Connu / TG le 22/04/26
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[22/04/2026 15:42] Gaël L: Je me permets de poser la question ici, quelqu'un a peut-être une réponse.
Ça vient d'où tous ces sites "pourquituvotes.fr" ou "monvote2027.fr" qui sortent en haut des résultats sur Google, qui sont codés à l'IA et se disent "neutres" ?
Pendant les municipales on en a souffert nous puisque l'autre liste de gauche était la seule à avoir son programme dessus donc on nous le sortait sur les marchés.
On ne sait pas quelle est la donnée ou l'algorithme derrière, ça pourrait être de l'ingérence extraterritoriale.
Je m'inquiète peut-être pour rien, donc je vous pose la question
[22/04/2026 15:47] Hugo P: je pense pas que ce soit nécessairement de l'ingérence
pour pourquoituvotes.fr ce serait Ron Kopelman l'auteur et pour monvote2027 c'est indiqué que c'est une équipe de citoyens qui préfèrent rester anonymes
en vrai y'en a beaucoup qui ont l'idée de prendre ce genre d'initiative et avec l'IA c'est devenu beaucoup plus simple d'en réaliser à la chaîne qu'avant
[22/04/2026 15:48] Hugo P: les internautes, surtout militants, sont friands de ce genre de test pour pouvoir comparer leurs résultats entre eux, ça fait beaucoup de trafics et de partage donc ça se retrouve très vite référencé
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ENTRETIENS 🗣️
Diego Chauvet, journaliste à l'Humanité, reçoit Johann Chapoutot, spécialiste de la montée du nazisme, pour apporter son regard d'historien, de spécialiste des années 30, sur le renversement des valeurs que nous vivons actuellement entre fascisme et antifascisme.
00:00 Introduction
02:09 Qu'est-ce que l'antifascisme ?
11:28 Mort de Quentin D. : la réaction de Dominique de Villepin
19:55 Le retour de propos pétainistes
25:21 Faut-il distinguer les formes de violences ?
31:28 L'influence trumpiste
44:34 Marianne attaque Johann Chapoutot
50:17 Notre hors-série "Front commun contre l'extrême droite"
Tr.: ...
extrême centre et extrême droite partagent des valeurs communes : le darwinisme social, des formes de suprémacisme social c'est sûr, suprémacisme racial très souvent, et ils ont également la même clientèle en gros, les dynamiques patrimoniales, les possédants. Et par ailleurs, ils ont les mêmes ennemis, c'est-à-dire la gauche en général. Ce que les nazis appelaient le marxisme qui englobait aussi la social-démocratie qu'il s'agissait de détruire, notamment les syndicats. Dans ce que fait le centre, nous avons déjà des antécédents ... de la dynamique des idées comme de la dynamique sociologique, du point de vue idéologique comme sociologique, c'est compréhensible. Et ça s'est déjà produit. Ce qui est regrettable, c'est que une partie de la gauche se désolidarise de l'autre de la même manière que le SPD (ndlr : Parti social-démocrate d’Allemagne. En allemand Sozialdemokratische Partei Deutschlands) avait tenté de s'imposer ? dans les bonnes grâces de la droite, voire nazie, nous, nous sommes la gauche raisonnable, discours que l'on entendait déjà à l'époque. Nous sommes des gens raisonnables, nous n'avons rien à voir avec ces fanatiques de l'égalité sociale ou de la justice sociale que sont les communistes, nous n'avons rien à faire avec eux. Il les ont donc jeté par dessus bord, ou jeté sous le bus comme on dit aujourd'hui pour, encore une fois, donner des gages à la droite et à l'extrême droite. Pour se sauver eux-mêmes. L'histoire a bien montré que ils ont été victimes eux-mêmes de ce qu'ils pensaient pouvoir éviter. Phrase de Dominique de Villepin dans un texte qu'il a publié jeudi soir à ce sujet "Le parti social-démocrate allemand, grande force républicaine de gauche à l'époque, a eu sa part de responsabilité dans la montée du nazisme en maintenant l'illusion d'une posture d'équivalence qui a conduit à son propre écrasement." C'est ce que vous décrivez là précisément. DDV lui, en tant que responsable politique, en fait l'analogie avec le présent. Est-ce qu'il a raison ?
OUI ce qui le distingue notamment d'un ancien pdt de la république dont les dernières déclarations sont consternantes du point de vue de l'éthique politique, François Hollande pour ne pas le citer, de la morale humaine, de la décence commune et de la culture politique, contrairement à des gens comme cela, DDV est quelqu'un ??? il lit de la littérature, philosophie, histoire puisque nous en avons parlé, notamment de cette période de 1932-1933, c'est quelqu'un qui ayant ouvert des livres d'histoire, en a tiré quelques enseignements. D'autres comme FH que vous citiez, en fréquentant uniquement HEC et Science Po n'a pas eu l'occasion de se former à l'histoire et c'est bien dommage puisque, précisément, l'erreur majeure, monstrueuse même en réalité du SPD allemand en 32-33, ça a été, au moment depuis avril 1932 les communistes proposaient une alliance, non seulement à la base mais aussi au sommet, de vouloir se distinguer à toutes forces d'une gauche qu'il était prêt à sacrifier, avec laquelle ils avaient des désaccords stratégiques, tactiques, et un passif d'opposition assez long, sacrifier cette gauche là pour se sauver soi-même. Et ça a duré longtemps cette histoire puisque le SPD Allemand, non seulement n'a rien fait quand les nazis sont arrivés au gouvernement, contrairement à ce que demandait le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands ou PARTI COMMUNISTE ndlr) une grève générale. Mais 5 mois plus tard, le SPD en était encore à voter une motion de confiance à Hitler et à son gouvernement au Reichtag. Le 17 mai 33, franchement, c'est très tard. Cela dit, en écoutant certaines déclarations la semaine dernière - les Hollande et Gluxman ou autres - on voit qu'effectivement ce genre d'individus voter des motions de confiance à des gouvernements d'extrême droite qui en d'autres temps aurait massacré à qui mieux mieux et incarcéré dans des centres spéciaux puisque le 17 mai 33, c'était par centaines que se comptaient les victimes à gauche du gouvernement nazi. Donc oui, faire un peu d'histoire de temps en temps peut servir !
On entend que les communistes étaient trop radicaux. Visiblement, ça ne s'est pas passé comme ça.
Je l'entends beaucoup ici et là. En fait ya deux historiographies pour être un peu techniques dans la manière dont on raconte l'histoire, ce sont deux historiographies qui se sont mises d'accord. Ya une historiographie de droite toujours prête à dire que la gauche c'est mal et que la gauche de la gauche c'est encore plus mal. C'est radical, ça parle trop fort, ça ne met pas de cravate, ça demande un peu trop bruyamment la justice sociale et fiscale, c'est très impoli et donc c'est le chien qui saute sur la table en plein diner bourgeois et ça ne se fait pas. Une seconde historiographie trotskiste est entrée en calescence? avec la première, qui à juste titre a plein de choses à reprocher aux staliniens, bien sûr. Et dieu sait que les trotskistes dans les années 30 ont pâti de leur opposition au stalinisme, mais la lecture qu'a pu faire Trotski et dans la suite les historiens trotskistes, de cette période, fait l'économie de quelques faits importants et de quelques archives et sources importantes. Il y a une opposition terrible entre SPD et KPD depuis 1919, pourquoi ?
Parce que la scission du KPD, la scission communiste qui fait suite à tous les débats qu'il y a eu entre réformistes et révolutionnaires avant 14, fait suite au désaccord entre ceux qui ont voté les crédits de guerre, les socio-démocrates, et ceux qui ont refusé de les voter, c'est-à-dire les futurs communistes, ensuite la révolution de 17, la séparation sur la base des 21 points de Lénine et du Cominterm, en France, Italie et partout, mais dans le contexte allemand, vous avez un contexte de guerre civile qui vient aggraver les choses avec une répression menée par les socio-démocrates au pouvoir contre les communistes. Vous avez 150 morts la semaine sanglante de Berlin en janvier 19, vous avez 1200 morts en mars 1919, vous avez également le pdt social-démocrate Hébert qui empêche l'union entre socialistes et communistes en Turinge et en Saxe en 1923, et vous avez à nouveau un massacre à Berlin le 1er mai 1929 avec la police sociale-démocrate, préfet de police social-démocrate, ministre pdt de Prusse social-démocrate et chancelier aussi, qui massacre 33 personnes à l'arme lourde au centre de Berlin. Et évidemment que dans ce contexte là, les communistes avaient quelques raisons d'en vouloir aux socio-démocrates. Inversement, les socio-démocrates prenaient ombrage qu'on les traite de socio-traitres et de socio-fascistes, ce qui pouvait s'argumenter puisque le socio-démocrates avaient choisi de faire une politique de droite. Les socio-démocrates avaient soutenu le chancelier Bruning de 1930 à 1932, soutenu sa politique d'austérité, de destruction de l'état social. Évidemment, dans ces conditions là, lorsque vous êtes vaguement de gauche et que vous avez quelques idées qui sont accrochées à une vague colonne vertébrale, vous ne pouvez pas ne pas critiquer cela. Les communistes ont été fidèles à cette revendication de justice sociale et fiscale, ont critiqué les socio-démocrates. Mais in fine, face au danger nazi, peut-être était-ce trop tard. Mais face au danger nazi, en avril 32, après les résultats des élections présidentielles de mars 1932, après le résultat des élections de Prusse, en avril 32, la progression nazie, le KPD a proposé une alliance qui a été refusée à de multiples reprises par la direction social-démocrate. Je tenais à rappeler tous ces contextes là à la fois historique pour l'allemagne mais également historiographiques pour voir comment on réécrit l'histoire, pour rappeler que le KPD allemand, tout stalinien qu'il était, et que toutes ses fautes, toutes ses erreurs, n'est certainement pas responsable de tout. Évidemment que la gauche n'est pas responsable de l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Il n'y avait plus de démocratie parlementaire depuis mars 1930. Quand bien même les marxistes auraient-ils été majoritaires et unis, jamais le pdt Henenbourg n'aurait appelé un chancelier social-démocrate au pouvoir.
Dans vos propos et dans votre livre, on voit la réaction des élites. À l'époque, on ne sait pas encore ce que va vraiment donner le nazisme derrière. Aujourd'hui, on sait. Et malgré cela, depuis une dizaine de jours, on entend Martine Vassal, candidate de la droite républicaine à Marseille, dire travail, famille, patrie, ce sont mes valeurs. On voit Laurent Wauquier le jour où 3000 militants qui vont faire des saluts nazis, hurler des slogans racistes, etc. Afficher le portrait géant de Quantin Deranque sur l'hôtel de région à Lyon. On entend Aurore Berger parler d'anti-france qui est aussi un terme qui renvoie à une certaine époque, comment on interprête ce déferlement de propos quand aujourd'hui on sai tout ça ?
