10 SEPTEMBRE : POURQUOI CE MOUVEMENT FAIT TREMBLER LE POUVOIR - 11 sept. 2025 / BLAST, Le souffle de l'info
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#10septembre #France #Macron
Le 10 septembre 2025 était une journée particulièrement attendue par certains, redoutée par d’autres.
« Flop » ou au contraire « réussite », on a entendu beaucoup d’interprétations des événements qui se sont déroulés ce mercredi.
Tandis que François Bayrou quittait Matignon et que Sébastien Lecornu prononçait son premier discours en tant que Premier ministre, le mouvement « Bloquons tout » prenait de l’ampleur. Dès l’aube, des centaines d’actions ont éclaté partout sur le territoire, du périphérique parisien aux lycées en passant par les ronds-points, réunissant plusieurs centaines de milliers de personnes. 175 000 selon le ministère de l’intérieur, 250 000 selon la CGT.
La mobilisation, tantôt festive, tantôt tendue, a été marquée par des scènes de blocages créatifs, mais aussi par une répression policière et des affrontements parfois violents. Dans les médias et dans la classe politique, les interprétations se sont multipliées, oscillant entre accusations « d’ultra-gauche », dénonciations de casse et témoignages d’une colère populaire authentique. Alors que s’est il passé exactement, comment un mouvement né en dehors des cadres syndicaux et partisans s’est-il mobilisé au point de faire trembler le gouvernement ? Blast a suivi cette journée heure par heure, et on vous la raconte dans cette nouvelle émission.
Journaliste : Salomé Saqué
Tr.: ... rejet du fascisme, refus de Lecornu, Gaza, détestation de Macron ... exigence de justice sociale, refus pouvoir ultra-vertical de Macron .. initiative citoyenne informelle, pouvoir de dissuasion ... colère sociale palpable, taux de pauvreté, surendettement, revenus financiers ont augmenté de 7%, alors que salaires ont baissé ... réalité ...
Stigmatisé par les médias de droite et d'extrême droite ... feu dû aux policiers ...
APRÈS ... le 18/9
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LA POLITIQUE
C’est un coup de tonnerre politique. Le 8 septembre 2025, pour la seconde fois en 9 mois, le gouvernement nommé par Emmanuel Macron a perdu la confiance de l’Assemblée nationale. Les résultats sont sans appel et le président de la République a rapidement réagi : il a annoncé qu’il nommerait quelqu’un dans les tout prochains jours. La séquence politique est une fois de plus difficile à comprendre, depuis qu’Emmanuel Macron a dissous l’Assemblée nationale, il y a plus d’un an. L’incertitude politique et institutionnelle a rarement été aussi importante ! Alors que s’est-il passé exactement ce 8 septembre, qu’est-ce que ça veut dire pour notre pays, et surtout, qu’est-ce qui nous attend dans les prochaines semaines ? Aujourd’hui on vous propose de comprendre la situation politique de la France, dans cette émission spéciale pour Blast !
Une vidéo de Salomé Saqué, Camille Chastrusse et Victor-Ulysse Sultra, Doctorant en droit public
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Sur le plateau de BFMTV, j'étais face à un macroniste, un socialiste et un député du RN.
L'occasion de revenir sur la chute de Bayrou et sur les magouilles du PS à LR pour préparer la suite.
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Emissions et passages médias
Jean-Luc Mélenchon est intervenu dans le 20h de France 2 après la chute du gouvernement Bayrou, le 8 septembre 2025.
Ndlr : un sans faute.
APRÈS LA CHUTE DE BAYROU, LE 10 SEPTEMBRE ARRIVE ! - Diffusé en direct il y a 5 heures /Le Média 24-7
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Le 10 septembre : une journée de mobilisation qui fera date. Le mouvement citoyen “Bloquons tout” appelle à paralyser le pays contre le plan d’austérité du gouvernement, et plusieurs syndicats, dont Sud Rail, s’y associent. Dans les transports, la grève pourrait être massive, notamment à la SNCF. Et cette mobilisation intervient dans un contexte politique particulier : hier soir, les députés n'ont pas accordé leur confiance au gouvernement contraignant François Bayrou à quitter Matignon. Est ce que cela change quelque chose à la mobilisation de demain ? on en parle avec Julien Troccaz du syndicat Sud Rail.
Connu / mel
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Sujet : [cyber-quotidien] E-quotidien du lundi 1 septembre 2025
Date : Mon, 1 Sep 2025 09:23:52 +0200
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Élysée et gouvernement Analyse
Depuis sa nomination fin décembre 2024, le gouvernement de François Bayrou a certes buté sur son absence de majorité, mais a tout de même appliqué une feuille de route libérale et conservatrice. Retour sur un semestre marqué par les reculs environnementaux et la validation du discours anti-immigration de LR.
La rédaction de Mediapart - 2 septembre 2025 à 19h17
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Un dernier outrage contre le dialogue social
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Faillite et procrastination climatique
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Les mots de l’extrême droite
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Violences faites aux enfants : un immobilisme coupable
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Celle que l’État doit aux enfants victimes de violences, agressé·es dans des institutions comme Bétharram ou dans leur famille, sans que les pouvoirs publics sachent les repérer, les compter, les prendre en charge, les réparer, faute de politiques publiques à la hauteur. Cette dette-là, François Bayrou, qui se pose aujourd’hui en « bon père de famille » soucieux de régler ses créanciers, n’a jamais eu l’intention de s’y attaquer. À la fin, son immobilisme revient à la laisser prospérer.
Le moins que l’on puisse dire, pourtant, c’est qu’il était personnellement requis : moins de deux mois après son accession à Matignon, Mediapart a révélé qu’il avait été informé, dès les années 1990, d’un certain nombre de violences commises au sein de l’institution privée. À l’époque, ce catholique convaincu n’avait rien voulu faire des alertes.
