L'économiste Gabriel Zucman en 2024 ©AFP - Joël Saget
Au menu ce samedi : un débat sur les finances publiques, un crochet par Londres, une questions sur l'amour au travail et un focus sur les ultra-riches. Reportage sur les vies et stratégies des fameux 0,01% et entretien avec Gabriel Zucman, l'économiste qui veut les soumettre à un impôt plancher.
Avec
- Gabriel Zucman, directeur de l’Observatoire européen de la fiscalité, professeur à l’Ecole d’Economie de Paris
L'entretien
Ce jeudi, la "taxe Zucman" sur le patrimoine des "ultra-riches" sera examinée et débattue au Sénat après avoir été adoptée par les députés en février. Son principe : un impôt plancher de 2% sur le patrimoine des "ultra-riches", inspirée par les travaux de l'économiste Gabriel Zucman. Interrogé à ce sujet il y a deux semaines à la télévision, Emmanuel Macron estime que cette taxe n'a de sens que "si elle est mondiale", craignant un mouvement massif d'exil fiscal en réponse à une potentielle imposition de la fortune en France.
Faut-il imposer aux "ultra-riches" un impôt plancher sur leur patrimoine ? La taxe Zucman est-elle une nécessité ou une illusion ? Pour en parler ce samedi, Gabriel Zucman, professeur d'économie à l'Ecole d'économie de Paris et directeur de L'Observatoire européen de la fiscalité, est l'invité d'Alexandra Bensaid.
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La Commission européenne a annoncé mercredi mettre en suspens la procédure pour déficit excessif qui visait la France. Alors que François Bayrou doit toujours trouver 40 milliards d'euros d'économies pour le budget 2026 d'ici à ses annonces du 14 juillet prochain, le gouvernement ne se prononce pas sur les pistes étudiées pour réduire la dette. TVA sociale, année blanche, quelles sont ces "multiples pistes" évoquées par la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet ?
Aux Etats-Unis, le projet de loi estampillé "One Big Beautiful Bill" ("grande et belle loi") de Donald Trump, qualifiée d'abomination par son ex-conseiller Elon Musk pourrait creuser encore plus le déficit américain.
Alors de l'Europe aux Etats-Unis, quelle est la détermination politique pour assainir les comptes publics ? Qui veut vraiment réduire la dette ? Eric Heyer, directeur du département Analyse et prévision de l’OFCE, et Béatrice Mathieu, grand reporter à L'Express, ouvrent le débat.
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Vies et stratégies des ultra-riches
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Pour intégrer le club des 0,01% des français les plus riches, il faut gagner au moins 70 879 € par mois après impôt selon les derniers chiffres publiés cette semaine par l'Observatoire des inégalités. Le rapport basé sur des données de l'OCDE fait le constat d'une France dans laquelle la "fracture sociale" se creuse avec des disparités de revenus et de patrimoine, de conditions de travail et de vie ou encore de réussite scolaire.
Que signifie être "ultra-riche" ? De qui parlons-nous exactement et quel est le mode de vie de ces citoyens ultra-fortunés ? Yachts, conciergerie, parking blindé, cabinets de gestion…
Notre journaliste Léa Guedj commence son reportage dans une villa de la Côte d'Azur, région parmi les plus prisées des milliardaires de la planète.
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Thames Water, le plus grand distributeur d'eau du Royaume-Uni, approvisionne 16 millions de consommateurs à Londres et sur la vallée de la Tamise. L'entreprise privatisée en 1989, lestée aujourd'hui par une dette de 19 milliards d'euros, est en train de couler et n'intéresse plus le fonds d'investissement américain KKR qui devait y investir plus de 4 milliards et demi d'euros.
Alors que le contrôle des deux derniers hauts-fourneaux de l'aciériste British Steel a été rendu au gouvernement anglais par une loi adoptée d'urgence au Parlement le 12 avril dernier, la perspective de renationalisation de Thames Water serait-elle également d'actualité ? Explications depuis Londres avec notre correspondante Laura Kalmus.
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Un couple de collègues s’écharpe au travail et met une mauvaise ambiance. Puis-je demander à mon patron d’intervenir ?
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Cette semaine, Colette a écrit à Sandrine Foulon parce qu'un couple de collègues se dispute tous les jours dans l'open space au bureau et elle n'en peut plus !
L'employeur a-t-il le droit de se mêler de la vie privée de ses salariés et de leur demander d'arrêter ?
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Un couple de collègues s’écharpe au travail et met une mauvaise ambiance. Puis-je demander à mon patron d’intervenir ? - Cette semaine, Colette a écrit à Sandrine Foulon parce qu'un couple de collègues se dispute tous les jours dans l'open space au bureau et elle n'en peut plus ! L'employeur a-t-il le droit de se mêler de la vie privée de ses salariés et de leur demander d'arrêter ?
