Si j’aurais su – Vidéo
« Gauche, où vas-tu ? » Émission spéciale avec Politis, Attac et la LDH
Le 9 juillet 2026
Face à la perspective d’une victoire électorale de l’extrême droite, que peut la gauche ? Laurence De Cock reçoit les contributeurs au hors-série de Politis « Gauche, où vas-tu ? » : son directeur Pierre Jacquemain, Youlie Yamamoto de l’association Attac et Nathalie Tehio de la Ligue des droits de l’homme.
À quelques mois de l’élection présidentielle, l’horizon n’a jamais eu l’air aussi bien dégagé pour le Rassemblement national. Galvanisée par des sondages flatteurs, financée par des milliardaires aux fonds illimités, l’extrême droite ne cesse de grignoter du terrain, dans le monde de l’édition, dans les médias, dans les chaînes d’information continue et pas seulement CNEWS. Face à la perspective d’une victoire électorale de l’extrême droite, la gauche paraît tantôt organisée et stratège comme en 2024 aux législatives, tantôt résignée, apeurée, divisée.
Alors que peut faire la gauche face au péril fasciste ? L’extrême droite a-t-elle déjà gagné ? Qu’est-ce qu’on peut faire ? Comment s’organiser ? La référence au Front populaire est-elle intéressante ou au contraire paralysante ? Toutes ces questions, la rédaction de l’hebdomadaire Politis se les est posées dans un hors-série titré « Gauche, où vas-tu ? ». Pour répondre à ces questions, Laurence De Cock, qui a participé au hors-série de Politis, reçoit trois autres contributeurs :
– Pierre Jacquemain, co-directeur de Politis
– Youlie Yamamoto, porte-parole d’Attac
– Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l’homme
Voir aussi
Politis, « Gauche, où vas-tu ? », juin 2026 https://www.politis.fr/editions/gauche-ou-vas-tu/
Tr.: ...
le NFP l'a fait mais on n'est plus dans ce cadre ... obj que l'XD ne passe pas. Cette force est toujours à. Porter une campagne massive ... motiver nos troupes dans un espace apartisan ... ex. Le Rosies ... les casserolades, espace de joie, porter nos propositions ... référence aux révolutions passées ... tendance à la nostalgie ... inventer des méthodes ... conventions citoyennes, tirage au sort, intéressant mais résultats niés ... innover, inventer ... donner les éléments de compréhension ... 10ème jour de canicule, comment les gens ne vont pas se réveiller ? booster le mvt social ... non climatiser tout ... répression des mouvements écologistes, scientifiques déconsidérés ... façon de vivre intenable, insoutenable, ultrariches massivement responsables, idem anticapitalisme ... on politise, agir sur les causes structurelles ... déni général par peur, la clim pas crédible, aller sur l'anthropologique ...
optimiste car el ninio ... inondations ... pj de rupture de gauche et celui de MLP ... biorégions de JLM va prendre ... hyper intéressant, urbanisme selon géologie ... lfi apporte dans le débat des gens, le RN bétoniser ... face au simplisme du RN ...
Ndlr : chercher cet espace de co-construction ACT
À Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon a démontré que la bataille des idées reste son terrain de prédilection. Reste à savoir si le chef insoumis saura prolonger cette séquence de hauteur politique sans retomber dans les travers qui limitent depuis longtemps sa capacité de rassemblement.
Pierre Jacquemain • 8 juin 2026
...
Personne ne doute plus de sa capacité à mobiliser. Personne ne conteste sérieusement sa place centrale dans la gauche actuelle. Mais une élection présidentielle ne se remporte pas en dominant son propre camp. Elle se gagne en construisant une majorité. Et c’est précisément cette capacité à élargir, à rassurer et à fédérer qui demeure aujourd’hui la principale inconnue de l’équation Mélenchon.
À La Rochefoucauld-en-Angoumois, sur la liste menée par un ancien membre du Parti socialiste, figure un moniteur de tir ayant tourné des vidéos avec des acteurs de la fachosphère. La tête de liste et le secrétaire départemental du PS assurent toutefois l’absence de connexion avec l’extrême droite.