Une fois devenu premier ministre, il aura passé des mois à tenter d’imposer ses contre-vérités et à nier ses responsabilités, sans jamais réussir à prendre la hauteur nécessaire pour annoncer un plan d’ampleur afin de lutter contre les violences toujours faites aux enfants (160 000 mineur·es victimes de violences sexuelles chaque année). Même son idée de « conseil des survivants », inspirée du modèle allemand, la seule esquissée lors de son audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, n’aura pas été mise en place.
Cure d’austérité pour la santé
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La lutte contre la pauvreté escamotée
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Justice : à droite toute !
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Le Conseil constitutionnel a heureusement mis un terme à ces projets en censurant les principales dispositions de la loi au mois de juin. En rappelant, au passage, que les enfants ont des droits et que l’éducatif doit primer sur le répressif, comme l’établissait l’ordonnance de 1945 sur les mineur·es.
3 j Riposte Populaire @riposte_pop@piaille.fr
⚠️APPEL ⚠️
Le #8septembre : Pot de départ de #Bayrou devant toutes les mairies !
Bayrou tombe, Macron doit suivre...
#10septembre #BayrouPotDeDépart🎉 #BloquonsTout #OnNeVeutPlus
@10s25 @contreattaque
- 3 j
Riposte Populaire @riposte_pop@piaille.fr
1️⃣ La censure mettra fin au gouvernement Bayrou.
Ce sera une victoire du peuple !
Et nous la célébrerons partout en France, devant toutes les mairies, par une grande fête populaire, le pot de départ de Bayrou.
#8septembre #BayrouPotDeDépart #BayrouCensure
@10s25 @contreattaque
- 3 j
Riposte Populaire @riposte_pop@piaille.fr
2️⃣ Mais cette fête ne sera pas qu’un moment de joie. Ce sera aussi un point de départ.
Nous débattrons, nous imaginerons et nous proposerons.
Car nous devons créer l’alternative que nous voulons voir.
#8septembre #BayrouPotDeDépart #BayrouCensure #10septembre #BloquonsTout
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3️⃣ La force d’un mouvement populaire, c’est sa capacité à inventer.
Des formes de lutte solidaires, utiles et concrètes. Un quotidien où la solidarité prend le pas sur la logique marchande.
Des actions qui, dès maintenant, prouvent qu’un autre monde est possible.
#10septembre #BayrouPotDeDépart
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- 3 j
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4️⃣ La base, c’est d’agir ensemble, de se protéger par la masse. Car quand nous faisons bloc, aucun patron, aucun flic, aucun ministre ne peut nous écraser.
La masse sera notre bouclier, la solidarité notre arme.
#8septembre #BayrouPotDeDépart #BayrouCensure #BloquonsTout
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5️⃣ Le #10septembre devra être la suite logique de ce pot de départ.
L’invention collective, la grève et le blocage, pour créer des brèches dans l’ordre établi, multiplier les gestes de solidarité et bâtir partout !
#8septembre #BayrouPotDeDépart #BayrouCensure #BloquonsTout
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29 août 2025, 00:13 · 7boosts · 0favori
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6️⃣ Pas seulement pour dire non, mais pour ouvrir des possibles.
Parce que nous avons toujours su une chose, c’est en inventant ensemble nos formes de vie et de lutte que nous arracherons notre liberté.
#8septembre #BayrouPotDeDépart #BayrouCensure #BloquonsTout
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7️⃣ Le 8, nous fêterons le départ de Bayrou.
Le 10, celui de Macron !
#BayrouPotDeDépart #8septembre #10septembre #BloquonsTout #IlsDoiventTousPartir #OnNeVeutPlus
@10s25 @contreattaque
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Publié Il y a 1 mois • 5,9K vues
Frédéric Lordon est philosophe. Il est l’auteur de plusieurs livres importants, dont Figures du communisme (La Fabrique, 2021). Son dernier livre, Pulsion, coécrit avec Sandra Lucbert, a été publié au mois de janvier 2025 aux éditions La Découverte. Son très recommandable blog, La pompe à phynance, est hébergé par Le Monde diplomatique.
Il revient, dans cet entretien, sur le plan budgétaire présenté le 16 juillet dernier par François Bayrou, sur ce qu’il appelle « l’ethos » du macronisme, sur la faillite des « médiations institutionnelles » (politiques, médiatiques, syndicales), dont le constat l’amène à réfléchir à la possibilité d’un « débordement ». Il évoque aussi la fascisation en cours, qu’il a été l’un des tout premiers à dénoncer – entre pessimisme et espoir.
Journaliste : Sébastien Fontenelle
#Lordon #macron #guerre
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5 Commentaires
Connu / TG le 21/08/25 à 17:13
Tr.: ...
le marché secondaire, tourniquet de la finance spéculative, ne crée pas d'emplois. Le marché primaire ne représente que 0,9% ... /CICE créer un million d'emplois ... faux ... le déni de démocratie de Macron ... mettre le macronisme dans sa totalité pour solder les comptes ... réapparition du scorbut ... de startup nation à scorbut nation ! ... surmonté du nappage le plus dégoutant, ignominie ... ex la légion d'honneur (sofia aram, alexis colère, etc) les commissaires violents décorés ... /loi Duplomb ... Fleur Breteau : des rires ont traversé l'hémicycle ... pétition ... oligarchie mitigée : il existe des forces de rappel qui ont pour vocation de faire remonter aux gouvernants les voix et les sentiments des gouvernés. Se matérialisent au travers d'entités qu'on pourrait appeler des médiateurs. Yen a plusieurs sortes : médiateurs politiques, médiatiques, syndicaux.
[oligarchie : régime politique dans lequel la souveraineté appartient à une classe restreinte et privilégiée]
Le propre de la crise actuelle du Macronisme, mais ça date déjà d'avant, c'est l'effondrement de toutes les médiations ... spectaculaire pour les médiations politiques parlementaires.
