Bon Pote @BonPote
C'est catastrophique et devrait faire la Une de tous les journaux. **Des scientifiques confirment que nous venons de franchir une 5ème (sur 9) limite planétaire : la pollution chimique.
On parle d'une menace de la stabilité des écosystèmes mondiaux dont l'humanité dépend Flèche vers la droite avec pointe vers le bas
Citer le Tweet
Kate Raworth @KateRaworth · 9h
This is big and bleak news. The planetary boundary for chemical pollution (aka 'novel entities') has been quantified for the first time - and it's now clear that humanity is massively transgressing levels that are safe for life on Earth. Plastics! Read on. https://theguardian.com/environment/2022/jan/18/chemical-pollution-has-passed-safe-limit-for-humanity-say-scientists?CMP=twt_a-environment_b-gdneco
8:27 PM · 18 janv. 2022·- 393 Retweets 19 Tweets cités 603 J'aime
6h En réponse à @BonPote
Pour comprendre le principe de limites planétaires, voici un très bon article de vulgarisation tiré du livre les limites planétaires de Boutaud & Gondran, 2020 :
https://exnaturae.ong/tour-dhorizon-des-limites-planetaires/
Ci-dessous, un aperçu de ce que cela donne, avec les interactions entre chacune :
Le principe a l'air simple à appréhender mais comme toujours, ce n'est pas simple... Ces limites font encore l'objet de recherches par les scientifiques. Voici un autre très bon papier à lire sur le sujet : https://annualreviews.org/doi/10.1146/annurev-environ-012320-080337
Maintenant, passons à l'actualité du jour :
annualreviews.org
The Boundaries of the Planetary Boundary Framework: A Critical Appraisal of Approaches to Define a...
In 2009, a group of 29 scholars argued that we can identify a set of “planetary boundaries” that humanity must not cross at the cost of its own peril. This planetary boundaries framework has been...
La 5ème limite planétaire en question, ce sont les "novel entities", les "nouvelles entités" - créées ou introduites par les Humains. Je n'aurais pas pu mieux le dire qu' @olivier_fontan : "on meurt étouffés de nos produits chimiques et #plastiques"
Il existe aujourd'hui environ 350.000 différents types de produits chimiques manufacturés sur le marché. Selon Patricia Villarrubia-Gómez, leur production a été multipliée par 50 depuis le début des années 1950, et pourrait encore tripler d'ici 2050.
theguardian.com
Chemical pollution has passed safe limit for humanity, say scientists
Study calls for cap on production and release as pollution threatens global ecosystems upon which life depends
Je ne crois pas qu'on réalise ce que cela signifie : on a déjà un océan de plastiques, mais on continue à produire, et produire toujours plus, en espérant qu'un miracle technologique arrive. Source du papier scientifique : https://pubs.acs.org/doi/10.1021/acs.est.1c04158
En d'autres termes, arrêtons de croire que l'économie circulaire est la panacée de tout. Oui, nous aurons besoin du recyclage et d'améliorer les process. mais Il faut surtout réduire la production (notamment dans les pays du Nord), et drastiquement. C'est une question de survie.
8:28 PM · 18 janv. 2022·- 19 Retweets 2 Tweets cités 101 J'aime
Je ne sais pas combien d'alertes, de rapports scientifiques, de films, de personnes en grève de la faim ou d'activistes climat en prison il faudra pour que les médias s'emparent du sujet. il y a URGENCE, et cela devrait être traitée comme une priorité. #DontLookUp
25 minutes
Bruno Latour, sociologue, ethnologue et philosophe des sciences, auteur de "Mémo sur la nouvelle classe écologique" (La découverte), est l'invité du Grand entretien de France Inter. Le livre tire un constat de faiblesse de l'écologie politique.
C'est un texte vif, stimulant, polémique. Un texte d'intervention sur l'écologie, en pleine période de campagne électorale. "Mémo" livre un constat de la faiblesse de l'écologie politique. "Elle réussit l'exploit de paniquer les esprits et faire bailler d'ennui".
Bruno Latour cherche à faire réfléchir mais surtout analyser, interroger sur ce qu'est l'écologie aujourd'hui. "Il n'y a pas un sujet sur lequel nous sommes consensuel : les éoliennes, les plastiques, les manières de se déplacer... c'est une particularité de l'écologie."
Un message adressé aux écologistes
D'après le sociologue, Mémo "est entièrement pour les écologistes et leur dire : retrouvez votre capacité de vous battre comme les libéraux et socialistes se sont battus avant contre les autres classes qui les empêchaient de prendre le pouvoir". Il ajoute également que c'est aux écologistes de dicter la manière dont "_on doit définir les concepts écologiste_s." "Les écologistes ne peuvent pas espérer mobiliser sans faire le travail idéologique important de trouver exactement les termes qui suscitent des affects d'adhésion".
"La lutte idéologique, c'est une base de la lutte politique. L'extrême droite le fait depuis 50 ans, on ne peut pas dire que l'écologie le fasse avec autant d'énergie. Les masses suivraient-elles des décisions difficiles si l'écologie était au pouvoir ?"
"Aujourd'hui, tout le monde est conscient mais on ne sait pas quoi faire"
A travers ce livre, Bruno Latour souhaite faire réfléchir toute la population. "Je m'adresse à nous tous qui regardons ce débat entre écologistes et libéraux, et nous ne soutenons pas les écologistes dans les mesures qu'ils vont devoir prendre." S'il reconnaît que beaucoup ont désormais pris la mesure de l'urgence écologique, l'anthropologue estime que l"'on nous envoie un message qui nous embarrasse. Aujourd'hui tout le monde est conscient mais on ne sait pas quoi faire."
Il faut, d'après Bruno Latour, mettre en avant d'autres termes comme la "prospérité". "Prospérer, c'est un terme admirable qui ne doit pas être réduit à un sens de développement absurde, comme on essaye de nous le vendre." Le mot "dépendance" est également fondamental selon lui et nous devons apprendre à avoir une "liberté de dépendance par rapport aux être dont on a besoin."
Est-ce que nous sommes encore capable de rendre la terre habitable ?"
Etant donné la situation, "Mémo" interroge sur l'avenir, notre avenir. "La question qui intéresse tout le monde n'est pas : est-ce que vous voulez produire plus de bien mais est-ce que voulez vivre dans un monde habitable ? Est-ce que nous sommes encore capable de rendre la terre habitable ?"
Cependant, l'un des objectifs du livre, "qui n'est pas un essai mais bien un mémo", est d'évoquer la manière dont on peut faire émerger "une classe écologique". "Nous, la classe écologique, nous reprenons la question essentielle du sens de l'histoire : où allons-nous vivre ? avec qui on va vivre ? qui sont nos adversaires ?"
