Environnement
Les opposants se sont retrouvés devant les Halles d’Angoulême.
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Samedi 7 février, 80 militants sont venus dire leur opposition à la nouvelle loi Duplomb, visant à réintroduire certains pesticides. Ils alertent sur plusieurs reculs environnements ces derniers mois.
« Vous êtes beaucoup plus nombreux qu’en juillet. Ça veut dire quelque chose. » Devant les Halles, à quelques centimètres d’un stand proposant vin, bière et jus de pomme bio ce samedi matin, le médecin angoumoisin, Louis-Adrien Delarue manifeste son inquiétude. 80 Charentais sont venus s’opposer à la nouvelle loi Duplomb.
« Epidémie de cancers »
Une première loi avait été votée cet été, malgré une pétition d’opposition rassemblant plus de 2 millions de signatures. Le point le plus controversé, la réintroduction de l’acétamipride, pesticide très nocif pour les pollinisateurs avait été censuré par le Conseil d’État. Alors que le député LR, Laurent Duplomb, a déposé une nouvelle proposition visant à réintroduire ces néonicotinoïdes, des rassemblements étaient organisés partout en France par différentes associations écologistes.
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Devant l’hôtel de Ville, les militants ont alerté sur les reculs des textes environnementaux et leurs conséquences. « On fait face à une épidémie de cancers qui ne peut pas être liée à la génétique » a enchaîné celui qui est aussi membre d’Alerte Médicale sur les Pesticides et les perturbateurs endocriniens. « Ils sont du côté de la mort et de la maladie, nous sommes du côté du vivant. » Les partisans du texte défendent notamment que les producteurs de betterave ne peuvent pas remplacer le dangereux pesticide. Ancienne candidate aux législatives du nouveau Front populaire en 2024, éleveuse bio, Carole Ballu a préféré ironiser. « On est là pour dire merci d’avoir des cancers pour aider Ferrero, qui a besoin de plus de noisettes. »
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Photo Renaud Joubert
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Par Baptiste RACLOT - b.raclot@charentelibre.fr, publié le 6 janvier 2023 à 19h52.
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