Médiation politique, c'est tout le travail qui fait connexion entre gouvernés et gouvernants. Le propre de l'oligarchie, c'est un gouvernement séparé. Hors il existe des connexions plus on moins ténues, plus ou moins consistantes et qui font remonter un signal jusqu'aux gouvernants. C'est ça les médiateurs. Et normalement, les parlementaires qui retournent se faire engueuler dans leur circonscription, ça tombe là dessous. Ce sont des médiateurs.
Les journaux restituent quelque chose à l'opinion. La médiation politique des parlementaires s'est effondrée. Aspirée par le pouvoir exécutif, ça n'est plus qu'une chambre d'enregistrement.
C'est là que j'ai un point de désaccord avec Stéphane Foucart, le papier extraordinaire "L'adoption de la loi Duplomb constitue un moment de rupture démocratique inédit. Non, la faillite de la médiation politique a 30 ans d'âge. Du traité constitutionnel européen. La représentation parlementaire est en réalité une distorsion. à 55% on avait défoncé les parlementaires qui étaient en faveur à 90%. Figure pure à l'anamorphose parlementaire. Le TCE2005 était déjà un indice très très fort. Les parlementaires ont repris le dessus et ça a débouché au traité de Lisbonne en 2018.
2023 les retraites : 90% de la population est contre. Tous les syndicats sont contre, il n'y a pas de majorité pour la voter. Ça se termine par un 49-3 : c'est un holdup. Moment de rupture démocratique. Le vol de 2024, coup d'état. On ne saurait mieux dire que la médiation politique n'existe plus. Comme avec les légions de la honte, vous pouvez bien aller vous faire foutre !
La loi Duplomb est aussi un indice de cette faillite du médiateur politique. Autres : sociétés savantes, universités, médecins, mutualistes etc faisaient remonter des savoirs. Toutes ces voix ont été méthodiquement ignorées. ENSEMBLE TRÈS SPECTACULAIRE.
Puisque nous sommes dans la problématique de la médiation, la France Insoumise revendique d'une certaine manière le retour à la médiation politique. Pour moi, le travail de médiation qui me semble le plus spectaculairement visible, c'est la médiation autour du NOUVEAU FRONT POPULAIRE. C'est typiquement un travail de médiation.
Concernant la médiation médiatique, c'est celle qui donnerait la parole à des voix dissonantes significativement. Alors que tout ce qui est dissonant est aussitôt stigmatisé et méthodiquement massacré sur le plateau. La transformation radicale de la presse devrait venir tout en haut de l'agenda d'un pouvoir de gauche qui parviendrait au pouvoir. Il y va simplement des conditions de sa réussite, tout simplement. ...
/Médiations syndicales : a peur que non. Devenues une composante institutionnelle, elles ont intégré les intérêts du système institutionnel d'ensemble avec lequel elles n'ont plus aucun désir de rompre. C'était une position tenable au tout début du Fordisme, premier néolibéralisme, période où le pouvoir de la parole syndicale existait encore. ... La grève à la Japonaise ! Au vu d'un brassard, la direction arrêtait tout. ... Ex flagrant en 2023 avec les retraites. Front syndical uni, des millions de personnes dans la rue et RIEN DU TOUT ! C'était prévisible...
Faire autre chose que ces stratégies perdantes...
Lorsque les médiations sont en échec, c'est une OLIGARCHIE PURE.
À partir du moment où il n'y a plus d'options avec les médiations institutionnelles, Les solutions désinstitutionnalisées prennent le relais. Le débordement. Le surgissement d'une révolte à caractère potentiellement insurrectionnelle dont on a eu un avant-goût avec les GILETS JAUNES.
Illustration pure et parfaite.
Prix élevé des répressions... Fait une sorte de physique politique raisonnablement prédictive.
État des forces, etc
C'est peut-être en mettant bout-à-bout les discours d'un nombre suffisant de couillons que quelque chose percole doucement dans les esprits et un jour, une étincelle venue fait prendre la salle??
/Fascisation un des 1ers à en parler /prochaine élection présidentielle : avoir bougé avant que ça ne soit trop tard. Le Macronisme a poussé tous les curseurs et a préparé un terreau propice à ce que le processus soit achevé. Situation très inquiétante. Interrogation d'Hannah Arendt dans "De la révolution" : interroge l'usage du mot révolution, figure de la nécessité implacable. La bonne partie, la France est un état particulier. Ya une conflictualité politique, une réactivité. C'est pour ça que la contestation du plan Bayrou doit aller jusqu'à contester TOUT LE MACRONISME.
Partisan d'une stratégie de la bouillabaisse. Tous les motifs de contestation dans la marmite et on pousse le feu à fond. C'est une ressource. Élément nouveau : LA FRANCE INSOUMISE. J'ai plein d'amis bien plus à gauche... Ça ne se présente pas si mal. Le discours médiatique matraque. Mais discrédités donc à l'avantage de LFI. Ya rien de tel que d'être haï par ces gens là. LFI seule incarnation d'une différence, martingale du succès... Incarner la différence dans un paysage homogénéisé. Il y a 20 ans, la différence était le Front National. Il s'est normalisé. Devenu euro-libérale, les autres devenus aussi racistes que lui comme les Républicains. De plus émiettement de l'offre présidentielle : Macron, Philippe, Retailleau etc.
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Invité de BFM TV le mercredi 27 août 2025, Eric Coquerel dénonce le catastrophisme de Monsieur Bayrou au sujet de la dette et rappelle les urgences sociales et écologiques auxquelles devraient faire face un budget.
Publié le mercredi 27 août 2025 à 13:30
L'invité du 13/14
L’économiste Mathieu Plane répond à toutes les questions que vous vous posez sur la dette française. Il y a-t-il un risque d’intervention du Fonds Monétaire International, un risque de faillite ? Nous en discutons.
« Notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement », a expliqué le Premier ministre François Bayrou ce 25 août. La dette est-elle réellement un danger pour la stabilité de la France. N'est-ce pas davantage la menace d'une dissolution et d'une instabilité politique qui agite les marchés ? Nous en discutons avec Mathieu Plane, économiste et directeur adjoint au département Analyse et Prévision OFCE.
Clés : Info ; Économie ; Fiscalité ; Déficit public ; Mathieu Plane ; Dépenses publiques – Budget de l'État
Tr.: ...
baisse de la fiscalité des prélèvements non financé : taxe d'habitation, impôts de production, redevance audiovisuel ...
Ndlr : il confirme les dires de JLM à propos de la dette détenue en majorité par les étrangers.
Ndlr: JLM a fait un sans faute... MERCI et vivement que LFI GOUVERNE...
Publié Il y a 1 jour • 9 vues
Le 28 juillet, une enfant ivoirienne de 14 ans, venue en vacances, a été enfermée plusieurs jours par la police des frontières à l'aéroport. Quelques heures plus tôt, c'est un garçon de 10 ans qui a été enfermé. Leur avocat, Samy Djemaoun, raconte un traumatisme et une atteinte aux libertés fondamentales pour ces enfants.
La zone d'attente, c'est une zone internationale où la police aux frontières peut refuser l'entrée à des personnes étrangères à l'aéroport. Maître Djemaoun, qui travaille beaucoup sur le droit des étrangers, voit se multiplier les cas. L'avocat raconte que depuis l'ère Retailleau, les procédures administratives et légales concernent des personnes qui n'en n'auraient pas fait les frais auparavant.
Facecam.
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Publié originellement 25/08/2025
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Publié Il y a 21 heures • 26 vues / Le Média
00:00 : Introduction
01:40 Bayrou met son poste en jeu
02:14 : La dette : un danger immédiat ?
13:05 : La France a un problème de recettes, pas de dépenses
18:30 : Bayrou agite la peur
François Bayrou a lancé l’alerte ! Entre menaces de censure et blocages prévus partout en France, le Premier Ministre a prévenu : nous sommes en danger, attention la dette, trop de dépenses… Le patron du MODEM met son poste en jeu : il demandera la confiance des députés le 8 septembre à l’Assemblée Nationale. S’il y a majorité de non, il part. La gauche et l’extrême droite ont déjà annoncé qu’ils voteraient en défaveur du Premier Ministre. Le (pour l’instant) chef du gouvernement s’est exprimé ce lundi 25 août lors d’une conférence de presse pour tenter de sauver son budget, très impopulaire. (On vous l’a décortiqué dans les épisodes précédents). François Bayrou met en garde sur un danger immédiat : la dette. Thomas Porcher relativise, “nous ne sommes pas en danger”. L’économiste regrette l’attitude du Premier Ministre qui agite la peur plutôt que d’être pédagogue. Mais François Bayrou a trouvé une explication, ce n'est pas de leur faute ! C’est de la nôtre… La dette et le déficit ont explosé en raison des baisses d’impôts et cadeaux fiscaux qui ont bénéficié aux plus riches et aux grandes entreprises, pointe Thomas Porcher.
Nous avions questionné le Premier Ministre sur la taxation des ultra riches, et le chef du gouvernement nous avait promis de futures annonces. Mais… rien. “Là, il n’y a plus de danger immédiat”, ironisent Thomas Porcher et Lisa Lap.
François Bayrou essaie de dire “si vous me faites tomber la situation sera catastrophique économiquement”. Le ministre de l’Économie et des Finances, Eric Lombard, a déclaré ce mardi 26 août sur Franceinter ne pas vouloir “faire la politique de la peur” mais avance “un risque existe que le FMI (fonds monétaire international) intervienne”. Jacques Attali, affirme que la chute de Bayrou “conduirait à une crise financière majeure provoquant l’intervention de la troïka (FMI, BCE et Commission européenne), imposant des mesures extrêmement radicales et antisociales pour financer nos dépenses courantes” Sur les plateaux, on parle même de risque de mise sous tutelle du FMI ce qui serait une catastrophe pour les fonctionnaires ou le budget des hôpitaux par exemple. Thomas Porcher estime qu’il y a peu de risques. Surtout, l’économiste se demande “si ces gens aiment la France. Est-ce qu’ils n’espèrent pas que le FMI applique ces réformes car c’est ce qu’ils veulent, et au fond, veulent aussi la fin du modèle social ?”.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
La carte blanche de Lisa Lap sur la richesse : https://www.youtube.com/watch?v=jSC7XWCquYE
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Publié originellement 26/08/2025
Catégorie Inconnu
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tr.: ...
on ne peut pas constamment aller à l'opposé de ce que veulent les français sans qu'ils se révoltent ...
