Société
La sociologue Constance Rimlinger a étudié sept communautés de femmes en milieu rural. Et constaté que leur militantisme – féminisme, écologie, politique – s’exprime dans chaque geste de leur quotidien.
L’écoféminisme rural : un choix de vie… qui en implique beaucoup d’autres - Publié le 25 juillet 2024 à 17h55 - Par Caroline Pernes
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sept de ces atypiques communautés, en France, aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande ... Dans un livre de 2015, Retourner à la terre : l’utopie néo-rurale en Ardèche depuis les années 1960, l’historienne Catherine Rouvière montre qu’il existe en réalité plusieurs vagues de « retours à la terre », avec une diversité de buts et de profils sociologiques
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Les enquêtées témoignent globalement d’une désillusion vis-à-vis de l’action militante conventionnelle
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courant de la sociologie des émergences ... concept a été développé par le sociologue portugais Boaventura de Sousa Santos. Il affirme que la production scientifique répond aussi à des logiques de domination, ce qui explique le manque d’intérêt pour le local, ce qu’on juge improductif ou irrationnel
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trois cultures militantes distinctes. La première est la configuration « écoféministe différentialiste », observée au sein du réseau transnational des Terres de femmes, apparu au début des années 1970. La dimension séparatiste et féministe est au cœur du projet : il s’agit de créer des communautés sororales entre femmes et de se reconnecter à la nature. La seconde est la configuration « queer-intersectionnelle », qui désigne des initiatives plus récentes, apparues dans les années 2010, et portées par des personnes plus jeunes. La non-mixité y est pensée comme excluant les hommes blancs cisgenres. Dans la troisième configuration, « intégrationniste holistique », l’identité de genre et l’orientation sexuelle ne sont pas au cœur du projet. L’accent est mis sur l’écoconstruction, la permaculture, toutes les actions qui s’inscrivent dans le réseau plus large des alternatifs et des néoruraux.
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des terf (trans-exclusionary radical feminists)
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Féministes des champs. Du retour à la terre à l’écologie queer, de Constance Rimlinger, PUF, 296 p., 23 €.
cONNU / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?Xk1Aqw
Nos débats et entretiens vidéo — Vidéo
Jérôme Denis et David Pontille sont les auteurs d’une enquête sur le travail, souvent invisible, consistant à faire durer les objets et les infrastructures qui constituent notre monde. C’est aussi une stimulante réflexion philosophique sur le sens de maintenir ce à quoi nous tenons.
23 décembre 2022 à 18h22 / Lucie Delaporte
Dans nos sociétés nourries aux récits enchantés sur l’innovation et la création, et souvent résignées devant l’obsolescence programmée des objets, les travailleurs de la maintenance sont parmi les plus invisibles.
Le Soin des choses. Politiques de la maintenance (La Découverte, 2022), des sociologues Jérôme Denis et David Pontille, est une passionnante enquête sur ceux qui travaillent, dans l’ombre, à conserver en l’état les infrastructures ou les objets du quotidien.
Des salariés de la RATP qui s’attachent à prévenir la corrosion des panneaux de signalisation du métro aux agents d’entretien des bâtiments en passant par celles et ceux qui œuvrent à la restauration des tableaux, l’ouvrage nous fait approcher au plus près le geste de « maintenir ».
Un livre qui est aussi une puissante réflexion philosophique sur le sens qu’il y a à faire durer les objets auxquels nous tenons et qu’il s’agit d’apprendre à écouter.
Portrait
Cette figure de la vie intellectuelle française de l'après-guerre s'est éteinte. L'homme, tout à la fois, sociologue, philosophe et anthropologue, est décédé à l'âge de 104 ans.
Universités & enseignement supérieur
Radio & Presse
Edgar Morin s'est éteint à l'âge de 104 ans (JOEL SAGET/AFP)
Mis à jour le 30 mai 2026 à 09:48
« Je suis mort-né » aimait rappeler Edgar Morin, figure de la vie intellectuelle française de l'après-guerre, qui vient de disparaître à l'âge de 104 ans. Ne se voulant ni sociologue, ni philosophe, ni anthropologue, car il était, selon les époques, un peu tout cela, celui qui préférait se présenter comme un « humanologue » aura poussé son amour bien connu du paradoxe jusqu'à narguer pendant plus d'un siècle cette mort qui aurait voulu l'appeler à elle avant même qu'il ne pousse son premier cri.
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Les médecins avaient prévenu sa mère, Luna, qu'elle ne pourrait pas donner la vie sous peine de perdre la sienne, suprême dilemme qui n'a cessé de hanter son unique fils, marqué à jamais par cet épisode d'un début d'existence s'annonçant déjà comme sa fin ... dix ans plus tard cette mère adorée lui est enlevée brutalement par la maladie
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Son pseudonyme dans la Résistance
Son père, Vidal Nahoum, dont il écrivit la biographie quelques années après son décès, à la fin des années 1980, tenait une bonneterie dans le Sentier. Les deux parents d'Edgar - il allait changer son nom de Nahoum en Morin, en gardant le pseudonyme qu'il s'était donné dans la Résistance -, étaient des Juifs séfarades, non pratiquants, venus de Salonique, et arrivés à Marseille, un peu avant la guerre de 1914. Leur fils a entretenu durant toute son existence un rapport difficile avec la communauté juive, ses critiques à l'égard de l'Etat d'Israël lui ont valu de solides inimitiés et soulevé beaucoup d'incompréhension. Lui-même préférait se définir comme un marrane, du nom de ces juifs espagnols convertis de force au catholicisme qui avaient continué de rester fidèles à leur religion en secret.
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Tout juste bachelier, il milite déjà pour la cause des républicains espagnols en 1936. Dès l'installation du régime de Vichy et l'Occupation, le jeune étudiant en droit et en histoire-géographie renonce à ses licences universitaires pour entrer dans la Résistance, adhérant du même coup au parti communiste. Dans la clandestinité, il prend de grands risques, se lie avec le sociologue communiste Georges Friedmann, théoricien du travail industriel, fréquente assidûment le « groupe de la rue Saint-Benoît », réuni autour de Marguerite Duras et son compagnon Dionys Mascolo.
