Avec Dominique Méda, professeure de sociologie à Paris-Dauphine-PSL et présidente de l’Institut Veblen
Publié le samedi 25 avril 2026 à 09:13
France Inter
26 min restantes
On n'arrête pas l'éco
Par Claire Chaudière
Au menu ce samedi : un débat sur les nouveaux concepts économiques de la campagne présidentielle, un détour par la Grèce dans la tourmente d'un scandale de fraude aux aides européennes et un focus sur le travail, avec un reportage sur le unbossing et un entretien avec la sociologue Dominique Méda.
"Les politiques n'ont jamais aussi peu parlé de logement", nous disait donc avant-hier Sébastien Lecornu depuis Marseille, annonçant un nouveau projet de loi avant l'été, devant un parterre d'acteurs et d'anciens et d'anciennes ministres du logement, qui ont dû apprécier. En voilà un drôle d'aveu. Celui de l'échec des gouvernements successifs. Dans les couloirs de la Macronie, depuis quelques temps déjà certains n'hésitent plus d'ailleurs à le verbaliser : c'est effarant sur le logement, le président a eu tout faux...
Le logement considéré, souvenez-vous, comme une richesse "improductive" par Emmanuel Macron. ça a commencé par un coup sur la tête du secteur HLM et la baisse de 5 euros sur les APL, suivi de la promesse d'un choc de l'offre qui n'a jamais eu lieu... Changements incessants de formule pour le prêt à taux zéro, le Pinel, Ma Prime Rénov'. Et puis, pas de chance, hausse des taux d'intérêt avec la guerre en Ukraine : la machine immobilière se grippe, se bloque. Catastrophe. La construction atteint un plus bas historique. Elle repart aujourd'hui mais reste bien fragile.
Alors 2 millions de logements à construire d'ici à 2030, l'objectif rappelé cette semaine est très ambitieux. L'exécutif s'est presque réconcilié avec les bailleurs sociaux et avec les investisseurs locatifs, les deux locomotives du secteur. Mais il n'a pas changé de paradigme. Il veut toujours simplifier, accélérer.
Il reste des incompréhensions, des irritants pour les associations, comme lorsque Sébastien Lecornu associe le troisième grand chantier de rénovation urbaine à la lutte contre le narcotrafic ou comme cette marche arrière sur l'interdiction de location des passoires thermiques. Il reste des angles morts : la régulation des loyers et des prix du foncier.
La crise du logement ou plutôt les crises du logement se sont pour certaines amplifiées en dix ans. Mais le reconnaître, même à demi-mot, c'est peut-être le début d'un sursaut.
Chroniques
- "Démarchandisation", "économie de la prospérité"... À un an de la présidentielle, où sont les bonnes idées économiques ?
Le Débat d'On n'arrête pas l'éco
France Inter
Samedi 25 avril 2026
15 min - En Grèce, vaste enquête sur une fraude aux aides agricoles européennes
L'Éco en VO
France Inter
Samedi 25 avril 2026
3 min - Unbossing : quand les postes à responsabilités ne font plus rêver
Le Reportage d'On n'arrête pas l'éco
France Inter
Samedi 25 avril 2026
9 min - Dominique Méda : "Il faut sortir de cette idée que les Français ne veulent pas travailler"
L'Invité d'On n'arrête pas l'éco
France Inter
Samedi 25 avril 2026
10 min - Deux siècles de luttes environnementales et Spotify : les recommandations "vertes" de Christian Chavagneux
L'Éco à la page
France Inter
Samedi 25 avril 2026
2 min
Tr.: ...
30:00 Le rapport au travail a changé ... La fonction de manager s'est aussi dégradée. C'est ce que pense Mathieu DETCHESSAHAR, professeur d'économie et de management à l'université de Nantes. Il estime qu'aujourd'hui le contrat de confiance entre les managers et sa hiérarchie n'est plus rempli.
Idée que les managers ont toujours beaucoup travaillé. Mais en contrepartie, on leur donnait des marges de manoeuvre, la possibilité d'initiatives. On leur faisait confiance pour gérer en partie à leur guise les pb auxquels ils s'affrontaient avec leurs équipes. Les 20 dernières années, ce contrat de confiance qui faisait le sens du manager a beaucoup évolué. Il n'est pas rare d'entendre des managers nous dire qu'ils sont des ouvriers en costard qui ne peuvent à peu près rien décider à leur niveau. Ils nous disent qu'ils sont devenus de simples passeurs de plats. Ils descendent de l'information et ils en remontent. Mais rien ne peut se jouer à leur initiative et à leur niveau. Et son regarde de l'autre côté du contrat de confiance, du côté de la charge de travail, ce qui semble surtout faire pb c'est la nature des taches qu'on leur confie. Donc ils disent tous que ce travail est un travail moins managérial, moins d'animation, moins en contact avec leurs équipes. Et de plus en plus un travail qui les conduit à être enfermés dans leur bureau, vissés devant leur ordinateur manipulant de multiples applications informatiques à des fins effectivement de reporting multipoints sur les différents sites de performance comptable, financière, rh, mais aussi RSE.
...
Cette figure de la réunion qui est devenue aujourd'hui honnie, détestée dans beaucoup d'entreprises tellment elles sont effectivement descendantes, monologiques, peu participatives. Si on veut réenchanter le travail des managers, ils ont besoin d'être de plus en plus avec leur direction dans une relation d'écoute et de participation, que l'on puisse reconstituter leur pouvoir d'agir. Et ça passe effectivement par des réunions pour essayer de repartir du travail, dans un rapport d'écoute et de construction collective. ...
32:36
Dominique Méda
... J'ai beaucoup aimé ce reportage ... D'abord, il nous montre bien que c'est pas vrai que les jeunes ne veulent plus travailler. Ils veulent le faire autrement avec une grande importance donnée à la possibilité de concilier sa vie professionnelle et sa vie privée. Et ça rejoint des tas d'études où on nous dit que les attentes des jeunes sont immenses. Ils veulent une bonne ambiance de travail, un contenu intéressant, être utile, etc ... J'aime beaucoup le reportage sur le père qui s'occupe de ses enfants. Quelque chose qu'on voit beaucoup, des difficultés de conciliation qui sont ressenties à la fois par les hommes et par les femmes.
