11 | 2025
Sobriété numérique – Varia
Entretiens
La permacomputation est une littératie écologique · Entretien avec Aymeric Mansoux
Permacomputing Is Ecological Literacy · Interview with Aymeric Mansoux
Aymeric Mansoux et Servanne Monjour
Résumés
Qu’est-ce que la permacomputation, ce mouvement artistique et académique qui rassemble une large communauté de pratique, à la croisée des arts visuels, du jeu vidéo, de l’édition ? Dans cet entretien, Aymeric Mansoux revient sur les origines de la communauté permacomputationnelle et explique les mutations ainsi que les enjeux du concept de permacomputing, dans le cadre d’une pensée écologique de l’informatique.
Mots-clés : sobriété numérique, littératie numérique, communauté
Keywords: digital sufficiency, digital literacy, community
-> https://permacomputing.net/
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une prise de conscience politique ... un déplacement de nos pratiques qui s’est opéré, vers des approches intersectionnelles et de justice environnementale ... Pour beaucoup de collectifs de hackers et artistes, ce qui était le plus intéressant, c’était d’explorer comment vivre et travailler différemment, plus que l’objet artistique en lui-même
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critique des obsolescences programmées ... on travaillait surtout sur des ordinateurs réparés et récupérés dans des poubelles ou achetés en lot auprès de sociétés qui se débarrassaient de leur vieux matériel parce qu’il était impossible de l’utiliser avec des versions plus récentes de Windows. Cela présentait un avantage économique mais c’était aussi un choix conscient de refuser l’accélération de la consommation informatique ... forte préférence pour les logiciels et les langages de programmation qui n’étaient pas mémorivores, énergivores, etc. Le travail d’Access Space (Sheffield https://access-space.org/) sur ce sujet nous inspirait toutes et tous à l’époque, non seulement pour penser la question de la récupération, mais aussi celle de l’utilité sociale de cette pratique du bricolage libre qui permettait de fournir des outils informatiques aux groupes les plus exclus et démunis.
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dont la mise en valeur de la technologie – le logiciel libre – comme caractéristique centrale de leur pratique a été progressivement remplacée par des positionnements politiques plus explicites et pratiqués de manière de plus en plus consciente, au point pour certaines et certains d’en venir à questionner leur dogmatisme même au sujet des écosystèmes libres
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principe de « résilience » ... La permaculture désigne une philosophie et un ensemble de principes de conception conçus pour l’agriculture, la gestion des terres ainsi que pour la création de communautés résilientes ... affirmer que la nature offre déjà un système écologique diversifié et résilient. Les humains auraient tout intérêt à travailler avec ce système plutôt que d’œuvrer contre lui. ... repenser la gestion des terres et des ressources naturelles depuis une perspective culturelle et sociétale
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la permacomputation s’inspire du concept de permaculture tout en élargissant la notion d’écosystème pour y inclure la technologie informatique. C’est à la fois une provocation et une piste de réflexion sérieuse. À propos des déchets électroniques, par exemple, nous défendons l’idée que la diversité des technologies informatiques multigénérationnelles dont nous disposons, combinée à nos capacités de maintenance, de réparation et de réutilisation créative de la technologie, recèle un potentiel inexploité. ... questionner profondément le technosolutionnisme et le techno-optimisme, ainsi que le sens d’une vie passée à participer à une chaîne de montage conçue pour profiter aux plus privilégiés, à n’importe quel prix – culturel, environnemental, social. Finalement, nous voulons promouvoir une transition entre un système dans lequel on privilégie l’usage des outils et des médias numériques les plus récents, sans tenir compte de leurs externalités, à un système plus régénératif dans lequel les outils et médias numériques de toutes les générations sont soigneusement combinés, élaborés et (ré)utilisés, tout en encourageant un autre rapport à l’informatique.
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implique également des principes de conception des logiciels et du hardware destinés à réduire dommages et préjudices, et répondre aux usages dysfonctionnels et toxiques de la technique.
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si oui ou non une place peut être accordée à l’informatique et aux technologies des réseaux dans un monde où les humains contribuent au bien-être de la biosphère plutôt qu’à sa destruction https://permacomputing.net/permacomputing/ ». La permacomputation n’est ni une critique anarcho-primitiviste de l’informatique ni un technosolutionnisme pour la durabilité environnementale. Il cherche à savoir quand, comment et si l’informatique peut renforcer de manière positive les systèmes sociaux, culturels et écologiques.
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une approche plus durable, qui maximise la durée de vie du matériel, minimise la consommation d’énergie et se concentre sur l’utilisation des ressources informatiques déjà disponible
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La permacomputation plaide pour « une approche plus durable, qui maximise la durée de vie du matériel, minimise la consommation d’énergie et se concentre sur l’utilisation des ressources informatiques déjà disponibles6 ». Il remet ainsi au centre du jeu le hardware (« care for the chips », « prenons soin des puces » ... restreints par les industries (Kittler 2015) ... stratégie de réappropriation des « communs négatifs », comme le préconisent, par exemple, Emmanuel Bonnet, Diego Landivar et Alexandre Monnin (2021) dans leurs travaux sur la redirection écologique ?