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il fait la connaissance de François Mitterrand, dont il admira le courage durant cette période, et qu'il défendit publiquement lorsque le président socialiste fut vivement critiqué par les siens pour avoir été décoré de la francisque par Pétain. Même la coupable faiblesse de Mitterrand pour Roger Bousquet, l'ordonnateur de la rafle des juifs du Vel d'Hiv, ne réussit pas à faire changer d'avis l'ancien résistant Morin, pourtant peu convaincu par la politique menée par la gauche après 1981, à l'égard de son ancien compagnon de lutte.
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il se refuse à toute forme d'enrégimentement culturel. L'intellectuel en devenir vient d'acquérir une petite notoriété avec son premier livre, « L'An zéro de l'Allemagne », une sorte d'analyse sociologique en temps réel, utilisant la forme du reportage journalistique mêlée à la distanciation du chercheur, et rédigée alors qu'il était chef du bureau « Propagande » à Baden-Baden en 1946. A bien des égards, on peut y voir la préfiguration de la « manière Morin » dans les sciences sociales.
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Avec l'appui de Georges Friedmann, il amorce en même temps sa longue marche vers la respectabilité académique en publiant « L'homme et la mort » en 1950. Une étude sur l'imaginaire de la mort selon les cultures qui servira à légitimer sa nomination au CNRS, sans thèse doctorale à la clé
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Dans le cadre du CNRS, il défriche un nouveau domaine d'études pour la sociologie, s'intéressant aux industries culturelles et à leur corollaire, la culture de masse. L'intellectuel cinéphile qu'il restera jusqu'à ses vieux jours met en lumière notamment la transformation du rapport entre les acteurs de cinéma et les studios de production, les premiers réussissant à s'affranchir partiellement des seconds par leur starification croissante
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Sa volonté de mieux comprendre et de défendre le point de vue des Arabes, quitte à aller jusqu'à signer un livre de débat, « L'Urgence et l'Essentiel », en 2017, avec le sulfureux Tariq Ramadan, lui vaudra une méfiance tenace, pour ne pas dire plus, chez les juifs de France. Son effort de « contextualisation » des attentats de janvier 2015, avec un autre ouvrage à deux voix, « Avant, pendant, après le 11 janvier », ne passe pas mieux, certains l'accusant de chercher des justifications au terrorisme le plus barbare. Une de ses dernières incursions dans l'actualité brûlante sera motivée par le conflit ukrainien qui lui a inspiré une méditation sur la guerre publiée en 2022.
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Le deuxième registre de son œuvre, entamé avec son ouvrage sur l'imaginaire de la mort, s'attache à dégager un espace pour ce qu'on pourrait appeler une science totale de l'homme, en parcourant tous les champs du savoir, de la biologie à la philosophie. Ambition démesurée dans laquelle il est encouragé par le bon accueil fait, en 1972, à un livre tiré d'une communication à un colloque de Royaumont : « Le Paradigme perdu : la nature humaine ». Il le prolonge par un plaidoyer pour la transdisciplinarité, dans « Science avec conscience » en 1982 et surtout se lance dans un marathon en six volumes, appelé « La Méthode » ... non pas de tout ce que l'on sait, mais sur toutes nos manières de savoir. Ce qui débouchera sur d'autres ouvrages, plus accessibles, sur l'éducation, parmi lesquels « Sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur », écrit à l'invitation de l'Unesco en 2000, et « Quelle école voulons-nous ? La Passion du savoir », corédigé avec Jean-Michel Blanquer, futur ministre de l'Education nationale.
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l'apport le plus original d'Edgar Morin à notre vie intellectuelle, celui en tout cas qui a le plus contribué à sa notoriété. Il s'agit de ses essais inspirés par les grandes mutations culturelles qui traversent régulièrement notre société. Cet esprit curieux et toujours en éveil avait l'art de saisir avec un talent interprétatif souvent jubilatoire de ce qu'il avait dénommé, en 1962, « L'Esprit du temps »
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c'est lui qui invente dans un article commandé par le quotidien Le Monde le terme de « yé yé » pour saluer l'émergence de cette « nouvelle classe adolescente ».
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CRITIQUE - « Le monde d'après », selon Edgar Morin
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promouvoir une autre façon d'envisager la politique, intégrant les nouveaux défis environnementaux, comme « Terre Patrie », publié en 1993, ou « L'entrée dans l'ère écologique » rédigé pendant la crise du Covid en 2020
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Son remariage à 91 ans avec Sabah Abouessalam sera précédé du récit écrit à quatre mains de leur coup de foudre, intitulé « La rencontre improbable et nécessaire », lors d'un Festival de musique
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mélange d'autodérision et de forfanterie, bon vivant habité par la présence de la mort, jongleur d'idées et de mots, ouvert au monde et chroniqueur de ses crises de foie, d'une intelligence étincelante distraite par des passions gigognes, spiritualiste fasciné par les sciences, courageux dans ses engagements pourtant si souvent sources de déception, en somme fidèle à lui-même mais à l'affût de tout ce qui change. Avec lui, c'est le siècle des intellectuels à la française qui prend vraiment fin.
Rédaction 12 mai 2026
... résultat d’un long travail collectif pour revisiter et actualiser un grand classique de la sociologie mondiale et pour proposer un panorama inédit des relations entre école et société, dans la France du 21e siècle.
L’ouvrage est disponible en librairie ou sur le site de l’éditeur :
– Format papier : https://editions-croquant.org/champ-social/1203-la-reproduction-au-21e-siecle-actualite-de-bourdieu-et-passeron.html
– Format numérique : https://editions-croquant.org/livres-numeriques/1204-la-reproduction-au-21e-siecle-actualite-de-bourdieu-et-passeron.html
30 mars 2026
Chaque semaine, l’Institut La Boétie dont Jean-Luc Mélenchon est co-président, édite une note intitulée « données et arguments ». Elle sert de référence pour les débats de formation dans les groupes d’action de La France insoumise. Cette note sera reproduite ici dans le but de documenter les mots d’ordre du mouvement et de permettre partout des débats argumentés.
