est une association de personnes d’Angoulême et des alentours, concerné·es ou allié·es LGBTQIA+, et gérant la journée des Fiertés à Angoulême. À la suite de la Pride d’Angoulême du 18 juin 2023, réalisée par un collectif de personnes et d’associations dont Transistor, nous avons constitué une association en octobre 2023.
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défendre les droits des personnes LGBTQIA+ – nos droits – de personnes minorisé·es, racisé·es, exclu·es par notre société actuelle, nous avons à coeur de créer un événement radical, revendicatif, anti-validiste, anti-raciste, anti-répression, anti-capitaliste et anti-fasciste. Nous en avons assez que nos existences soient remises en cause au quotidien par l’administration française, par le système médical, par des personnes non-concernées mais décisionnaires des lois ou par des personnes censées nous protéger. Nous souhaitons ne plus avoir peur d’exprimer nos genres, nos joies, nos amours, car ils ne correspondent pas à l’hétéro-cis-patriarcat. Nous ne soutenons pas une société où les discriminations sur le genre et l’orientation sexuelle sont quotidiennes, où l’on n’est pas protégé par la police – pire c’est elle qui nous violente. Nous ne soutenons pas un état élu par les élites du capitalisme. et nous ne souhaitons que nos vies soient instrumentalisées pour servir les intérêts de partis réactionnaires. Nous subissons des violences au quotidien : par notre entourage, par les institutions, par le gouvernement (censé nous représenter), par des inconnu·es dans la rue…
L’histoire de la Pride et des émeutes de StoneWall en juin 1969 s’inscrit dans une riposte anti-policière, afin de revendiquer le fait de pouvoir vivre tranquillement sa vie. Et on a toujours besoin, même 60 ans après, de se battre pour nos droits fondamentaux !
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Quel est le but de cette journée ?
- Regrouper une communauté de personnes issues de milieux différents pour une journée de discussion et d’entraide, en lien avec leurs identités de genre et orientations sexuelles ;
- Défendre les droits LGBTQIA+ à Angoulême, en Charente, en France et à l’international ;
- Prévenir de ces discriminations avec la création d’un espace ouvert à toustes pour faire entendre les voix des personnes discriminées et sensibiliser aux LGBT-phobies ;
- Réaliser une fête joyeuse et revendicative pour célébrer toutes les orientations sexuelles et identités de genre !
Afin de rendre inclusif notre événement, celui-ci aura lieu sous trois formes le même jour :
- Une marche des fiertés joyeuse, musicale et radicale dans les rues d’Angoulême.
- Un village des fiertés, regroupant différents artistes locaux LGBTQIA+ (visuels, sonores, scéniques, etc.), ainsi que des associations locales et des stands pour se restaurer.
- Une soirée de fête pour fêter nos joies !
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Connu / https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/en-penalisant-toute-critique-de-la-politique-disrael-la-proposition-de-loi-yadan-naidera-pas-a-lutter-contre-lantisemitisme-20260122_UNVTV5LIE5FINDFN6W6E2HFJSE/
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En pénalisant toute critique de la politique d’Israël, la proposition de loi Yadan n’aidera pas à lutter contre l’antisémitisme
Le texte entretient « la fausse assimilation entre juifs, Israël et sionisme », dénonce le collectif de citoyens et de citoyennes d’origine juive. Ils appellent les député·es à rejeter ce texte qui sera soumis au vote ce 26 janvier.
Par Un collectif d'origine juive militant pour le respect des droits nationaux des peuples israélien et palestinien
Publié le 22/01/2026 à 6h01
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Connu /
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Vinca Delamare Deboutteville, [23/01/2026 06:27]
avec la complicité du PS.
Georgia Leguem, [23/01/2026 13:59]
Je n'ai pas de mot pour dire ma consternation
Vinca Delamare Deboutteville, [23/01/2026 14:00]
Moi aussi
Valérie J, [23/01/2026 14:30]
Est-ce qu'il est possible de savoir qui a voté quoi ?