... The Institute for Technology in the Public Interest (TITiPI https://titipi.org/) qui appelle à « rêver dans les ruines de la big tech ». J’imagine que l’on peut rapprocher cela des idées d’Alexandre Monnin et de sa typologie des ruines en relation avec la définition des communs négatifs. ... utile pour décrire la situation dans laquelle nous faisons l’expérience d’un mode de vie de plus en plus déterminé par différentes formes de déchets, des objets cassés, des ruines et d’autres choses de ce genre, qui sont totalement incompatibles avec la notion d’externalités pouvant être atténuées ou intégrées à un quelconque cycle biogéochimique terrestre connu. ... trouver ce qu’il faut faire de toutes ces matières, infrastructures et cultures toxiques accumulées ... savoir s’il est possible ou pas de donner à l’humanité le temps de s’émanciper des systèmes économiques générateurs de communs négatifs. Le contexte économique et politique ne doit pas être négligé. Malheureusement, on l’occulte souvent quand on envisage le problème dans la perspective de l’Anthropocène. La critique est bien connue, et c’est personnellement la raison pour laquelle il me semble plus utile d’employer des concepts qui ne cherchent pas à se distancier et n’ont pas peur d’afficher leur position partisane ou militante, comme l’expression de « puces complices » (complicit chips) employée par TITiPI8, le lien entre la pollution et le colonialisme (Liboiron 2021) ou la conception des data centers comme complexes industriels (Hogan 2021), etc.
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choisir précisément ses mots pour parler des injustices, des dommages et de l’impact climatique qui sont liés à l’informatique – et, par extension, à l’ensemble des activités humaines extractives ou axées sur la croissance qui ont été grandement facilitées et accélérées par les TIC. Ne pas le faire risque de découpler l’ensemble des actions collectives de réparation, recyclage, réutilisation et réappropriation de leur ambition de construire un nouveau projet de société. Tout n’est pas réparable ou recyclable. C’est pourquoi, tout en insistant sur l’importance de prolonger le cycle de vie des produits électroniques par toutes sortes de techniques, la permacomputation promeut également la décroissance informatique et propose des principes de conception pour limiter les dommages causés par les nouveaux logiciels et matériels informatiques, que ceux-ci soient totalement neufs ou résultent d’un bricolage à partir de vieux objets. En fin de compte, c’est aussi la raison pour laquelle la communauté du permacomputing aspire de plus en plus à relier ces pratiques à des luttes concrètes et à soutenir les communautés engagées dans l’action politique.
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appétence pour la culture du logiciel libre et du partage ... tension entre ces utopies du Web et la matérialité inhérente au souci de sobriété numérique ?
... exacerbé par l’appropriation complète des communs numériques pour alimenter ce qui allait devenir la Big Tech. Ce qui avait d’abord peut-être été perçu comme un moyen de vivre autrement s’est finalement transformé en un problème en soi, dans la mesure où cela a essentiellement servi divers programmes cyberlibertariens et technopositivistes, avec leurs nombreuses ambitions illibérales, autoritaires et fascistes, implicites ou explicites.
Tant que les privilèges et le capital pourront déterminer la façon dont une personne peut tirer profit des communs numériques et y participer, il y a peu d’espoir que la situation s’améliore. Je suggérerais même qu’il serait plus judicieux de commencer à définir dès que possible le paysage actuel comme une ère post-logiciel libre, post-open source ou post-communs, ne serait-ce que pour marquer cette nouvelle étape, ce point de non-retour, et de deuil.
Il est très alarmant de constater à quel point les initiatives en faveur des technologies alternatives – leurs pratiques, leurs discours et leur critique – continuent d’opter pour le logiciel libre et l’open source par défaut, comme s’il s’agissait d’une vertu définitivement acquise, d’un moyen éprouvé de créer un monde meilleur ou, plus particulièrement, comme vous le soulignez, d’être en meilleure position pour traiter la dimension écologique des problèmes qu’ils ont activement contribué à façonner.
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la priorité devrait être de rétablir la nuance et d’encourager une pensée tactique dans nos relations avec les nombreux acteurs de l’espace numérique. Ces acteurs sont profondément intriqués et interdépendants. L’analogie de la boîte noire et le paradigme fermé-ouvert des années 1990 sont beaucoup trop simplistes et trompeurs. Une fois de plus, il s’agit non pas de choisir un camp mais plutôt de comprendre que nous sommes à un moment où formuler la chose comme un choix, c’est passer complètement à côté de l’essentiel.
C’est la raison pour laquelle, dans le champ de la permacomputation, on développe et on utilise des logiciels libres et ouverts, mais également des licences alternatives non libres (de la classique Peer Production License à des documents plus situés comme les CC4r * Collective Conditions For Re-Use). Plus généralement, on travaillera avec tout ce qui est disponible et a du sens, y compris si cela implique des méthodes plus opaques et une circulation limitée des outils et des connaissances. En d’autres termes, le dogmatisme autour des biens communs numériques a été remplacé par une politique des technologies de tous les jours, mieux située et plus pertinente pour mener les luttes contemporaines.
Plusieurs démarches engagées en sobriété numérique (low-tech, permacomputation) revendiquent le recours – certains parleront de « retour » – à des formats ou encore à des pratiques numériques rudimentaires, dont certaines sont issues du « Web 1.0 » : sites statiques, etc.