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Clés Économie Info
Un quart des entreprises utilise désormais l'intelligence artificielle pour automatiser des processus, un chiffre en augmentation constante. ©AFP - Ricardo Milani
A la maison, à l'école, dans la sphère professionnelle : l'intelligence artificielle est devenue, pour nombre de d'entre nous, un partenaire du quotidien. Avec quelles conséquences ?
En 2013, "Her" -le film de Spike Jonze- affichait sur grand écran les tribulations d'un humain amoureux d'une intelligence artificielle, qui face à ses doutes, lui répondait: "vous vous habituerez".
Peut-être sommes nous en train de nous habituer plus tôt que prévu. Ce futur qu'on imaginait lointain s'est installé dans nos vies. Avec, partout, des circuits imprimés, des caméras qui permettent de voir, des micros pour entendre et des haut-parleurs pour calquer les interactions sur le comportement humain.
C'est notre rapport aux machines que ce numéro d'Interception explore et interroge. Avec des métiers qui disparaissent, des adolescents qui demandent à Chat GPT de faire les devoirs à leur place et à Perplexity ou Gemini des conseils pour gérer leurs relations amicales ou leurs déboires amoureux.
Il y a aussi ces éleveurs, qui gèrent leur exploitation laitière comme un jeu vidéo grandeur nature, avec des animaux suivis, contrôlés, surveillés par des algorithmes. Au total un quart des entreprises françaises utilisent désormais d'intelligence artificielle. Nous sommes près d'un tiers de la population à interagir de manière régulière voire quotidienne avec une IA.
C'est à Cagnes-sur-Mer que commence ce reportage, dans la voiture de Patricia, 37 ans, guidée -pour faire ses courses- par son smartphone.
L'IA dans nos vies, un reportage de Lorélie Carrive
Prise de son: Nicolas Matthias
Réalisation: Guillaume Girault
Attachée de Production: Martine Meyssonnier
Mixage: Jason Taouss
Clés : Info Société
L'historien Pierre Rosanvallon et la présidente du comité de gouvernance de la convention citoyenne sur la fin de vie, Claire Thoury sont sur Inter ce dimanche. ©AFP - Joël Saget / Claire Thoury
vidéo
8h20 - Baddou - L'hour
Provenant du podcast L'invité de 8h20
Le forum "Reprendre le pouvoir sur nos vies" aura lieu les 13 et 14 juin à Nantes, avec l'historien et sociologue Pierre Rosanvallon, et Claire Thoury. Elle a présidé le comité de gouvernance de la convention citoyenne sur la fin de vie.
Claire Thoury est présidente du Mouvement associatif, elle a présidé le comité de gouvernance de la convention citoyenne sur la fin de vie et elle est membre du Pacte du Pouvoir de Vivre.
Pierre Rosanvallon est historien et sociologue, et directeur d’études de l’EHESS en histoire et philosophie du politique.
Tr.: ... faire vivre une démocratie civile, ce que vivent les gens ... faire vivre l'oeil du peuple ... rassembler des citoyens tirés au sort ... on a du mal avec les désaccords ... peur du conflit ... se mettre à la place de l'autre ... créer des espace de désaccord ... le pb, ne pas tenir ses engagements ... /référendum trancher sur question claire ... on avance quand on s'interroge en commun ... vote préférendaire ou préférendum, manifester la diversité des opinions, de la vie réelle ... cahiers de doléance ... les fr ont pris la parole, écoute, dignité ... donner de l'importance aux gens ... reprendre le pouvoir sur nos vies ...
Ehud Olmert ©AFP - BERND VON JUTRCZENKA / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Ehud Olmert, ancien Premier ministre d'Israël de 2006 à 2009, était l'invité de Sonia Devillers ce mardi. Il dénonce la politique de Benyamin Nétanyahou, qui mène selon lui une "guerre à des fins personnelles" à Gaza, "et ça c'est un crime".
La guerre menée par Israël dans la bande de Gaza n'est "pas légitime et c'est un crime", dénonce ce mardi sur France Inter l'ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert. "Quand la guerre a commencé, c'était la guerre la plus juste et la plus compréhensible, il n'y avait pas d'autre façon de réagir aux meurtres menés par le Hamas", explique-t-il. "Mais depuis mars 2025, cette guerre n'est pas acceptable, pas légitime", poursuit-il, car "l'État d'Israël n'a pas respecté l'accord qui aurait pu permettre la libération d'autres otages". "En Israël, il y a presque un consensus pour dire que Nétanyahou mène cette guerre à des fins personnelles et ça c'est un crime", insiste-t-il. "Quand on mène une guerre de cette sorte, c'est une guerre pas légitime et c'est un crime."
