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359 k abonnés - 3k+ - 24 843 vues 16 mai 2026 L'actu politique
Dans cette nouvelle actu politique de la semaine, Antoine Léaument revient sur les conséquences du lancement de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon et sur les réactions provoquées dans l’ensemble du paysage politique. Il explique pourquoi cette candidature accélère les repositionnements politiques, détaille les moyens concrets de participer à la campagne et termine par une longue séquence consacrée à la mémoire de l’abolition de l’esclavage et à la décision du maire RN de Vierzon de supprimer cette cérémonie dans sa ville .
Antoine Léaument commence par saluer le lancement de campagne de Jean-Luc Mélenchon, qu’il qualifie de succès. Il rappelle que plus de 260 000 signatures de soutien ont été recueillies en quelques jours sur le site Mélenchon 2027. Selon lui, cette mobilisation démontre l’existence d’un soutien populaire bien plus important que ce que racontent les médias et les sondages. Il insiste aussi sur le fait que Jean-Luc Mélenchon est aujourd’hui le seul candidat dont les électeurs savent avec certitude qu’il sera présent au premier tour de l’élection présidentielle.
Le député insoumis décrit ensuite le “bazar” politique qui règne selon lui dans les autres camps. À gauche, il évoque les divisions du Parti socialiste et les débats autour des primaires. À droite et à l’extrême droite, il estime que les candidatures restent floues entre Marine Le Pen, Jordan Bardella, Bruno Retailleau ou Éric Zemmour. Il critique également le camp macroniste, qu’il juge désorganisé. À l’inverse, il présente la France insoumise comme un mouvement préparé, structuré et déjà en ordre de bataille pour la présidentielle.
Antoine Léaument appelle ensuite les soutiens de la France insoumise à se mobiliser activement. Il insiste sur l’importance du meeting du 7 juin à Saint-Denis et encourage les militants à organiser des covoiturages afin de participer massivement à cet événement. Selon lui, démontrer la force populaire de la campagne peut convaincre une partie de la gauche de rejoindre la dynamique créée autour de Jean-Luc Mélenchon.
Une large partie de la vidéo est consacrée à la “diabolisation” de la France insoumise. Antoine Léaument affirme que cette diabolisation vise surtout les propositions politiques du mouvement : retraite à 60 ans, hausse des salaires ou redistribution des richesses. Il appelle les sympathisants à combattre ce discours dans les discussions quotidiennes et sur les réseaux sociaux.
Il critique également les sondages, qu’il accuse de sous-estimer systématiquement Jean-Luc Mélenchon. Il rappelle que lors des précédentes présidentielles, les enquêtes d’opinion n’avaient pas anticipé ses résultats. Selon lui, l’un des enjeux majeurs de la campagne sera donc de convaincre les électeurs que la victoire est possible.
Le député détaille ensuite plusieurs moyens d’aider la campagne : signer sur le site Mélenchon 2027, faire un don, rejoindre le Discord “La Fabrique”, participer aux groupes d’action sur Action populaire ou encore convaincre ses proches. Il insiste particulièrement sur l’importance des discussions familiales et amicales pour faire évoluer les opinions politiques.
Dans la dernière partie de la vidéo, Antoine Léaument revient sur la suppression par le maire RN de Vierzon de la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage. Il juge cette décision extrêmement grave et dénonce un prétexte budgétaire mensonger. Il rappelle l’histoire des révoltes des personnes réduites en esclavage, la révolution haïtienne et l’abolition de 1794, soulignant que l’esclavage constitue un crime contre l’humanité.
Selon lui, ces cérémonies servent à transmettre l’histoire et à comprendre les mécanismes de déshumanisation liés au racisme et à l’extrême droite. Il établit également un parallèle avec les commémorations du 8 mai et les crimes coloniaux de Sétif, Guelma et Kherrata.
Enfin, Antoine Léaument conclut en appelant à défendre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité issues de la Révolution française et invite les spectateurs à rejoindre la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.
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Le lien du discord « La Fabrique » : https://discord.com/servers/la-fabrique-insoumise-1334868623776419901
Connu / https://mastodon.top/@gwab50/116585049117787282
"
gwab @gwab50@mastodon.top
17:51
1boost - 0favori
"
Tr.: ... aller sur le discord pour participer à la campagne ... mécanisme de déshumanisation / maire RN qui a supprimé la célébration de l'esclavage du 8/5 ... la honte face à la perpétuation du colonialisme à Sétif ...
Chercher lien sur leur site
24,069 ont signé
Des hommes non contactés du peuple hongana manyawa font signe à des bulldozers détruisant la forêt de ne pas pénétrer sur leur territoire ©Anon
Des terres où vivent des centaines de membres non contactés du peuple hongana manyawa sont visées par l'extraction minière. Celle-ci a des effets dévastateurs sur la forêt et sur ceux qui y vivent.