Si l’on prend comme référence l’année de naissance de notre régime politique, la Ve République,, la France a connu d’importantes mutations sociologiques, économiques et même anthropologiques. C’est d’abord ce simple constat que recouvre le concept de « nouvelle France ». Il s’agit aussi d’un ensemble de groupes sociaux émergents, en pleine dynamique et particulièrement visés par le système économique et politique. Cette position fait d’eux la base possible pour la constitution d’un bloc de rupture capable de répondre aux aspirations de la « nouvelle France » dans son ensemble.
1 – La nouvelle condition humaine féminine
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2 – La France brassée par la créolisation
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3 – La jeunesse comme nouvelle condition sociale
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4 – Une nouvelle classe ouvrière
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5 – Le mode de vie urbain comme expérience commune
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Conclusion :
S’il y a une « nouvelle France en soi », avec des caractéristiques, des positions sociales objectives communes, il y a aussi une « nouvelle France pour soi », c’est-à-dire comme sujet politique. C’est ainsi qu’il est possible d’interpréter l’importance prise, depuis une dizaine d’années, par les luttes féministes, antiracistes ou de certains – parfois nouveaux – secteurs du monde du travail. Fédérer les différents éléments de la nouvelle France, pour qu’ils sortent la France de l’ornière dans laquelle un capitalisme oligarchique et une Vème république sclérosée l’ont mise : c’est l’objectif de la stratégie de la Constituante.
Idées, Social
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La société devient structurellement égoïste, et c’est pas bon pour la gauche : le sociologue Camille Peugny démontre ce qu’on sent, intuitivement. Il décrypte les causes, ouvre des perspectives, et glisse que « la vague n’a pas tout emporté » : avec lui, on cause recul et espoir.
Publié le 24 février 2026 Par Cyril Pocréaux
Fakir : « Le triomphe des égoïsmes » : le titre surprend. Pourquoi avoir choisi ce sujet ?
Camille Peugny : Ça part d’un intérêt scientifique autour des dynamiques électorales. Je me suis demandé pourquoi depuis dix ans, en gros, la gauche ne dépasse plus les 30 % dans les urnes. Or si le phénomène de désaffection des classes populaires pour la gauche a déjà été beaucoup étudié, on ne l’a jamais fait pour les classes moyennes supérieures. C’est aussi venu d’une réflexion personnelle, en tant que citoyen : ces classes moyennes supérieures, j’en fais moi-même partie, par le diplôme, le salaire, la fréquentation des groupes sociaux… Peu à peu, au fil des années, j’ai eu le sentiment dans ce milieu d’une perte totale d’appartenance collective. Chez ces classes, qui votaient à gauche au début des années 1980, la dynamique s’est inversée.
Fakir : On va y revenir, mais ce mot, donc, « égoïsme » : on n’a guère l’habitude de tels termes en sociologie…
C.P. : J’ai justement essayé de théoriser l’égoïsme en tant que donnée sociologique, et en l’expurgeant de toute notion morale. Des livres sur l’individualisme, il en existe plein, et le regard historique des sciences sociales sur le concept n’est d’ailleurs pas que négatif. Mais aujourd’hui que les classes moyennes supérieures adhèrent à l’idéologie libérale, on assiste à un
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Le Café Rhétorique ...
Programme :
00:00 : Intro
00:33 : Le contexte : fake news contre Bally Bagayoko
04:25 : Les attaques racistes de Cnews
09:44 : Réactions du gouvernement : Nunez, Bergé et Macron
14:40 : Pourquoi ça arrive maintenant ?
17:39 : L'angoisse chez Cnews
21:55 : La théorie de la position de groupe de Herbert Blumer, un des ressorts du racisme, de la mysoginie, conserver son pouvoir ...
25:12 : Conclusion
entreprise
12 min 5 Commentaire(s)
Danièle Linhart sociologue spécialiste du travail, directrice émérite de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
Les chiffres sont glaçants : près de 4 salariés français sur 10 déclarent que leur santé ou leur sécurité est menacée à cause de leur travail. L’Hexagone est le pays le plus touché par les dépressions liées au travail en Europe. Et au fil des années, l’autonomie au travail décline pour toutes les catégories socioprofessionnelles.
Dit autrement, le taylorisme n’a pas disparu, il a juste changé de visage : le management moderne mène aussi à l’aliénation, analyse Danièle Linhart, sociologue spécialiste de l’organisation et des conditions de travail.
Pour autant, il n’y a pas de fatalité et des solutions existent, nous explique l’autrice de plusieurs ouvrages sur le sujet. Pour s’affranchir de la souffrance au travail, remettre en question le lien de subordination est nécessaire. Nous en avons discuté lors des Journées de l’économie autrement, organisées par Alternatives Economiques, fin novembre.
Alors même que l’on n’a jamais autant parlé de « bien-être et de qualité de vie au travail », un nombre important de personnes souffrent dans leur profession. Est-ce un phénomène de société massif pour vous, ou un épisode conjoncturel ?
Danièle Linhart : La question de la souffrance au travail, du mal-être, de la dépression, des suicides ou encore du burn-out, est devenue un phénomène massif en France. Et le fait que ces thématiques soient de plus en plus présentes dans les médias, les pièces de théâtre, dans les films ou encore...
Propos recueillis par Audrey Fisné-Koch
5 Commentaire(s)
1.
Dans une « entreprise libérée », les salariés sont censés organiser librement leur travail et avoir la responsabilité de leurs décisions. L’idée est de supprimer les cadres de proximité ou le contrôle hiérarchique.
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mémoire réalisé par Cyrille Martinet dans la cadre de son master II parcours Socio-Anthropologies Appliquées au Développement Local, en 2018 à UFR de Sociologie, Université Lumière Lyon II.
