait une série de propositions originales pour en finir avec le règne des « médias qui mentent, des patrons qui plastronnent et de la gauche qui capitule ».
Catégorie
Actualités et politique
25 commentaires
Transcription :
...
6 millions de morts au travail dans le monde !
...
a fait film transport de marchandises fret ferrofiaire ++
journaliste
choix des poids-lourds au détriment de la sncf
ya une désinformation. que les poids-lourd fouttent en l'air la planète; les autoroutes saturées de poids lourds et c'est nous qui payons les routes. pb d'orga capitalistes, de renoncement politique
/état de destruction de notre planète : incendies, effondrement du viaduc de gènes,
9 508 vues - 599 - 8 - 121 commentaires
Fiché "S" parce que militant ? Jules Panetier, journaliste et militant anticapitaliste montpelliérain, a été fiché S. Il conteste aujourd'hui ce fichage devant le conseil d'Etat, et est venue sur le plateau du Média nous parler. Comment devient-on fiché S ? Comment vit-on avec et peut-on la contester ? Réponse dans l'autre interview.
Catégorie Actualités et politique
Transcription :
...
fiché S (sûreté de l'état)
sous fichier du FPR des personnes recherchées
...
condamné à de la prison ferme, le conteste
...
on lui demande "EST-CE que vous côtoyez des personnes violentes ?"
demande à ce qu'on retire le côté violent et qu'on supprime cette fiche. Lance un appel aux fichés S du mouvement social.
on adopte un comportement de fiché S : autocensure
durcissement de la société, côté oppressant, c'est pourquoi il faut se mobiliser au plus tôt
ya une radicalisation de l'État dans l'autoritarisme, la militarisation de la police, le côté judiciaire, l'augmentation des places de prison.
/démocratie : droit à un procès équitable, la prévention est un début de dictature, ça a vocation à se généraliser.
c'est pas un modèle de société souhaitable, il faut se mobiliser
invite à rejoindre les actions de blocage des GJ, tension de la police à montpellier auprès de lycéens.
/peur de continuer à se battre ça dépend de leur vie et de leur envie
la liste des fichés S est fournie au rectorat !
comment on fait pour agir collectivement et politiquement ?
il faut que ce fichage cesse.
Le très beau film de Matthew Warchus (scénario de Stephen Beresford) intitulé Pride, tiré d’une histoire vraie, raconte l’engagement d’un groupe d’activistes gay et lesbien, à Londres. Ils décident de réunir des fonds pour aider les familles touchées par la grève que les mineurs ont lancée (en 1984-85) pour s’opposer à la politique ultra-libérale de Margaret Thatcher qui les condamnait à mort. Le Syndicat national des mineurs ayant fait part de ses réticences face à ce soutien inattendu (par crainte d’être ouvertement associé à un groupe gay), les militants londoniens choisissent d’apporter leurs dons directement aux familles ouvrières vivant dans un village minier du Pays de Galles.
...
Ce film est un document extraordinaire pour faire comprendre comment une lutte collective transforme celles et ceux qui y participent, fait tomber des préjugés, déplace la frontière du « eux » et « nous ». Des membres du syndicat des mineurs s’engageront d’ailleurs quelques années plus tard pour défendre les revendications du mouvement LGBT.
Dans une tribune publiée par le journal Le Monde (20/11/2018), le sociologue Pierre Merle écrit que « le mouvement des « gilets jaunes » rappelle les jacqueries de l’Ancien Régime et des périodes révolutionnaires ». Et il s’interroge: « Les leçons de l’histoire peuvent-elles encore être comprises ? »
Je suis convaincu, moi aussi, qu’une mise en perspective historique de ce mouvement social peut nous aider à le comprendre. C’est la raison pour laquelle le terme de « jacquerie » (utilisé par d’autres commentateurs et notamment par Eric Zemmour, l’historien du Figaro récemment adoubé par France Culture dans l’émission d’Alain Finkielkraut qui illustre parfaitement le titre de son livre sur « la défaite de la pensée ») ne me paraît pas pertinent.
