Grand entretien
Série 7/7
Clés : Société Territoires Idées
L’économiste Eloi Laurent nous a conseillés dans l’élaboration de l’indice du bien-être en ville (IBV). Pour lui, les villes, plutôt que de nous isoler, doivent nous relier, être des lieux de coopérations sociales.
Catherine André, le 4 juillet 2026
9 min
© Charles Monnier
Entretien avec Eloi Laurent, Chercheur et enseignant à Sciences Po et à l’université Stanford
Ni marché ni marchandise, mais lieu de coopérations, la ville peut redevenir le creuset d’un bien-être humain réconcilié avec les limites planétaires, propose Eloi Laurent. L’élaboration de l’IBV, l’Indice du bien-être en ville d’Alternatives Economiques, a bénéficié de ses conseils. L’économiste accompagne actuellement la Direction de la Transition écologique et du climat de la Ville de Paris pour mettre en œuvre et faire vivre une transition juste dans la capitale.
A quoi sert de mesurer le bien-être au niveau local ?
Eloi Laurent. Mesurer le bien-être dans les villes, comme le fait Alternatives Economiques, en utilisant une large palette de dimensions et d’indicateurs permet de valoriser la diversité des expériences humaines vécues. On récuse alors l’idée qu’il n’existerait qu’une voie possible pour atteindre une seule performance à répliquer partout. Cette valorisation plurielle du bien-être s’oppose en outre à deux logiques : celle de l’attractivité, qui revient à fonder les politiques des territoires sur les préférences des gens qui n’y habitent pas, et celle du classement – et du déclassement –, qui revient à trier les bons des mauvais.
A mes yeux, l’originalité de ce travail dans le champ désormais étendu des indicateurs de bien-être est de saisir – en partie bien entendu – la manière dont les villes donnent à leurs habitants la capacité de mener la vie qui leur convient en partageant des services communs. C’est donc pour moi un indicateur de capacité à bien vivre la ville ensemble, dans l’esprit d’Amartya Sen. Ce qui le distingue par exemple de classements des villes « où il fait bon vivre » (entre soi) qui mettent l’accent sur la sécurité et l’endogamie sociale.
Qu’est-ce que la ville du bien-être que vous prônez ?
Cette idée part du constat de villes prisonnières des logiques de croissance. Et, en face, d’un monde de la postcroissance encore trop abstrait et insuffisamment incarné. Un article de référence des années 19701 parlait des villes comme des « machines de croissance » (« growth machines ») et c’est en effet le prisme des politiques territoriales déployées depuis au moins dix ans en France, qui embrigadent les villes dans la « croissance métropolitaine ». Mais les villes n’ont pas été inventées pour nourrir les comptes nationaux et les territoires n’ont pas vocation à alimenter le PIB, ce sont avant tout des lieux de vie et de coopération.
Où la ville du bien-être puise-t-elle ses racines ?
Aristote écrit que la ville a été inventée pour vivre, mais qu’elle perdure pour permettre à ses membres de bien vivre. Il parle déjà explicitement de « qualité de vie » dans la cité. Quand l’urbanisme est inventé comme discipline avec Ildefons Cerdà, qui va refonder Barcelone au milieu du XIXe siècle, c’est le bien-être qui est aussi, explicitement, au cœur de la vision. Et Barcelone devient de fait la première ville du bien-être, c’est-à-dire construite autour de principes de justice sociale, de santé, de coopération, de symbiose avec l’environnement naturel.
Définir la ville comme un lieu de coopérations sociales et naturelles permet de mieux appréhender les chocs écologiques
Existe-t-il pour autant une définition de la ville ?
Non, justement, il n’y a pas de définition universelle de la ville alors que celle-ci devient une réalité planétaire. Ce n’est qu’il y a environ cinq ans que des institutions internationales ont combiné leurs approches pour définir la ville à partir du « degré d’urbanisation », c’est-à-dire de la densité de la présence humaine repérée par images satellitaires. On montre alors que 80 % des habitants de la planète vivent aujourd’hui dans des grandes agglomérations ou des centres urbains et 20 % dans des villages (ou zones rurales). Mais la ville est-elle seulement faite de concentration humaine ou offre-t-elle de la densité sociale ? Doit-on mesurer le degré d’urbanisation ou d’urbanité ?
