Luttes Justice
Mis à jour le 25 septembre 2026 à 15h05
Durée de lecture : 9 minutes
Un militant de Greenpeace France interpellé lors d'une action contre le Sommet sur l'énergie nucléaire à Boulogne-Billancourt, près de Paris, le 10 mars 2026. - © Dimitar Dilkoff / AFP
Procès, amendes à foison... La répression judiciaire s’intensifie contre Greenpeace France et ses militants, dont deux comparaîtront le 25 septembre. Autopsie d’un système visant à affaiblir financièrement l’ONG pour la « réduire au silence ».
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Notes
[1] Les activistes Albin et Guillaume ont été relaxés par le tribunal judiciaire de Nanterre dans la matinée du 25 septembre 2026, informe Greenpeace France à Reporterre.
[2] Les deux banderoles ont été écrites en anglais : « Nuclear power = energy insecurity » (« Énergie nucléaire = insécurité énergétique ») et « Nuclear power fuels Russia’s war » (« L’énergie nucléaire alimente la guerre menée par la Russie ») .
Complété de
https://reporterre.net/Uranium-EDF-mis-en-demeure-pour-ses-relations-commerciales-avec-la-Russie
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DISSOLUTION
Dans ce numéro hors-série spécial été de Dissolution, on va se pencher sur une question épineuse : les VSS. Le PS accuse les insoumis de ne pas soutenir la loi dite "intégrale" contre les VSS, réclamée par 150 associations et presque tous les groupes, faute de temps pour l'adopter en 9 mois.
Les insoumis ont-ils trahi les victimes ? Le calendrier est-il une défense sérieuse ? Qu'est-ce qui pousse LFI à la circonspection ? La loi intégrale, c'est quoi, à quoi ça sert ? Comment évaluer une politique pénale quand on est de gauche ? C'est ce qu'on verra dans ce hors-série.
Un numéro hors-série de Camille et Victor-Ulysse Sultra-Chastrusse, Doctorant en droit public
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Les free parties font régulièrement la une de l’actualité. Cette fois ce n’est pas pour une fête violemment réprimée ou qui serait mal passé mais pour une proposition de loi visant à renforcer leur pénalisation
Adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, cette loi portée par la députée Horizon Laetitia Saint-Paul, prévoit jusqu’à 6 mois de prison et 30 000 euros d’amende pour les organisateurs de fêtes non déclarées. et 1500 euros pour les participants. Le texte doit désormais aller au Sénat.
Pour ses défenseurs, c’est une question de sécurité et d’ordre public.
Pour ses opposants, c’est une attaque contre une culture, un mode de vie, et une jeunesse.
Pour en parler, on reçoit le député La France insoumise Louis Boyard, qui s’est vivement opposé à ce texte à l’Assemblée et Kamille du collectif Tekno anti rep.
Visibilité Publique Publié originellement 14/04/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 20min 15sec
Tr.: ...
sous-mobilisation du PS ...
Le face cam
Leurs histoires, touchantes, révoltantes, édifiantes ou inspirantes, nous disent quelque chose de notre actualité. Ils ont accepté de venir face à la caméra du Média pour les partager, et si possible nous bousculer et modifier nos perceptions.
16 août 2025 - 8H00 / Juan Tendero-Tourné
Réprimé car il a osé interrompre Bayrou en lui disant ce qu'il pensait de Betharram et de son budget
Le 7 août dernier, François Bayrou s’est rendu en Charente-Maritime. Alors qu’il se dirigeait vers un déjeuner officiel, il a été interpellé par un homme, très critique de son bilan ... Salem est notre invité du Face-Cam.
Le 7 août dernier, François Bayrou s’est rendu en Charente-Maritime pour célébrer les 50 ans du Conservatoire du littoral. Alors qu’il se dirigeait vers un déjeuner officiel, il a été interpellé par un homme qui lui a lancé : « À tous les enfants qui se sont fait violer. Vous avez des comptes à rendre aux gens qui n’ont pas un sou. Vous n’avez rien à faire ici, monsieur Bayrou ».