Atelier Soudé : quand, aux frontières du déchet , la réparation et le réemploi produisent sens et liens sociaux
Enquête socio-anthropologique sur les profils et motivations des participants et sur l’essaimage de l’activité de co-réparation
Directeur de recherche : Mr. Loïc Bonneval
Second lecteur : Mr. Olivier Givre
Établissement d’accueil : Atelier Soudé
Tuteur de stage : Mr. Sayat Topuzogullari
UFR de Sociologie
Université Lumière Lyon II
Année 2017-2018
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observation flottante prônée par Colette Pétonnet. ... Sur le terrain, l’ethnographe ne peut se contenter d’observer, il doit aussi interagir avec les enquêtés, et surtout échanger et recueillir les discours dits emic90.
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90 S’opposant au terme etic, ces termes proviennent de la linguistique et sont à la fois chargés de sens et controversés en sciences sociales. Ils restent pour autant des concepts opératoires pertinents (selon leur utilisation). D’après De Sardan, l’emic serait « centré sur le recueil de significations culturelles autochtones, liées au point de vue des acteurs », tandis que l’etic reposerait « sur des observations externes indépendantes des significations portées par les acteurs ». DE SARDAN Jean-Pierre Olivier, Émique, L'Homme, 38 | 1998, p.151-166
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un lieu vivant et « atypique » avec du bruit (émanant des réparations, des matériels sonores testés, des discussions ou bien de la musique de fond qu’il est libre à tous de proposer), des outils et matériels dont le « désordre » témoigne de leur emploi fréquent par les membres, et des personnes occupées et intéressé par leurs pairs et les réparations
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un lieu de vie accueillant dans lequel ils se sentent à l’aise grâce à l’ambiance et la chaleur humaine qui y règnent. Davantage sur l’aspect social, l’étude de l’atelier s’avère être intéressante puisque la variété des personnes les fréquentant est considérable. Par exemple l’une des remarques d’un adhérent se rendant la première fois à l’Atelier Soudé fut de constater « la grande différence d’âge » entre les participants. Cet aspect une caractéristique des ateliers collectifs dans lesquels se déroulent des activités de bricolage. Comme nous le confirme l’anthropologue Abdu Gnaba « l’atelier partagé présente […] un grand intérêt pour un anthropologue. Il lui permet d’observer que le bricolage abolit entre les individus toute frontière de classes sociales, et toutes barrières générationnelles. L’âge des bricoleurs n’entre en ligne de compte qu’en tant qu’il suppose davantage d’expérience »99.
99 GNABA (2016), Op. Cit. p. 30.
Réparer accompagné
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l’autonomie des personnes grandit
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Tous sachants et apprenants
Les relations interpersonnelles varient selon les différents acteurs et les situations. Il est important de considérer à quel point le cadre proposé par l’Atelier Soudé permet une transmission particulière des savoirs
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Une ambiance conviviale et une communauté libre
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l’Atelier Soudé est en quelque sorte un réseau d’échanges puisque ce collectif est centré autour de valeurs communes, cela induit une forme de
solidarité mécanique entre ses membres (au sens Durkheimien). En effet, selon l’auteur, cette forme de cohésion sociale est fondée sur la similitude des comportements des individus et des valeurs partagées. La similitude des comportements et l’identité commune des individus font qu’il n’y a pas ou peu de conflits portant sur les valeurs et les normes de la société. Caractéristique des groupes sociaux réduits ses membres expriment la conscience collective d’appartenir au groupe. Aussi les acteurs présents à l’Atelier Soudé y expérimentent des rapports humains fondés sur la générosité, la réciprocité, la coopération et la collaboration entre les membres. Cette sémantique communautaire nous rappelle ici celle de la
culture libriste au sens où elle relève d’un esprit de solidarité fort, et d’un souci pour l’accès sans contraintes par tous à l’information. Cette volonté de partager le savoir et les informations est au cœur même de l’activité de l’association comme nous pouvons le constater par l’essence même des activités et les discours de l’Atelier Soudé. Cette culture du libre (dans laquelle nous retrouve le mouvement Do it yourself! ou les logiciels libre et open-source de type Linux qui sont publicisé lors des activités de co-réparations) qu’elle revendique est d’ailleurs partagé par le plus grand nombre des réparateurs
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Réparer, c’est bricoler
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Des valeurs communes
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Soutenir la dynamique d’un collectif
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ces projets pourraient permettre, à la manière d’un Fablab de construire des outils et du matériel qui seraient par la suite utilisables par l’association (nous pensons ici en particulier à la mise en place d’un « four à fusion » ou d’un « bain à ultra-sons » dont Matthieu a évoqué le projet ... une activité-défis ... se regrouper lors de sessions dédiées pour qu’ils échangent et partagent leurs savoirs techniques dans leurs domaines respectifs. Cela prendrait ainsi la forme de session de formations ou d’échanges exclusivement entre les réparateurs du fait que ces rencontres nécessiteraient un bagage théorique et technique conséquent.
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faciliter autant que possible les outils numériques de coordination
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Organiser les espaces
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projet d’essaimage des ateliers de co-réparation
... favoriser l’émergence d’un réseau pair-à-pair de structures variées plutôt que de centraliser les actions au sein de la même structure
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Ces structures sont au nombre de sept et de types Maisons des Jeunes et de la Culture (MJC Villeurbanne, ou MJC Saint Rambert), centres sociaux
(Centre Louis Braille à Saint-Priest et centre social de Rillieux la Pape), maisons de quartiers (Maison de citoyenneté du quartier Yves Farge à Givors), associations (Espace Créateur de Solidarité à Saint-Fons, la Recyclerie du quartier des Verchères à Vaulx-en-Velin porté par le bailleur social Dynacité).
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Ce soutien financier provient en particulier du Plan d'Éducation au Développement Durable de la Métropole de Lyon ... L’accompagnement des structures s’insère dans un « processus d’autonomisation » qui se réalise sur une période d’un an et se décline en trois étapes 111selon l’Atelier Soudé256. La première consiste en un « lancement d’activités régulières (mensuelles ou plus si possible) » ; la seconde vise à « constituer et accompagner une équipe porteuse » ; et la dernière comprend la « mise à disposition de ressources : kit d’outils et formations techniques ».