Il faut revenir à la contribution fondatrice de l’urbaniste américaine Jane Jacobs qui voit coexister dans les villes les plus vivantes « toutes les formes de diversité possibles, étroitement entremêlées de façon à se compléter les unes les autres ». La densité urbaine, pour Jacobs, c’est d’abord un tissu de relations sociales innervé de « sentiments » et de « sympathies ».
Ma contribution dans cette lignée consiste à définir la ville comme un lieu de densité de coopérations. Les humains qui y vivent entretiennent des liens puissants entre eux, avec leur milieu naturel et les autres espèces non humaines. C’est à la fois une définition fidèle à l’émergence des villes dans l’histoire telle que nous la racontent les recherches contemporaines notamment en Amazonie et une redéfinition du projet urbain à l’heure de l’épidémie de solitude et des chocs écologiques.
Faut-il réinventer la ville ?
Sans aucun doute possible et au moins à chaque génération ! Telle qu’elle est aujourd’hui, c’est un lieu de dévitalisation des coopérations sociales et de destruction des coopérations naturelles. Dans sa pire expression, une ville contemporaine isole et pétrifie au lieu de relier et de faire circuler. Sans parler des chocs écologiques qui sont déjà là et vont s’intensifier. Définir la ville comme un lieu de coopérations sociales et naturelles permet de mieux appréhender ces chocs qui ne sont en rien une fatalité mais un défi. Prenons le cas de Paris face aux canicules. C’est une urgence concrète qui nous a été rappelée brutalement fin mai quand la capitale a été la dernière ville de France à sortir de températures avoisinant les 35 degrés, et de nouveau mi-juin.
On peut penser qu’il faudra essentiellement rénover les bâtiments existants, opération complexe, lourde et coûteuse. On peut penser, à la lumière d’études récentes, qu’il vaudrait mieux construire des infrastructures écologiques pour protéger la ville de sa propre minéralité, ce qui suppose de nouer ou renouer des coopérations naturelles. On peut penser, enfin, que cette politique écologique doit mettre en son cœur le lien social pour devenir effective (transformer la densité humaine parisienne en densité des relations sociales), ce qui suppose de réinventer des coopérations sociales.
La ville du bien-être n’a de sens et d’avenir que combinée à une politique urbaine de transition juste, qui a notamment pour objet de veiller à la juste répartition des bienfaits de la transition partout dans la ville
Existe-t-il déjà des villes du bien-être en France ?
Il me semble que Grenoble et Lyon s’engagent résolument sur cette voie en mettant l’accent sur l’importance de la coopération dans le projet municipal et en valorisant le bien-être vécu par leurs habitants. Mais il y a des milliers de politiques du bien-être qui sont mises en œuvre en France, comme en rend compte le Réseau Villes-santé qui contribue à les inspirer.
Quels sont les écueils à éviter ?
Le danger, c’est de négliger la question de la justice sociale, en réservant la ville du bien-être aux habitants de l’hypercentre ou des écoquartiers, ou, bien pire encore, aux seuls touristes. La ville du bien-être n’a de sens et d’avenir que combinée à une politique urbaine de transition juste, qui a notamment pour objet de veiller à la juste répartition des bienfaits de la transition partout dans la ville. C’est le sens du projet que nous menons avec la direction de la transition écologique et du climat de la ville de Paris.
Comment construire ou reconstruire des lieux de coopération ?
C’est une question existentielle pour les villes, celle des infrastructures du bien-être. On est ici face à un paradoxe : les villes doivent nous relier ; or, ce que j’appelle les industries de l’isolement social (les entreprises du numérique) contribuent à faire des villes des incubateurs d’isolement. Il faut donc reconstruire des lieux de coopération. Cela peut être tout simplement des bibliothèques, des médiathèques, lieux de connaissances et de liens sociaux par excellence. C’est ce que font par exemple certaines villes nordiques comme Oslo en Norvège ou Aarhus au Danemark. C’est plus généralement ce que le sociologue américain Eric Klinenberg nomme des « infrastructures sociales », soit des lieux qui façonnent notre capacité à interagir avec les autres, qui favorisent les relations directes et qui entretiennent les liens sociaux.