Concernant la nouvelle génération, Bruno Latour estime qu'il y a "une espèce d'inversion du mouvement des générations. Les jeunes disent à notre génération 'vous êtes des enfants, et vous nous privez d'avenir. Il y a un bouleversement complet des relations au sein même des générations."
Don't look up : "un film utile car il ne fait pas rire"
Enfin, il était impossible de ne pas évoquer avec Bruno Latour le film événement de Netflix, "Don't look up", avec Leonardo DiCaprio. Il raconte l'histoire de deux scientifiques qui tentent d'alerter comme ils peuvent, le monde et notamment les puissants, qu'une comète se dirige tout droit vers la Terre et va tout détruire d'ici six mois.
"Je l'ai vu deux fois et la deuxième fois, je l'ai beaucoup apprécié." Il considère ce film comme intéressant de part "la critique des politiques, des médias et des scientifiques." "Les scientifiques et écologistes n'arrivent pas à faire bouger les esprits, au sens massif." "C'est un film utile car il ne fait pas rire."
Les invités Bruno Latour, Anthropologue des sciences
Connu / https://twitter.com/FBonnifet/status/1479853272382984197 -> https://twitter.com/MALHERBEL/status/1480101078154854400
"
MALHERBE Laurence @MALHERBEL · 10h
Peut-être un début de réponse dans cette interview excellente de Bruno LATOUR
Prospérité, habitabilité, dépendance, le début d’un nouveau récit.
franceinter.fr
Bruno Latour, sociologue, ethnologue et philosophe des sciences, auteur de Mémo sur la nouvelle classe écologique (La découverte), est l'invité du Grand entretien de France Inter.
"
Ndlr : à moins de 3 mois de la présidentielle, crtitique cinglante de EELV qui selon lui n'a pas fait le travail idéologique :-( A-t-il raison ? Questionner ACT
classe écologique sans parler explicitement de lutte des classes ???
Personne sur le plateau pour lui dire que LFI a fait ce travail et que la lutte des classes est devenue tri-dimensionnelle (sociale, écologique, démocratique) ?
dommage. Dénoncer ACT
SUD INDUSTRIE 16 ... CHEZ SAFT, FILIALE DE TOTAL, LE CADMIUM TUE
POURQUOI perdre sa vie à vouloir la gagner ?
Grace à l'audience, qui s'est bien laissée désirer, le moral des parties civiles et des soutiens, comme nous, est bien remonté.
Leur avocate fut brillante et le journaliste de Ouest France a rapporté fidèlement les faits des intervenants :
https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?js8j5g
Et petite vidéo du camarade de l'UL CGT postée sur un réseau social que j'exècre.
Reste à attendre le délibéré qui sera rendu le 18 avril prochain...
Continuons à les soutenir et à chercher à comprendre ce qui s'est tramé dans cette affaire et ce qui continue sur le site et plus généralement dans ce secteur d'activité important qui touche à l'économie, aux conditions de travail et aux conditions environnementales (mines en amont, consommation d'énergie pendant l'utilisation, recyclage en fin de vie, etc). Aujourd'hui, en Charente, comment sont fabriquées nos batteries d'équipement portables ?
Voici quelques éléments :
SAFT NERSAC devenue Arts Energy https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?searchterm=nersac&searchtags=#MNKWfQ
Écologie Enquête
Ancien commandant du GIGN et acteur du drame d’Ouvéa en 1988, Philippe Legorjus veut créer dans le Finistère la plus grande exploitation industrielle d’algues en Europe. Avec l’aval des autorités, ce projet labellisé bio se développe en dépit des risques et contre l’avis de nombreux habitants.
...
Algolesko, une start-up finistérienne qui y produit principalement en bio deux algues brunes comestibles : du wakamé et de la laminaire sucrée
...
Au large de Plobannalec-Lesconil, village portuaire du sud du Finistère, 3 000 habitants, des centaines de bouées constellent plus de 154 hectares en pleine mer. Et sous chaque bouée, des cordes, lestées par des blocs de béton posés sur le sol marin, supportent des plantules d’algues. ... Timothée Serraz, directeur général d’Algolesko ... à destination d’entreprises agroalimentaires qui les intègrent dans des plats préparés ou vendues au secteur cosmétique ... en pleine réserve de biodiversité Natura 2000 ... Algolesko a déposé, cette même année 2013, une autre demande d’exploitation au large de Moëlan-sur-Mer
...
Le code de l’environnement ne prévoit pas de monoculture d’algues d’une telle ampleur, explique à Mediapart Brieuc Le Roch, chargé de mission juridique à Eau & Rivières de Bretagne ... privatisation du domaine maritime public et les associations ont estimé que, face à une si grande emprise sur la mer, cela nécessiterait, a minima, une étude environnementale poussée et une étude d’impact sur les espèces avicoles et marines
...
Des algues dangereuses pour l’écosystème
... algue invasive https://www.researchgate.net/publication/269393400_Les_especes_marines_invasives_en_Bretagne ... Jean-Pierre Roullaud, de l’association Bretagne vivante-Quimperlé ... Maire sans étiquette de Moëlan-sur-Mer de 2014 à 2020, qui a saisi la justice contre Algolesko, Marcel Le Pennec était auparavant enseignant en biologie marine à l’université de Bretagne occidentale
...
la journaliste Catherine Le Gall a publié un livre-enquête https://www.editionsladecouverte.fr/l_imposture_oceanique-9782348059360 au long cours intitulé L’Imposture océanique - Le pillage « écologique » des océans par les multinationales. Elle rappelle pour Mediapart que les velléités industrielles d’Algolesko sur le domaine maritime public s’opèrent dans un contexte de « ruée vers les océans ». « Les entreprises privées, ayant épuisé les ressources terrestres, dirigent désormais leur appétit sur un nouveau continent à exploiter : les mers. Et les algues attisent toutes les convoitises »
...
« Les conflits d’usage pour l’accès au littoral – logements, loisirs, activités de production, etc. – sont énormes en Bretagne, confie Maëlle Turriès, chargée de mission « mer et littoral » pour Eau & Rivières de Bretagne. En Finistère, c’est vraiment la guerre. Donc, forcément, cela pose question… »
...
Le commandant du GIGN a ensuite fondé, dans les années 1990, une des plus importantes sociétés d’intelligence économique française, Atlantic Intelligence, qui a œuvré pour Vivendi, Total ou Arcelor. Puis au début années 2010, Philippe Legorjus s’est reconverti dans le business écolo en lançant le groupe Vuelto, une société spécialisée dans le photovoltaïque, depuis mise en liquidation judiciaire.