Alix Garcia et Lucas Sarafian • 11 mars 2026
À La Rochefoucauld-en-Angoumois (Charente), parmi les quatre candidatures en lice pour les municipales 2026, l’une d’entre elles interroge. Classée « divers centre », la liste citoyenne conduite par Sébastien Rivière (ex-Parti socialiste) comprend en 9e position un armurier, apparu à plusieurs reprises sur des vidéos de l’influenceur d’extrême droite Baptiste Marchais.
En mai 2021, le youtubeur masculiniste réalise une première vidéo d’initiation au tir à l’arme à feu, en présence de Papacito, autre célèbre influenceur de la fachosphère. « On est venus chez mes potos de chez Gajoubert », précise Baptiste Marchais. Les hommes en question, Gaëtan et Romain, sont moniteurs dans cette armurerie de la Haute-Vienne. Ils participent au concours de tir entre Papacito et Baptiste Marchais, tout en se montrant plutôt discrets sur la vidéo.
Sur le même sujet : À Béziers, comment Robert Ménard a fait « péter le plafond de verre » des idées d’extrême droite
Quelques mois plus tard, en novembre 2021, Baptiste Marchais tourne une seconde vidéo à la salle d’armes de Gajoubert, cette fois-ci en présence de l’éditorialiste d’extrême droite Jean Messiha. Gaëtan est à nouveau présent pour encadrer la séance de tirs. Au moment où Jean Messiha et Baptiste Marchais se retrouvent autour d’un café, ce dernier en profite pour renvoyer ses abonnées vers la chaîne Youtube Tap Rack Gajoubert, sur laquelle le moniteur partage des tutos et revues d’armes.
Cinq ans après, Baptiste Marchais, entièrement acquis à la philosophie de la gâchette, est parti s’installer au Texas, où il partage du contenu et des formations sur la chasse. Depuis novembre 2025, l’influenceur fait par ailleurs l’objet d’une enquête préliminaire pour des propos pouvant s’apparenter à des « actes d’intimidation envers un magistrat ».
L’armurier précise également n’être impliqué dans aucun parti ou mouvement politique.
Bien qu’aucune autre vidéo ne semble depuis avoir été tournée par des figures notoires de l’extrême droite à l’armurerie, Gaëtan, le moniteur de tir, a fait sa réapparition sur la liste conduite par Sébastien Rivière. Cet ancien adhérent du Parti socialiste (PS) présente sa candidature à La Rochefoucauld-en-Angoumois, une petite commune de 4 000 habitants située en Charente, à une soixantaine de kilomètres du stand de tir où les vidéos de Baptiste Marchais ont été tournées.
Affinité avec l’influenceur
Sur son compte Facebook, la tête de liste Sébastien Rivière a présenté le visage de ses divers colistiers, dont la plupart paraissent sans étiquette politique. En neuvième position, Gaëtan Moussion figure ainsi comme un simple « armurier » et « moniteur de tir », « soucieux d’apporter le meilleur cadre de vie possible à [sa] famille ».
Contacté par Politis, l’homme se défend d’une proximité politique avec Baptiste Marchais ou tout autre membre de la fachosphère. « À l’époque, j’étais salarié de la structure qui a accueilli ces personnes sur un stand de tir, et ma présence relevait uniquement de mes fonctions professionnelles d’encadrant et de moniteur de tir », indique Gaëtan Moussion. Le gérant de la société, contacté par mail, n’a pas répondu à nos sollicitations.
De son côté, l’armurier précise également n’être impliqué dans aucun parti ou mouvement politique. Sa présence sur la liste menée par Sébastien Rivière relèverait « uniquement d’un engagement local et citoyen », « en dehors de toute considération partisane ». Si Gaëtan Moussion n’a pas répondu à nos questions concernant sa rencontre et la nature plus précise de ses liens avec Baptiste Marchais, le contenu publié sur ses réseaux sociaux dénote toutefois d’une certaine affinité avec l’influenceur.
Sur son compte Instagram, le moniteur a ainsi publié deux photos en compagnie de Baptiste Marchais en février 2021. Sur la première, on voit Baptiste Marchais et Gaëtan Moussion, lourdement armés. Baptiste Marchais remercie l’armurier, en précisant : « Pour moi le meilleur stand que j’ai visité dans ma vie est à Gajoubert ! ». En réponse, Gaëtan Moussion précise : « tu en es membres [sic] ».
