En bref — Agriculture
Mis à jour le 14 août 2026 à 16h47
Durée de lecture : 3 minutes
...
Entretien — Nature
Mis à jour le 8 avril 2024 à 15h02
Durée de lecture : 11 minutes
Nature Agriculture Le Monde d’après
Agriculture bio, non-labour... Les solutions sont là, déjà, amassées grâce à l’écologie et les sciences du vivant. Mais « on ne pense pas au vivant », regrette le biologiste Marc-André Sélosse, auteur de Nature et préjugés.
...
Tr.: ...
la question c'est la dignité humaine ... pour nous biologistes, c'est Lamarque qui a établi la théorie de l'évolution ... principe qu’on appelle « la tragédie des biens communs », qui a été formulé en 1968 par l’écologue Garrett Hardin. L’idée est que le court terme l’emporte sur le long terme ... planification ... méthodes du doute ... acheter un produit cautionne le système ... dépendance ... la nature est la solution ... ex la tri-thérapie pour le sida ... remettre la matière organique dans les sols, c’est bon pour le climat, bon pour la vie des sols, bon contre l’érosion, bon pour faire des réserves en eau
...
de la maternelle au supérieur, c'est la biologie, le vivant le grand absent
...
le 4 pour 1000, augmentation de matière organique tous les ans, les cadavres, intercultures
...
non-violent ... mais la violence paye ... épée de Damoclès ... Rachel Carson ... rapport Meadows ... plus on attend, plus ça devient ingérable ... faire de la colère du positif ... René Dumont ... One health, une seule santé, alternative d'utiliser le vivant ou la mort ... des enfants dans la joie ... humaniste ... croit à la génération suivante ... quels enfants et comment consommer ? ...
...
Notes
[1] En 2022, les achats de produits bio ont baissé de 4 à 5 %
En bref — Mégabassines
Durée de lecture : 1 minute
Mégabassines Justice
Mercredi 8 juillet, la cour administrative d’appel de Bordeaux a déclaré « l’illégalité » de douze projets de mégabassines dans le Poitou-Charentes, celles de La Palu et l’Aume-Couture. Une décision, consultée par Mediapart, motivée par la protection de l’outarde canepetière.
Trois de ces projets de bassines, celles de La Palu, sont annulés par les magistrats, du fait de leurs conséquences sur une zone de refuge pour ces oiseaux, en danger d’extinction en France, menacés par l’agriculture intensive.
Pour les neuf autres, de l’Aume-Couture, la cour a donné dix-huit mois aux porteurs des projets pour présenter un « dossier régularisé » comportant une « dérogation espèces protégées ». Celui qu’ils avaient présenté n’était pas, aux yeux des magistrats, « de nature à empêcher la perte d’habitat et le dérangement » de l’outarde canepetière.
...
les magistrats de la cour d’appel de Bordeaux ont notamment considéré que le programme de stockage d’eau de la Palu constitue « une des solutions permettant un retour au bon état quantitatif des milieux aquatiques », alors qu’il avait été décrit comme « surdimensionné » par les juges de Poitiers.
Paul Grelier et Ingrid Gallou - Publié le 05/07/2026 à 07h15
Temps de lecture : 3 min
Nouvelle-Aquitaine
Dans le Lot-et-Garonne, le dérèglement climatique conduit les agriculteurs à évoluer et parfois innover. C'est le cas de ce couple de pruniculteurs, Vanessa et Fabrice Guijarro, basé à Lafitte-sur-Lot en Lot-et-Garonne, qui a décidé de se lancer dans la culture de la banane.
...
600 plants de bananiers orinoco, que l'on est en train de planter. Ce sont à la fois des bananes plantain, mais on peut également l'utiliser comme banane verte pour faire de la farine de banane
...
la Maison du bananier
...
dans une gigantesque serre photovoltaïque d'un hectare et demi, 1 300 pieds de bananiers sont en train d'être plantés. Fabrice Guijarro, muni d'une paire de gants, récupère un plant de bananes namwah d'un pot. "On va creuser à peu près une vingtaine de centimètres, car le contenant n'est pas très profond. On le positionne au milieu de l'irrigation, et on va le recouvrir. Un de mes salariés va ensuite retrouver le plant pour mettre de l'engrais organique, afin de dynamiser, sur le plan racinaire, et que l'on est sûr et certain de sa plantation. Cette variété naine va atteindre environ 2,50 mètres jusqu'à 3 mètres : l'intérêt est que l'on peut le récolter facilement", souligne le cultivateur. Le couple compte également produire des Blue Java, des bananes à la peau bleue.
