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À l’approche des élections municipales, Paul Elek reçoit Manuel Menal, administrateur territorial et secrétaire général de l’Institut La Boétie, pour discuter de son livre Pour un nouveau communalisme. Au cœur de l’entretien : une question simple mais décisive : quel rôle les communes peuvent-elles encore jouer dans la transformation politique et sociale du pays ?
Pour Manuel Menal, la commune ne doit pas être réduite à un simple échelon de gestion locale. Historiquement, elle a souvent été un lieu d’expérimentation démocratique et sociale. Des chartes communales du Moyen Âge aux municipalités ouvrières du XXᵉ siècle, les villes ont servi de laboratoires pour inventer des droits nouveaux et développer des services publics.
Mais cette fonction s’est progressivement affaiblie. L’entretien pointe notamment la montée de l’intercommunalité, la technicisation des politiques locales et la réduction des marges de manœuvre financières des communes. Selon Menal, ces évolutions ont contribué à éloigner les habitants des décisions politiques et à transformer les élus en simples gestionnaires.
« On présente souvent l’élection municipale comme un concours du meilleur gestionnaire. Mais les choix qui s’y jouent sont profondément politiques : eau, transports, énergie, urbanisme… ce sont des leviers décisifs », explique-t-il.
Le constat s’étend aussi à la transformation des villes sous l’effet du capitalisme contemporain. Spéculation immobilière, ségrégation socio-spatiale, concentration des nuisances environnementales dans les quartiers populaires : pour Menal, la « ville néolibérale » produit des inégalités territoriales fortes.
« Les problèmes environnementaux, les pollutions, les infrastructures gênantes se retrouvent presque toujours dans les mêmes territoires : les plus pauvres et souvent les plus racisés », souligne-t-il.
Face à cette situation, l’ouvrage défend l’idée d’un « nouveau communalisme ». L’objectif serait de redonner à la commune un rôle stratégique dans la transformation sociale, sans pour autant se substituer à l’État.
Parmi les pistes avancées : remunicipaliser certains services essentiels comme l’eau ou les transports, développer des formes de participation citoyenne** réellement décisionnaires, et mettre en place des politiques sociales adaptées aux réalités contemporaines, notamment pour les familles monoparentales ou les personnes victimes de discriminations dans l’accès au logement.
« La commune peut redevenir un lieu où l’on préfigure concrètement un autre modèle de société », affirme Manuel Menal.
Pour les auteurs, les municipales ne seraient donc pas seulement un scrutin local. Elles pourraient constituer un terrain politique décisif pour reconstruire du pouvoir populaire et expérimenter des alternatives à l’ordre social actuel.
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Publié originellement 10/03/2026
Catégorie Actualité & Politique
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on a un mode de vie urbain partout en fr même en campagne, l'homourbanus? ... lieu d'expérimentation politique ... lieu de conflits ... offensive idéologique contre les communes -> interco alors que les communes coopèrent depuis longtemps ... régime de consensus ... lieu où se retrouvent les élus entre eux ... plus d'enjeux politique, élu que gestionnaire, forme de privatisation ... absurde car l'interco a les compétences les plus difficiles ... éloignement de la souveraineté, creuset de la révolution citoyenne ... on voyait un avant-goût des nouveaux droits ... aider la perspective nationale et réciproquement ... besoin de participation, élaboration démocratique, participation citoyenne ... expériences en Espagne implique relais national ... sociologie ... le capital contre les communes ... prédation ... céssession des riches ... rapports sociaux de domination ... baisse des dotations ... pire sous Sarkozy puis Hollande, fin taxe d'habitation impose une seule voie possible aux communes ... complicité d'élus ...
33:00 terminer ACT
Publié Il y a 16 heures • 34 vues
À cinq jours du premier tour des municipales, le climat est de plus en plus délétère pour La France Insoumise. À Strasbourg, Jamila Haddoum, candidate et mère de famille, a été menacée de mort avec un couteau lors d’un collage d’affiches, sous les yeux de ses enfants. À Clermont-Ferrand, Marianne Maximi a subi des insultes et accusations d’antisémitisme lors d’un tractage. Ces agressions s’ajoutent à une série d’intimidations locales, permanences vandalisées et meetings perturbés, tandis que la diabolisation médiatique et politique du mouvement alimente un climat où l’intimidation devient banale.
La chasse aux sorcières ne se limite pas aux mots : elle produit un climat où l’intimidation et la violence se banalisent. Chaque faiblesse ou lâcheté politique nourrit ce mécanisme, et demain, ce n’est pas seulement LFI qui pourrait se retrouver dans le collimateur.
Le Récap est un édito politique, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
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Publié originellement 10/03/2026
Catégorie Actualité & Politique
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Publié Il y a 1 semaine • 28 vues
Le numéro 4 de la revue Nous. publiée par le QG décolonial contient un dossier consacré à la vaste question des rapports entre religion et émancipation. La belle couverture, sur laquelle un Marx revêtu d'une coiffe orientale fume une pipe d'où sort une épaisse fumée, transforme le point de départ obligé de toute réflexion sur le sujet en mot d'ordre affiché d'emblée, avec ce titre : Légalisons l'opium du peuple ! L'interprétation habituelle à gauche du phénomène religieux comme aliénation est immédiatement prise à contrepied − sachant que le texte de jeunesse dans lequel #Marx assimilait la religion à "l'opium du peuple" est beaucoup plus riche et nuancé qu'on ne le croit d'ordinaire. Il faut bien sûr, dit Louisa Yousfi dans son éditorial, reconnaître la fécondité historique des idéaux issus des Lumières que sont le matérialisme, le rationalisme, la laïcité. Mais "la gauche occidentale accrochée à ses fétiches d'émancipation s'est faite prêtresse d'une autre foi : celle qui nous enferme dans un monde sans transcendance, sans dehors, sans autre horizon que la répétition de la machine", et "ce paradigme qui a nourri les révolutions européennes "s'est retourné par la logique coloniale, contre les peuples indigènes". Aujourd'hui, "tout force politique qui persiste à croire que Dieu est une faiblesse du peuple qu'il faudrait éduquer aux valeurs des Lumières se trompe d'époque". Et, comme le conclut Félix Boggio Ewangé-Epée au terme d'un remarquable article au titre on-ne-peut-plus clair, "Une gauche décoloniale doit être post-séculariste et post-matérialiste", "toute action politique émancipatrice est sans doute une politique de transcendance. Même quand elle ne se revendique d'aucune religion ou spiritualité, elle vient ouvrir des espaces de sens là où règne une compréhension stérile et convenue des intérêts des uns et des autres". Pour cet épisode d'On s'Autorise à Penser, #JulienThéry reçoit l'un des contributeurs du 4e numéro de Nous, Yazid Arifi, et un autre membre du QG décolonial, Wissam Xelka, qui est aussi membre de Zawa Prod.
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Publié originellement 01/03/2026
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Langue Français
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Connu / https://www.marianne.net/agora/humeurs/legalisons-l-opium-du-peuple-quand-le-media-veut-abandonner-la-laicite
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quand "Le Média" veut abandonner la laïcité
Opium du peuple - Par Kévin Boucaud-Victoire - Publié le 09/03/2026 à 17:00
... s'attaquer à l'athéisme de la gauche française ...
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Tr.: ...
questionner idée avancée vers la science ... combats réactionnaires, déconstruire le fait de l'antireligieux ... combats émancipateurs ... réflexion sur les phénomènes religieux ... vision essentialiste de la religion ... analyse matérialiste des phénomènes religieux / besoins de croire, spiritualité ... /anticléricalisme ... point de vue décolonial ... ouverture d'esprit ... livre "Des empires sous la terre" ... extractivisme ... mouvements écologistes USA, capitalisme, rapport à la nature ... christianisme ... hétérogénéité ... /ce qu'est le religieux depuis le scientisme ... formes de croyance, mystique ... nationalisme ... interroger la modernité ... mépris des occidentaux ... inégalités des races sous des arguments scientifiques au 19è siècle ... le fétichisme de la marchandise, croyances, la religion du capital ... le capitalisme est en train de détruire la planète ... humilité ... les croisades, pas que fait religieux ... révolution iranienne ... ex Hamas et Daech n'ont rien à voir, ramener de la complexité ... la gauche encore islamophobe ... /modernité a repoussé les contestations du point de vue des religieux ... la gauche a compris que le judaïsme n'est pas en cause en Israël ... renouer avec une analyse matérialiste ... théologie de la libération ... ambition progressiste face à une identité, mécanique affinitaire se met en place ... catholicisme imposé à la population ... Marx "les hommes font la religion, pas le contraire" ... lutter contre vision statique des religieux ... terrain de luttes ... y aller ... critique de la modernité comme vacuité, monde entièrement marchandisé sans sens ... post-matérialisme, transcendance ... ex communisme, paradis sur terre ... la finitude humaine amène des questions sur l'après ... qu'est-ce qui fait rêver les gens ? ... JLM passe à l'imaginaire ... transcendance, utopie ... /néolibéralisme bourgeoisie agnostique ... en reconnaître le religieux discutable ... c'est la domination qui amène le sexisme ... autocritique sur les certitudes de l'occident. ex laîcité ... pas nécessairement progrès ... souffi ... mob massives au Maroc contre israël / orga d'entraide Justice et bienfaisance ... PJD Parti Justice et Développement ... à la rencontre d'une identité encrée islam ... sentiment d'impuissance ... sentiment de persécution, se revendiquer musulman est une forme de résistance ... /islamisme ... diversité, domination coloniale anglaises ... le Hamas, lié à l'histoire ... l'islam, ennemi de l'intérieur en fr participe à la fascisation /frères musulmans / rapport ministériel ... accusation d'entrisme, répondre aux pb concrets des gens que la puissance publique n'a pas satisfaits ex en Égypte ... importance du rôle de l'armée, gouv pays endetté, sortir du logiciel capitaliste, nuances, critique interne du phénomène religieux, très moderne, échec des religieux conservateurs ... a Dubaï en horreur ... le capitalisme a aussi abimé nos croyances spirituelles ... "La pensée qui cesse d'inventer et qui ne fait plus que refléter la mécanique du monde, laisse aux imaginaires fascistes le monopole du sens. Il ne s'agit pas de tourner le dos à la science ni de rappeler les prêtres, mais de refuser cette réduction du monde à ces mesures, refuser l’appauvrissement métaphysique que l'occident appelle progrès et réinventer le champ où nos vies trouvent encore à signifier." Une défense du religieux en un certain sens, et de la transcendance ... "sans cela qu'un peuple qui se soulève est d'abord un peuple qui prie, qui imagine et qui se souvient... C'est cela que le mouvement décolonial s'attache à approcher au plus près, non pas seulement la colère du sud global, mais leur vision, leur manière de pressentir l'histoire, de lire les signes et de refuser le temps clos de l'occident." 10€ pour 165 pages. Salue le travail des gens ...