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il pourrait être intéressant de prendre contact avec la Fondation Repair Café afin de voir si quelques collaborations seraient possibles. Ce rapprochement pourrait permettre à l’Atelier Soudé d’être soutenu dans ses activités, ainsi que d’assurer une meilleure visibilité. De plus, dans le cadre de l’essaimage, en plus d’une publicisation de l’activité dispensée par l’Atelier Soudé, cette collaboration pourrait inciter les structures essaimées à développer des activités de réparation autre que celles s’attachant aux matériels électriques et électroniques.
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Conclusion
L’Atelier Soudé fait partie de ces formes diffuses de résistance qui dénoncent les manipulations de la société marchande, critiquant le pouvoir de la publicité, ou l’idéologie de la croissance en dénonçant en particulier l’obsolescence programmée.
Au travers ses actions elle offre à son public l’accès à des compétences pratiques de réparation leur permettant de réinvestir leur matériels et un certain savoir dont le consommateur est pourtant conduit à être dépossédé. Dans ce cadre militant pour le droit des consommateurs et des utilisateurs il va de soi que l’association favorise l’utilisation d’outils libres de droits.
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l’Atelier Soudé parvient à toucher son public sans pour autant réussir à le fidéliser. Engagé dans une démarche alternative concrète, l’association est un espace « de partage et de diffusion d’expériences qui cherche à faire la preuve par l’exemple des principes de la décroissance »257.
Les pronostics sur l’avenir de la planète donnent raison à l’existence de structures et d’initiatives comme l’Atelier Soudé. Les motivations de ses membres prouvent qu’elle devrait continuer dans la direction qu’elle s’est fixée à savoir les impliquer davantage en diversifiant ses activités. L’ouverture d’esprit de son équipe, sa capacité à se projeter dans l’avenir sont des garants de son développement. En poursuivant sa marche en avant, en offrant à chacun le pouvoir de participer à la construction du monde de demain, l’Atelier Soudé se constituerait comme une réelle
antichambre de la transition parmi tout un ensemble d’acteurs et de réseaux associatifs militant avec lesquelles elle collabore. Aussi, en permettant de lier l'utile à l'agréable, l’association permet de reconfigurer nos rapports aux objets, à la consommation et à la technique. Par la réappropriation de savoir-faire, l’Atelier Soudé permet un réel empowerment de ses membres et vise à en toucher davantage au travers son projet d’essaimage. Le modèle de l’Atelier Soudé reste évolutif
257 DUBUISSON-QUELLIER (2009), Op. Cit. p. 102.
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Ressources
Bibliographie
ABÉLÈS Marc (2012), Anthropologie de la globalisation, Payot, Petite Bibliothèque Payot, 309 p.
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Articles
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CAILLÉ Alain & al., « Présentation. Consommer, donner, s'adonner. Les ressorts de la consommation », Revue du MAUSS 2 (n° 44) | 2014, p. 5-24.
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CHATEL Tanguy, Le bénévolat, un don ?, Ethica Clinica, 2010, p. 4-11.
COORTEL Delphine, « Requalifier les excédents de la société de consommation dans les organisations à but non lucratif », Techniques & Culture 1 (n° 65-66) | 2016, p. 256-259.
119DEPOORTER Gaël, « Chapitre 5 / La communauté du logiciel libre. Espace contemporain de reconfiguration des luttes ? », Résister au quotidien ? Presses de Sciences Po (P.F.N.S.P.), 2013, pp. 133-160.
FLIPO Fabrice, « Du déchet à l’obsolescence programmée. Entretien avec Serge Latouche », Mouvements 87 | 2016, p. 155-163.
GUIEN Jeanne Guien & RAMIREZ Violeta « Travailler à consommer. Expérimentation et émancipation dans les pratiques de consommation alternative », Terrains & travaux (N° 31) | 2017, p. 45-62.
JEANJEAN Agnès, « Où va l’homo detritus ? Loin, parce qu’il a pris de l’élan… », Mouvements 87 | 2016, p. 7-12.
LANGLOIS Simon, « Nouvelles orientations en sociologie de la consommation L'Année sociologique 1 (Vol. 52) |2002, p. 83-103.
LE LAY Stéphane, « L’homo detritus fait-il de la politique ? Quelques réponses sous forme de mégots de cigarettes », Mouvements 87 | 2016, p. 25-35.
MESSAL Stéphanie, « Des objets et des déchets loin d'être en reste », Géographie et cultures 91 | 2014, p. 213-228.
RAUX, Aude. « Les Repair Cafés contre l'obsolescence programmée », Alternatives économiques, vol. 368, no. 5| 2017, pp. 61-61.
Dossiers
ADEME, Perceptions et pratiques des Français en matière de réparation des produits, 2014, 83 p.
Documents propres à l’association
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Citographie
ARS INDUSTRIALIS association internationale pour une politique industrielle des technologies de l'esprit, à la page Amateur, pas de date de publication renseignée, URL : http://arsindustrialis.org/amateur [Consulté le 05/06/2018]
DEBARY Octave & GABEL Philippe, « Seconde main et deuxième vie », Mélanges de la Casa de Velázquez, [En ligne], 40-1 | 2010, mis en ligne le 15 avril 2012, URL : http://journals.openedition.org/mcv/3343 [consulté le 17/07/2018]
DE SARDAN Jean-Pierre Olivier, La politique du terrain, Enquête [En ligne], 1 | 1995, mis en ligne le 10 juillet 2013, [Consulté le 02 juillet 2017].
GOYON Marie, « L’obsolescence déprogrammée : prendre le parti des choses pour prendre le parti des hommes », Techniques & Culture [En ligne], Suppléments au n°65-66, mis en ligne le 31 octobre 2016, URL : http://tc.revues.org/7983 [consulté le 06/01/2017]
MADOUI Mohamed, « Michel Lallement, L’Âge du faire. Hacking, travail, anarchie (Seuil, 2015) », Sociologie [En ligne], Comptes rendus, 2017, mis en ligne le 09 mai 2017, URL : http://journals.openedition.org/sociologie/3067 [consulté le 18/03/2018].