J’ai toujours été frappé de constater que les universités américaines sont conçues pour favoriser les échanges au moyen de dispositifs étonnamment simples, des fauteuils en vis-à-vis, des grandes tables pour déjeuner, des jardins aménagés, des terrasses ombragées, etc. Or, les villes actuelles sont dévorées par les logiques marchandes qui phagocytent les espaces de coopération, comme dans les gares parisiennes. La question du temps disponible pour la coopération est aussi une question passionnante dont les villes pourraient se saisir.
Au fond, il y a trois politiques de coopération à inventer : recréer des lieux de coopération dans la ville, gouverner la ville de manière coopérative, tisser des coopérations avec les autres territoires et les écosystèmes. Prenons le cas concret de l’eau : les villes, qui se sont historiquement construites autour des fleuves, s’enfoncent dans le sol parce qu’elles l’assèchent. Il y a toute une politique de coopération à reconstruire autour de l’eau : le point d’eau comme lieu de rencontre entre les humains, les fleuves et les réseaux d’eau comme alliés contre la chaleur extrême, les cours d’eau comme matrices des coopérations entre territoires, etc.
Les zones rurales peuvent être des lieux où la présence humaine est plus faible mais où la densité des liens sociaux et des liens naturels est plus forte que dans les grandes villes
Vous décrivez la ville du bien-être comme une tapisserie…
Il me semble en effet que la ville est une tapisserie de liens sociaux et de liens naturels. Cette image m’a été inspirée par Henri Lefebvre, le grand penseur de la justice sociale dans la ville, qui définit cette dernière comme une œuvre. Ce n’est donc ni un marché, ni une marchandise. Mais de moins en moins de gens ont le « droit à la ville », c’est-à-dire le droit d’œuvrer à la ville. Zohran Mamdani à New York comme Emmanuel Grégoire à Paris ont mené leur campagne et remporté la victoire autour de l’idée que ces deux villes extraordinaires sont devenues inaccessibles. Pour revenir à l’image de la tapisserie, elle m’a aussi été inspirée par le grand sociologue Georg Simmel qui évoque des « fils tressés », « délicats, invisibles qui se tissent entre les hommes », qui forment la trame de la société urbaine.
Quid des zones rurales ?
C’est le grand mérite de la nouvelle typologie des Nations unies2 que de ne pas définir les zones rurales comme un résidu, comme des « non-villes » (ce qu’avait fait l’Insee dans sa définition des villes en 1954). La présence humaine est commune aux villes et aux villages. Avec l’idée des coopérations sociales et naturelles, je crois que l’on va encore plus loin dans la reconnaissance des zones rurales, qui peuvent être des lieux où la présence humaine est plus faible mais où la densité des liens sociaux et des liens naturels est plus forte que dans les grandes villes.
Une étude récente de la Fondation de France, « Solitudes »3, montre que dans l’agglomération parisienne et dans les communes de plus de 100 000 habitants, 28 % des personnes interrogées déclaraient se sentir seules, contre 21 % dans les communes rurales. La ville du bien-être, c’est aussi le village du bien-être !
Propos recueillis par Catherine André, Rédactrice en chef adjointe d'Alternatives Economiques
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Tr.: ... Allan Brunon que vous êtes venu soutenir ...
La médiation ...
“Bien pire dans la réalité” : Qu’a pensé la véritable Maureen Kearney du film La Syndicaliste ?
Publié le 25/01/2026 à 09:30 Par Cédric CHOUKROUN, Journaliste
Dans La Syndicaliste, diffusé dimanche 25 janvier 2026 à 21h10 sur France 2, Isabelle Huppert incarne Maureen Kearney, lanceuse d'alerte chez Areva. Un film coup de poing, mais bien en-dessous de la réalité, à en croire la principale concernée.