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Ces derniers jours, il a déclaré dans la presse qu'Israël commettait "des crimes de guerre". "Ça ne m'a pas rendu très populaire. Des gens ont été très fâchés mais il y en a autant qui m'ont remercié et encouragé", dit-il. Ehud Olmert utilise également le terme de "crimes de guerre" pour qualifier les agressions commises par certains colons israéliens en Cisjordanie. "Il y a une partie des colons qui font des choses vraiment inacceptables aux Palestiniens en Cisjordanie, ils brûlent leurs maisons, leurs champs, ce sont des crimes de guerre, qui sont faits sous le nez de la police et de l'armée israéliennes", dénonce-t-il.
Il réfute en revanche le terme de génocide, qu'il considère comme "pas justifié, pas valable, pas juste", "Il n'y a pas de politique de génocide", insiste-t-il.
L'ancien Premier ministre israélien milite depuis toujours pour la reconnaissance d'un État palestinien, "deux pays, l'État d'Israël et un État palestinien, sur la base des frontières de 1967", confirme-t-il. Il attend que l'administration Trump se mobilise pleinement pour mettre fin à cette guerre. "Je vais me réjouir si Trump invite Nétanyahou à la Maison-Blanche et qu'il dise dans le bureau ovale, devant les caméras, et qu'il va dire comme ça : 'Bibi, ça suffit, c'est fini, c'est fini, c'est la fin.'"
Blue Economy and Finance Forum - BEFF
Un forum international qui s’est tenu samedi et dimanche derniers à Monaco, réunissant des entrepreneurs engagés dans des activités durables liées à l’océan, et des acteurs financiers avec pour objectif de donner une impulsion nouvelle à l'économie bleue, Pascal Lamy co-président du forum...
"L'idée était d'intéresser bien davantage le secteur bancaire, le secteur des assurances. Donc il y a aujourd'hui de la finance privée qui a intérêt à investir dans l'économie bleue, évidemment, ceci étant fait de manière soutenable. Et la conclusion de tirer des acteurs, que ce soit des acteurs privés ou des acteurs des banques publiques ou des organisations internationales de financement de l'océan, c'est que ça marche. Et donc il suffit de faire davantage et de convaincre davantage le secteur privé dans le monde. C'est une manière intelligente d'associer une rentabilité économique à une production de biens et de services dans l'énergie, dans les biotechnologies, dans la décarbonation aussi, contribuant à la régénération dont nous savons que si on ne fait pas ça, on détruit un peu davantage tous le jours le milieu océanique et maritime." Pascal Lamy
site : beff2025monaco.org
Malgré la gravité des enjeux écologiques, peu d’articles des grands médias sont consacrés à l'écologie ou au climat, et quand ils le sont, les sujets contiennent souvent des informations biaisées ou erronées….
Avec
- Eva Morel, secrétaire générale de l'association Quota Climat
- Thomas Huchon, journaliste, auteur, réalisateur, spécialiste du web, des infox et des théories complotistes
Invisibilisation des enjeux, allégations fausses ou trompeuses, polarisation du débat… Sur les sujets écologiques et climatiques, la désinformation a plusieurs facettes.
Parmi les thématiques les plus exposées: l'énergie, la mobilité, et tout ce qui touche de façon indirecte à un changement des modes de vie…
Dans un monde où l’information circule plus rapidement que jamais, la diffusion intentionnelle de fausses informations relatives au changement climatique et à l'écologie retarde l’action et menace nos démocraties.
Comment en est-on arrivés là ? D’où nait la désinformation et comment se propage-t-elle ?
On décrypte la mécanique de la désinformation écologique et climatique avec nos invités, Eva Morel co-fondatrice et secrétaire générale de QuotaClimat et Thomas Huchon journaliste, auteur, réalisateur, spécialiste du web, des infox et des théories complotistes, auteur de Résister aux fake news. Comment faire face aux théories du complot les plus courantes ? éditions First
Invités :
- Estérelle Payany, journaliste culinaire (Télérama sortir, Régal) et autrice de nombreux livres dont l’Encyclopédie de la cuisine végétarienne (Flammarion, 2015) ou, plus récemment, La cuisine végétarienne (Flammarion, 2025).
- Dr. Jérôme Bernard-Pellet, médecin nutritionniste, il est le co-fondateur de l’APSARes (Association de Professionnels de Santé pour une Alimentation Responsable) dont l’un des buts est de promouvoir la santé de ses concitoyens par une meilleure nutrition.
- Angèle Ferreux-Maeght, naturopathe, cheffe. Elle est l’autrice de Ma cuisine végétarienne (Marabout, 2024).