En 2013, l’ex-militaire débarque dans le Finistère avec l’entreprise Algolesko : « Il y a une tradition marine dans ma famille ... »
« La première impression que donne Philippe Legorjus, c’est qu’il est très sûr de lui, témoigne Yannick (prénom changé), un ancien salarié d’Algolesko. C’est une personne qui se vante d’avoir le bras long ... « Philippe Legorjus m’a asséné que le projet se ferait malgré mon opposition car il avait des appuis, déclare pour sa part Marcel Le Pennec, l’opposant et ancien maire de Moëlan-sur-Mer. Cela se voyait qu’il avait la DDTM [Direction départementale des territoires et de la mer] dans la poche ... L’octroi des concessions en mer se réalise sous l’égide de la DDTM, un service préfectoral où les fonctionnaires sont affiliés au corps d’officiers de carrière de la marine nationale ... commission des cultures marines, composée essentiellement de professionnels de la conchyliculture et de représentants de services de l’État ... Dominique Gontier, animateur local d’Eau & Rivières de Bretagne, siégeait ... « Cette commission se présente avant tout comme un “facilitateur de projets”. C’est un entre-soi sidérant où l’État est au service des intérêts privés
...
Une entreprise biberonnée aux aides
L’algoculture industrielle explose ... plus de 30 000 tonnes d’algues sont importées de Norvège ou du Chili chaque année ... “croissance bleue” ... la journaliste Catherine Le Gall ... logique d’accaparement ... « Philippe Legorjus a une capacité à ramener beaucoup de fonds alors que l’activité à Lesconil n’est pas rentable, affirme Yannick ... beaucoup de dépenses car le matériel s’arrache sans cesse à cause des vents ... socialiste Jean-Yves Le Drian ... Breizh’Alg https://ceser.bretagne.bzh/jcms/preprod_169085/fr/le-programme-breizh-alg?current_category=preprod_118873&portal=wcrb_173564
...
Un manque de consultation publique
L’ex-patron du GIGN compte parmi ses réseaux l’Institut de Locarn, un think tank libéral niché au cœur de la Bretagne réunissant les grands dirigeants économiques de la région et les décideurs politiques bretons. L’institut a ainsi été fréquenté par Jean-Yves Le Drian à l’époque où il présidait la région. Philippe Legorjus a certifié à Mediapart « bien évidemment » connaître des personnes de ce lobby patronal breton à l’origine du célèbre label « Produit en Bretagne ». Avec son fils, Éric Legorjus, directeur d’une firme fournisseuse de gaz en Bretagne, ils ont été plusieurs fois conviés pour intervenir au sein de l’Institut de Locarn.
Coprésident de l’association Rivière et Bocage Belon Brigneau Merrien (RBBBM), Antoine Champlon révèle pour sa part : « Le Parti socialiste local était favorable à l’implantation de ce projet. Or les rapports entre Philippe Legorjus et le PS sont très bons, notamment via Louis Le Pensec, un proche de Jean-Yves Le Drian, une figure socialiste qui fait la pluie et le beau temps dans le Finistère. » ... Le président de la communauté de communes et maire de Moëlan-sur-Mer jusqu’en 2014 est alors le socialiste Nicolas Morvan, ancien attaché parlementaire de Louis Le Pensec ... Parlementaire de la circonscription de Moëlan-sur-Mer entre 1973 et 2008, Louis Le Pensec a été, en tant que ministre des départements et territoires d’outre-mer de 1988 à 1993, acteur de la signature du traité de paix d’août 1988 à l’issue de la tragédie de la grotte d’Ouvéa
...
En septembre 2015, plus de 500 habitants ont été jusqu’à battre le pavé ... Les premières bouées accrochées dans les concessions ont déjà toutes été arrachées par les puissants vents marins du Finistère.
55 minutes
Comment réorganiser la société de telle façon que l'on ne soit plus déconnectés du monde vivant ? La sociologue Geneviève Pruvost s'attèle à explorer les alternatives écologiques et anticapitalistes qui renouent avec des savoir-faire permettant de refonder la fabrique du quotidien.
Comment réorganiser la société de telle façon que l'on ne soit plus déconnectés du monde vivant ? © Getty / Oliver Strewe
Dans un premier temps, la nature du travail de Geneviève Pruvost repose sur une analyse critique de notre modèle social et économique par l'exploration de textes écoféministes, sur la sociologie des professions et ceux de certains théoriciens marxistes.
Mais c'est aussi et surtout une enquête ethnographique, qui a pour finalité de présenter des alternatives écologiques et anticapitalistes, et de dresser des portraits de personnes appartenant à des communautés qui s’ancrent dans des lieux et expérimentent des modes de vie, renouent avec des savoir-faires en lien avec leur territoire et qui ont pour but de tisser la “fabrique” de leur quotidien.
Forêt amazonienne en Colombie
À lire - Environnement
COP24 : l'écoféminisme veut en finir avec le patriarcat et le capitalisme
L’enquête sur ces “alternatives rurales” visent à saisir ceux et celles qui explorent les possibilités pour relocaliser ce qui fait leur quotidien. L’autrice déplore l’abstraction dans laquelle les sociétés occidentales industrialisées et modernes sont plongées du fait de ces chaines de fabrication déterritorialisées, délocalisées.
L’autrice pointe la fabrication d’objets de consommation et de services massivement délégués à d’autres personnes, alors qu’ils pourraient entrer dans notre quotidien si notre rapport au monde était plus local et égal.
“La quotidienneté ne peut pas être détachée d’un milieu de vie nourricier, et toute politique qui entend s’en départir ne peut pas être égalitaire...”
Geneviève Pruvost invite donc à s’interroger sur ce qu’est le travail dans notre société et parle de “travail de subsistance” comme moyen de resensibiliser à l’écologie, car faisant appel à des savoir-faire paysans et artisanaux.
Elle articule cette critique et cette analyse de la société de consommation avec ce qu’elle appelle le “féminisme de subsistance” clé de voute d’une reconfiguration de la société.
L’autrice invite à s’appuyer sur une critique de la façon dont on lie notre quotidien à la dimension nourricière pour penser une réorganisation de la société. C’est par des bascules que les changements vont s’opérer et ces bascules se matérialisent dans plusieurs lieux sur lesquelles des communautés de personnes expérimentent de nouvelles façons de vivre le quotidien plus en lien avec les logiques environnementales et écologiques. Notre-Dames-des-Landes est un des exemples d'expérimentation de ce quotidien qui réinvestit concrètement nos liens au monde vivant.
“Dans les sociétés industrielles, le concernement pour l’environnement et les injustices environnementales ne peut être qu’abstrait et l’éthique écologique se focalise le plus souvent sur quelques articles de consommation.”
On en parle avec
Geneviève Pruvost, sociologue du travail et du genre au Centre d’étude des mouvements sociaux , elle co-dirige un master avec un parcours en Etudes environnementales et est autrice de “Quotidien politique Féminisme, écologie, subsistance” Ed. La Découverte collection l’Horizon des possibles.