Vinca Delamare Deboutteville, [23/01/2026 16:25]
Vinca Delamare Deboutteville, [23/01/2026 17:15]
Emmanuel Grégoire a cosigné le texte Yadan
Vinca Delamare Deboutteville, [23/01/2026 17:16]
https://www.instagram.com/reel/DT2-WCniO5o/?igsh=MXM1dXI1OGhtZWFqZQ==
Vinca Delamare Deboutteville, [23/01/2026 18:35]
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Une ode à la résistance poétique et politique
Rim Battal
Douce Dibondo
Claude-Emmanuelle Gajan-Maull
Nadia Yala Kisukidi
Mélissa Laveaux
Fania Noël
Laura Nsafou
Coline Pierré
Coordonné par Kiyémis
Date de parution : 15/10/2025
Et si la joie était notre prochaine révolution ?
Un ouvrage collectif pour réenchanter les luttes et replacer le plaisir, la fête et la création au coeur de l’émancipation.
Présentation
Dans un monde où les récits apocalyptiques saturent notre imaginaire, Pour la joie se présente comme un acte de résistance poétique et politique. En réunissant des artistes, écrivaines, universitaires et chanteuses, ce livre collectif a pour ambition de redonner toute sa place à la joie comme moteur de lutte et d’émancipation.
Face à la montée des fascismes et à l’essoufflement de la gauche, cette anthologie propose de dépasser les récits de colère et d’ouvrir un nouvel espace : celui des lendemains désirables. De la fête comme geste politique aux imaginaires artistiques réenchantés, ces textes explorent comment les créations collectives, les récits sensibles et les voix multiples peuvent porter un projet de société féministe, écologiste et antiraciste.
À travers une mosaïque de formes — fictions, poèmes, essais, témoignages —, Pour la joie est un manifeste pour réenchanter les luttes, cultiver l’espoir et construire ensemble un futur où la joie est un droit, une force, une stratégie pour toustes.
84100 signataires
AESH :
un vrai métier,
un vrai corps de fonctionnaire !
Les AESH constituent le deuxième métier de l’Éducation nationale en nombre de personnels mais ils et elles ne sont toujours pas reconnus et leurs salaires sont toujours aussi bas.
Pourtant, l’accompagnement des élèves en situation de handicap est une mission essentielle et pérenne de l’École. C’est un véritable métier avec des compétences professionnelles spécifiques pour faire réussir les élèves et qui relève d’un véritable statut.
L’École doit être pleinement inclusive pour bâtir une société réellement inclusive, sans discrimination pour les personnes en situation de handicap.
AESH, face à l'urgence, un corps de fonctionnaire maintenant !
Avec les organisations syndicales FSU, SE-Unsa, CFDT Éducation Formations Recherche Publiques, CGT éduc’action, SNALC, SUD éducation je soutiens la nécessité et l’urgence à créer un corps de fonctionnaire pour les AESH.
En tant que personnel de l’Éducation nationale, parent d’élève, citoyenne ou citoyen concerné par l’inclusion des personnes en situation de handicap à l’école comme dans la société,
je signe et je partage la pétition
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Faire payer un parking pour visiter nos malades : c'est NON !
Nous payons des cotisations pour nous couvrir dans nos maladies et des impôts pour les constructions collectives .
Vinci ou Bouygues ou l'agglo ou le département : c'est du racket sur les malades !
Nous voulons pouvoir visiter nos malades sans être rackettés et de l'argent pour l'hôpital PUBLIC.
Connu / TG le 28/09/25 à 18:10
Reportage — Luttes
En cas de réouverture, la papeterie Chapelle Darblay de Grand-Couronne (Seine-Maritime) emploierait 200 personnes. - © NnoMan Cadoret / Reporterre
Le défilé des gouvernements met en danger le redémarrage de la seule usine de papier journal recyclé de France, près de Rouen. Trois ans après en avoir fait la promesse, l’État n’a toujours pas apporté son soutien financier.
Mis à jour le 19 septembre 2025 à 10h19 - Durée de lecture : 4 minutes
Clés : Luttes Social
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Alors que des milliers de manifestants convergent à Rouen pour la manifestation intersyndicale du 18 septembre contre la politique d’austérité, Cyril Briffault ne décolère pas. Représentant CGT de la papeterie Chapelle Darblay, l’homme se bat pied à pied depuis maintenant six ans pour sauver son usine qui, avant l’annonce de sa fermeture en 2019, était la seule de France à produire du papier journal recyclé.