Le réalisateur Thomas Lafarge a suivi pendant de longues semaines Arnaud Svrcek, maire de Courmelles, petite commune des Hauts-de-France. Un maire qui s'oppose à l'implantation d'une multinationale. Un documentaire très réussi à voir sur France 3
Il est grand, a des épaules carrées, des mains robustes, et la voix qui porte fort. Arnaud Svrcek cultive des pommes de terre depuis des années dans sa campagne natale.
Quand il n’est pas dans son champ, il est à la mairie de Courmelles, un village de 1830 habitants.
Arnaud Svrcek est monsieur le maire. Et monsieur le maire est très en colère depuis qu’il a appris la prochaine installation à Courmelles de l’usine Rockwool, une multinationale spécialisée dans la laine de roche.
Il faut l'entendre lors d'une première manifestation auprès d’un millier de personnes : "On a commencé, on était un petit groupe, une petite section, une petite compagnie. Aujourd'hui, on est un bataillon. Demain, on sera une armée. Rien n'est fini. Aussi bien au niveau juridique qu'au niveau de la rue. C'est la conjugaison des deux qui va faire qu'on va gagner. Il y a une chose qu'il ne faut pas perdre de vue. Moi, en tant qu'élu, je ne suis pas là pour décider pour les habitants de mon village, je suis là pour porter haut et fort leurs attentes et leurs souhaits".
Menace de pollution
Si Arnaud Svreck s'oppose à l'implantation de cette usine, c'est pour une raison principale. Il redoute les effets des particules et des produits rejetés dans l’air, des substances toxiques et cancérogènes.
Il n’est pas le seul à s’inquiéter et à protester contre cette implantation. Les résultats de la consultation citoyenne qu’il a organisée sont clairs : 96,6% des habitants ne veulent pas de Rockwool.
Une bataille juridique s’engage alors pour tenter de faire annuler le permis de construire accordée par la préfecture.
Un combat long, épuisant, complexe, qui fait monter en pression le maire : "C'est un combat à mort. Faut qu'il y en ait un qui a la peau de l'autre. Ils sont partis pour avoir la nôtre, mais on va la vendre chère. Ca va résonner. On va faire du bruit. Ils arrivent ici, ils dictent leur loi... Mais ils ont rien compris au truc. Moi, je vais aller au bout. On va leur montrer que dans l'Aine, c'est une terre de résistance, une terre de bataille, et que le chemin des Dames, on va le déplacer de 30km et puis on va le mettre là. On va en prendre plein la gueule mais on va en donner. Parce qu'on va pas se laisser faire comme ça"...
Derrière la voix d'Arnaud Svrcek, c'est une musique de western qui se fait entendre. Parce que cette histoire tourne au western.
Après une première défaite juridique - cinq procédures sont en cours au moment du tournage du documentaire - le maire envisage sérieusement des actions plus violentes.
Il ne le fera pas, mais au fil des mois, on mesure son abattement.
Démocratie locale
Il ne lui a pas échappé que cette usine est la promesse de 120 emplois Une broutille dans une région qui souffre de la désindustrialisation depuis des années. Arnaud Srcek affirme : "je doute sur le fait de gagner cette bataille, mais pas sur la légitimité de mon combat. J'ai compris. C'est pas parce qu'on est contre l'implantation d'une usine polluante qu'on est contre le travail. Ou qu'on est contre la réindustrialisation. On veut des emplois respirables. C'est quand même pas sorcier".
Le documentaire réalisé par Thomas Lafarge est très réussi. Il parvient à filmer Arnaud Svrcek dans toute sa complexité, capte ses contrariétés, ses espoirs, son attachement à sa terre, ses relations avec ses proches…
Thomas Lafarge raconte aussi la démocratie à l’échelle locale, les batailles entre puissants et citoyens qui s’inquiètent pour l’avenir de leur famille.
Quel camp sort vainqueur de ce combat ? Début de réponse à la fin du documentaire auquel la direction de Rockwool a refusé de participer.
Le documentaire « Le maire contre la multinationale » est diffusé ce soir à 22.45 sur France 3 et sera disponible sur la plateforme France.tv
La conférence des Nations Unies sur les Océans s’ouvre ce matin, et Raphaël s'intéresse à l’énergie que peuvent produire les vagues…
Les technologies sont encore au stade de développement mais l’énergie houlomotrice a un potentiel très important :
Rien qu’en France Métropolitaine, on pourrait produire grâce aux vagues plus de 40 TWh d’électricité par an, c’est près de 10% de notre consommation annuelle d’électricité…
Comment ça marche ?