Ndlr :
- abandonner la laïcité est-il le sujet de ce livre et donc de cette émission comme le prétend l'article de Marianne ?
- Le journaliste de Marianne impute-t-il à LE MEDIA TV cet abandon alors que JulienThéry n'est que le messager ?
- en quoi questionner la spiritualité, la religion dans notre monde actuel porte-t-il atteinte à la laïcité ?
ACT
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Des chantiers de transformation structurés autour de l’efficience, du dialogue et de la responsabilité sociétale, et du numérique
Le modèle économique de l’Institut est fondé sur un trépied d’activités associant appui aux politiques publiques, recherche appliquée et services aux entreprises. Au travers du COP 2026-2030, la pertinence de ce modèle est réaffirmée.
En parallèle, l’État demande à l’Ineris de poursuivre la structuration de sa politique de dialogue, de durabilité et de responsabilité sociétale et fixe des cibles à 5 ans ambitieuses, telle que la réduction de 50% de ses émissions de gaz à effet de serre liées aux consommations d’énergie (par rapport à 2022).
Le contrat s’accompagne d’un plan d’investissement de 32 millions d’euros, qui doit permettre de financer les transformations des moyens expérimentaux de l’Ineris, ainsi que le projet d’accélération numérique, avec l’achèvement de la digitalisation des laboratoires, le renforcement des simulateurs numériques de prédiction et le développement accru des usages de l’intelligence artificielle.
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Cf aussi le CP du ministère
https://www.ecologie.gouv.fr/presse/signature-du-contrat-dobjectifs-performance-2026-2030-lineris
Connu / wg evenement/dejeuner-de-sensibilisation-impacts
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avec Pierre Terras, qui travaille sur ce sujet pour Beyond Fossil Fuels. Certain·es d'entre vous le connaissent peut-être déjà, il a travaillé plusieurs années chez GPF.
Récemment, il a contribué à la sortie d'un rapport sur le greenwashing des grandes entreprises de la tech, et il donne aussi des conférences auprès du grand public sur l'impact des IA et des data centers sur le climat.
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Connu / https://bsky.app/profile/web86.bsky.social/post/3mgfszmg4po2s
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@web86.bsky.social
L’écologie et la démocratie au cœur d’un débat citoyen inédit à Châtelleraut ce 4 mars
"À Châtellerault, Le 4 mars, la salle Camille Pagé a rassemblé plus de 120 personnes pour un débat public crucial à l’approche des élections municipales de 2026. Cette soirée était proposée, à l’initiative de…
L’écologie et la démocratie au cœur d’un débat citoyen inédit à Châtelleraut ce 4 mars
"À Châtellerault, Le 4 mars, la salle Camille Pagé a rassemblé plus de 120 personnes pour un débat public crucial à l’approche des élections municipales de 2026. Cette soirée était proposée, à l’initiative de Greenpeace Poitiers, par un collectif de 8 associations (XR Poitiers, Terre de Liens, l’ACEVE, les Coquelicots de Châtellerault, la LPO Poitou-Charentes, Cancer Colère 86 et les Urbaculteurs) .
18:18 · 6 mars 2026 1 repost
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Samedi 14 février, l’Institut La Boétie et la fondation européenne For the People organisaient un colloque exceptionnel : « Immigration : faire face à la submersion xénophobe », à l’Espace conférences à Paris 11e.
« Grand remplacement », « submersion migratoire », « insécurité » : aujourd’hui, l’immigration est devenue l’obsession n°1 de nos gouvernements et la cible systématique de campagnes de dénigrement racistes et mensongères.
Ces discours légitiment des politiques de plus en plus répressives et dangereuses. Aux États-Unis, la police de l’immigration ICE rafle, « éloigne » – et tue parfois – les sans-papiers dans une terreur généralisée. En Europe, on refoule en mer les migrant·es qui tentent de traverser la Méditerranée, provoquant des milliers de morts chaque année. En France, « l’identité » et la « sécurité » nationale sont brandies pour justifier la criminalisation et la stigmatisation indifférenciée des étrangers, des immigrés, et même de leurs descendants.
Partout dans le monde, les immigré·es sont en première ligne du glissement autoritaire et de l’extrême-droitisation de nos régimes.
Face à ce péril, ce colloque de l’Institut La Boétie proposait de mettre en lumière les réalités plurielles et les expériences vécues de l’immigration aujourd’hui, loin des fantasmes racistes, à l’aide des sciences sociales et de l’expertise de responsables associatifs et politiques internationaux. Avec un objectif : donner des clés pour résister à cette submersion raciste et xénophobe.
Le programme :
10h30 – Introduction de Clémence Guetté, co-présidente de l’Institut La Boétie
10h45 – Comprendre le phénomène migratoire
François Héran, titulaire de la chaire « Migrations et sociétés » du Collège de France, président de l’Institut Convergences Migrations du CNRS et directeur de recherche à l’INED
11h30 – Plénière n°1 – De quoi la radicalisation anti-immigration est-elle le nom ?
- Sophie-Anne Biseaux, politiste et militante associative, autrice du livre « En finir avec les idées fausses sur les migrations »
- Rima Hassan, eurodéputée LFI, membre de la commission des Affaires étrangères, fondatrice de l’Observatoire des camps de réfugiés
- Sylvie Laurent, historienne spécialiste des États-Unis
14h – Première session d’ateliers
Atelier n°1 – Une histoire politique et culturelle de l’immigration
- Vincent Gay, sociologue, spécialiste des luttes ouvrières et immigrées
- Théo Georget, historien, spécialiste du monde ouvrier et des mouvements sociaux
- Fadwa Sadak, militante antiraciste et fille d’un des « 800 chibanis contre la SNCF »
Atelier n°2 – Immigration et exploitation capitaliste
- Hadrien Clouet, député LFI, co-responsable du département de sociologie de l’Institut La Boétie
- Léonie Hemdat, doctorante en sociologie, spécialiste de la santé des travailleurs immigrés
- Daniel Veron, sociologue, auteur du livre « Le travail migrant, l’autre délocalisation »
Atelier n° 3 – Les politiques migratoires de l’Europe forteresse valent-elles mieux que l’ICE des États-Unis ?