Sur la légende assortie au second post, l’armurier écrit : « Bon Insta a effacé la photo avec la Team Bench&Cigars [la marque créée par Baptiste Marchais, N.D.L.R.] de mon Pote @baptiste_marchais4 .. Superbe Photo pourtant où on les voit tous Gajoubert Approuved, je vous redis bravo les Potes ».
Publication de Gaëtan Moussion sur sa page Instagram.
En octobre 2021, Gaëtan Moussion publie une troisième photo, où il pose seul, fusil à la main et lunettes de soleil vissées sur le nez, avec un tee-shirt et une casquette Bench&Cigars, la marque de vêtements et accessoires conçue par Baptiste Marchais. « Obligatoire ! », réagit ce dernier en commentaire.
« Gaëtan n’a pas les mêmes opinions politiques que moi »
Mais que fait un individu ayant eu des connexions avec des personnalités de l’extrême droite sur une liste citoyenne menée par un ancien socialiste ? Sébastien Rivière affirme avoir été mis au courant de l’existence de ces vidéos il y a quelques semaines, avant de déposer la liste. « Il vend des armes, donc il peut arriver qu’il ait affaire à des gens d’une certaine radicalité. Mais ça reste des clients. »
Le candidat à La Rochefoucauld-sur-Angoumois assure avoir vérifié l’absence de lien entre Gaëtan Moussion et la sphère d’extrême droite. « Il n’est pas non plus militant ou adhérent au Rassemblement national. Je l’ai recruté en lui expliquant que c’était ma ligne rouge », ajoute celui qui assume pour le reste la diversité des sensibilités politiques de ses colistiers. « Gaëtan est un type bien qui n’a pas les mêmes opinions que moi. Ce n’est pas interdit. »
Sur le même sujet : La fachosphère à la conquête des jeunes
En cinquième position sur la liste, Gautier Pezy, secrétaire départemental du PS, déclare ne pas avoir eu connaissance de la présence de Gaëtan Moussion sur ces vidéos. Il soutient avoir posé pour seul critère politique l’absence d’appartenance à l’extrême droite parmi les colistiers. « Notre programme parle de lui-même, sans ambiguïté idéologique d’aucune sorte », assure-t-il.
Sur les quatre autres membres de la liste contactés, aucun n’a souhaité nous répondre. L’une d’entre elles a cependant déclaré qu’ils avaient été prévenus de notre enquête. Avant de raccrocher.
Certifié / From Humans
Politique
Temps de lecture : 6 minutes
#Municipales 2026 #Élections municipales #Extrême droite #PS
Dans un essai dessiné, Blanche Sabbah analyse la progression des idées réactionnaires dans les médias. Loin de souscrire à la thèse de la fatalité, l’autrice invite la gauche à réinvestir le champ des idées.
Salomé Dionisi • 10 septembre 2025 abonné·es
Article paru
dans l’hebdo N° 1879
© Blanche Sabbah
La Bataille culturelle, Blanche Sabbah, Casterman, 160 pages, 12 euros.
Et si les combats d’idées se gagnaient tant sur le fond que sur la forme ? C’est le pari formulé par Blanche Sabbah dans un nouvel essai dessiné, dans lequel elle s’attaque à la « bataille culturelle », c’est-à-dire la capacité d’un groupe politique à imposer ses idées dans le débat public.
Première désillusion : si l’extrême droite parvient à dicter l’agenda médiatique, c’est avant tout parce que les faits ne suffisent plus. L’autrice fait ici le constat – déjà longuement analysé outre-Atlantique depuis la première élection de Donald Trump – d’un avènement des fake news, du complotisme et du climatoscepticisme décomplexés. Y compris dans les médias français.
Sur le même sujet : Post-vérité : comment Trump irradie en France
Exemple parmi d’autres : le député RN Jean-Philippe Tanguy qui, sur un plateau télé, raille la militante écologiste Camille Étienne : « La recherche, la recherche… J’ai l’impression d’entendre une religieuse avec sa Bible ! […] La recherche, ça n’existe pas. » Comment mener un débat constructif face à un parti qui, pour jouer sur les émotions du public, est prêt à remettre en question des siècles de progrès scientifiques ?