Alors on sait... Il est possible de plaider l'incompétence, l'ignorance et l'incurie. Je ne pense pas que Mme Berger ou Mme Vassal soient les couteaux les plus aiguisés du tiroir ou les humanistes les plus confirmés du personnel politique français. Mais au bout d'un moment, il commence à devenir difficile de plaider l'inculture ou l'incompétence. Tout cela commence sérieusement à fair système. Parler d'anti-France, c'est évidemment une référence à l'extrême droite intisémite et xénophobe de la fin du 19ème siècle. Référence directe à Drumont, à Mauras. Ça peut faire office de dogwittle, ces petits stylos qu'on envoie pour faire rappliquer les chiens, et en l'occurence des chiens d'extrême droite. Ce sont des petits signes qui sont envoyés. On pense également à ce que disait Emmanuel Macron sur Pétain qu'il appelle le maréchal Pétain. Rappelons que depuis 1945 il n'y a plus de Maréchal Pétain puisqu'il a été condamné pour indignité nationale quand il vantait le grand soldat quand tous les historiens de la 1ère guerre mondiale, les historiennes en l’occurrence comme Bénédicte Vergez-Chaignon?? autrice de la meilleure biographie de Pétain, contestent absolument. C'était un très mauvais tacticien, très mauvais stratège, mais sans doute pas pour E. Macron. Alors, on peut y voir plusieurs choses. Outre l'incurie, outre l'incompétence. Déjà une culture de droite qui a des inclinations à l'extrême droite. Ce qui est assez manifeste chez un individu comme E.Macron. Toute sa socialisation, toute sa culture si on peut parler de culture, l'accumulation des signes amicaux adressés à l'extrême droite depuis 2017 fait système. Et donc ça, ça se retrouve chez ses proxis ou chez ses obligés, chez ses vassaux. Que ce soit chez les gens qui viennent de LR ou qui y sont encore, c'est le cas d'Aurore Berger. Karl Olive aussi, personnage désastreux. Maintenant Martine Vassal à Marseille. Tout cela confirme une analyse désormais bien établie et qui est applicable à notre période comme elle l'a été à d'autres précédemment qui est que un extrême centre qui voit lui échapper le pouvoir soit par extinction d'un mandat, soit par désastre socio-électoraux répétés, au fond, l'extrême centre actuel se retrouve au niveau Fon papen en 1932. Entre 10 et 15%. Et bien cet extrême centre là se radicalise. s'ensauvage, et va ensauvager aussi ses proxis et puis ses forces de l'ordre. On l'a vu de manière répétée depuis 2018. Ya un problème avec le maintien de l'ordre en France. Très clairement. Les images de Sainte-Soline, les propos de Sainte-Soline, auront fait réaliser à beaucoup ce que c'est que l'ensauvagement des élites patrimoniales qui ne peut plus tenir que par l'ensauvagement de forces de l'ordre qui sont là pour maintenir un pouvoir par la violence. Pouvoir encore une fois qui est contraire, dont la politique est contraire aux intérêts de la quasi-totalité de la population. Il devient difficile quand on meurt dans la salle d'attente des urgences de tel hôpital, de justifier une politique fiscale qui a fait exploser les inégalités depuis 2017. Ces choses là sont impossibles à justifier donc on mobilise un appareil médiatique monstrueux pour justifier l'injustifiable. Et si jamais ça ne suffit pas, on fait des tirs tendus de LBD.
Puisque vous abordez la violence d'ÉTAT, en ce moment justement, là aussi ce qui est très marquant dans la semaine écoulée, c'est de voir finalement une violence qui est toute mise dans le même sac. On voit des reportages qui représentent des successions d'images de gilets jaunes, de maison d'un maire brûlée par l'extrême droite parce qu'il voulait faire un centre d'asile sur sa commune, vous citez les violences policières, tout ça est placé dans l'environnement médiatique comme quelque chose de presque équivalent. Est-ce qu'il faut distinguer déjà ces violences en fonction de qui les commet ? Et comment historiquement on distingue les violences antifasciste et violences d'État ?
En amont de tout cela, ce qui est rarement évoqué, voire jamais par les médias établis, les médias traditionnels dont on se rend compte qu'il ne font pas un travail de journaliste. Ils ne font pas un travail d'établissement des faits, ni de lecture des sciences humaines et sociales, de critique du réel, la violence dont ils ne parlent pas, c'est la violence qui est endogène consubstantielle à une organisation sociale, on le voit tous les jours, prône de plus en plus l'exploitation démesurée de soi-même, de son propre corps, de son propre temps, d'autrui, de l'environnement, de la planète pour des objectifs de profits dont on voit l'absurdité de manière de plus en plus claire. Cette société là, la société que l'on prône, la société que l'on vend à longueur de plateaux, celle des réformes, celle de la croissance, celle du profit, celle d'une société qui est par définition d'une violence extrême qui repose sur l'exploitation, sur le malheur. Le malheur des corps, des esprits. Nous vivons dans un pays où les dommages psycho-sociaux liés au travail explosent. Elle est là la violence quand même. La violence faite aux femmes, aux exploités, aux enfants. Et lorsque vous avez des gens qui dénoncent cette violence parce qu'ils en sont révoltés, parce que c'est quelque chose qui les rend malades, qu'ils ne peuvent supporter, parce qu'ils ont assez d'empathie et de sensibilité, assez d'humanité pour ne pas accepter cela. On les désigne eux comme violents. Mais c'est complètement délirant. Alors ça s'explique très bien puisque pour maintenir un pouvoir qui nie le réel et qui nie la sensibilité et la vie de la quasi-totalité de la population, il faut inverser les réalités en permanence. Donc si vous dénoncez la violence, c'est vous le violent. Pourquoi ? parce que vous ne portez pas de cravate et que vous parlez un peu trop fort. Parce que vous dites des choses qui ne se disent pas dans les dîners en ville où il faut savoir garder un sens de la nuance, de la mesure, de la bonne éducation. Et si vous transgressez ces normes ou ces codes, vous êtes un fanatique, un énervé, un jacobin, un communiste, un partageux et alors insulte suprême désormais un antifasciste. Vous vous rendez compte que le terme antifasciste est devenu une insulte ? C'est quoi alors le terme amélioratif ? C'est fasciste ? Si être antifa est mal, donc c'est être fasciste qui est bien, et bien oui, c'est cette impression que l'on a en rgardant les plateaux de tv depuis 10 jours.
Alors paradoxalement, on entend aussi des gens d'extrême droite se plaindre justement sur les plateaux qu'on les qualifie de fasciste ou de nazis disant que la gauche fascise tout, nazifie tout et qu'on met des cibles dans le dos. Donc pour eux ça reste péjoratif.
Oui. Alors pas pour tous puisque certains s'en revendiquent volontiers mais lorsque pour le coup toute la presse quotidienne régionale et tous les réseaux de France 3 région ont fait leur travail en juin 2024 pour voir qui était candidat et notamment du RN. Oui lorsque vous affichez des croix gamées sur vos réseaux sociaux, des runes germaniques bien connues ou des crismes désormais détournés par l'extrême droite pour afficher une certaine opinion. Lorsque vous défilez derrière des tambours de la jeunesse hitlérienne le 9 mais, lorsque vous utilisez le rune de la mort ou de la croix celtique comme symbole, c'est tout à fait constitutif d'une culture fasciste et d'une référence aux années 30 et au fascisme italien et au nazisme allemand qui sont pleinement explicites et tout à fait revendiqués par ces troupes là. Il me semble que dans la désastreuse manifestation de samedi non interdite par le ministère de l'intérieur et la préfecture de Lyon, et bien il y avait des slogans constitutifs de cette culture politique d'extrême droite, des slogans contre l'immigration très violents, contre les minorités sexuelles, des saluts nazis. Donc effectivement ça semble être qualifiable de fascisme, oui.
Est-ce que dans cette réthorique là il n'y a pas une importation d'un cadre narrratif qui nous vient notamment des États-Unis de Trump ?
Oui, c'est le grand facilitateur en fait. Trump et l'extrême droite américaine au pouvoir pour la 2ème fois. Trump 1 pour Trump 2. Donc c'est pas une anomalie ni une aberration dans un contexte américain. Trump est bien le produit de forces profondes qui ont parti lié à l'histoire du racisme, de l'esclavage, de la ségrégation, à l'histoire du nazisme américain parce que ça existe et à l'histoire du suprémacisme social et racial qui est là aussi très structurant dans l'histoire des États-Unis depuis 200 ans. Et singulièrement depuis 1945. Ce pouvoir de l'extrême droite US s'est singularisé dès le 1er jour en janvier 2025, on le sait, par une épidémie de saluts nazis au plus haut sommet de l'administration trumpienne Elon Musk d'abord pui Steve Banon ensuite. Et ça a envoyé un signal mondial qui a été très bien compris, par les destinataires, c'est que il ne faut plus se cacher, il ne faut plus avoir honte et désormais ou peut comme ils le disent vulgairement dans cette langue managériale, dérouler. Dérouler la réhabilitation d'une culture politique foncièrement anti-humaniste, anti-universaliste, qui n'était plus fréquentable depuis 1945. Vous avez un ordre interne juridique et un ordre international qui est structuré par une clé de voute, l'antifascisme. Plus jamais ça. Après 1945, tout l'édifice normatif interne et externe, international depuis 1945 se répartit autour de cette clé de voutelà. De manière assez largement hypocrite, ça n'a pas empêché les démocraties occidentales de se livrer à des guerres contre la décolonisation. Ça n'a pas empêché le lâchage ou les meurtres de gens de couleur aux USA, y compris par les forces de l'ordre. Mais du moins, au plus haut niveau des Etats, il était inconvenant, impoli, de faire trop référence au nazisme et au fascisme. Désormais grâce à Musk, Trump, Banon, Steven Miller et on le voit dans la communication quotidienne du pouvoir d'extrême droite aux USA, cette clé de voute là, on l'a fragilisée, on veut la détruire et dans ce cas là, c'est toute la voûte qui s'effondre. Donc ça donne une subversion de l'ordre moral et juridique interne aux USA comme nous le voyons puisque désormais ce ne sont plus seulement des noirs ou des latinos que la police tue. Ce sont désormais des blancs. Assassinés de 10 balles dans le dos. Ce qui fait réagir. Quand il s'agit de noirs, ça peut paraître relever de la normalité aux USA. Mais le fait que désormais les trumpistes assassinent des blancs a pu émouvoir. Et puis pour ce qui est de l'ordre international, on l'a vu dans la négation du droit international par l'administration Trump, négation reprise chez nous par quelqu'un comme Gabriel Attal centriste paraît-il, qui en réalité s'aligne complètement sur les positions de l'extrême droite américaine. Donc cette clé de voûte de l'antifascisme du plus jamais ça, et fragilisée par des gens qui sont totalement irresponsables. Soit par ignorance crasse, mais j'ai parfois du mal à l'accréditer, soit cynisme sordide.
Et pour ce qui concerne les oligarques de la tech, ya aussi un intérêt propre, un vrai projet derrière.
Oui, un vrai projet économique. Alors évidemment orienté vers le profit de leurs entreprises et leurs profits personnels. Mais au-delà de cette quête d'accumulation vorace et sordide, vous avez aussi une philosophie politique qui est structurelle en occident depuis la seconde moitié du 19è siècle dans les élites patrominiales qui est le darwinisme social. C'est-à-dire que les hiérarchies sociales ne sont que la traduction, la translitération hiérarchies naturelles. Et c'est la nature qui en a disposé ou décidé ainsi. Certains sont appelés à souffrir et à être exploités à être des fonds d'énergie dans lesquels on va puiser jusqu'à l'épuisement. Ça c'est la biomasse du vulgum pécus. De la plèbe qui doit être mise en coupe réglée qui doit servir à votre profit et d'autres qui sont appelés là encore par la nature à gouverner, à jouir, à profiter et ça va très loin. Jusqu"à la négation du dérèglement climatique de par les élites patrimoniales qui pensent pouvoir s'en sortir. Tertil?? investissait dans des îles artificielles où des milliardaires se retrancheraient et laisseraient le reste de l'humanité à son triste sort. Quant à Elon Musk, on connaît ses fantasmes spatiaux pour tout simplement sauver une peau au mépris du reste de la quasi-totalité de l'humanité appelée à périr.
Alors, c'est justement tout ça, j'imagique qui est la raison pour laquelle vous avez décidé personnellement d'être l'un des 180 signataires d'un appel à affirmer notre antifascisme qu'on publie d'ailleurs dans l'humanité d'aujourd'hui. Donc contrairement aux injonctions, ce n'est pas le moment de ne pas surenchérir ou de calmer le jeu.