À la suite de cette intervention, cet homme a été placé en garde à vue pour outrage à personne dépositaire de l’autorité publique. Cerise sur le gâteau, Il devra également effectuer, à ses frais, un stage de citoyenneté, en vue d’un stage de responsabilisation pour la prévention de la lutte au sein du couple. Oui, oui, vous avez bien entendu. (OFF) On pourrait presque croire à une blague mais non… Cet incident s’inscrit dans un contexte plus large, celui de l’affaire Bétharram, évoquée lors de l’interpellation, et de critiques sur la gestion budgétaire jugée défavorable aux plus précaires.
Aujourd’hui, dans notre nouveau Face-Cam Salem, militant originaire de Rochefort, est avec nous pour revenir sur les faits, raconter son parcours, son interpellation, et dénoncer une arrestation relevant, selon ses dires, d’un “réel problème démocratique dans notre pays.”
(Toulouse)
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Dont
Jeudi 24 avril
18h à 20h
[BAF] Introduction à l’intervention dans les violences interpersonnelles
2ère lecture collective de la Boîte à outils de Creative Interventions
Guide pratique pour mettre un terme à la violence interpersonnelle est une traduction collective, émanant de nombreuses personnes du Québec, de France, de Suisse et de Belgique, d’un gigantesque travail de compilation et de formalisation de stratégies visant à mettre fin à des violences interpersonnelles sans recourir à l’État ou un tiers répressif. Ce gigantesque ouvrage, dont la traduction française n’est pas encore largement disponible, vise à construire une culture de l’intervention, c’est-à-dire à confier la cessation et la réparation des violences aux personnes les ayant subies, commises, ou étant témoins ou proches. Il s’inscrit dans une démarche de justice transformatrice et de responsabilisation communautaire.
Parce que ce texte est intimidant, et aussi parce que le collectif est à la base des pratiques et de la culture pronées par ce guide, il nous paraît intéressant de s’en emparer collectivement. Nous proposons ainsi une série de lectures et discussions collectives autour d’extraits.
Lors de cette deuxième session, nous lirons les parties « Qu’est-ce que l’intervention communautaire face à la violence ? » et « Violence intepersonnelle : des bases que tout le monde devrait avoir ». Nous prendrons quelques notes afin de transmettre ce que nous avons lu aux personnes souhaitant se joindre à des sessions ultérieures. Prochaine session (à vérifier dans le programme) : 15/05.
Don libre et non nécessaire en soutien à la Bibliothèque Anarcha-Féministe.
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?adzrUA
Ndlr : cela peut-il se rapprocher de la médiation par les pairs ?
samedi 5 avril 2025, par 2100 personnalité.es, militant.es et responsables
Droit de réponse à la tribune publiée dans le journal le Monde le 21 mars 2025 « Pour que l’antisionisme ne serve plus de prétexte à l’antisémitisme ! »
Mise à jour le 5 avril 2025 : le journal Le Monde nous a fait savoir son refus de publier notre réponse, pourtant contre signée par plus de 2100 personnalités militants et responsables à ce jour...
Pour que la lutte contre l’antisémitisme ne serve plus de prétexte à la répression de ceux qui dénoncent le génocide palestinien
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Cette tragédie n’a pas commencé le 7 octobre, mais il y a un siècle avec le nettoyage ethnique méthodique de la Palestine, combinant des phases d’agression miliaire de haute intensité et des phases d’oppression impitoyable basée sur un régime d’apartheid et d’enfermement généralisé des Palestiniens, d’assassinats, d’expulsion massive et de refus du retour des réfugiés.