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projet de reprise du site de Grand-Couronne, dans la banlieue de Rouen, par l’entreprise canadienne Fibre Excellence
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Plus que l’usine et ses 185 emplois, ce sont 600 emplois indirects qui, selon la CGT, seraient créés par la remise en service de la papeterie.
Lire aussi : « On a tout donné » : ces travailleurs ont sauvé l’usine de papier journal 100% recyclé
Après la fermeture en 2020, l’usine, un temps promise à la destruction, a été sauvée en 2022 quand la Métropole de Rouen a fait usage de son doit de préemption pour acquérir le site et ses machines. Dans le même temps, un accord de principe avait été donné par le gouvernement de Jean Castex pour un soutien financier au plan de reprise. L’État s’est engagé à fournir une aide de 25 millions d’euros, ainsi qu’à rentrer au capital à hauteur de 27 millions d’euros.
L’État n’a pas joint les actes à la parole
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Après un ultimatum fin 2024, prolongé jusqu’en mai de la part de Fibre Excellence, qui menaçait de se retirer, un nouvel accord a finalement été signé le 7 juin avec l’État.
... le maintien en l’état de l’usine coûterait 4,5 millions d’euros par an, selon la CGT. ...
Alternatives –Education populaire
Quelle place pour les hommes dans la lutte féministe ? Comment changer, concrètement, et se détacher des schémas patriarcaux dans le couple et dans sa vie ? Dans un ouvrage destiné aux autres hommes, Quentin Delval esquisse des solutions. Entretien.
par Emma Bougerol, Ivan du Roy
10 juin 2025 à 09h30, modifié à 16h42 Temps de lecture : 16 min.
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Ivan du Roy, journaliste, co-fondateur et co-rédacteur en chef de Basta!.
Emma Bougerol, Journaliste, basée en région parisienne. Habituée de la rubrique « société », j’écris surtout sur les droits des femmes et des personnes LGBTQI+, l’ubérisation du monde du travail et l’impact du numérique sur notre société. Je garde aussi un œil à l’étranger, pour raconter l’actualité internationale au-delà des dépêches.
Connu / TG le 15/08/25 à 11:14
Les Jardins ouvriers des Vertus à Aubervilliers font face aux aménagements liés aux JO2024 et à la pression foncière. Quand les tractopelles du Grand Paris menacent, la résistance
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Quand les tractopelles du Grand Paris menacent, la résistance s'organise, les expérimentations citoyennes fleurissent. Films impressionniste et politique, La terre des Vertus conte les défis et les espérances de ce jardin-monde.
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Le 4 juin prochain sort sur les écrans le nouveau documentaire de Vincent Lapize, La terre des Vertus. Un film profondément politique et universel, qui narre la lutte d'un collectif contre les grands projets urbains. Entretien. Dans le cadre des aménagements urbains liés aux JO 2024
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Face à la violence des tractopelles, les jardinièr.e.s en lutte inventent un laboratoire du commun, un havre de pensée, un territoire libéré́. Entre conte impressionniste et récit de lutte, La terre des Vertus pose un regard sur ce jardin-monde qui s'épanouit au cœur de la vie urbaine.
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Connu / TG le 28/04/25 à 19:52
Ndlr : avec le volant à joindre ACT
Durée de lecture : 7 minutes - Alternatives Luttes
Désormais, elle vit dans une caravane et documente les luttes écologistes. Finie, la vie d’ingénieure « mortifère ». Via le collectif Désert’heureuses, elle accompagne celles et ceux qui veulent, à leur tour, bifurquer. [2/5]
« Ce n’était pas une bifurcation, mais vraiment une désertion. » Victoria Berni, 31 ans, a quitté son poste d’ingénieure en génie urbain et environnemental pour se consacrer aux luttes écologistes
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« Nous, Désert’heureuses, refusons de continuer à robotiser, accélérer, déshumaniser le monde »
Au début de l’année 2022, déclic : elle a rencontré plusieurs personnes avec un parcours similaire au sien, pas seulement « des ingénieurs qui se reconvertissaient pour faire des fresques du climat dans des entreprises, ce qui ne sert à rien ». Être avec des gens avec qui elle était enfin « raccord politiquement » lui a fait du bien. Un collectif, les « Désert’heureuses », est né peu de temps après. Elle y a tout de suite adhéré. « En étant entourée, je me suis sentie plus légitime à croire en ce que je crois », confie-t-elle. Elle n’était plus seule. « Nous, Désert’heureuses, refusons de continuer à robotiser, mécaniser, optimiser, informatiser, accélérer, déshumaniser le monde », peut-on lire dans leur manifeste https://desertheureuses.noblogs.org/manifeste/.