Nicolas Framont | 24/08/2025
*Clés : LGBT ; Luttes ; Stratégie
A la mi-juillet, nous appelions à réagir aux annonces brutales et ultra violentes de Bayrou pour le budget et nous recevions des centaines de mails et de messages de gens prêts à en découdre. Fin juillet, un groupe anonyme lançait une plateforme web contenant une date : le 10 septembre et nous leur emboitions le pas. Depuis, et une fois les réticences initiales dépassées (“qui sont ces gens ?” “Pourquoi cette date ?” “et avec qui ?” “est-ce que c’est pas d’extrême-droite ?”) de très nombreuses personnes ont annoncé, sur leurs réseaux sociaux, rejoindre le mouvement, tandis que le premier sondage mené sur le sujet évalue à ⅔ la proportion de Français sympathisants du 10 septembre. Et ce, alors que l’extrême-droite, le RN en tête, s’en est complètement désolidarisé, et que la gauche politique (EELV, PCF, FI et même, et ce n’est pas une bonne nouvelle, le PS) a affirmé son soutien au mouvement. Côté syndicats, les avis sont bien plus mitigés : c’est au niveau des fédérations, c’est-à-dire à l’échelle des branches professionnelles, que des appels ont été lancés : Sud rail ou la CGT Chimie, par exemple. Mais à la tête de la CGT, Sophie Binet n’est pas du tout emballée : “Les modes d’action sont flous et puis, du côté des initiateurs, il y a une pluralité de points de vue.” Et c’est ennuyeux ? La secrétaire générale de la CGT reprend le préjugé selon lequel le mouvement serait noyauté par l’extrême-droite, alors même que toutes les figures médiatiques de ce courant l’ont critiqué mais soit : la force du 10 septembre, c’est précisément qu’il semble, pour l’instant, échapper aux formes traditionnelles de mouvement social, ces formes-réflexes que sont la grève d’une seule journée et la manifestation sage qui va d’un point A à un point B, de telle sorte que l’absence d’enthousiasme des directions syndicales, qui nous ont entraîné dans ce manège, en 2023, sans jamais admettre son inefficacité, est plutôt une bonne nouvelle. Mais si les choses ne sont pas dirigées vers les formes classiques (intersyndicale, manif, grève, merci et bonsoir) que peut-on attendre ? Est-ce que ça ne sera pas le chaos, la confusion ? Et au-delà de l’attente, que devrait-on imaginer et, localement, impulser ? Plusieurs propositions stratégiques ont émergé ces dernières semaines.
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1 – “Arrêt de la consommation” et paiement en liquide : l’impasse
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L’objectif d’un mouvement comme le 10 septembre est de faire front le plus possible, dans notre diversité et le respect de nos différences : le monde des “petits commerçants”, qui ne sont pas exempts, comme les restaurateurs, de comportement abusif et maltraitant envers leurs salariés, devrait s’y conformer. Ils veulent éviter de payer des impôts et des cotisations mais ils devraient aussi faire un pas vers le reste de la population et ne pas profiter de la période pour se mettre des liasses de billets sous le matelas.
2 – La grève, ça marche, mais comment et pour qui ?
La grève, contrairement au boycott, à l’arrêt de la consommation ou au paiement en espèce, produit un rapport de force immédiat et avec des effets rapides : une grève fait perdre des millions d’euros à l’économie capitaliste et donc à ses dirigeants, qui, dans notre histoire, ont toujours lâché du lest quand ça leur arrivait. Quasi tout ce que nous avons obtenu comme richesse collective l’ont été lors de grands mouvements de grève : les congés payés en 1936, des augmentations de salaires et pléthores de droits sociaux en 1968, toute la construction de la sécurité sociale en 1945-46 a été possible parce que la classe ouvrière avait la main sur la production et sur son arrêt potentiel.
Localement, la grève fonctionne et c’est loin d’être un mode d’action ringard ou obsolète, comme on l’entend parfois. Les chiffres sont là : une étude du ministère du travail basée sur l’année 2020 nous informe que 62,8 % des entreprises ayant connu une grève dans l’année ont connu des négociations fructueuses pour les salariés, contre seulement 12,7 % des entreprises qui n’ont pas connu de conflit social. L’année suivante, en 2021, c’est encore davantage : 79,0 % des entreprises déclarant au moins une grève ont mis en place des accords favorables aux salariés, contre seulement 16,6 % des entreprises n’ayant connu ni grève ni une quelconque forme de conflit.
Mais qu’en est-il au niveau national ? Les exemples de succès récents manquent. Et pour cause : la stratégie syndicale au niveau national repose entièrement sur le dogme de la journée isolée. Par conséquent, la grève nationale a été entièrement désarmée : c’est devenue une action symbolique, sans conséquence durable sur la production ou les services publics, qui peut être anticipée et gérée par le patronat et le gouvernement. Pour les directions syndicales, ces journées isolées deviennent l’équivalent des manifestations : elles permettent de générer des chiffres qui donnent une certaine légitimité à venir le soir à Matignon quémander des concessions… et ça ne marche pas, comme on l’a vu en 2023.
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des grèves reconduites plusieurs jours dans le plus de secteurs possible, et ce, de façon coordonnée
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“grève générale” ou, pour être plus correct “quasi-générale” : des secteurs se mettent en grève en même temps et deviennent, tous ensemble, un problème insurmontable pour les pouvoirs en place.
La grève quasi-générale permet de désorganiser la production de l’intérieur. Mais il se pourrait bien que, d’ici le 10 septembre, nous n’ayons pas les forces pour y parvenir : le monde syndical est éclaté entre secteurs, il s’est considérablement dépolitisé, au sens où la majorité des syndicalistes n’appartiennent plus à des confédérations qui font de l’action syndicale une arme pour changer les rapports de pouvoir au travail et, à terme, sortir du capitalisme. Seuls la CGT et Solidaires affirment être dans cette perspective mais ce ne sont pas les syndicats majoritaires. Il faut donc bien admettre que dans certains entreprises et secteurs, les syndicalistes peuvent être davantage un obstacle qu’un atout pour construire cette grève générale. Puisque nous n’arriverons pas à changer cette donne en quelques semaines, il faut que toutes celles et ceux qui travaillent dans des secteurs potentiellement bloquants pour l’économie (grande distribution, transport, agroalimentaire, énergie, services publics, mais aussi tout ce qui génère du cash pour les actionnaires) mobilisent leur énergie pour sensibiliser leur collègue à la nécessité d’une grève dure et reconduite plusieurs jours, voire plusieurs semaines, à partir du 10 septembre. S’ils ont de bons syndicats sur lesquels s’appuyer, tant mieux. Sinon, ils peuvent s’en sortir par eux-mêmes en attendant de mettre en place une organisation plus durable. Nous proposons un certain nombre de conseils ici. https://frustrationmagazine.fr/greve-10-septembre
3 – Tout bloquer : où, pourquoi et comment ?