On aurait pu être beaucoup plus nombreux en réalité à signer. On aurait pu être des milliers. Ensuite, c'est le fonctionnement des pétitions qui circulent ici ou là. Mais il paraît évident pour la totalité des collègues, des amis que je croise, que avoir à réaffirmer cette conviction simple que le nazisme c'est pas bien, que le fascisme c'est pas bien, c'est quelque chose d'assez surprenant pour nous qui avons grandi dans les années 80-90 en songeant à cette histoire en noir et blanc un peu dépassée, un peu ancienne des années 30 où l'on jouait un peu à se faire peur en se demandant si on aurait été résistant, si on aurait été neutre, collabo. C'était des jeux de rôle très abstraits tout cela. Ça n'avait pas d'incarnation concrète ou d'utilité politique ou pragmatique immédiate. Et on se rend compte, alors que nous pensions que tout cela était terminé, était un mauvais souvenir cantonné, renfermé dans quelques chapitres circonscrits des livres d'histoire, et bien c'est redevenu notre quotidien ou notre exigence contemporaine et dans ce quotidien là, il paraît quand même assez élémentaire et pas extravagant ou exagéré comme on disait sous la révolution, de réaffirmer que le fascisme c'est mal. Il faut pas, il faut pas. Contrairement à ce que l'on peut entendre ici et là, le "on n'a jamais essayé". Si si on l'a déjà essayé et multiplement d'ailleurs, oui, dans plusieurs pays d'Europe, on sait ce que c'est que l'extrême droite, on sait ce que c'est que la dynamique de radicalisation de l'extrême droite, on sais ce que c'est que les stratégies de normalisation, de banalisation ou d'embourgeoisement, la fameuse stratégie de la cravate, vous mettez en façade une espèce de robot humaoïde pas très malin avec des costumes cintrés et qui soulève de la fonte et qui parle mécaniquement bien peigné, qui d'ailleurs va répéter tout ce que dit le MEDEF d'une heure sur l'autre, va prôner l'union des droites, mais derrière cette façade plus ou moins respectable, quoique très frelatée et toujours navrante en réalité quand on voit le niveau, eh bien derrière cela, les 2è et 3è lignes sont plus que nauséabondes et méphitiques??. Il suffit pas d'aller très loin dans les réseaux sociaux ou dans les historiques de publications des candidats du RN pour montrer à quoi on a affaire lorsqu'on a affaire à ces gens là. Et ça on a déjà essayé. Donc il nous paraît extravagant aujourd'hui de devoir rappeler que c'est le fondement du monde contemporain depuis 1945. L'antifascisme, c'est la philosophie politique minimale de notre monde et c'est le fondement politique élémentaire de notre philosophie juridique et politique. PLUS JAMAIS ÇA...
C'est aussi une façon de faire bloc, d'interpeller la gauche au regard de sa propre histoire que vous avez décrit tout à l'heure.
Oui. C'est un appel à la raison et à la non répétition des erreurs du passé. L'autoradicalisation d'un côté et puis de l'autre côté la volonté de se départir d'une partie de la gauche en la sacrifiant et en pensant se sauver soi-même. Typiquement ce qu'on fait les socio-démocrates en 32-33 là encore pour sauver leur peau, sauver leur mandat, leur existence sociale alors in fine ils ont été passés par pertes et profits comme les autres, comme ceux qu'ils avaient abandonné. La solidarité de gauche entre humanistes, entre universalistes, entre personnalités soucieuses d'un minimum de justice sociale, fiscale, entre les genres et de justice écologique, tout cela devrait permettre de faire bloc chez les politiques comme celles et ceux qui font l'histoire. Petite précision pour ceux qui déplorent que des historiens par exemple rappellent que l'antifascisme est le fondement de notre monde. Alors déjà, quand on fait cela, on ne fait que notre métier, on rappelle tout simplement sur quoi est fondé le monde contemporain et son ordre juridique et moral. Et par ailleurs il est quand même surprenant de reprocher à des praticiens des sciences humaines, à des historiennes et historiens d'avoir des idées politiques universalistes plutôt généreuses et plutôt orientées vers le respect des normes juridiques et morales. Peut-être pourrait-on considérer que ces historiennes et historiens ont précisément ces idées politiques là parce que ils ont une vraie connaissance de l'histoire, parce qu'ils ont vu ce que cela donnait dans des conditions normales température et de pression à un certaine moment et qu'ils en ont donc induit des leçons de conduite et de maintien pour aujourd'hui.
On vous reproche même d'avoir des idées politiques tout court. Il y a quelques jours, Marianne vous accuse de vous servir de l'histoire comme d'une tribune politique. En quoi finalement prendre position, signer des appels, avoir un discours sur l'histoire, ça n'a rien d'incompatible avec un travail d'historien ?
J'aime beaucoup citer cette phrase d'Emile Durkeim qui était titulaire de la 1ère chaire de sociologie à La Sorbonne et Émile Durkeim positiviste qui voulait faire de la science sociale une science, c'est-à-dire une chose qui n'est pas suspect d'être engagé ou d'être orienté. Emile Durkeim déjà était un républicain convaincu. C'était un homme de gauche, c'était un Dréfusard, quelqu'un qui s'était engagé pour la justice, pour la révision du procès injustement fait au capitaine Drefus. Et Émile Durkeim qui avait cette ambition de faire de la science sociale disait aussi que si la sociologie n'était au fond qu'un loisir ou que de l'art pour l'art, la sociologie de vaudrait pas une heure de peine.
Alors je n'irai pas jusque là car je pense que l'histoire vaut quand même une heure de peine indépendamment de tout, tellement j'aime ma discipline et tellement c'est mon élément. Mais de fait, l'histoire est éminemment liée au présent. Le questionnaire que nous adressons au passé, c'est le questionnaire du présent, d'un homme ou d'une femme, d'un blanc ou d'un non blanc, d'un papa ou d'une maman, d'un trentenaire ou d'un quadra, je n'ai pas les mêmes questions et mes collègues non plus à adresser au passé selon ma propre temporalité, ma propre historicité. Et rappelons aussi, au-delà de ces considérations épistémologiques minimales que en France l'histoire a été rendue obligatoire dans l'enseignement primaire et secondaire précisément par a République et précisément pour des raisons politiques. Rappelons-le. Rappelons-le aussi. Celles et ceux qui parlent de neutralité axiologique ou qui représentants de l'extrême centre sur les plateaux oublient un peu vite pourquoi nous avons fait de l'histoire une discipline OBLIGATOIRE en France. Parce qu'il s'agissait de former les citoyennes et les citoyens. C'est bien que dès l'origine, chez des gens qui n'étaient pas des zadistes énervés ou des communistes impénitents, je pense à Jules Ferry qui était très très loin de tout cela, il y avait cette idée que l'histoire est la formation du regard critique et des catégories du citoyen. Je pense que tout simplement lorsque nous signons un appel pour rappeler que l'antifascisme est le fondement de notre monde contemporain, nous ne faisons que notre travail de professeur d'histoire.
Est-ce que ça ne participe pas finalement de la même offensive qu'on entend souvent en ce moment cette fois contre la politique à l'université, l'interdiction des conférences qui est prônée par certains ? Est-ce qu'on n'a pas affaire finalement au même phénomène ou de peut-être de mise au pas, de la recherche, du milieu universitaire ?
Ça c'est vraiment un classique des périodes de raidissement autoritaire que la destruction des lieux de savoirs, la destruction des formations universitaires et notamment des formations critiques. On le voit dans l'amérique de Trump avec la manière dont les humanités, les sciences sociales sont massacrées par l'administration Trump en terme budgétaire mais aussi en terme normatif, réglementaire avec parfois des interdictions de faire cours sur ceci ou de dire cela.
De manière générale, je pense qu'il y a un assaut contre les humanités, contre les lettres, contre les sciences humaines et sociales, mais depuis longtemps en réalité, cet assaut il est à la fois administratif et structurel. Les universités se portent mal à cause des politiques néolibérales. Bien sûr elle souffre comme tous les services publics, mais elle souffre d'autant plus que pour un pouvoir encore une fois mal intentionné, comme le nôtre l'est, cet extrême centre libéral autoritaire qui ne veut certainement pas le bien de la population, on le voit au traitement de l'hôpital et de l'école, tout simplement au traitement des services publics. Ce pouvoir libéral autoritaire ne voit jamais d'on bon œil évidemment l’émancipation par les savoirs critiques. D'autant plus que les gens qui arment les structures de ces mouvements là ne sont généralement pas issus de filières d'humanités et d'humanités critiques. Donc il y a une incompatibilité entre les deux. Oui.
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Livre Les irresponsables, paru l'année dernière chez Gallimard ... vous travaillez à une suite
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la démocratie tient grâce à vous.
Yamina Saheb dans le studio de la Terre au carré le 13 févier 2026 ©Radio France - JPVéret
Vendredi 13 février 2026 / La terre au carré
Instigatrice du terme de "sobriété" dans le rapport du GIEC en 2022, elle s'intéresse à cette notion d'abord de manière scientifique dans le cadre de ses études d'ingénieure, puis croise les disciplines et s'y intéresse de manière sociétale.
Yamina Saheb est née à Alger en 1971, issue d'une famille kabyle. Elle parle le kabyle, le français, l'arabe algérois et l'arabe classique et baigne dans un milieu multiculturel qui tient à son identité kabyle. Elle sort major de sa promotion de l'école militaire d'Alger.
Ce n'est qu'au début des années 2000 qu'elle arrive en France en menant de front deux diplômes, celui de l’EHESS en économie de développement et celui de l’École d’architecture de Paris la Villette en politiques paysagères.
Dès les années 2010, elle commence à mener une bataille pour faire apparaitre le terme de "sufficiency", soit "sobriété" en français, dans les rapports de l’Agence internationale de l’énergie et dans les rapports du centre de recherche de la Commission européenne.
Ce n'est donc pas anodin de proposer ce terme qui repose essentiellement sur l'idée de respecter les limites planétaires et de garantir des conditions de bien-être pour tous. Le cadre dans lequel s'applique cette sobriété doit passer par des politiques publiques pour permettre à chacun.e de respecter les limites planétaires.
Yamina Saheb organise en 2023 le premier sommet mondial sur la sobriété avec l’Australie et David Ness, professeur à l’Université de South Australia, dans lequel sont présents plus de 700 participants. Elle crée en 2024 le laboratoire mondial des sobriétés –World Sufficiency Lab pour répondre aux enjeux de sobriété qui passent par une nécessaire métamorphose de la société. Yamina Saheb rêve de voir advenir des agoras citoyennes de la sobriété partout en France.
Une victoire sémantique historique au GIEC
Lors des travaux préparatoires du sixième rapport du GIEC en 2022, Yamina Saheb a mené un combat pour faire reconnaître officiellement la notion de sobriété. "Le mot réapparaît à la dernière étape des négociations. Une victoire donc discrète mais décisive", explique-t-elle. Pour la première fois dans son histoire, le GIEC reconnaissait que la réponse climatique ne serait pas seulement technologique, mais impliquerait "une réorganisation volontaire de nos priorités collectives dans le domaine de l'énergie, du logement, de la mobilité ou du travail."
Cette bataille n'était pas sans opposition. Le mot est même devenu "l'un des plus contestés du texte" lors de la relecture par les gouvernements, et disparait même temporairement du résumé destiné aux décideurs. Yamina Saheb insiste : "La sobriété c'est une remise en question du système politico-économique tel qu'il est organisé." Elle critique d'ailleurs le fait que, malgré l'omniprésence du terme dans les documents officiels français comme la Stratégie nationale bas carbone (72 occurrences), il existe "une distance entre le fait de citer le mot et de prendre et faire des actes."
Repenser la consommation depuis ses racines
Pour Yamina Saheb, focaliser uniquement sur la consommation revient à traiter un symptôme plutôt que les causes profondes. "La consommation, c'est le résultat de l'organisation politico-économique du monde et de nos sociétés", explique-t-elle. Elle trace une généalogie du problème remontant à la crise de 1929 : "Au lieu de s'attaquer à la racine du problème de la crise, ils ont inventé le crédit à la consommation, ils ont encouragé la consommation."
Selon elle, ce modèle s'est ensuite étendu de l'Europe via le plan Marshall jusqu'au reste du monde par l'aide au développement. "Ce qu'on a mondialisé, c'est la consommation, c'est le modèle occidental-américain plutôt de la consommation", analyse-t-elle. Le résultat : "On se retrouve dans ce monde (...) ça ne va pas du tout avec les limites planétaires." La chercheuse en appelle donc à remettre en question le capitalisme lui-même, qui est "le problème "" et que cette remise en cause est aujourd'hui incontournable pour l'Europe face aux crises écologique, sociale et géopolitique.
Un parcours forgé par la résistance
Native d'Alger, Yamina Saheb a grandi dans "une Algérie plutôt progressiste" des années 1970, première génération de sa famille à être vaccinée et à avoir accès à l'éducation obligatoire. Son identité kabyle, langue que ses parents lui ont transmise malgré son interdiction constitutionnelle jusqu'en 2005, a façonné sa personnalité : "Apprendre à ses enfants à parler kabyle à Alger, c'était un acte de résistance."
