Société
La sociologue Constance Rimlinger a étudié sept communautés de femmes en milieu rural. Et constaté que leur militantisme – féminisme, écologie, politique – s’exprime dans chaque geste de leur quotidien.
L’écoféminisme rural : un choix de vie… qui en implique beaucoup d’autres - Publié le 25 juillet 2024 à 17h55 - Par Caroline Pernes
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sept de ces atypiques communautés, en France, aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande ... Dans un livre de 2015, Retourner à la terre : l’utopie néo-rurale en Ardèche depuis les années 1960, l’historienne Catherine Rouvière montre qu’il existe en réalité plusieurs vagues de « retours à la terre », avec une diversité de buts et de profils sociologiques
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Les enquêtées témoignent globalement d’une désillusion vis-à-vis de l’action militante conventionnelle
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courant de la sociologie des émergences ... concept a été développé par le sociologue portugais Boaventura de Sousa Santos. Il affirme que la production scientifique répond aussi à des logiques de domination, ce qui explique le manque d’intérêt pour le local, ce qu’on juge improductif ou irrationnel
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À lire aussi :
Comment faire village autrement : la vie d’une famille en autosuffisance étudiée par une sociologue
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trois cultures militantes distinctes. La première est la configuration « écoféministe différentialiste », observée au sein du réseau transnational des Terres de femmes, apparu au début des années 1970. La dimension séparatiste et féministe est au cœur du projet : il s’agit de créer des communautés sororales entre femmes et de se reconnecter à la nature. La seconde est la configuration « queer-intersectionnelle », qui désigne des initiatives plus récentes, apparues dans les années 2010, et portées par des personnes plus jeunes. La non-mixité y est pensée comme excluant les hommes blancs cisgenres. Dans la troisième configuration, « intégrationniste holistique », l’identité de genre et l’orientation sexuelle ne sont pas au cœur du projet. L’accent est mis sur l’écoconstruction, la permaculture, toutes les actions qui s’inscrivent dans le réseau plus large des alternatifs et des néoruraux.
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des terf (trans-exclusionary radical feminists)
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Féminin sacré : vrai renouveau féministe ou arnaque New Age ?
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Féministes des champs. Du retour à la terre à l’écologie queer, de Constance Rimlinger, PUF, 296 p., 23 €.
cONNU / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?Xk1Aqw
7 juin 2026 - Catégories Féminisme / Genre / Rapports sociaux de sexe
Dans un monde frappé par le plus grand nombre de conflits actifs depuis la Deuxième Guerre mondiale, les femmes et les filles sont en première ligne d’une violence qui dépasse de beaucoup les champs de bataille. Déjà en 2025, le rapport Les femmes, la paix et la sécurité d’António Guterres, secrétaire général de l’ONU, au Conseil de sécurité indiquait en septembre dernier dénombrait que plus de 676 millions de femmes vivaient à moins de 50 kilomètres de zones de conflit mortel. Il s’agit d’une hausse spectaculaire par rapport aux années 90, mais en deçà du niveau actuel depuis l’intervention militaire en Iran.
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9 juin 2026 à 20 h 45 min
Il y avait près de 350 personnes présentes le 3 juin dernier (400 avec les personnes en ligne) à l’Uqam sur la rue Sherbrooke pour le lancement de Mosaïque de résistances. Globalement, on peut dire que ce fut un succès, autant pour le nombre des participants réunis que pour les interventions diversifiées des panélistes, même si Naomi Klein —la personnalité la plus attendue et qui devait intervenir par visioconférence depuis Toronto- s’est désistée de manière bien décevante à la dernière minute, suite à un accident de voiture.
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nouveau réseau québécois d’associations pour la défense des droits, d’organismes communautaires et de solidarité internationale, de syndicats, d’écologistes, d’artistes et de citoyens du Québec qui, en ce mois de juin 2026, apparaît enfin au grand jour et veut travailler à la formation d’un mouvement social large pour faire face à la montée du fascisme et de l’extrême-droite. [1]
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l’appel qui accompagne son lancement a été signé par de nombreux et significatifs organismes populaires ou communautaires du Québec dont entre autres : La Ligue des droits, la FFQ, Mère au front, Montérégie Antifasciste, Au bas de l’échelle, le Conseil central de Montréal, le SFPQ, La marche mondiale des femmes, Alternatives, etc [2] .
Il a aussi été relayé par des médias d’information alternatifs du Québec comme A bâbord, Les NCS, Presse-toi à gauche, Journal d’Alter. Et il a le mérite de mettre les points sur les « i » en relevant comment se profile au Québec et au Canada, sur fond de montée croissante des inégalités et de désengagement de l’État, un tournant politique autoritaire très préoccupant.
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tournant politique autoritaire est décrit avec raison comme un « arsenal de lois antisociales et antisyndicales fragilisant les conditions de travail, marginalisant les populations les plus défavorisées et discriminées, nourrissant la peur et favorisant la montée d’un climat raciste, discriminatoire et islamophobe ». C’est ce qui explique que ce réseau insiste surtout sur l’urgence « de ne plus dissocier nos luttes » et (…) de construire un mouvement politique fort et pluriel autour d’une vision de la société qui est émancipatrice, juste, décoloniale, inclusive, féministe et écologique ».