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Les outils et les techniques perçus comme rudimentaires, primitifs ou datés peuvent se révéler plus accessibles, créatifs et amusants que ceux utilisés dans le design Web contemporain. Je ne parle pas seulement du rôle des contraintes en art, en design et dans le champ de la production culturelle. Le développement des applications Web et des plateformes de médias sociaux a grandement réduit le potentiel d’expression du Web. Ce qui s’est produit il y a quelques années avec les systèmes d’exploitation et les applications de bureau (desktop) s’observe désormais du côté des navigateurs. Un déplacement s’est opéré de la créativité individuelle et de l’expérimentation vers la productivité et l’industrialisation. Il s’agit non pas d’un tournant radical mais d’une optimisation et d’une intensification de cette tendance à considérer le software comme un outil de contrôle et de surveillance au service de la compétition et du profit économiques.
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les outils comme les workflows continuent d’être (ré-)inventés avec des chaînes de dépendance toujours plus complexes. Cependant, les composants de base sont parfois encore présents et ne sont pas si difficiles à utiliser. Des projets comme Tilde Town9 ou l’écriture from scratch en HTML et CSS restent accessibles à tous les usagers, quels que soient leur âge ou leur formation. Une compréhension élémentaire des réseaux, un usage régulier des protocoles de transfert de fichiers simples et quelques heures de travail dans un éditeur de texte peuvent suffire pour se lancer dans la publication en ligne. Bon courage en revanche pour faire de même avec les outils de développement Web modernes ! Pour moi, cela montre clairement combien l’affirmation selon laquelle le Web moderne serait, de facto, plus accessible que l’ancien est fausse. ... promouvoir en permanence de nouveaux protocoles, de nouveaux formats et de nouveaux médias perturbe fortement la temporalité des travaux de maintenance et du soin nécessaires pour que les normes d’accessibilité soient rigoureusement testées, prises en charge et correctement mises en œuvre.
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effort pour revaloriser certains éléments du passé qui peuvent alimenter avec pertinence la réflexion critique menée sur les outils contemporains. Dans le domaine du développement logiciel, le terme « régression » est souvent utilisé pour qualifier un bogue à l’origine d’un problème qui va dégrader ou casser quelque chose qui fonctionnait bien jusque-là. C’est un schéma bien connu et, pourtant, l’industrie des TIC et les passionnés d’informatique l’utilisent rarement pour mener un examen critique de l’évolution générale de leurs propres pratiques.
C’est pour cela qu’on doit également employer avec prudence la notion de littératie numérique. Cette approche de la culture computationnelle a en effet éclipsé le besoin plus terre à terre d’acquérir des compétences techniques de base afin de pouvoir intervenir significativement dans les couches logicielles et matérielles de l’espace technologique. Bien sûr, tout le monde n’a pas à en passer par là – je ne plaide pas pour une nouvelle utopie pseudo-émancipatrice du type « Apprenez à coder ». Au sein des communautés permacomputationnelles, la reconnaissance de ses privilèges et de sa capacité à consacrer du temps et des ressources à l’apprentissage technique est perçue comme une étape nécessaire pour favoriser plus d’inclusivité et de diversité. La production logicielle et matérielle devrait ainsi être abordée dans une perspective culturelle davantage holistique et située.
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critique et rejette le maximalisme de la techno-esthétique informatique – ou, pour le dire plus simplement, de l’équipement informatique logiciel et matériel. Bien que certains adeptes de la permacomputation ou du low-tech privilégient le minimalisme, cela ne signifie pas que le maximalisme, en tant que choix esthétique, soit impossible ou doive être rejeté. Ce serait une erreur et même un non-sens, considérant l’extraordinaire complexité audiovisuelle que peuvent produire des moyens computationnels très simples. Pour le dire franchement, la critique permacomputationnelle des œuvres numériques ne porte pas sur leurs qualités visuelles, textuelles ou sonores mais bien sur leurs modes de production et de distribution.
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l’éléphant dans la pièce, c’est avant tout l’écosystème. Le design Web « bas carbone » risque de livrer à l’industrie des TIC des stratégies d’écoblanchiment. Un site « bas carbone » tournant sur une machine virtuelle sophistiquée, hébergé dans un centre de données lui-même alimenté par de l’énergie verte achetée avec des crédits ou des conventio d’achat, puis consulté grâce à l’un des quelques moteurs de rendu surdimensionnés des géants du numérique, le tout depuis un ordinateur ou un téléphone puissant, mais économe en énergie, n’apporte aucun changement significatif à long terme.
On ne résoudra pas les problèmes liés à la culture automobile avec des SUV électriques respectant les limitations de vitesse. C’est exactement la même logique qui s’applique ici.
Connu / https://mamot.fr/@320x200@post.lurk.org/114795117328012047
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ultrageranium @320x200@post.lurk.org
La permacomputation est une littératie écologique · Entretien avec Aymeric Mansoux, par Servanne Monjour (2025)
Un peu plus tôt cette année j'ai eu le plaisir d'être invité par @Servanne_m pour un entretien publié par la revue Humanités numériques @RevueHN
Un grand merci pour cette opportunité, sa patience (!), ainsi que le travail éditorial et de traduction.