2ème point sur le management très intéressant aussi. Il ne faut pas oublier - il y avait une très belle enquête de la DARES publiée en 2023 - qui montrait que 37% des salariés ne se sentait pas capable de travailler jusqu'à l'âge de la retraite. Et là, les cadres étaient 32%, presqu'autant que les ouvriers et les employés. Donc en effet, la charge de manager est devenue de plus en plus difficile, de plus en plus lourde avec beaucoup de charge mentale. L'APEC raconte ça très bien. Il n'y a pas de désaffection au travail. Au contraire, il y a des attentes de réalisation de soi de plus en plus importantes qui viennent se fracasser sur la réalité des conditions d'exercice du travail aujourd'hui.
DÉMOCRATISER L'ENTREPRISE
34:56 On porte cette idée depuis plusieurs années notamment avec Isabelle Ferrera qui vient de rendre à la Ministre espagnole un rapport sur comment on pourrait démocratiser l'entreprise en Espagne. Ça veut dire qu'aujourd'hui, notamment en France, les salariés sont parmi les moins consultés sur leur travail, y compris sur des décisions qui concernent vraiment leur travail au quotidien. J'ai fait des tas d'enquêtes où on voyait un mépris pour ceux qui font le travail, qui était invraissemblable. Donc l'idée de démocratiser l'entreprise, c'est d'abord de redonner la parole aux gens, de les faire participer à la décision. Et nous, on va un peu plus loin. On dit faire comme en Allemagne ou dans les pays du nord de l'Europe, la codétermination, c'est-à-dire à la fois des conseils d'entreprise dans lesquels les salariés ont beaucoup de pouvoir d'organisation, de décision. Et puis aussi des sièges réservés dans les conseils d'administration ou les conseils de surveillance, aux représentants des salariés. Et on pense - on avait écrit il y a longtemps un livre qui s'appelait Manifeste au travail : démocratiser, démarchandiser, dépolluer - et on se disait que plus on donne la parole aux salariés qui font le travail donc qui savent comment on doit faire, mieux c'est, et pour l'entreprise et pour toute la société.
Deux mondes du travail... celui qui a le choix et celui qui ne l'a pas, comme ces livreurs à vélo et à ces associations qui ont attaqué en justice les plateformes de livraison Deliveroo et Uber eats pour traite d'êtres humains. L'Ubérisation, le retour de l'esclavage ?
36:14 Totalement. J'ai travaillé sur ce sujet notamment avec les inspecteurs du travail et des URSSAF qui nous disaient "on ramasse la mer à la petit cuiller". Ils n'ont aucun moyen pour contrer ces énormes plateformes qui, en transformant, en ne reconnaissant pas les personnes non salariées, ça veut dire que 1- elles n'ont pas à faire respecter le soin dont on doit entourer les salariés (prendre en charge leur santé et leur sécurité, faire en sorte que rien de grave ne leur arrive). 2èmement, elles ne payent pas de cotisations sociales, ce qui fait un énorme manque à gagner puisqu'on cherche de l'argent pour la sécurité sociale. Donc OUI, ce sont des conditions souvent proches de l'esclavage. Il faut transposer la directive européenne qui nous donne les critères pour montrer que ces personnes sont des salariés.
37:31 Dans votre livre vous remontez dans l'histoire et vous parlez de cette lettre de Keynes qui nous imagine enfin libérés du travail en 2030.
Tout petit texte magnifique ! On sera dans l'abondance. et on n'aura plus besoin de travailler. Il dit qu'il y a deux types de besoins à caractère absolu et les besoins à caractère relatif. À cararctère absolu, ils peuvent être satisfaits. À caractère relatif, c'est notre désir de supériorité, d'avoir toujours des choses différentes des autres. Et ça, il pensait que ça serait résolu mais il n'en est rien. Donc ya toujours cette envie chez nous.
On n'est pas dans une religion du travail, mais dans le capitalisme. C'est-à-dire de faire toujours plus de profit, y compris en produisant des choses qui n'ont aucun intérêt. C'est cette volonté du toujours plus. Et du capitalisme. On a un souci d'améliorer nos conditions de vie qui est tout à fait louable mais ya pas que ça aujourd'hui dans notre frénésie de production et de consommation.
39:07
Débats autour du travail le 1er mai avec l'envie de rouvrir des magasins comme les fleuristes et les boulangers.
Il faut sortir de cette idée que les français ne veulent plus travailer. On a un pauvre petit jour qui est chômé et payée dans l'année. Si des patrons veulent bosser, ya aucun pb. Mais conservons ce jour un peu sacré pendant lequel la pression très forte du travail est suspendue, c'est ce qui s'est passé pendant la COVID. On pensait d'ailleurs que cette suspension allait nous permettre de travailler autrement, d'ouvrir le chantier des classifications, de la valeur sociale du travail, des métiers essentiels. On ne l'a pas fait. Profitons-en le prochain 1er mai pour penser comment revaloriser les métiers essentiels.
40:11
/pragmatisme le code du travail dit très bien les choses : il faut que ça soit indispensable. Aller à l'hôpital, Sa baguette, on peut l'acheter la veille.
L'intelligence artificielle.
L'horizon s'obscurcit. En 2023, l'OIT disait ça va. C'est les femmes qui seront les 1ères affectées puisqu'elles occupent massivement les emplois de bureau. Mais en 2025, c'est en train de s'aggraver.
Oui, ya un énorme sujet. Je reboucle avec ce dont on a parlé tout à l'heure, la codétermination.
Sam Altmann a produit une lettre il y a quelques jours invraissemblable dans laquelle il dit "discutons-en. Oui, redonne à tes techniciens et salariés la possibilité de t'exprimer. C'est la seule manière pour éviter que des choses épouvantables soient encapsulées dans ces dispositifs.
Il manque un débat sur la propriété des moyens de production. ...
42:13 /Revenu universel tout petit et retirer toutes les règles sur le marché du travail. Qui nous le donnera ?
Ouvrage "POURQUOI TRAVAILLONS-NOUS ?".