VERRAX Fanny, Le déchet comme intention, Implication philosophique, mis en ligne le 18 janvier 2016, URL : http://www.implications-philosophiques.org/actualite/une/le-dechet-comme-intention/ [Consulté le 24/10/2016]
Conférences
MONSAINGEON Baptiste, Homo detritus et l’idéal trompeur d’un monde sans restes, second exposé sur la thématique « Nature, Culture, Ordures » dans le cycle de conférences Pensées du monde du MUCEM, en date du 20/04/2017, durée : 1h 50min 11sec.
Ressources picturales
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Annexe I-Tableau synthétique des contributions théoriques à l’économie collaborative
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Annexe II – Schéma de la prévention et de la gestion des déchets (ADEME)
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Annexe III – Tri plat des réponses au questionnaire
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CCV Épisode 5 : Réflexions sur la santé mentale en milieu rural - 11 oct. 2023 / MICHEL PHILIPPO
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#psychiatrie #santé #sociologie
#gap #auditions #serres
#gap #auditions #sociologie #santé #psychiatrie
#auditions #sociologie #KTBradio #hautes-alpes #gap #Buëch #serres #laragne
N'hésitez pas à vous abonner, à liker, à donner des conseils pour qu'on s'améliore, à nous proposer des réflexions, des auditions pour notre territoire.
Cinquième épisode en présence de Sandrine, CGT du CHBD de Laragne; Maria, cadre socio-éducatif au CHBD et Fred, éducateur spécialisé qui a travaillé au centre de Barret-sur-Méouge.
Sommaire de cet épisode :
00:05 Présentation des auditions, la question de la santé mentale et tour de table
05:15 Comment ça va dans le secteur psychiatrique? Écoute de ce que vit Sandrine, CGT CHBD
18:29 Pause musicale "Struggle for pleasure" (Le plaisir de la lutte) Will Mertens
22:00 Comment ça va? L'autisme avec Maria
26:53 Information KTB radio
28:20 Pause musicale Lynda Lemay "Ce que l'on met au monde"
34:30 Retour sur la chanson et l'après pour les parents. Comment ça va? Fred
47:10 Pause musicale Guem et Zaka "La forêt vierge"
48:45 Nos mesures
55:10 L'idée des auditions citoyennes et fin
Connu / TG le 11/09/23 à 21:26
Tr.: ...
Sandrine, cgt, infirmière depuis 20 ans
Marie
Fred, éducateur en invalidité suite avc ...
13:0 Terminer ACT
Par Alexia Soyeux
2 min ⋅ 15/06/2024
Chose promise, chose due. Voici le nouvel épisode, qui tombe à pic dans le contexte politique cataclysmique.
...
Félicien Faury est chercheur en sociologie politique. Son ouvrage « Des électeurs ordinaires - Enquête sur la normalisation de l’extrême-droite » est le résultat d’une longue enquête sociologique dans le Sud-Est de la France. Il éclaire les ressorts du vote pour l’extrême-droite, en donnant à voir les visions du monde qui le sous-tendent : qu’est-ce qui, dans la vie ordinaire des électeur·ices, les rendent sensibles et favorables aux discours du RN ?
Bien sûr, pour comprendre l’ascension de ce parti, l’analyse du contexte économique, politique et médiatique est indispensable, mais pas suffisante. Contrairement aux analyses qui ne se concentrent que sur le ressentiment économique, ou qui tendent à isoler les causes les unes des autres, quitte à balayer la dimension raciale, Félicien Faury montre que le racisme reste un enjeu central dans le vote d’extrême-droite.
Parce que le racisme est multiple et transversal à toute la société, qu’il est un enjeu identitaire, mais aussi un rapport de pouvoir socio-économique.
Ainsi, en évitant la condescendance et le misérabilisme, on peut comprendre le vote RN comme la volonté de maintenir une place et des privilèges fragilisés, dans un ordre social et racial au sein duquel la concurrence pour les ressources communes augmente.
Il est fondamental d’être lucide sur la situation politique, et de penser ensemble les logiques de classe et de race pour comprendre la normalisation du discours d’extrême-droite dans toute la société, et agir en conséquence.
...
Approfondir
Suivre Présages : https://linktr.ee/presages
Des électeurs ordinaires, Enquête sur la normalisation de l'extrême droite, Félicien Faury - Editions du Seuil
Mediapart - Dans l’électorat du RN, « le racisme s’articule à des expériences de classes »
Podcast Minuit dans le Siècle - Aux sources du vote FN/RN : prendre le racisme au sérieux
Publié le samedi 19 avril 2025 à 12:04 / Le grand face à face snegaroff
Fabien Truong, sociologue, écrivain, enseignant à l’université Paris-8, spécialiste des quartiers populaires et de la jeunesse, co-auteur “Grands ensemble. Violence, solidarité et ressentiment dans le quartiers populaires” (La Découverte) - Claire Delfino
Comment déconstruire les représentations et préjugés autour des quartiers populaires? Fabien Truong co-signe une enquête de plus de dix ans à Grigny. Débat avec le sociologue et co-auteur “Grands ensemble. Violence, solidarité et ressentiment dans le quartiers populaires” (La Découverte).
Avec Fabien Truong, sociologue, auteur et réalisateur.
*Tr.: ...
Amedy Coulibaly ... la violence des attentats a résonné avec la violence de la vie quotidienne ... le 13/11/2015 ... enquêtes sur la radicalisation ... appels à la paix, émotion collective Charly ... précarité ... violence terroriste cache des violences structurelles cachées ... livre extraordinaire de 10 ans d'enquête ...
ya des mobilités internes ... mobilités contraintes ... absence de lieux de sociabilité, lac artificiel, bois ... nature hostile ... créer la sociabilité à l'intérieur du foyer sauf quand les femmes sont maltraitées ... l'école, lieu de sécurité, compte énormément ... ne savent pas nager, l'eau fait peur ... lieux de règlement de comptes ... cartographie subjective ... dynamisme fort ... politique publique forte ... paupérisation croissance, dynamique de flux, dépouillée de son capital social /religion musulmane, évangélistes individualisme ... bricolage individuel ... /vote très faible taux de participation, a doublé en 2022 ...
