À La Rochefoucauld-en-Angoumois, sur la liste menée par un ancien membre du Parti socialiste, figure un moniteur de tir ayant tourné des vidéos avec des acteurs de la fachosphère. La tête de liste et le secrétaire départemental du PS assurent toutefois l’absence de connexion avec l’extrême droite.
Alix Garcia et Lucas Sarafian • 11 mars 2026
À La Rochefoucauld-en-Angoumois (Charente), parmi les quatre candidatures en lice pour les municipales 2026, l’une d’entre elles interroge. Classée « divers centre », la liste citoyenne conduite par Sébastien Rivière (ex-Parti socialiste) comprend en 9e position un armurier, apparu à plusieurs reprises sur des vidéos de l’influenceur d’extrême droite Baptiste Marchais.
En mai 2021, le youtubeur masculiniste réalise une première vidéo d’initiation au tir à l’arme à feu, en présence de Papacito, autre célèbre influenceur de la fachosphère. « On est venus chez mes potos de chez Gajoubert », précise Baptiste Marchais. Les hommes en question, Gaëtan et Romain, sont moniteurs dans cette armurerie de la Haute-Vienne. Ils participent au concours de tir entre Papacito et Baptiste Marchais, tout en se montrant plutôt discrets sur la vidéo.
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Quelques mois plus tard, en novembre 2021, Baptiste Marchais tourne une seconde vidéo à la salle d’armes de Gajoubert, cette fois-ci en présence de l’éditorialiste d’extrême droite Jean Messiha. Gaëtan est à nouveau présent pour encadrer la séance de tirs. Au moment où Jean Messiha et Baptiste Marchais se retrouvent autour d’un café, ce dernier en profite pour renvoyer ses abonnées vers la chaîne Youtube Tap Rack Gajoubert, sur laquelle le moniteur partage des tutos et revues d’armes.
Cinq ans après, Baptiste Marchais, entièrement acquis à la philosophie de la gâchette, est parti s’installer au Texas, où il partage du contenu et des formations sur la chasse. Depuis novembre 2025, l’influenceur fait par ailleurs l’objet d’une enquête préliminaire pour des propos pouvant s’apparenter à des « actes d’intimidation envers un magistrat ».
L’armurier précise également n’être impliqué dans aucun parti ou mouvement politique.
Bien qu’aucune autre vidéo ne semble depuis avoir été tournée par des figures notoires de l’extrême droite à l’armurerie, Gaëtan, le moniteur de tir, a fait sa réapparition sur la liste conduite par Sébastien Rivière. Cet ancien adhérent du Parti socialiste (PS) présente sa candidature à La Rochefoucauld-en-Angoumois, une petite commune de 4 000 habitants située en Charente, à une soixantaine de kilomètres du stand de tir où les vidéos de Baptiste Marchais ont été tournées.
Affinité avec l’influenceur
Sur son compte Facebook, la tête de liste Sébastien Rivière a présenté le visage de ses divers colistiers, dont la plupart paraissent sans étiquette politique. En neuvième position, Gaëtan Moussion figure ainsi comme un simple « armurier » et « moniteur de tir », « soucieux d’apporter le meilleur cadre de vie possible à [sa] famille ».
Contacté par Politis, l’homme se défend d’une proximité politique avec Baptiste Marchais ou tout autre membre de la fachosphère. « À l’époque, j’étais salarié de la structure qui a accueilli ces personnes sur un stand de tir, et ma présence relevait uniquement de mes fonctions professionnelles d’encadrant et de moniteur de tir », indique Gaëtan Moussion. Le gérant de la société, contacté par mail, n’a pas répondu à nos sollicitations.
De son côté, l’armurier précise également n’être impliqué dans aucun parti ou mouvement politique. Sa présence sur la liste menée par Sébastien Rivière relèverait « uniquement d’un engagement local et citoyen », « en dehors de toute considération partisane ». Si Gaëtan Moussion n’a pas répondu à nos questions concernant sa rencontre et la nature plus précise de ses liens avec Baptiste Marchais, le contenu publié sur ses réseaux sociaux dénote toutefois d’une certaine affinité avec l’influenceur.
Sur son compte Instagram, le moniteur a ainsi publié deux photos en compagnie de Baptiste Marchais en février 2021. Sur la première, on voit Baptiste Marchais et Gaëtan Moussion, lourdement armés. Baptiste Marchais remercie l’armurier, en précisant : « Pour moi le meilleur stand que j’ai visité dans ma vie est à Gajoubert ! ». En réponse, Gaëtan Moussion précise : « tu en es membres [sic] ».
Sur la légende assortie au second post, l’armurier écrit : « Bon Insta a effacé la photo avec la Team Bench&Cigars [la marque créée par Baptiste Marchais, N.D.L.R.] de mon Pote @baptiste_marchais4 .. Superbe Photo pourtant où on les voit tous Gajoubert Approuved, je vous redis bravo les Potes ».
Publication de Gaëtan Moussion sur sa page Instagram.