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Pierre Mouterde
Sociologue, essayiste
Auteur avec David Murray de Avant d’en arriver là, essai choral sur le péril fasciste, Montréal, Écosociété, 2026
[1] Voir la vidéo de la soirée produite par l’Observatoire pour la justice migrante dans notre section vidéo
[2] 1) Centre de formation populaire ; Montérégie Antifasciste ; Parti de la rue ; Les Maisons de l’Ancre ; Mères au front Rouyn-Noranda ; Table de concertation des groupes féministes du Bas-Saint-Laurent ; Centre Entre-Femmes ; ANPI — Association nationale des partisans d’Italie. Section de Montréal ; L’R des centres de femmes du Québec ; Ligue des droits et libertés — Section de Québec ; Revue À bâbord ! ; Réseau d’action des femmes en santé et services sociaux ; Palestinian Youth Movement — Montreal ; Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) ; La Maison des Femmes des Bois-Francs ; Co-Savoir ; Fédération des femmes du Québec ; Distributions l’Escalier ; Centre Arc-en-ci-elle ; Uniphare ; Collectif d’analyse politique / Nouveaux Cahiers du socialisme ; Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au Québec ; Montreal for a World BEYOND War ; La Collective centre de femmes de Nicolet-Yamaska ; Carrefour de participation, ressourcement et formation (CPRF) ; Mères au front ; Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) ; Conseil central du Montréal métropolitain — CSN ; Polémos Décroissance ; RIPAJ ; Vigilance OGM ; Comité pour les droits humains en Amérique Latine (CDHAL) ; ROHMI ; Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep Montmorency ; Au bas de l’échelle ; Club Ami ; Réseau international pour l’innovation sociale et écologique ; Coalition Mobilisations Citoyennes Environnementales de Laval (CMCEL) ; Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes ; Ligue des droits et libertés ; Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) ; Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL) ; Centre des travailleurs et travailleuses immigrants ; Conseil central du Montréal métropolitain — CSN ; Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles ; Journal d’Alter ; Collectif de lutte contre l’islamophobie ; Pôle francophone, Voix juives indépendantes ; Écologie populaire ; Alternatives ; Observatoire pour la justice migrante
https://www.pressegauche.org/Quand-s-ouvrent-des-possibles-prometteurs-avec-Mosaique-de-resistances
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CONTRE-COURANT, l'émission de décryptage qui fait un pas de côté pour mieux comprendre les sujets d'actualité, en compagnie de militant·es qui chacun·e apporte un éclairage différent et complémentaire.
EPISODE 2
Après la mort d'un militant d'extrême droite lors d'affrontements avec des militants antifascistes à Lyon, quelles conséquences politiques peut-on en tirer ?
AVEC :
- Alexis Cukier : militant syndical, écologiste et internationaliste, membre notamment d'Attac, la CGT et Égalités (Montreuil)
- Léonie Bellay : afro descendante caribéenne, militante altermondialiste et décoloniale, engagée dans des luttes transversales pour la dignité et la justice sociale des peuples, contre le pillage des ressources, l’accaparement des terres et des vies, et pour une bifurcation écologique juste (Paris)
- Mimosa Effe : militante lesbienne marxiste, membre du collectif Les Inverti.e.s (Paris)
- Nasteho Aden : afro-militante, féministe anticoloniale et décoloniale (Stains)
Émission présentée par Fabien.
#fascisme #extrêmedroite #politique #gauche #féminisme
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des tiers-lieux lgbdqi+ ... accompagner l'émancipation ... on diabolise l'antiracisme, des villes remparts, anticoloniale, à défendre les 15-22/3
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attaques à visage découvert en toute impunité ... /PS ... Mimosa, petite fille de déportée, minute de silence à vômir
Léonie : inversion des normes et des valeurs, relent pétainiste, livre rappelle liberté, égalité, fraternité ... complices pour combler leur ? ... le gouv a une responsabilité totale.
Alexis : ça devait arriver, c'est une catastrophe, cette montée d'extrême droite ... avoir la pêche, comment un antifa de masse ? se former à l'autodéfense, comment on désescalade la violence ?
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3000 néofascistes ont défilé à Lyon ... comment on se protège ? la violence légitime de l'état, gouvernance d'extrême droite, continuum de violence
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climat de peur et de violence, /idéologie dominante état extrêmement violent, violences policières,
éviter que les gens soient seuls, face à la violence des fascistes et de l'état, est-ce qu'on peut se défendre ? tenir la rue ... front large, populaire
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resp particulière de ceux qui ne sont pas les premières victimes ... besoin de mouvement de masse
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la gauche n'a pas pris au sérieux l'antifa ... des efforts anti-virilistes ... fémonationalisme ... autodéfense collective ... lien avec le néolibéralisme qui individualise ... ya encore des dicatures fascistes ... racisme structurel xénophobe ... politiques libérales violentes ... répressions palestine, gilets jaunes ... / passé colonial, comportements racisés ... empathie, humanité, affaire collective ... aux USA autodéfense organisée avec des sifflets
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/j internationale du droit des femmes /fémonationalisme nemesis ... facilité à exister ... militantes encadrées par de servives d'ordre fascisme /voile à l'école, laîcité, abaya, criminaliser, restreindre, loi du harcèlement de rue ... balayer devant notre porte, où on n'a pas été assez clairs ? mvt antiraciste ex cgt très clairs sur cette question ... les invertis? ... un front antifasciste, le 8/3, les municipales, le 14/3 marche des solidarités contre violences d'état à l'initiative de sans-papiers ... faire des comités dans les quartiers ... mob sociales d'ampleur ... poser cette q dans toutes les orgas ... /mvt écolo /campagne antifa lutte existentielle, un lieu / se coordonner, agir ensemble
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articulation mondiale des peuples pour les peuples, forum social antif à porto-Allegre ... cf site de blast l'appel, mvt international ... éviter que les orgas se parlent entre elles ... retrouver souveraineté populaire ... ateliers autogérés, /droit alimentaire, colonialisme, atteintes à la dignité ... reprendre la main sur la situation politique ... on est majoritaires ... reprendre la rue, autodéfense /1ères victimes de l'XD ... intégrer nos désaccords dt la jeune garde
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• 8 vues
La mort de Quentin Deranque à Lyon n’est plus seulement un fait divers. Elle a dépassé ce stade. La droite et l'extrême droite ont décidé de s’en emparer. Récupération politique… La droite parle de dérive antifasciste, la gauche dénonce une instrumentalisation. Niveau judiciaire, 11 interpellations dont deux assistants parlementaires du député LFI Raphaël Arnault.