Par Michel Saby et Valérie BENOIT MESNARD
Clés : doute méthodique, éthique de la médiaiton, gouvernance des données, IA et droit notarial, médiation et IA, responsabilité du médiateur
Entre promesse technologique et crainte de déshumanisation, l’IA s’invite désormais dans l’univers de la médiation. Outil d’aide à la structuration ou faux tiers neutre, elle interroge la posture même du médiateur. La question n’est plus de savoir si elle sera utilisée, mais comment encadrer ses usages pour renforcer le doute méthodique et préserver la qualité du lien et sa pérennité.
L’IA peut-elle aider à cultiver un doute méthodique et à soutenir le lien en médiation, sans empiéter sur la responsabilité du médiateur ni sur la sécurité qu’apporte le droit ? La médiation n’est pas qu’une technique : c’est une manière d’être. Jean-François Six le rappelait : « on ne fait pas de la médiation, on est médiateur ». Le droit fixe un cadre de certitude ; la médiation ouvre un espace de « peut-être » fécond où l’on cherche, avec méthode, ce qui peut être accepté par tous. Entre ces deux pôles, l’IA n’est ni un tiers neutre ni un arbitre, mais un assistant. Elle aide à structurer les informations, à reformuler, à expliciter des familles de critères et à mettre en forme des documents. Elle n’a pas d’intention ni de « regard » ; elle outille une délibération qui demeure humaine. D’où une vigilance nécessaire face aux biais, aux hallucinations et à la difficulté de saisir les non-dits contextuels. « Le doute est un mol oreiller pour une tête bien faite » : il s’agit de douter avec méthode pour mieux décider, non de s’abandonner à l’incertitude.
L’ IA passerelle avec le droit notarial
L’IA a des réponses sur tout mais l’IA a- t- elle réponse à tout ? Ce que le notaire ne peut pas dénouer la médiation peut l’amorcer . La grande majorité des cas de médiation sont liés à la famille et de ce fait au droit concernant cette dernière. Le droit apporte la norme et la sécurité ; la médiation crée l’espace relationnel où se négocient les significations et les engagements. L’IA, si elle est bien cadrée, clarifie sans se substituer. Elle apporte une capacité de synthèse et d’ordonnancement utile lorsque les pièces sont nombreuses, les perceptions divergentes et les termes ambigus. Parler d’outil, plutôt que d’une « IA qui prend parti », évite l’anthropomorphisme et rend claires les responsabilités : la décision est humaine ; la qualité de la relation demeure l’affaire du médiateur ; la sécurité reste bornée par le droit et l’expertise du notaire.
Ce que l’IA change
L’apport réel se joue d’abord en amont : synthétiser les documents, harmoniser le vocabulaire, faire apparaître convergences et divergences, préparer des questions ouvertes et une trame de maïeutique qui aideront à faire émerger les enjeux implicites. Pendant la médiation, uniquement avec le consentement explicite des parties, l’IA peut servir d’appui ponctuel pour reformuler une proposition, vérifier la cohérence d’options et éclairer les compromis possibles, sans présumer du choix. Après la séance, elle facilite la mise en forme d’éléments de langage communs, la rédaction d’un projet d’accord et d’un plan de suivi, qui restent soumis à relecture juridique et validation des parties. Nulle « IA en direct » sans accord préalable, aucune capture de données sensibles hors du cadre consenti, et jamais de substitution au médiateur : ces bornes sont constitutives de la confiance.
Souffrance éthique et évaluation
La « souffrance éthique » décrite par Christophe Dejours naît du décalage entre le travail prescrit, le travail réel et ce que la personne estime juste de faire. Quand les critères d’évaluation sont flous ou unilatéraux, les conflits s’enkystent. Ici, l’IA aide à mettre à plat des familles de critères : clarté et définition, équité de répartition, faisabilité au regard des moyens et du temps, traçabilité des preuves, soutenabilité pour éviter les effets pervers; puis à distinguer ce qui est objectivable de ce qui relève d’un jugement conjoint. Elle ne définit pas « les bons critères » et ne décide pas ; elle rend le désaccord plus intelligible et réduit l’arbitraire perçu. Dans une entreprise de service, par exemple, une cheffe d’équipe conteste une évaluation jugée « insuffisante ». Utilisée en amont, l’IA aide à lister et préciser les critères pertinents (qualité perçue, montée en compétences, stabilité d’équipe, délais, incidents). Le médiateur s’appuie ensuite sur cette grille pour structurer l’échange et faire émerger un accord sur quelques critères partagés, un calendrier de mesure et un rendez-vous d’ajustement. Ce n’est pas « la décision de l’IA », mais une décision humaine, mieux informée.
La posture professionnelle
La présence ne se délègue pas. La congruence, au sens de Carl Rogers (cohérence entre ce que l’on ressent, pense et exprime), demeure le socle de la confiance. La non-immédiateté chère à Peter Fenner (suspendre le réflexe de réponse pour laisser la compréhension émerger) protège la qualité du lien. Correctement encadrée, l’IA libère de la bande passante cognitive en prenant en charge la technique (synthèses, vérifications, mise en forme) pour que le médiateur reste centré sur l’écoute et la relation. La clarté des rôles évite les glissements : l’outil structure et documente, le médiateur conduit et garantit l’éthique, le droit borne et sécurise.
Garde-fous et conformité
Toute utilisation de l’IA en médiation suppose un consentement explicite des parties, la minimisation et l’anonymisation des données, l’assurance qu’aucune information sensible ne sera réentraînée dans des modèles publics, une traçabilité effective des contenus soumis et générés, un contrôle humain systématique et le respect du RGPD ainsi que de l’AI Act, qui introduit une logique de risques, de transparence et de gouvernance des données. Ce cadre n’est pas un supplément d’âme ; il conditionne la légitimité de l’outil et protège la relation.