De là, sont nées des réflexions. Victoria Berni le reconnaît, certaines sont encore « balbutiantes ». Tous les ingénieurs et ingénieuses du pays ne vont pas démissionner demain, il y a d’ailleurs d’autres métiers « mortifères » à cibler, et la « désertion » n’est accessible qu’à une poignée de personnes qui ont les ressources financières pour le faire. Mais le collectif existe pour, déjà, montrer qu’il existe d’autres façons de vivre.
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« Déserter ne signifie pas seulement tout quitter individuellement, poursuit le manifeste. Les Désert’heureuses ont vocation à rendre cet acte collectif et politique. De le rendre désirable et plus accessible. » Et visible. Aujourd’hui, entre deux trajets pour aller manifester contre les mégabassines dans les Deux-Sèvres, ou contre le projet de stockage nucléaire dans la Meuse, Victoria Berni continue de « se raconter » sur les réseaux sociaux. De documenter les milieux militants qu’elle fréquente.
« C’est un travail d’information très important, se réjouit Johanna, membre des Désert’heureuses. Ça crée des ponts entre le monde des ingénieurs et celui des luttes, deux mondes qui communiquent très peu. »
« La médiatisation du militantisme et de leur radicalité, c’est ça qui m’a poussée à l’action, rappelle Victoria Berni. C’est ce que j’essaie de reproduire aujourd’hui. » Pour qu’en 2023, les Désert’heureuses soient encore plus nombreuses.
Interview Article réservé aux abonnés
Élections législatives 2022 dossier
Le député européen Place publique, qui soutient la Nupes, explique les raisons de son ralliement et souligne un problème de méconnaissance de l’Europe et de ses évolutions dans la gauche française.
Raphaël Glucksmann durant une manifestation en soutien à l'Ukraine au Parlement européen à Strasbourg, le 10 mars. (Roses Nicolas /ABACA)
Raphaël Glucksmann, député européen Place publique, a appelé à voter pour la Nupes à la surprise générale, la France insoumise défendant des positions sur l’Europe, la Russie, l’Ukraine ou la Chine à l’opposé des siennes. Pour la première fois, il explique les raisons de ce ralliement qui lui vaut de nombreuses critiques.
Comment un pro-européen peut-il se rallier à la Nupes alors que son programme est une reprise des positions anti-européennes de LFI ?
Je ne me suis rallié à personne, n’ai signé aucun accord et n’ai négocié aucune circonscription. J’ai simplement appelé à faire élire le maximum de députés de gauche et écolos à l’Assemblée parce qu’il est urgent que le Parlement vive, vibre à nouveau et qu’y soient défendues la justice sociale et la lutte pour le climat. Les élites dirigeantes, politiques et médiatiques, sous-estiment l’impatience qui monte dans la société en général et la jeunesse en particulier. Impatience sur le climat, impatience sur l’explosion des inégalités, impatience face au verrouillage de la démocratie aussi. Nous ne pouvons pas repartir pour cinq années de plus avec une Assemblée de godillots, une chambre d’enregistrement des projets concoctés par le Président et son équipe de technocrates. Vu les positions de Jean-Luc Mélenchon sur la Russie, la Chine ou l’Europe, cette décision a été dure à prendre. Je savais bien que mon soutien, même critique, allait me valoir une levée de boucliers. Mais comment rester sourd à ces impatiences lég…
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Le 12 mars, ce sera à nouveau le jour d’une marche climat. Chez Radio Parleur, on est toujours impressionné·es par la capacité de ces défilés à mettre du monde dans la rue. Comme beaucoup, on se pose aussi des questions en constatant l’inaction politique qui suit ces mobilisations. Mais depuis quelques mois de nouvelles modalités d’action semblent émerger au sein des luttes climatiques. Ce sont ces évolutions, ces changements dans les méthodes sur le terrain, que l’on vous propose d’interroger cette semaine dans l’Actu des Luttes avec celle et ceux qui se mobilisent
“La bassine, elle a été désarmée, neutralisée !” Le 6 novembre 2021, sur un char-bateau-pirate, un militant célèbre le sabotage d’une réserve d’eau artificielle illégale ... assumant ainsi l’action, elle aussi illégale ...