- Brigitte Espuche, coordinatrice de Migreurop
- Mickaël Idrac, sociologue, membre de l’Institut Convergences Migrations
16h – Deuxième session d’ateliers
Atelier n°4 – Accueillir dignement les exilés : la solidarité en actes
- Damien Carême, eurodéputé LFI et ancien maire de Grande-Synthe
- Thomas Lacroix, géographe, spécialiste de la gouvernance locale des migrations
- Anouk Petit Grisoni, membre de l’association Refuges Solidaires
Atelier n°5 – Immigration et histoire coloniale
- Houda Asal, sociologue, spécialiste de l’immigration et de l’islamophobie
- Marine Haddad, sociologue, spécialiste des migrations des Outre-Mer
Atelier n°6 – Comment l’État criminalise les immigrés
- Julie Gonidec, avocate en droit des étrangers
- Louise Tassin, sociologue spécialiste de l’immigration, autrice du livre « Comme on les enferme »
18h – Plénière n°2 – Pour une politique de l’immigration digne et humaniste
- Bchira Ben Nia, membre de la Coordination des Sans Papiers 75
- Antoine Léaument, député LFI
- Serigne Mbayé, ancien député de l’Assemblée de Madrid, en charge de l’antiracisme à Podemos
- Catherine Wihtol de Wenden, politologue, directrice de recherche émérite au CNRS, spécialiste des migrations
19h – Conclusion
- Imane El Hamzaoui, membre de la coordination de la France insoumise, en charge de la campagne antiraciste du mouvement
date
14 février 2026
heure
10h00
lieu
Espace de conférences
2 bis rue Mercœur
75011 Paris
intervenants
- Clémence Guetté, co-présidente de l’Institut La Boétie
François Héran, titulaire de la chaire « Migrations et sociétés » au Collège de France, Président de l’Institut Convergences Migrations du CNRS et directeur de recherches à l’INED
Rima Hassan, députée européenne de la France insoumise, membre de la commission des Affaires étrangères au Parlement européen et fondatrice de l’Observatoire des camps de réfugiés
Houda Asal, sociologue spécialiste de l’immigration et de l’islamophobie
Bchira Ben Nia, membre de la Coordination des Sans Papiers 75
Sophie-Anne Bisiaux, politiste et militante associatif, autrice du livre En finir avec les idées fausses sur les migrations
Emmanuel Blanchard, historien et politologue spécialiste de l’immigration
Damien Carême, député européen de la France insoumise, ancien maire de Grande-Synthe
Hadrien Clouet, député LFI, sociologue, coordinateur de la note de l’Institut La Boétie « La France grâce à l’immigration »
Imane El Hamzaoui, membre de la coordination de la France Insoumise, en charge de la campagne antiraciste du mouvement
Brigitte Espuche, coordinatrice de Migreurop
Vincent Gay, sociologue spécialiste des luttes de l’immigration
Théo Georget, historien spécialiste du monde ouvrier et des mouvements sociaux
Julie Gonidec, avocate en droit des étrangers
Marine Haddad, sociologue, spécialiste des migrations des Outre-Mer
Léonie Hemdat, doctorante en sociologie, spécialiste de la santé des travailleurs immigrés
Mickael Idrac, sociologue, spécialiste des migrations
Thomas Lacroix, géographe, spécialiste de la gouvernance locale des migrations
Sylvie Laurent, historienne spécialiste des États-Unis
Antoine Léaument, député LFI
Fadwa Sadak, militante antiraciste et fille d’un des « 800 chibanis contre la SNCF »
Louise Tassin, sociologue spécialiste de l’immigration, autrice du livre Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa
Daniel Veron, sociologue, auteur du livre Le travail migrant, l’autre délocalisation
Catherine Wihtol de Wenden, politologue, directrice de recherche émérite au CNRS, spécialiste des migrations
54:00 Terminer ACT
Par Denis le 20 février 2026 - Un commentaire
Dans son numéro de janvier 2026, le magazine Socialter traite du droit au non numérique. Nous reprenons leur article ci-dessous. Mais comme plusieurs personnes et structures sollicitées dans cet article étaient intervenues précédemment dans des actions (et/ou articles) que nous avons réalisées (ou rédigés), nous insérons les liens vers nos articles correspondants.
Depuis 2023, la ville de Villeurbanne permet à ses habitants de bénéficier d’un droit au "non-numérique", en proposant une alternative systématique aux démarches en ligne pour ses services municipaux. Elle est l’une des seules communes, en France, à en faire une revendication politique, avec l’espoir que cette initiative inspire d’autres collectivités.
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Gaëtan Constant, adjoint chargé du numérique à la mairie de Villeurbanne, au nord-est de Lyon. "Ma politisation sur les enjeux d’accès aux services publics et les effets du numérique, je les dois à ma mission d’élu, raconte celui qui est aussi ingénieur en mathématiques appliquées. C’est en me plongeant dans le sujet que j’ai compris que la numérisation pouvait créer davantage de précarité."
Depuis le début de son mandat, ce jeune élu de La France insoumise a fait de la lutte contre la fracture numérique son cheval de bataille. En 2023, la municipalité de Villeurbanne, gouvernée par une coalition de gauche, s’est engagée à garantir un droit au "non-numérique" à ses habitants.
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le droit à une alternative physique – du guichet à la ligne téléphonique – pour toute démarche administrative sur son territoire. Un médiateur et deux agentes d’accueil se partagent cette tâche, pour plus de 150 000 habitants, et alternent entre six lieux publics à Villeurbanne, en plus d’une salle de l’hôtel de ville où quelques ordinateurs sont mis à disposition, accompagnés d’un manuel à destination des usagers.
Gaëtan Constant a participé à notre action Numérisation des services publics : stop à la déshumanisation ! en janvier 2025, d'ailleurs soutenue par la mairie de Villeubanne. Ses interventions sont à retrouver dans les podcasts du 3e débat.
Lutte contre la précarité
Depuis l’ouverture du réseau de permanences, en 2024, les guichets ne désemplissent pas. Cette année, Maxime Paris, le médiateur numérique pour la ville, affiche près de mille rendez-vous au compteur et considère que "tous les besoins ne sont pas encore satisfaits". Les demandes sont en effet nombreuses : des difficultés liées à l’accès à un titre de séjour au renouvellement d’un passeport ou d’un permis de conduire, aux demandes concernant la retraite, "cela touche tous les secteurs", résume-t-il.
Le président de l’Université de Saint-Étienne, Florent Pigeon, a ressorti son kit rhétorique complet du dirigeant « responsable » pour rappeler combien « la mort de Quentin Deranque a profondément bouleversé la communauté universitaire », avant de dénoncer pêle-mêle les tensions et la polarisation accrues à l’université. Avant de verser, à mon tour, la petite larme institutionnelle ou d’entamer un requiem républicain contre la stratégie de la tension, lisez ceci :
Quentin Deranque est mort accidentellement à Lyon lors de l’échec d’un guet-apens que son groupe et Némésis (groupe identitaire raciste qui prétend « protéger » les femmes européennes exclusivement en imputant toute agression uniquement à des réfugiés « extra-européens ») avaient tendu aux étudiant-es lyonnais-es de Sciences Po Lyon, où se tenait une réunion sur la situation en Palestine et le droit international.
...
on se porte toujours mieux avec une cible de moins dans le dos et espère d’ailleurs qu’à chaque attaque ou guet-apens, dans ce contexte de fascisation, on sera là pour s’auto-défendre. On espère aussi que, à l’avenir, de nombreuses organisations n’auront pas la pudeur des premiers jours et soutiendront inconditionnellement les mis-es dans ce type d’affaire. Ou d’ailleurs la plupart sont derrière les barreaux, otages de la propagande de Némésis et de la lâcheté d’un système judiciaire à la botte des politiques et médias réactionnaires.
Quant à Florent Pigeon, lui, n’en est pas à son premier communiqué. Depuis la réforme des retraites en 2023 et les mobilisations contre le génocide à Gaza en 2024 et 2025, il n’a cessé de célébrer le « débat d’idées », l’université comme « espace de pluralisme », les « liens avec le monde », pendant qu’il faisait intervenir la police lors de blocages, empêchait des assemblées générales et entravait des réunions de discussion. Orwellien.
...
une affaire de salut nazi impliquant des étudiants de l’UNI dans une salle de la bibliothèque Tréfilerie
...
Photo de l’un des collages réalisés dans les salles et amphis des campus Tréfilerie et Michelet.
... vous, le génocide de 75 000 palestinien-nes, ça vous fait quelque chose ? La présidence ne s'est jamais exprimée...
Connu / https://bsky.app/profile/mediaslibres.skyfleet.blue/post/3mgfh2tt6rz2w
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@mediaslibres.skyfleet.blue
Sur un mail du président de l'université de Saint-Étienne qui dit beaucoup de la banalisation de l'extrême droite - 6 mars 2026 / Le Numéro Zéro
On se passera de vos commentaires monsieur Pigeon...
lenumerozero.info
14:44 · 1 repost 1 a aimé
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ENTRETIENS 🗣️
Diego Chauvet, journaliste à l'Humanité, reçoit Johann Chapoutot, spécialiste de la montée du nazisme, pour apporter son regard d'historien, de spécialiste des années 30, sur le renversement des valeurs que nous vivons actuellement entre fascisme et antifascisme.
00:00 Introduction
02:09 Qu'est-ce que l'antifascisme ?
11:28 Mort de Quentin D. : la réaction de Dominique de Villepin
19:55 Le retour de propos pétainistes
25:21 Faut-il distinguer les formes de violences ?
31:28 L'influence trumpiste
44:34 Marianne attaque Johann Chapoutot
50:17 Notre hors-série "Front commun contre l'extrême droite"
Tr.: ...
extrême centre et extrême droite partagent des valeurs communes : le darwinisme social, des formes de suprémacisme social c'est sûr, suprémacisme racial très souvent, et ils ont également la même clientèle en gros, les dynamiques patrimoniales, les possédants. Et par ailleurs, ils ont les mêmes ennemis, c'est-à-dire la gauche en général. Ce que les nazis appelaient le marxisme qui englobait aussi la social-démocratie qu'il s'agissait de détruire, notamment les syndicats. Dans ce que fait le centre, nous avons déjà des antécédents ... de la dynamique des idées comme de la dynamique sociologique, du point de vue idéologique comme sociologique, c'est compréhensible. Et ça s'est déjà produit. Ce qui est regrettable, c'est que une partie de la gauche se désolidarise de l'autre de la même manière que le SPD (ndlr : Parti social-démocrate d’Allemagne. En allemand Sozialdemokratische Partei Deutschlands) avait tenté de s'imposer ? dans les bonnes grâces de la droite, voire nazie, nous, nous sommes la gauche raisonnable, discours que l'on entendait déjà à l'époque. Nous sommes des gens raisonnables, nous n'avons rien à voir avec ces fanatiques de l'égalité sociale ou de la justice sociale que sont les communistes, nous n'avons rien à faire avec eux. Il les ont donc jeté par dessus bord, ou jeté sous le bus comme on dit aujourd'hui pour, encore une fois, donner des gages à la droite et à l'extrême droite. Pour se sauver eux-mêmes. L'histoire a bien montré que ils ont été victimes eux-mêmes de ce qu'ils pensaient pouvoir éviter. Phrase de Dominique de Villepin dans un texte qu'il a publié jeudi soir à ce sujet "Le parti social-démocrate allemand, grande force républicaine de gauche à l'époque, a eu sa part de responsabilité dans la montée du nazisme en maintenant l'illusion d'une posture d'équivalence qui a conduit à son propre écrasement." C'est ce que vous décrivez là précisément. DDV lui, en tant que responsable politique, en fait l'analogie avec le présent. Est-ce qu'il a raison ?
