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À un an de la présidentielle, cette gauche qui s'active © Mediapart
À un an d’une élection que l’extrême droite pourrait remporter, que peut et que fait la gauche ? Devant le public du Mediapart Festival, le 6 juin 2026, des personnalités politiques et des membres de collectifs donnent des pistes d’organisation.
La rédaction de Mediapart - 21 juillet 2026 à 19h02
Ces derniers temps, à gauche, c’est plutôt le marasme. Difficile de trouver de quoi espérer le meilleur pour l’année qui vient. Mais il y a autre chose à gauche que les partis et les jeux politiciens : il y a des associations, des collectifs, des luttes de terrain, et ce sont toutes celles et tous ceux qui mènent ce combat au quotidien qui peuvent nous aider à imaginer des chemins, des moyens de lutter, mais aussi de résister et de s’organiser. Bref, de répondre à la seule vraie question de gauche, depuis toujours : que faire ?
Le constat, on le connaît tous et toutes, on ne va pas s’étendre dessus : l’extrême droite se sent pousser des ailes. Des commentateurs à la télévision parlent tranquillement de « grands singes » et de « tribus primitives » quand les Françaises et les Français ont l’audace d’élire des maires noir·es. La désaffection des citoyens et des citoyennes se confirme à chaque élection. Et la présidentielle se profile comme un scrutin entre, essentiellement, des hommes blancs plutôt âgés en non-mixité choisie et assumée, semble-t-il.
Malgré tout, il y a sûrement quelque chose qui a changé en mars 2026. Les municipales ont bousculé les pronostics et fait émerger de nouvelles têtes, dans les bureaux de vote comme dans les conseils municipaux.
Un débat animé par Sarah Benhaïda, journaliste au pôle politique de Mediapart, enregistré en public le 6 juin 2026, dans le cadre du Mediapart Festival à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).
Nos invité·es :
- Aïna Abdallah, du collectif Ma cité va voter ;
- Sofia Boutrih, directrice de la Fête de l’Humanité et adjointe à la mairie de Saint-Denis, membre du PCF ;
- Édouard Denouel, maire écologiste de Bagnolet ;
- Youlie Yamamoto, porte-parole d’Attac et cofondatrice du collectif Les Rosies.
Tr.: ...
anniversaire du Front Populaire ... la fête est politique ... un espace culturel ... rassemblement, moments de résistance ... 12 000 emplois perdus dans les associations en 2025 ... question de vie ou de mort, maintenant face à l'extrême droite ... on peut résister, pouvoir citoyen, donne à voir pluralité, bataille culturelle ... une réunion des associations et des syndicats, unis, réu le 13/6, terre de lutte ... Les Rosies, la joie ... il n'y a que 12% de pdt de communautés d'agglomération en France ... des espaces progressistes, le sel de demain ... asso La Jeunesse Populaire ... choisir un projet POUR ... embarquer plusieurs générations ... ville à hauteur d'enfant ... ATTAC a cofondé l'Alliance écologique et sociale ... le grenier des soulèvements de la terre ... Des tours et des bourgs ... ya du Commun ... des espaces populaires ex déserts médicaux ... quartiers et villes populaires ... communauté sourde et signante, personnes sourdes, certaines votent pour l'XD ... travaille dans Média Pi indépendant ... accessibilité, question de budget ... /gauche qui se déchire ... il faut un espace ... être vigie, contre-pouvoir ... pour une société désirable et soutenable, gauche seule capable d'apporter des réponses, idées progressistes ... imposer un rapport de forces aux partis politiques ... dt à la Fête de L'Huma ! ... campagne antifa très forte ... être positifs, prendre le pouvoir ... s'en saisir avec responsabilité.
Une ode à la résistance poétique et politique
Rim Battal
Douce Dibondo
Claude-Emmanuelle Gajan-Maull
Nadia Yala Kisukidi
Mélissa Laveaux
Fania Noël
Laura Nsafou
Coline Pierré
Coordonné par Kiyémis
Date de parution : 15/10/2025
Et si la joie était notre prochaine révolution ?
Un ouvrage collectif pour réenchanter les luttes et replacer le plaisir, la fête et la création au coeur de l’émancipation.
Présentation
Dans un monde où les récits apocalyptiques saturent notre imaginaire, Pour la joie se présente comme un acte de résistance poétique et politique. En réunissant des artistes, écrivaines, universitaires et chanteuses, ce livre collectif a pour ambition de redonner toute sa place à la joie comme moteur de lutte et d’émancipation.
Face à la montée des fascismes et à l’essoufflement de la gauche, cette anthologie propose de dépasser les récits de colère et d’ouvrir un nouvel espace : celui des lendemains désirables. De la fête comme geste politique aux imaginaires artistiques réenchantés, ces textes explorent comment les créations collectives, les récits sensibles et les voix multiples peuvent porter un projet de société féministe, écologiste et antiraciste.
À travers une mosaïque de formes — fictions, poèmes, essais, témoignages —, Pour la joie est un manifeste pour réenchanter les luttes, cultiver l’espoir et construire ensemble un futur où la joie est un droit, une force, une stratégie pour toustes.
Ce dimanche matin à Melle et sur les différents campements des manifestants les sentiments sont partagés. Entre joie et satisfaction d'avoir rassemblé autant de monde et colère face aux nombre de blessés. ...
Connu / TG le 27/03/23 à 15:40
En 5 ans, la lutte contre les immenses retenues d’eau, les mégabassines, a pris de l’ampleur. Reporterre détaille comment elle est montée en puissance : soutien des scientifiques, art de la joie, ...