Et pendant ce temps, le débat médiatique s’emballe. On assiste à une guerre des récits, certains médias affirment que le danger serait à l'extrême gauche. Pourtant les chiffres sont têtus. En France, entre 1986 et 2021, sur 53 « meurtres à caractère idéologique » recensés, 90 % ont été commis par l’extrême droite.
Avec le chroniqueur politique Paul Elek et l’essayiste Mathieu Slama, on va essayer de dépasser l’émotion pour comprendre ce que cette séquence dit vraiment de l’état politique du pays.
Visibilité Publique
Publié originellement 19/02/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu Langue Français
Étiquettes Durée 27 min 36 sec 1 Comment
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Marie-Coquille Chambel, doctorante, militante féministe / Nemesis ... a appelé Quantin ... en lien avec les collectifs fascistes armés ... des fémo-nationalistes ... vision xénophobe du nationalisme, avec les codes du militantisme de gauche ... prudence / dissolution ... outil pas forcément efficace ... ex Nanterre ... la droite prépare l'alliance avec l'extrême droite ... le programme du FN/RN n'a pas changé ... Aboubakar Cissé mort, pas de minute de silence ... le crime de LFI ? Tenir bon ...
Reproduction d’une femme de Néandertal ayant très certainement occupé les grottes des Asturies (Espagne) Musée archéologique national de Madrid ©Getty - Cristina Arias
Parfois décrites comme des femmes passives, cantonnées au foyer, encombrées d’enfants et parfois, à l'inverse, comme des femmes émancipées, chasseuses, fortes : que nous disent véritablement les données archéologiques des femmes de la préhistoire ?
Avec Anne Augereau, protohistorienne, archéologue à l’INRAP. Elle enseigne dans les universités de Paris 1, Paris Nanterre, de Bourgogne, à l’École du Louvre et à l’EHESS.
Depuis le début du XXe siècle, les sciences humaines (anthropologie, sociologie, histoire, philosophie) ont analysé la domination masculine comme un phénomène social quasi-universel, structurant les rapports de pouvoir entre les sexes. Elle vise à maintenir les femmes sous l'autorité des hommes dans une relation hiérarchique.
Anne Augereau, dans son ouvrage "Une préhistoire des femmes" publié aux éditions La Découverte, adopte une posture objective sur la condition des femmes dans la Préhistoire. Elle revient sur les discours actuels qui dépeignent la femme préhistorique comme libre, égale de l’homme. Si ces discours peuvent être plaisants, ils sont selon elle infondés. Ces visions sont le fruit de fantasmes contemporains.
A quand remonte la domination masculine et le patriarcat ?
Analyser les preuves matérielles du genre disponibles (outils, sépultures, pathologies osseuses…) permet d'obtenir un aperçu de la condition des femmes de la Préhistoire. Si, dans la plupart des cas, les preuves sont insuffisantes ou trop fragmentaires pour conclure, trois "invariants" sont identifiés : des indices récurrents, qui suggèrent une hiérarchie genrée très ancienne.
Dès l’époque de Néandertal, les hommes et les femmes exerçaient des activités distinctes. Les données osseuses révèlent que les hommes présentent une plus forte asymétrie musculaire du bras droit, signe d’activités unimanuelles répétées. Les femmes, en revanche, montrent des signes d’activités bimanuelles. Leur mobilité quotidienne était aussi moindre, comme le suggère la forme des os des jambes. Cette répartition n’est pas neutre : elle traduit une hiérarchie d’accès aux moyens de production, et donc une domination masculine par le contrôle de ces outils.
Les armes létales semblent également relever du monopole des hommes. Elles sont majoritairement associées aux tombes masculines. Les hommes portent aussi plus souvent des traces de blessures. Ce contrôle des moyens de la violence donne aux hommes une position dominante.
Enfin, dès le Paléolithique moyen, les femmes procréent significativement plus jeunes que les hommes et ont plus d’enfants. Cette précocité suggère une volonté sociale d’exploiter au maximum la période fertile des femmes, les "immobilisant" par le mariage et la maternité. Les responsabilités maternelles, combinées à des unions précoces, ont probablement encadré fortement la vie des femmes préhistoriques.
La domination masculine serait un invariant de l’histoire humaine, observable dès 300 000 ans avant notre ère. Mais elle n'est probablement pas uniforme : son intensité varie selon les groupes.