OUI ce qui le distingue notamment d'un ancien pdt de la république dont les dernières déclarations sont consternantes du point de vue de l'éthique politique, François Hollande pour ne pas le citer, de la morale humaine, de la décence commune et de la culture politique, contrairement à des gens comme cela, DDV est quelqu'un ??? il lit de la littérature, philosophie, histoire puisque nous en avons parlé, notamment de cette période de 1932-1933, c'est quelqu'un qui ayant ouvert des livres d'histoire, en a tiré quelques enseignements. D'autres comme FH que vous citiez, en fréquentant uniquement HEC et Science Po n'a pas eu l'occasion de se former à l'histoire et c'est bien dommage puisque, précisément, l'erreur majeure, monstrueuse même en réalité du SPD allemand en 32-33, ça a été, au moment depuis avril 1932 les communistes proposaient une alliance, non seulement à la base mais aussi au sommet, de vouloir se distinguer à toutes forces d'une gauche qu'il était prêt à sacrifier, avec laquelle ils avaient des désaccords stratégiques, tactiques, et un passif d'opposition assez long, sacrifier cette gauche là pour se sauver soi-même. Et ça a duré longtemps cette histoire puisque le SPD Allemand, non seulement n'a rien fait quand les nazis sont arrivés au gouvernement, contrairement à ce que demandait le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands ou PARTI COMMUNISTE ndlr) une grève générale. Mais 5 mois plus tard, le SPD en était encore à voter une motion de confiance à Hitler et à son gouvernement au Reichtag. Le 17 mai 33, franchement, c'est très tard. Cela dit, en écoutant certaines déclarations la semaine dernière - les Hollande et Gluxman ou autres - on voit qu'effectivement ce genre d'individus voter des motions de confiance à des gouvernements d'extrême droite qui en d'autres temps aurait massacré à qui mieux mieux et incarcéré dans des centres spéciaux puisque le 17 mai 33, c'était par centaines que se comptaient les victimes à gauche du gouvernement nazi. Donc oui, faire un peu d'histoire de temps en temps peut servir !
On entend que les communistes étaient trop radicaux. Visiblement, ça ne s'est pas passé comme ça.
Je l'entends beaucoup ici et là. En fait ya deux historiographies pour être un peu techniques dans la manière dont on raconte l'histoire, ce sont deux historiographies qui se sont mises d'accord. Ya une historiographie de droite toujours prête à dire que la gauche c'est mal et que la gauche de la gauche c'est encore plus mal. C'est radical, ça parle trop fort, ça ne met pas de cravate, ça demande un peu trop bruyamment la justice sociale et fiscale, c'est très impoli et donc c'est le chien qui saute sur la table en plein diner bourgeois et ça ne se fait pas. Une seconde historiographie trotskiste est entrée en calescence? avec la première, qui à juste titre a plein de choses à reprocher aux staliniens, bien sûr. Et dieu sait que les trotskistes dans les années 30 ont pâti de leur opposition au stalinisme, mais la lecture qu'a pu faire Trotski et dans la suite les historiens trotskistes, de cette période, fait l'économie de quelques faits importants et de quelques archives et sources importantes. Il y a une opposition terrible entre SPD et KPD depuis 1919, pourquoi ?
Parce que la scission du KPD, la scission communiste qui fait suite à tous les débats qu'il y a eu entre réformistes et révolutionnaires avant 14, fait suite au désaccord entre ceux qui ont voté les crédits de guerre, les socio-démocrates, et ceux qui ont refusé de les voter, c'est-à-dire les futurs communistes, ensuite la révolution de 17, la séparation sur la base des 21 points de Lénine et du Cominterm, en France, Italie et partout, mais dans le contexte allemand, vous avez un contexte de guerre civile qui vient aggraver les choses avec une répression menée par les socio-démocrates au pouvoir contre les communistes. Vous avez 150 morts la semaine sanglante de Berlin en janvier 19, vous avez 1200 morts en mars 1919, vous avez également le pdt social-démocrate Hébert qui empêche l'union entre socialistes et communistes en Turinge et en Saxe en 1923, et vous avez à nouveau un massacre à Berlin le 1er mai 1929 avec la police sociale-démocrate, préfet de police social-démocrate, ministre pdt de Prusse social-démocrate et chancelier aussi, qui massacre 33 personnes à l'arme lourde au centre de Berlin. Et évidemment que dans ce contexte là, les communistes avaient quelques raisons d'en vouloir aux socio-démocrates. Inversement, les socio-démocrates prenaient ombrage qu'on les traite de socio-traitres et de socio-fascistes, ce qui pouvait s'argumenter puisque le socio-démocrates avaient choisi de faire une politique de droite. Les socio-démocrates avaient soutenu le chancelier Bruning de 1930 à 1932, soutenu sa politique d'austérité, de destruction de l'état social. Évidemment, dans ces conditions là, lorsque vous êtes vaguement de gauche et que vous avez quelques idées qui sont accrochées à une vague colonne vertébrale, vous ne pouvez pas ne pas critiquer cela. Les communistes ont été fidèles à cette revendication de justice sociale et fiscale, ont critiqué les socio-démocrates. Mais in fine, face au danger nazi, peut-être était-ce trop tard. Mais face au danger nazi, en avril 32, après les résultats des élections présidentielles de mars 1932, après le résultat des élections de Prusse, en avril 32, la progression nazie, le KPD a proposé une alliance qui a été refusée à de multiples reprises par la direction social-démocrate. Je tenais à rappeler tous ces contextes là à la fois historique pour l'allemagne mais également historiographiques pour voir comment on réécrit l'histoire, pour rappeler que le KPD allemand, tout stalinien qu'il était, et que toutes ses fautes, toutes ses erreurs, n'est certainement pas responsable de tout. Évidemment que la gauche n'est pas responsable de l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Il n'y avait plus de démocratie parlementaire depuis mars 1930. Quand bien même les marxistes auraient-ils été majoritaires et unis, jamais le pdt Henenbourg n'aurait appelé un chancelier social-démocrate au pouvoir.
Dans vos propos et dans votre livre, on voit la réaction des élites. À l'époque, on ne sait pas encore ce que va vraiment donner le nazisme derrière. Aujourd'hui, on sait. Et malgré cela, depuis une dizaine de jours, on entend Martine Vassal, candidate de la droite républicaine à Marseille, dire travail, famille, patrie, ce sont mes valeurs. On voit Laurent Wauquier le jour où 3000 militants qui vont faire des saluts nazis, hurler des slogans racistes, etc. Afficher le portrait géant de Quantin Deranque sur l'hôtel de région à Lyon. On entend Aurore Berger parler d'anti-france qui est aussi un terme qui renvoie à une certaine époque, comment on interprête ce déferlement de propos quand aujourd'hui on sai tout ça ?
Alors on sait... Il est possible de plaider l'incompétence, l'ignorance et l'incurie. Je ne pense pas que Mme Berger ou Mme Vassal soient les couteaux les plus aiguisés du tiroir ou les humanistes les plus confirmés du personnel politique français. Mais au bout d'un moment, il commence à devenir difficile de plaider l'inculture ou l'incompétence. Tout cela commence sérieusement à fair système. Parler d'anti-France, c'est évidemment une référence à l'extrême droite intisémite et xénophobe de la fin du 19ème siècle. Référence directe à Drumont, à Mauras. Ça peut faire office de dogwittle, ces petits stylos qu'on envoie pour faire rappliquer les chiens, et en l'occurence des chiens d'extrême droite. Ce sont des petits signes qui sont envoyés. On pense également à ce que disait Emmanuel Macron sur Pétain qu'il appelle le maréchal Pétain. Rappelons que depuis 1945 il n'y a plus de Maréchal Pétain puisqu'il a été condamné pour indignité nationale quand il vantait le grand soldat quand tous les historiens de la 1ère guerre mondiale, les historiennes en l’occurrence comme Bénédicte Vergez-Chaignon?? autrice de la meilleure biographie de Pétain, contestent absolument. C'était un très mauvais tacticien, très mauvais stratège, mais sans doute pas pour E. Macron. Alors, on peut y voir plusieurs choses. Outre l'incurie, outre l'incompétence. Déjà une culture de droite qui a des inclinations à l'extrême droite. Ce qui est assez manifeste chez un individu comme E.Macron. Toute sa socialisation, toute sa culture si on peut parler de culture, l'accumulation des signes amicaux adressés à l'extrême droite depuis 2017 fait système. Et donc ça, ça se retrouve chez ses proxis ou chez ses obligés, chez ses vassaux. Que ce soit chez les gens qui viennent de LR ou qui y sont encore, c'est le cas d'Aurore Berger. Karl Olive aussi, personnage désastreux. Maintenant Martine Vassal à Marseille. Tout cela confirme une analyse désormais bien établie et qui est applicable à notre période comme elle l'a été à d'autres précédemment qui est que un extrême centre qui voit lui échapper le pouvoir soit par extinction d'un mandat, soit par désastre socio-électoraux répétés, au fond, l'extrême centre actuel se retrouve au niveau Fon papen en 1932. Entre 10 et 15%. Et bien cet extrême centre là se radicalise. s'ensauvage, et va ensauvager aussi ses proxis et puis ses forces de l'ordre. On l'a vu de manière répétée depuis 2018. Ya un problème avec le maintien de l'ordre en France. Très clairement. Les images de Sainte-Soline, les propos de Sainte-Soline, auront fait réaliser à beaucoup ce que c'est que l'ensauvagement des élites patrimoniales qui ne peut plus tenir que par l'ensauvagement de forces de l'ordre qui sont là pour maintenir un pouvoir par la violence. Pouvoir encore une fois qui est contraire, dont la politique est contraire aux intérêts de la quasi-totalité de la population. Il devient difficile quand on meurt dans la salle d'attente des urgences de tel hôpital, de justifier une politique fiscale qui a fait exploser les inégalités depuis 2017. Ces choses là sont impossibles à justifier donc on mobilise un appareil médiatique monstrueux pour justifier l'injustifiable. Et si jamais ça ne suffit pas, on fait des tirs tendus de LBD.