Elle est sans conteste l'une des plus grandes actrices du cinéma français. Elle, c'est bien sûr l'immense Isabelle Huppert ! En plus de 50 ans de carrière, elle a brillé dans des films aussi différents que Les Valseuses et ses répliques cultes, La Dentellière qui lui a offert son premier grand rôle, Violette Nozière, Une Affaire de femmes inspiré de la tragique histoire vraie de Marie-Louise Giraud, Madame Bovary, Huit femmes ou encore Elle de Paul Verhoeven, pour lequel elle a remporté son second César de meilleure actrice. En 2020, le New York Times l'avait même sacrée "plus grande actrice du XXIe siècle", preuve que son aura a largement dépassé les frontières de l'Hexagone. Ce talent exceptionnel, elle l'exerce une nouvelle fois avec brio dans le film La Syndicaliste, diffusé dimanche 25 janvier 2026 à 21h10 sur France 2.
Dans La Syndicaliste, réalisé par le cinéaste Jean-Paul Salomé à qui l'on doit également L'Affaire Bojarski sorti au cinéma le 14 janvier 2026, Isabelle Huppert incarne Maureen Kearney, membre du syndicat CFDT et secrétaire du comité de groupe européen d'Areva. Informée d'un accord secret entre EDF, Areva et un opérateur nucléaire chinois qu'elle estime représenter une menace pour l'avenir se son entreprise, elle dénonce ce projet. Mais son initiative déplait fortement et la lanceuse d'alerte paie cher le fait d'avoir révéler un secret d'état... En effet, le jour où elle doit rencontrer François Hollande, alors Président de la République, elle est victime d'une agression ultra violente lors de laquelle elle est ligotée, scarifiée et violée. Le pire, c'est qu'au terme d'une enquête clairement orientée, elle est soupçonnée d'avoir organisé son agression avec son époux. Sous pression, elle avoue d'abord avoir inventé cette agression avant de se rétracter rapidement. Condamnée en première instance pour "dénonciation de crime ou délit imaginaire", en 2017, Maureen Kearney est finalement acquittée en appel l'année suivante. Interrogée sur ce qu'elle a pensé du film par nos confrères de 20 minutes, Maureen Kearney confie : "Je trouve que ce qui est montré à l’écran est plutôt 'light' par rapport à ce que j’ai vécu. La scène de la garde à vue était bien pire dans la réalité !" Un autre détail ne correspond pas totalement aux faits selon elle. "On a rajouté un personnage de 'fliquette' parfait pour la fiction mais qui n’a jamais existé. J’étais entourée d’hommes, rien que des hommes et ma voix résonnait dans le vide", explique-t-elle.
"Le point final à ce qui m'est arrivé" : Maureen Kearney explique comment le film La Syndicaliste lui a "fait du bien"
Pour autant, Maureen Kearney n'a aucun grief contre le film La Syndicaliste, bien au contraire. "Le film m’a fait du bien, se félicite la lanceuse d'alerte. Même si je me suis fait à l’idée que mes agresseurs ne seront jamais punis, j’ai trouvé une forme de paix dans la solidarité qui m’entoure tant de la part de mes proches que du public". Et l'Irlandaise de conclure : "Aujourd’hui, je n’ai plus peur. Le film apparaît comme le point final à ce qui m’est arrivé."
Thriller
Travail / Précarité - Publié le 23 janvier 2026
Nous proposons un groupe de parole thématique autour d’une boisson. Parmi les sujets que nous pourrons aborder :
- Le burn-out : quand on n’a plus d’autres choix que l’effondrement pour s’échapper d’une situation professionnelle.
- Pénibilité, valeurs de l’entreprise, temps de travail : mes lignes rouges, qu’est-ce que je ne veux vraiment pas ?
- Le non-emploi comme choix de vie, temporaire ou plus pérenne.
- Les autres formes de fuite ou d’évitement dont vous voulez témoigner.