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Samedi 8 février, le département de sociologie de l’Institut La Boétie organisait son colloque exceptionnel « Syndicalisme : que faire ? », à l’Espace conférence à Paris 11e.
La journée s'est ouverte avec les mots d'introduction de Clémence Guetté, co-présidente de l'Institut La Boétie, et de Maxime Quijoux, sociologue et politiste spécialiste du syndicalisme.
La première table ronde portait sur les nouvelles conflictualités au travail. Le syndicalisme fait face aux restructurations néolibérales du capitalisme et aux politiques actives des gouvernements en leur faveur, dont un objectif central a été de donner les mains libres au capital face au pouvoir conquis par les salariés organisés. Cette nouvelle donne du capitalisme néolibéral transforme profondément l’expérience du travail et les conflictualités en son sein.
Elle a proposé un tour d’horizon de ces reconfigurations (précarisation, ubérisation, essor du secteur logistique, sous-traitance…) et de leurs effets sur l’organisation des travailleurs aujourd’hui.
00:00:00 Introduction de Clémence Guetté
00:16:01 Introduction de Maxime Quijoux
00:28:50 Présentation de la table ronde par Marion Beauvalet
00:33:58 Intervention de Sophie Bernard
00:52:37 Intervention de Carlotta Benvegnù
01:12:10 Intervention de Hubert Raguin
01:28:20 Intervention de Kamel Brahmi
Intervenant·es :
• Carlotta Benvegnù, sociologue du travail, spécialiste du monde des entrepôts et du capitalisme logistique
• Sophie Bernard, sociologue, spécialiste de la rationalisation au travail et de l'ubérisation, autrice du Nouvel esprit du salariat
• Kamel Brahmi, secrétaire de l'Union Départementale CGT Seine-Saint-Denis
• Hubert Raguin, ancien dirigeant syndical de Force ouvrière
Animée par Marion Beauvalet, doctorante, spécialiste du travail
Julien Théry reçoit le sociologue Gérard Mauger, auteur d'un livre intitulé « Avec Bourdieu. Un parcours sociologique ». Non seulement G. Mauger a travaillé avec les outils conceptuels de Pierre Bourdieu, dont il donne une synthèse critique dans cet ouvrage, mais il a cotoyé le grand sociologue pendant les vingt dernières années de sa vie, marquées par un engagement politique de plus en plus prononcé contre le néolibéralisme. Il nous livre ici son témoignage.
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CCV Épisode 3 : L'inflation de l'énergie, de l'alimentation et ses conséquences
#auditions #gap #sociologie
#auditions #sociologie #KTBradio #hautes-alpes #gap #Buëch #serres #laragne #inflation #boulangerie #électricité
Connu / TG le 22/09/23 à 21:01
106 abonnés - 18+ - 368 vues - 0 commentaire #serres #gap #auditions
#auditions #sociologie #KTBradio (émission comment ça va ?) #hautes-alpes #gap #Buëch #serres #laragne
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Premier épisode en présence d'Alexandre Duclos : docteur en philosophie politique et docteur en anthropologie; Tom lycéen à Gap; Fabio étudiant en anthropologie; Lola étudiante en philosophie et lettres et Michel formateur
Sommaire de cet épisode :
00:05 Présentation des personnes autour de la table et des auditions citoyennes
14:06 C'est quoi la démarche?
17:58 Déploiement et thèmes abordés : retours d'expériences
23:13 Les agoras de village
23:52 Suite des thèmes abordés : retours d'expériences
29:38 Les suites des auditions : agora de village et agora thématiques
32:04 Retours d'expériences : suite et fin
35:04 Pourquoi on fait cela? Différentes raisons et réflexions historiques
38:58 Perspectives
N'hésitez pas à nous donner le coup de pouce, à venir faire des auditions avec nous, à faire de la radio avec nous
Connu / TG le 9/09/23 à 23:17
Tr.: ... 2 QUESTIONS : comment ça va ? et Qu'est-ce qui vous tient à coeur ? qu'est-ce que vous êtes prets à faire ? ... ce qui préoccupe vraiment les gens ? ... les autres questions là pour faire taire ... tu t'intéresses aux gens, le temps d'une rencontre .... auto-organisation ... populariser une démarche ... politique ... les gens ont l'impression de ne pas être écoutés, on ne voit plus un humain, une souffrance, on sait se parler, ya un mensonge médiatique ... leur pb le train, le boulot, la pauvreté, ya plus d'entraide, agoras de villages 22 mesures sorties de ça, ... parler avec leurs termes ... ex le loup, le désert médical, la formation ... sous le joug de la petite bourgeoisie locale ... orne ... le ga se vide par de faux pb / plus de prof, etc ... dissociation de la conscience ... leur vie indigne d'être discutée, alors que c'est le seul sujet, seule dimension politique de l'individu ... ça ne va pas ... les auditions citoyennes ... agora "se nourrir au pays" ... on était 171 ... a duré toute la journée ... que faire dans ce pays, relocaliser ... ya plein de communs ... évoluer avec les gens ... les questions sont complexes ... dispositif fonctionne merveilleusement ... pas de consensus, intelligence collective, extrait des injonctions externes, se parler, voir ce qu'on a en commun ... c'est ce qui manque au pays, une parole politique qui touche les gens, un pays triste sinon, démarche constituante et désirable ... résoudre les pb des gens ... on va créer une asso, des débats, analyser ce qui se dit ... ktbradio.org
Ndlr : à réécouter sur https://ktbradio.org/comment-ca-va-par-michel-philippo/?v=11aedd0e4327
Connu / https://mastodon.top/@flomaraninchi@pouet.chapril.org/111056847323607517
"
Stéphane Crozat a partagé 1 j
flomaraninchi@pouet.chapril.org stph@framapiaf.org
Florence Maraninchi ⏚ @flomaraninchi@pouet.chapril.org
La semaine prochaine à Paris, j'aurai le plaisir de discuter avec les collègues du centre de sociologie de l'innovation :
Journée organisée par @clementmarquet.