14h29
Camille passe au vert du mercredi 29 décembre 2021 Par Camille Crosnier
Les invités Geneviève Pruvost sociologue du travail et du genre au Centre d'études des mouvements sociaux (CEMS/EHESS)
L'équipe Thierry Dupin Programmateur musical Valérie Ayestaray Réalisatrice Chantal Le Montagner Chargée de programmes Lucie Sarfaty Chargée de programmes Anna Massardier Attachée de production Camille Crosnier Journaliste et chroniqueuse
Connu / la radio du jour et https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?Y72kRQ
#Fêtes #Écologie #Survie - 36 359 vues - 2,5 k - 354 k abonnés
“Le GIEC est idéologique”, “Le réchauffement climatique est un cycle”, “C’est foutu, alors à quoi bon ?”. Ce n’est pas toujours facile de parler du dérèglement climatique, d’être “l’écolo de service”. On se prend des contre-vérités, des tonnes d’arguments de plus ou moins bonne foi, et on se sait pas toujours quoi dire ou comment faire pour ne pas s’énerver.
Alors pour vous aider durant ces fêtes de fin d’années et leur lot de débats, Paloma Moritz vous propose de déconstruire ici 6 idées reçues et fausses croyances sur l’écologie qui nous empêchent d’avancer ou de voir le problème avec lucidité.
Pour aller plus loin :
https://reporterre.net/Le-guide-de-survie-ecolo-aux-fetes-de-fin-d-annee
https://bonpote.com/guide-de-survie-ecolo-pour-les-diners-en-famille-sans-casser-lambiance/
https://bonpote.com/climat-les-12-excuses-de-linaction-et-comment-y-repondre/
Hors série Socialter - l’écologie ou la mort https://www.socialter.fr/produit/hors-serie-numero-12
Entretien Blast avec Corinne Morel Darleux https://www.youtube.com/watch?v=TpXag...
Planter des arbes pour compenser l’avion https://www.youtube.com/watch?v=iXVDH2SjaJw
https://www.bbc.com/afrique/monde-55815199
Carbon Brief étude https://www.carbonbrief.org/analysis-which-countries-are-historically-responsible-for-climate-change
Livres et BDs:
10 idées reçues sur le climat https://www.glenat.com/hors-collection-jeunesse/10-idees-recues-sur-le-climat-9782344048115
Le monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique par Jean March Jancovici et Christophe Blain https://www.leslibraires.fr/livre/173...
460 commentaires
Épinglé par BLAST, Le souffle de l'info il y a 2 jours (modifié)
ERRATUM ! L'extinction des dinosaures est bien datée à 65 millions d'année avant notre ère, et non pas 450 millions d'années avant notre ère. Nos excuses pour la confusion
Connue / https://twitter.com/blast_france/status/1474054697036230658
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Alternatiba ANV Rhône a retweeté BLAST, Le souffle de l'info @blast_france · 23 déc.
Comment survivre à un débat sur l'écologie pendant les fêtes ?
@PalomaMoritz vous propose de déconstruire 6 idées reçues sur l’écologie qui nous empêchent d’avancer ou de voir le problème avec lucidité. #Écologie #JoyeusesFêtes
37,5 k vues / 1:32 - 19 - 120 - 223
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PAPREC AGRO est une filiale de PAPREC Group créée en 1998 en Dordogne dans le domaine de la gestion des déchets organiques et de leur valorisation agricole : valoriser les déchets des activités humaines pour fertiliser les sols, tel est le fondement de notre activité.
...
le groupe et son président, Jean-Luc Petithuguenin qui a choisi de mettre les femmes et les hommes au cœur sa politique managériale, en privilégiant la diversité (âge, formation, origine, culture), la mixité sociale, le respect de l’autre, l’esprit d’équipe, la gentillesse et la solidarité.
Les seules clés qui, une fois réunies, ouvre le chemin vers l’excellence.
...
contribue à̀ la promotion de l’économie circulaire et donc à la protection de l’environnement en favorisant le traitement et le recyclage des déchets
...
déploiement progressif de systèmes de management environnemental. En 2019, 107 sites de traitement disposaient de la certification ISO 14 001 ou d’une certification équivalente.
Ces dernières années, PAPREC a renforcé son engagement en faveur de la biodiversité :
- Signature, en 2018, de l’engagement "Act4nature" pour intégrer des actions de préservation de la biodiversité dans l’ensemble de nos activités
- Rédaction du "Plan d’Actions Biodiversité" qui regroupe l’ensemble des actions mises en œuvre à cet effet, avec des volets sur la sensibilisation des collaborateurs et la maîtrise des impacts associés aux activités d’enfouissement du groupe
- Expérimentation de projets de restauration des sols via le centre d’Agroforesterie "PAPREC AGRO" situé en Dordogne. Ces projets ont été récompensés en avril 2019 par la Commission européenne et le Prix du Développement Durable
... l’écoferme de Saint Paul la Roche
PAPREC AGRO a acquis en fin d’année 2014 un espace agricole et une friche industrielle d’une surface totale de 14 ha. L’objectif était de créer une ferme Agroécologique permettant de mettre en œuvre sur son propre site, les principes de l’économie circulaire : le compostage des déchets organiques et l’utilisation de la matière organique en maraîchage et en grandes cultures.
Mais elle a également pour vocation l'échange, l'analyse et l'expérimentation des savoirs faire et des initiatives observées chez des agriculteurs pionniers.
...
cumul du non-travail du sol, de la diversification des espèces cultivées, et de la couverture permanente du sol ... mettre à disposition des minéraux, de créer de l’humus, et de stocker du carbone dans les sols agricoles.
... constituer un groupe de travail reflétant le plus largement possible la diversité du monde agricole du bassin Nord Aquitain
... le corps de ferme en ruine a été en partie restauré de manière à accueillir du public
...
démarche de RSE globale
... Associations : Question de culture (transformation de légumes), Association française d’Agroforesterie et le Conservatoire végétal régional d’Aquitaine (mise en œuvre de l’Agroforesterie et choix des espèces).
...
projet est soutenu financièrement par PAPREC Group ...
- L’ADEME (convention dans le cadre du programme « Agriculture de conservation des sols » et la sensibilisation du grand public)
- La communauté de commune Périgord Limousin (Aide à l’installation des maraîchers)
- La Région Nouvelle Aquitaine (AAP Alimentation et circuit court)
Connu / mel du 17/12/2021, 09:59
55 minutes
La façon de parler du nucléaire a indiscutablement changé en France ."Le retour en grâce du nucléaire" est le sujet sensible que propose "L'Obs" cette semaine. Mais le nucléaire est il propre ?