...
Dans mon Histoire populaire de la France, j’ai montré que tous les mouvements sociaux depuis le Moyen Age avaient fait l’objet d’une lutte intense entre les dominants et les dominés à propos de la définition et de la représentation du peuple en lutte.
...
J’ai montré dans mon livre, en m’appuyant sur des analyses de Pierre Bourdieu, que la Réforme protestante avait fourni aux classes populaires un nouveau langage religieux pour nommer des souffrances qui étaient multiformes. Les paysans et les artisans du XVIe siècle disaient : « J’ai mal à la foi au lieu de dire j’ai mal partout ». Aujourd’hui, les gilets jaunes crient « j’ai mal à la taxe au lieu de dire j’ai mal partout ». Il ne s’agit pas, évidemment, de nier le fait que les questions économiques sont absolument essentielles car elles jouent un rôle déterminant dans la vie quotidienne des classes dominées. Néanmoins, il suffit d’écouter les témoignages des gilets jaunes pour constater la fréquence des propos exprimant un malaise général.
...
« Avoir mal partout » signifie aussi souffrir dans sa dignité. C’est pourquoi la dénonciation du mépris des puissants revient presque toujours dans les grandes luttes populaires et celle des gilets jaunes n’a fait que confirmer la règle. On a entendu un grand nombre de propos exprimant un sentiment d’humiliation, lequel nourrit le fort ressentiment populaire à l’égard d’Emmanuel Macron. « Pour lui, on n’est que de la merde ». Le président de la République voit ainsi revenir en boomerang l’ethnocentrisme de classe que j’ai analysé dans mon livre.
...
La première différence avec les « jacqueries » médiévales tient au fait que la grande majorité des individus qui ont participé aux blocages de samedi dernier ne font pas partie des milieux les plus défavorisés de la société. Ils sont issus des milieux modestes et de la petite classe moyenne qui possèdent au moins une voiture. Alors que « la grande jacquerie » de 1358 fut un sursaut désespéré des gueux sur le point de mourir de faim, dans un contexte marqué par la guerre de Cent Ans et la peste noire.
La deuxième différence, et c’est à mes yeux la plus importante, concerne la coordination de l’action. Comment des individus parviennent-ils à se lier entre eux pour participer à une lutte collective ? Voilà une question triviale, sans doute trop banale pour que les commentateurs la prennent au sérieux. Et pourtant elle est fondamentale. A ma connaissance, personne n’a insisté sur ce qui fait réellement la nouveauté des gilets jaunes : à savoir la dimension d’emblée nationale d’un mouvement spontané. Il s’agit en effet d’une protestation qui s’est développée simultanément sur tout le territoire français (y compris les DOM-TOM), mais avec des effectifs localement très faibles. Au total, la journée d’action a réuni moins de 300 000 personnes, ce qui est un score modeste comparé aux grandes manifestations populaires. Mais ce total est la somme des milliers d’actions groupusculaires réparties sur tout le territoire.
Cette caractéristique du mouvement est étroitement liée aux moyens utilisés pour coordonner l’action des acteurs de la lutte. Ce ne sont pas les organisations politiques et syndicales qui l’ont assurée par leurs moyens propres, mais les « réseaux sociaux ». Les nouvelles technologies permettent ainsi de renouer avec des formes anciennes « d’action directe », mais sur une échelle beaucoup plus vaste, car elles relient des individus qui ne se connaissent pas. Facebook, twitter et les smartphones diffusent des messages immédiats (SMS) en remplaçant ainsi la correspondance écrite, notamment les tracts et la presse militante qui étaient jusqu’ici les principaux moyens dont disposaient les organisations pour coordonner l’action collective ; l’instantanéité des échanges restituant en partie la spontanéité des interactions en face à face d’autrefois.