Douter ensemble, décider mieux et durablement
Le triptyque droit – médiation – IA n’est pas un jeu à somme nulle. Le droit protège, la médiation relie, l’IA clarifie et a un rôle prépondérant dans la pérennité du lien qui a besoin d’une mémoire objective Le doute, loin d’affaiblir la décision, la renforce lorsqu’il est méthodique et partagé. Utilisée pour ce qu’elle sait faire (structurer, reformuler, expliciter) et dans un cadre consenti, traçable et conforme, l’IA aide des personnes à mieux se comprendre… donc à mieux s’accorder par une qualité du lien cultivé de souvenirs factuels.
- Dejours, C. (1998). Souffrance en France : La banalisation de l’injustice sociale. Paris : Seuil.
- Fenner, P. (2007). Radiant Mind: Awakening Unconditioned Awareness. Boulder, CO : Sounds True.
- Montaigne, M. (2007). Les Essais(éd. établie d’après l’« Exemplaire de Bordeaux »). Paris : Gallimard. (Œuvre originale publiée en 1580.)
- Rogers, C. R. (1998). Le développement de la personne(trad. fr.). Paris : InterÉditions. (Œuvre originale publiée en 1961.)
- Six, J.-F. (1990). Le temps des médiateurs. Paris : Seuil.
- Six, J.-F. (1995). Dynamique de la médiation. Paris : Desclée de Brouwer.
- Union européenne. (2016). Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 (RGPD). Journal officiel de l’Union européenne.
- Union européenne. (2024). Règlement (UE) 2024/1689 établissant des règles harmonisées en matière d’intelligence artificielle (AI Act). Journal officiel de l’Union européenne.
Vues 550 Partages 0 Évaluations 0 Utilisations 2
Connu / https://fr.linkedin.com/posts/management-datascience_comment-lia-transforme-t-elle-la-m%C3%A9diation-activity-7402634329836920832-mKdX
connu / https://michelsaby.wordpress.com/2026/01/02/comment-lia-transforme-t-elle-la-pratique-de-la-mediation-2/
Ndlr : /"la médiation ouvre un espace de « peut-être » fécond où l’on cherche, avec méthode, ce qui peut être accepté par tous" : pas d'accord sur la 2ème partie de cette phrase. Ce qui peut être accepté par tous fait penser à de la négociation, à la recherche du consensus. C'est confirmé par "la médiation crée l’espace relationnel où se négocient les significations et les engagements".
Le philosophe François Jullien** a prouvé à quel point le compossible est plus fertile en médiation que le compromis qui reste dans les rapports de force. C'est certes plus exigent mais tellement plus fécond. Et cela justifie pleinement le recours à la médiation.
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-heure-philo/l-heure-philo-du-vendredi-09-janvier-2026-2723899
transcrite à https://tools.immae.eu/Shaarli/mediationpourtous?fo9u2A
Interview
Économie,Entreprises & start-up
Julia de Funès, philosophe : « Je trouve le rôle du manager aujourd’hui trop chargé »
Conférencière, philosophe et autrice, Julia de Funès continue, avec son quatrième livre, de faire de l’entreprise son terrain d’observation. Face à une psychologue du travail, une DRH, un chef d’entreprise et un manager, elle explique les raisons de sa résistance aux thématiques à la mode.
Par Florence Hubin, Virginie de Kerautem et Nicolas Maviel
Le 10 décembre 2024 à 06h55
...
Dans son dernier livre sorti mi-octobre, « La Vertu dangereuse - Les entreprises et le piège de la bien-pensance » (éditions L’Observatoire), la philosophe Julia de Funès confirme son rejet du politiquement correct. À travers 35 chapitres courts, chacun consacré à une thématique, l’ex-chasseuse de têtes, âgée de 45 ans, continue d’ausculter l’environnement du travail. Elle y met en garde, de façon implacable, contre certaines dérives autour de sujets tels que l’intelligence collective, la bienveillance, la parité, l’empathie, les talents…
Des thèmes sur lesquels ont accepté de rebondir avec elle, à notre invitation, une psychologue du travail, une DRH, un chef d’entreprise et un manager. Julia de Funès, habituée à défendre ses idées au fil de multiples conférences et interventions médiatiques, a répondu du tac au tac aux questions de Laure, Maud et des deux Benjamin. Avec une repartie bien sentie, elle a défendu ses positions où le mieux est parfois l’ennemi du bien.
S’abonner pour lire la suite
Connu / https://framapiaf.org/@frenchhope@mastouille.fr/113298526271869144
"
4 j Laurent Espitallier @frenchhope@mastouille.fr
#philippe_gattet #management #productivité #philippegattet #entreprise #réunionite #bureaucratie #travail #administratif
"
Ndlr : va du côté de la performance, pas de la robustesse, quoi que...
...
Guillaume Gourgues, maître de conférences en science politique à l'université Lyon 2 et membre du laboratoire de recherche Triangle
...
Avec ma collègue, Alice Mazeaud, on a publié un article dans la revue française de science politique qui est justement consacré au pilotage de la participation citoyenne au sein de l'État. Et l’un des résultats de recherche sur lequel on a abouti, c'est que depuis sa création [en 1995 ; puis autorité administrative indépendante en 2002, ndlr], la Commission nationale du débat public (CNDP) est surveillée comme le[…]
Sujets relatifs :
Management, Bienveillance, Changement
Les conflits, ça coûte cher, en temps et en énergie. La meilleure manière de les éviter, c'est de prendre les devants en adoptant des modes de communication pacifiés. Emilie Baudet, coach et conseil en management, vous explique en trois vidéos les méthodes de communication non violente qui vont grandement améliorer votre quotidien au travail et celui de vos équipes.
Pourquoi se préoccuper de communication non violente dans le monde du travail ? Pas par une sorte de revival baba-cool... mais parce que les conflits au travail prennent du temps, qu'ils mangent notre énergie et que vous auriez donc tout à gagner à les réduire au minimum dans vos équipes et dans votre collectivité. Cette vidéo est là pour[…]
Sujets relatifs : Management, Boîte à outils, Communication
Photo MEDIATION © Gajus - adobestock
Nous savons tous qu’un conflit enterré ou mal réglé ressurgit un jour, nourri par des semaines ou des mois d’insatisfaction, voire d’humiliation. Rétablir la relation, redonner la parole et rétablir de la confiance réciproque, tels sont les objectifs de la médiation qui recrée de la valeur dans nos organisations. Isabelle Ruisseau et Hervé Chavas la pratiquent dans leurs activités quotidiennes.