Puisque vous abordez la violence d'ÉTAT, en ce moment justement, là aussi ce qui est très marquant dans la semaine écoulée, c'est de voir finalement une violence qui est toute mise dans le même sac. On voit des reportages qui représentent des successions d'images de gilets jaunes, de maison d'un maire brûlée par l'extrême droite parce qu'il voulait faire un centre d'asile sur sa commune, vous citez les violences policières, tout ça est placé dans l'environnement médiatique comme quelque chose de presque équivalent. Est-ce qu'il faut distinguer déjà ces violences en fonction de qui les commet ? Et comment historiquement on distingue les violences antifasciste et violences d'État ?
En amont de tout cela, ce qui est rarement évoqué, voire jamais par les médias établis, les médias traditionnels dont on se rend compte qu'il ne font pas un travail de journaliste. Ils ne font pas un travail d'établissement des faits, ni de lecture des sciences humaines et sociales, de critique du réel, la violence dont ils ne parlent pas, c'est la violence qui est endogène consubstantielle à une organisation sociale, on le voit tous les jours, prône de plus en plus l'exploitation démesurée de soi-même, de son propre corps, de son propre temps, d'autrui, de l'environnement, de la planète pour des objectifs de profits dont on voit l'absurdité de manière de plus en plus claire. Cette société là, la société que l'on prône, la société que l'on vend à longueur de plateaux, celle des réformes, celle de la croissance, celle du profit, celle d'une société qui est par définition d'une violence extrême qui repose sur l'exploitation, sur le malheur. Le malheur des corps, des esprits. Nous vivons dans un pays où les dommages psycho-sociaux liés au travail explosent. Elle est là la violence quand même. La violence faite aux femmes, aux exploités, aux enfants. Et lorsque vous avez des gens qui dénoncent cette violence parce qu'ils en sont révoltés, parce que c'est quelque chose qui les rend malades, qu'ils ne peuvent supporter, parce qu'ils ont assez d'empathie et de sensibilité, assez d'humanité pour ne pas accepter cela. On les désigne eux comme violents. Mais c'est complètement délirant. Alors ça s'explique très bien puisque pour maintenir un pouvoir qui nie le réel et qui nie la sensibilité et la vie de la quasi-totalité de la population, il faut inverser les réalités en permanence. Donc si vous dénoncez la violence, c'est vous le violent. Pourquoi ? parce que vous ne portez pas de cravate et que vous parlez un peu trop fort. Parce que vous dites des choses qui ne se disent pas dans les dîners en ville où il faut savoir garder un sens de la nuance, de la mesure, de la bonne éducation. Et si vous transgressez ces normes ou ces codes, vous êtes un fanatique, un énervé, un jacobin, un communiste, un partageux et alors insulte suprême désormais un antifasciste. Vous vous rendez compte que le terme antifasciste est devenu une insulte ? C'est quoi alors le terme amélioratif ? C'est fasciste ? Si être antifa est mal, donc c'est être fasciste qui est bien, et bien oui, c'est cette impression que l'on a en rgardant les plateaux de tv depuis 10 jours.
Alors paradoxalement, on entend aussi des gens d'extrême droite se plaindre justement sur les plateaux qu'on les qualifie de fasciste ou de nazis disant que la gauche fascise tout, nazifie tout et qu'on met des cibles dans le dos. Donc pour eux ça reste péjoratif.
Oui. Alors pas pour tous puisque certains s'en revendiquent volontiers mais lorsque pour le coup toute la presse quotidienne régionale et tous les réseaux de France 3 région ont fait leur travail en juin 2024 pour voir qui était candidat et notamment du RN. Oui lorsque vous affichez des croix gamées sur vos réseaux sociaux, des runes germaniques bien connues ou des crismes désormais détournés par l'extrême droite pour afficher une certaine opinion. Lorsque vous défilez derrière des tambours de la jeunesse hitlérienne le 9 mais, lorsque vous utilisez le rune de la mort ou de la croix celtique comme symbole, c'est tout à fait constitutif d'une culture fasciste et d'une référence aux années 30 et au fascisme italien et au nazisme allemand qui sont pleinement explicites et tout à fait revendiqués par ces troupes là. Il me semble que dans la désastreuse manifestation de samedi non interdite par le ministère de l'intérieur et la préfecture de Lyon, et bien il y avait des slogans constitutifs de cette culture politique d'extrême droite, des slogans contre l'immigration très violents, contre les minorités sexuelles, des saluts nazis. Donc effectivement ça semble être qualifiable de fascisme, oui.
Est-ce que dans cette réthorique là il n'y a pas une importation d'un cadre narrratif qui nous vient notamment des États-Unis de Trump ?
Oui, c'est le grand facilitateur en fait. Trump et l'extrême droite américaine au pouvoir pour la 2ème fois. Trump 1 pour Trump 2. Donc c'est pas une anomalie ni une aberration dans un contexte américain. Trump est bien le produit de forces profondes qui ont parti lié à l'histoire du racisme, de l'esclavage, de la ségrégation, à l'histoire du nazisme américain parce que ça existe et à l'histoire du suprémacisme social et racial qui est là aussi très structurant dans l'histoire des États-Unis depuis 200 ans. Et singulièrement depuis 1945. Ce pouvoir de l'extrême droite US s'est singularisé dès le 1er jour en janvier 2025, on le sait, par une épidémie de saluts nazis au plus haut sommet de l'administration trumpienne Elon Musk d'abord pui Steve Banon ensuite. Et ça a envoyé un signal mondial qui a été très bien compris, par les destinataires, c'est que il ne faut plus se cacher, il ne faut plus avoir honte et désormais ou peut comme ils le disent vulgairement dans cette langue managériale, dérouler. Dérouler la réhabilitation d'une culture politique foncièrement anti-humaniste, anti-universaliste, qui n'était plus fréquentable depuis 1945. Vous avez un ordre interne juridique et un ordre international qui est structuré par une clé de voute, l'antifascisme. Plus jamais ça. Après 1945, tout l'édifice normatif interne et externe, international depuis 1945 se répartit autour de cette clé de voutelà. De manière assez largement hypocrite, ça n'a pas empêché les démocraties occidentales de se livrer à des guerres contre la décolonisation. Ça n'a pas empêché le lâchage ou les meurtres de gens de couleur aux USA, y compris par les forces de l'ordre. Mais du moins, au plus haut niveau des Etats, il était inconvenant, impoli, de faire trop référence au nazisme et au fascisme. Désormais grâce à Musk, Trump, Banon, Steven Miller et on le voit dans la communication quotidienne du pouvoir d'extrême droite aux USA, cette clé de voute là, on l'a fragilisée, on veut la détruire et dans ce cas là, c'est toute la voûte qui s'effondre. Donc ça donne une subversion de l'ordre moral et juridique interne aux USA comme nous le voyons puisque désormais ce ne sont plus seulement des noirs ou des latinos que la police tue. Ce sont désormais des blancs. Assassinés de 10 balles dans le dos. Ce qui fait réagir. Quand il s'agit de noirs, ça peut paraître relever de la normalité aux USA. Mais le fait que désormais les trumpistes assassinent des blancs a pu émouvoir. Et puis pour ce qui est de l'ordre international, on l'a vu dans la négation du droit international par l'administration Trump, négation reprise chez nous par quelqu'un comme Gabriel Attal centriste paraît-il, qui en réalité s'aligne complètement sur les positions de l'extrême droite américaine. Donc cette clé de voûte de l'antifascisme du plus jamais ça, et fragilisée par des gens qui sont totalement irresponsables. Soit par ignorance crasse, mais j'ai parfois du mal à l'accréditer, soit cynisme sordide.
Et pour ce qui concerne les oligarques de la tech, ya aussi un intérêt propre, un vrai projet derrière.