Toutefois les réseau sociaux, à eux seuls, n’auraient jamais pu donner une telle ampleur au mouvement des gilets jaunes. Les journalistes mettent constamment en avant ces « réseaux sociaux » pour masquer le rôle qu’ils jouent eux-mêmes dans la construction de l’action publique. Plus précisément, c’est la complémentarité entre les réseaux sociaux et les chaînes d’information continue qui ont donné à ce mouvement sa dimension d’emblée nationale. Sa popularisation résulte en grande partie de l’intense « propagande » orchestrée par les grands médias dans les jours précédents. Parti de la base, diffusé d’abord au sein de petits réseaux via facebook, l’événement a été immédiatement pris en charge par les grands médias qui ont annoncé son importance avant même qu’il ne se produise. La journée d’action du 17 novembre a été suivie par les chaînes d’information continue dès son commencement, minute par minute, « en direct » (terme qui est devenu désormais un équivalent de communication à distance d’événements en train de se produire). Les journalistes qui incarnent aujourd’hui au plus haut point le populisme (au sens vrai du terme) comme Eric Brunet qui sévit à la fois sur BFM-TV et sur RMC, n’ont pas hésité à endosser publiquement un gilet jaune, se transformant ainsi en porte-parole auto-désigné du peuple en lutte. Voilà pourquoi la chaîne a présenté ce conflit social comme un « mouvement inédit de la majorité silencieuse ».
Une étude qui comparerait la façon dont les médias ont traité la lutte des cheminots au printemps dernier et celle des gilets jaunes serait très instructive. Aucune des journées d’action des cheminots n’a été suivie de façon continue et les téléspectateurs ont été abreuvés de témoignages d’usagers en colère contre les grévistes, alors qu’on a très peu entendu les automobilistes en colère contre les bloqueurs.
Je suis convaincu que le traitement médiatique du mouvement des gilets jaunes illustre l’une des facettes de la nouvelle forme de démocratie dans laquelle nous sommes entrés et que Bernard Manin appelle la « démocratie du public » (cf son livre Principe du gouvernement représentatif, 1995). De même que les électeurs se prononcent en fonction de l’offre politique du moment – et de moins en moins par fidélité à un parti politique – de même les mouvements sociaux éclatent aujourd’hui en fonction d’une conjoncture et d’une actualité précises. Avec le recul du temps, on s’apercevra peut-être que l’ère des partis et des syndicats a correspondu à une période limitée de notre histoire, l’époque où les liens à distance étaient matérialisés par la communication écrite. Avant la Révolution française, un nombre incroyable de révoltes populaires ont éclaté dans le royaume de France, mais elles étaient toujours localisées, car le mode de liaison qui permettait de coordonner l’action des individus en lutte reposait sur des liens directs : la parole, l’interconnaissance, etc.
...
L’une des questions que personne n’a encore posée à propos des gilets jaunes est celle-ci : pourquoi des chaînes privées dont le capital appartient à une poignée de milliardaires sont-elles amenées aujourd’hui à encourager ce genre de mouvement populaire ? La comparaison avec les siècles précédents aboutit à une conclusion évidente. Nous vivons dans un monde beaucoup plus pacifique qu’autrefois. Même si la journée des gilets jaunes a fait des victimes, celles-ci n’ont pas été fusillées par les forces de l’ordre. C’est le résultat des accidents causés par les conflits qui ont opposé le peuple bloqueur et le peuple bloqué.
Cette pacification des relations de pouvoir permet aux médias dominants d’utiliser sans risque le registre de la violence pour mobiliser les émotions de leur public car la raison principale de leur soutien au mouvement n’est pas politique mais économique : générer de l’audience en montrant un spectacle.
...