Blanche Sabbah note un écart plutôt flagrant entre la droitisation – réelle mais relative – de l’opinion publique et l’extrême-droitisation des médias. C’est ainsi qu’elle définit la « droitisation culturelle » : des discours réactionnaires normalisés parce que diffusés à longueur de journée par des médias rachetés par de riches conservateurs. Selon elle, la gauche doit créer des synergies entre la science (les faits) et l’art (l’émotion) pour imposer ses sujets dans le débat public.
Sur le même sujet : Un bruit de fond conservateur
Face à une extrême droite qui gagne du terrain culturel, l’autrice en appelle aussi à s’engueuler avec ses électeurs plutôt que les ignorer. L’idée n’est ni d’excuser ni de comprendre, mais de convaincre. Et de faire entendre une voix de gauche qui se fait de plus en plus timide : « Comment avons-nous pu passer d’un contexte où l’on n’osait pas voter pour un parti créé par des collabos à un contexte où l’on n’ose pas s’indigner d’un électorat ouvertement néonazi ? » Dernier exemple en date : la mort de Jean-Marie Le Pen, dont la plupart des médias n’ont pas osé rappeler les positions vichystes, antisémites, racistes et homophobes.
Blanche Sabbah réfute également la lecture simpliste de la progression du vote d’extrême droite pour des raisons économiques. Cette explication tendrait à faire peser la responsabilité sur les pauvres et les ruraux. Encore une fois, les faits : une étude publiée par Ipsos après les élections européennes de 2024 montre que le vote à l’extrême droite a progressé dans presque toutes les catégories sociodémographiques. Pas que chez les pauvres. Pas qu’à la campagne. C’est le RN lui-même qui a tout intérêt à diffuser cette idée, donnant ainsi à sa volonté de préférence nationale une allure de lutte contre la précarité.
Le féminisme, source d’inspiration
Terrain de lutte fertile, le féminisme est, selon l’autrice, une forme de militantisme dont la gauche devrait s’inspirer. À travers l’exemple des colleuses, elle rappelle comment les militantes ont réussi à imposer le concept de féminicide dans le débat public : « C’est parce que la presse, la recherche et certaines personnalités publiques et politiques nous ont emboîté le pas que le mot a fini par intégrer le dictionnaire, pas l’inverse. »
Mener une politique féministe, c’est nécessairement mener une politique progressiste.
B. Sabbah
Les artistes ne sont pas en reste : lorsqu’elle publie Le Consentement (Grasset), Vanessa Springora impose ce concept dans l’espace médiatique. De même pour Adèle Haenel, qui dénonce l’emprise dont elle a été victime. Ou pour Neige Sinno et Camille Kouchner, qui mettent en lumière la culture de l’inceste. Ces discours nourrissent désormais les réflexions des élu·es et des magistrat·es pour faire évoluer et appliquer la loi.
Sur le même sujet : « Une culture de l’écoféminisme doit se développer »
« Il n’y a en réalité pas tant de distinctions entre la lutte des classes et la lutte pour l’égalité des genres. Quand on s’aperçoit que les premières victimes du réchauffement climatique sont invariablement les femmes, mais que ce sont aussi les plus précaires et les moins blanches, on tisse des liens évidents entre écologie, antiracisme et lutte féministe. Mener une politique féministe, c’est nécessairement mener une politique progressiste. »
Une réflexion allant dans le sens d’un féminisme intersectionnel, qui pourrait servir de grille de lecture pour imposer davantage les idées de gauche : « C’est pour ça que l’extrême droite a tant de mal à se prétendre féministe : le féminisme contient en son sein tous les ingrédients de sa destruction. »
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Connu / https://bsky.app/profile/gdeleur.bsky.social/post/3lyrzd7vadc2y
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@gdeleur.bsky.social
Le RN, c’est la haine pure de la démocratie et des luttes sociales. Contre ce poison, on ne baisse pas les bras. Le dossier de @politis.fr
que je vous ai mis en ligne est intégralement en libre accès, en coopération avec @regards.bsky.social
14 septembre 2025 à 11:51
113 reposts 218 ont aimé 7 conservés
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Carole Delga, présidente de la région Occitanie, justifie la création de l’A69 par le supposé « désenclavement » du sud du Tarn. En réalité, il s’agit surtout de connecter ce territoire rural à la mégamachine industrielle mondiale.