À écouter
Marylène Patou-Mathis : "La Préhistoire est plurielle, ce sont des sociétés préhistoriques"
Le Grand portrait
19 min
Les implications de l'archéologie du genre aujourd’hui
Les conclusions d’Anne Augereau ne font pas l’unanimité. D’autres archéologues soulignent la diversité des sociétés préhistoriques. Certaines sociétés étaient peut-être matrilinéaires, voire égalitaires. Si la domination masculine est si ancienne, est-elle immuable ? L'humain est une espèce culturelle, capable de modifier ses structures sociales. L’ancienneté d’un trait ne le rend pas inéluctable. La lutte féministe, en connaissant les racines profondes du patriarcat, peut se révéler plus efficace.
Un "troisième genre" ?
Certaines découvertes archéologiques restent en suspens : pourquoi certaines femmes avaient-elles un statut particulier ? Pourquoi certaines portaient-elles des vêtements ou des armes masculins ? Pourquoi quelques individus seulement, et non tous ? Ces cas suggèrent l’existence d’un « troisième genre », mais les preuves manquent pour en tirer des conclusions. Ces interrogations ouvrent des pistes de recherche essentielles, encore inexplorées.
Clés : Environnement Société Sciences et Savoirs Égalité femmes-hommes Biodiversité Histoire Préhistoire Homo sapiens Sexisme Féminisme
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/division sexuelle du travail, signe fort de la domination masculine les hommes qui font la guerre ... indices convergent ... la boussole, les vestiges, poser des questions ...
Voici l'appel à mobilisation de la Coordination féministe pour le 8 mars 2026.
Il est ouvert à signature jusqu'au 7 mars.
Il sera publié dès le 8 février, avec la liste des premières organisations signataires.
Pour le signer, merci de remplir le formulaire ci-dessous !
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TRAVAIL SALARIÉ, TRAVAIL DOMESTIQUES, SI ON ARRÊTE : LE MONDE S'ARRÊTE
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GRÈVE FÉMINISTE INTERNATIONALE POUR BATTRE L'EXTRÊME DROITE
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Déjouons la montée réactionnaire, pour faire exister un autre possible. Celui d'un monde féministe.
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TOUT ARRÊTER POUR TOUT CHANGER
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augmentation de tous les revenus
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des investissements massifs dans les services publics
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l'abolition de toues les lois racistes et islamophobes
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Mettons-nous en grève pour paralyser le système patriarcal, raciste et capitaliste.
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Pour des vies dignes, libres, sans violence, tout-es en grève le 8 mars 2026 !
Dans un essai dessiné, Blanche Sabbah analyse la progression des idées réactionnaires dans les médias. Loin de souscrire à la thèse de la fatalité, l’autrice invite la gauche à réinvestir le champ des idées.
Salomé Dionisi • 10 septembre 2025 abonné·es
Article paru
dans l’hebdo N° 1879
© Blanche Sabbah
La Bataille culturelle, Blanche Sabbah, Casterman, 160 pages, 12 euros.
Et si les combats d’idées se gagnaient tant sur le fond que sur la forme ? C’est le pari formulé par Blanche Sabbah dans un nouvel essai dessiné, dans lequel elle s’attaque à la « bataille culturelle », c’est-à-dire la capacité d’un groupe politique à imposer ses idées dans le débat public.
Première désillusion : si l’extrême droite parvient à dicter l’agenda médiatique, c’est avant tout parce que les faits ne suffisent plus. L’autrice fait ici le constat – déjà longuement analysé outre-Atlantique depuis la première élection de Donald Trump – d’un avènement des fake news, du complotisme et du climatoscepticisme décomplexés. Y compris dans les médias français.
Sur le même sujet : Post-vérité : comment Trump irradie en France
Exemple parmi d’autres : le député RN Jean-Philippe Tanguy qui, sur un plateau télé, raille la militante écologiste Camille Étienne : « La recherche, la recherche… J’ai l’impression d’entendre une religieuse avec sa Bible ! […] La recherche, ça n’existe pas. » Comment mener un débat constructif face à un parti qui, pour jouer sur les émotions du public, est prêt à remettre en question des siècles de progrès scientifiques ?
Blanche Sabbah note un écart plutôt flagrant entre la droitisation – réelle mais relative – de l’opinion publique et l’extrême-droitisation des médias. C’est ainsi qu’elle définit la « droitisation culturelle » : des discours réactionnaires normalisés parce que diffusés à longueur de journée par des médias rachetés par de riches conservateurs. Selon elle, la gauche doit créer des synergies entre la science (les faits) et l’art (l’émotion) pour imposer ses sujets dans le débat public.
Sur le même sujet : Un bruit de fond conservateur
Face à une extrême droite qui gagne du terrain culturel, l’autrice en appelle aussi à s’engueuler avec ses électeurs plutôt que les ignorer. L’idée n’est ni d’excuser ni de comprendre, mais de convaincre. Et de faire entendre une voix de gauche qui se fait de plus en plus timide : « Comment avons-nous pu passer d’un contexte où l’on n’osait pas voter pour un parti créé par des collabos à un contexte où l’on n’ose pas s’indigner d’un électorat ouvertement néonazi ? » Dernier exemple en date : la mort de Jean-Marie Le Pen, dont la plupart des médias n’ont pas osé rappeler les positions vichystes, antisémites, racistes et homophobes.
Blanche Sabbah réfute également la lecture simpliste de la progression du vote d’extrême droite pour des raisons économiques. Cette explication tendrait à faire peser la responsabilité sur les pauvres et les ruraux. Encore une fois, les faits : une étude publiée par Ipsos après les élections européennes de 2024 montre que le vote à l’extrême droite a progressé dans presque toutes les catégories sociodémographiques. Pas que chez les pauvres. Pas qu’à la campagne. C’est le RN lui-même qui a tout intérêt à diffuser cette idée, donnant ainsi à sa volonté de préférence nationale une allure de lutte contre la précarité.