Même son prénom porte cette histoire. Yamina, berbérisation du prénom arabe Amina, rend hommage à sa tante paternelle tuée pendant la guerre d'Algérie. "J'ai grandi dans un environnement où je savais qu'il fallait résister, et qu'en résistant, on gagne, on finit toujours, les causes justes finissent toujours par gagner", témoigne-t-elle. Cette conviction l'a accompagnée tout au long de son parcours, de l'école militaire d'ingénieur à Alger où elle était l'une des cinq filles sur 110 étudiants, jusqu'à ses travaux au GIEC.
"Politics is cool" : une approche résolument politique
Pour Yamina Saheb, la sobriété ne peut être qu'une démarche collective et politique. "La sobriété, c'est pas individuel, c'est du collectif", martèle-t-elle, portant lors de l'interview un sweatshirt où est inscrit "Politics is cool". Elle distingue d'ailleurs le terme anglais "politics" (le débat dans la cité) de "policy" (les instruments politiques) : "C'est d'abord politics et ensuite ça devient policy."
La chercheuse refuse l'idée de neutralité scientifique : "Si la science avait été neutre, on a eu des zoos humains (...) c'est des gens qui fuient leurs responsabilités." Elle dénonce également les scénarios du GIEC qu'elle qualifie de "colonialistes", car ils "font l'extension des inégalités, dont on a hérité, des inégalités coloniales" en projetant jusqu'à la fin du siècle une consommation énergétique africaine inférieure à celle des pays développés.
Son message est clair : "Avec les politiques actuelles, on s'achemine vers minimum autour de 3 degrés de réchauffement planétaire." Face à ce constat, elle appelle à un engagement citoyen quotidien à travers le Laboratoire mondial des sobriétés qu'elle dirige, qui lance notamment des outils éducatifs et des consortiums nationaux. "La démocratie, ce n'est pas juste mettre un bulletin de vote, c'est tous les jours qu'il faut qu'on se réapproprie notre citoyenneté."
Yamina Saheb est enseignante à Sciences Po, à PSIA (Paris School of International Affairs) et chercheure affiliée au LIEPP (Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques). Docteure en énergétique et diplômée de l’EHESS en économie de développement et de l’Ecole d’Architecture de Paris la Villette en politiques paysagères.
Clés : Environnement Biodiversité Écologie
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le consommateur souverain ... les pb de la crise de 1929 n'ont jamais été résolus ... l'ennemi, le modèle capitaliste ... les concepts néolibéraux reviennent le plus ... résumer, c'est un pouvoir ... rendre la sobriété mainstream ... / climat mini 3°C de réchauffement climatique soit 4°C pour la France ... habitabilité de la planète ... l'accord de Paris n'est pas ambitieux car pas du tout contraignant ... ça ne peut pas se faire sans la sobriété ... ne croit pas à l'auto-réforme des institutions comme le GIEC ... N'y est plus car ne plus partager d'informations avec les chercheurs français ... racisme institutionnel en bande organisée / 3 ministères de tutelle ... si la science était neutre on n'aurait pas eu des idées colonialistes ... la science est objective, réplicable mais pas neutre ... ça ne peut pas ... Efficacité, amélioration continue des techniques ... ya toujours des pertes, l'entropie ... >>conso énerg / sérieux ... /précarité énergétique ... augm de la part de la population qui fait face à des difficultés financières ... le prix de l'unité d'énergie est plus élevée quand on consomme peu ! ... scénario : /mobilité politiques d'efficacité ... le réseau élec ne pourrait pas si flotte 100% élec ... rapprocher les services essentiels des lieux de vie / l'urbanisme ... mobilité et logement pour la fr avec l'impact économique ... ramener toute la littérature à la surface ... de 250 millions de publications à 550 000 citant la sobriété ... consortium mondial de la sobriété ... on lance labo suisse ... c'est du collectif. Dans quelle société voulons-nous vivre ? Consortium des laboratoires de sobriété, on peut faire beaucoup ... la démocratie, c'est tous les jours, se réapproprier.
15,4 k abonnés - 59+ - 9 189 vues - 4 commentaires Podcast "Perspectives de médiation"
Alain Ducass, ingénieur diplômé de l'École Polytechnique, est à la fois consultant, médiateur, formateur et coach. Il se définit comme un "catalyseur de changement". Il a fondé et préside les Sessions euro-africaines de la médiation et du changement (SEAM). De plus, il occupe la présidence de l'Association essonnienne des médiateurs assermentés à la Cour d'appel de Paris (AEMA-mediation). Il est également membre du Conseil international de la médiation (CIM).
Nous parlons aujourd'hui de son dernier livre "La médiation agile".
La médiation agile s'emploie à décloisonner les mondes de la médiation, du coaching, de la thérapie et de la conduite du changement. Elle s’inspire des savoirs et pratiques puisés aux quatre coins du monde : chez les chefs coutumiers africains, les leaders et managers américains, les sages asiatiques, les thérapeutes et philosophes européens, etc. Elle vient enrichir les pratiques de médiation, notamment lorsque forts et faibles sont amenés à coopérer.
Venez prendre une brise des quatre vents de la médiation avec Alain Ducass.
Le site web d’Alain où vous trouverez également le lien vers les palabres de la médiation
https://energetic.fr/mediation/
Pour proposer un épisode de podcast : https://forms.gle/dJrCQU4gTkyccxNG8
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à Morzine ... ingénieur à la base ...
catalyseur de changement ... passe par changement extérieur et intérieur ... passé par le droit, décrets, a fait thèse, et côté intérieur, groupe conflits, accueil des émotions, facilitation ... passé de mineur à démineur ... psychanalyste, conflits socios ... 4 étapes conflits latents, confrontation, différent de l'autre, compromis ne résoud pas, compréhension réciproque, après le point de bascule, trouver des solutions, apprendre à vivre avec les deux polarités ... Mindel : art martial ... démocratie profonde ... facilitateur ... conflit de groupe ... puzzle ... l'art de s'adapter à des situations difficiles ... savoir où on en est ... processus ... on suit l'évolution des gens, on aide, éclaire ... neutralité ... respectueux ... mythe de la neutralité ... dès que personne en situation plus forte il écrase le plus faible, donc non neutre parfois utile ... les 4 vents de la médiation ... méthodes africaines de la médiation ... banque afr de dév à abidjan ... palabres de la médiation agile ... site énergetic.fr/mediation ... l'alliance à plaisanteries ... ya à tirer des 4 continents ... tradition grecque, sagesse boudhiste ... 40 outils ... liberté individuelle, en afrique, techniques de palabres, c'est le groupe ... un chef arbitre ...le même processus ... que la communauté ... chamanisme, ce que pensent les esprits, nos ancêtres ... dieu ... parler du monde de l'éternité ... distance / conflits des boudhistes ... intelligence collective ... neurosciences ...freud, young, thérapie ... ex. LA Posture du médiateur le processus, pas le conflit ... si groupe fort ... ex théâtre de l'opprimé ... non neutre ... fresque du climat dans une entreprise ... dév culture environnementale ... répondre au même niveau ... moments clés ... ONG, habitants, bassines ... pouvoir de l'état ... laisse les participants décider du processus ... changer de posture avec l'accord des gens ... rétablir des rapports de rang différents ... se mettre à la place de l'autre. Affirmer sa position à soi ex pb d'éthique ex principe d'égalité ... mode chacal .. arrêter la médiation. ... pré-médiation si une partie pas volontaire à médiation ... ronds dans l'eau ... met de plus en plus de gens dans la boucle ... pour faire payer ... femme en couple avec un africain ... s'ouvre petit à petit à la famille et petit à petit ça fonctionne ... Casablanca ... un tiers connu ... un oncle ... en Suisse, éviter les conflts ... la confiance ... reconnu par la communauté ... tajma en Algérie ... la CNV ... un autre mouvement /jacqueline morinot??, méthode grecque, la catharsis, la tension monte, le cri ... point de bascule, comprendre la souffrance de l'autre ... clarencif aid?? ... l'amour et le pouvoir ... /farcs : ne pas essayer de vous tuer une 6ème fois ... résultat du vécu ... l'art d'accueillir ... ya de vrais sources ex les grillots, le rappeur, le poête, mettre des mots ... /conduite du changement ... / thérapie difficultés psychiques ... séances individuelles ... tous ces mondes utiles ... l'art de se faire petit ou grand ... en moi, me faire l'un ou l'autre ... caverne de platon ... /corruption, oppression ... l'art de sortir de la médiation stricte ... respect des différences des gens, que tout le monde peut bénéficier de la médiation ... Mot de la fin : on est vivants, on avance ensemble, le conflit pour moins de guerres.
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La guerre entre l'humanité et la nature ++
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Ndlr : altérité, être non neutre pour garantir l'équité entre parties prenantes.
"répondre au même niveau", c'est de l'écoute active avec empathie... Est compatible avec la Mpt ! ++
"La guerre entre l'humanité et la nature" = MdU !
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Débats Médias - Tribune
Xavier Bertrand : « La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public est instrumentalisée par son rapporteur à des fins idéologiques »
Xavier Bertrand, président (Les Républicains) de la région Hauts-de-France
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dénonce, dans une tribune au « Monde », les assauts de l’extrême droite contre la presse. La commission d’enquête sur l’audiovisuel public, qui reprend ses travaux le 6 janvier, en donne, selon lui, un grave exemple.
Publié le 06 janvier 2026 à 06h00, modifié le 06 janvier 2026 à 11h05 Temps de Lecture 3 min.
Article réservé aux abonnés
Entendez-vous ce silence assourdissant ? Celui dans lequel l’extrême droite œuvre, méthodiquement, pour tenter de mettre au pas des journalistes qui ne pensent pas comme elle.
Je suis gaulliste. Je crois à un Etat fort quand il protège, pas quand il intimide. A des institutions solides quand elles garantissent les libertés, pas quand elles les fragilisent. En démocratie, s’attaquer à des journalistes pour ce qu’ils pensent, pour ce sur quoi ils enquêtent ou pour ce qu’ils révèlent est une ligne rouge absolue. Une presse libre n’est pas une presse complaisante. Elle est l’une des conditions de la souveraineté du peuple.
Je veux être clair sur un point essentiel : je ne confonds jamais l’extrême droite avec ses électeurs. Celles et ceux qui votent pour elle ne sont ni des ennemis de la République ni des citoyens à disqualifier. Ils sont souvent les premières victimes de stratégies de manipulation, de colère organisée et de désinformation planifiée. Les priver d’une information libre et pluraliste, c’est aussi les priver des moyens de se forger une opinion éclairée.
Instruction à charge
Défendre la liberté de la presse, c’est défendre tous les citoyens. Ce qui se joue aujourd’hui n’a rien d’anecdotique. A l’instar de l’extrême gauche qui a instrumentalisé précédemment les outils essentiels du contrôle parlementaire, l’extrême droite a souhaité créer une commission d’enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, trois sujets parfaitement légitimes au demeurant.
Xavier Bertrand, président (LR) du conseil régional des Hauts-de-France, à Paris, le 16 décembre 2025. JULIEN DANIEL/MYOP POUR « LE MONDE »
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Connu / TG le 6/01/26 à 11:33
Ndlr :
- valoriser / la clé Soignes ta droite !
- ET dénoncer :
dommage qu'il parle "d'extrême gauche" car elle n'est pas présente à l'assemblée :-(
Vendredi 26 décembre 2025 / La terre au carré
Le climatologue Christophe Cassou a été l'auteur du 6e et 7e rapport du GIEC. Il alerte sur le décalage entre les faits scientifiques et les croyances et sur le fait qu'on ne peut pas systématiquement s'adapter aux effets du dérèglement climatique et à l'effondrement de la biodiversité.
Avec Christophe Cassou, climatologue
directeur de recherche du CNRS au Laboratoire de Météorologie Dynamique à l'Ecole Normal Superieure (Paris). Il est auteur principal du 6e [2018-2023] et 7e [2025-202?] rapport du GIEC.