Cette publication numéro 11 intitulée « Sobriété numérique – Varia » contient également un entretien avec @antoinentl sur l'édition numérique: Prendre soin de nos dispositifs techniques est une approche militante de l’édition.
La permacomputation est une littératie écologique · Entretien avec ...
Servanne Monjour. À la croisée de la recherche et de la création, vos réalisations embrassent un panel de pratiques très large, entre jeu vidéo et art numérique (comme vous l’avez proposé récemment...
#permacomputing
#permapublishing
#lowtech
#humanités
#edition
#écologie
#sobrieté
#numérique
04 juil. 2025, 15:07
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Objectifs d'une transcription :
Transformer des vidéos et des fichiers audio concernant le logiciel libre et les libertés numériques en texte afin :
- d'augmenter leur indexation sur les moteurs de recherche ;
- améliorer leur accessibilité aux personnes porteuses de handicap ;
- permettre la ré-utilisation sans trahir les propos des intervenants.
7 mai 2025 à 09h30 / par Emma Bougerol
modifié à 10h50 Temps de lecture : 12 min.
De nouvelles contributrices à Wikipédia, lors du « Feminist Wikipedia Editathon » à Ditchling, en Angleterre. CC BY-SA 4.0 Molly Fuller Abbott via Wikimedia commons
Dans son livre Wikipédia, ou imaginez un monde (Rue d’Ulm, 2024), le chercheur au CNRS spécialiste des réseaux sociaux Jérôme Hergueux montre comment Wikipédia est à la fois le fruit d’une riche histoire du libre et représente la possibilité d’un futur numérique collectif et apaisé. La plus grande encyclopédie en ligne, qu’il définit comme un réseau social, pourrait en effet nous donner des clés pour repenser une vie numérique émancipée de la mainmise des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Mais cela ne peut se faire sans une prise de conscience des pouvoirs publics et de la société civile.
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Wikipédia est non marchand
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C’est la ressource de textes organisés et de qualité la plus importante au monde, et de loin.
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en creative commons (licence libre)
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une communauté décentralisée, que la fondation Wikimédia ne contrôle absolument pas
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est là pour payer les serveurs, éventuellement développer l’interface, soutenir la communauté, mais elle n’a aucun droit de regard sur le contenu qui est développé. Rien. Zéro.
Les contributeurs, pris individuellement, ne font pas l’encyclopédie. C’est l’interaction des gens sur la plateforme qui fait l’encyclopédie
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on ne demande pas aux contributeurs d’être neutre. On demande au produit collectif de la délibération des éditeurs de l’être. C’est le jeu des conflits, des combats et des argumentations entre les points de vue des contributeurs qui amène à la neutralité du contenu.
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négocier l’insertion de tel ou tel contenu à tel endroit. La règle, même si c’est contre-intuitif, c’est que plus c’est controversé, plus c’est populaire, plus la qualité est au rendez-vous.
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pour distinguer Wikipédia de Twitter, il faut regarder ce qu’y fait la communauté, quel est son but et quelles sont les règles pour se parler. Un des fondements de Wikipédia, c’est qu’on n’attaque pas les personnes, on attaque les idées. Si vous attaquez une personne sur Wikipédia, vous êtes banni. C’est une règle communautaire.
La neutralité de point de vue signifie accepter les faits présentés sur la base de sources reconnues de manière communautaire. Si l’autre présente des faits qui ne vous plaisent pas, la question n’est pas de savoir s’il a raison ou tort, mais où et comment on les intègre dans un article.
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Wikipédia ne crée pas de l’antagonisme et de la divergence, il crée de la convergence entre ces points de vue antagonistes. Ce que l’on y observe, c’est que les gens les plus extrêmes finissent en général par partir parce qu’ils ont du mal à s’insérer dans la conversation de manière productive : ils finissent par insulter tout le monde et ça se passe mal. En revanche, pour tous les autres, au fur et à mesure des années, les gens remettent en cause leurs propres biais.
Wikipédia semble bien seule parmi les sites les plus fréquentés, aux côtés des Gafam. Existe-t-il d’autres projets incarnant une vision similaire ?
... héritage de la construction même d’Internet et du logiciel libre ... Il y a un comité ouvert à la participation pour définir les standards d’Internet. Vous pouvez participer à cette conversation (on appelle ça des « requests for comments ») et, comme sur Wikipédia, dire « je pense qu’on devrait créer un nouveau standard Internet ». Si le consensus est suffisamment fort, votre idée sera effectivement implémentée.
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Richard Stallman ... s’assurer qu’une création puisse rester libre d’accès à la réutilisation pour les autres. Cela a donné lieu à la création des licences ouvertes ... le système d’exploitation Linux, le navigateur Firefox, Android, le jeu vidéo sur lequel est basé League of Legends (appelé Defense of the ancients ou DotA) ou encore VLC mediaplayer pour la vidéo. Spotify utilise du logiciel libre pour compresser ses flux musicaux, WhatsApp utilise du logiciel libre pour crypter ses messages… Et, de la même manière, la plupart des sites internet tournent grâce au logiciel libre [ce qui est le cas de Basta!, fonctionnant sous le logiciel libre Spip, ndlr]
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OpenStreetMap qui a été très populaire à une époque, mais qui végète ... Il fonctionnait parfaitement ... Jusqu’à ce que Google arrive et investisse – au début à perte, subventionné par ses autres activités – des milliards de dollars pour numériser les grandes villes, d’abord aux États-Unis. L’objectif est clair : ça démotive les nouveaux contributeurs de rejoindre ce genre de communauté. D’une certaine manière, Google a fini par tuer cette communauté libre et l’a remplacée par sa carte sur laquelle il possède des droits de propriété intellectuelle.