Le féminisme, source d’inspiration
Terrain de lutte fertile, le féminisme est, selon l’autrice, une forme de militantisme dont la gauche devrait s’inspirer. À travers l’exemple des colleuses, elle rappelle comment les militantes ont réussi à imposer le concept de féminicide dans le débat public : « C’est parce que la presse, la recherche et certaines personnalités publiques et politiques nous ont emboîté le pas que le mot a fini par intégrer le dictionnaire, pas l’inverse. »
Mener une politique féministe, c’est nécessairement mener une politique progressiste.
B. Sabbah
Les artistes ne sont pas en reste : lorsqu’elle publie Le Consentement (Grasset), Vanessa Springora impose ce concept dans l’espace médiatique. De même pour Adèle Haenel, qui dénonce l’emprise dont elle a été victime. Ou pour Neige Sinno et Camille Kouchner, qui mettent en lumière la culture de l’inceste. Ces discours nourrissent désormais les réflexions des élu·es et des magistrat·es pour faire évoluer et appliquer la loi.
Sur le même sujet : « Une culture de l’écoféminisme doit se développer »
« Il n’y a en réalité pas tant de distinctions entre la lutte des classes et la lutte pour l’égalité des genres. Quand on s’aperçoit que les premières victimes du réchauffement climatique sont invariablement les femmes, mais que ce sont aussi les plus précaires et les moins blanches, on tisse des liens évidents entre écologie, antiracisme et lutte féministe. Mener une politique féministe, c’est nécessairement mener une politique progressiste. »
Une réflexion allant dans le sens d’un féminisme intersectionnel, qui pourrait servir de grille de lecture pour imposer davantage les idées de gauche : « C’est pour ça que l’extrême droite a tant de mal à se prétendre féministe : le féminisme contient en son sein tous les ingrédients de sa destruction. »
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Bande dessinée - Jeunesse Enseignants
Scénario : Blanche Sabbah
Dessin : Blanche Sabbah
Préface : Cyril Dion
La Bataille culturelle
12,00 € Paru le 03/09/2025
Détails : 160 pages - 14.1 x 24.9 cm - Couleur - Broché
Genres : Documentaires Monographie et essai
Thèmes : Documentation Humanisme Monde d'aujourd'hui Politique Société Solidarité Tolérance
Face à une actualité de plus en plus angoissante, comment lutter contre l’extrême droite, aux portes du pouvoir en France ?
Pour Blanche Sabbah, rien n’est perdu, et le combat se mène aussi bien sur le terrain que dans le champ des idées. Dans La Bataille culturelle, depuis sa position d’artiste et de militante, l’autrice dresse cinq grands axes pour imposer un discours sociétal dissident, et contrecarrer l’idéologie conservatrice aujourd’hui dominante. Le terme « culture » est entendu au sens large : il s’agit de proposer de nouvelles manières de faire société, dans la réalité comme dans la fiction, de montrer que l’on peut faire autrement et, surtout, que l’on peut faire ensemble.
Contre la montée des idées et des actes d’extrême droite, sa stratégie pose les fondements d’une culture multiple : une culture des récits, car on a besoin de contre-fictions qui réenchantent l’avenir, une culture de la joie, pour galvaniser l’action militante, une culture du débat, car il faut se disputer pour combattre les idées intolérantes, une culture des convergences, car les luttes antiracistes ne seront victorieuses que si elles s’unissent, et enfin une culture féministe, meilleur prisme pour contrer les politiques réactionnaires.
Un propos puissant et salutaire, nourri de ses expériences militantes, de réflexions théoriques, historiques et contemporaines, et d’analyses d’oeuvres issues de l’avant-garde comme de la pop culture.
Un véritable antidote contre le désespoir ambiant, pour un monde plus juste.
471 k abonnés - 13k+ - 182 903 vues - 1 275 commentaires
Le Café Rhétorique, c'est mon rendez-vous Twitch du matin ! Tous les lundi, mercredi et vendredi à 09h00 sur / clemovitch !
Programme :
00:00 : Intro et contexte
02:33 : Analyse
09:26 : les réactions
Musique utilisées :
Bynn the Breaker - Bastion
Depression Shop - The Binding of Isaac Antibirth
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grande cause nationale des deux quinquennats de Macron !
Publié : 5 décembre 2025 à 10 h 30 min
Catégories: Féminisme / Genre/ Rapports sociaux de sexe
La violence patriarcale est répandue dans le monde, mais elle ne l’est pas de manière uniforme. Dans cet entretien réalisé par l’agence kurde ANF, Münevver Azizoğlu-Bazan analyse ses causes à l’échelle mondiale, critique les féminismes eurocentrés et aborde les questions de résistance, de solidarité et d’alliances transnationales.
La violence à l’égard des femmes est l’une des violations des droits humains les plus persistantes et pourtant les plus méconnues au monde. Pour Münevver Azizoğlu-Bazan, chercheuse en sciences sociales et de l’éducation qui étudie depuis plusieurs années les structures des femmes kurdes au sein de la diaspora allemande, une chose est claire : la violence sexiste n’est pas un phénomène culturel limité à certaines régions, mais bien l’expression de rapports de pouvoir à l’échelle mondiale. Dans cet entretien, elle aborde les causes structurelles de la violence patriarcale, les angles morts du féminisme occidental et les pratiques de résistance des mouvements de femmes dans les pays du Sud.