Les premiers sont dits «oscillant» car ils ondulent avec le mouvement des vagues, un peu comme un serpent de mer :
Il faut imaginer une chaine de flotteurs, qui contiennent chacun un fluide hydraulique et une turbine. Sous l’effet des vagues, le fluide va activer la turbine et générer de l’électricité…
Le 2eme principe est celui d’une colonne que l’on place sur le littoral ou que l’on fait flotter :
Sa base est ouverte afin que l’eau puisse rentrer, quand l’eau des vagues y pénètre, elle agit comme un piston : elle pousse l’air présent dans la colonne, qui fait alors tourner une turbine et produit du courant ;
Il y a enfin les procédés dits « à déferlement » car on laisse la vague se casse et l’eau monter sur un plan incliné :
Quand l’eau arrive en haut, elle chute alors dans des turbines situées en contrebas, et génère de l’électricité.
Des projets encore en développement...
Il y a des dizaines en Europe, mais ils sont encore en phase de développement car il reste encore des verrous à lever :
Les principaux freins sont techniques, notamment la capacité des systèmes à résister aux tempêtes de plus en plus fréquentes et intenses,
Et ils sont également économiques, car ces technologies coutent chères et ne sont pas encore compétitives aujourd’hui…
... mais prometteurs
Mais certains projets sont prometteurs, comme celui de l’entreprise française SEATURNS qui a testé un prototype de flotteur d’environ 4 mètres dans la rade de Brest pendant plus d’un an.
Ces essais ont été concluants, notamment sur la robustesse du flotteur qui s’est très bien comporté pendant la tempête Ciaran en novembre 2023, la pire que la Bretagne ait connu ces 35 dernières années…
La prochaine étape est de tester cet été un flotteur à taille réelle (4 fois plus gros), et de mettre en service des fermes pilotes d’ici 2030 : ces fermes seront composées de lignes de 10 flotteurs arrimés en pleine mer, chacune pourra fournir l’électricité nécessaire à une centaine de logements.
Clés : Environnement Économie Écologie Entreprises – Marchés Énergies – Ressources Énergies renouvelables Mers et océans
Tr.: ... INTERGRAPH ... peine pas dissuasive ...
Bienvenue sur l'instance Peertube de Monsieur Bidouille !
Durée 21:33 • 101 vues
Pour voir l’interview en entier : https://youtu.be/mIedSAQCAGc
✍🏻 Bluesky : https://bsky.app/profile/monsieurbidouille.fr
SOURCES :
Rapport du Resource Panel de l’ONU : https://www.resourcepanel.org/sites/default/files/documents/document/media/gro24_spm_1mar_final_for_web.pdf
François Grosse : https://lapenseeecologique.com/une-strategie-quasi-circulaire-un-modele-deconomie-circulaire-des-matieres-premieres-non-renouvelables/
Recycling of Critical Minerals – IEA : https://www.iea.org/reports/recycling-of-critical-minerals
Le CEREGE : https://www.cerege.fr/fr/
l’IRD : https://www.ird.fr/
#recyclage #science #métaux
Visibilité Publique
Publié originellement 03/06/2025
CatégorieInconnu
LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
LangueFrançais
Étiquettes
Ndlr : reste pro-nucléaire :-(
dommage car le reste est intéressant. Valoriser ACT
Communiqué de Nous sommes toutes des malfaiteurs ! du 6 juin 2025
...
Zéro charge retenue, zéro coupable : relaxe générale pour les 3 derniers prévenus de cette « lamentable épopée judiciaire »
...
CE JUGEMENT EST UNE VICTOIRE COLLECTIVE
Jeudi 5 juin 2025, en début d’après-midi, nous avons en effet pris connaissance de notre jugement suite à ce second passage devant la Cour d’Appel de Nancy, le 24 avril dernier (après que la Cour de Cassation a annulé le premier jugement en appel) dans le cadre de l’affaire qui nous préoccupe depuis bien trop longtemps. Une fois n’est pas coutume, ce jugement est très clair : c’est une relaxe générale, pour l’ensemble des prévenus, sur l’ensemble des accusations qui pesaient encore sur elle et eux.
...
8 ANNÉES D’UNE PROCÉDURE POLITIQUE
...
Dans une étonnante coïncidence, c’est la veille de notre jugement, le 4 juin 2025, que la Cour des comptes a rendu un rapport sur le sujet : "Cette sécurisation représente une charge financière importante pour l’Andra, de l’ordre de 10 M€ / an depuis 2018, liés à la présence permanente sur place des gendarmes et à la location de bungalows ; auxquels pourrait s’ajouter un investissement supplémentaire de 11 M€ sur la période (2023 – 2028) pour améliorer les locaux d’accueil des gendarmes".