En 2023, il est co-initiateur du nouveau Journal Météo-Climat de France Télévision, depuis 2025 il est climatologue au laboratoire de Météorologie Dynamique à l’Ecole Normale Supérieure. Sa spécialité est la variabilité et la prévisibilité climatique des échelles météorologiques a multidécennales et l'influence humaine sur le climat.
Pour Christophe Cassou, nous sommes passé du climatoscepticisme au climato-obscurantisme : "Les techniques de fabrique du doute tendent à présenter les scientifiques qui s’engagent comme des militants."
Clés : Environnement Biodiversité Écologie
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les idéologies conduisent aux décisions politiques
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Transformer le management et la gestion publique.
60, rue Violet, 75015 PARIS +33 7 54 84 92 89 - contact@refondationpublique.fr
... association loi 1901 visant à l’intérêt public, en promouvant le changement dans la conduite du management public et de l’exercice par les hauts décideurs des responsabilités publiques, dans une éthique de responsabilité incarnée en actes.
Elle est composée de membres actifs, elle est également dotée d’un collège d’orientation de ses activités composé de membres académiques issus du monde de l’éducation, et de personnalités qualifiées issues du monde de l’administration, de l’économie et de l’entreprise. Leur sélection est soumise à l’avis d’un conseil scientifique garantissant neutralité et excellence qui sont les valeurs fondamentales de l’Institut.
L’institut propose un certain nombre de formations destinées aux hauts potentiels, l’association organise tous les ans un colloque : « Solutions Publiques » ou des intervenants professionnels viennent exposer et confronter leurs solutions pour une meilleure efficacité des actions de l’état et des collectivités locales au service des citoyens.
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La charte de neutralité
... espace politiquement neutre et un outil non partisan. Il ne prône aucun principe sur le degré souhaitable de l’interventionnisme public, ne propose aucune option idéologique sur l’intensité redistributive, ne présuppose aucune vertu théorique aux différentes formes de gestion. Il forme à l’usage d’outils efficaces de transformation, qui pourront être acceptés, refusés, réorientés selon les choix collectifs opérés par les responsables publics dûment mandatés. Il n’y a aucune voie unique de transformation mais des chemins empruntables, dont seul le réalisme doit nourrir les critères d’évaluation. Les propositions et recettes effectives se mesurent à une seule aune : le déverrouillage du changement pour une administration tonifiée et alerte, la capacité à mobiliser dans un esprit de responsabilité et d’économie des moyens, qui ne sont pas illimités, et in fine l’obtention de résultats probants.
Le Conseil Scientifique et Académique de l'IRP
... a la charge de veiller à la qualité des formations proposées et de superviser les travaux de l’Open Lab des Solutions Publiques.
Michel Derdevet est Président du think tank Confrontations Europe et de la Maison de l’Europe de Paris, vice-président exécutif en charge de la communication, des affaires publiques et institutionnelles de Naarea. Ancien membre des cabinets des ministres de l’industrie, et des relations avec le Parlement, et successivement délégué général adjoint aux affaires communautaires d’EDF, membre du comité exécutif d’ENEDIS, Secrétaire général de RTE, il est depuis 2006 maître de conférences à Sciences Po Paris et, depuis 2011, professeur au Collège d’Europe à Bruges
Ingénieur de Ponts et Chaussées et ancien élève de l’ENA, Christian Martin est successivement ancien président de la chambre régionale des comptes d’Ile de France, Conseiller-Maître à la Cour des Comptes, Directeur Adjoint de cabinet du Ministre de l’Agriculture, et Directeur de Cabinet du Ministre des Relations avec le Parlement, Porte Parole du gouvernement, maire de Draguignan et Conseiller Régional de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Les intervenants et enseignants
Cette initiative est portée et soutenue par plusieurs acteurs de premier plan (universitaires, personnel politique, membres de l’administration) qui souhaitent favoriser une amélioration rapide et visible du management public dans notre pays.
Plusieurs enseignants chercheurs universitaires ainsi que des professionnels en activité sont mobilisés par l’équipe de l’IRP afin de donner aux stagiaires et étudiants les clefs de la transformation publique que ce soit dans le programme diplômant ou dans les programmes courts, dont certains reprennent en partie les éléments et interventions du programmes diplômant.
- La pédagogie des différents programmes est conçue et dirigée par Régis Passerieux président de l’IRP et fondateur de l’Executive Master.
Directeur de Programme
Administrateur de l’Etat, ancien Commissaire à la transition industrielle, écologique et énergétique de la zone Fos-Berre, ancien avocat en droit public économique et maire d’Agde, ancien directeur de la prospective et de la stratégie de l’Institut des Hautes Etudes du ministère de l’Intérieur.
Bibliographie - Philippe CATTELAT
Consultant en stratégie de marque pour plusieurs établissements d’enseignement supérieur. Il a dirigé pendant 17 ans plusieurs grandes écoles au sein du groupe OMNES Education en particulier HEIP (Hautes Etudes Internationales et Politiques) et le CEDS (Centre d’études Diplomatique Spécialisé). Il gère depuis quelques années, des opérations de consolidation entre des écoles indépendantes et les grands groupes d’enseignement supérieur. - Richard AMALVY, Directeur de Programme Adjoint
Directeur académique et enseignant en management public (HEIP), enseignant en design stratégique et branding (Université de Bourgogne), ancien dirigeant d’ONG internationales, ancien consultant stratégique (Banque mondiale, OCDE, AIEA). Ancien adjoint au maire de Castres et vice-président de l’agglomération Castres-Mazamet (2001-2008) - André VALLINI
Avocat, maire de Tullins et président du conseil général de l’Isère jusqu’en 2014, ancien secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale, puis secrétaire d’Etat au développement et à la Francophonie. - Yves SHEINFEGEL
Délégué interministériel à l’accompagnement des territoires en transition énergétique, auprès du ministre de l’industrie. Ancien sous-préfet, sous-directeur des établissements, des dotations et des compétences au ministère de l’Agriculture) et sous-directeur de la gestion du réseau autoroutier concédé au ministère de l’Ecologie). Il a été directeur départemental des territoires en Seine-et-Marne en Haute-Garonne. Président du groupement des directeurs départementaux des territoires et de la mer de 2018 à 2022. - Jean-Marc PEYRICAL
Avocat, docteur en droit public, Maître de Conférences des Universités, directeur de deux Masters en droit européen et droit des achats publics à l’Université de Paris-Saclay, responsable de la formation droit public à l’Ecole de formation du Barreau, président de l’Association pour l’achat dans les services publics. - Stéphane RODER
a fondé en 2018 AI Builders, société de conseil en Intelligence Artificielle après avoir déployé dans le monde entier dans de grandes entreprises des solutions d’optimisation et de classification des dépenses basées sur de l’Intelligence Artificielle. Créateur de plusieurs start-ups à succès après avoir travaillé dans l’industrie des Telecoms, il est ingénieur Telecom ParisTech 92 et diplômé de Stanford et Coursera en Machine Learning et Deep Learning. Stéphane Roder est professeur à l’Essec et Expert auprès de la Fondation Jean Jaurès - Pierre BOULOGNE
Directeur général d’Avangarde Consulting, cabinet de conseil spécialisé dans le digital et la cybersécurité, ancien manager Cap Gemini Sogeti, et senior manager IT and strategy Accenture. - Stéphane ROZES
Président de Cap (Conseils, analyses et perspectives), il accompagne, depuis 2009, des présidences et directions générales de grandes entreprises nationales et internationales, des États et des collectivités territoriales sur leurs stratégies d’opinion et de transformation en les aidant à construire une cohérence entre leurs identités, leurs messages et leurs conduites. Ancien directeur général de l’institut de sondages CSA, Il a confidentiellement collaboré avec l’Elysée sous les présidences Chirac, Sarkozy et Hollande. Stéphane Rozès est, depuis 1990, maître de conférences à Sciences-po Paris et a enseigné à HEC de 2009 à 2011. - Aurélie CHENINA
Docteure en droit public, enseignante en droit des contrats publics, ancienne directrice générale des services de collectivités territoriales, ancienne acheteur APHP - Mathilde AUBINAUD
Directrice chez HAVAS en charge du développement de l’observatoire « transformation positive » #NEWDEAL, ancienne coordinatrice du think tank « Confiance & Gouvernance (Deloitte France) et responsable éditoriale web du ministère de l’Economie et des Finances. - Arnaud BENEDETTI
Spécialiste en communication politique, chroniqueur régulier dans de nombreux médias audiovisuels d’actualité (BFM, CNews, LCI…..), auteur, rédacteur en chef de la Revue Politique et Parlementaire, ancien directeur des relations institutionnelles du CNRS et de l’INSERM. - Thierry VINCENT
Directeur pédagogique du MBA Management de la Transition Énergétique du pôle Léonard De Vinci – Executive éducation. Ancien Responsable de l’innovation de l’agence de l’environnement de la Région Ile-de-France. - Ilaria CASILIO
Vice-présidente de la Commission nationale du débat public, maîtresse de conférence à l’Université Gustave EiDel, ancienne co-présidente de l’autorité de participation de la région de Toscane - Robin DEGRON
Conseiller à la Cour des Comptes, ancien élève de l’ENA, directeur du Plan bleu Méditerranée, professeur associé Sorbonne universités habilité HDR, auteur de plusieurs ouvrages. - Alexandre LEMIERE
Avocat associé Cabinet Osborne Clark au sein duquel il dirige le pôle public à Paris (réglementaire – regulatory / contrats publics / droit public économique / propriétés publiques / urbanisme & aménagement) - Nadia TERFOUS
Directrice de cabinet, Groupe Axian, ancienne directrice générale d’Economics of Mutuality Solutions, ancienne associée chez McKinsey & Company - Bruno ROCHE
Ancien « chief economist » du groupe MARS, directeur de la fondation One SOCIETY à Genève. - Selma ZOUANATE
Diplômée en management entrepreneurial et sciences de gestion, elle assure depuis plus de 12 ans des activités de conseil en gestion de patrimoine. - Philippe REILLER
Journaliste indépendant, secrétaire général de l’Association de la Presse ministérielle, membre du comité éditorial de la Revue politique et parlementaire, ex-rédacteur en chef de La Lettre de L’Expansion, ancien enseignant à l’Institut Catholique de Paris et à HEIP - Colin MEYER
Ancien professeur en matière de Management Studies à la Saïd Business School de l’Université d’Oxford. Il a été le doyen de cette Business School de 2006 à 2011.
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?xs-wSQ
Ndlr : avec de tels CV comment imaginer une neutralité ?! Dénoncer ACT
Publié Il y a 1 an • 931 vues
Face à l’urgence absolue de la situation, de plus en plus de scientifiques ont décidé de se rebeller et d’agir en accord avec les alertes écologiques qu’ils lancent, souvent en vain, depuis des années. Si cet engagement de la science dans le débat public n’est pas nouveau dans l’histoire, le mouvement interpelle par son ampleur et sa détermination. Avec un mode d’action de plus en plus répandu : la désobéissance civile.
On pourrait dire que tout a commencé en septembre 2020 avec le lancement de Scientist Rébellion, mouvement international qui regroupe désormais des milliers de scientifiques. Mais en réalité, quelques mois plus tôt déjà, en février 2020, 1000 scientifiques français appelaient à la rébellion dans une tribune au Monde. Dans la foulée, le mouvement français Scientifiques en rébellion voit le jour. Depuis, il est de plus en plus fréquent de voir sur les réseaux sociaux ou dans les médias des scientifiques en blouse blanche prendre part aux actions de désobéissance civile pour alerter l’opinion publique, quitte à parfois finir en prison. Alors que raconte véritablement la rébellion des scientifiques ? En quoi cette désobéissance civile est-elle justifiée ? Quelles en sont les conséquences et les impacts ? Et quelles menaces pèsent aujourd’hui sur le milieu de la recherche ?
Réponses dans cet entretien Blast de Paloma Moritz avec Jérôme Santolini et Elodie Vercken, membre de Scientifiques en Rébellion.