"Faire de cette serre, un jardin tropical"
...
La semaine prochaine, j'ai des plants de fruits de la passion qui doivent arriver. On va faire des essais de gingembre et de curcuma... On essaye de mettre en place des plantes compagnonnes, afin que l'on voie comment tout cela évolue ensemble
...
surveiller, c'est la période hivernale qui arrive. Si l'hiver est froid, attention, car notre serre n'est pas chauffée. Entre septembre et octobre, il est possible que l'on rajoute de la paille
...
Hélène Drouet et Morgane Jacob
Publié le 22/05/2026 à 18h21
Temps de lecture : 4 min
Nouvelle-Aquitaine - Plus sur le thème : climat
Alors qu'ils examinent depuis mardi la loi dite d'urgence agricole, les députés ont adopté ce jeudi 21 mai un article visant à simplifier les démarches pour construire des ouvrages de stockage d'eau, dont les réserves de substitution qui font débat en Poitou-Charentes.
Dans un contexte de retour des fortes chaleurs qui peuvent laisser craindre des sécheresses cet été
...
porté par le Premier ministre Sébastien Lecornu et la ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, compte 23 articles.
...
L'article 5, facilitant le développement du stockage de l'eau pour l'agriculture, a effectivement été adopté tard dans la soirée, après d'importants débats. Pour le gouvernement, la mise en œuvre des réserves d'eau est "souvent ralentie par les blocages sociétaux et administratifs (lourdeur des autorisations)".
...
hostilité des députés à gauche de l'hémicycle, en ce qu'il peut court-circuiter les recours en justice d'opposants, notamment d'associations environnementales, à ces projets. "Si un juge annule une autorisation de prélèvement, une autorisation provisoire sera désormais accordée le temps de refaire un dossier complet", annonce le gouvernement. En résumé, si le texte est définitivement adopté, l'État, par l'intermédiaire de son préfet, aurait désormais la possibilité de ne pas appliquer une décision de justice.
...
Élue écologiste des Deux-Sèvres, Delphine Batho critique ce texte : "Cet article 5, il porte atteinte à l'État de droit et à la séparation des pouvoirs, a-t-elle déploré. Il supprime la possibilité pour les citoyens de s'exprimer dans les enquêtes publiques et surtout, fait inédit, il est en fait un article spécial Deux-Sèvres, puisque dans le Poitou, l'autorisation unique de prélèvement a été annulée par la justice parce qu'elle ne respecte pas les règles de base de l'État de droit concernant l'eau."
...
Anne-Morwenn Pastier, hydrologue et géomorphologue, membre du collectif Bassines Non Merci, regrette également ce choix de simplifier le recours aux réserves de substitution, plaidant pour un changement de modèle agricole. Si le collectif n'est pas habilité à porter des recours devant la justice, il soutient les associations qui le font, comme France Nature Environnement ou la LPO. "C'est une composante nécessaire de la lutte, indique-t-elle. Ce n'est pas nous qui la portons mais ça fait partie des rapports de force et des garde-fous qu'on peut, en obtenant des jurisprudences, obtenir aussi pour le futur."
...
"Les bassines, elles sont vraiment là pour pallier le fait qu'on prélève trop par rapport à ce que nos milieux peuvent déjà fournir, rappelle-t-elle. Alors qu'on aurait un petit peu de temps pour adapter le modèle agricole, accompagner les agriculteurs et les agricultrices vers un changement de modèle agricole, là c'est juste maintenir le statu quo quelques années, quelques décennies peut-être, et de notre point de vue perdre du temps par rapport à cette adaptation."
...
ces SAGE sont élaborés par des commissions locales de l'eau, considérées comme des "parlements de l'eau", à l'échelle d'un sous-bassin versant. Créés par les préfets, ces parlements sont composés des instances publiques locales, des usagers et de l'État. Pour l'instant, un projet de réserve peut être refusé s'il convient au PTGE mais pas au SAGE. Or, le projet de loi pourrait permettre au préfet, représentant local de l'État, de déroger à cette décision.