Photo © Getty / Westend61
http://rf.proxycast.org/ed9c9f63-5af8-48a5-b559-6fbadccb094c/10212-18.11.2021-ITEMA_22842661-2021F10732S0322-22.mp3
Le nucléaire est il une des solutions pour lutter contre le changement climatique ? Des points de vue différents semblent se faire de plus en plus entendre quant aux solutions pour lutter contre le réchauffement climatique et lors de sa dernière allocution le Président Macron se positionne en faveur du nucléaire.
Le nucléaire trouve désormais des soutiens chez les écolos alors que la position anti-nucléaire était une des idées fondatrices de l'écologie. "Il est illusoire de se passer du nucléaire" clame François de Rugy, ancien ministre de la Transition écologique. L'eurodéputé Pascal Canfin pense que "s'opposer par principe au nucléaire est absurde" . L'atome semblait être condamné après la catastrophe de Fukushima, il est de retour avec Emmanuel Macron qui lors de sa dernière allocution ne cache plus sa foi pour l’atome.
Notre avenir énergétique et écologique doit il passer par le nucléaire ? Peut on être antinucléaire dans le contexte du réchauffement climatique ? Il y a un retour en grâce du nucléaire. Les pro nucléaires avancent l'argument que le nucléaire est une énergie décarbonée qui fait partie des solutions pour sauver le climat et qu'il est une énergie à la demande. Les anti refusent cette énergie qui est un frein à la transition écologique, rappelant les accidents de Tchernobyl ou Fukushima, la gestion des déchets de l'énergie nucléaire et proposent des scénarios de transition énergétique pour atteindre la neutralité carbone en s'appuyant pleinement sur les énergies renouvelables.
avec Yves Marignac, porte-parole de l’association Negawatt, et responsable du Pôle d’expertise nucléaire au sein de l’Institut Negawatt . Depuis sa création en 2001, l’Association NégaWatt promeut la réduction de nos consommations d’énergie - pilier de son approche : sobriété, efficacité et renouvelables - comme levier vers une société plus respectueuse des ressources, de l’environnement et de l’humain
François-Marie Bréon est climatologue, chercheur au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, un des laboratoires de l’IPSL. Il est le président de l’AFIS, association française pour l’information scientifique. Il publie »Atlas du climat, Face au défi du réchauffement climatique » co-écrit avec Gilles Luneau avec une préface de Jean Jouzel. Aux Editions Autrement. Sa spécialité initiale est l’utilisation des satellites pour observer et comprendre le climat de la Terre. Il a ensuite abordé d’autres thématiques, en particulier le bilan d’énergie du climat et le cycle du carbone. Il a contribué à l’écriture chapitre « Forçages radiatifs naturels et d’origine anthropique » du 5e rapport du GIEC et de son “Résumé pour les décideurs
Et Morgane Bertrand, journaliste à l’Obs , co-auteur du dossier sur le nucléaire qui sort le jeudi 18 novembre dans les bons kiosques et en ligne
Thèmes associés Sciences nucléaire énergie nucléaire écologie
Ndlr : FMB parle en tant que militant pro-nucléaire, il le précise mais pas indiqué / FI (à moins que ce soit avec l'AFIS, asso pro-nuk ? https://www.lexpress.fr/actualite/idees-et-debats/francois-marie-breon-raoult-a-donne-une-image-desastreuse-de-la-science_2139913.html semble dire que non.
16 minutes
Reprise de terre, est une démarche collective d’enquête et de réflexion, portée par la Revue Terrestres, pour envisager des mondes avec d’autres contours que ceux de la modernisation industrielle et capitaliste et c'est aussi une bonne piste pour filer en train à Bruxelles
...
dynamique qui s'est constituée depuis plus d'un an pour "Reprendre et libérer" des terres face à ceux qui les détruisent et les accaparent https://www.terrestres.org/category/reprise-de-terres/, une rencontre a eu lieu cet été sur la ZAD de NDDL pour inventer des tactiques foncières, politiques et juridiques pour contrer l’accaparement des terres par le productivisme et organiser la vie autour de communs qui prennent en compte tous les êtres qui habitent un lieu. Geneviève Kinet du collectif de défense du Marais Wiels y était conviée.
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En novembre 2020, le site du "Marais Wiels" a été acheté par la Région de Bruxelles-Capitale, une évolution très positive et une étape importante pour espérer une pérennisation et une valorisation du "marais". Mais l'intention de la Région de Bruxelles-Capitale, est également de construire sur le site 70 à 80 logements tout en conservant seulement une partie du "marais".
La plaque réalisée par Geneviève au WIELS | Centre d'Art Contemporain
Sauvons tout le Marais Wiels ! © Radio France / Antoine Chao
Dimanche 14 novembre, à l'occasion du festival parisien du livre et de la presse d'écologie, le Marais Wiels sera présent et participera à une table ronde : LES LUTTES POUR LE VIVANT : COMMENT AGIR AVEC LES VIVANTS CONTRE CEUX QUI LES EFFONDRENT ?
A l'invitation de Léna Balaud et Antoine Chopot, autrice et auteur du livre "Nous ne sommes pas seuls : politique des soulèvements terrestres" (Seuil, 2021).
Merci à Jade Lindgaard
Thèmes associés Société écologie Climat
Tr.: ... communs
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1 – La bourgeoisie dilue son immense responsabilité dans une culpabilisation de masse
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2 – Les petits gestes du quotidien pour ne pas parler des leviers politiques et économiques
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3 – Une écologie au service de la domination de classe
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4 – Contre l’écologie bourgeoise…. l’écologie !
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Il n’y a pas à choisir entre une politique sociale, un horizon révolutionnaire ou l’écologie : les trois vont ensemble et sont la plus sûre façon de sauver notre planète et de nous sauver nous.
Nicolas Framont
Publié il y a 3 jours • 26 vues
Avatar de la chaîne Avatar du compte Le Média Par lemediatv
Démantèlement du rail, renoncement sur la suppression des néonicotinoïdes et du glyphosate, défense des traités transatlantiques (TAFTA, CETA...), réforme de la PAC au profit de l'agriculture chimique et au détriment de l'agriculture biologique, une convention pour le climat qui accouche d'une souris malgré les promesses présidentielles...
Dans ce nouvel édito, Cemil revient avec brio sur l'hypocrisie du gouvernement face à ses engagements écologiques et dresse un bilan peu glorieux de ses nombreuses capitulations en la matière.
Visibilité Publique Publié originellement 27 octobre 2021
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu
Étiquettes : crise climatique ; écologie ; glyphosate ; gouvernement macron
Durée 13min 1sec
Tr.: ... triangle de gonesse, artificialisation des sols, ...