Oui, un vrai projet économique. Alors évidemment orienté vers le profit de leurs entreprises et leurs profits personnels. Mais au-delà de cette quête d'accumulation vorace et sordide, vous avez aussi une philosophie politique qui est structurelle en occident depuis la seconde moitié du 19è siècle dans les élites patrominiales qui est le darwinisme social. C'est-à-dire que les hiérarchies sociales ne sont que la traduction, la translitération hiérarchies naturelles. Et c'est la nature qui en a disposé ou décidé ainsi. Certains sont appelés à souffrir et à être exploités à être des fonds d'énergie dans lesquels on va puiser jusqu'à l'épuisement. Ça c'est la biomasse du vulgum pécus. De la plèbe qui doit être mise en coupe réglée qui doit servir à votre profit et d'autres qui sont appelés là encore par la nature à gouverner, à jouir, à profiter et ça va très loin. Jusqu"à la négation du dérèglement climatique de par les élites patrimoniales qui pensent pouvoir s'en sortir. Tertil?? investissait dans des îles artificielles où des milliardaires se retrancheraient et laisseraient le reste de l'humanité à son triste sort. Quant à Elon Musk, on connaît ses fantasmes spatiaux pour tout simplement sauver une peau au mépris du reste de la quasi-totalité de l'humanité appelée à périr.
Alors, c'est justement tout ça, j'imagique qui est la raison pour laquelle vous avez décidé personnellement d'être l'un des 180 signataires d'un appel à affirmer notre antifascisme qu'on publie d'ailleurs dans l'humanité d'aujourd'hui. Donc contrairement aux injonctions, ce n'est pas le moment de ne pas surenchérir ou de calmer le jeu.
On aurait pu être beaucoup plus nombreux en réalité à signer. On aurait pu être des milliers. Ensuite, c'est le fonctionnement des pétitions qui circulent ici ou là. Mais il paraît évident pour la totalité des collègues, des amis que je croise, que avoir à réaffirmer cette conviction simple que le nazisme c'est pas bien, que le fascisme c'est pas bien, c'est quelque chose d'assez surprenant pour nous qui avons grandi dans les années 80-90 en songeant à cette histoire en noir et blanc un peu dépassée, un peu ancienne des années 30 où l'on jouait un peu à se faire peur en se demandant si on aurait été résistant, si on aurait été neutre, collabo. C'était des jeux de rôle très abstraits tout cela. Ça n'avait pas d'incarnation concrète ou d'utilité politique ou pragmatique immédiate. Et on se rend compte, alors que nous pensions que tout cela était terminé, était un mauvais souvenir cantonné, renfermé dans quelques chapitres circonscrits des livres d'histoire, et bien c'est redevenu notre quotidien ou notre exigence contemporaine et dans ce quotidien là, il paraît quand même assez élémentaire et pas extravagant ou exagéré comme on disait sous la révolution, de réaffirmer que le fascisme c'est mal. Il faut pas, il faut pas. Contrairement à ce que l'on peut entendre ici et là, le "on n'a jamais essayé". Si si on l'a déjà essayé et multiplement d'ailleurs, oui, dans plusieurs pays d'Europe, on sait ce que c'est que l'extrême droite, on sait ce que c'est que la dynamique de radicalisation de l'extrême droite, on sais ce que c'est que les stratégies de normalisation, de banalisation ou d'embourgeoisement, la fameuse stratégie de la cravate, vous mettez en façade une espèce de robot humaoïde pas très malin avec des costumes cintrés et qui soulève de la fonte et qui parle mécaniquement bien peigné, qui d'ailleurs va répéter tout ce que dit le MEDEF d'une heure sur l'autre, va prôner l'union des droites, mais derrière cette façade plus ou moins respectable, quoique très frelatée et toujours navrante en réalité quand on voit le niveau, eh bien derrière cela, les 2è et 3è lignes sont plus que nauséabondes et méphitiques??. Il suffit pas d'aller très loin dans les réseaux sociaux ou dans les historiques de publications des candidats du RN pour montrer à quoi on a affaire lorsqu'on a affaire à ces gens là. Et ça on a déjà essayé. Donc il nous paraît extravagant aujourd'hui de devoir rappeler que c'est le fondement du monde contemporain depuis 1945. L'antifascisme, c'est la philosophie politique minimale de notre monde et c'est le fondement politique élémentaire de notre philosophie juridique et politique. PLUS JAMAIS ÇA...
C'est aussi une façon de faire bloc, d'interpeller la gauche au regard de sa propre histoire que vous avez décrit tout à l'heure.
Oui. C'est un appel à la raison et à la non répétition des erreurs du passé. L'autoradicalisation d'un côté et puis de l'autre côté la volonté de se départir d'une partie de la gauche en la sacrifiant et en pensant se sauver soi-même. Typiquement ce qu'on fait les socio-démocrates en 32-33 là encore pour sauver leur peau, sauver leur mandat, leur existence sociale alors in fine ils ont été passés par pertes et profits comme les autres, comme ceux qu'ils avaient abandonné. La solidarité de gauche entre humanistes, entre universalistes, entre personnalités soucieuses d'un minimum de justice sociale, fiscale, entre les genres et de justice écologique, tout cela devrait permettre de faire bloc chez les politiques comme celles et ceux qui font l'histoire. Petite précision pour ceux qui déplorent que des historiens par exemple rappellent que l'antifascisme est le fondement de notre monde. Alors déjà, quand on fait cela, on ne fait que notre métier, on rappelle tout simplement sur quoi est fondé le monde contemporain et son ordre juridique et moral. Et par ailleurs il est quand même surprenant de reprocher à des praticiens des sciences humaines, à des historiennes et historiens d'avoir des idées politiques universalistes plutôt généreuses et plutôt orientées vers le respect des normes juridiques et morales. Peut-être pourrait-on considérer que ces historiennes et historiens ont précisément ces idées politiques là parce que ils ont une vraie connaissance de l'histoire, parce qu'ils ont vu ce que cela donnait dans des conditions normales température et de pression à un certaine moment et qu'ils en ont donc induit des leçons de conduite et de maintien pour aujourd'hui.
On vous reproche même d'avoir des idées politiques tout court. Il y a quelques jours, Marianne vous accuse de vous servir de l'histoire comme d'une tribune politique. En quoi finalement prendre position, signer des appels, avoir un discours sur l'histoire, ça n'a rien d'incompatible avec un travail d'historien ?
J'aime beaucoup citer cette phrase d'Emile Durkeim qui était titulaire de la 1ère chaire de sociologie à La Sorbonne et Émile Durkeim positiviste qui voulait faire de la science sociale une science, c'est-à-dire une chose qui n'est pas suspect d'être engagé ou d'être orienté. Emile Durkeim déjà était un républicain convaincu. C'était un homme de gauche, c'était un Dréfusard, quelqu'un qui s'était engagé pour la justice, pour la révision du procès injustement fait au capitaine Drefus. Et Émile Durkeim qui avait cette ambition de faire de la science sociale disait aussi que si la sociologie n'était au fond qu'un loisir ou que de l'art pour l'art, la sociologie de vaudrait pas une heure de peine.
Alors je n'irai pas jusque là car je pense que l'histoire vaut quand même une heure de peine indépendamment de tout, tellement j'aime ma discipline et tellement c'est mon élément. Mais de fait, l'histoire est éminemment liée au présent. Le questionnaire que nous adressons au passé, c'est le questionnaire du présent, d'un homme ou d'une femme, d'un blanc ou d'un non blanc, d'un papa ou d'une maman, d'un trentenaire ou d'un quadra, je n'ai pas les mêmes questions et mes collègues non plus à adresser au passé selon ma propre temporalité, ma propre historicité. Et rappelons aussi, au-delà de ces considérations épistémologiques minimales que en France l'histoire a été rendue obligatoire dans l'enseignement primaire et secondaire précisément par a République et précisément pour des raisons politiques. Rappelons-le. Rappelons-le aussi. Celles et ceux qui parlent de neutralité axiologique ou qui représentants de l'extrême centre sur les plateaux oublient un peu vite pourquoi nous avons fait de l'histoire une discipline OBLIGATOIRE en France. Parce qu'il s'agissait de former les citoyennes et les citoyens. C'est bien que dès l'origine, chez des gens qui n'étaient pas des zadistes énervés ou des communistes impénitents, je pense à Jules Ferry qui était très très loin de tout cela, il y avait cette idée que l'histoire est la formation du regard critique et des catégories du citoyen. Je pense que tout simplement lorsque nous signons un appel pour rappeler que l'antifascisme est le fondement de notre monde contemporain, nous ne faisons que notre travail de professeur d'histoire.
Est-ce que ça ne participe pas finalement de la même offensive qu'on entend souvent en ce moment cette fois contre la politique à l'université, l'interdiction des conférences qui est prônée par certains ? Est-ce qu'on n'a pas affaire finalement au même phénomène ou de peut-être de mise au pas, de la recherche, du milieu universitaire ?
Ça c'est vraiment un classique des périodes de raidissement autoritaire que la destruction des lieux de savoirs, la destruction des formations universitaires et notamment des formations critiques. On le voit dans l'amérique de Trump avec la manière dont les humanités, les sciences sociales sont massacrées par l'administration Trump en terme budgétaire mais aussi en terme normatif, réglementaire avec parfois des interdictions de faire cours sur ceci ou de dire cela.