En octobre 2021, Gaëtan Moussion publie une troisième photo, où il pose seul, fusil à la main et lunettes de soleil vissées sur le nez, avec un tee-shirt et une casquette Bench&Cigars, la marque de vêtements et accessoires conçue par Baptiste Marchais. « Obligatoire ! », réagit ce dernier en commentaire.
« Gaëtan n’a pas les mêmes opinions politiques que moi »
Mais que fait un individu ayant eu des connexions avec des personnalités de l’extrême droite sur une liste citoyenne menée par un ancien socialiste ? Sébastien Rivière affirme avoir été mis au courant de l’existence de ces vidéos il y a quelques semaines, avant de déposer la liste. « Il vend des armes, donc il peut arriver qu’il ait affaire à des gens d’une certaine radicalité. Mais ça reste des clients. »
Le candidat à La Rochefoucauld-sur-Angoumois assure avoir vérifié l’absence de lien entre Gaëtan Moussion et la sphère d’extrême droite. « Il n’est pas non plus militant ou adhérent au Rassemblement national. Je l’ai recruté en lui expliquant que c’était ma ligne rouge », ajoute celui qui assume pour le reste la diversité des sensibilités politiques de ses colistiers. « Gaëtan est un type bien qui n’a pas les mêmes opinions que moi. Ce n’est pas interdit. »
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En cinquième position sur la liste, Gautier Pezy, secrétaire départemental du PS, déclare ne pas avoir eu connaissance de la présence de Gaëtan Moussion sur ces vidéos. Il soutient avoir posé pour seul critère politique l’absence d’appartenance à l’extrême droite parmi les colistiers. « Notre programme parle de lui-même, sans ambiguïté idéologique d’aucune sorte », assure-t-il.
Sur les quatre autres membres de la liste contactés, aucun n’a souhaité nous répondre. L’une d’entre elles a cependant déclaré qu’ils avaient été prévenus de notre enquête. Avant de raccrocher.
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Politique
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#Municipales 2026 #Élections municipales #Extrême droite #PS
Publié Il y a 2 jours • 877 vues
"Depuis l’annonce de sa condamnation, Marine aboie et les chiens sont lâchés contre les juges, les fonctionnaires de Bruxelles et tout ce qui ressemble à une femme ou un homme joyeux de la voir ainsi, la même semaine que Sarkozy, alourdie d’un bracelet électronique et d’une infamante condamnation. Ce qui, pour ne rien vous cacher, est un peu mon cas. Je n’arrive pas à trouver cette péripétie grave, ni tragique. Encore moins anti démocratique. Au contraire, elle me met de bonne humeur. Et les occasions de se marrer sont rares ces derniers temps... "
Le nouvel édito de Denis Robert réclamé à corps et cris par les blasters et qui énerve la fachosphère.
Journaliste : Denis Robert
#MarineLePen
#NicolasSarkozy
#Edito
Visibilité Publique
CatégorieInconnu LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes Durée 27min 43sec
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Connue / tg 25/07/22 12:58
Source: https://twitter.com/MarxFanAccount/status/1550351481378840576?t=aq5QOdKPhZN3CjUk2ggXGg&s=19
Connue / tg 24/07/22 11:43
Un coup dans l’eau pour Valeurs actuelles. La pseudo-fiction illustrée dépeignant Daniele Obono en esclave dans l’Afrique du 18e siècle a suscité un tollé. Parmi de nombreuses réactions, le président de la République et le premier ministre ont assuré la députée de la France insoumise de leur soutien. L’expression de cette indignation était nécessaire, car contrairement à ce que pense l’historien Pierre Nora, la radicalité aujourd’hui n’est pas à gauche, mais à droite. Entre émergence d’un terrorisme suprémaciste blanc, infiltration des services de police par l’extrême-droite, contamination de la gauche républicaine par le racisme islamophobe, radicalisation des chaînes d’info, c’est bien du côté d’une pensée de l’affrontement des civilisations que se joue aujourd’hui la recomposition des forces politiques. Dans ce paysage, la partition assurée par le magazine consiste à multiplier les ballons d’essais et à banaliser les idées qui s’élaborent dans les coulisses de la fachosphère.
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le racisme négrophobe européen n’a pour seule finalité que d’exonérer les Blancs des crimes de la traite atlantique, en métamorphosant en détermination «naturelle» un destin prescrit par la recherche du profit. A tous ceux qui, comme l’a illustré la polémique sur le retitrage du roman d’Agatha Christie, n’ont pas les idées claires sur la nature du racisme, une synthèse récemment publiée apporte heureusement un éclairage saisissant, et permet de faire la part entre une histoire générale de l’esclavage, mise en avant par l’extrême-droite pour mieux diluer la responsabilité blanche, et la spécificité du «commerce triangulaire»2. Inventée par le Portugal au XVe siècle et développée au cours des siècles suivants, la traite atlantique change fondamentalement la nature du trafic d’êtres humains, industrialisé et rationalisé par le capitalisme naissant, soutenu les Etats et les banques européennes, au point de devenir un facteur essentiel de la richesse et du développement de l’Occident. En cinq siècles, près de 35000 expéditions négrières traversent l’Atlantique, déportant aux Amériques plus de 12 millions d’hommes, de femmes et d’enfants africains, dans des conditions atroces.