Écologie
Clés : Climat Réchauffement climatique COP 26
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porte la voix de celles et ceux qui refusent la résignation et tenteront encore de se faire entendre dans la rue, le 6 novembre, lors de la grande marche pour la justice climatique. Joignez votre voix à la nôtre, en signant cet appel.
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Les 220 premiers signataires : Paul Ariès, politologue • Pierre Aschieri, maire de Mouans-Sartoux • Hervé Aubert, président de l'association Pour Politis • Manon Aubry, coprésidente LFI du groupe de la Gauche au Parlement européen ; Clémentine Autain, députée LFI ;
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Ndlr : formulaire plein, réessayer ok le 9/11/21
Perspectives sur l’actualité - Économie
Auteur Jean Pisani-Ferry - Cover © Kelly Lacy
Prix du carbone ou réglementation, au fond peu importe : d'une manière ou d'une autre, l'économie va subir un choc d'offre négatif, dont l'ordre de grandeur sera proche de celui du choc pétrolier de 1973-74. La transition vers la neutralité carbone au pas de course est un immense défi macroéconomique, qu'il s'agit de prendre à bras le corps – avec toutes les conséquences que cela implique.
L’atténuation du changement climatique a longtemps été envisagée comme un processus graduel, permettant aux économies à forte intensité de carbone de réduire progressivement leurs émissions de gaz à effet de serre. Parmi les nombreuses questions que cette perspective soulevait, peu étaient de nature macroéconomique. Mais des décennies de tergiversations ont transformé la transition douce espérée en une mutation abrupte. Selon les estimations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies, une action d’urgence est indispensable si l’on veut contenir un dérèglement climatique catastrophique1.
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Cet article se concentre sur la nature et sur l’ampleur de l’impact économique de l’action climatique, pas sur les conséquences de la décarbonation en régime permanent. Il se concentre sur les questions de transition sans aborder le débat à plus long terme, à savoir la controverse entre les techno-optimistes qui affirment que si les bons investissements sont réalisés à temps, les catastrophes liées au climat peuvent être évitées sans que le niveau de vie ne soit trop modifié, et les techno-pessimistes qui soutiennent que la vie sur Terre ne peut être préservée que si les sociétés se détachent d’un modèle économique centré sur la maximisation du bien-être matériel.
Plus précisément, l’argument présenté ici s’appuie sur les hypothèses des techno-optimistes et suppose qu’à un horizon de 30 ans, la neutralité carbone peut être atteinte sans baisse majeure du revenu réel et du niveau de vie9. Si cette hypothèse s’avère trop optimiste, cela ne fera que renforcer l’importance macroéconomique de la décarbonation.
La première partie explique pourquoi la perspective macroéconomique a longtemps été largement négligée. La nature et l’ampleur de la transition vers la neutralité carbone sont évaluées dans la deuxième partie. La troisième partie est consacrée aux implications pour la croissance et le bien-être. La quatrième traite des impacts sur les finances publiques et la cinquième offre quelques conclusions.
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Les dimensions macroéconomiques de l’action climatique ont été largement négligées
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La réallocation de la main-d’œuvre sera également précipitée et généralisée.
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La transition vers le net zéro implique un choc d’offre négatif important
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En termes macroéconomiques, la tarification soudaine d’une externalité négative qui avait été négligée dans les décisions de production équivaut à un choc d’offre négatif. L’impact d’un tel choc est familier car il ressemble aux chocs pétroliers des années 1970, lorsqu’une ressource auparavant sous-évaluée a été soudainement réévaluée.
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La comparaison ne doit donc pas être prise au pied de la lettre. Ce qu’elle révèle, ce n’est pas que l’expérience des chocs pétroliers va se répéter, mais que le changement de régime impliqué par la transition vers la neutralité carbone implique une perte sèche qui est potentiellement significative macroéconomiquement, et pourrait déboucher sur des évolutions défavorables.
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La transition déclenchera un boom des investissements mais réduira la consommation
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Un effort important pour remplacer le stock de capital existant aura également un impact sur le bien-être. La transition vers la neutralité carbone est susceptible d’avoir des externalités positives sur la satisfaction des consommateurs à long terme – en raison, par exemple, de l’amélioration des infrastructures de transport, de la pureté de l’air ou de la meilleure isolation des maisons – mais à court terme, son effet de premier ordre sur la consommation sera négatif.
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La transition vers le « zéro carbone » risque d’aggraver l’endettement public
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Politiquement, un engagement à redistribuer euro pour euro le produit de la fiscalité carbone peut être indispensable pour dissiper les soupçons selon lesquels la tarification des émissions n’est qu’un prétexte commode pour augmenter les impôts. Un tel engagement exclurait la possibilité de compenser les effets négatifs de la taxation du carbone sur l’offre par une réduction des taxes distortives sur le travail ou sur le capital.
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Conclusions
L’accélération des efforts de décarbonation est indispensable et urgente. À plus long terme, l’émergence de technologies efficaces à faible intensité carbone ou complètement neutres offre de bonnes raisons de faire preuve d’un optimisme éclairé quant aux conséquences économiques de la transition écologique. Bien que cela ne soit pas certain, il est de plus en plus probable que, si les défis de l’action collective internationale sont surmontés, la transition vers le zéro carbone net peut être réalisée à long terme sans une baisse majeure des niveaux de vie.
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En raison de l’accélération du changement climatique et de l’ampleur de l’effort à fournir pour décarboner l’économie tout en investissant dans l’adaptation, la transition vers le zéro carbone net devrait impliquer, sur une période de 30 ans, des changements majeurs dans la configuration de la croissance. Ses effets comprendront un choc d’offre négatif d’ampleur notable, une poussée d’investissement suffisamment importante pour affecter le taux d’intérêt d’équilibre mondial, des effets négatifs significatifs sur le bien-être des consommateurs, des changements dans la répartition des revenus et une pression considérable sur les finances publiques.
Même en laissant de côté de nombreuses autres dimensions de la question – telles que l’étendue des actifs échoués ou les conséquences de la décarbonation sur le commerce international et le taux de change – une simple exploration des mécanismes essentiels en jeu suggère que la transition vers le zéro carbone net confrontera les responsables de politique économique à de sérieuses difficultés macroéconomiques. Cette transition ne sera probablement pas bénigne, et les responsables politiques doivent se préparer à faire des choix difficiles.
Une analyse précise des défis et des options possibles nécessite bien plus que l’esquisse proposée dans cette note de synthèse. L’élaboration de scénarios quantitatifs, tels que ceux publiés par les institutions internationales, est probablement le meilleur moyen de cerner l’incertitude considérable qui nous attend.