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La plateforme Gitbub, qui est la plateforme de développement de logiciels libres la plus importante à l’heure actuelle, avec des millions de projets de logiciels dans tous les sens, a été rachetée en 2018 par Microsoft pour 7,5 milliards de dollars
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Prenez YouTube : Google a le monopole de décider ce que vous pouvez voir, ce qui vous sera suggéré
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Le simple fait d’être conscient que des modes alternatifs d’organisation existent, qu’il faut les protéger et les défendre politiquement, ce serait déjà énorme
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Tous les sites web fonctionnent sur Apache [qui gère le protocole HTTP, qui permet d’accéder à Internet, ndlr] qui est un logiciel libre. Une communauté de geeks sur Internet fait donc parfois mieux sur le plan technique que tous les Gafam réunis !
Tant que les États démocratiques et le public n’auront pas pris conscience de l’utilité, de la puissance et de l’énorme valeur de cette société civile en réseau, pour les soutenir et les intégrer à l’économie réelle, alors ils continueront à se faire malmener par les Gafam ou les régimes autoritaires. Ce qui est en jeu ici, ce n’est rien moins que la démocratie : notre capacité à s’écouter, à délibérer ensemble pour « faire société » plutôt que de se déchirer sur les réseaux.
Jérôme Hergueux
Chercheur au CNRS, il est aussi chercheur affilié au Center for Law and Economics de l’ETH Zurich et professeur associé au Berkman Klein Center for Internet & Society de l’Université Harvard. Il est spécialiste de la coopération, des communautés en ligne et de la numérisation des sociétés.
Emma Bougerol
Journaliste, basée en région parisienne. Habituée de la rubrique « société », j’écris surtout sur les droits des femmes et des personnes LGBTQI+, l’ubérisation du monde du travail et l’impact du numérique sur notre société. Je garde aussi un œil à l’étranger, pour raconter l’actualité internationale au-delà des dépêches.
Mots-clés : Technologies libres ; Entretiens ; Menaces sur l’info
Connu / https://bsky.app/profile/bastamedia.bsky.social/post/3lol2rmq6722f
Ndlr :
- un cadre éthique, un processus accepté et partagé sont des conditions nécessaires à la création d'une communauté en ligne capable de faire advenir une intelligence collective à même de créer un commun. Prérequis : des outils numériques reposant sur du logiciel libre et des standards ouverts...
- Donc exemple consistant de médiation articulant médiation de conflit et médiation de projet... avec pour conflit, terme générique intégrant controverses, tensions, etc.
- Exactement ce qu'il convient pour que Médiation de l'urgence décolle !
Mots clés Energie Association Auto-construction Autonomie Low-tech
Diplômée du département génie énergétique et environnement en 2017, Alice Bodin a décidé de mettre ses compétences au service de la transition écologique. Ingénieure engagée, en plus de son activité dans le domaine de la rénovation énergétique, elle intervient à l’Atelier du Zéphyr, une association fondée par un autre ingénieur INSA, Clément Gangneux. Construction d’éolienne Piggott, cuiseur solaire, marmite norvégienne… À travers des stages accessibles à toutes et tous, ils souhaitent permettre à chacun de s’approprier la technique et de prendre conscience de la valeur de l’énergie. Alice Bodin est très impliquée sur cette question. Elle explique l’importance de se confronter à la matière pour avancer vers une forme de résilience énergétique.
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ce qu’il y a d’important dans le développement de la technique pour un monde plus juste dont on parlait plus haut, c’est le concept du « libre ». Je ne suis pas contre la technique, si le besoin l’exige. Actuellement, il se passe quelque chose d’extraordinaire avec les low-techs ; beaucoup de curieux s’intéressent à la façon de fabriquer ou de produire et peuvent avoir accès à une information accessible. Grâce à cette dynamique, beaucoup de citoyens comprennent l’importance de questionner leurs besoins et c’est quelque chose de très fort pour avancer vers une technique vertueuse. Et c’est une chose que m’a donnée ma formation au sein de GEN : c’est la conscience de l’impact et la nécessité de se demander : est-ce indispensable ?
Temps de lecture 14 min
... plusieurs dizaines de projets en parallèle, avançant chacun à leur rythme, tous dans la même direction : vous redonner du pouvoir sur le numérique
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un nouvel axe d’actions ... « Pas de société libre sans logiciel libre » ... amorcer en 2022 un ensemble de projets s’adressant particulièrement aux publics associatifs, militants, ou œuvrant pour le progrès social et la justice sociale
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Nextcloud, une suite logicielle pour outiller les assos ... plus simple et plus accessible pour toutes et tous
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Émancip’Asso pour une cohérence numérique
Ce projet est né d’un constat partagé avec nos partenaires et ami⋅es d’Animafac : même si de plus en plus d’organisations prennent conscience de la nécessité de mettre en cohérence leurs outils numériques avec leurs valeurs, elles ont peu d’énergie et de compétences en interne pour se lancer dans une telle démarche ... peu de structures sont actuellement en mesure de réellement guider et orienter les associations dans leur transition numérique libre.