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4 abonnés - 9+ - 512 vues LA ROCHEFOUCAULD
Court métrage contre les violences sexistes et sexuelles
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Connu / MPP Angoulême
Connu / https://mastodon.top/@DionyZack@piaille.fr/115476412010097434
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DionyZack 🍉✊🏽♀️🇳🇨 @DionyZack@piaille.fr
🕸️ Glané sur le net 🕸️
Une féministe, anarchiste et poète vivant en Ukraine adresse un message personnel et politique à la dirigeante de Your Party, invitant à réfléchir à ce que pourraient être l'antifascisme contemporain et de véritables stratégies de solidarité avec les opprimés. Dans cette puissante et émouvante (…)
-- Russie & Europe orientale,
01 nov. 2025, 21:50 · 1boost · 0favori
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Alternatives –Education populaire
Quelle place pour les hommes dans la lutte féministe ? Comment changer, concrètement, et se détacher des schémas patriarcaux dans le couple et dans sa vie ? Dans un ouvrage destiné aux autres hommes, Quentin Delval esquisse des solutions. Entretien.
par Emma Bougerol, Ivan du Roy
10 juin 2025 à 09h30, modifié à 16h42 Temps de lecture : 16 min.
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Ivan du Roy, journaliste, co-fondateur et co-rédacteur en chef de Basta!.
Emma Bougerol, Journaliste, basée en région parisienne. Habituée de la rubrique « société », j’écris surtout sur les droits des femmes et des personnes LGBTQI+, l’ubérisation du monde du travail et l’impact du numérique sur notre société. Je garde aussi un œil à l’étranger, pour raconter l’actualité internationale au-delà des dépêches.
Connu / TG le 15/08/25 à 11:14
Comment mieux faire l’amour ?
Publié Il y a 3 semaines • 5,2K vues
Un quart des Français et françaises initié·es sexuellement n’ont pas eu de rapport sexuel au cours des 12 derniers mois, c’est 15 points de plus qu’en 2006 , et ils ne sont plus que 43% à avoir en moyenne un rapport sexuel par semaine, contre 58 % en 2009. De plus, près d’une personne sur deux en France est insatisfaite de sa vie sexuelle.
Alors que se passe t-il ? Selon la sexologue Margaux Terrou, les causes sont multiples, et les solutions pour pouvoir profiter pleinement de sa vie sexuelle si on le souhaite sont très nombreuses.
Dans son livre d’analyse et de conseils intitulé, La Malbaise, elle raconte les origines de certains malaises : les violences faites aux femmes mais aussi la culture patriarcale qui fait peser une pression énorme sur les femmes et sur les hommes. Son ouvrage parle de l’hétérosexualité, et analyse les raisons des nombreux échecs, mais surtout, des incompréhensions. Elle invite à comprendre les grandes dynamiques qui traversent notre société pour mieux saisir ce qui se joue derrière les portes fermées, et faire en sorte que toutes celles et ceux qui le désirent puissent avoir une vie sexuelle épanouie.
Non, le sexe n’est pas nécessairement spontané, il n’a pas pour vocation de tourner autour de la pénétration, ce n’est pas non plus un espace à part, les vies que nous menons à côté ont des conséquences immenses sur notre vie sexuelle. Non, nos fantasmes ne sont pas innés, ils sont eux aussi très politiques, façonnés par des imaginaires patriarcaux et invasifs. Et non, nous ne sommes pas condamnés à nous limiter à cette sexualité.
Alors aujourd’hui, dans cette émission pour Blast, on essaie de répondre à cette question parfois considérée comme frivole ou triviale, et pourtant éminemment structurante pour notre société : comment mieux faire l’amour, dans le couple hétérosexuel ?
Journaliste : Salomé Saqué
#sexualité #féminisme #hétérosexualité
Visibilité Publique
CatégorieInconnu LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes
Durée 58min 14sec - 3 Commentaires
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augm de la masturbation, indépendance sexuelle, connectées à leur propre corps ... /plaisir ... sexisme ... des objets ... désir ... pornographie généralisée est contre l'industrie pornographique ... banalisation des atteintes à la dignité humaine ... Olivia Gazalé ... ya plusieurs désirs ... le consentement ... éduquées à se voir que comme un corps ... il n'y a que 6% des femmes qui prennent du plaisir avec la pénétration ... l'orgasme prostatique des hommes ... Diane Desware? ... meilleure répartition des tâches ménagères améliore le sexe ... transformer la routine ... le temps ... se désirer soi-même pour désirer l'autre ... bien avec soi, bien dans son corps, se sentir vivant, prendre soin de soi ... les riches font plus l'amour ... dans le quotidien ... explorer pour se connaître ... /hommes sortir du culte de la performance ... rendre le consentement sexy ... nommer les choses
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le couple repose sur Partage, Admiration, Confiance, Communication, Sexualité
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la sexualité est la prolongation du discours ... le désir se nourrit de l'admiration, communication ... prendre son plaisir et penser à celui de l'autre.
Notre constat
« Ils attendent la fin du monde, nous préparons le début de l’humanité. »
Nous traversons une crise écologique, économique et humaine.
Chaque jour nous tuons ce qu’il nous reste de biodiversité, pour un capital de plus en plus fragile, dans un contexte de perte de sens pour les humains engendrant burn-out et dépressions.