Le principal message d’une analyse rudimentaire est que, si les discussions sur les rôles relatifs de l’innovation et de l’investissement ou sur la combinaison souhaitable des signaux de prix et de la réglementation restent importantes, il est grand temps de réaliser que la politique climatique est aussi une politique macro-économique. Il est urgent d’engager une discussion plus précise sur la macroéconomie de l’action climatique.
Dans ce contexte, les débats devraient se concentrer sur l’identification des mécanismes et des choix impliqués dans une transition qui s’annonce difficile. Ce n’est pas en minimisant les défis à venir que les analystes et les experts convaincront les dirigeants politiques et le public d’intensifier les efforts de décarbonation, mais plutôt en les abordant de front et avec méthode.
Sources
- https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-cycle/ AIE (Agence internationale de l’énergie). 2021. Net Zero d’ici 2050 : Une feuille de route pour le secteur énergétique mondial. Paris.
- La COP 26 aura lieu du 31 octobre au 12 novembre 2021 à Glasgow.
- Commission européenne. 2021. « Fit for 55 » : Réaliser l’objectif climatique 2030 de l’UE sur la voie de la neutralité climatique, COM(2021) 550 final. Bruxelles.
- Commission européenne. 2020. Évaluation de l’impact du plan d’objectifs climatiques 2030, SWD(2020) 176 final. Bruxelles.
- Commission européenne. 2021. « Fit for 55 » : Réaliser l’objectif climatique 2030 de l’UE sur la voie de la neutralité climatique, COM(2021) 550 final. Bruxelles.
- Commission européenne. 2020. Évaluation de l’impact du plan d’objectifs climatiques 2030, SWD(2020) 176 final. Bruxelles, tableau 14.
- Ces dernières années, une proportion croissante de gouvernements a fini par avoir une appréciation plus réaliste des contraintes d’économie politique de la transition verte. Par exemple, la Commission européenne propose que 25 % des ressources provenant du nouveau système d’échange de quotas d’émission au niveau de l’UE soient alloués à un fonds social dédié, et que les États membres individuels contribuent pour un montant équivalent.
- Pour des discussions récentes en faveur de cette perspective optimiste, voir UK CCC (2020), Turner, Adair. 2020. Techno-optimism, behaviour change and planetary boundaries. Keele World Affairs Lectures on Sustainability, 12 novembre et Blanchard, Olivier, et Jean Tirole. 2021. Les grands défis économiques futurs. Rapport au Président Macron. Paris : France Stratégie.
- Voir, par exemple Heal, Geoffrey. 2017. L’économie du climat. Journal of Economic Literature 55, no. 3 : 1046-63.
- Voir Stern, Nicholas, et Joseph E. Stiglitz. 2021. Le coût social du carbone, le risque, la distribution, les défaillances du marché : An Alternative Approach. Document de travail NBER 28472. Cambridge, MA : National Bureau of Economic Research pour une discussion sur l’utilisation des MAI dans le contexte de l’irréversibilité et des risques catastrophiques.
- Mise à jour de l’Institut de recherche Mercator sur les biens communs mondiaux et le changement climatique, qui s’appuie sur le GIEC (2018).
- Comité consultatif scientifique du CERS. 2016. Trop tard, trop soudain : Transition vers une économie à faible émission de carbone et risque systémique, Rapport n° 6.
- Commission européenne. 2021. « Fit for 55 » : Réaliser l’objectif climatique 2030 de l’UE sur la voie de la neutralité climatique, COM(2021) 550 final. Bruxelles.
- Motor Authority, 24 juin 2021.
- Tribune libre de la présidente von der Leyen, 11 décembre 2019.
- Voir, par exemple, Ocasio-Cortez, Alexandria. 2019. Projet de résolution de la Chambre 109 reconnaissant le devoir du gouvernement fédéral de créer un Green New Deal. Washington : Congrès américain et AIE (Agence internationale de l’énergie). 2021. Net Zero d’ici 2050 : Une feuille de route pour le secteur énergétique mondial. Paris.
18 - Sources des calculs :
– Engagements nets zéro : Nations Unies
– Émissions mondiales de CO2 : Notre monde en chiffres
– Revenus des systèmes de tarification du carbone : Institute for Climate Economics (les émissions ne comprennent pas les autres gaz à effet de serre)
– Prix global global du carbone pour un échantillon de 25 pays en 2019 = 12,9 $/tonne (mise à jour par Kepos Capital de l’estimation de Carhart et al. 2020 pour un échantillon de grands émetteurs)
– Production annuelle mondiale de pétrole en 1973 : 33,4 térawattheures ou 19,7 milliards de barils (Notre monde en données via BP Statistical Review of World Energy et le portail de données du Shift Project)
– Prix mondial du pétrole brut en 1973 : 3,3 $/baril ; prix du pétrole en 1974 : 11,6 $/baril (Notre monde en chiffres via BP Statistical Review of World Energy et le Shift Project Data Portal)
– PIB mondial (en dollars US courants) : 4 600 milliards de dollars en 1973 ; 87 600 milliards de dollars en 2019 (Banque mondiale)
– Ratio investissement/PIB mondial : Banque mondiale
- 19 Gaspar, Vítor. 2021. Une proposition pour augmenter la tarification mondiale du carbone. Blogpost du FMI, 18 juin.
- 20 Carhart, Mark, Bob Litterman, Clayton Munnings et Olivia Vitali. 2020. Measuring Comprehensive Carbon Prices of National Climate Policies, photocopie. New York : Kepos Capital. Voir également https://carbonbarometer.com.
- 21 Coalition pour le leadership en matière de tarification du carbone. 2017. Rapport de la commission de haut niveau sur le prix du carbone. Washington : Banque internationale pour la reconstruction et le développement et Association internationale de développement/Banque mondiale.
- 22 NGFS (Network for Greening the Financial System). 2021. Scénarios NGFS pour les banques centrales et les superviseurs. Paris.
- 23 Quinet, Alain. 2019. La valeur de l’action pour le climat. Paris : France Stratégie.
- 24 Les calculs à plus long terme prévoient généralement de nouvelles augmentations du prix du carbone, mais celles-ci dépendent d’hypothèses très incertaines sur les futurs coûts de réduction. Banque d’Angleterre. 2021. Principaux éléments du scénario explicatif bisannuel de 2021. Londres.
- 25 Gaspar, Vítor, Ibid.
- 26 Cela ne serait pas vrai si le produit de la taxation du carbone était utilisé pour financer une baisse des taxes distorsives sur le travail et le capital. Je discute de cette hypothèse dans la quatrième partie.
- 27 Au cours de la première décennie de ce siècle, l’économie mondiale a connu une hausse des prix du pétrole, qui sont passés de 25 dollars le baril en 2002-2003 à près de 100 dollars en 2008. Rien ne prouve que cette hausse ait eu des conséquences récessionnistes, mais cela est peut-être dû au fait que cet impact a été éclipsé par celui de la crise financière mondiale.