... proposer aux associations des acteurs en mesure de les accompagner dans leur démarche de « dégafamisation ».
... un programme de formation aux acteurs qui proposent aux associations des services et accompagnements spécifiques. Cela afin que ces structures soient en mesure d’identifier les besoins d’une organisation pour les prendre en charge en intégralité, qu’il s’agisse d’hébergement, d’infogérance, d’installation de logiciels libres particuliers ou d’assurer un support technique ou des formations.
Cela va nous demander du temps et de l’énergie, mais nous sommes convaincu⋅es que l’offre d’accompagnement professionnel est l’un des angles morts du libre associatif, et qu’il faut multiplier et renforcer les acteurs capables de satisfaire ce besoin.
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Un observatoire sur les pratiques numériques libres
... qu’est-ce qui « marche » ? Qu’est-ce qui ne « marche pas » ? Et surtout, pourquoi ?
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PeerTube v5
... donner plus de maîtrise aux gestionnaires d’instances comme aux vidéastes ... améliorer les capacités de synchronisation entre YouTube et PeerTube
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Mobilizon v3
... développement d’un outil de recherche global multi-instances, sur le modèle de SepiaSearch ; refonte de la page d’accueil de l’instance ; création d’une toute nouvelle vue « Carte » permettant de visualiser et chercher les événements de façon géographique
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Un Framanifeste pour affirmer nos choix
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Faire collectif : les CHATONS
... les contenus produits et captés lors de la formation Émancip’Asso permettront aussi de préparer le travail pour un second module du MOOC CHATONS, afin de faciliter les naissances de chatons solides
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Partager savoirs et connaissances : UPLOAD
... notre proposition de coconstruire avec vous une Université Populaire Libre, Ouverte, Autonome et Décentralisée. ... Déjà préfigurées par le MOOC CHATONS https://mooc.chatons.org/, des Librecours https://librecours.net/ ou du podcast UPLOAD https://aperi.tube/c/upload/videos, toutes ces expérimentations illustrent notre envie de partager le savoir, et la capacitation qui va de pair avec l’acquisition de savoirs.
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Des Livres en Communs
... nouveau nom de Framabook a pour intention de se concentrer sur la création et la production de communs culturels. ... valeur marchande monétisée. Cela transforme l’objet culturel en produit industriel comme un autre, balayant la pertinence de ses usages sociaux
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Nous accompagnons aussi l’émancipation de certains de nos logiciels, tels que Framadate ou Framaforms/Yakforms afin d’en faire, au-delà de simples logiciels libres, de véritables communs.
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conseiller nombre d’associations ou collectifs en répondant à leurs questions diverses et variées sur le numérique ou le fonctionnement associatif. Contribateliers, Réseau Infoclimat, l’atelier paysan, Exodus Privacy, Contribulle
Connu/ https://twitter.com/framasoft/status/1471431912942194688
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Framasoft @framasoft
1/25 Cœur avec un ruban Depuis octobre, l'association Framasoft (c'est nous Main qui salue) vous expose ce qu'elle a fait en 2021, et ce qu'elle compte faire en 2022. Cadeau emballé
Nous vous proposons donc un thread Discussion, afin que vous puissiez juger de l'utilité de nous faire un don (ou pas).
C'est parti ! Flèche vers le bas
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- 7/25 Bref, on est pas une startup. On a pas de business plan.
Pire: on a rien à vendre.
Pire que pire: on ne veut rien vendre, et on ne veut pas grossir et passer à 20 salarié⋅es ou 2 millions de visiteur⋅euses mensuel.
C'est notre côté "refus de parvenir" totalement assumé - 10/25 Nous voulons activement participer à ce que #LesGens comprennent mieux le numérique. Car celui qui contrôle le numérique contrôle une large partie de la société.
Donc, on fait pas mal d'actions de médiation (à notre échelle de moins de 40 membres, hein) - 13/25 Mais nous voulons aussi partager nos savoirs et savoirs-faire. Cela se traduit par de la mise à disposition de ressources.
Par exemple : Coche blanche en gras Un MOOC « Internet : pourquoi et comment reprendre le contrôle ? » - 14/25 Coche blanche en gras Un guide « Réseaux éthiques et solutions ouvertes pour libérer vos usages » http://soyezresolu.org
Coche blanche en gras Un appui au projet « Métacartes Numérique Ethique » http://metacartes.cc
Coche blanche en gras Un gros paquet de documentations http://docs.framasoft.org - 15/25 Et comme nous sommes convaincu⋅es de la complémentarité des luttes (et de l'intersectionnalité des oppressions), nous essayons d'agir "en archipel". Le plus souvent, nous soutenons des projets proches des sujets numériques, parce que c'est notre domaine d'expertise.
- 16/25 Par exemple, nous coordonnons et animons le collectif http://chatons.org (~100 structures !) depuis sa création fin 2016, afin de permettre l'essaimage et de ne pas concentrer le pouvoir. Cela facilite notre propre "compostabilité" (nous ne sommes pas éternel⋅les !).