... espace d’échange gratuit, sans inscription ... mercredi 18 février 2026 de 16h30 à 18h30 à l’Accorderie, au 62 rue Général Ferrié, à Grenoble. L’immeuble est situé en face de l’épicerie solidaire Episol.
... questions : leschomeureusesdelaccorderie@proton.me
En tant que groupe de pairs, nous ne sommes pas ouverts aux professionnel·le·s de l’accompagnement, de l’insertion, de coaching et pratiques de développement personnel dont l’activité est en lien avec la thématique abordée.
Publié le 23 janvier 2026
Tech & Death : Rassemblement jeudi 5 février - 13h - devant Alpexpo
Nous vous proposons de joyeusement huer l’écosystème technologique-militaire-universitaire (cracra) de Grenoble !
Le rassemblement se déroule en marge du salon Tech&Fest (beurk), qui "célèbre le meilleur [et surtout le pire] de l’innovation".
Si vous aussi :
- le capitalisme de surveillance vous horripile
- l’impérialisme derrière le vernis de la technologie vous fait vomir
- l’IA dégénérative vous dégoute
- le greenwashing vous exècre
- l’avènement d’une recherche au service de l’armée vous insupporte
Rejoignez-nous pour contester l’événement Tech&Fest (yeurk) et sa vision d’un monde sur-technologisé !
Connu / https://bsky.app/profile/mediaslibres.skyfleet.blue/post/3md4nj6gcek2w
Économie circulaire / Déchets - juin 2025
Grenoble trace la voie avec son Pôle R, un site totem de l’économie circulaire qui mutualise espaces, acteurs et ambitions pour structurer durablement les 4 R : réemploi, réutilisation, réparation et reconditionnement. Un modèle inspirant pour d’autres territoires engagés dans cette dynamique soutenue par l’ADEME.
...
Le dispositif 4R vise justement à accompagner les collectivités qui veulent s’engager dans une démarche coordonnée, mutualisée et ambitieuse
...
"Avec l’AAP 4R, l’ADEME Auvergne-Rhône-Alpes souhaite soutenir ce nouveau modèle de projet coopératif et multi-partenariaux autour de l’économie circulaire. Nous pensons que c’est une des solutions pour consolider les acteurs existants, diversifier et développer leurs activités économiques, les flux captés et gagner en visibilité. Ce changement d’échelle répond complètement aux objectifs de réduction des déchets portés par l’ADEME."
Elsa Thomasson, Référente déchets des collectivités / territoires en transition à l’ADEME
En savoir plus
- Découvrir le projet dans le détail
- Le dispositif 4R de l'ADEME en Auvergne-Rhône-Alpes
Sur le même sujet #recyclage #réparation
Ndlr : semble centré sur la performance (AVEC DES MOTS TOUT SAUF SENSIBLES COMME INNOVATION, INDUSTRIE, besoin de solutions locales, structurées et efficaces ; besoin de structuration et d’efficience ; les process sont optimisés ; taux de réemploi porté à de 5 à 30 % ; ...) et non pas la robustesse alors que Grenoble travaille dessus pour 2040 ! :-(
cf https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?kvtw0g
Pourquoi ? ACT
Qu'est-ce que la robustesse permettrait par le sensible, une coopération horizontale inter-acteurs informelle ?
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Nous avons construit depuis dix mille ans, un monde d’abondance de ressources, un écosystème stable, qui nous a poussé à optimiser et à performer. Le culte de la performance est à son apogée et nous incite à toujours gagner en efficacité, à maximiser nos résultats, avec moins de moyens possibles. Cette approche atteint ses limites dans un monde en constante évolution. Aujourd'hui la nature se réveille, elle devient fluctuante et nous devons apprendre à vivre dans un monde instable, imprévisible. Comment vivre dans ce nouvel environnement ? Comment passer de la performance à un nouveau modèle ? Comment abandonner la performance et passer à une autre forme de société ?