Les principales interrogations des agriculteurs sur l’impact de cette coactivité dans leur organisation quotidienne.
SOMMAIRE
Qu’est-ce que la coactivité en agrivoltaïsme ? 03
Une installation agriPV est-elle compatible avec l’utilisation des équipements agricoles ? 04
Comment sont gérés au quotidien les accès à une parcelle en agrivoltaïsme ? 06
Y’a-t-il des zones non exploitables ou difficilement mécanisables du fait des pieux, câbles ou onduleurs ? 07
Panneaux dynamiques : qui assure leur pilotage et comment sont gérées les urgences météo ou agricole ? 08
Les opérations de maintenance risquent-elles de perturber le calendrier agricole ? 09
Les agriculteurs peuvent-ils intervenir eux-mêmes ? 10
Existe-t-il un protocole clair définissant les rôles et responsabilités de chacun sur la parcelle au quotidien ? 11
Conclusion 11
La Montagne Economie Agriculture Vidéo
Une étude sur dix ans coordonnée par l’Inrae, dont les résultats viennent d’être publiés, montre que l’on peut se passer totalement de pesticides dans les grandes cultures (blé, colza, orge, betterave…) tout en obtenant des rendements satisfaisants et en préservant la viabilité économique des exploitations. Chiche ?
...
Connu /
[30/04/2026 17:21] Alain GP : Hello, yes sinon voici une bonne nouvelle
Enquête — Agriculture
Mis à jour le 6 février 2026 à 07h30
Durée de lecture : 10 minutes
Les mobilisations agricoles menées par la Coordination rurale sont une aubaine pour l’extrême droite. Les groupuscules radicaux s’y invitent, voire organisent conjointement des actions. Le tout, sans que le syndicat ne s’y oppose vraiment.
Vous lisez la troisième enquête réalisée en partenariat avec StreetPress sur la Coordination rurale.
...
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?-K289g
Connaissance de l'emploi #215
La mauvaise santé des agriculteurs en fin de carrière. Démasquer les effets différés d'un travail pénible
Alban Mocquin
Au sein de la population en emploi, les agriculteurs et les agricultrices[1] déclarent une meilleure santé que les salariés (hors cadres). Ce constat peut surprendre compte tenu de leur surexposition aux pénibilités du travail.
Ce numéro de Connaissance de l’emploi propose une analyse attentive aux effets différés du travail sur la santé et révèle, au contraire, la prévalence des troubles physiques et psychiques qui affectent la profession en fin de carrière. Il mesure l’ampleur de ces pathologies à partir des données de l’enquête Conditions de travail (Dares) et en dévoile les causes à partir d’entretiens rétrospectifs auprès d’agriculteurs âgés de 50 ans ou plus.
[1] Il s’agit exclusivement des non-salariés agricoles, considérés ici à l’échelle du groupe. Les inégalités de fin de carrière entre exploitants (santé, retraite, patrimoine…) font l’objet de travaux en cours, notamment sous l’angle du genre.
Télécharger la publication au format PDF
Connu / TG le 10/03/26 à 9:26
218 signatures
Le problème
Lettre ouverte de citoyens et victimes charentais à l'intention de madame la députée Sandra Marsaud, suite à ses positions publiques concernant la proposition de loi Duplomb 2.
(Cette lettre ouverte sera diffusée à la presse)
Madame la députée,
Le 11 février dernier, lors du débat consacré à la loi Duplomb 2 à l’Assemblée nationale, vous avez déploré « un climat de défiance généralisé où l’émotion et la désinformation prennent le pas sur la raison et l’intérêt général » (1). Ces propos sont doublement inacceptables.
Sur la forme, ils font injure aux plus de deux millions de Français qui ont signé la pétition demandant le retrait de la loi Duplomb 1, dont certains font partie de vos administrés (2). Vous laissez entendre que le jugement de ces personnes est altéré et qu’elles ne sont pas capables de se faire une opinion par elles-mêmes au vu des différents éléments portés à leur connaissance. C’est avoir une bien piètre opinion de vos concitoyens, qui plus est de la part d’une élue.