Résistance et sabotage
La nécessité d’actions plus radicales, c’est ce que défend Laura, qui milite avec les Soulèvements de la Terre dans laquelle la mobilisation contre les bassines s’inscrit ... Notre colère grandit. Ça vaut la peine d’avoir une action plus impactante, qui a des conséquences concrètes sur la planète” analyse-t-elle. Sa réponse pourrait directement s’adresser à l’auteur et maître de conférence suédois Andreas Malm. Dans Comment saboter un pipeline https://lafabrique.fr/comment-saboter-un-pipeline/, il se demande pourquoi, face à l’ampleur de la crise en cours, un mouvement massif de sabotage n’a pas encore vu le jour.
Sur le même thème : Contre les bassines, paysan·nes et militant·es pour une autre agriculture https://radioparleur.net/2021/11/10/conte-les-bassines-paysan-nes-et-militant-es-luttent-agriculture/
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aussi le pari de l’association Terres de luttes https://terresdeluttes.fr/. Grâce à une étude https://terresdeluttes.fr/les-davids-sorganisent-contre-goliath/ commandée avec d’autres associations, elle a identifié les besoins de collectifs locaux en lutte contre des projets polluants. L’association souhaite maintenant y répondre en proposant des temps de rencontre, de formation et des outils de communication. Cela constitue un virage stratégique pertinent pour la lutte, d’après la militante Léna Lazare https://www.lemonde.fr/campus/article/2021/06/07/lena-lazare-23-ans-nouveau-visage-de-l-ecologie-radicale_6083131_4401467.html. Après plusieurs années d’activisme en Île-de-France, elle s’investit aujourd’hui dans Terre de luttes. Le recensement de victoires récemment obtenues au niveau local semble confirmer son analyse.https://reporterre.net/La-lutte-paie-mine-de-rien-les-ecologistes-remportent-de-nombreuses-victoires
Des branches ont été plantées sur la retenue d’eau sabotée le 6 novembre 2021 près de Mauzé-sur-le-Mignon. Photographie: Lou Bonnefoy pour Radio Parleur.
Si les écologistes assument de plus en plus d’actions de sabotage, la pratique n’est cependant pas nouvelle. Ce mode d’action n’a, par exemple, jamais vraiment cessé d’être utilisé dans le mouvement antinucléaire. Cela a encore récemment été le cas en marge du camp des Rayonnantes https://reporterre.net/A-Bure-un-camp-festif-et-feministe-contre-le-nucleaire. Le débat est cependant vif https://reporterre.net/Paquets-de-sucre-ouverts-pneus-degonfles-les-ecolos-s-interrogent-sur-les-petits-sabotages chez celles et ceux qui, depuis 2015, occupent la scène médiatique concernant les enjeux climatiques. Avec des évolutions notables: pour Elodie Nace, porte-parole d’Alternatiba et d’ANV-COP21, des actions de sabotage d’industrie sont aujourd’hui plus envisageables qu’il y a quelques années. Elles recueillent en effet davantage l’adhésion du public d’après elle. Reste à voir quelles en seront les conséquences pour le climat.
Un reportage de Lou Bonnefoy pour l’Actu des Luttes. Photographie de une : Coline Rivet. Identité sonore Actu des Luttes : Etienne Gratianette (musique/création) et Elin Casse, Antoine Atthalin, Romane Salahun (voix). Photo de Une : Coline Rivet pour Radio Parleur.
TAGS climat Ecologie
Tr.: ... bois de la Colombière à La Clusaz, blocage des travaux jusqu'au printemps ...
Tribune — Nucléaire - Durée de lecture : 7 minutes
Alors que s’ouvre le procès de sept militants opposés au projet d’enfouissement des déchets nucléaires Cigéo, à Bure, une vingtaine d’associations, organisations et collectifs pour le climat appellent dans cette tribune à sortir du nucléaire pour aller vers une transition écologique, énergétique et démocratique profonde.