Pour aller plus loin :
Vidéos Blast
“Face à la catastrophe écologique, la désobéissance civile est inévitable” https://www.youtube.com/watch?v=bN2f7rVrMYw
“Un rapporteur de l’ONU alerte sur la répression des défenseurs de l’environnement” https://www.youtube.com/watch?v=t3SS6TtH61M
“L'inquiétante escalade répressive et autoritaire de L’Etat contre les militants écologistes” https://www.youtube.com/watch?v=3IcQ7okjBPM
“Une première : des scientifiques forment des députés face à l’urgence écologique”
https://www.youtube.com/watch?v=VQ5lp71udvY
Journaliste : Paloma Moritz
#Ecologie
#ScientistRebellion
#Climat
Visibilité Publique
Publié originellement 09/10/2023
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu
Étiquettes alertes écologiques ; blast ; désobéissance civile ; rébellionscientifiques
Durée 53min 25sec
Commentaires désactivés.
Tr.: ... il n'y a pas d'autre choix que de s'engager face à notre éthique ... comité d'éthique du CNRS ... avis ... recherche ... le chantage à la neutralité a été inventée pour faire taire ... il y a neutralité de la démarche scientifique ... les scientifiques n'ont jamais été vraiment neutres ... l'État veut une parole sur-mesure ... liberté d'engagement des chercheurs ... "les climatologues sont aussi des citoyens" ... refus de parvenir ... réapprendre à dire non ... association science citoyenne ... horizon terre ... sciences surfaites et les autres non faites ... la COP28 À Doubaï ! ... repenser cet espace de délibération collective ... victoires : ouverture des débats ... en un an explosion de prises de consciences dans la communauté scientifique ... les enfants nous donnent la force de continuer ... croyance dans ce qu'on fait, reflet des valeurs que l'on porte.
Rédigé par
l'équipe de la campagne de Démocratie Sans Filtre et le groupe Assemblée Citoyenne, Démocratie & Co
Publié le 28 mai 2021
Démocratie sans filtre
Assemblées citoyennes
Assemblée Populaire et Assemblée citoyenne sont deux processus similaires de débat public.
Ils permettent à chacun.e d’exprimer ouvertement ses idées, dans le cadre d’une atmosphère bienveillante et inclusive. Ces deux dispositifs ne doivent cependant pas être confondus :
- C’est quoi une Assemblée Populaire (ou AP pour les intimes) ?
Définition :
Une assemblée populaire c’est un rassemblement de personnes s’exprimant de façon organisée et partageant leurs humeurs et idées sur divers sujets. C’est une façon de s’auto-organiser pour débattre et prendre des décisions collectivement, où chaque voix peut être entendue et également considérée, sans qu’aucun individu ou groupe ne puisse prendre l’ascendant.
...
-> https://rdv.extinctionrebellion.fr/index.php/s/SPGyTioYxHc4mac - C’est quoi une Assemblée Citoyenne (ou AC pour les intimes) ?
Définition :
Une assemblée citoyenne c’est un rassemblement éphémère et indépendant d’au moins 100 citoyen.ne.s tiré.e.s au sort, représentant la population dans toute sa diversité, devant répondre à une question précise, en lien direct avec une décision politique d’intérêt national.
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Exemples :
Les assemblées citoyennes sont des dispositifs ayant déjà fait leur preuve dans de nombreux pays depuis maintenant près de 20 ans. L’un des exemples les plus couramment cités est celui de l’Assemblée citoyenne irlandaise qui a permis d’autoriser l’avortement et le mariage homosexuel au sein d’un pays pourtant très conservateur sur ces questions.
Notre page plus détaillée sur les Assemblées Citoyennes
Notre guide PDF https://rdv.extinctionrebellion.fr/index.php/s/TDc5bjqjjrHGwE9?dir=/&editing=false&openfile=true
Extrait :
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Le groupe de facilitateurs
Cette équipe est désignée par les coordinateurs. A chaque session,
plusieurs facilitateurs accompagnent les citoyens réunis en différents groupes de travail. Leur rôle est de garantir qu’aucun débat ne puisse être dominé par un nombre de voix réduit et de s’assurer que chacun puisse s’exprimer. Il est recommandé de faire appel à des facilitateurs expérimentés qui pourront mener à bien cette mission. Cette équipe doit être absolument neutre et en aucun cas donner leur opinion personnelle ; ses membres sont suffisamment nombreux pour permettre un climat respectueux lors des discussions.
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Connu / TG le 26/08/25 à 20:19
Ndlr : je suis en désaccord sur la neutralité : ne pas donner son opinion personnelle, oui, mais accompagnement orienté vers le but à atteindre par l'assemblée, donc non neutre.
Cette méthode, loin d'être une nouveauté, puise ses racines dans l'Antiquité grecque. Aujourd'hui, elle se réinvente comme un outil pour revitaliser nos systèmes démocratiques
Ibrahima Malick Thioune | Publication 08/09/2024
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Fondements et Limites des Systèmes Électoraux
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L'Élection : Une méthode de sélection non neutre
... biais ... en dépit de leur légitimité apparente, favorisent la concentration du pouvoir entre les mains des élites, renforcent la polarisation politique et encouragent la personnalisation du pouvoir. Elles tendent à détourner la démocratie de son essence première, qui est de garantir une participation égale et active de tous les citoyens au processus décisionnel. -
Les Limites du système représentatif
... délégation de pouvoir ... permet de gérer la complexité des sociétés modernes, elle présente néanmoins des défauts structurels.
Tout d'abord, elle crée une distance entre les gouvernés et les gouvernants. Une fois élus, les représentants jouissent d'une autonomie relative dans la prise de décisions, ce qui peut les amener à privilégier leurs propres intérêts, ou ceux de leurs soutiens financiers, plutôt que l’intérêt général
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ne permet pas une implication continue des citoyens dans les affaires publiques. Nombreux sont ceux qui se sentent dépossédés de leur pouvoir une fois les élections passées, laissant les représentants agir sans contrôle effectif de la base électorale
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crise de légitimité. La montée de l'abstention et la défiance croissante à l’égard des élites politiques illustrent une rupture entre les citoyens et leurs représentants. Les populations perçoivent de plus en plus les institutions démocratiques comme déconnectées de leurs préoccupations, et la représentativité des élus comme insuffisante pour garantir une véritable démocratie.
Ces constats justifient la nécessité de repenser les modalités de la représentation politique. Le tirage au sort, en se positionnant comme une alternative à l’élection
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Tirage au Sort : Une voie pour réenchanter la démocratie
- Le Tirage au Sort : fondements historiques et avantages théoriques
... - Applications contemporaines et défis pratiques
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L’intégration du tirage au sort dans les démocraties modernes se fait principalement par le biais de jurys citoyens ou d'assemblées délibératives. Ces expériences, menées dans plusieurs pays, montrent que le tirage au sort peut enrichir le débat public et renforcer la légitimité des décisions politiques. En France, par exemple, la Convention Citoyenne pour le Climat a réuni 150 citoyens tirés au sort pour formuler des propositions sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En Irlande, la Citizens' Assembly a contribué à des réformes constitutionnelles majeures, notamment sur la légalisation du mariage pour tous.
Cependant, la mise en œuvre pratique du tirage au sort présente plusieurs défis logistiques
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Vers une démocratie hybride
Face à la crise de représentativité et aux défaillances des systèmes électoraux traditionnels, le tirage au sort apparaît comme une alternative crédible pour réenchanter la démocratie. En permettant une représentation plus équitable, en réduisant les biais électoraux et en neutralisant les conflits d’intérêts, cette méthode offre une voie pour revitaliser la participation citoyenne et restaurer la confiance dans les institutions démocratiques. Cependant, pour que le tirage au sort devienne une solution viable et légitime, il doit être mis en œuvre de manière réfléchie, en tenant compte des défis logistiques et des perceptions publiques.
Plutôt que de remplacer entièrement les élections, le tirage au sort pourrait être intégré dans un système hybride, où il compléterait les mécanismes électoraux traditionnels. Cette complémentarité permettrait de profiter des avantages des deux méthodes : l’élection pour la légitimité populaire et le tirage au sort pour la diversité et l’impartialité. Ainsi, la démocratie, dans sa quête d’inclusion et de justice, pourrait renouer avec ses principes fondateurs tout en s’adaptant aux exigences du monde moderne.
Ce modèle de démocratie hybride, en s’appuyant sur des dispositifs délibératifs et participatifs, offre une réponse innovante aux insuffisances de la démocratie représentative. Il montre qu’il est possible de repenser la gouvernance politique en associant les citoyens de manière plus directe aux processus décisionnels, ouvrant ainsi la voie à une forme de démocratie plus authentique et plus inclusive.
Arnaud Chneiweiss
Les systèmes de médiation – on peut aussi parler de règlement amiable des litiges – prennent une importance croissante en France et en Europe. Parce qu’ils sont plus souples, plus rapides, plus pragmatiques que nos tribunaux classiques, ils sont amenés à jouer pour résoudre des conflits dans une société française devenue si défiante, ainsi que le montre Arnaud Chneiweiss, président du Club des médiateurs et médiateur de l’assurance.
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La médiation de la consommation dans sa forme actuelle résulte d’une directive européenne de 2013, transposée en droit français en 2015.
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Que faut-il retenir de ces textes ? Trois idées :
- toute entreprise ayant affaire au grand public doit se doter d’un système de médiation. Ce dernier peut être créé au sein de l’entreprise (il y a par exemple un médiateur d’EDF, d’Engie, de la SNCF, du groupe La Poste…) ou il peut s’agir d’une médiation sectorielle (médiation du tourisme, du commerce et de la distribution, du notariat, des avocats, de l’assurance…) ;
- l’accès à ces médiations est gratuit pour le consommateur – c’est ce que prévoit la loi française ;
- la nomination des médiateurs – et éventuellement leur révocation – est effectuée par une Commission administrative indépendante, la Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC).
Celle-ci est présidée par un conseiller d’État (Marc El Nouchi aujourd’hui) ; le vice-président est un magistrat de la Cour de cassation, et y siègent des représentants des consommateurs, du Medef et de la CPME, ainsi qu’un professeur spécialiste en droit de la consommation.
Quatre-vingt-deux médiateurs de la consommation sont aujourd’hui agréés par la CECMC pour couvrir autant que possible tous les secteurs d’activité économique. Le but est de régler les litiges de consommation de la vie courante. Ces médiateurs rendent compte à la CECMC de leur activité, notamment par un rapport annuel, et le Code de la consommation leur demande de faire des propositions pour améliorer les pratiques commerciales au vu de leurs constats. Les médiateurs doivent être indépendants, neutres, impartiaux.
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La loi du 23 mars 2019 de réforme pour la justice a imposé le recours préalable à une médiation ou à un conciliateur de justice en cas de litige dont l’enjeu est inférieur à 5000 euros. Autrement dit, le juge peut refuser de se saisir d’une affaire dont l’enjeu est inférieur à cette somme s’il ne constate pas qu’une tentative de médiation a déjà eu lieu. En 2019, le professeur de droit Xavier Lagarde commentait ainsi cette évolution cruciale : « Il semble que l’ambition de régler les litiges prenne aujourd’hui le pas sur l’application de la règle2 ». Lors d’une intervention consacrée aux politiques de l’amiable à la Cour d’appel de Paris en décembre dernier, la directrice des affaires civiles et du sceau du ministère de la Justice, Valérie Delnaud, a évoqué la possibilité que ce seuil soit remonté à 10 000 euros. Le but est bien sûr de désengorger les tribunaux.
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les « médiateurs institutionnels ». Ils exercent dans les ministères (Finances, Éducation nationale…), dans le cadre de dispositifs publics (médiateur du crédit, médiateur des entreprises) ou dans les institutions publiques (Caisse des dépôts et consignations, France Travail…). Ces médiateurs sont nommés par le ministre ou par le directeur général de l’institution dans laquelle ils exercent.
En janvier 2023, le ministre de la Justice, Éric Dupont-Moretti, a annoncé que l’un des principaux axes du « plan d’action pour la justice » serait le développement d’une « politique de l’amiable ». Il s’expliquait ainsi : « Aujourd’hui, 60% des décisions rendues par les tribunaux sont des décisions civiles. Pour favoriser une justice plus rapide et plus proche du citoyen, le plan d’action prévoit donc de développer une véritable politique de l’amiable pour une justice participative. Mon objectif est clair : réduire par deux les délais de nos procédures civiles d’ici 2027. Nous allons, tous ensemble, mettre au vert tous les feux de l’amiable. Si, depuis 1995, la volonté existe de développer une politique de l’amiable, les nouveaux modes amiables de règlement des différends impliqueront une révolution culturelle pour le monde judiciaire ».