Au-delà de ces enjeux économiques, la classe dominante a évidemment intérêt à privilégier un mouvement présenté comme hostile aux syndicats et aux partis. Ce rejet existe en effet chez les gilets jaunes. Même si ce n’est sans doute pas voulu, le choix de la couleur jaune pour symboliser le mouvement (à la place du rouge) et de la Marseillaise (à la place de l’Internationale) rappelle malheureusement la tradition des « jaunes », terme qui a désigné pendant longtemps les syndicats à la solde du patronat. Toutefois, on peut aussi inscrire ce refus de la « récupération » politique dans le prolongement des combats que les classes populaires ont menés, depuis la Révolution française, pour défendre une conception de la citoyenneté fondée sur l’action directe. Les gilets jaunes qui bloquent les routes en refusant toute forme de récupération des partis politiques assument aussi confusément la tradition des Sans-culottes en 1792-93, des citoyens-combattants de février 1848, des Communards de 1870-71 et des anarcho-syndicalistes de la Belle Epoque.
C’est toujours la mise en œuvre de cette citoyenneté populaire qui a permis l’irruption dans l’espace public de porte-parole qui était socialement destinés à rester dans l’ombre. Le mouvement des gilets jaunes a fait émerger un grand nombre de porte-parole de ce type. Ce qui frappe, c’est la diversité de leur profil et notamment le grand nombre de femmes, alors qu’auparavant la fonction de porte-parole était le plus souvent réservée aux hommes. La facilité avec laquelle ces leaders populaires s’expriment aujourd’hui devant les caméras est une conséquence d’une double démocratisation : l’élévation du niveau scolaire et la pénétration des techniques de communication audio-visuelle dans toutes les couches de la société. Cette compétence est complètement niée par les élites aujourd’hui ; ce qui renforce le sentiment de « mépris » au sein du peuple. Alors que les ouvriers représentent encore 20% de la population active, aucun d’entre eux n’est présent aujourd’hui à la Chambre des députés. Il faut avoir en tête cette discrimination massive pour comprendre l’ampleur du rejet populaire de la politique politicienne.
Le mouvement des Gilets jaunes est remarquable, à bien des titres, spécialement parce que les aspirations à plus de justice sociale y apparaissent fortement associées à l’attente d’une transformation profonde de la démocratie, dans toutes ses dimensions. Le système institutionnel bien sûr, mais aussi la représentation de toutes les catégories sociales, ou encore les formes multiples de la participation démocratique et la prise en charge d’intérêts structurellement marginalisés sont questionnés.
Nous, chercheuses et chercheurs en sciences humaines et sociales assemblé·e·s au sein du Groupement d’intérêt scientifique « Démocratie et participation », sommes interpellé·e·s par ce que nous interprétons comme un appel à une république plus « participative » et par des pratiques qui s’attachent d’ores et déjà à la mettre en œuvre au quotidien, entre citoyennes et citoyens. Sans être formulé dans ces termes – la démocratie participative n’étant pas explicitement revendiquée – cet appel prend cependant forme au croisement de propositions plus ou moins creusées qui s’y rattachent fortement : assemblée citoyenne, référendum d’initiative populaire, débats décentralisés. Ces revendications démocratiques, leur émergence comme leur structuration via l’usage des réseaux sociaux ou l’organisation d’assemblées populaires, témoignant d’une profonde défiance à l’égard de la représentation et d’une aspiration à l’horizontalité, ne sont pas en elles-mêmes nouvelles. Ce qui est plus original, c’est qu’elles ne sont pas portées par le petit cercle de leurs promoteurs habituels. Autrement dit, alors que nous observons et contribuons depuis des années à des expériences participatives souvent pensées et pratiquées du haut vers le bas, une forme de demande sociale s’exprime sous nos yeux.