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le fameux effet rebond : élargir une voie autoroutière ne diminue pas les embouteillages, mais augmente les distances parcourues en voiture en éloignant par exemple le lieu de travail du lieu du domicile.
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Ces dynamiques nous conduisent dans le mur écologique et social.
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Il ne faut pas enclaver les territoires ruraux dans la mégamachine industrielle, mais renforcer leur autonomie pour que leurs habitants puissent vivre et travailler au pays.
À Saint-Étienne-lès-Remiremont, une usine installée depuis 1993 pollue le quotidien des habitants, qui suspectent l’inhalation d’hydrocarbures d’être à l’origine de graves pathologies.
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Connu / TG le 24/07/23 à 15:01
Michaël Fœssel, philosophe et auteur de Récidive. 1938, se penche sur notre démocratie qui semble ...
Connu / TG le 5/05/23 à 19:22
Connu / https://twitter.com/MaximCombes/status/1615619241461391360
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Maxime Combes @MaximCombes
Tremblez ! Plus de 100 artistes & intellectuels signent l'appel de Politis contre le projet de contre-réforme des #Retraites :
"Nous refusons un projet qui vient frapper si violemment nos vies et celles des générations à venir"
Agnès Rousseaux et 2 autres personnes
8:56 AM · 18 janv. 2023
·7 669 vues 57 Retweets 111 J'aime
- Les signataires de l'appel de @Politis_fr
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Les foyers qui refusent le compteur Linky ne vont pas payer 5 euros par mois… et vont échapper aux coupures arbitraires d’électricité.
Manifestation devant l’entrée du bâtiment d'Enedis à Valence le 21 02 2018
© www.next-up.org
Jeudi 15 décembre, l’Agence France presse (AFP) a diffusé une dépêche titrée « Électricité : le relevé de compteurs payant à partir du 1er janvier pour certains clients non équipés de Linky » et dont le contenu a été repris par de nombreux médias et sites web. Or, même si ce qu’a écrit l’AFP n’est pas formellement faux, le fait est que la plupart des gens qui ont vu passer cette information ont été désinformés.
En effet, les personnes qui résistent depuis 2015 à l’invasion des compteurs communicants verts fluo ont juste à faire une auto-relève de leur consommation sur le site web du distributeur d’électricité Enedis, ou par téléphone, pour échapper au moins jusqu’en 2025 à la facturation actuellement agitée pour les intimider.
Notons qu’il s’agit bien d’une simple facturation, parmi les nombreuses autres figurant dans le catalogue des prestations d’Enedis, et en aucun cas d’une amende : les 4 millions de foyers encore équipés de compteurs ordinaires ne sont pas hors-la-loi.
Il était donc totalement injustifié de titrer sur l’infime partie des « anti-Linky » – quelques étourdis ? – qui ne feront pas cette auto-relève et paieront effectivement 5 euros par mois.
La véritable information que l’AFP aurait dû mettre en exergue est bien différente : en reconnaissant que l’on peut légalement garder son compteur ordinaire, sans avoir rien à payer ou en échange d’une modeste facturation de 5 euros par mois, Enedis avoue enfin que le Linky n’est pas obligatoire, ce que nous clamons depuis sept ans.
L’habitant « linkysé » est totalement dépossédé de son libre arbitre.
Et cela tombe bien car la récente affaire des cumulus illustre parfaitement l’une des principales raisons qui ont poussé tant de citoyens à s’opposer au programme Linky. Rappelons donc qu’un arrêté ministériel du 22 septembre 2022 autorise Enedis à utiliser les compteurs Linky pour empêcher le réchauffage de l’eau des cumulus pendant les heures creuses de la mi-journée, et ce sans l’accord des habitants.
Or, depuis 2015, il était partout prétendu que, avec les Linky, les habitants allaient pouvoir « maîtriser leur consommation » et « devenir acteurs » de cette consommation. Et finalement la première utilisation spécifique du Linky relève exactement du contraire : une prise en main autoritaire et arbitraire par Enedis et le gouvernement. Loin d’être acteur, l’habitant « linkysé » est au contraire totalement dépossédé de son libre arbitre.