Sur le fond, votre position balaie d’un revers de manche les conclusions d’études scientifiques et les alertes lancées par des personnes dont la compétence ne saurait être mise en cause. Vous êtes pourtant bien placée, en tant que députée d’une circonscription agricole, pour savoir que certaines pratiques de culture ont des effets mortifères sur la santé des riverains et sur l’environnement. Consciente des dangers, une partie du monde agricole est d’ailleurs mobilisée contre la proposition de loi Duplomb 2.
...
22 sociétés savantes médicales, le Conseil national de l’ordre des médecins, l’Alerte médicale sur les pesticides et les perturbateurs endocriniens (AMLP), des chercheurs du CNRS et de l’Inserm, ainsi que 1300 médecins et scientifiques français au travers d'une lettre ouverte (4), s'étaient ouvertement opposés à la loi Duplomb quelques mois plus tôt, en dénonçant de manière générale l'impact des pesticides sur la santé humaine.
Quel intérêt les médecins auraient-ils à signaler la fréquence anormalement accrue de cas de cancer constatée lors de leurs consultations ? Ces professionnels de santé n’ont à satisfaire aucun électorat.
...
augmentation significative : 1/des cancers du sein, de la prostate, du pancréas, des cancers du sang tels que les lymphomes, de leucémies ou encore de myélomes ; 2/ de maladies neurologiques telles que les maladies de Parkinson, les démences, ou encore des troubles de la reproduction (infertilité, endométrioses, …). ; 3/ chez les enfants, des leucémies et des lymphomes, mais aussi des troubles du neurodéveloppement tels que des troubles du spectre autistique ou les troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
...
A admettre que le doute subsiste, il devrait suffire à écarter la loi Duplomb. Les enjeux de santé publique doivent primer sur toute autre considération. Ils ont d’ailleurs aussi leur coût, si l’on veut s’en tenir cyniquement aux seuls aspects économiques.
C’est en tant que citoyens, en tant qu’électeurs charentais, que nous resterons particulièrement attentifs à vos prises de position sur ces questions, non seulement lors des prochaines discussions autour des textes de Monsieur Duplomb mais également sur tout autre sujet rejoignant les mêmes problématiques.
Sources:
1) https://vert.eco/articles/ce-nest-que-la-partie-emergee-dun-immense-scandale-le-debat-sur-la-petition-contre-la-loi-duplomb-electrise-lassemblee-nationale
2) https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/07/28/la-petition-contre-la-loi-duplomb-depasse-les-deux-millions-de-signatures_6624818_3244.html
3) https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/02/11/loi-duplomb-un-rapport-sur-les-substituts-aux-neonicotinoides-suscite-une-controverse-au-sein-de-l-inrae_6666330_3244.html
4) https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/05/05/pesticides-les-agriculteurs-les-riverains-et-les-citoyens-ne-veulent-plus-servir-de-cobayes-alertent-1-200-medecins-et-scientifiques_6603228_3244.html
5) https://www.inserm.fr/expertise-collective/pesticides-et-sante-nouvelles-donnees-2021/
Les premiers signataires de cette lettre ouverte :
1) A titre individuel :
Nicole Ausou, citoyenne charentaise et victime. Joëlle Bon, citoyenne charentaise. Amélie Brunet, citoyenne charentaise et proche de victime. Frédérique Cauvin-Doumic, citoyenne charentaise et victime. Yves Couturier, Membre du collectif Vigilance OGM et pesticides 16. Karen Dubois, citoyenne charentaise. Jean-Claude Caraire, citoyen charentais. Isabelle Fouquay, citoyenne charentaise. Laurent Freboeuf, citoyen charentais. Marie Gilg Soit Ilg, citoyenne charentaise. Marie-Line Kasmi Giraud, citoyenne charentaise. Viviane Godineau, citoyenne charentaise. Julien Grandguillot, citoyen charentais. Jean-Jacques Lagleyse, citoyen charentais. Laurence Levy, citoyenne charentaise, victime et proche de victime. Evelyne Martin, citoyenne charentaise. Jackie Merzeau, citoyenne charentaise. Laurie Merigeaud, citoyenne charentaise, proche de victimes. Virginie Moulia-Pelat, citoyenne charentaise, proche de victime. Eugénie Ormsby, citoyenne charentaise. Danielle Paparatti, citoyenne charentaise et proche de victime. Clémence Petit, citoyenne charentaise. Céleste Rafin, citoyenne charentaise. Alain Simard, citoyen charentais. Marie-Jeanne Vian, citoyenne charentaise. Amanda Speed, citoyenne charentaise.