J'y aborderai la question : comment faire en sorte que le numérique rompe enfin avec l'illusion de l'illimité (alors que c'est vissé dans tous nos principes de conception, pour de très bonnes raisons par ailleurs) ?
82,1 k abonnés - 639+ - 6 372 vues - 65 commentaires Diffusée comme Première il y a 16 heures
avec :
- Monique Pinçon-Charlot, sociologue et membre du conseil scientifique de l'Institut La Boétie
Entretien avec Marlène Benquet, sociologue, co-animatrice du département de sociologie de l'Institut La Boétie
Tr.: début à 0:3:20 ... sociologie ... Bourdieu ... les fonctions de classe dans le maroc ... les dynasties familiales ... des systèmes de cooptation richesse économique, culturelle, sociale, symbolique ... enquête sur les nouveaux riches ... on a travaillé plus de 30 ans, il faut du temps, c'est le temps long des dynasties... ... la grande bourgeoisie a fini par fusionner avec la noblesse ... les barrières qu'ils posent ... immense hétérogénéité ... cf le palmarès de Challenge paraît tous les jeudis avant le 14/7 ... il n'y a pas de seuil de richesse car enchevêtrée dans toutes les richesses ... classe solidaire ... on a découvert le communisme en haut ! dans un entre-soi social ... gheto muré, on ne peut pas rentrer ... processus positif des agrégations des semblables pour éjecter les différents ... passer de la domination économique à la domination symbolique ... que les dominés acceptent leur domination, dans l'entre-soi des beaux quartiers ... nasse dense de social institué là pour coordonner ... énorme solidarité, instances de coordination ... 20 associations de défense du bois de boulogne et une qui les coordonne ! ... nos désaccords font leurs victoires ... sur l'État : on l'a tous dans notre tête ... avec Macron est au service des plus riches ... de 400000 à 3 millions de millionnaires ... néolibéralisme ... capitalisme mondialisé incompatible avec la démocratie ... prédation du capitalisme ... le capitalisme se radicalise ... on est à un rendez-vous historique avec l'urgence climatique.Si on ne les affronte pas, ce sera très fort ... neutralité axiologique ... on ne s'en est jamais revendiqués ... on dit qui on est, les hypothèses, indicateurs, etc on publie ... le contribuable paie les salaires du cnrs ... transmettre les acquis de nos recherches ... LE dernier livre : sur les retraites ... analyse sociologique du mépris de Macron, ce n'est pas un trait de caractère ... unis syndicalement, politiquement, pour ne pas perdre la bataille ... l'oligarchie marchandise tous les secteurs, fait de la prédation sur le vivant ... L'optimisme : des géants aux pieds d'argile ! la panique ... les valises étaient prêtes ... ils savent que l'arbitraire est en train d'être démasqué ... ne tient que par les titres de propriété, ouvrir la voie à une société de partage ... veut entrer au GIEC +++ une trajectoire post-capitaliste ... coquelicots, oiseaux ...
1:02:08 QUESTIONS paroxysme de la guerre de classe ? oui
/violences macron/le pen période de fascisation
/ça va craquer quand ? ça ne dépend que de nous, dans le cumul de la multiplicité des actions
/oligarques s'affrontent à l'international travaille sur le dérèglement climatique, métaux rares, commun, partage
/léthargie now car on est piégés par avantages du capitalisme ... faire ensemble ... l'avenir, ensemble, par le bas, le peuple
/divisions mettent le doigt dessus, ne sont pour rien ...
/ont essayé de vous coopter ? oui
/secret fiscal, des affaires, nous offraient le bottin mondain, ont été intéressés par nos livres ... communisme de luxe ...
Lettre à Mr le président / Retraite ++ paroles écrites par militants cgt idf
Alors que le bon sens veut qu’ils s’opposent, une idée reçue veut que les extrêmes, sur l'échiquier politique, se rejoignent. Mais d’où vient donc une telle idée ?
Avec Nonna Mayer Politologue, directrice de recherche émérite au CNRS, rattachée au Centre d’études européennes de Sciences Po
Photo Extrême droite, extrême gauche, d'un extrême à l'autre ? ©Getty - CSA
Le contexte politique actuel favorise la défiance, le votre contre et la montée aux extrêmes.
Mais entre la gauche radicale et l’extrême droite, sans parler des mouvances ultra, y a-t-il vraiment une équivalence ?
Sons diffusés :
- Chanson de Didier Super et The Aro String Band, Gauche droite
- Extrait de La Révolution française racontée aux enfants, Radio France, 01/01/1989, un texte d'Alain Decaux, lu par Philippe Noiret
- Reportage sur la colère dans la rue, Télé Sorbonne, 26 janvier 2014
- Chanson de fin : Chuck E. Weiss, Extremely Cool
Bibliographie : Nonna Mayer, Sociologie des comportements politiques, aux éditions Armand Colin
Clés : Sciences et Savoirs Politique Partis politiques
Connu / TG le 26/04/23 à 15:49
Tr.: ... clivage gauche/droite ... clivage modérés/extrêmes ... égalité/inégalités ... notions relatives de la gauche et de la droite ...
Ndlr : elle amalgame violence et radicalité, elle situe JLM à l'extrême gauche sic :-(
minoritaire & populaire
entretien avec Annie Collovald & Olivier Schwartz
« Populaire » : ce qui en politique est un espoir (le renversement de l’ordre injuste, de la domination), la sociologie semble le défaire (le peuple est trop démuni pour rompre la domination). Comprendre les batailles politiques qui se forment aujourd’hui (la consécration des « suffrages populaires » en Saint Graal de la compétition politique et, dans le même temps, la conjuration sans cesse répétée du « populisme ») oblige alors à un exercice très exact de repérage de la stratification sociale actuelle, et des forces politiques qu’elle libère.
Annie Collovald est professeure de sociologie politique à l’Université de Nantes. Olivier Schwartz est professeur de sociologie à l’Université de Paris V.
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Connu / TG le 23/04/23 à 19:01