Ah si tous les êtres humains avaient lu Marc Aurèle et ses « Pensées pour moi-même »… La grande thèse du philosophe stoïcien qui, dans le civil, fut empereur romain, reposait entre autres sur cette idée simple en apparence mais tellement profonde à l’analyse : la résolution des conflits relève uniquement de l’écoute et tout homme est amendable à partir[…]
Pour lire la totalité de cet article, abonnez-vous
Non répertoriée - 37 vues - 2 - 0 - 4 abonnés
RENCONTRE DES TIERS-LIEUX NOURRICIERS
Troisième webinaire du cycle de rencontre sur les tiers-lieux nourriciers.
L'objectif est d'identifier les spécificités des modèles économiques et juridiques des tiers-lieux nourriciers, de partager des expériences de tiers-lieux nourriciers consolidés sur la construction de leur modèle socio-économique et juridique (choix, défis, réussites…), d'alimenter la réflexion des porteurs de projets sur les points clés à prendre en compte dans leur démarche (retours d’expérience inspirants) et de faire connaître les personnes et structures ressources, ainsi que les outils en appui à la définition du modèle économique et juridique des tiers-lieux nourriciers.
0 commentaire
Connu / https://grandjardin.jardiniersdunous.org/content/perma?id=75725
"
Lorenzo Favia
Salle commune · 15 nov. 2021 · Visible par tous les membres de l'espace
Présentation Économie de la Contribution suivant l’approche de Lionel Lourdin
Superbe synthèse Par Juliette Pères , Responsable développement FABLIM / Labo des territoires alimentaires méditerranéens.
à partir de la mn 1H39
· Commentaire (1) · J'aime (3)
Photo de profil de Bruno Tison · 18 nov. 2021
Est-ce que LIONEL Lourdin a été invité pour parler de son modèle économique?
"
Tr.: ... Villages vivants ... La Halle Tropisme, tiers-lieu culturel ... Rémi Léger, Drôme en zone péri-urbaine, ferme, maraïchage, jardin pédagogique, arboriculture, boulangerie, qCAE ; Jacques Depissy??, Oise, ... L'Hermitage agroécologie, ne pas vivre de subventions publiques, scop CAE compta analytique, aide PAC et c'est tout. Financement participatif déterminant ...
Yohan Duriaux ? Movilab? vidéo : co-construire un tiers-lieu physique -> pj social -> économique -> politique
Communs, contribution aux communs, supports de l'innovation, de l'activité économique, mettre en place les ieux ressources pour animer les contributions ... économie de la contribution ... approche open source ... logiciel libre ... vers un management de la contribution ...
Q : Chloé dans une comm comm : accompagnement ...
*Ndlr : terminer >1:08:00 ACT
33 claps · 7 min read
Voilà 10 mois que le projet La Tête Ailleurs a débuté. Notre compréhension et notre pratique des modes de gouvernance collaborative ne cessent de se renforcer, grâce aux nombreuses rencontres, discussions et opportunités d’expérimentation que la vie met sur notre chemin.
Fraîchement sortis d’un séminaire co-animé par Olivier Pastor [l’un des fondateurs de l’Université du Nous], et en plein bouillonnement sur nos premiers accompagnements d’équipes, on a envie d’aborder aujourd’hui avec vous une question centrale dans la poursuite de notre mission : comment définir concrètement la gouvernance partagée ?
... la formalisation du “faire ensemble” ... un “faire ensemble” qui repose sur un principe simple mais radical : personne n’a de pouvoir sur personne. Que ce soit de manière explicite — définie par un organigramme — ou plus implicite — régie par des jeux d’influence et de manipulation.
En d’autres termes, utiliser ce protocole induit que tous les membres de l’organisation ont la même part de pouvoir et de responsabilité.
Ce qui nous amène d’emblée à démonter deux idées reçues :
- “Gouvernance Partagée veut dire que tout le monde décide de tout”. En aucun cas. La co-responsabilité n’empêche pas que certaines décisions soient individuelles — relatives à l’étendue des rôles de chacun — et d’autres collectives — à la jonction entre plusieurs rôles.
- “En Gouvernance Partagée, tout le monde fait ce qu’il veut”. Bien au contraire. Pour que chacun sache qui fait quoi et comment, on a besoin d’un cadre à la fois plus rigoureux et plus explicite que celui qu’on rencontre dans les systèmes classiques. Mais la vraie différence, c’est que ce cadre est construit ensemble, pour libérer et non pour contraindre.
Les différentes briques de la Gouvernance Partagée - Un “Nous” fort
- Des individus souverains
- Des rôles clairs et bien délimités
- Des process qui neutralisent les égos
- Un pilotage par tensions
- Une structure en cercles articulés par des double liens
- Une Raison d’Être au service de la société
- Des règles à la fois strictes et libérantes
- Une volonté profonde de redistribuer le pouvoir
... un chemin, pas un état ...
mail : bertrand@la-tete-ailleurs.fr
Clés : Management ; Collective Intelligence ; Change Management ; Société ; Entreprise Liberee
Ndlr : "personne n’a de pouvoir sur personne" est une belle utopie...
Le "liant entre pouvoir et amour" semble "verbeux" ?! Approfondir ACT
Entrez rêveurs, sortez manageurs. C’était le slogan d’une publicité pour une école de commerce placardée sur tous les murs des métros il y a deux ans. Cette phrase très révélatrice des attentes, des objectifs et du processus de formation en école de commerce, c’est aussi le titre du livre de Maurice Midena journaliste indépendant.
Il a enquêté pendant plus de deux années sur la formation dans ces écoles, et la réalité qu'il dévoile est bien moins reluisante que celle des plaquettes de publicité.
Entre sexisme, bizutage, brutalisation, acceptation de la violence, enseignement de la doctrine néolibérale, les écoles de commerce métamorphosent les élève qui y étudient.
Comment ces étudiants sont-ils façonnés, formatés, pour devenir les managers de demain, qui serviront aveuglement les entreprises pour toujours plus de croissance et de rentabilité, souvent au détriment des droits sociaux les plus basiques ?