Le droit international bafoué de façon continuelle par Israël
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Tous les sionistes ne sont pas juifs et tous les juifs ne sont pas sionistes
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Tr.: rapport du député renaissance de Moselle et du député LFI Antoine Léaument ... légalisation du canabis ... s'attaquer au sommet de la pyramide : blanchiment d'argent, corruption ... renforcer les GIR ... dépénalisation
/ Observatoire des libertés associatives
Home 2023 juin 17
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Je m’appelle Serge et j’ai été gravement blessé, comme beaucoup d’autres, à la manifestation contre la mégabassine de Sainte Soline du 25 mars 2023. J’ai été atteint à la tête par une grenade, probablement tiré en tendu par un gendarme équipé d’un lanceur de grenade cougar. J’ai subi un grave traumatisme crânien qui m’a mis en situation d’urgence absolue, situation aggravée par le blocage de ma prise en charge par les secours durant la manifestation. Après un mois de coma artificiel et six semaines en réanimation, j’ai été transféré dans un service de neurochirurgie, puis en centre de rééducation. A l’heure actuelle, je ressens d’énormes progrès dans ma faculté à bouger, manger et tout simplement échanger et réfléchir. Le chemin va être extrêmement long mais je suis déterminé à tout donner, à me battre pour récupérer ce qui me constituait, tant physiquement que mentalement. Je le fais évidemment pour moi, mais aussi parce que je pense que refuser d’abdiquer, refuser d’être écrasé par la machine répressive est une nécessité politique, à l’heure où les Etats font le pari de la terreur et de notre passivité.
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il est primordial qu’aucun tabassage, qu’aucune mise en geôle, qu’aucune mutilation, qu’aucun meurtre ne soit passé sous silence par les forces de l’ordre social capitaliste. Ils mutilent et assassinent tellement souvent que cela n’a rien d’accidentel, c’est dans leur fonction. Beaucoup trop d’histoires dans le monde nous rappellent qu’il n’y a pas plus vrai que la formule « ACAB ». Tous les flics sont bien des bâtards. Ils sont et resteront les larbins de la bourgeoisie dont ils protègent les intérêts et assurent, jusqu’à maintenant, la pérennité.
La classe capitaliste a comme seule perspective la dégradation de nos conditions de vie à une large échelle et tous les prolétaires d’ici et d’ailleurs en font actuellement l’amer expérience. Face aux luttes que nous menons pour contrecarrer ce funeste destin, ils ont clairement fait le choix d’augmenter drastiquement la répression, autant par des nouvelles lois répressives que par le fait de donner carte blanche aux forces de l’ordre, comme à Sainte Soline. Nous devons en prendre acte, et porter collectivement l’idée qu’il est hors de question de participer à une lutte sans des protections efficaces et des capacités de résistance. Nous ne sommes pas des martyrs.
Néanmoins, notre force n’a pas grand-chose à voir avec une histoire de champ de bataille. Notre force, c’est notre nombre, notre place dans la société et le monde meilleur auquel nous aspirons. Contre les quelques organisations de dirigeants et de bureaucrates qui souhaiteraient nous ramener à la maison une fois leur place au soleil acquise sur notre dos, il nous faut mille façons de nous organiser à la base par et pour des solidarités concrètes, à destination des camarades du mouvement mais aussi, et peut-être surtout, à toutes celles et ceux qui rejoindront les élans révolutionnaires futurs.
Force aux camarades actuellement dans le viseur des Etats !
Vive la Révolution !
A vite dans les luttes.
Le S
Connu / https://contre-attaque.net/2023/06/18/communique-de-serge-blesse-a-sainte-soline/
Connu / https://twitter.com/ContreAttaque_/status/1670372531520282628
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Contre Attaque @ContreAttaque_
💬 COMMUNIQUÉ DE SERGE, BLESSÉ À SAINTE-SOLINE
Des nouvelles qui donnent de la force en ces temps troublés :
Des nouvelles qui donnent de la force en ces temps troublés «Salut tout le monde, Je m’appelle Serge et j’ai été gravement blessé, comme beaucoup d’autres, à la manifestation contre la mégabassine de...
