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en matière de politique, il faut du débat, de l’échange, de l’interaction, de la mixture, sinon la société se divise en strates séparées."Même le kykeon se désagrège s’il n’est pas agité", disent les disciples d’Héraclite. Autrement dit : quand la politique ne prend pas en charge le dissensus, ne l’organise pas en un débat où les idées circulent librement et sincèrement, alors la société se fracture. Et cela ressemble à ce que nous vivons aujourd’hui.
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Il y a deux façons pour que le débat n’ait pas lieu ou alors en mode dégradé. La première, c’est d’interdire certaines opinions. Ça, c’est la méthode totalitaire, la méthode "URSS" on va dire. Et puis il y a le fait de remplacer le débat par quelque chose qui lui ressemble, mais qui en vérité tient plus de l’invective, des menaces, de l’intimidation, et de l’affrontement entre camps sectaires. Une sorte de ball-trap permanent. Quand, en plus de cela, certains sujets ou thèmes de débat sont retirés du champ politique pour en faire des questions morales où l’émotion et l’indignation règnent en maîtres, eh bien, vous obtenez qu’il est de plus en plus difficile d’avoir une parole franche et sincère, sans craindre la tempête ou l’excommunication.
À écouter
Royaume-Uni : les "sickfluencers" enflamment le débat public
Le monde selon Gaspard G
2 min
Bientôt, le débat public sera le domaine réservé des polémistes en mal de buzz, et des prudents qui ne disent pas ce qu’ils pensent, mais ce qu’ils pensent pouvoir dire ou devoir dire - en gros : qui ne disent rien et que plus personne n’écoute. D’ailleurs, de manière générale, les Français se détournent du débat public. Non seulement en ne l’écoutant plus, mais aussi, en renonçant eux même à toute conversation citoyenne. De plus en plus, ils se résignent à une société de messes basses, où l’on ne se parle plus qu’au sein de « safe space » familiaux ou amicaux, c’est-à-dire de bulles sécurisées. Attention : "Même le Kykeon se désagrège quand on ne l’agite pas". 2500 ans après Héraclite, sa leçon silencieuse vaut toujours.
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Le samedi 10 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon concluait la première édition de l'Agora de la France insoumise. Cet espace de débat était cette fois-ci consacré à la question suivante : « Quel rôle et quelle place pour l’État face à l’urgence écologique ? ». Le président du groupe « La France insoumise » à l'Assemblée nationale a fait le lien, dans son discours, entre le changement climatique, la planification, la reconquête du temps long et la démocratie.
Jean-Luc Mélenchon a commencé par brosser le tableau des effets visibles et récents du changement climatique dans notre pays, en concentrant son discours sur la question du cycle de l'eau. Il a ainsi parlé de la sècheresse, avec l'exemple du Doubs à sec (objet d'un déplacement récent du député insoumis) ou de la construction de « bassines » dans certaines régions agricoles pour accumuler l'eau (objet d'un déplacement à venir le lendemain). Il a aussi parlé des inondations dans le sud de la France et a expliqué comment le réchauffement de la Méditerranée provoque une augmentation de l'évaporation qui est à l'origine de pluies plus importantes qui tombent sur des sols imperméabilisés et ruissellent davantage.
Face à ce changement climatique désormais irréversible, Jean-Luc Mélenchon a appelé à planifier pour faire les réparations et les constructions nécessaires pour s'adapter tout en changeant nos modes de production anti-écologique. Il a ainsi évoqué le cas de l'agriculture intensive qui, en utilisant des pesticides, détruit la vie et la spongiosité des sols et augmente le ruissellement, ce qui provoque des inondations au moment des pluies et des sècheresses du fait que l'eau ne peut s'infiltrer correctement. Pour réaliser ces tâches d'intérêt général, le député insoumis a appelé a établir une conscription. Alors que Veolia essaie d'absorber Suez, il a expliqué que si les insoumis arrivaient au pouvoir en 2022, les entreprises liées à la gestion de l'eau seraient nationalisées.
Enfin, Jean-Luc Mélenchon a insisté sur la question de la reconquête du temps long face au temps court imposé par le capitalisme. Il a expliqué que la planification était l'outil de la reconquête du temps long mais aussi du sens. Il a montré comment et pourquoi cette planification devait être le résultat d'une expression démocratique de la souveraineté populaire et que celle-ci devrait s'articuler entre l'échelle nationale par l'Etat et l'échelle locale par la commune.
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Comment on est devenu copains avec Bruno Dufayet, président de la fédération nationale bovine ? Parce que, lui comme moi on réclame un "nouveau contrat social entre les français et les agriculteurs", qu'un "cap" soit fixé. Pour l'instant entre EGA et CETA, c'est plutot le grand n'importe quoi, en direct du sommet de l'élevage à Clermont-Ferrand.
Catégorie Actualités et politique 221 commentaires
j lenain il y a 16 heures (modifié)
ne pas oublier que les importations canadiennes, argentines, néo-zélandaises peuvent ne pas être importantes en volume. L'objectif des centrales d'achat de viandes n'est pas d'importer tous azimut, mais de peser sur les prix (les fameux cours mondiaux) pour acheter la viande française à bon prix, et la revendre avec un maximum de bénéfices (d'autant que le commerce a réussi à vendre à un prix plus élevé la viande certifiée d'origine France). Le même mécanisme qui a conduit à la fermeture des usines, textiles par exemple, en France. Veut-on "fermer" les exploitations agricoles ? On en prend le chemin avec nos géniaux néolibéraux, avec l'Union Européenne comme machine de guerre. Une grande manipulation !
Transcription : ... maintenir le dialogue pour dépasser les dissensus ...
Ndlr : Ruffin, meilleur allié de la médiation éthique ? Ne donne-t-il pas l'exemple en s'appuyant sur son savoir-faire de journaliste ? est-ce pour lui de la médiation de l'information ? ACT