Toutes les tranches socioculturelles sont touchées.
Lentement mais sûrement, notre système consumériste nous pousse vers la fin de notre civilisation.
Nous avons donc besoin que notre modèle sociétal change de façon rapide et radicale.
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Notre système basé sur la domination du vivant, nous pousse à tout détruire.
Nous nous comportons comme si nous étions la seule espèce à mériter des droits.
Et si ce besoin d’être au centre de l’attention et de s’accaparer toutes les ressources était la résultante d’une incapacité à exprimer autrement tout le mal être qui réside en nous.
Sortir les maux nous permet de guérir et d’adopter de nouveaux comportements.
Réseau cercles de femmes
« Il n’y aura pas de monde en paix, sans des êtres apaisés. » Lunité
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La sororité
« Dans une société qui maltraite les femmes, nous aimer est un acte révolutionnaire » – Lunité
Qui peut nous sortir du machisme et de l’inégalité ? Nous !
Lunité est la première sororité française, elle œuvre à impulser des changements de valeurs sociétales en réunissant, à un niveau local et national, celles qui veulent se guérir et agir en faveur de la régénération du vivant.
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La femme de Vitruve, notre symbole
Nous avons repris le message initial de Léonard De Vinci : l’humain est une création « divine » qui, comme tout ce que crée la nature, est façonné avec des dimensions parfaitement équilibrées.
Son message galvaudé, cet homme est devenu le symbole de la suprématie de l’Homme.
Cette Femme de Vitruve est donc une invitation à créer un modèle où l’humain, s’inspire des éco-systèmes et vit dans une société collaborative, où chaque espèce a une place honorable et respectée, le tout dans une beauté éblouissante.
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Le symbole de tout le chemin spirituel parcouru pour incarner ce nouveau monde auquel on aspire.
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3 piliers
- écologie
- Spiritualité
- Féminisme
Les trois ensemble
- La spiritualité rappelle à l’écologie qu’on ne changera pas la société sans changer l’Humain.
- Le féminisme rappelle à l’écologie que les rapports de dominations sont responsables des destructions.
- L’écologie rappelle à la spiritualité qu’il faut mettre le JE au service du NOUS.
- La spiritualité rappelle au féminisme que l’homme et la femme ne sont pas plus complémentaires qu’égaux et qu’il va falloir faire ensemble pour survivre.
Actions
Transmission
Quand les femmes changent, la société change.
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Création du réseau
Telles des pollinisatrices, notre intention est de créer un réseau en permettant aux femmes de tisser du lien entre elles.
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Évènements
- chaque été le Sist’earth, un rassemblement de 50 femmes dans la nature pendant 3 jours afin de tisser du lien, se faire découvrir nos pratiques, recharger nos batteries avant la rentrée et expérimenter l’aventure de la vie sauvage ensemble.
- Les femmes du réseau, les éclaireuses, impulsent également sur leurs territoires des cercles de femmes, de parentalité etc.
... - Défense de nos droits
Nous sommes engagées autour des enjeux de soin au vivant : écologie, féminisme, droits pour l’accouchement et l’école à la maison, paysannerie, autonomie alimentaire, soin de la terre, coopération et soin relationnel dans les collectifs etc
Les bienfaitrices de Lunité
– Maisonmonochrome qui a fait le logo et la charte graphique
– Les femmes qui ont fait/font partie du coeur et porte Lunité : Julie, Coralyse, Myriam, Marina, Emi, Caroline, Ninon, Judith, Marine. Si tu veux rejoindre le coeur écris nous pour nous rejoindre
– Marie qui réalise le podcast
– Femme Dawa qui a crée la musique du podcast
– La https://desobeissancefertile.com/ pour accueillir le Sist’Earth
– Ninon Cornuau pour la réalisation du site
– Les femmes soutiennent Lunité : Yael Catherinet et Caroline Nagel
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Mentions légales
Éditrices du site : Lunité
Responsables éditorial : les membres du collectif Lunité.
Réalisation : Ninon Cornuau
Email : contact.lunite@gmail.com
Hébergeur Infomaniak
1227 Genève, Suisse
Ndlr :
- leur constat rejoint la MdU
- / "une société collaborative" je préfère "coopérative"
Entretien — Idées - Mis à jour le 16 juillet 2025 à 09h00 - Durée de lecture : 7 minutes
Photo Anna Tsing, anthropologue étasunienne, professeure à l'université de Californie, à Santa Cruz. - © Cha Gonzalez / Reporterre
L’ouvrage « Notre nouvelle nature » propose un guide pour comprendre, à l’échelle microlocale, les ravages de l’Anthropocène. Ce que l’anthropologue Anna Tsing, que nous avons rencontrée, appelle les « écologies férales ».
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nous plonge dans les recoins inexplorés des désastres écologiques
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codirige depuis 2020 un projet de recherche collective nommé le Feral Atlas.
Cette cartographie interactive explore les petites et grandes histoires des perturbations écologiques
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guide Notre nouvelle nature qu’elle signe avec trois coautrices, Jennifer Deger, Alder Keleman Saxena et Feifei Zhou.
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les écologies « férales ». Habituellement, le terme se réfère plutôt à des animaux domestiques qui seraient retournés à l’état sauvage. De notre côté, nous l’avons étendu et réinventé de manière à désigner des phénomènes naturels provoqués par les grands projets industriels, mais qui ont totalement échappé au contrôle humain.