Olivier Hamant est biologiste et chercheur, il se lève le matin stimulé par l’étude de la vie des plantes. Dans la nature, les systèmes robustes prospèrent parce qu’ils acceptent l’incertitude. Le chercheur s’inspire de cet environnement pour nous apprendre à vivre dans un environnement instable par le concept de la robustesse, et nous incite à appliquer ces principes naturels à nos systèmes économiques et organisationnels. Qu’est-ce que le concept de robustesse ? Comment se décline t-il dans nos modes organisationnels ? Comment inverser nos modes de pensée et passer de la performance à la robustesse ?
Grenoble 2040, est une démarche qui offre le temps et les moyens de se projeter dans des futurs souhaitables, individuellement et collectivement. Elle s’appuie sur une approche sensible et réaliste pour cultiver des espoirs lucides, pour dessiner collectivement un avenir désirable, et le construire ensemble.
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Tr.: ...
se départir du culte de la performance ... construire la robustesse ... paradoxe de l'anthropocène : les humains n'ont jamais autant été dans la nature mais jamais autant déconnectés d'elle ... bioéconomie circulaire, basée sur le carbone ... lowtechs ... citoyen co-acteur avec l'ingénieur ... Musk, l'ultraperformance toxique ... trump, symptôme a besoin de tout le monde ... mettre un pied dans la robustesse maintenant, de petits projets qui peuvent devenir dominants ... Grenoble, territoire pionnier ... fédération des territoires de robustesse ... ex Waloby Bruxelles ... révolution culturelle les émotions clé pour nous toucher. Vivre un moment d'arrêt ... émotion : le trouble, ce que cherchent un peu les artistes ... voire de sidération puis se poser des questions ... pour etre en dissonance ... les techniques de déprise sectaire, c'est ça, entrer en dissonance avec la secte. Ce trouble permet ensuite de créer du désir. Il peut faire peur. La vie, c'est le chemin, pas la destination. Que l'on connait, la mort ! L'émotion permet de vivre les fluctuations sur le chemin. C'est la robustesse.
Connue / https://diaspora-fr.org/posts/10850689
"
Emmanuel Florac - il y a environ une heure
#politique #société #Grenoble
Apparemment la municipalité a bien merdé en faisant de l’autoritarisme…
https://yewtu.be/watch?v=1FuOjR-eHoo
1 repartage
"
Ndlr.: ... un élu PS était animateur de La Passerelle, elle a fermé à cause du déplacement de la bibliothèque. Vengeance ?
🔥 Déc 13, 2022 - Par CRIC Grenoble - Face au désastre climatique et à la pénurie en eau prévue en Isère, qui osera défier ST Micro et les géants de la Silicon
Connu / TG le 26/03/23 à 12:30
Connu / TG le 27/02/23 à15:58
Publicités et enseignes lumineuses : des militants de Greenpeace mobilisés contre le gaspillage énergétique à Grenoble
Des militants de Greenpeace ont dénoncé le gaspillage énergétique en éteignant des enseignes
...
Connu / TG du 8/11/22 à 12:32
Ce samedi 5 novembre, Greenpeace a mené une action dans le centre-ville de Grenoble pour lutter contre le « gaspillage énergétique
...
Connu / TG du 8/11/22 à 12:30
La 14e édition du “Jour de la Nuit” aura lieu ce samedi. Cette manifestation nationale de sensibilisation à la pollution lumineuse, à la protection de la biodiversité nocturne et à la beauté ...
Connu / TG le 14/10/22 à 7:15
à l'IGE Grenoble avec collaboration avec l'INRAE Lyon sur la Caractérisation des sources de contaminants dans un bassin versant à usage mixte (agricole, urbain) (Claduègne, Ardèche), dans le cadre d'un projet ANR et de l'Agence de l'Eau RMC.
Bien cordialement
Céline Duwig
IGE
Chargée de Recherche IRD
IGE (UMR CNRS, IRD, UGA)
CS 40700
38 058 Grenoble Cedex 9
http://www.ige-grenoble.fr (http://www.ige-grenoble.fr/)
Email: celine.duwig@ird.fr
tel: + 33 (0)4 76 63 58 92
Institut des Géosciences de l’Environnement - UMR 5001 (https://www.ige-grenoble.fr/)
L'Institut des Géosciences de l'Environnement (IGE) est un des laboratoires de l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble. Unité mixte de recherche du CNRS, de Grenoble INP, de l'IRD et de ...