12:07 PM · 18 juin 2023 · 22,9 k vues 315 Retweets 4 citations 552 J'aime 5 Signets
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Connu / TG le 24/03/23 à 18:32
Signez la pétition LDH " Retraites : stop à l’escalade répressive". ...
Connu / TG le 27/03/23 à 15:58
C'était lundi dernier, le 28 novembre, un mois après le rassemblement contre la mégabassine de Sainte-Soline, cinq manifestants interpellés au hasard parmi les milliers de citoyens présents, ...
Connu / TG du 04/12/22 à 22:02
Communiqué du groupe parlementaire LFI-NUPES
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Connu / TG 11/10/22 À 17:58
Liberté d'expression - enquête
France : Comment des milliers de manifestants pacifiques ont été arbitrairement arrêtés et poursuivis
Depuis fin 2018, en France, la répression des manifestations a été d’une ampleur inédite. Manifester pacifiquement expose au risque de violences policières, mais aussi à celui de finir en garde-à-vue. En effet, les autorités ont instrumentalisé des lois contraires au droit international pour verbaliser, arrêter arbitrairement et poursuivre en justice des gens qui n’avaient commis aucune violence. Enquête.
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Nous avons enquêté pendant 18 mois sur la réponse des autorités à ces mouvements sociaux, recueilli et recoupé le témoignage d’une centaine de manifestants arrêtés et poursuivis, et rencontré les autorités Le constat est inquiétant.
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Des lois contraires au droit international https://www.amnesty.fr/focus/droit-de-manifester-pourquoi-certaines-lois-francaises-sont-contraires-au-droit-international ont été utilisées de manière massive, et une nouvelle loi, dite « anticasseurs » a été promulguée. Et c’est encore sur ces lois que s’appuie le nouveau Schéma national du maintien de l’ordre (SNMO) du ministère de l’Intérieur.
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Lire aussi : Qu'est ce que la "criminalisation des manifestants" ? https://www.amnesty.fr/focus/quest-ce-que-la-criminalisation-des-manifestants
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En avril 2019 a été introduite une interdiction générale de dissimuler son visage pendant les manifestations sous peine d’une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 euros et d’une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement. Cette loi est contraire au droit international, et n’a plus aucun sens dans le contexte du Covid-19 où il est obligatoire de porter un masque. Entre avril et octobre 2019, cette interdiction a donné lieu au placement en garde à vue de 210 personnes. En 2019, 41 manifestants ont été reconnus coupables de cette infraction.
Ainsi, Brice, journaliste, était en train de filmer une manifestation des Gilets jaunes à Paris en avril 2019 lorsqu’il a été arrêté, maintenu en garde à vue pendant 48 heures et inculpé pour « violences », « dissimulation du visage » et « préparation de violences ». « Je trouve absurde que le parquet ait requis [une peine de] trois mois, sachant que je suis journaliste et qu’il n’y avait aucune preuve contre moi », a-t-il déclaré. Il a été acquitté par la suite.
-> pétition
https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?gkEcZQ
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Le 14 septembre 2020, la France insoumise organisait un colloque sur la sécurité (https://youtu.be/Yiv5Oi3vKNs). Jean-Luc Mélenchon concluait cette journée de travaux.
Le président du groupe « La France insoumise » à l'Assemblée nationale a dénoncé l'inflation de lois sécuritaire dont l'efficacité n'est jamais évaluée. Il a ainsi rappelé qu'il y avait eu au cours des 30 dernières années 16 lois sur le terrorisme, 21 sur l'immigration et 32 sur la délinquance sans que jamais le bilan en soit donné. Il a expliqué que ces lois diminuaient les libertés publiques sans améliorer la sécurité.