Et encore, doit-on ajouter que ceci ne prend pas en compte le million d’euros que l’instruction de notre affaire a coûté ? -> https://reporterre.net/L-Etat-a-depense-un-million-d-euros-contre-les-antinucleaires-de-Bure
...
libéré·es de ce poids indu ... nous allons lutter, de toutes nos forces, avec notre joie et notre créativité – avec notre colère aussi – contre ce monde de ruines et de contamination que prépare l’industrie nucléaire ... Rendez-vous est d’ores et déjà pris dès le 20 septembre pour réunir la lutte d’hier, d’aujourd’hui et de demain à Bure dans une large manifestation d’opposition au projet Cigéo >>https://manifbure.fr
Contact : noussommestousdesmalfaiteurs@riseup.net
...
Si des analyses sont en cours, grand nombre de chercheurs s’accordent déjà sur un point : la dégradation (liée au réchauffement de la planète) du pergélissol (qui est en fait le ciment des montagnes) entraîne le détachement d’énormes cubes de roches de la paroi. Malheureusement, cette fois-ci, les conséquences ont été dramatiques.
Bactéries miroir : la nouvelle menace mondiale ? ©Getty - Twenty47studio
Publié le mercredi 4 juin 2025 / La terre au carré
Un collectif de 38 scientifiques s’est inquiété dans la revue Science de la possibilité de voir apparaître des bactéries miroir, qui pourraient perturber les écosystèmes et la santé publique si elles se développent sans contrôle. Faut-il interdire toute recherche en ce sens ?
Avec
- Hervé Chneiweiss, neurologue, directeur de recherche au CNRS, président du comité d’éthique de l’Inserm, professeur de biologie au Collège de France, et directeur du laboratoire "Plasticité Gliale".
Les recherches en biologie synthétique ont ouvert des perspectives inédites sur la compréhension et la manipulation du vivant. Au sein de ce domaine, quelques chercheurs s’intéressent à la « biologie miroir », un sujet de recherche encore confidentiel .
Mais dans une étude récente, des scientifiques mettent en garde contre les dangers potentiels de cette recherche.
Leur sujet d’inquiétude : le développement de bactéries miroir. Contrairement à celles que l'on trouve dans la nature, ces bactéries miroir seraient constituées d’acides nucléiques orientés à gauche et de protéines orientées à droite.
A cause de leur chiralité inversée, ces bactéries pourraient potentiellement échapper aux défenses immunitaires des humains et des animaux.
Un collectif de trente-huit scientifiques a appelé à un débat mondial dans le journal « Science ». Parmi les signataires figurent des figures de renom comme les prix Nobel Greg Winter et Jack Szostak, ainsi que des spécialistes en immunologie, écologie, et bioéthique.
A l’appui d’un rapport de 300 pages, ils recommandent un moratoire immédiat sur leur développement.
Où en est-on réellement de ces recherches sur les bactéries miroir ? Faut-il réellement paniquer ?
Les 12 et 13 juin 2025, l'institut Pasteur accueillera la première conférence internationale consacrée à cette menace.
À écouter
Biologie et informatique
Chroniques littorales
4 min
Clés : Sciences et Savoirs Société Santé Sciences Hervé Chneiweiss
Les énergies dites renouvelables, dont le solaire et l'éolien, régulièrement ciblées par l'extrême droite sur son coût supposé. ©AFP - Bernard JAUBERT / ONLY FRANCE
"300 milliards d’euros !" : les mauvais comptes de l’extrême droite pour discréditer les énergies renouvelables
Publié le mercredi 4 juin 2025 / La terre au carré
Dans les dix dernières minutes de l'émission, Anne-Claire Poirier de Vert le média parle du coût des énergies renouvelables qui serait ruineux selon certains, ainsi que vos messages laissés sur le répondeur de l'émission.
Je ne sais pas si vous êtes au courant mais la France n’a plus trop de sous en ce moment !
Il paraîtrait qu’on a vécu au dessus de nos moyens trop longtemps et maintenant il faut trouver 40 milliards d’euros à économiser d’ici l’année prochaine !
Si je vous en (re)parle, c’est parce ça fait plusieurs semaines que des élus à droite et surtout à l’extrême droite affirment avoir trouvé LA source de dépense inutile et coûteuse dont on devrait se passer dès maintenant.
Cette source, ce sont les énergies renouvelables avec un chiffre choc à la clé : 300 milliards d’euros !
En gros leur message est le suivant : si on continue comme ça, on va ruiner la France en subventions aux éoliennes et au solaire.
Inversement, si on arrête maintenant, on récupère 300 milliards !
Et c’est vrai ça ?
Ben non hein… c’est pas la peine de faire durer le suspense plus longtemps : ce chiffre, il évidemment complètement faux…
Ou plutôt, il est inspiré de chiffres bien officiels, mais qui ont été volontairement mal interprétés. C’est le principe d’une fake news en fait.