De manière générale, je pense qu'il y a un assaut contre les humanités, contre les lettres, contre les sciences humaines et sociales, mais depuis longtemps en réalité, cet assaut il est à la fois administratif et structurel. Les universités se portent mal à cause des politiques néolibérales. Bien sûr elle souffre comme tous les services publics, mais elle souffre d'autant plus que pour un pouvoir encore une fois mal intentionné, comme le nôtre l'est, cet extrême centre libéral autoritaire qui ne veut certainement pas le bien de la population, on le voit au traitement de l'hôpital et de l'école, tout simplement au traitement des services publics. Ce pouvoir libéral autoritaire ne voit jamais d'on bon œil évidemment l’émancipation par les savoirs critiques. D'autant plus que les gens qui arment les structures de ces mouvements là ne sont généralement pas issus de filières d'humanités et d'humanités critiques. Donc il y a une incompatibilité entre les deux. Oui.
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Livre Les irresponsables, paru l'année dernière chez Gallimard ... vous travaillez à une suite
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la démocratie tient grâce à vous.
La France Insoumise
Alors que le premier tour des élections municipales approche, la liste « Demain Toulouse », menée par le député insoumis François Piquemal, entend incarner une gauche « solide sur ses appuis » face au maire sortant Jean-Luc Moudenc et à François Briançon, candidat du Parti socialiste. « Demain Toulouse », une alternative ? Décryptage.
/ Julian Vadis et Rafael Cherfy - 4 mars
À moins d’un mois du premier tour des élections municipales, le scrutin toulousain s’annonce serré. Selon un dernier sondage paru le 20 février dernier, la liste « Demain Toulouse », menée par François Piquemal et qui rassemble La France Insoumise, le NPA-L’Anticapitaliste, l’Assemblée des Quartiers, Tous pour Toulouse et quelques dissidents écologistes et d’Archipel Citoyen, est créditée à 23%, derrière le maire sortant Jean-Luc Moudenc (33%, Divers droite) et le candidat de la « gauche unie » François Briançon (30%). Une question se pose alors : face aux deux favoris des sondages, qui présentent deux variantes d’une politique pro-patronale, « Demain Toulouse » est-elle une alternative ?
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Le programme de François Piquemal avance une mesure phare, la gratuité des transports en commun pour les moins de 26 ans, couplée à une politique visant à développer un RER Toulousain et un nouveau maillage de bus. Si l’on peut, d’emblée, s’interroger sur cette limitation aux moins de 26 ans et sur les différences concrètes avec le programme de François Briançon, qui propose des mesures similaires, plusieurs éléments interpellent. D’abord et avant tout, cette gratuité aux moins de 26 ans ne sera pas une mesure immédiate, mais dégressive et progressive. Ainsi, « dès le début du mandat, les tarifs jeunes baisseront. La gratuité sera atteinte avant la fin du mandat (2033) »
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Alors que la précarité touchant la jeunesse trouve de morbides illustrations chaque jour, comme dans les longues files d’attente pour l’aide alimentaire, cette mesure étalée sur 6 ans apparaît en décalage avec l’urgence de la situation. D’autre part, la liste de François Piquemal ignore la question essentielle de la privatisation rampante de Tisseo, la régie publique des transports toulousains, qui se traduit par une délégation croissante du réseau à des entreprises sous-traitantes. Alors que cette situation conduit à la dégradation progressive des conditions de travail des agents et du service rendu aux usagers, il s’agit là d’un élément central de toute politique de développement d’un service public du transport répondant au besoin de la population, face à laquelle une renationalisation sous contrôle des travailleurs et des usagers de l’ensemble du réseau est clé.
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il veut que « chaque habitant connaisse le nom de 4 policiers », arguant que la police de proximité serait la solution, malgré les limites documentées de celle-ci
https://www.revolutionpermanente.fr/Police-de-proximite-quand-la-gauche-veut-nous-faire-aimer-la-police
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concernant le logement, François Piquemal met en avant comme mesure phare l’encadrement des loyers, une mesure déjà mise en place dans plusieurs villes par le PS et qui a démontré énormément de limites. En effet, non seulement les valeurs d’encadrement sont décidées par des préfets directement nommés par Macron, mais en plus, ils interdisent simplement de dépasser une certaine valeur largement supérieure au loyer médian. Ainsi, cette mesure ne permet pas une réelle réduction des loyers, puisque le tarif de référence est fixé par le préfet sur la base des loyers pratiqués localement.
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la revendication historique de réquisition des logements vides est, elle aussi, renvoyée au bon vouloir… du préfet
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en reprenant comme base le programme du NFP, déjà très minimal, effaçant toute mesure contre les licenciements, de nationalisation ou même la possibilité de « commissions d’enquête sur les violences policières », le programme de « Demain Toulouse » reprend surtout une logique du plus petit dénominateur commun à l’ensemble de la gauche, dans l’espoir affiché d’aller vers des alliances avec le Parti Socialiste pour le second tour.
Macron, Moudenc et le patronat veulent faire de Toulouse la capitale de la guerre. « Demain Toulouse », un rempart ?
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https://www.revolutionpermanente.fr/Nouvelle-base-spatiale-de-l-OTAN-Macron-veut-faire-de-Toulouse-la-capitale-de-la-militarisation
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Déjà, les services publics sont sacrifiés sur l’autel des milliards versés pour l’armée.
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plutôt que de dénoncer la volonté de Macron et de Moudenc de faire de Toulouse un centre pour la « future guerre de l’espace », François Piquemal - qui par ailleurs est membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées du Parlement - a comme première préoccupation de bien accueillir les militaires.
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toute l’ambiguïté de LFI sur la question militaire
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rappelle toute l’ambiguïté de LFI sur la question militaire. Derrière sa posture pacifiste, La France insoumise ne cherche pas tant à stopper la dynamique de militarisation en cours. Elle revendique surtout une autre voie d’affirmation de l’État français comme puissance impérialiste autonome, capable de défendre ses propres intérêts, y compris par la guerre.
En ce sens, LFI défend systématiquement les intérêts de la machine de guerre française. Ce mardi encore, après que Macron a annoncé l’envoi d’un porte-avions en Méditerranée orientale pour appuyer la guerre impérialiste de Trump et Netanyahou, Jean-Luc Mélenchon s’est contenté d’appeler à ce que les opérations demeurent « défensives »
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LFI, Piquemal en tête, s’est abstenue sur la loi de programmation militaire en critiquant une hausse trop lente des budgets militaires français. C’est dans ce sens également que LFI défend au niveau national un projet de « conscription citoyenne », qui inclut une possibilité de service militaire
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Une stratégie « NFP » qui a pourtant déjà démontré son impasse en 2024 en permettant la régénération d’un PS agonisant, qui a joué un rôle décisif dans le sauvetage des gouvernements Bayrou et Lecornu en leur évitant la censure.
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au moment où le parti d’Olivier Faure vient de cautionner un budget d’une austérité brutale imposée de façon autoritaire par 49-3. Dans ce contexte, l’alliance avec le PS témoigne de l’opportunisme de LFI, dont la stratégie électoraliste la conduit à subordonner sa politique à des calculs arithmétiques. Précisément, les coupes budgétaires pour les collectivités locales sont estimées entre 4 et 5 milliards d’euros, confirmant une saignée austéritaire qui va profondément impacter les budgets des mairies. S’il est élu, le Parti Socialiste n’hésitera pas à appliquer la casse sociale brutale à l’instar de Sébastien Vincini - élu PS à la direction du département de Haute-Garonne et soutien de François Briançon - qui a supprimé 370 postes depuis 2025 au nom de l’équilibre budgétaire. S’allier à ce même Parti Socialiste qui s’apprête à appliquer l’austérité est une impasse totale.
Pour une réelle alternative à Moudenc et Briançon, envoyons une travailleuse au Capitole !
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un programme anti-impérialiste et anti-militariste clair, articulé autour d’axes forts comme la fermeture des bases militaires et la construction d’un troisième hôpital ou bien encore l’expropriation et la mise sous contrôle des travailleurs de l’ensemble du secteur aéronautique et spatial pour ouvrir la voie à une reconversion de ces productions au service de la population et de ses intérêts écologiques et sociaux.
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affirmer que ce n’est que par la mobilisation et l’organisation collective que les classes populaires gagneront sur leurs revendications, et préparer la riposte pour affronter les années à venir. Il n’y aura pas de victoire même sur des aspects minimaux sans luttes offensives et une remise en cause de la propriété privée capitaliste
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Le vrai vote utile à gauche, c’est Vanessa Pedinotti ! Envoyer une travailleuse au Capitole, c’est la garantie d’avoir des élus de combat au conseil municipal qui soutiennent et organisent les mobilisations pour défendre les travailleurs et la jeunesse toulousaine.
Connu / https://bsky.app/profile/greubelinux.bsky.social/post/3mgalnw73p22c
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GREUBE HUMAINE @greubelinux.bsky.social
La liste « Demain Toulouse », menée par LFI, entend incarner une gauche « solide sur ses appuis » face au maire sortant et à Briançon, candidat du PS. Décryptage.
Municipales à Toulouse : Piquemal est-il une alternative à Moudenc et Briançon ?
Alors que le premier tour des élections municipales approche, la liste « Demain Toulouse », menée par le député insoumis François Piquemal, entend incarner une gauche « solide sur ses appuis » face au...
www.revolutionpermanente.fr
16:23 · 4 mars 2026
1 repost
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Ndlr : de vraies questions posées sur la police, l'armée, etc. Valoriser pour questionner. ACT
Par ex. :
- comment sortir du capitalisme et de l'armée, de la police au service du système capitaliste ?