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plonivel@framapiaf.org Le_M_Poireau @Le_M_Poireau@mastodon.social
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S'il se met en retrait, le leader de la France insoumise n'est pas en retraite. Il le dit lui-même dans cette deuxième partie du long entretien qu'il nous a accordés.
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Je vais participer pleinement à ce que j’ai appelé le quatrième tour écologique et social. Ce qui est certain, c’est que je lutterai jusqu’à mon dernier souffle.
Clés : Gauche Ukraine Russie
Crédits : ALAIN JOCARD/AFP - JACQUES DEMARTHON/AFP
Delphine Batho et Bastien Lachaud exposent deux visions divergentes des événements actuels et des façons pour la gauche d'y réagir.
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La guerre en Ukraine révèle des schismes dans chaque famille politique. Les partis de gauche ne sont pas épargnés. Par-delà les prises de position officielles des candidats à la présidence de la République, deux visions divergent. Il y a d’abord celle défendue dans nos colonnes par Delphine Batho, députée et présidente de Génération écologie. Nombreux sont ceux qui, comme elle, jugent légitime qu’une démocratie se défende les armes à la main face à l’impérialisme russe. Ils sont favorables à un soutien actif, y compris militaire, à la résistance ukrainienne. La seconde est portée dans ces pages par Bastien Lachaud, député La France insoumise, pour qui la voie diplomatique est la seule alternative à la guerre, particulièrement face à un agresseur qui n’hésite pas à brandir la menace nucléaire. Reste une interrogation : la France est-elle encore capable de faire entendre sa voix singulière sur la scène internationale et de jouer les médiatrices ?
Delphine Batho députée des Deux-Sèvres, coordinatrice nationale de Génération écologie, porte-parole de Yannick Jadot.
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Bastien Lachaud Député la France Insoumise de la Seine-Saint-Denis, Membre de la commission de la défense nationale et des forces armées.
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Écologie
Clés : Climat Réchauffement climatique COP 26
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porte la voix de celles et ceux qui refusent la résignation et tenteront encore de se faire entendre dans la rue, le 6 novembre, lors de la grande marche pour la justice climatique. Joignez votre voix à la nôtre, en signant cet appel.
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Les 220 premiers signataires : Paul Ariès, politologue • Pierre Aschieri, maire de Mouans-Sartoux • Hervé Aubert, président de l'association Pour Politis • Manon Aubry, coprésidente LFI du groupe de la Gauche au Parlement européen ; Clémentine Autain, députée LFI ;
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Ndlr : formulaire plein, réessayer ok le 9/11/21
Le temps du climat
Face aux renoncements des exécutifs à réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous devons nous saisir de chaque débat, donnée scientifique ou évolution du discours institutionnel.
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Une version préliminaire du rapport que les experts du Giec publieront en 2022 pose les enjeux : « La vie sur Terre peut se remettre d’un changement climatique majeur en évoluant vers de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes. L’humanité ne le peut pas. »
...
- premier point de bascule : l’inertie des politiques climatiques n’est pas due aux « Gaulois réfractaires » mais résulte du refus, par l’exécutif, de prendre des décisions qui touchent à la puissance des lobbys, aux pouvoirs et aux droits acquis des grandes entreprises ou aux règles qui organisent notre insoutenable machine à réchauffer la planète qu’est notre système économique. ...
- deuxième point de bascule encore plus puissant : le réchauffement climatique se conjugue au présent ...
- troisième point de bascule : L’Agence internationale de l’énergie (AIE) vient de reconnaître ce que nous disons depuis des années : il ne faut plus investir dans de nouvelles installations pétrolières ou gazières. À l’échelle des institutions internationales, c’est une révolution. Alors que les énergies fossiles représentent 80 % des émissions mondiales de GES, en plus de vingt ans de négociations sur le climat, il n’a jamais été question de prendre des mesures pour ne plus construire de telles infrastructures et laisser tout ou partie des réserves d’énergies fossiles dans le sol. ...
Par Maxime Combes Économiste, chargé des questions « commerce-relocalisation » à l’Aitec.