Connu/ TG 18/11/22 à 12:39
L’activiste Juliette Rousseau parle des limites de la non-violence, de son attachement à la Zad de Notre-Dame-des-Landes, et des nécessaires solidarités entre féministes, antiracistes, écologistes... Et rappelle la « sacrée dose d’amour » qui rend le combat et la joie possibles.
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autrice de Lutter ensemble. Pour de nouvelles complicités politiques (Éd. Cambourakis, 2018) et ancienne porte-parole de la Coalition climat 21, collectif de la société civile créé en 2014 pour préparer la Cop 21. Elle est aussi membre du conseil d’administration d’Attac.
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a grandi À Martigné-Ferchaud, en Bretagne. Cette commune enclavée est la plus pauvre d’Ille-et-Vilaine. De plus en plus de familles monoparentales y arrivent par dépit, attirées par les loyers peu chers. C’est une campagne très endommagée par l’agriculture conventionnelle.
J’y suis très attachée. Mes parents, soixante-huitards, s’y sont installés à la fin des années 1970 pour expérimenter un mode de vie plus autonome. C’était, avec le recul, une démarche peu politique : une envie de travailler moins, de cultiver ses légumes, d’avoir des animaux mais ils n’étaient pas tellement engagés dans des luttes et peu en lien avec le territoire. Ils ont vécu en communauté un moment et, quand je suis née, ils commençaient à rentrer dans le moule.
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Les Gilets jaunes se sont mobilisés à partir de leur expérience du quotidien, parce qu’ils n’acceptaient plus ce qui se passait dans leur vie.
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La lutte a été gagnée parce que toutes ses composantes, toutes les façons de lutter étaient là et ont cohabité, même si cela ne s’est pas fait sans difficultés.
Après la Cop 21, vous vous êtes vous-même tournée vers Notre-Dame-des-Landes...
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organisation des luttes sous l’angle des rapports de domination
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l’écoféminisme, avec des amies comme Jade Lindgaard, Laurence Marty, Isabelle Cambourakis ou encore Émilie Hache. L’écoféminisme m’a permis de considérer que le féminisme pouvait être un terrain de lutte. Il a été un outil dans ma réflexion sur l’imbrication des dominations, de la dichotomie nature-culture et du patriarcat. Ça a aussi été pour moi une façon de me situer en tant que femme dans les luttes écolos. De dire que ce que je vis au quotidien en tant que femme, les conditions faites aux femmes dans ce monde, ne sont pas dissociables de la lutte qu’on mène pour l’écologie, tout cela tient de l’écrasement et de l’annihilation du vivant.
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se reconnaître mutuellement, et quand on est d’une lutte plus visible, partager cette visibilité avec d’autres. Après il y a évidemment la solidarité concrète. Pour ce qui est de la répression par exemple, des centaines et des centaines de personnes ont été jugées en comparution immédiate dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes. Elles ont été beaucoup moins visibles que celles qui ont perdu un œil ou une main. Or, elles ont aussi besoin d’un accompagnement pour trouver un avocat, d’argent pour le payer, ainsi que d’éventuelles amendes… C’est aussi le cas de nombreux collectifs Vérité et Justice à travers le pays, tous appellent au soutien du mouvement social, et certains souffrent beaucoup d’être tenus dans l’invisibilité.
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plus de complicité interpersonnelle, comme organiser des actions ensemble et assumer de prendre des risques, ce qui ne peut venir que dans un second temps.
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Il y a un enjeu très fort à s’opposer aux multiples systèmes d’oppression, et à ne jamais oublier qu’ils se renforcent les uns les autres. On peut débattre pour savoir qui du capitalisme, du colonialisme ou du patriarcat a engendré les autres. Mais négliger de les voir dans l’ensemble pour ne s’intéresser qu’à un seul revient à perdre à la fin. Il suffit de voir comment le féminisme ou l’écologie peuvent être repris à leur compte par des groupes ouvertement racistes et réactionnaires. Il nous faut construire des espaces de lutte et des solidarités politiques qui reflètent cette conscience des multiples dominations. Je ne crois pas qu’on puisse attaquer l’ensemble du système depuis une seule position, mais que nous devons nous lier pour l’attaquer ensemble depuis nos différentes positions.
Il vaut mieux ne pas essayer d’aller soutenir les autres si on n’en est pas convaincu et qu’on est dans une logique universaliste – cette tendance extrêmement forte dans le mouvement social en France à être persuadé que partant d’où on part, on est en capacité d’avoir une lecture globale de ce qui se passe dans le monde, de ce qu’il faudrait faire en matière de lutte et de ce à quoi ressemblerait l’émancipation.
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ces espaces ont compris la question des oppressions. Parmi les personnes les plus marginalisées se trouvent celles qui ont l’intérêt le plus fort et le plus immédiat à changer la société et en ont souvent une lecture plus fine que les personnes en position de centralité.
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rompre, dans nos façons de lutter et de vivre, la dichotomie entre espace public et espace privé. D’amener plus de justice, d’autonomie et d’émancipation dans les communautés humaines et les territoires que nous habitons. À travers les luttes, j’ai côtoyé des personnes qui subissent des choses très difficiles : homophobie, transphobie, racisme, violences des frontières et de la police, violences sexuelles… C’est pourtant dans ces espaces-là que j’ai trouvé le plus de joie.
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