- 18/25 Enfin, Framasoft, c'est aussi un éditeur de logiciels libres. C'est un peu malgré nous, hein. Nous avons juste identifié que certaines "briques" logicielles manquaient en alternative à des produits éthiquement sales comme Youtube, Facebook Events, ou Google Forms. Alors…
- 24/25 Soutenir les assos qui veulent se dégafamiser, favoriser l'usage de Nextcloud, soutenir la culture libre et les communs, poursuivre les travaux sur PeerTube et Mobilizon, etc.
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Connu / mel Sujet : [SENSIBILISATION] Libre et coopération ! Date : Thu, 2 Sep 2021 11:13:34 +0200 De : Association Nâga contact@naga44.org
"des contributions possibles à la culture libre quand on y connaît rien. Le but est d’informer sur diverses initiatives (contribateliers, contribulle et diverses documentation d’accueil d’initiatives et de projets). ... multilingue
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Connu / https://twitter.com/StphCrozat/status/1389492743391547392
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pyg : #prout a retweeté
@stph@framapiaf.org @StphCrozat #UPLOAD #linux #vps
Le 19 mai on ouvre un nouveau librecours accessible à toutes et tous avec @framasoft et Picasoft.
Contributions : @ScenariAsso @ScenariKelis et Studi
Image
10:11 AM · 4 mai 2021·- 24 Retweets 1 Citer le Tweet 34 J'aime
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Librecours propose des espaces de formation libres en ligne (avec du logiciel libre, des contenus libres et de l'Internet libre, sans trace, sans pub).
On vise à terme une logique de fédération...
En attendant, oui, chacun peut apporter sa brique !
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Martin Clavey @mart1oeil · 6 mai
En réponse à @StphCrozat @pyg et 5 autres personnes
Nota: un vps est Serveur dédié virtuel (c'est pour celles et ceux qui voudraient le faire mais qui ne sont pas habitué aux acronymes du milieu ;) )
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Depuis 5 ans, notre projet Outils Libres https://www.colibris-lemouvement.org/magazine/creons-linternet-local-demain (i à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?WDBQRg) soutient les milliers de personnes qui pensent et développent un internet plus sobre, décentralisé et sécurisé. Et depuis 5 ans dans l’équipe opérationnelle, nous nous appliquons à utiliser ces outils au quotidien. Entre succès et galères, nous souhaitions partager avec vous le quotidien d’une association qui travaille grâce aux outils libres !
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Floriane travaille à coordonner les groupes locaux Colibris dans le grand Ouest mais est également notre lien avec le projet Près de Chez Nous et Transiscope
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Loïc est le coordinateur de la Fabrique des Colibris. Ce projet lancé en 2017 propose à des projets qui ont des besoins de se mettre en lien avec des citoyens qui peuvent les aider.
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La Fabrique dont j’ai repris la coordination en 2019 intègre des outils libres ... Aujourd’hui la Fabrique utilise Matomo https://fr.matomo.org/ pour mesurer son audience. Ça marche aussi bien que google analytics et ça respecte les données des utilisateurs. Elle est également connectée à un serveur ActivityPub lui permettant de créer des connexions avec d’autres acteurs du Fédiverse tout en contribuant modestement à l'émergence d’un web qui privilégie les communs à la propriété privée. Enfin, et c’est un plaisir quotidien, la Fabrique traite avec des prestataires de services (CHATONS) qui partagent les mêmes convictions et passent aisément du statut de fournisseur à celui de partenaire de confiance.
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vision du monde ... partage libre et décentralisé de communs contre l’hégémonie des propriétaires privés ... sensation de faire partie de la solution ...
Connu / https://twitter.com/mvtcolibris/status/1367565905375490057
KPTN (prononcez "Cap'tain") est auteur/compositeur/interprète/<votre métier préféré ici>. Vous trouverez sur ce site de la chanson française, de la musique avec des inspirations pop, jazz et blues et des textes qu'on ne retrouvera pas dans les manuels scolaires.
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Connu / https://wiki.april.org/w/Libre_%C3%A0_vous_!_Radio_Cause_Commune_-_Transcription_de_l%27%C3%A9mission_du_2_mars_2021#Interview_de_l.E2.80.99artiste_KPTN.2C_dont_le_nouvel_album_Flammes_est_disponible_sous_licence_Creative_Commons_By_Sa_version_4.0
Maison de la solidarité 22 rue du Pigeon-Blanc 86000 Poitiers
À propos
• L’association « Le net des fous — pour une informatique libre et autogérée » a pour objet principal d’agir comme prestataire technique, mutuel et autogéré, de services informatiques au bénéfice de ses membres et, secondairement, de tiers.A ce titre, l’association n’est pas responsable, sous quelque forme que ce soit, des contenus qu’elle aura à héberger.
• L’association se donne aussi comme objectifs de promouvoir les logiciels libres et les formats ouverts ainsi que de défendre les droits et libertés des citoyens notamment sur Internet.
• L’association pourra en outre se consacrer à des activités d’information et de formation ainsi qu’à des activités économiques en relation avec ses objectifs..