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désorganiser la production de l’extérieur.
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entraver le fonctionnement du pays et de l’économie capitaliste pour que la production et le cours normal des choses ne fonctionne plus ou très mal, ce qui aura pour effet de forcer le gouvernement à se plier aux demandes de la population. C’est un mot d’ordre populaire. Selon un sondage Harris, qui vaut ce qu’il vaut (c’est-à-dire pas grand chose de précis mais qui permet de distinguer une tendance), 60% des sondés seraient favorables aux blocages. Mais concrètement, que faire ?
Le média Contre-attaque propose de mener des occupations durables de boulevards périphériques, en se basant sur des expériences récentes, particulièrement concluantes : “Le 12 avril à Nantes, il a suffit de trois points de blocage pour créer des dizaines de kilomètres de bouchons et mettre la ville entièrement à l’arrêt.
https://contre-attaque.net/2025/08/15/10-septembre-bloquer-les-peripheriques-des-grandes-villes-pour-arreter-le-pays/
...
Mais ces blocages sont restés temporaires, ils n’ont duré que quelques heures avant d’être levés. Insuffisant.”
La recette, ce serait des blocages de longue durée, où la population se relaie pour tenir des jours et des semaines : “En Argentine, dans les années 1990, le mouvement des piqueteros, qui étaient des précaires en lutte contre le néolibéralisme équipés de bâtons, a bloqué les autoroutes à de nombreuses reprises. En paralysant les flux, les piqueteros ont gagné en visibilité et en rapport de force en bloquant l’économie. Mais contrairement à la France, il ne s’agissait pas de blocages ponctuels : ils occupaient réellement les routes du pays, notamment près de Buenos Aires, pendant plusieurs jours voire semaines d’affilée.”
...
Les blocages sont des actions qui nécessitent de la préparation et beaucoup de prudence : en 2018, une femme était décédée lors d’un blocage de rond-point. Une conductrice avait paniqué et provoqué l’accident fatal. Il est essentiel que ces blocages soient progressifs, sans provoquer des réactions de peur et en canalisant les réactions de colère des automobilistes. Le début est forcément le plus dur : interrompre un flux et imposer son barrage, sa barricade, nécessite d’être très nombreux et d’agir avec calme et méthode. Une fois le barrage installé, et pour qu’il dure dans le temps, il faut qu’il devienne un lieu de vie, où il est possible de venir une heure, deux, une journée ou une nuit, sans se sentir menacé ou jugé, en particulier pour les femmes et les minorités. Il faut que ces blocages soient filtrants et organisent le passage des véhicules de secours. Mais il s’agit ni plus ni moins que de reprendre le contrôle sur ce qui circule, pourquoi et comment.
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définitivement changer de paradigme. En finir avec le paradigme de la “démonstration de force” ou de “l’action symbolique”
... montrer qu’on sait danser sur “HK et les Saltimbanques” ou “Freed from desire”
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adopter la tactique du rapport de force. Cela consiste à se demander, pour chaque action, si elle fait peur au pouvoir et ce qu’elle leur fait perdre. Faut-il occuper ce bâtiment-ci plutôt que celui-là ? Bloquer ce périphérique plutôt que cette autoroute ? Faire grève dans cette entreprise ou aider à faire grève dans celle-ci ? Perturber les déplacements de tel homme politique ou se concentrer sur le blocage de telle zone portuaire ou logistique ?
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l’absence de méthodes traditionnelles rassurantes comme la manifestation déclarée met le pouvoir mal à l’aise
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conserver la même dynamique et la tournure prise par le 10 septembre. Un mouvement qui échappe à toute organisation, qui est insaisissable, dont aucun leader n’existe et qui ne peut faire l’objet d’aucune négociation au chaud à Matignon. Un mouvement sans drapeau, sans ballon, sans camion ni slogan préétabli. Mais un mouvement qui met déjà en avant des revendications fortes, de justice fiscale, de justice sociale et de démocratie directe.
Le 10 septembre peut être un semi-flop. Il ne sera sans doute pas une révolution. Mais dès maintenant, il nous montre une chose : il est possible d’organiser une contestation sur d’autres bases que celles proposées par les professionnels de l’action revendicative et nous n’avons besoin de personne pour le faire. Et cela inquiète bien plus que lorsque nous respectons la routine. Mais le 10, et surtout les jours qui suivront, nous allons peut-être pouvoir enfin tourner la page d’une décennie de défaites.
Billet de blog 28 juillet 2025 / Maxime Combes, Economiste, travaillant sur les politiques climatiques, commerciales et d'investissement
Il y a de quoi être consterné. Bruxelles cède aux exigences léonines de D. Trump : claironnée sur tous les tons, « l’autonomie stratégique européenne » vient de voler en éclats, dévoilant à la fois une vacuité géostratégique, le refus idéologique de restreindre nos dépendances extérieures et, par ricochet, la faiblesse d’E. Macron et de la France à Bruxelles.
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victoire politique pour D. Trump qui obtient de l’UE qu’elle s’aligne sur ses desiderata. En présentant cet accord asymétrique comme un bon accord, ou le moins mauvais des accords, Bruxelles et les capitales européennes, dont la France, donnent le point à Donald Trump. Mais, plus grave, c’est aussi une victoire politique pour les extrêmes-droites en Europe : alors que Bruxelles disait que l’accord US-Royaume-Uni (10 % de droits de douanes) était un mauvais accord et que l’UE en obtiendrait un bien meilleur, les dirigeants européens vont devoir ramer pour en faire la démonstration.