- 28 Porter, Michael E., et Claas van der Linde. 1995. Toward a New Conception of the Environment-Competitiveness Relationship. Journal of Economic Perspectives 9, no. 4 : 97-118 et Acemoglu, Daron, Philippe Aghion, Leonardo Bursztyn et David Hemous. 2012. L’environnement et le changement technique dirigé. American Economic Review 102, no 1 : 131-66.
- 29 NGFS (Network for Greening the Financial System). 2021. Scénarios NGFS pour les banques centrales et les superviseurs. Paris.
- 30 Voir Ledez, Maxime, et Adrien Hainaut. 2021. Paysage de la finance climatique 2020. Paris : Institut pour l’économie du climat pour une application au cas français.
- 31 AIE (Agence internationale de l’énergie). 2021. Net Zero d’ici 2050 : Une feuille de route pour le secteur énergétique mondial. Paris.
- 32 Commission européenne. 2020. Évaluation de l’impact du plan d’objectifs climatiques 2030, SWD(2020) 176 final. Bruxelles.
- 33 Les estimations de l’impact sur le PIB de la transition vers la neutralité carbone varient toutefois considérablement : de 4 % en 2030 (AIE. 2021. Net Zero d’ici 2050 : Une feuille de route pour le secteur énergétique mondial. Paris., pour l’économie mondiale) à 2 % (UK CCC 2020, pour la Grande-Bretagne), en passant par un impact à peu près neutre (Commission européenne 2021, pour l’UE) et une légère diminution (NGFS (Network for Greening the Financial System). 2019. Stabilité macroéconomique et financière : Implications du changement climatique. Paris) pour l’économie mondiale. Ces divergences sont révélatrices de l’absence de consensus sur les aspects macroéconomiques de l’action climatique. FMI (Fonds monétaire international). 2021. Atteindre des émissions nettes zéro. Note préparée pour le Groupe des Vingt, juin.
- 34 En supposant que les dépenses de consommation personnelle représentent les deux tiers du PIB.
- 35 Goulder, Lawrence. 1995. Environmental taxation and the double dividend : A reader’s guide, International Tax and Public Finance 2 : 157-83.
- 36 Akerlof, George, et al. 2019. Déclaration des économistes sur les dividendes du carbone. Wall Street Journal, 16 janvier.
- 37 Commission européenne. 2021. « Fit for 55 » : Réaliser l’objectif climatique 2030 de l’UE sur la voie de la neutralité climatique, COM(2021) 550 final. Bruxelles.
Crédits
Ce texte, initialement paru comme Policy Brief du Peterson Institute for International Economics, est basé sur ses contributions à un webinaire de la DG ECFIN sur l'économie du changement climatique (25 mars 2021), à un webinaire PIIE-CF40 sur la décarbonation (18 mai) et à la conférence Green Swan de la BRI (3 juin). Il remercie Olivier Blanchard, Laurence Boone, Gregory Claeys, Filippo D'Arcangelo, Benoît Leguet, André Sapir, Simone Tagliapietra, Ángel Ubide, Georg Zachmann et Stavros Zenios pour leurs commentaires et critiques, ainsi que les participants aux séminaires PIIE-CF40 et Bruegel.
Coopération en matière d'économie, d'écologie, par une approche holistique et holomidale
Premier gazou : https://twitter.com/JulienDelalande/status/343880828075515905
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Julien Delalande @JulienDelalande · 10 juin 2013
En réponse à @dliberce @dliberce @leplus_obs
"Nous devons construire une nouvelle #société avant que l'ancienne ne s'effondre."
#Mutation #CoEco
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Pour Corinne Lepage, avocate et ex-ministre de l’Environnement, « tout projet écolo qui augmente les gaz à effet de serre doit être proscrit ». | OUEST FRANCE
« On ne peut pas injecter des milliards pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et autoriser des projets qui les augmentent », affirme Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement (1995-1997), avocate. Entretien.
Votre définition d’un bon projet écologique, ce serait quoi ?
Pas facile de répondre de manière objective à cette question. J’ai envie de me référer à la taxonomie européenne. C’est un document mis en place il y a un an par l’Union européenne. Il dit ce que sont les investissements durables.
LIRE AUSSI : ENQUÊTE. « Si on attaque le climat, on ouvre la porte au désastre », prévient le chercheur
Pour qu’il soit considéré comme durable, un projet doit appartenir à l’une des six catégories suivantes : l’atténuation du changement climatique, l’adaptation au changement climatique, la protection des ressources aquatiques et marines, la prévention et la réduction de la pollution, la transition vers une économie circulaire, la protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes.
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ENVIRONNEMENT
Halte à la propagation des arbres pour réduire les émissions de CO2 ! L'idée semble contre-intuitive mais les scientifiques alertent aujourd'hui sur la propagation des forêts dans les zones où celles-ci sont normalement absentes, comme dans les prairies. En bouleversant l'équilibre des sols, ces opérations peuvent en réalité émettre davantage de carbone qu'elles n'en absorbent. Mais cette balance est mal connue et peu prise en compte dans les stratégies de compensation carbone.
Documentaire : Les coulisses de la présidentielle 2022 - Épisode 4 - 30 sept. 2021 / JEAN-LUC MÉLENCHON
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Avec la série « 2022 : Nos pas ouvrent le chemin », nous vous proposons d’entrer dans les coulisses de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, avec des images inédites. Vous y découvrirez, épisode après épisode, toute une partie du travail collectif réalisé pour faire vivre cette campagne et remporter la victoire en 2022.
Ce quatrième épisode est consacré aux mois mars et d’avril 2021. Il revient sur l’examen à l’Assemblée nationale de la loi Climat, sur la votation citoyenne organisée par Mathilde Panot et les insoumis pour placer la question de l’eau au centre de la campagne présidentielle et sur le déplacement de Jean-Luc Mélenchon en Bolivie. Dans cet épisode, vous retrouverez aussi des images inédites des coulisses du meeting en réalité augmentée sur l’eau et de déplacements à Marseille et au bord de la Durance.
Vous pouvez y découvrir les témoignages de Loïc Prud’homme, député, et de Mathilde Panot, vice-présidente du groupe parlementaire de La France insoumise.
Retrouvez le premier épisode de la série, qui aborde les préparatifs du lancement de campagne ici : https://youtu.be/D4oz9nCNIIE
Le deuxième épisode qui retrace le mois de décembre 2020 : https://youtu.be/ocr3pjaVfkg
Et le troisième épisode sur les mois de janvier et février 2021, abordant notamment la bataille contre la loi sur le Séparatisme à l’Assemblée nationale : https://youtu.be/uB7HSMpIl3Q