Contact : lenef [CHEZ] melusine.eu.org
Propulsé par Garradin — logiciel libre de gestion associative
Status
validés lors de l'assemblée générale constitutive le 14 mai 2017.
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a pour objet principal d’agir comme prestataire technique, mutuel et autogéré, de services informatiques au bénéfice de ses membres et, secondairement, de tiers. A ce titre, l’association n’est pas responsable, sous quelque forme que ce soit, des contenus qu’elle aura à héberger.
... se donne aussi comme objectifs de promouvoir les logiciels libres et les formats ouverts ainsi que de défendre les droits et libertés des citoyens notamment sur Internet.
... pourra en outre se consacrer à des activités d’information et de formation ainsi qu’à des activités économiques en relation avec ses objectifs.
... s’engage à faire vivre la laïcité ... démarche d’éducation populaire ... s’engage à promouvoir des services informatiques libres, éthiques, décentralisés et solidaires afin de permettre aux utilisateurs de mieux maitriser leur environnement numérique et de garder la mains sur leurs données et leur vie privée. ... fonctionnement démocratique et à la transparence de sa gestion ... permettre l’égalité des hommes et des femmes
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https://lenef.eu.org/Le-Net-des-Fous-statuts
Série de projections du film La bataille du libre suivies de débats en présence du réalisateur Philippe Borrel et de Gilles Caire, maitre de conférences, responsable du Master Professionnel Droit et développement de l’Economie sociale et solidaire, université de Poitiers. Une initiative de l’association Le net des fous « pour une informatique libre et autogérée » mise en œuvre avec le soutien de l’Espace Mendès France et des cinémas.
La bataille du Libre film documentaire (2019, 87mn) écrit & réalisé par Philippe Borrel avec Annabelle Jarry et Marion Chataing, produit par Jérémy Zelnik & Tancrède Ramonet / Temps noir pour ARTE.
- 10 mars 2020 à 20h30 Cinéma CGR Castille 24 place du Marechal-Leclerc, 86000 Poitiers
- 11 mars 2020 à 20h30 Cinéma Le Rex 10 Rue de Saint-Savin, 86300 Chauvigny
- 12 mars 2020 à 20h30 Cinéma Le Majestic 52 Boulevard de Strasbourg, 86500 Montmorillon
• L’association « Le net des fous — pour une informatique libre et autogérée » a pour objet principal d’agir comme prestataire technique, mutuel et autogéré, de services informatiques au bénéfice de ses membres et, secondairement, de tiers. A ce titre, l’association n’est pas responsable, sous quelque forme que ce soit, des contenus qu’elle aura à héberger.
• L’association se donne aussi comme objectifs de promouvoir les logiciels libres et les formats ouverts ainsi que de défendre les droits et libertés des citoyens notamment sur Internet.
Ndlr :
la cause du logiciel libre avance à Poitiers et dans la Vienne !
Objet politique majeur dans le contexte actuel :
- risques totalitaire pour les libertés publiques,
- risque climatique et écologique, notamment),
le logiciel libre dont GNU/Linux, la culture du Libre plus généralement, mérite d'être valorisée et poussée.
C'est ce que fait l'APP3L en diffusant cette information
François BOCQUET a retweeté
Michel Guillou Personne jouant au handball @michelguillou · 10h
Ça y est, les données publiques de l'IGN sont libres et gratuites
Depuis le 1er janvier 2021, l'IGN rend toutes ses données publiques relatives à la topographie, au relief et à la visualisation du territoire libres et gratuites.
numerama.com
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6 Comments Appel à Projets, Autre, Divers Informatique
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https://les-yeux-du-monde.fr/?p=36448
Connu / https://twitter.com/framaka/status/1287031047293751296
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François BOCQUET a retweeté
Alexis Kauffmann @framaka · 25 juil.
[dataviz] On a tous vu ces diagrammes en barre qui évoluent dynamiquement avec le temps. Voici "Bar chart race generator" en pur HTML/JS/CSS et sous licence libre. Vous lui donnez de la data sous format CSV et c'est parti...
Merci @lucas_berbesson ;)
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À propos
• L’association « Le net des fous — pour une informatique libre et autogérée » a pour objet principal d’agir comme prestataire technique, mutuel et autogéré, de services informatiques au bénéfice de ses membres et, secondairement, de tiers. A ce titre, l’association n’est pas responsable, sous quelque forme que ce soit, des contenus qu’elle aura à héberger.
• L’association se donne aussi comme objectifs de promouvoir les logiciels libres et les formats ouverts ainsi que de défendre les droits et libertés des citoyens notamment sur Internet.
• L’association pourra en outre se consacrer à des activités d’information et de formation ainsi qu’à des activités économiques en relation avec ses objectifs..
Statuts : validés lors de l'assemblée générale constitutive de l'association « Le net des fous — pour une informatique libre et autogérée » le 14 mai 2017. Dénommée « Le net des fous — pour une informatique libre et autogérée », titre abrégé en « Le net des fous » ou « Le NeF ».
Contact : lenef [CHEZ] melusine.eu.org
Adresse :
Maison de la solidarité 22 rue du Pigeon-Blanc 86000 Poitiers
Propulsé par Garradin — logiciel libre de gestion associative
Infini fait partie du collectif CHATONS
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