Alors, qu’est ce qui va pas dans ces 300 milliards ?
Ben déjà c’est pas 300 milliards par an, comme le laissent entendre certains. C’est même pas non plus 300 milliards sur une période donnée. En fait c’est un amalgame entre 200 milliards d’euros d’ici à 2040 d’un côté et 100 milliards d’ici à 2060 de l’autre.
Je m’explique :
Les 200 milliards à 2040, c’est de l’argent que les gestionnaires de réseaux ont prévu d’investir dans leurs lignes électriques. Alors bien-sûr il y en aura un peu pour raccorder les fermes solaires et éoliennes mais 80 % de cette somme c’est tout simplement l’entretien, le renouvellement des lignes électriques qui vieillissent, c’est aussi le raccordement des nouveaux consommateurs, bref, c’est des dépenses qui doivent avoir lieu, énergies renouvelables ou pas.
Ensuite, il reste les 100 milliards d’euros à 2060 et ça c’est le coût maximum que pourrait coûter les subventions aux énergies renouvelables. Donc ça c’est effectivement un scénario qui existe mais il y aussi un autre scénario, tout aussi officiel, qui dit que les énergies renouvelables pourraient aussi rapporter de l’argent au cours de cette même période.
Comment est-ce possible ?
Et bien en fait, l’explication réside dans la façon dont on subventionne les énergies renouvelables en France.
En fait, l’État garantit aux producteurs un certain prix de vente de leur énergie et si les coûts de l’électricité sont plus bas sur les marchés, il leur paie la différence. Mais s’ils sont plus haut alors ce sont les producteurs qui reversent leurs recettes à l’État.
Ça s’est déjà produit par le passé et vu le contexte c’est pas du tout impossible que ça se reproduise à l’avenir.
La conclusion c’est que non seulement les énergies renouvelables ne vont pas coûter 300 milliards d’euros mais en plus elles pourraient nous rapporter de l’argent ?
Et oui, et la dernière chose qu’oublie de dire l’extrême droite c’est que ces énergies renouvelables, elle remplacent les énergies fossiles qui, elles, coûtent vraiment très très cher.
Ça coûte cher d’un point de vue climatique bien-sûr mais aussi financier. L’année dernière ça a coûté 64 milliards d’euros d’importer du gaz et du pétrole de pays pas toujours amis, si vous voyez ce que je veux dire.
Du coup la vraie conclusion, c’est que si on veut s’épargner un désastre climatique et financier, c’est certainement pas sur l’extrême droite qu’il faut compter !
Un Caddie rempli de produits dans une allée de supermarché ©Getty - Jacobs Stock Photography Ltd
Publié le jeudi 5 juin 2025 / La terre au carré
Dans son livre "Les dangers de notre alimentation. Dérives et conséquences du système agroalimentaire sur nos vies" (Payot), la directrice générale de l'organisation Foodwatch Karine Jacquemart partage les coulisses d'un système agroalimentaire opaque et inégalitaire. Une lutte dans nos assiettes.
Karine Jacquemart publie aux éditions Payot Les dangers de notre alimentation, dérives et conséquences du système agroalimentaire sur nos vies. Et dans les premières lignes de cet ouvrage, elle évoque sa colère, une colère qu'elle a de plus en plus de mal à réprimer face aux violences décomplexées d'un système qu'on nous impose, en particulier dans nos assiettes.
Il y a plus de 20 ans, elle a décidé de s'engager pour plus de justice sociale, c'est ce qu'elle raconte toujours dans l'introduction du livre. Et elle a choisi de se battre sur le front d'une alimentation saine, digne, abordable. C'est le cœur de son action à Foodwatch.
Les produits les moins chers, moins bons pour la santé ?
Pour Karine Jacquemart, tout est organisé aujourd'hui pour que le consommateur choisisse le produit le plus mauvais pour sa santé. Elle explique : "Quand on regarde bien le système, et les enquêtes le démontrent, 70% des achats alimentaires aujourd'hui en France sont encore faits dans les supermarchés. Ce n'est pas non plus un hasard, c'est aussi parce qu'il y a beaucoup de petits commerçants qui ont été supprimés, et on n'a pas toujours le choix. Et 80% de ce marché alimentaire dans les supermarchés est contrôlé par les cinq principales enseignes de la grande distribution."