Connu / TG le 12/10/22 à 12:19
Nos Bureaux COMSOL France SAS 26 rue Gustave Eiffel F-38000 Grenoble France
Téléphone: +33-4 76 46 49 01 - Fax: +33-4 76 46 07 42 - info@comsol.fr
Ma demande :
Besoin de https://www.comsol.fr/events/comsol-days/comsol-day-hydrogen-technologies-104411
en français (i à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?VfcPVw)
NON
@Actuenviro
#BatteriesBasCarbone #mobilité #StockageEnergie @VerkorSA
actu-environnement.com
Batteries : Verkor ouvrira son centre d'innovation à Grenoble d'ici cet été
L'entreprise industrielle Verkor, spécialisée dans la production de batteries, inaugurera le laboratoire de son centre d'innovation avant l'été 2022, à Grenoble, a annoncé la société, le 7 mars....
7:06 PM · 9 mars 2022·Echobox
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Notre raison d’être Pour la propagation de systèmes émancipateurs !
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Agilité, Entreprise libérée (Nourri.e.s par les écrits d’Isaac Getz et ceux d’Edgar Morin sur les entreprises humanistes), Scop en avril 2018, Holacracy (les processus de prise de décision se font dans une gestion des rôles plus que des personnes, etc), La coopération fait partie de notre quotidien,
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Dans le cadre d’A3E, le site Encyclopédie de l’Énergie est supervisé par :
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- Pierre Serre-Combe, CEA
Grenoble INP - Ense3 - Ecole Nationale Supérieure de l'Energie, l'Eau et l'Environnement
21, avenue des Martyrs CS 90624 38031 Grenoble cedex 1
Ndlr : critique de Wikipédia contestable :-(
...
Lucide sur ses capacités à supplanter Google, Framasoft s’est dévoué à proposer des infrastructures techniques alternatives, à l’instar du projet de CHATONS
...
La solution passe par l’éducation populaire, incarnée sur le terrain par les médiateurs numériques et les bibliothécaires, qui, si on leur donne les moyens, peuvent faire bouger les lignes. » Car c’est à l’échelon local, par les associations, que se développe le mieux la mécanique de la médiation numérique, souvent soutenue par les pouvoirs publics.
En témoigne l’association Infini à Brest. La mairie bretonne lui fournit des locaux et des serveurs, en échange celle-ci mène des projets d’animation et de formation sur les outils informatiques auprès du public brestois. « C’est un exemple très intéressant de ce qui pourrait être reproduit à l’échelle nationale, pointe Pouhiou, à condition que les subventions de fonctionnement assurent une pérennité sur trois à cinq ans, pour établir une sécurité des services. »
...
Selon des calculs militants https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?ivGhlw, la dépense française publique et privée en outillage informatique auprès de Microsoft reviendrait de l’ordre du milliard d’euros annuel. À minima, le prix des logiciels constitue entre 10 et 25 % du prix d’achat d’un ordinateur. « Si on investissait ce montant dans les logiciels libres, ses quelques défauts ne resteraient pas des réalités très longtemps », relève François Poulain.
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Le premier confinement a provoqué l’accélération de l’expérimentation apps.education.fr. Désormais déployé sous sa version V.1, cette plateforme fournit aux académies françaises des logiciels libres à vocations éducatives : partage de documents avec Nextcloud, rédaction partagée sur Etherpad, diffusion de vidéos via PeerTube…
Des collectivités, telle Grenoble, ont fait la démarche d’installer des outils libres sur les postes des agents de leur ville, et de renouveler le parc informatique des écoles pour le basculer vers Linux. Des avancées à relativiser : nombreuses sont les collectivités et administrations, à l’instar du Ministère des Armées, à rester sous contrat avec Microsoft.