Il serait tentant d’annoncer aux Gilets jaunes que les dispositifs participatifs ne manquent pas et que nous sommes prêt·e·s à leur en livrer le mode d’emploi. Ce serait pourtant contraire à notre posture de chercheuses et chercheurs en participation, et présomptueux, de considérer que les réponses institutionnelles et procédurales aux attentes démocratiques des Gilets jaunes existent, que nous n’avons pas besoin de leurs propositions et qu’il suffirait d’élargir ou de généraliser ce qui se fait déjà. De surcroît, l’aspiration à une vie démocratique ne saurait être enfermée dans quelques solutions procédurales vite digérées. D’autant moins que de multiples expériences participatives, aussi étudiées et renseignées soient-elles, montrent d’importantes limites tant dans leur capacité à élargir le spectre de « ceux qui participent » que dans leur influence réelle sur les décisions. Par contre, l’observation et l’étude de ces dispositifs, que les chercheuses et chercheurs réuni·e·s au sein du Gis mènent depuis plusieurs années, peuvent fournir de précieux éléments sur les opportunités mais aussi sur les risques de ce qui va se construire dans les semaines et les mois qui viennent.
Prise au sérieux, la participation conduit d’abord à ouvrir de vraies possibilités de débats pluralistes, d’interpellation et de proposition pour les citoyennes et citoyens, et à garantir leur indépendance en dehors des échéances électorales. Cela peut concerner l’ensemble des politiques publiques (notamment économiques, fiscales et monétaires), et ce à tous les niveaux. Elle conduit ensuite à reprendre à nouveaux frais la question de l’articulation de cette démocratie participative avec la démocratie représentative, dont les limites sont bien établies à tous les échelons territoriaux, de la commune à l’Europe. De plus, la participation ne saurait conduire à délégitimer les autres formes d’expression ou d’expérimentation démocratiques, y compris celles qui s’expriment sur un mode radical. Nos recherches montrent à cet égard que la vitalité des formes plus conflictuelles d’interpellation est bien souvent une condition d’épanouissement des dispositifs participatifs comme d’aboutissement de décisions mieux ajustées à l’état réel de notre société. Enfin, pour être crédible, la concertation à venir doit s’entourer de toutes les garanties désormais bien identifiées (marges de manœuvre politique, moyens financiers et humains cohérents, animation neutre et indépendante, calendrier réaliste…). La réunion de ces conditions suppose à minima l’assurance de la transparence des échanges et un contrôle démocratique sur le traitement, les synthèses et les comptes rendus de l’immense matériau qui sera rassemblé, ainsi qu’un retour sur l’usage qui en sera fait dans les décisions publiques, justifiant ce qui est gardé ou non des propositions faites dans le débat.
Au-delà de cette expérimentation à laquelle nous sommes prêt·e·s à contribuer, nous réaffirmons l’urgence sociale, politique et environnementale d’une vie démocratique, parce que celle-ci conditionne la capacité de nos sociétés à aborder de front les déchirures qui la traversent et à relever les défis à venir.
La direction collégiale et le Conseil scientifique
du Gis Démocratie et Participation
ndlr :
- connu / Loïc Blondiaux @LoicBlondiaux https://twitter.com/LoicBlondiaux/status/1073896519076667392
- de nombreux attributs de la médiation sont présents.
- ne serait-ce pas une manière de tirer la "couverture" "gilets jaunes" à eux ? => questionner ACT
Dénonçant les « dérives de l’économie de marché » ou les grandes entreprises qui essaient d’échapper à l’impôt, des gilets jaunes mènent depuis plusieurs jours des actions de blocage ciblant des enseignes de la grande distribution – comme celles de la famille Mulliez – des géants de l’industrie comme Monsanto, des agences bancaires ou des entreprises appartenant à de grandes fortunes. Ils y revendiquent « une meilleure justice sociale », une véritable lutte contre l’évasion fiscale, la « taxation des produits financiers », ou encore un financement de la transition écologique « non par les pauvres », mais « par les entreprises multinationales ».
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Tags : Inégalités Justice fiscale Luttes sociales multinationales