Quand tous les discours sur l’autonomie stratégique européenne, l’Europe puissance, la réindustrialisation européenne s’effondrent comme un château de cartes au premier souffle, il fait peu de doutes que ce n’est pas la construction européenne, pas plus que les gauches, qui devraient tirer profit d’une telle reddition : capituler face à Trump pour sauver, quoiqu’il en coûte, les parts de marché de quelques multinationales européennes, plutôt que se servir du « bazooka commercial » faussement agité par la Commission européenne, c'est en fait faire le lit des extrêmes-droites européennes qui ont désormais un boulevard pour dénoncer la capitulation européenne et ériger D. Trump en exemple à suivre. Sur fond d'impuissance européenne, voilà un cauchemar qui devient réalité.
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Un accord qui saborde la politique climatique européenne
Si l'achat de 750 Mds $ de gaz naturel liquéfié et autres énergies fossiles aux Etats-Unis en trois ans, justifiés au nom de la réduction des importations européennes de gaz russe, devait être confirmé, cela revient à :- renoncer à réduire nos importations globales de gaz, et à remplacer une dépendance par un autre ;
- entériner qu’il faille continuer à investir des dizaines de milliards d’euros dans des infrastructures permettant de réceptionner du GNL dans les ports européens ;
- confier à Washington une part de la politique énergétique européenne, comme nous l’avons fait auparavant avec Moscou ;
- s’asseoir sur la politique climatique européenne alors qu’il faudrait drastiquement réduire nos besoins en énergies fossiles ;
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« Un accord hors-la loi » ?
... Il n'y a pas de texte d'accord, encore moins les prémices d'un traité international. A ce stade, cet « accord » n’a pas d’existence légale. Pire, à l’échelle européenne, la Commission européenne n’a pas de mandat en bonne et due forme pour négocier avec les Etats-Unis : il n’y a pas de décision fondant la base légale avec laquelle la Commission peut négocier avec les Etats-Unis au nom des 27 Etats-membres. La France, dont le Premier-Ministre critique aujourd'hui la déclaration d'U. Von der Leyen, a laissé la Commission négocier sans mandat, sans base légale. Rappelons ici que 80 % des Européens, dont 83% des Français, réclament des rétorsions commerciales envers les Etats-Unis (Eurobaromètre 2025).
Quant aux annonces qui sont faites, elles sont manifestement contraires au droit de l’OMC (droits de douane différenciés entre les pays, non réciprocité etc). Alors que l’UE ne cesse d’affirmer depuis des années qu’elle veut se situer dans le cadre commercial de l’OMC, par l’annonce de cet accord, Ursula Von der Leyen désobéit aux règles de l’OMC. Si les règles de l’OMC ne sont plus une contrainte, alors il est possible de revoir des pans entiers de la politique commerciale européenne. Ce serait plus pertinent que se soumettre aux diktats de D. Trump.
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Le député macroniste Jean Laussucq avait été élu député de la 2e circonscription de Paris en juillet 2024 © AFP - Magali Cohen / Hans Lucas
Émilie Defay
Trois députés, dont Jean Laussucq, élu à Paris, ont été déclarés inéligibles par le Conseil constitutionnel vendredi, en raison d'irrégularités dans leurs comptes de campagne.
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ainsi que Brigitte Barèges, députée du Tarn-et-Garonne, et Stéphane Vojetta, député pour les Français établis hors de France, ont été déclarés inéligibles "pour une durée d'un an" et "démissionnaires d'office" de leurs mandats, a annoncé le Conseil constitutionnel.
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Connu / TG le 18/07/25 à 14:06
Première séance du mardi 8 juillet 2025
... sur l'ensemble de la proposition de loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur (texte de la commission mixte paritaire).
Détail du diagramme :
Pour : 316 députés
Contre : 223 députés
Abstention : 25 députés
Synthèse du vote
Nombre de votants : 564
Nombre de suffrages exprimés : 539
Majorité absolue des suffrages exprimés : 270
Pour l'adoption : 316
Contre : 223
Abstention : 25
L'Assemblée nationale a adopté
Répartition des votes par groupe
- Rassemblement National (123 membres) Pour : 119
dont Mme Caroline Colombier
Abstention : 2
M. Thierry Frappé
M. Alexis Jolly - Ensemble pour la République (93 membres) Pour : 64 dont Mme Sandra Marsaud (Charente 2ème)
. Contre : 14
M. Pieyre-Alexandre Anglade
M. Hervé Berville
M. Éric Bothorel
Mme Céline Calvez
M. Thomas Cazenave
M. Pierre Cazeneuve
M. Jean-Marie Fiévet
Mme Camille Galliard-Minier
M. Guillaume Gouffier Valente
Mme Sandrine Le Feur
M. Mathieu Lefèvre
Mme Graziella Melchior
Mme Sophie Panonacle
Mme Marie-Pierre Rixain
. Abstention : 10
M. Stéphane Buchou
Mme Eléonore Caroit
M. Vincent Caure
M. Roland Lescure
M. Sylvain Maillard
M. Bastien Marchive
M. Ludovic Mendes
Mme Natalia Pouzyreff
M. Charles Rodwell
Mme Marie-Ange Rousselot
. Non votant : 1
Mme Yaël Braun-Pivet (Présidente de l'Assemblée nationale) - La France insoumise - Nouveau Front Populaire (71 membres) Contre : 71
- Socialistes et apparentés (66 membres) Contre : 65 [qui n'a pas voté et pourquoi ?]