Parmi les instruments forgés par les Européens pour effacer une responsabilité qui a toujours été moralement indéfendable, l’invention de la fiction du «nègre» joue un rôle de premier plan, explique Aurélia Michel. Issu du portugais «negro», ce terme n’est pas un simple synonyme péjoratif du mot «noir», mais l’essentialisation de l’Africain comme esclave: «Dès lors, l’association entre peau noire et esclavage est scellée par le vocable et, par extension, fait de l’Afrique le pays des esclaves.»
Selon Aurélia Michel, au moment même où culmine le système esclavagiste et où l’Europe des Lumières promeut la pensée d’une humanité comme un tout, la figure du nègre est la fiction nécessaire «qui représente la destruction permanente de son humanité». Et comme l’esclave se rebelle contre le statut qui lui est imposé, il faut constamment «le négrifier et le renégrifier» – «la fiction nègre est un procédé actif, toujours à refaire».
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1 Danièle Obono a reproduit l’intégralité du texte sur son compte Facebook. [↩]
2 Aurélia Michel, Un Monde en nègre et blanc. Enquête historique sur l’ordre racial, Paris, Seuil, 2020.
Avec les évènements de Dijon, une certaine officialité et tous les réseaux de la fachosphère pensent tenir une illustration de leurs fantasmes racistes et xénophobes. Bien-sûr, tous en chœur, ceux-là se dépêchent de mettre en cause ma remarque sur la nécessité de désarmer autant que possible la police. En le faisant, les uns et les autres ont donné des verges pour se faire battre. Car ils ont montré, une fois de plus, qu’ils ne comprenaient rien au fonctionnement de l’État ni à celui de la police. Et ils ont aussi manifesté un incroyable mépris pour les élus locaux.
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Aux Grésilles les gens ont eu peur et on les comprend. Ils savaient que la police c’est juste pour les contrôles d’identité et dans leur cas ce fut vrai. Aucun policier n’est venu faire une clef d’étranglement aux Tchétchènes. Aucun n’est venu les dissuader en arborant son arme de service. Et je leur donne raison. Car ce n’était pas de leur compétence. Les tâches de police de cette nature relèvent d’abord du renseignement intérieur, en préventif, puis, pour l’action contre une bande armée, soit du RAID (police) ou GIGN (gendarmerie). Il faut être très ignorant des tâches de police ou vivre dans une série B venues des États-Unis pour se figurer qu’une police armée déboulant arme aux poings soit la réplique adaptée à une telle situation.
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il y aurait entre 10 et 15 millions d’armes en circulation en France. Mais 4 millions d’entre elles seulement seraient déclarées
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entrepreneur, spécialiste des médias sociaux et du web social, enseignant dans la section Masters de l'Université de la Sorbonne CELSA ainsi qu'au Medialab de Sciences Po.
... le web est devenu un outil de surveillance ... Le développement de la reconnaissance faciale, couplée à un contexte sécuritaire et à une ignorance coupable des citoyens, nous conduit droit dans une société privative de liberté. Les caméras installées dans les grandes villes, ces fameuses « caméras intelligentes » censées assurer une protection, seront bientôt capables de nous verbaliser automatiquement au moindre mégot jeté ou passage piéton non respecté. Le programme européen INDECT réuni toutes les données des caméras européennes qui sont collectées par une dizaine d’universités du continent…
Ces Big Data permettront d’améliorer le fonctionnement de la reconnaissance faciale. Concrètement, c’est l’oeil de l’Etat. A terme, 100% de l’espace public sera contrôlé. C’est Big Brother au sens propre. Le but est d’avoir un algorithme prédictif, capable de vous dire que dans tel pâté de maisons il y a plus de risques de se passer un faits-divers. Cela existe déjà dans plusieurs villes américaines : les tournées des flics sont organisées en fonction des zones où la probabilité criminelles est plus élevée. C’est le même genre de technologies qui permet à Uber de placer sa flotte au bon endroit à Paris : il y a cinq fois moins d’Uber que de taxis dans dans la capitale, pourtant, le temps d’attente est le même.
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campagne de Donald Trump, qui a basculé grâce à la technologie de la société Cambridge Analytica (SLC) ...
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je résume : vous avez d’un côté une fachosphère puissante et compétente sur le web et, de l’autre, une technologie comme SLC, capable de cibler des internautes et d’orienter leur vote, qui est « aux mains », d’hommes d’affaires populistes acquis à la cause du RN… Voilà pourquoi je pense qu’en 2022, ou en 2027, Le RN a des chances de l’emporter. Je ne suis pas très optimiste sur ces questions, c’est vrai. Ca fatigue un peu mon entourage d'ailleurs (rire). La lueur d’espoir passe par un sursaut citoyen : il faut espérer que ces privations de libertés finissent par réveiller les consciences !