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Il est probable que les missions des médiations continueront de s’étendre au cours des prochaines années. Tout y concourt, que ce soit la volonté européenne (actualisation de la directive existante élargissant les domaines de la médiation de la consommation) ou nationale (afin de désengorger les tribunaux). Il est donc important que les différents mondes (magistrats, avocats, médiateurs agréés) apprennent à mieux se connaître et à se faire confiance, car ils contribuent tous à la résolution des conflits dans une société française devenue si défiante.
Du même auteur
Environnement
Schiste noir
Arnaud Chneiweiss
08/02/2016
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?0UbYOQ
Ndlr : dénoncer mais en se démarquant de JLL ACT
7 mai 2025 à 09h30 / par Emma Bougerol
modifié à 10h50 Temps de lecture : 12 min.
De nouvelles contributrices à Wikipédia, lors du « Feminist Wikipedia Editathon » à Ditchling, en Angleterre. CC BY-SA 4.0 Molly Fuller Abbott via Wikimedia commons
Dans son livre Wikipédia, ou imaginez un monde (Rue d’Ulm, 2024), le chercheur au CNRS spécialiste des réseaux sociaux Jérôme Hergueux montre comment Wikipédia est à la fois le fruit d’une riche histoire du libre et représente la possibilité d’un futur numérique collectif et apaisé. La plus grande encyclopédie en ligne, qu’il définit comme un réseau social, pourrait en effet nous donner des clés pour repenser une vie numérique émancipée de la mainmise des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Mais cela ne peut se faire sans une prise de conscience des pouvoirs publics et de la société civile.
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Wikipédia est non marchand
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C’est la ressource de textes organisés et de qualité la plus importante au monde, et de loin.
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en creative commons (licence libre)
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une communauté décentralisée, que la fondation Wikimédia ne contrôle absolument pas
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est là pour payer les serveurs, éventuellement développer l’interface, soutenir la communauté, mais elle n’a aucun droit de regard sur le contenu qui est développé. Rien. Zéro.
Les contributeurs, pris individuellement, ne font pas l’encyclopédie. C’est l’interaction des gens sur la plateforme qui fait l’encyclopédie
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on ne demande pas aux contributeurs d’être neutre. On demande au produit collectif de la délibération des éditeurs de l’être. C’est le jeu des conflits, des combats et des argumentations entre les points de vue des contributeurs qui amène à la neutralité du contenu.
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négocier l’insertion de tel ou tel contenu à tel endroit. La règle, même si c’est contre-intuitif, c’est que plus c’est controversé, plus c’est populaire, plus la qualité est au rendez-vous.
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pour distinguer Wikipédia de Twitter, il faut regarder ce qu’y fait la communauté, quel est son but et quelles sont les règles pour se parler. Un des fondements de Wikipédia, c’est qu’on n’attaque pas les personnes, on attaque les idées. Si vous attaquez une personne sur Wikipédia, vous êtes banni. C’est une règle communautaire.
La neutralité de point de vue signifie accepter les faits présentés sur la base de sources reconnues de manière communautaire. Si l’autre présente des faits qui ne vous plaisent pas, la question n’est pas de savoir s’il a raison ou tort, mais où et comment on les intègre dans un article.
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Wikipédia ne crée pas de l’antagonisme et de la divergence, il crée de la convergence entre ces points de vue antagonistes. Ce que l’on y observe, c’est que les gens les plus extrêmes finissent en général par partir parce qu’ils ont du mal à s’insérer dans la conversation de manière productive : ils finissent par insulter tout le monde et ça se passe mal. En revanche, pour tous les autres, au fur et à mesure des années, les gens remettent en cause leurs propres biais.
Wikipédia semble bien seule parmi les sites les plus fréquentés, aux côtés des Gafam. Existe-t-il d’autres projets incarnant une vision similaire ?
... héritage de la construction même d’Internet et du logiciel libre ... Il y a un comité ouvert à la participation pour définir les standards d’Internet. Vous pouvez participer à cette conversation (on appelle ça des « requests for comments ») et, comme sur Wikipédia, dire « je pense qu’on devrait créer un nouveau standard Internet ». Si le consensus est suffisamment fort, votre idée sera effectivement implémentée.
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Richard Stallman ... s’assurer qu’une création puisse rester libre d’accès à la réutilisation pour les autres. Cela a donné lieu à la création des licences ouvertes ... le système d’exploitation Linux, le navigateur Firefox, Android, le jeu vidéo sur lequel est basé League of Legends (appelé Defense of the ancients ou DotA) ou encore VLC mediaplayer pour la vidéo. Spotify utilise du logiciel libre pour compresser ses flux musicaux, WhatsApp utilise du logiciel libre pour crypter ses messages… Et, de la même manière, la plupart des sites internet tournent grâce au logiciel libre [ce qui est le cas de Basta!, fonctionnant sous le logiciel libre Spip, ndlr]
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OpenStreetMap qui a été très populaire à une époque, mais qui végète ... Il fonctionnait parfaitement ... Jusqu’à ce que Google arrive et investisse – au début à perte, subventionné par ses autres activités – des milliards de dollars pour numériser les grandes villes, d’abord aux États-Unis. L’objectif est clair : ça démotive les nouveaux contributeurs de rejoindre ce genre de communauté. D’une certaine manière, Google a fini par tuer cette communauté libre et l’a remplacée par sa carte sur laquelle il possède des droits de propriété intellectuelle.
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La plateforme Gitbub, qui est la plateforme de développement de logiciels libres la plus importante à l’heure actuelle, avec des millions de projets de logiciels dans tous les sens, a été rachetée en 2018 par Microsoft pour 7,5 milliards de dollars
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Prenez YouTube : Google a le monopole de décider ce que vous pouvez voir, ce qui vous sera suggéré
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Le simple fait d’être conscient que des modes alternatifs d’organisation existent, qu’il faut les protéger et les défendre politiquement, ce serait déjà énorme
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Tous les sites web fonctionnent sur Apache [qui gère le protocole HTTP, qui permet d’accéder à Internet, ndlr] qui est un logiciel libre. Une communauté de geeks sur Internet fait donc parfois mieux sur le plan technique que tous les Gafam réunis !
Tant que les États démocratiques et le public n’auront pas pris conscience de l’utilité, de la puissance et de l’énorme valeur de cette société civile en réseau, pour les soutenir et les intégrer à l’économie réelle, alors ils continueront à se faire malmener par les Gafam ou les régimes autoritaires. Ce qui est en jeu ici, ce n’est rien moins que la démocratie : notre capacité à s’écouter, à délibérer ensemble pour « faire société » plutôt que de se déchirer sur les réseaux.
Jérôme Hergueux
Chercheur au CNRS, il est aussi chercheur affilié au Center for Law and Economics de l’ETH Zurich et professeur associé au Berkman Klein Center for Internet & Society de l’Université Harvard. Il est spécialiste de la coopération, des communautés en ligne et de la numérisation des sociétés.
Emma Bougerol
Journaliste, basée en région parisienne. Habituée de la rubrique « société », j’écris surtout sur les droits des femmes et des personnes LGBTQI+, l’ubérisation du monde du travail et l’impact du numérique sur notre société. Je garde aussi un œil à l’étranger, pour raconter l’actualité internationale au-delà des dépêches.
Mots-clés : Technologies libres ; Entretiens ; Menaces sur l’info
Connu / https://bsky.app/profile/bastamedia.bsky.social/post/3lol2rmq6722f
Ndlr :
- un cadre éthique, un processus accepté et partagé sont des conditions nécessaires à la création d'une communauté en ligne capable de faire advenir une intelligence collective à même de créer un commun. Prérequis : des outils numériques reposant sur du logiciel libre et des standards ouverts...
- Donc exemple consistant de médiation articulant médiation de conflit et médiation de projet... avec pour conflit, terme générique intégrant controverses, tensions, etc.
- Exactement ce qu'il convient pour que Médiation de l'urgence décolle !
7,39 k abonnés - 45+ - 777 vues - 8 commentaires
Face à l’effondrement de la biodiversité et au changement climatique, nombreux sont les scientifiques qui ont l’impression de sonner l’alarme sans être entendus. Certains s'engagent dans des mouvements qui peuvent aller jusqu'à la désobéissance civile. Mais peut-on vraiment être militant tout en étant scientifique ?
Avec Cédric Buron, maitre de conférences en informatique à l'Université de Nantes, co-auteur de "Sortir des labos pour défendre le vivant" aux éditions du @editions_du_seuil.
00:00 : intro
03:04 : qui est derrière "Scientifiques en rébellion" ?
05:34 : des actions de désobéissance civile efficaces ?
07:22 : "neutralité" scientifique ?
11:38 : faire de la politique ?
13:47 : quelles réactions de la communauté scientifique ?
16:34 : un collectif sans porte-parole officiel... pourquoi ?
18:38 : l'accusation d'"antiscience"
21:03 : procès en cours... quel accompagnement des scientifiques condamnés ?
Tr.: ...
Sortir des labos pour défendre le vivant ... pj de recherche autour de l'évaluation des risques ... ce n'est pas une association, une plateforme de 450 à 500 personnes ... ya aussi des groupes locaux dont tous ne sont pas sur cette plateforme ... interpeler les médias ... avec d'autres collectifs qui luttent pour le climat ... /neutralité : elle n'existe pas, tout est politique ... mon ex : recherche en robotique, la science a de l'intérêt en soin, puis quel impact sur la société ? changer notre objet de recherche ! sans impacts latéraux négatifs ... c'est ce qu'a fait le CNRS ... désobéissance civile illégale ... féministes, minorités de genre ... ya plusieurs manières de s'engager en politique ... on est apartisans mais pas apolitiques ... réaliser des actions au grand jour pour risque juridique ... remettre en cause certains pans de l'industrie ... on a à y perdre dans son poste ex moi maître de conférence ... besoin d'équité, /colonialisme /sud global ... l'occident premier pollueur mais pas le plus impacté ... on milite pour un changement mais ... vision tactique et stratégique ... ya des limites posées ... ex / armes autonomes / éthique idem /climat ... /soutien psy renc physiques unE fois par an ...
Ndlr : avec le devoir d'alerte, le scientifique lucide deviendrait-il médiateur ? Valoriser ACT
Connue / https://diaspora-fr.org/posts/10803553
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Emmanuel Florac - il y a environ 2 heures
#environnement #science #politique
https://yewtu.be/watch?v=bR2obRwMCh0
https://www.youtube.com/watch?v=bR2obRwMCh0
1 repartage
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Tr.: ...
inquiétude sur l'avenir du vivant ... forêts allemandes, 60% des insectes ont disparu depuis 1960 ... sentiment d'inaction en 2021, après le confinement, tout reparti de plus belle, convention citoyenne sur le climat ... Mme ? travaille dans la sûreté nucléaire ... SMR webinaire de l'IRIS
Terminer >8:00
TOUS LES DÉTAILS À EXPLOITER À https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?VezRkg
Connu / https://mastodon.top/@gomli@piaille.fr/113763769561571354
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brume ⏚ 😡 ⛵ 🐧 ☮️ 🇵🇸 a partagé
6 h *
gomli@piaille.fr brume@piaille.fr gomli @gomli@piaille.fr
Très belle reflexion d'une jeune diplômée #ingénieure déserteuse, à écouter jusqu'au bout, bravo !
"Si tu es #ingénieur et qu'on t'a dit que tu allais sauver le monde, arrête déjà de le détruire, arrête d'être le problème !"
(merci @Khrys pour la mise à disposition du lien peertube :)
Une ingénieure déchire son diplôme en pleine cérémonie et détaille les raisons de son geste dans une vidéo explicative
Par Mini vidéos que je mets dans le Khrys'presso
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Tr.: ... la recherche, la technologie, ne sont pas neutres ... annecdote : le cours d'éthique est délivré par le CEA, organisme qui a délivré la bombe atomique ... Les Désert'Heureuses ... le blocage n'est pas financier, il est mental ... L'Atelier Paysan ... On s'organise pour que tout le monde puisse déserter ... s'informer, lire, rencontrer, se confronter à la réalité ... carte Médias français ... travailler sur soi, prendre soin de soi, ... 100% de mon temps va dans le bon sens ... habiter des lieux sans propriété ...