Elle explique ensuite : "On vous met dans les rayons des produits pas chers. On ne vous laisse pas le choix, quand vous avez un budget limité, on vous oriente vers des produits qui sont moins bons pour la santé. Et derrière, on a une épidémie de maladies chroniques. C'est l'Organisation Mondiale de la Santé qui le dit, avec des coûts colossaux pour la société." Elle donne des exemples : "Premièrement, avec Foodwatch, on a fait une enquête sur le sucre qu'on a publié mi-janvier. Sur 400 produits, on a regardé 12 catégories de produits. Premier constat, on le sait, mais on l'a prouvé une nouvelle fois et il faut que ça s'arrête, il y a trop de sucre ajouté dans tous les produits, y compris des boîtes de conserve de petits pois. Deuxième constat, on a comparé dans chaque catégorie de produits la teneur moyenne de sucre sur les cinq produits les moins chers par rapport aux cinq produits les plus chers. Systématiquement, dans les 12 catégories, les produits les moins chers étaient plus sucrés que les produits les plus chers. Vous avez un budget limité, on vous fait croire qu'on vous met des produits pas chers, sauf que ce sont des produits qui sont moins bons pour la santé. Deuxième exemple, il y a une dizaine de jours, on a publié une nouvelle enquête avec d'autres associations, on a regardé plus de 5 000 promotions. Sur ces 5 000 promotions des principales grandes enseignes de la grande distribution, 66% flèchent sur des produits qui sont contraires aux recommandations de santé publique."
Le cadmium, un danger pour tous
Un courrier signé par la Conférence nationale des médecins libéraux de toute la France dit que « Le cadmium est une bombe sanitaire ». L’article du Monde signé Stéphane Mandard donne froid dans le dos. Moins connu que le plomb, le mercure ou l’arsenic, le cadmium est un métal lourd classé cancérogène certain pour l’humain. Et il est présent dans le pain, dans les pâtes, dans les pommes de terre ou dans les céréales du petit-déjeuner. Ce cadmium vient des engrais phosphatés que l’agriculture française répand depuis des décennies. Il s’est infiltré dans les sols, puis dans les cultures, puis dans les corps.
À écouter
Le cadmium, un métal aux lourdes conséquences sur la santé
L'info de France Inter
2 min
Karine Jacquemart : "Ce qui est intolérable, c'est qu'on nous impose un système qui nous expose à des risques pour la santé qui sont évitables, qui ne sont pas une fatalité. (...) Et le cadmium, c'est une preuve de plus aujourd'hui, malheureusement, on en a très régulièrement, d'une contamination qui effectivement ne sert qu'à une petite poignée qui fait des bénéfices sur ce système verrouillé et qui est au détriment de la grande majorité de la population et de l'environnement. Donc il faut poser le constat, le dénoncer, et bonne nouvelle, voir comment on peut changer les choses, et c'est ce que je veux partager aussi."
Que faire ?
Pour elle, il faut remettre l'intérêt général au milieu de l'équation, et surtout, on se bat, en enquêtant, en dénonçant, en disant « on vous voit ».
Karine Jacquemart : "La première chose, tenons tête, donc tout seul, on ne peut pas. Donc, on se réunit dans des associations, on fait aussi partie d'un collectif qui s'appelle le collectif Nourrir, qui a plus de 50 membres, associations de paysans, de consommateurs sur l'environnement, tout est lié. Donc travaillons ensemble, soutenez les associations que vous pouvez, soyez bénévoles pour celles qui en ont besoin, c'est important. Et en plus, on se met en mouvement et on a l'impression d'être plus puissant, ce qui est vrai. Et d'être moins seul. Et puis évidemment aussi par des dons quand vous le pouvez. La deuxième chose, c'est qu'individuellement, on peut faire plein de choses à l'échelle locale en lançant des choses, individuellement et collectivement. Par exemple, j'adore voir le nombre de projets comme des épiceries sociales et solidaires, comme des expérimentations de la Sécurité sociale de l'alimentation, comme l'association VRAC qui organise des groupements d'achats dans les quartiers précaires."
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Clés : Bien-être Environnement Alimentation Écologie industrie agroalimentaire Cancer (maladie) Gestion et accès à l'eau
One Ocean Science Congress Manifesto
“Science for Ocean Action”
IFREMER - CNRS
The organisers and the International Scientific Committee of the One Ocean Science Congress (Nice, 3–6 June 2025; https://one-ocean-science-2025.org) invite congress participants to endorse the following manifesto, which will be forwarded to delegates of the 2025 United Nations Ocean Conference (Nice, 9–13 June 2025).
Let the 3rd UN Ocean Conference be the conference that makes the difference!
One Ocean Science Congress Manifesto “Science for Ocean Action”
...
Act now where science is clear
The evidence is overwhelming. Inaction is indefensible.
- End harmful subsidies
- Phase out fossil fuel use
- Fully and permanently protect at least 30% of the ocean
- End illegal, unregulated and unreported fishing and ensure fair, safe working conditions at sea
Ndlr : demande faite si version fr ATT