2) A titre associatif et syndical:
Carole Ballu, paysanne et porte parole de la Confédération paysanne de Charente. Louis-Adrien Delarue, médecin porte-parole Charente de Alerte Médicale sur les Pestides et les Perturbateurs endocriniens (AMLP)
En 2023, on comptabilisait 65 000 tonnes de pesticides vendues en France (source SDES). Cette consommation n’est toutefois pas homogène sur le territoire : elle varie fortement d’une commune à l’autre. Les zones spécialisées en grandes cultures, en viticulture ou en arboriculture concentrent les volumes les plus importants.
"Selon Génération Futures, en 2021 la France était le 3e pays européen en termes de nombre de pesticides autorisés (291)."
- Des inquiétudes pour la santé, les riverain·es en première ligne
Les alertes scientifiques s’accumulent depuis des années.
..
- Ensemble, refusons l’empoisonnement généralisé aux pesticides
...
- Exigeons la transparence, changeons de modèle
Avec l’association Riverains Ensemble, nous lançons une campagne nationale pour accompagner les personnes habitant en zone rurale agricole pour défendre leur droit à vivre sainement.
Ensemble, nous pouvons faire changer les choses. L’heure est venue de mettre le sujet de la transparence des pesticides et des conséquences pour les riverain·es dans le débat public, d’avancer vers une réelle démocratie agricole en exigeant la transparence sur les produits utilisés et d’aller vers des pratiques respectueuses de la santé de tous et toutes !
...
Entretien — Politique
Mis à jour le 27 février 2026 à 18h25
Durée de lecture : 10 minutes
Clés : Politique Agriculture Municipales 2026
En matière d’écologie, les habitants des campagnes ont le sentiment que « c’est toujours ceux d’en haut qui décident », dit le sociologue Nicolas Renahy, membre du collectif Classes vertes.
...
La prise en compte de l’écologie populaire peut-elle avoir un rôle dans la lutte contre la montée de l’extrême droite ?
Si les milieux politiques et les militantes et militants de gauche et écologistes ne se rapprochent pas des milieux populaires, il n’y a aucune victoire qui sera possible, surtout dans le contexte actuel d’extrême droitisation de l’espace public de la société française. Ce rapprochement interclassiste est nécessaire : on ne peut pas ignorer la moitié de la population, celle qui occupe des emplois subalternes et a un mode de vie plus contraint. Il est en cela essentiel de requalifier l’écologie.
Connu / TG le 27/02/26 à 23:44
Environnement
Les opposants se sont retrouvés devant les Halles d’Angoulême.
CL 43 - 46 Commentaires
Samedi 7 février, 80 militants sont venus dire leur opposition à la nouvelle loi Duplomb, visant à réintroduire certains pesticides. Ils alertent sur plusieurs reculs environnements ces derniers mois.
« Vous êtes beaucoup plus nombreux qu’en juillet. Ça veut dire quelque chose. » Devant les Halles, à quelques centimètres d’un stand proposant vin, bière et jus de pomme bio ce samedi matin, le médecin angoumoisin, Louis-Adrien Delarue manifeste son inquiétude. 80 Charentais sont venus s’opposer à la nouvelle loi Duplomb.
« Epidémie de cancers »
Une première loi avait été votée cet été, malgré une pétition d’opposition rassemblant plus de 2 millions de signatures. Le point le plus controversé, la réintroduction de l’acétamipride, pesticide très nocif pour les pollinisateurs avait été censuré par le Conseil d’État. Alors que le député LR, Laurent Duplomb, a déposé une nouvelle proposition visant à réintroduire ces néonicotinoïdes, des rassemblements étaient organisés partout en France par différentes associations écologistes.