Cohérence @coherence_e
« La neutralité aide l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté. »
Elie Wiesel
Image
12:10 AM ·· 99,6 k vues
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L'objectif réel de ce ballet diplomatique est ailleurs
Pour les factions palestiniennes, signer et parler de gouvernance avec le Hamas, qui est présent dans la délégation, c'est affirmer qu'il ne va pas disparaître. Israël n'a d'ailleurs pas manqué de réagir. Sur X, son ministre des Affaires étrangères accuse, en somme, l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas de signer avec les terroristes qui seront écrasés, promet-il.
Pour la Chine, comme pour les Palestiniens, c'est également un pied de nez aux États-Unis, traditionnellement la principale puissance diplomatique au Proche et au Moyen-Orient. L'année dernière, Pékin avait déjà frappé un grand coup en permettant la reprise du dialogue entre deux autres ennemis jurés dans cette région - l'Arabie Saoudite et l'Iran.
Une signature, qui elle aussi, n'a pas vraiment été suivie de faits conséquents en matière de détente. Néanmoins, la Chine s'impose progressivement comme un médiateur de poids dans les affaires du monde. Aujourd'hui, c'est au tour du ministre ukrainien des affaires étrangères d'être à Pékin pour y évoquer un plan de paix entre son pays et la Russie.
Clés : Monde Proche et Moyen-Orient Asie Chine Conflit israélo-palestinien Bande de Gaza Diplomatie
L'équipe Gallagher Fenwick Production
Ndlr : comment concilier la puissance et la médiation ? Un médiateur peut-il avoir un pouvoir ? Il me semble que non à cause de l'obligation de neutralité du médiateur ? Approfondir ACT
Clés : Vienne ; Lathus-Saint-Rémy - Article réservé aux abonnés numériques
Jean-Yves Macé a réuni les responsables des MJC de toute la France ce week-end à Lathus-Saint-Rémy. © (Photo Xavier Roche-Bayard)
Pour Jean-Yves Macé, président de MJC de France, la possible accession du RN au pouvoir représente « une menace pour les MJC », réunies en assemblée générale ce week-end à Lathus-Saint-Rémy.
Impossible pour Jean-Yves Macé d’évincer le contexte politique national. Le président de MJC de France, présent au CPA Lathus (Lathus-Saint-Rémy) dans le cadre de l’assemblée générale de la fédération des MJC, ne garde pas le silence face à la montée de l’extrême-droite et du RN en France. « On ne peut pas rester neutre, nous qui portons les valeurs de l’éducation populaire, de la démocratie sociale par le respect de l’individu, de la parole et de la différence, dit-il. On identifie clairement la menace d’une séparation, d’une préférence nationale qui sont funestes. »
« Une séparation entre les hommes insupportable »
L’opposition à l’extrême-droite est dans l’ADN des MJC (Maisons de la jeunesse et de la culture). À leur création, on trouve André Philip, homme politique, résistant, qui a lancé en septembre 1944 la République des jeunes, préfiguration des MJC. Parlementaire en 1940, André Philip avait refusé de donner les pleins pouvoirs à Pétain, et rejoindra De Gaulle à Londres.
« Cette extrême-droite est le résultat d’un courant de pensée où on donne le prima à l’économie, pour lequel la solidarité coûte cher, estime Jean-Yves Macé. Au nom de l’efficacité économique, on en arrive à la désignation de coupables comme les immigrés, les juifs. Cette séparation entre les hommes est insupportable. »
Le RN au pouvoir, MJC de France s’attend à une réduction de dotations publiques. Les MJC, acteurs sociaux et culturels implantés à 50 % en secteur rural, sont au nombre de 1.000 en France, emploient 17.500 personnes et fédèrent 43.000 bénévoles. Dans la Vienne, 15 MJC (5.000 adhérents, 250 salariés) représentent un budget cumulé de 9 M€.
Transition écologique
La transition ou non politique du pouvoir sera actée le 7 juillet. À Lathus-Saint-Rémy, MJC de France est venue entériner un accord, une charte avec les responsables des MJC de toute la France sur les transitions écologiques.
Le réseau compte apporter sa contribution pour réduire son impact environnemental, mais aussi former, sensibiliser, mener des actions avec les collectivités et le public. Des initiatives localisées de MJC Vertes existent depuis 2009. Jean-Yves Macé parle « d’écologie populaire où chacun a un rôle à jouer » face au dérèglement climatique : réduction de CO2, meilleure consommation des ressources naturelles, alimentation… Dans ce domaine également, MJC de France a décidé de ne pas rester neutre.
5,79 k abonnés - 1,2k+ - 43 738 vues - 163 commentaires NANTES
https://www.iea-nantes.fr/fr/actualites/ideesdebats-au-lu_1464
Face à la crise écologique et sanitaire, le bien collectif ne pourrait-il être déterminé que par les scientifiques, les expert·es, les spécialistes, voire par les seul·es gouvernant·es, leurs conseiller·ères, ou même un·e chef unique ? L’expérience démocratique athénienne nous montre au contraire que la démocratie, parce qu’elle implique la délibération collective sur ce qu’est le commun, suppose un tout autre rapport au savoir et à la vérité.
Barbara Stiegler, professeure de philosophie politique à l’université Bordeaux Montaigne.
Elle est notamment l’autrice de deux Tracts Gallimard sur la crise écologique et sanitaire.
Christophe Pébarthe, maître de conférences en histoire grecque à l’université Bordeaux Montaigne. Il est notamment l’auteur de Athènes, l’autre démocratie. Ve siècle avant Jésus-Christ (Passés Composés, 2022).
Ils ont également co-conçu la pièce de théâtre Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros.
Connu / TG le 09/08/23 à 02:36
*Tr.: ... une science non réflexive est dangereuse ... notion de neutralité fallacieuse ... incompétence épistémique ... expert éclairer la décision ... économie de la donnée ... démocratie sanitaire car insurrection des patients ... les intérêts de chacun doivent être reconnus ... toute connaissance part d'un trouble ... l'expérience, enchaîne phases passives et phases actives ... des effets sur nous-mêmes ... l'hyper-spécialisation contrebalancée par l'expérience ... dissimulation des conflits d'intérêt ... un virus ne s'éradique pas ... experts instrumentalisés ... vision néolibérale de la science ... le capitalisme financiarisé a explosé la science ... les populations sont décrétées incompétentes ... produire un accompagnement sociétal de la population ... effondrement de la démocratie et de la science ... oedipe, victime de son propre jugement ... la démocratie impose une égalité des savoirs ... la démocratie fabrique de l'incertitude collective ... le théâtre est la formation continue du citoyen ...
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?1lMvQA
... une des caractéristiques du Fédiverse tient aux différentes couches logicielles et applications qui la constituent et qui peuvent virtuellement être utilisées par n’importe qui et dans n’importe quel but. Cela signifie qu’il est possible de créer une communauté en ligne qui peut se connecter au reste du Fédiverse mais qui opère selon ses propres règles, sa propre ligne de conduite, son propre mode d’organisation et sa propre idéologie
...
chaque communauté est capable de se définir elle-même non plus uniquement par un langage mémétique, un intérêt, une perspective commune, mais aussi par ses relations aux autres, en se différenciant. Une telle spécificité peut faire ressembler le Fédiverse à un assemblage d’infrastructures qui suivrait les principes du pluralisme agonistique. Le pluralisme agonistique, ou agonisme, a d’abord été conçu par Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, qui l’ont par la suite développé en une théorie politique. Pour Mouffe, à l’intérieur d’un ordre hégémonique unique, le consensus politique est impossible. Une négativité radicale est inévitable dans un système où la diversité se limite à des groupes antagonistes14.
La thèse de Mouffe s’attaque aux systèmes démocratiques où les politiques qui seraient en dehors de ce que le consensus libéral juge acceptable sont systématiquement exclues.
Le pari fait par l’agonisme est qu’en créant un système dans lequel un pluralisme d’hégémonies est permis, il devienne possible de passer d’une conception de l’autre en tant qu’ennemi à une conception de l’autre en tant qu’adversaire politique. Pour que cela se produise, il faut permettre à différentes idéologies de se matérialiser par le biais de différents canaux et plateformes. Une condition préalable importante est que l’objectif du consensus politique doit être abandonné et remplacé par un consensus conflictuel, dans lequel la reconnaissance de l’autre devient l’élément de base des nouvelles relations, même si cela signifie, par exemple, accepter des points de vue non occidentaux sur la démocratie, la laïcité, les communautés et l’individu.
...
avec la présence apparemment irréconciliable de factions d’extrême gauche et d’extrême droite dans l’univers de la fédération, les réalités de l’antagonisme seront très difficiles à résoudre ... Mastodon a été confronté à la neutralité des licences FLOSS. D’autres projets du Fédiverse, tels que les clients de téléphonie mobile FediLab et Tusky, ont également été confrontés au même problème, peut-être même plus, car la motivation directe des développeurs de Gab pour passer aux logiciels du Fédiverse était de contourner leur interdiction des app stores d’Apple et de Google pour violation de leurs conditions de service. En s’appuyant sur les clients génériques de logiciels libres du Fédiverse, Gab pourrait échapper à de telles interdictions à l’avenir, et aussi forger des alliances avec d’autres instances idéologiquement compatibles sur le Fédiverse15.
Dans le cadre d’une stratégie antifasciste plus large visant à dé-plateformer et à bloquer Gab sur le Fédiverse, des appels ont été lancés aux développeurs de logiciels pour qu’ils ajoutent du code qui empêcherait d’utiliser leurs clients pour se connecter aux serveurs Gab. Cela a donné lieu à des débats approfondis sur la nature des logiciels libres et open source, sur l’efficacité de telles mesures quant aux modifications du code source public, étant donné qu’elles peuvent être facilement annulées, et sur le positionnement politique des développeurs et mainteneurs de logiciels.
Au cœur de ce conflit se trouve la question de la neutralité du code, du réseau et des protocoles. Un client doit-il – ou même peut-il – être neutre ? Le fait de redoubler de neutralité signifie-t-il que les mainteneurs tolèrent l’idéologie d’extrême-droite ? Que signifie bloquer ou ne pas bloquer une autre instance ?
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La tolérance et la liberté d’expression sont devenues des sujets explosifs après près de deux décennies de manipulation politique et de filtrage au sein des médias sociaux des grandes entreprises ; quand on voit que les plateformes et autres forums de discussion populaires n’ont pas réussi à résoudre ces problèmes, on n’est guère enclin à espérer en des expérimentations futures.
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il se pourrait que le Fédiverse crée au mieux une forme d’agonisme bâtard par le biais de la pilarisation. En d’autres termes, nous pourrions assister à une situation dans laquelle des instances ne formeraient de grandes agrégations agonistes-sans-agonisme qu’entre des communautés et des logiciels compatibles tant sur le plan idéologique que technique, seule une minorité d’entre elles étant capable et désireuse de faire le pont avec des systèmes radicalement opposés. Quelle que soit l’issue, cette question de l’agonisme et de la politique en général est cruciale pour la culture du réseau et de l’informatique. Dans le contexte des systèmes post-politiques occidentaux et de la manière dont ils prennent forme sur le net, un sentiment de déclin de l’esprit partisan et de l’action militante politique a donné l’illusion, ou plutôt la désillusion, qu’il n’y a plus de boussole politique. Si le Fédiverse nous apprend quelque chose, c’est que le réseau et les composants de logiciel libres de son infrastructure n’ont jamais été aussi politisés qu’aujourd’hui. Les positions politiques qui sont générées et hébergées sur le Fédiverse ne sont pas insignifiantes, mais sont clairement articulées. De plus, comme le montre la prolifération de célébrités politiques et de politiciens utilisant activement les médias sociaux, une nouvelle forme de démocratie représentative émerge, dans laquelle le langage mémétique des cultures post-numériques se déplace effectivement dans le monde de la politique électorale et inversement16.