- Peut-on se passer d'un système dual de transition tant que l'impérialisme règne dans de nombreux pays, notamment plus puissants que la France ?
- Etc.
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Eric Coquerel était l'invité de Mardi Politique sur France 24 et RFI, le mardi 3 mars 2026, à propos du conflit en Iran.
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Vous êtes convaincu·e que nous avons besoin de plus d’écologie ? Vous êtes désemparé·e face aux discours anti-écolos et à la montée de l’extrême droite, ouvertement opposée à la transition écologique et aux valeurs de solidarité ?
A un mois du premier tour des élections municipales, Lumir Lapray et Selyne Ferrero ont partagé des moyens simples et concrets pour parler d’écologie et des dangers de l’extrême droite avec vos proches, particulièrement lorsque ceux-ci portent des visions différentes des vôtres, dans la vie quotidienne comme en ligne. Dialoguer est l’un des leviers les plus puissants pour retisser des liens, identifier des besoins ou valeurs communes, et faire évoluer les idées.
Liens mentionnés :
- Guide de conversation : https://www.greenpeace.fr/elections-et-ecologie-comment-en-parler-avec-ses-proches
- "Ces gens-là - Plongée dans cette France qui pourrait tout faire basculer”, de Lumir Lapray, Editions Payot 2025 https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/ces-gens-l%C3%A0-9782228939737
- Hors-série de Socialter “Résister aux nouveaux fascismes” https://www.socialter.fr/produit/hors-serie-numero-20-socialter-salome-saque-resister-aux-nouveaux-fascismes
- Newsletter et espace Substack de Lumir Lapray : https://lumirlapray.substack.com/
- Pour s’informer, partager, agir avec Greenpeace : https://resistons.org
- Retrouvez tous nos webinaires sur https://www.greenpeace.fr/nos-webinaires
Tr.: ...
organiser la délibération collective .. tribunal populaire, mettre sous contrôle les élites politiques, juger les plus puissants, sur pieds pas accumulation du pouvoir, contrôle du pouvoir ... l'élan démocratique, des avantages, des choses à défendre ...
Tique à l'oeuvre ©Getty
Vieilles de millions d'années, les tiques sont d'une résistance remarquable. Sarah Bonnet, spécialiste de ces arachnides, retrace leur évolution et leur cohabitation forcée avec le vivant.
« Il était devenu urgent de s’y intéresser explique Sarah Bonnet car c’est le deuxième pourvoyeur d’agents pathogènes dans l’hémisphère Nord pour les humains, après le moustique, et le premier pour le monde vétérinaire ».
Une histoire millénaire d'adaptation et de survie
Les tiques, ces minuscules arachnides, sont présentes sur Terre depuis des centaines de millions d'années, bien avant l'apparition des dinosaures. Elles ont traversé les extinctions massives et les bouleversements climatiques, témoignant d'une incroyable capacité d'adaptation. Longtemps considérées comme des parasites d'animaux, leur rôle dans la transmission de maladies, notamment la maladie de Lyme, les a propulsées sur le devant de la scène publique ces dernières décennies. Leur progression actuelle s'explique par une combinaison de facteurs environnementaux et anthropiques, incluant le réchauffement climatique, mais aussi les transformations des paysages et les pratiques agricoles.
Une biologie fascinante et des distinctions clés
Malgré leur petite taille, les tiques possèdent une biologie complexe et se déclinent en quelque 900 espèces à travers le monde, regroupées principalement en deux grandes familles : les tiques dures et les tiques molles. "Les tiques dures explique Sarah Bonnet, ont une partie de leur corps qui est une cuticule très dure, qui n’est pas déformable, et même quand elles vont prendre cet énorme repas sanguin qui va les faire grossir énormément, parfois plus de 100 fois pour certaines espèces, il y a toujours cette petite partie de leur corps qui reste dure et indéformable, alors que les tiques molles n’ont pas cette petite partie du corps qu’on appelle le scutum, elles sont donc molles, elles ont un tégument un peu rugueux."
La différence morphologique et biologique entre ces deux groupes influence leur cycle de vie et leur comportement. Par exemple, les tiques dures ne prennent qu'un seul repas sanguin par stade de développement, tandis que les tiques molles peuvent se nourrir plusieurs fois, et les femelles pondent des œufs après chaque repas.
Les tiques, vecteurs de maladies et leur évolution
Les tiques sont reconnues comme des vecteurs de maladies importantes, la maladie de Lyme étant la plus prévalente en Europe chez l'homme. Bien que la découverte de sa transmission remonte aux années 1970, la bactérie responsable, Borrelia, est présente depuis des millénaires, comme en témoignent des découvertes sur des momies. L'ampleur de la maladie a crû ces dernières décennies, rendant le diagnostic complexe en raison de symptômes peu francs, lui valant le surnom de grande manipulatrice.
En France, 41 espèces de tiques sont présentes, dont la plus importante en termes quantitatifs (fréquence et abondance) et pour la santé humaine et animale est Ixodes ricinus, vecteur entre autres des bactéries borrelia à l’origine de la maladie de Lyme.
Aujourd’hui, près de 50 000 personnes par an sont infectées, avec un pic de 60 000 cas atteint en 2020, contre près de 30 000 en 2009, selon Santé publique France.
À écouter
L'infectiologue Alice Raffetin spécialiste de la maladie de Lyme
L'invité du 13/14
14 min
Clés : Environnement Biodiversité Écologie
Alexandra Durand, psychologue clinicienne, est la directrice et co-fondatrice de l’APPEL : Association de Prévention du Psychotrauma chez l'Enfant en Limousin. ©Radio France - Sophie Hoffmann
Cette association basée à Limoges, unique en France, accompagne les enfants ayant subi ou vu des violences. Elle intervient en Haute-Vienne, Creuse et Corrèze, notamment en formant les adultes au fonctionnement du cerveau de l'enfant.
Accompagner les enfants qui ont vu ou subi des violences, telle est la vocation de l'association APPEL (Association de Prévention du Psychotrauma chez l'Enfant en Limousin), située à Limoges. Elle mène des actions dans les départements en Haute-Vienne, en Creuse et en Corrèze avec une volonté : semer les graines d’une meilleure compréhension et protection des enfants au sein de la société.
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Alexandra Durand, psychologue clinicienne et directrice de l'APPEL, est notre invitée.
► Nous avions évoqué cette association dans l'émission consacrée à Marie Zalyse, dentiste corrézienne et autrice du livre pour enfant "Ma dentiste, cette artiste", qui reverse les bénéfices de ses ventes à l'association APPEL. Vous pouvez acheter ce livre ici.
À écouter
“Ma dentiste, cette artiste” : un livre jeunesse pour dédramatiser les soins dentaires
Carnets de campagne
14 min
Les brèves des Carnets :
- L'association Pot'Sol, Potagère et Solidaire, cherche un local à Rochechouart et a besoin de plus de bénévoles.
- Le Café Baboum, vivement recommandé par une auditrice, à Saint-Léger-la-Montagne.
- Participez au jury du Prix du Livre Inter ! Vous avez jusqu'au 16 mars pour envoyer votre candidature.
Clés : Société Santé Santé psychologique – Psychiatrie
Ndlr :* comment l'aider à essaimer ? ACT
- INFORMER
2 mars 2026
Le discours d’Emmanuel Macron sur la défense de la France nécessite une étude approfondie politique, technique et militaire. La France insoumise l’entreprend collectivement dans le cadre de son travail actuel sur le programme de 2027. En fin de semaine, elle publiera son document collectif. Je fais connaître mon appréciation à cet instant.
Pour moi, il est important que le Président ait déclaré : la France reste seule maître de la définition des intérêts vitaux et de l’usage de l’arme nucléaire, et elle seule. C’est une bonne décision.
Pour être craint, il faut être stable et clair dans ses objectifs. Les buts de la France doivent être toujours rappelés car ils conditionnent les moyens à mettre en œuvre : c’est la paix, le refus de la loi du plus fort, le respect du droit international.
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À l’attente de clarifications s’ajoutent des interrogations de fond. Pourquoi n’y a-t-il rien de dit sur la guerre de l’espace ni sur le bilan de l’Otan à ce sujet dans le cadre du partenariat à Toulouse avec les USA et l’Allemagne ? Pourquoi rien de spécifique contre la guerre bactériologique depuis l’échec en 1993 de l’accord sur ce thème dans la discussion internationale.
Nous partagerons l’idée que les Européens doivent reprendre le contrôle de leur propre destin au moment où la France approfondit les siens. La solidarité des nations demeure un horizon concret. Mais alors faut-il d’abord rassembler les conditions de la paix durable sur le continent. Cela implique la définition de garanties mutuelles de sécurité avec la Russie. Et tout commence par la consultation des populations concernées à propos de l’accord entre les USA, la Russie et l’Ukraine dont l’Union européenne a été expulsée.
Ndlr : écouter aussi https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/geopolitique/geopolitique-du-mardi-03-mars-2026-6647259
06h18
Regarde la France
Laetitia Gayet
... le bord arrondi permet de se soulever et ainsi va plus vite ...
Texte publié le 27 février 2026.
Monsieur Yonathan ARFI
Président du Conseil représentatif des institutions juives de France – CRIF
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