La rédaction vous conseille
Pesticides interdits : le LR Laurent Duplomb dépose une nouvelle loi au Sénat
Le sénateur LR Laurent Duplomb propose à nouveau d’autoriser, sous conditions, deux insecticides néonicotinoïdes interdits en France, après la censure retentissante de son précédent texte.
Devant l’hôtel de Ville, les militants ont alerté sur les reculs des textes environnementaux et leurs conséquences. « On fait face à une épidémie de cancers qui ne peut pas être liée à la génétique » a enchaîné celui qui est aussi membre d’Alerte Médicale sur les Pesticides et les perturbateurs endocriniens. « Ils sont du côté de la mort et de la maladie, nous sommes du côté du vivant. » Les partisans du texte défendent notamment que les producteurs de betterave ne peuvent pas remplacer le dangereux pesticide. Ancienne candidate aux législatives du nouveau Front populaire en 2024, éleveuse bio, Carole Ballu a préféré ironiser. « On est là pour dire merci d’avoir des cancers pour aider Ferrero, qui a besoin de plus de noisettes. »
Les sujets associés Environnement Angoulême Charente Grève et manifestations Associations Cancer Alimentation Pesticides Agriculture Ecologie Manifestation Baptiste Raclot Société Santé Économie
Connu / TG le 3/02/26 à 17:11
"
... remplir ce formulaire pour annoncer votre mobilisation afin qu'elle figure bien sur la carte : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfbBkR7TUpV42ku6YmH-uoGUmGsySkReaq4ZXLHf8p7CtfQGg/viewform
"
Ndlr : cf aussi https://linktr.ee/mobilisation_agri_alim
Le gel est l’un de nos meilleurs alliés contre les ravageurs et les vecteurs de maladies (pucerons, mouches, moustiques…), notamment pour des maladies comme la DNC.
1/6
00:30 · 18 déc. 2025
191 reposts 10 citations 319 ont aimé 15 conservés
- · 12 h
C’est un insecticide extrêmement efficace.
Sa raréfaction entraîne
1️⃣ Une survie hivernale accrue des nuisibles
2️⃣ Une reprise printanière plus précoce des populations
3️⃣ Des cycles de reproduction plus rapides et plus nombreux en saison
4️⃣ Une remontée vers le nord de certains vecteurs et maladies
2/6
- On ne parle donc pas seulement de températures plus douces, mais d’un changement profond de l’équilibre sanitaire des agro-écosystèmes, avec des conséquences directes pour l’agriculture, l’élevage et la sécurité sanitaire.
3/6
- Les exemples sont très nombreux :
➡️Plusieurs publications montrent que Aedes albopictus, vecteur de la dengue, du chikungunya et du Zika, étend son aire vers le nord grâce au réchauffement climatique, notamment l’adoucissement des hivers avec moins de jours de gel.
4/6
- ➡️La fièvre catarrhale ovine (maladie animale transmise par des moucherons du genre Culicoides) a remonté vers le nord de l’Europe, avec des épizooties historiques en Europe du Nord-Ouest, jusque dans des pays comme les Pays-Bas, la Suède ou même la Norvège.
5/6
- ➡️Les phlébotomes, vecteurs de la leishmaniose, ont vu leur distribution s’étendre en Europe à mesure que les conditions climatiques deviennent plus favorables (moins de périodes froides prolongées).
Une lecture : pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC...
6/6
...
10 commentaires - Par Thomas GABRION - t.gabrion@charentelibre.fr, publié le 4 décembre 2025 à 19h15.
Le rassemblement, volontairement éloigné du lieu de l’assemblée générale d’Océalia où se rendait le sénateur, s’est tenu place Charles-de-Gaulle.
Une soixantaine de militants ont répondu à l’appel des organisateurs pour protester contre la venue à Jarnac du sénateur Laurent Duplomb.
Renaud Joubert
« - L’abeille ? », « - Morte par Duplomb ». « - La cicindèle champêtre ? », « - Morte par Duplomb ».
Dans une mise en scène solennelle que les organisateurs ont voulue proche d’une commémoration du 11 novembre, une soixantaine de militants se sont rassemblés ce jeudi matin, à Jarnac...