Face à l'ambiance politico-médiatique qui place l'insécurité au centre de l'actualité, Jean-Luc Mélenchon a réfuté l'utilisation du mot « ensauvagement » et a rappelé son origine. Il a aussi expliqué que les statistiques pouvaient être manipulées pour leur faire dire une chose ou une autre. Il a appelé à traiter enfin les questions de sécurité par la raison, en analysant ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas. Il a ainsi parlé longuement de l'inefficacité de la politique répressive en matière de lutte contre la consommation de cannabis et a expliqué qu'il fallait réfléchir à sa légalisation pour d'une part libérer des forces de police pour lutter contre le trafic et le crime organisé et d'autre part lutter plus efficacement contre la consommation ou la consommation excessive de cette drogue.
Le porte-parole des insoumis a également déployé ses propositions pour la sécurité autour du triptyque « prévention, répression, réparation ». Dénonçant le bilan ridicule de Darmanin incapable d'arrêter une bande de Tchétchènes armées ou poursuivant un groupe de rap à Grenoble, Jean-Luc Mélenchon a quant à lui appelé à refonder la police. Il a ainsi proposé de reconstruire le lien entre la police et la population via l'utilisation d'une garde nationale, à redévelopper la formation des policiers, à dissoudre l'IGPN, à refondre le code de déontologie. Il a, enfin, expliqué qu'en République, l'ordre public n'était pas possible sans ordre social.
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Le capitaine Bruno Félix, qui dirigeait l’unité de CRS responsables de la mort de Zineb Redouane, vient d’obtenir le commandement de la CRS 46. Une étrange promotion pour celui qui avait refusé de fournir les armes de son unité à l'IGPN.
Gilets Jaunes ; Répression ; Violences policières
Clés : Amérique du Nord ; Discriminations ; Répression ; Violences policières.
Des deux côtés de l'Atlantique, des mobilisations contre les crimes policiers s'organisent. Aux États-Unis, la mort de George Floyd, assassiné par un policier blanc le 25 Mai 2020 à Minneapolis, déclenche une série de manifestations dans tous le pays. Interpellé par quatre policiers, George Floyd est plaqué au sol sur le ventre et répète "I can't breathe" (je ne peux pas respirer). Filmé par des passants, la vidéo fait le tour des réseaux sociaux et provoque la colère des riverains de Minneapolis qui dès le lendemain manifestent et réclament "justice". Très vite, le mouvement gagne le reste du pays à l'image de la mobilisation Black lives matter. Un mot d'ordre en particulier surgit : "Defund the police", ce qui signifie littéralement "couper les finances de la police". Il s'agit d'exiger une réduction des budgets de la police pour réorienter les fonds vers des programmes sociaux, culturels et de santé. Certains demandent même l'abolition des forces de l'ordre. En France, la mort de George Floyd rappelle celles de plusieurs victimes tuées aussi par plaquage ventral. George Floyd décède des mêmes techniques d'interpellation policière qui ont tué Lamine Dieng, Adama Traoré ou Cédric Chouviat, dont les proches se sont organisés en collectif pour obtenir l'interdiction de ces méthodes d'intervention. En écho aux événements américains, le comité Adama qui regroupe la famille d'Adama Traoré, appelle à un rassemblement dès le 2 Juin devant le palais de justice porte de Clichy à Paris. Des manifestations se poursuivent depuis et une marche est prévu le 18 juillet à Beaumont-sur-Oise pour les quatre ans de la mort d'Adama Traoré.
Les mobilisations contre les violences policières aux États-Unis et en France sont-elles pour autant semblables? Pour en parler, Le Média a contacté Gwenola Ricordeau, spécialiste en justice criminelle à la California State University at Chico. Cette criminologue s'est également rendu à la CHAZ (Capitol Hill Autonomous Zone) dans le centre-ville de Seattle. Ce quartier est devenu durant quelques semaines une zone sans police, après l'évacuation du commissariat situé en son centre. Transformé par les militants locaux en sanctuaire en hommage aux victimes des violences policières, ce lieu est devenu un symbole du mouvement Defund the Police. Lorsque cet entretien fut tourné, la CHAZ était encore entre les mains du mouvement social américain. Gwenola Ricordeau raconte les dernières heures de la CHAZ, dont la police de Seattle a repris possession après l'enregistrement de l'interview, le 1er Juillet 2020.