Pour Maurice Midena, l’idéologie néolibérale imprègne les cellules grises des étudiants les plus brillants avant de se répandre dans les plus hautes sphères du pays. Dans cet entretien, il nous dévoile étape par étape les mécanismes sociaux qui s'opèrent au sein des écoles, avant de se reproduire dans les entreprises françaises.
Connu et indexé à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?sysa6g
1 784 vues - 35 - 1 - 34 abonnés
Enregistrement de la séance des Grands débats École de Paris – ENGIE du 15 septembre 2020 avec Didier Holleaux, directeur général adjoint d'ENGIE et Jean-Marc Jancovici, associé-fondateur de Carbone 4, président de The Shift Project et professeur à MINES ParisTech.
Les chemins de la transition énergétique ne sont pas aussi clairement tracés qu’on ne l’entend souvent. Les conflits d’objectifs sont en particulier arbitrés avec des visions différentes. Sur les modalités elles-mêmes, les avis diffèrent : le nucléaire représente-t-il une marge de manœuvre décisive ou un modeste contributeur à la transition énergétique ? les territoires doivent-ils jouer un rôle marginal dans une planification centralisée ou un rôle essentiel dans une vision multipolaire et multi-échelle ? miser massivement sur l’électrification est-il le prérequis d’une transition efficace ? quel rôle doivent jouer les énergies renouvelables non électriques (biomasse, biogaz, géothermie, solaire thermique…) ? la sobriété énergétique est-elle vraiment un levier d’action décisif ?
9 commentaires dont
Damien Prevot il y a 1 semaine
très bon débat et même parfois drôle (petite pique involontaire (?) de Didier Holleaux sur modestie de Jean-Marc Jancovici :-). Globalement JMJ est plus sur les grands ordres de grandeur et sur ce qu’il faudrait faire dans un monde à économie dirigée alors que DH parle plutôt de multiples exemples particuliers qui doivent aller dans le bon sens mais ne donnent aucune garantie d’être suffisants. JMJ qui se base donc sur les grands principes présente néanmoins quelques contradictions (apparentes?) : il indique qu’il faut mettre en place une économie de guerre (si on veut limiter à 2°C) mais juge pourtant infaisable la simple mise en place d’une taxe sur le CO2 pour des questions un peu accessoires de bonne gestion budgétaire, de même il peste sur les excès de communication faits par les anti-nucléaires sur les rares accidents nucléaires sans donner les vrais chiffres significatifs du nombre de morts par énergie mise à disposition qui sont très faibles par rapport au charbon mais dit en fin de débat que le CCS ne se développera pas en utilisant le même type d’argument c’est à dire un accident unique (celui du lac Nyos) qui en fait a très peu à voir avec le CCS (c’était une éruption naturelle de CO2) mais sans donner les « vrais » chiffres significatifs qui seraient par exemple le nombre de morts par million de t de CO2 traitées.
1 838 vues - 239 - 4 - 50,9 k abonnés
Dans le cadre de la commission d’enquête de suivi du Covid-19 lancée par les parlementaires de la France insoumise, Sabine Rubin auditionnait Sabine Pepinster, directrice de collège à Créteil, UNSA.
Toutes les auditions et les informations sur la commission d'enquête de suivi du Covid-19 sont à retrouver sur cette page : https://lafranceinsoumise.fr/commission-enquete-suivi-covid19/
Catégorie Actualités et politique 28 commentaires
Transcription : ... deux tensions : débureaucratiser d'un côté et nouveau management public (NPM new public management - à pb local, solutions locales), management participatif, se percutent et ça nous perd. ... le niveau d'angoisse était très élevé chez les personnels et les parents d'élèves. ... /déconfinement cantine impossible ...
11 819 vues - 1,2 k - 27 - 366 k abonnés
Historien du nazisme et de sa vision du monde, Johann Chapoutot a récemment fait paraître un essai dont la réception n’a pas été unanime : Libre d’obéir : le management, du nazisme a aujourd’hui. Il revient avec Julien Théry sur la démarche du livre et profite de l'occasion pour répondre aux objections qui lui ont été opposées.
C’est la lecture de l’abondante littérature nazie sur la Menschenführung, la conduite des hommes, qui a attiré l’attention de Johann Chapoutot sur les similitudes frappantes entre les discours de l’époque sur la nécessité de « faire mieux avec moins » et ceux qui prolifèrent aujourd’hui aussi bien dans la sphère entrepreneuriale que dans celle du gouvernement néolibéral.
Avec l’expansion du Reich au fil des conquêtes hitlériennes et le développement de l’effort de guerre, la nécessité d’administrer le plus efficacement possible avec des moyens réduits devint une obsession pour les cadres nazis. Et si le nazisme fut tout entier « un grand moment managérial », c’est parce que son idéologie poussa à l’extrême l’utilitarisme qui dominait en Occident depuis les débuts de la Révolution industrielle. Le darwinisme social cultivé en Europe depuis le XIXe siècle, tout particulièrement en Angleterre et en France, fut porté à son paroxysme par l’anthropologie nazie. Pour cette dernière, seule l’utilité d’une vie humaine pouvait justifier son existence – son utilité pour la prospérité et la promotion de la race germanique, appelée à dominer les autres sur tous les plans.
Dans son livre, Johann Chapoutot examine en particulier le cas emblématique de Reinhard Höhn (1904-2000). Jeune et brillant juriste engagé très tôt dans le militantisme nationaliste et antisémite, Höhn intègre le SD, c’est-à-dire l’élite de la SS, au début des années 30. Adjoint de Reinhard Heydrich, il devient, tout en montant les échelons de la hiérarchie dans la SS jusqu’au grade de général, professeur de droit à l’Université Humbold de Berlin et directeur de l’Institut d’études sur l’État, voué à des recherches en matière d’organisation institutionnelle adaptée au gouvernement du Reich par la race supérieure. Après la défaite de 1945, Höhn se fait discret pendant quelques années, avant d’être embauché par un think-tank patronal qui lui confie la fondation d’une école de management à Bad Harzburg en 1956. Ses techniques de « management par délégation de responsabilité », dont l’élaboration a commencé dès le temps du Reich, connaissent un immense succès et son Akademie für Führungskräfte der Wirtschaft forme plus de 600 000 cadres allemands jusque dans les années 80 : autant dire que son influence est dominante dans le « Miracle économique allemand »… Höhn publie, dans le même temps, une série de manuels qui se vendent abondamment.