Il vous reste 90% de cet article à lire
Les sujets associés Charente Social Manifestation Agriculture Colère des agriculteurs Environnement Pesticides Ecologie Jarnac Coopératives Agricoles Syndicats France Société Politique
12 Commentaires
- IsaMiaou 6 décembre 2025 à 10:01
BRAVO! - Tesson 5 décembre 2025 à 15:18
Que de hargne et malhonnêteté de la part des partisans de Duplomb. Pourtant Dupl ou duc c'est pareil. - Ano89387 5 décembre 2025 à 07:09
Pour votre information Monieur et Madame Frouard qui crache dans la soupe aujourd'hui ont été payé toute leur carrière par le ministère de l'agriculture pour avoir été technicien Chambre d'agriculture et enseignante et pareil pour Monsieur Rivolet qui à fait fructifier son entreprise tout au long de sa carrière en travaillant uniquement avec l'argent des collectivité. - for the light 5 décembre 2025 à 01:47
C'est dur de ne pas rire, pas que le sujet soit de base risible, mais eux par contre... x) Entre la chanson, le nombre, l'âge moyen, y a rien qui va là.
Connu / TG le 28/09/25 à 9:53
15 abonnés - 1+ - 10 vues - 0 commentaire
Deux ans à venir de grande incertitude pour nos agriculteurs. Il va sérieusement falloir y songer, s'organiser localement plutôt qu'encaisser un choc assassin !
Connu / TG le 11/09/25 à 18:49
Agriculture ; Environnement
Par Frédérique Hermine, le 4 septembre 2025
Journaliste
La forêt de la Braconne est peuplée sur 4600 ha à 60% de chêne et 35% en mélange avec d'autres feuillus © Alain Benoit
L’ONF et Hennessy conjuguent leurs efforts pour régénérer la chênaie de la forêt de la Braconne en Charente, mise à mal notamment par la tempête de 1999. Un travail de longue haleine pour restaurer cet écosystème exceptionnel, mais également pour préserver la ressource indispensable à la production de tonneaux pour le cognac.
Jadis, la Sylve d’Argenson, l’un des plus vastes massifs forestiers d’Aquitaine, s’étendait sur plus d’une centaine de kilomètres. La forêt de la Braconne, à une dizaine de kilomètres d’Angoulême, en est l’héritière fragmentée, cernée aujourd’hui par les surfaces agricoles. Elle s’étire désormais sur une quinzaine de kilomètres et à peine 4600 hectares classés en zone Natura 2000. Mais elle reste le principal poumon vert de Charente. Elle fait l’objet depuis quelques années d’une initiative conjointe entre l’Office national des forêts (ONF) et la Maison de cognac Hennessy. Leur objectif commun : conjuguer une gestion durable, une régénération raisonnée et la transmission d’un patrimoine vivant du gland au tonneau.
Ce contenu est réservé à nos abonnés.
Connu / mel
"Sujet : [cyber-quotidien] E-quotidien du jeudi 11 septembre 2025
Connu / https://mastodon.top/@cyrilz@mastodon.scop.coop/115127545311419253
"
Bassines ? Bah Non ! a partagé 3 h
cyrilz@mastodon.scop.coop BassinesNon@social.tmprs.net Cyril :scop: @cyrilz@mastodon.scop.coop
Les coopératives agricoles créent en 1880, autour d’une démarche de solidarité et d’action collective ont aujourd’hui évolué en des multinationales opaques.
Voici 2 articles sur le sujet :
#agriculture #solidarite #cooperatives #economie #ecologie
1/2
Les principales dates qui jalonnent cette mise en perspective historique de la raison d’être des coopératives, en s'appuyant sur les principaux changements législatifs et réglementaires qui témoignent des évolutions de sa définition.
3 h
Gilins3 @Gilins3@mamot.fr @cyrilz
On pourrait ajouter
https://splann.org/enquete/cooperl-enquete-sur-un-geant-du-porc/
Splann ! | ONG d'enquêtes journalistiques en Bretagne
Cooperl : enquête sur un géant du porc
Crééé en 1964 à Lamballe, la Cooperl est aujourd’hui bien loin du petit groupement de 25 éleveurs des origines. Devenue une multinationale du porc, la coopérative possède 83 sociétés.
"