... dont Greenpeace, Alternatiba, Les Amis de la Terre France, ANV-COP21 ou Attac France ... pour sortir du nucléaire.
Le nucléaire pour sauver le climat ? Le croire est au mieux une illusion techniciste, au pire une terrible hypocrisie. Si la filière nucléaire tente plus que jamais de se repeindre en vert, cela n’a rien d’un souci sincère ou vertueux. C’est le fruit d’un choix stratégique et foncièrement politique. La filière sait qu’elle joue sa survie en vantant ses faibles émissions de CO2, au moment où des centaines de milliers des personnes ont repris la rue le 9 mai dernier pour dénoncer l’inaction climatique du gouvernement et le sabotage des propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Acculée après la faillite d’Areva, le scandale Uramin et les déboires d’EDF sur ses chantiers de construction d’EPR, elle a trouvé dans l’argument climatique le nouveau moyen d’assurer sa pérennité et son emprise.
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Face à l’incendie climatique, Emmanuel Macron préfère allumer des contre-feux et fait comprendre depuis des mois son intention de relancer l’industrie nucléaire. En faisant diversion avec le nucléaire, le gouvernement cherche à diviser les forces au sein même du mouvement social et du mouvement écologiste.
Une technologie lente, vulnérable, polluante et chère
... nous, associations, organisations, collectifs ne sommes pas dupes. Nous luttons pour le climat et contre le nucléaire parce que nous savons que cette technologie et le modèle qui l’accompagne n’est pas une solution valable pour faire face aux urgences climatiques, sociales et démocratiques.
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pollution des mines d’uranium, qui contamine des territoires entiers. https://reporterre.net/Les-dechets-radioactifs-des-mines-d-uranium-empoisonnent-la-Bretagne À l’autre bout de la chaîne, des centaines de milliers de tonnes de matières et déchets radioactifs s’accumulent dans des hangars, dans les sous-sols et débordent bientôt des piscines. Les pires déchets ultimes, radioactifs durant des centaines de milliers d’années, n’ont aucune solution de gestion satisfaisante à ce jour, ni à Bure, en France, ni ailleurs. On ne peut pas vouloir sauver le climat dans les dix prochaines années en léguant aux générations futures des déchets radioactifs pour cent mille ans. Et que dire de la pollution des terres en cas d’accident ?
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Nous refusons le chantage malsain entre risque climatique et risque nucléaire. Nous ne choisirons pas entre la peste et le choléra. Le monde que porte en lui le nucléaire est inconciliable avec toute forme de transition écologique réelle. Le nucléaire n’est d’ailleurs pas seulement une énergie, c’est un ordre social et économique fondamentalement autoritaire.
Cela fait plus de cinquante ans que nos aînés le disent. Certains comme Vital Michalon ou Fernando Pereira l’ont même payé de leur vie. Partout où il s’impose, l’atome est incompatible avec la démocratie. Il s’étend par la violence et méprise les opinions des populations. Encore aujourd’hui, la manière dont le nucléaire continue de s’implanter en France est inadmissible.
À Bure, contre le projet de poubelle nucléaire, les militant·e·s subissent une répression brutale, indigne d’un État de droit. Des séries de perquisitions ont été menées, des manifestations ont été interdites et sept militant·e·s passeront en procès les 1, 2 et 3 juin pour « association de malfaiteurs ». Ils risquent plusieurs années de prison alors que leur dossier judiciaire est vide, comme l’ont révélé plusieurs enquêtes journalistiques. Le 29 juin, trente-quatre activistes de Greenpeace doivent être jugés à Valence pour le démontage symbolique de la centrale de Tricastin. En 2020, des dizaines d’activistes climatiques ont été poursuivis par un bureau de lutte antiterroriste pour avoir décroché symboliquement des portraits de Macron.
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se battre pour dépasser un système productiviste, extractiviste et néocolonial, où le mythe de « l’énergie bon marché » s’accompagne du pillage des ressources et de la dévastation des écosystèmes et des sociétés des pays des Sud et des zones vues comme « périphériques ». Total s’arrange avec la junte militaire en Birmanie, Orano fait son business au Niger et des délits d’initiés en Namibie avec Uramin.
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