(1) Rapport « Allô Bercy ? Pas d’aides publiques aux grandes entreprises sans conditions », Observatoire des multinationales, mai 2021 https://multinationales.org/IMG/pdf/rapport_allobercy_2.pdf.
(2) « Net zero by 2050. A Roadmap for the Global Energy Sector », mai 2021, https://www.iea.org/reports/net-zero-by-2050
Société - libertés numériques ; Confinement
Le confinement a fait apparaître avec clarté notre dépendance aux géants du numérique. Mais des services associatifs et locaux offrent une alternative.
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Pour Pierre-Yves Gosset, directeur général de Framasoft, esquiver la prédation de nos données ne suffit pas. « Vous pouvez arrêter de vous servir de Google et utiliser des logiciels libres mais conserver les habitudes d’un simple consommateur. Nous voulons faire prendre conscience des enjeux et des risques liés au numérique », explique ce libriste chevronné. Ainsi, les Chatons relocalisent les services numériques. Un outil de travail n’a plus seulement une adresse sur la toile, mais aussi sur une carte.
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Connu / Revue de presse de l'april pour la semaine 30
Une monnaie unique ne peut fonctionner sans mécanisme de solidarité financière.
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Une monnaie unique dans une Europe composée d’économies non convergentes ne peut fonctionner sans mécanisme de solidarité financière. À défaut, les pays victimes de déséquilibres macroéconomiques sont condamnés à sortir de l’euro, pour s’ajuster par la dévaluation externe. Par électoralisme, les populistes de tous bords rejettent désormais tout plan B en dehors de l’euro. Ils se replient sur un plan A qui s’avère, pour le coup, bien « rikiki », dès lors que leur ADN leur interdit d’explorer la piste d’une union de transferts. À tel point qu’ils ont voté sans remords contre la résolution du Parlement européen. Leur posture se limite à ressasser que la Banque centrale doit monétiser la dette publique, en transformant les titres souverains qu’elle détient en dette perpétuelle à taux négatifs. Ceci est évidemment proscrit par les statuts de la BCE, dont la modification représente une ligne rouge infranchissable pour l’Allemagne, a fortiori en l’absence de menace crédible de sortie de l’euro…
Liêm Hoang-Ngoc Maître de conférences à l’université de Paris-I.
Connu / https://twitter.com/LiemHoangNgoc/status/1266337922778836992
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Liêm Hoang Ngoc @LiemHoangNgoc
Que faire dans « l’Europe d’après » ? par Liêm Hoang-Ngoc | Politis
Une monnaie unique ne peut fonctionner sans mécanisme de solidarité financière.
politis.fr
1:57 PM · 29 mai 2020·- 1 Retweet 3 J'aime
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Ndlr : ne met-il pas ainsi en cause JLM notamment ?!
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Aux côtés d'ATTAC, de Mediapart, de Politis, de la fondation Copernic, et l'Université des Grands Voisins, débat "Les gilets jaunes : ouverture des possibles" avec la participation de plusieurs chercheurs, militants et gilets jaunes.
L'événement consistait à ouvrir un grand débat public et non institutionnel sur les questions soulevées par le mouvement : l’épuisement de la démocratie dite représentative, la globalisation et l’accroissement de l’inégalité sociale, la mondialisation et la déstructuration du territoire.
Catégorie Actualités et politique 251 commentaires
Transcriptilon :
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assemblée des assemblée, démocratie directe ... enquête des sociologues pouvoir d'achat ... 8% des GJ prônent l'écologie 2% migrants ... capitalisme d'expulsion écologie sociale résistance convivialisme municipalisme libertaire désobéissance civile / légitimité des formes de résistance, rapport entre production et circulation des marchandises (on bloque par les flux) ... médiation a échoué, retour à l'essence de la démocratie n'anticipons pas, le pire ou le meilleur, écoutons, pensons ... la zad de nddl ... la clé est économique : toucher au coeur du pouvoir économique ... alternatives, réfléchir, comprendre comment ... monnaies locales complémentaires, en partant du bas ...
Organisation du débat :
Bertrand Dumenieu, Maurizi Gribaudi, Julien Perret, Michèle Riot-Sarcey, Alessandro Sarti.