- Droite Républicaine (48 membres) Pour : 47
Abstention : 1 M. Éric Pauget - Écologiste et Social (38 membres) Contre : 38
- Les Démocrates (36 membres) Pour : 26
. Contre : 9
M. Erwan Balanant
M. Olivier Falorni
M. Cyrille Isaac-Sibille
Mme Sandrine Josso
M. Pascal Lecamp
M. Hubert Ott
M. Jimmy Pahun
Mme Maud Petit
M. Richard Ramos
. Abstention : 1
M. Frantz Gumbs - Horizons & Indépendants (34 membres) Pour : 26
. Contre : 3
M. Thomas Lam
M. Xavier Roseren
Mme Anne-Cécile Violland
. Abstention : 4
M. Thierry Benoit
M. Sylvain Berrios
M. Jean-Michel Brard
Mme Anne Le Hénanff
. Non votant : 1
Mme Naïma Moutchou (Présidente de séance) - Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (23 membres) Pour : 12
. Contre : 3
M. Paul-André Colombani
M. Stéphane Lenormand
M. Max Mathiasin
. Abstention : 6
Mme Constance de Pélichy
Mme Martine Froger
M. Paul Molac
Mme Nicole Sanquer
M. Olivier Serva
M. Stéphane Viry - Gauche Démocrate et Républicaine (17 membres) Contre : 17
- UDR (16 membres) Pour : 16
- Députés non inscrits (12) Pour : 6
. Contre : 3
M. Belkhir Belhaddad
Mme Stella Dupont
M. Sacha Houlié
. Abstention : 1
Mme Sophie Errante
Connu / TG le 9/07/25 à 19:22
Ndlr : connue / Loi Duplomb
La ministre de la Culture Rachida Dati, le 30 juin 2025 à l'Assemblée nationale ©AFP - Ludovic Marin
vidéo
Surtout ne pas l’enterrer trop vite. Ni la ministre, ni la loi audiovisuelle qu’elle porte et qu’elle rêve de brandir en trophée.
Disons-le crûment : le rejet de ce texte hier par les députés, n’est qu’un trompe-l'œil, une opération d’évitement qui permet à la ministre de la Culture de sauter la case Assemblée nationale, en s’épargnant de longs et incertains débats, et de rebondir directement au Sénat, où la loi devrait revenir dès lundi prochain, en commission de la Culture. Les opposants à la réforme de l’audiovisuel public auraient grand tort de crier victoire. La gauche n’a rien compris, elle n’a pas vu le coup venir : c’était un coup monté.
Rachida Dati souhaitait l’adoption de cette motion de rejet. Elle a tout fait pour, c’était son plan !
Faire une "Duplomb"
L’inflation des amendements déposés par les groupes de gauche, 1150, n’aurait pas permis d’achever l’examen du texte dans les délais prévus, c’est-à-dire avant demain soir. Et pas plus en rajoutant deux jours de débats, ce qu’elle avait obtenu, jeudi et vendredi, c’était trop court. La loi serait restée en plan.
D’où l’idée de se servir de la motion de rejet défendue par la gauche, pour faire une « Duplomb », expression désormais en vogue au Palais-Bourbon. Du nom de la loi Duplomb, qui avait été rejetée par ses propres défenseurs. Rejetée par le bloc central, dans le but de faire échec à l’obstruction de la gauche et de propulser cette loi directement en Commission mixte paritaire.
Ici, j'ouvre une parenthèse : la clarté et la sincérité des débats parlementaires étant considérées comme un principe constitutionnel, on est curieux de savoir ce qu’en dira le Conseil du même nom. Manœuvre astucieuse ou dévoiement irrégulier ? Je referme la parenthèse. Et je reviens à cette nouvelle « Duplomb », exécutée hier de façon moins voyante, plus subtile, mais tout aussi efficace. Simplement cette fois en laissant gagner la gauche.
Comment ? En désertant l’hémicycle. La gauche a eu la surprise hier de découvrir une Assemblée dont le centre était fort dégarni. C’était prévu ! 31 députés présents sur 163.
Deals avec l’extrême-droite
Et puis deuxième surprise : le RN jusque-là bienveillant pour cette loi, qui vote avec la gauche, pour le rejet du texte. Là aussi, théâtre d’ombres. Les marinistes se sont laissé convaincre que leur programme de privatisation de l’audiovisuel serait plus facile avec une seule entité – la holding – plutôt que deux ou trois. Et que l’accélération du changement de loi valait bien ce coup de billard à trois bandes.
Note pour plus tard : penser à interroger Rachida Dati sur ses deals avec l’extrême-droite.
Et maintenant ? Examen au Sénat la semaine prochaine. L’agenda y est plein comme un œuf. Mais Rachida Dati est prête, dit-on, à se rouler par terre pour obtenir un créneau. Là-bas, le débat ne sera qu’une formalité.
Et retour à l’Assemblée nationale le 23 septembre, avant le Budget. Si les débats ne s’enlisent pas, si le RN inverse son vote, la loi Dati aura toutes ses chances.
Ici me revient le titre d’une de ses premières biographies il y a une dizaine d’années : Rachida ne meurt jamais.
Clés : Politique Société Médias Rachida Dati Audiovisuel public
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Dans ce 4ème épisode de notre série sur les coulisses de la Commission d'enquête parlementaire sur les modalités du contrôle par l'État et la prévention des violences dans les établissements scolaires, je reviens avec vous sur l'audition du Premier ministre François Bayrou le 14 mai 2025.
Préparation de l'audition, pressions politiques et médiatiques, mensonges, violences, je vous explique tout de cette audition de plus de 5h30, de son contexte, et de ce que j'en retiens.
Tr.: ...
parjure ... souhaite que la justice soit saisie ... culture de la violence / giffle ... geste "éducatif" ... le parlement fait vivre notre démocratie ... traitement médiatique pour disqualifier la commission ... rapport adopté par la commission d'enquête parlementaire ... projet de loi pour protéger les enfants
Ndlr :
- se procurer et lire ce rapport ACT
- suivre le projet de loi pour protéger les enfants ACT
- Continuer à valoriser la démocratie parlementaire ACT
- et dénoncer les mensonges et manipulations de Mr Bayrou, du gouvernement et même du pdt de la république ACT