Non seulement un penseur nazi du management, ancien dignitaire du Reich qui ne s’est jamais repenti en aucune manière de son engagement, a joué un rôle de premier plan dans l’essor économique de la République Fédérale d’Allemagne, mais ses idées sur l’organisation des hommes et de la production ont été pleinement en phase, et même pionnières à certains égards, dans le développement du management lui-même. Non seulement la « délégation de responsabilité » renvoie à l’engagement personnel, à l’esprit d’initiative et à la culture d’entreprise prisés aujourd’hui par la science managériale, mais la substitution d’agences autonomes, flexibles et temporaires à l’administration d’État, théorisée par Höhn au cours de sa seconde carrière, correspond pleinement à l’esprit du « New public management » devenu dominant depuis les années 1980 (et inculqué par exemple aux élites françaises à l'ENA). Paradoxalement, souligne Johann Chapoutot, l’ordo-libéralisme, version allemande du néolibéralisme, a été promu par d'anciens opposants au nazisme, autour du chancelier Adenauer, mais la vision purement utilitariste, productiviste de l’humanité qui le caractérise a pour résultat une réification des « ressources humaines » qui n'est pas sans similitude avec celle opérée par l’idéologie nazie.
Motion design Kilian Le Dantec. Montage Alexis Debaye.
Une émission de Julien Théry #Nazisme #Management #Chapoutot
Catégorie Actualités et politique 203 commentaires
i aussi à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?carWNw
• 1 vues Channel avatarAccount avatar - Durée 16 min 17 sec
Des réformes successives, une réorganisation de l'entreprise, et 57 suicides parmi ses salariés pour la seule année 2017. En face, le déni de la direction. Une situation qui évoque le cas de France Telecom, dont les dirigeants sont actuellement jugés pour leur management criminel.
Confidentialité Publique
Publié originellement 12 juin 2019
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu
Étiquettes : france telecom ; management ; pépy ; SNCF ; suicides
10:00 - il y a 1 jour - 10 vues lemediatv
et à
https://www.youtube.com/watch?v=dFOIweUkJ8s
"
27 369 vues - 2,9 k - 11 - 275 k abonnés
On a vu se multiplier ces gestes : des travailleurs qui jettent – ou déposent – leurs outils de travail. Soignants, cheminots, ouvriers, égoutiers, profs, artisans du Mobilier National ou salariés de Météo France. En manif ou pendant les discours à la con de leurs dirigeants, chacun montre l’objet qui rappelle le mieux sa profession. Que veulent-ils dire en faisant cela ?
Il ne suffit pas d’avoir un outil : il faut le maîtriser. L’outil rappelle la face concrète du travail, le métier. Travailler, ce n'est pas seulement un moyen de gagner de l’argent, c’est une activité qui demande engagement et effort, sueur et attention, coordination avec d’autres, et organisation.
Or le néo-management nous empêche de bien travailler. Et non seulement il est dans le déni des effets délétères qu'il produit, mais il tente pathétiquement de réenchanter artificiellement le travail qu'il a vidé de son sens.
Si la réforme des retraites rencontre une opposition aussi large toutes professions confondues c'est aussi qu'elle révèle l'univers mental de ses défenseurs : leur obsession de la rentabilité financière va de pair avec un refus catégorique de considérer les exigences du travail concret. Il faut refuser leur fausse alternative : on n'a pas à choisir entre rentabilité ou bonnes conditions de travail.
.#Stagirite #Managers #Grève
Catégorie Actualités et politique 317 commentaires
le Stagirite Épinglé par Le Média il y a 11 heures
Et vous, quel est l’objet qui représente le mieux votre travail ? (à part l’oreiller, hein...)
Pour aller plus loin :
- Marie-Anne Dujarier, Le Management désincarné. Enquête sur les nouveaux cadres du travail
Paris, La Découverte, coll. « Cahiers libres », 2015
Recensions :
https://www.cairn.info/revue-travail-et-emploi-2016-2-page-129.htm
https://journals.openedition.org/lectures/18572
Articles sur les jets d’outils
https://blogs.mediapart.fr/thomas-coutrot/blog/280120/jeter-ses-outils-en-defense-de-son-travail
https://www.mediapart.fr/journal/france/220120/retraites-la-mobilisation-evolue-ou-l-outil-de-travail-au-service-de-la-com
Provenance des extraits :
UNIVERSITÉ, RECHERCHE : LA RÉBELLION FACE AU DÉSASTRE QUI VIENT - MARCHE OU GRÈVE #25 : https://www.youtube.com/watch?v=3fV9qMtIZc0
Conférence Le management désincarné avec Marie-Anne Dujarier : https://www.youtube.com/watch?v=OeBOwwZmMUk
«Espace de travail» : le «réalisme» managérial contre la réalité du travail : https://www.youtube.com/watch?v=ZAsn5KxVSZE
Théobald de Bentzmann : https://www.facebook.com/lesmutantsvideo/videos/636543863752981/
Connue / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1225106813021904896
"
Remomax @Remumax · 9h En réponse à @LeMediaTV et @Le_Stagirite
C'est le principe de Dilbert: « Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : ceux de managers. »
"
&
néomanagement en opposition au Prix de l'excellence https://www.decitre.fr/livres/le-prix-de-l-excellence-9782729600259.html
"
Le Prix de l'excellence remet en question la prépondérance du " rationalisme " enseigné par les écoles de gestion, mais ne défend pas non plus de façon inconditionnelle les " relations humaines ". La réponse se trouve entre ces deux extrêmes.
"
1 558 vues - 10 - 0 - 360 abonnés
Depuis 2016, FABERNOVEL INNOVATE accompagne la MAIF dans le design de son expérience utilisateur et collaborateur.