Notre atlas, dont est tiré ce guide, propose d’explorer dans le détail ces effets féraux afin de rendre compte autrement de la nature terrestre. Un exemple est celui de la maladie de la « mort subite du chêne », qui a fait d’immenses ravages dans les forêts de Californie et d’Oregon dans les années 1990 et 2000. Elle est causée par un agent pathogène, la phytophthora, [un genre de champignons] qui s’attaque spécifiquement aux arbres. Les pathologistes forestiers ont été capables de retrouver que cette maladie avait été importée par le transport industriel de pépinières de plantes infectées qui ont été envoyées par camions tout le long de la côte ouest des États-Unis.
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L’ouvrage est présenté comme un « guide de terrain » pour analyser l’Anthropocène depuis ses « patchs » (« patchy Anthropocene », en anglais). Un concept au cœur de votre approche
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Nous avons emprunté ce terme à l’écologie de paysage. Il désigne un lieu de dynamiques homogènes parmi toutes celles qui composent un paysage. Il n’y a pas vraiment de définition du patch, puisqu’il dépend de ce que vous recherchez et de ce que vous souhaitez regarder. Si vous vous intéressez à un champignon, le patch sera là où il pousse. Il s’agit plutôt d’une unité d’action, le fait de regarder quelque chose qui se passe à un endroit précis, à un moment particulier. Cela implique un art d’observer en prêtant attention au granulaire, au particulier, à travers différentes échelles de temps et d’espaces.
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Ils forment une mosaïque permettant de voir les multiples dynamiques de perturbations qui sont à l’œuvre — comme les extinctions, les toxicités, les radiations et les maladies — et de ne pas se limiter à de grandes modélisations planétaires abstraites.
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nous nous intéressons à l’emprise des infrastructures humaines sur les cinq derniers siècles, c’est-à-dire à partir de la colonisation européenne, et non pas de la Révolution industrielle. Puisque c’est à ce moment-là que les destructions et les bouleversements d’ampleur ont commencé, avec l’asservissement des peuples et de leurs terres. Nous le montrons dans le livre à travers l’exemple des plantations.
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nous accueillons différents types de savoirs, d’observateurs et de témoignages, émanant d’autres cultures et expériences locales
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caractéristique des approches féministes en sciences. Ce sont des démarches plurielles, qui partent du terrain en engageant un travail à la fois social et culturel avec les personnes et les milieux concernés, plutôt que d’appliquer une méthode unique.
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il est impossible d’étudier les êtres humains comme s’ils vivaient de manière séparée des non-humains, et inversement. On le voit avec l’alimentation, les terres ou… les maladies. D’où viennent-elles ? L’un des projets que nous avons intégré à l’atlas est celui de l’anthropologue Paulla Ebron, qui s’est intéressée aux espèces présentes à bord des navires négriers.
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C’est là qu’est née une nouvelle souche de moustiques, dont la lignée est encore aujourd’hui responsable de la dengue, de zika et de la fièvre jaune. Les patchs de l’Anthropocène aident justement à visibiliser les croisements entre injustices sociales et les catastrophes environnementales.
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L’histoire naturelle n’est pas quelque chose de révolu, avec des espèces figées qui se reproduisent de façon linéaire. Toutes ne cessent d’évoluer au cours du temps, et cette évolution est en partie due aux activités humaines. Nous devons considérer les non-humains comme des acteurs à part entière de notre histoire
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apprendre à faire attention à cette nouvelle nature qui est partout autour de nous, avec ses facettes les plus incroyables, comme les plus abominables.
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Comment la prise en considération de cette nouvelle nature peut-elle nous aider à forger de nouvelles formes de résistances face au capitalisme ?
En aidant à construire des coalitions de toutes sortes, entre communautés humaines et non humaines, et pas juste un seul grand mouvement. Cette analyse de terrain par les patchs est aussi un outil permettant de voir plus précisément où nous pouvons travailler les uns avec les autres, qui sont nos alliés et comment agir face à toutes ces agressions simultanées. Elles invitent à une politique par la coalition, plutôt que par l’héroïsme.
Entretien — Europe
« Une écologie populaire, décoloniale, féministe… peut renverser la table » - 27 juin 2025 à 09h38
Mis à jour le 27 juin 2025 à 14h53 / Par Alexandre-Reza Kokabi
Durée de lecture : 11 minutes
Europe Écologies populaires Féminisme
Difficile d’être une eurodéputée féministe et antiraciste dans un Parlement européen qui se droitise inexorablement. Depuis un an, Mélissa Camara y défend sans relâche une écologie ancrée dans les luttes.
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Qu’est-ce qui vous donne, en ce moment, de l’espoir ?
Ma fille, d’abord. Louison. Elle a 3 ans. Je veux qu’elle grandisse dans une société où sa famille est protégée, avec ses deux mamans. Je veux qu’elle soit libre, sur une planète encore vivable.
Et puis, il y a les gens. Les visages, les résistances, les solidarités. À Istanbul, un militant LGBT m’a dit : « La résistance, c’est une forme de thérapie. » Et c’est vrai. Même dans la nuit la plus noire, il y a toujours des petites lumières qui brillent. Ce sont elles qui me font tenir.
Notes
[1] En droit européen, un rapporteur fictif (ou « shadow rapporteur » en anglais) est un député européen qui, pour un groupe politique autre que celui du rapporteur principal, suit de près les travaux sur un rapport en commission parlementaire, et participe aux négociations en vue de parvenir à un compromis.
[2] On parle désormais de collèges en REP (réseau d’éducation prioritaire).