Clés : Justice ; Répression ; Travail
Au sommaire :
- Les manifs sauvages de la police, dont une des principales revendications est tout simplement “le droit d’étrangler” les interpellés. Alors même qu’une policière vient de porter plainte contre un de ses collègues qui lui avait fait subir une clé d’étranglement pour s’exercer. Et quelques jours après les révélations de Mediapart sur les derniers mots de Cédric Chouviat : “J’étouffe”.
- Devinez quoi ? On a vu Apolline de Malherbe de BFM TV émue. Émue parce qu’il y a un mouvement de grève suite à un gros plan de départs au sein du groupe NextRadio TV, son employeur. La grève en cours au sein du groupe NextRadio TV, dont fait partie la chaîne tout-info BFM, estampillée média de l’anti-grève. Une grève suivie par 90% des journalistes, mais pas par les stars de l’antenne, qui se contentent d’exprimer leur “émotion”. Alors que les destructions d’emplois prévues toucheront surtout les précaires - pigistes et intermittents.
- Les incessants scandales sans conséquences pratiques (affaire Köhler, affaire Fillon, évasion fiscale au sein des EHPAD jouissant de fonds publics, cadeaux de la Banque centrale européenne au groupe LVMH, persécution d’un conseiller Pôle Emploi pour avoir fait son boulot) qui nous pousse à nous poser une question : qu’est-ce que la République et qui l’incarne vraiment ?
Clés : Discriminations ; Répression ; Santé
Camille et ses invités du jour la politologue Virginie Martin, Yvan Le Bolloch, ainsi que l'avocate Caroline Mecary et Bruno Gaccio sont de retour pour un sixième épisode des Masques et la tune ! Pour cette nouvelle émission : "Macron : Le mythomane" nous allons revenir sur le discours de dimanche dernier du Président de la République, ainsi que sur la journée de mobilisation des soignants qui avait lieu hier.
Vide : C'est le mot qui est le plus ressorti pour décrire le discours du Président de la République dimanche dernier. Emmanuel Macron s'est adressé aux français et a déroulé une séquence d'auto satisfaction assez sidérante, avec une bonne dose de mensonge éhonté. Macron aurait pris toujours les bonnes décisions, toujours dans l'intérêt général. Après avoir débité un certain nombre de banalités incantatoires opposées en tout à ses actions passées et actuelles, et avoir passé un peu de pommade aux soignants, deux choses restaient à noter : l'usage du mot "séparatistes" et l'affirmation d'un changement profond qui l'aurait saisi. Bref, nos chroniqueurs diront ce qu'ils en pensent.
Et puis on parlera ensuite de la journée de mobilisation des soignants de ce mardi 16 juin 2020, 2 jours après avoir encore loué leur courage, Emmanuel Macron leur envoyait les CRS et la BRAV, et par des lacrymo, des coups tonfa, de grenades et tirés par les cheveux que les "héros" proclamés par Macron ont été reçu. Puisqu'ils ne veulent pas de médailles, ils auront comme les autres : la terreur policière.
voir aussi https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?jNrgKA
Soignants, les héros en colère
Première grande démonstration de force nationale des personnels soignants après le déconfinement consécutif à l’épidémie de COVID 19. Une épidémie qui nous a rappelé l’importance stratégique de l’hôpital public, mais aussi son état désastreux. Plusieurs décennies de gestion néolibérale et d’économies de bouts de chandelles sont passées par là.
Après les grandes promesses au plus fort de l’économie, Emmanuel Macron est désormais au pied du mur. Pendant que le gouvernement organise le “Ségur de la Santé”, le rapport de force s’établit dans les rues. Avec en toile de fond une interrogation : les applaudisseurs de balcons se mêleront-ils aux cortèges des soignants pour réclamer à l’unisson du fric pour l’hôpital public ?
Clés : Coronavirus ; Répression ; Santé