0 commentaire
Connue / https://careers.fabernovel.com/
Transcription : 4 questions à Pascal Demurger, Directeur général de MAIF et Leila Turner, Directrice générale de FABERNOVEL INNOVATE
- Comment la révolution numérique impacte-t-elle le secteur de l'assurance ?
contraction à venir du marché certaine avec le développement des véhicules semi-autonomes d'abord, totalement autonomes ensuite. Réduction de la sinistralité de 50% à horizon 2030, 80% à horizon plus lointain. Un nombre d'acteurs plus important (GAFA, Startup ... Évolution des règles du jeu sur ce marché B2C en B2B ou B2B2C. Enfin, la manière de faire de l'assurance : bigdata, UX. Bouleversements profonds, nombreux et rapides.
Leila ... repenser la diversification de son marché. le numérique abaisse les frontières à l'entrée. La MAIF veut RENDRE CAPABLE POUR RENDRE POSSIBLE. Soit remonter bien plus en amont ... rentrer sur le marché de la formation, agrégateur bancaire, par ex. - Réponse à ces changements : résumée en 2 mots : PIVOT - SINGULARITÉ. Management par la confiance, entreprise libérée. Que la MAIF ait un impact sur la société : impact environnemental et sociétal positif, Inspirationnel pour ses salariés, ses clients, etc
- Comment FI a accompagné la M sur ses chantiers ? l'aider sur la refonte de son expérience sociétaires. /designers écoute, observation utilisateurs pour bien détecter et comprendre usages et besoins. ET aussi un peu sorti du cadre en allant voir audelà de la maif et de l'assurance dt san francisco /UX. Puis posé les piliers d'une expérience cible telle qu'elle devrait être vécue par l'ensemble des sociétaires. Est profond, a vocation à circuler et devenir un point de fuite pour l'ensemble de l'entreprise, en tenant compte de la culture et des singularités très fortes de la maif. /opérationnel /équipes décliner cette vision sur >>nbr parcours types (souscription contrat, gestion patrimoine, déclaration sinistre. Refonte UX. Idem avec expérience collaborateur / carrière. En transverse installer une culture de l'UX en formant à méthodo design thinking. Faire différent pour envisager la suite.
- Quelle suite ? Focaliser sur la culture (du digital, on a créé en interne une académie du digital pour la diffuser, la généraliser ; puis de l'UX à partir de la relation sociétaire à dépasser). Puis le style managérial, doit être symétrique, d'où un vaste chantier de management par la confiance dont on sent bien que c'est un chantier culturel.
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA JEUNESSE
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
(Administration handi-accueillante et attachée à la mixité et à la diversité)
INTITULE DU POSTE : Office manager / Médiateur du lab 110 bis
Offre à télécharger à https://place-ep-recrute.talent-soft.com/Handlers/download.ashx?filetype=1032&fileguid=25418b50-afb7-4f4d-b8d3-1182bc739a62&offerid=158093
CONTACTS RH
- Véronique GRONNER, cheffe de service, adjointe à la Secrétaire générale du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse et du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation veronique.gronner@education.gouv.fr - 01 55 55 82 89
- Somalina PA, responsable du Lab 110 bis et du pôle de développement des financements alternatifs et d’accompagnement des porteurs de projets innovants
somalina.pa@education.gouv.fr - 01 55 55 10 85
Connu / https://twitter.com/LeaDouhard/status/1194991625900085260
"
François BOCQUET a retweeté
Léa Douhard @LeaDouhard · 7h📣
.#jobalert Envie de participer à la transformation de l'#education nationale de l'intérieur ?
Le @lab110bis recrute 2 profils ASAP :
✅ 1 stagiaire chargé(e) de projet #evenementiel http://bit.ly/stage110bis #stage
✅ 1 office manager / médiateur
Portail de la Fonction Publique | Page offre - Sg lab 110 bis office manager-médiateur h-f,...
Ce site propose des offres d'emplois publiées par les employeurs des Fonctions Publiques d'Etat, Territoriale et Hospitalière.
"
.#orange #mobile - 52 002 vues - 3,7 k - 64
Catégorie Divertissement 484 commentaires
Le Fil d'Actu - Officiel
Épinglé par Le Fil d'Actu - Officiel - il y a 3 jours
NOS SOURCES :
https://www.rtbf.be/info/monde/detail_apres-france-telecom-les-patrons-font-ils-plus-attention-a-leur-personnel?id=10213502
https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/sante-au-travail/suicides-a-france-telecom-l-article-a-lire-pour-comprendre-pourquoi-orange-se-retrouve-devant-la-justice_3423431.html
https://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2014/12/12/france-telecom-la-mecanique-de-la-chaise-vide_4539636_3224.html
https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/05/05/proces-france-telecom-radiographie-d-un-systeme-de-harcelement-moral_5458549_3224.html
https://www.mediapart.fr/journal/france/050519/proces-des-suicides-france-telecom-les-dirigeants-face-leur-responsabilite-sociale
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/orange-sur-le-banc-des-accuses-20190505
https://www.latribune.fr/economie/france/ordonnances-macron-des-effets-collateraux-negatifs-sur-la-prevention-des-risques-810857.html
SOURCES VIDEO :
https://www.youtube.com/watch?v=PK080YkNudY&t=12s
https://www.youtube.com/watch?v=8tP0yfo3rYM
https://www.youtube.com/watch?v=ZIXRbTx1HQI&t=1027s
https://www.youtube.com/watch?v=2UCXrK0898I
https://www.youtube.com/watch?v=acbmXxL7yXA
https://www.lemonde.fr/societe/video/2009/10/04/la-peche-aux-moules-c-est-fini_1249128_3224.html
https://www.dailymotion.com/video/xahube
https://www.lci.fr/justice/proces-pour-harcelement-moral-a-france-telecom-les-gens-etaient-des-cibles-2120709.html
https://www.francetvinfo.fr/economie/telecom/suicides-a-france-telecom/video-le-fils-d-un-ancien-salarie-qui-s-est-suicide-revient-sur-l-horreur-de-ce-qu-il-s-est-passe-a-france-telecom_3431117.html
16
Greg Stef il y a 4 jours
A quand une vraie greve totale generale pour tout en France...