L’entreprise minière française Eramet, détenue à hauteur de 27 % par l’État français, est responsable des opérations minières dans la zone. Eramet gère Weda Bay Nickel (WBN) la plus grande mine de nickel au monde avec ses partenaires chinois et indonésiens Tsingshan et ANTAM. Alors qu’Eramet a connaissance de la présence d'Hongana Manyawa non contactés dans sa concession depuis au moins 2013, l'entreprise continue d'opérer sur leurs terres, ce qui menace leur survie.
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Dites aux grands constructeurs de voitures électriques de s'engager à ce qu'aucun minerai qu'ils achètent ne soit extrait des terres des Hongana Manyawa non contactés à Halmahera – et faites-le savoir aux entreprises extractives et aux autorités indonésiennes et françaises.
Votre e-mail sera également envoyé aux destinataires suivants :
Les constructeurs de véhicules électriques Volkswagen, BMW, Stellantis, Ford, BYD et Tesla ; en copie, les compagnies extractives Eramet, Antam,Tsingshan, Wana Kencana Mineral, Mega Haltim Mineral, Halmahera Sukses Mineral et Nusa Karya Arindo ; les entreprises de traitement et de fabrication des batteries Huayou, CNGR, CATL et LG ; les autorités indonésiennes et françaises.
Économie Économie Économie - La chronique de Thomas Piketty, Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris
L’opposition entre la droite trumpiste, marchande et nationaliste, et la gauche libérale des démocrates est en grande partie factice, juge l’économiste Thomas Piketty dans sa chronique. Elle permet aux élites de ces deux camps d’asseoir leur domination sur les classes laborieuses, et empêche toute véritable alternance populaire.
Publié aujourd’hui à 10h00, modifié à 10h58 Temps de Lecture 3 min.
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Dans les sociétés trifonctionnelles traditionnelles, la fougue des guerriers est tempérée par les sages conseils des brahmanes. Cette alliance entre les deux classes dirigeantes, les guerriers et les intellectuels, est supposée apporter l’équilibre dans la force et favoriser une société harmonieuse. Les élites naturelles peuvent ainsi encadrer efficacement la classe laborieuse, en lui donnant à la fois de l’ordre et du sens, et en se partageant prestige et avantages. Guerriers, prêtres, travailleurs : l’anthropologue Georges Dumézil crut déceler là le point commun décisif des civilisations indo-européennes.
En réalité, cette structure est beaucoup plus générale, et, surtout, elle s’apparente toujours davantage à un discours normatif qu’à une réalité immuable. Ce discours est généralement formulé par les prêtres, brahmanes dans le Manusmriti des hindous (IIe siècle avant notre ère) ou évêques dans l’Europe chrétienne de l’an 1000. Il vise avant tout à discipliner les guerriers et à leur imposer un minimum de respect pour le vaste savoir et la culture écrite des intellectuels, ce qui visiblement n’a rien d’évident. Mais il est aussi parfois repris par les guerriers, qui y voient alors un outil utile pour les aider à maintenir l’ordre et à obtenir le consentement des dominés.
L’histoire semble aujourd’hui rejouer cette mauvaise partition de la compétition entre élites. D’un côté, une droite marchande, guerrière, nationaliste et qui aime se présenter comme anti-intellectuelle, incarnée aux Etats-Unis par Donald Trump et les républicains. De l’autre, une gauche brahmane, diplômée, libérale et internationaliste, incarnée outre-Atlantique par les démocrates. De même qu’à l’âge trifonctionnel, cette opposition entre droite marchande et gauche brahmane est en grande partie factice. Elle permet aux élites nationalistes et libérales de se partager le pouvoir et d’asseoir leur domination sur les classes laborieuses, tout en empêchant une véritable alternance populaire.
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Connu / TG le 12/05/25 à 13:49
Nucléaire : l'Etat revoit à la hausse la facture du projet d'enfouissement de déchets radioactifs Cigéo
Le coût de Cigéo, le futur centre français de stockage de déchets radioactifs, gonfle de 8 milliards d'euros à cause d'une réévaluation
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Connu / TG le 1/04/25 à 14:40
Connu / TG le 1/04/25 à 11:40
unissons nos forces pour :
- Redonner l'espoir en la fraternité, l'égalité et la liberté aux habitantes et aux habitants
- Mettre en lumière les valeurs positives portées au quotidien sur les territoires
- Fédérer les initiatives collectives porteuses de solidarité et de vivre ensemble
cap sur 2027 !
- Vous aussi vous voulez vous engager contre les idées de repli sur soi et la haine de l'autre ?
- Vous êtes convaincu.es qu'il est encore possible de défendre la fraternité, la démocratie, les solidarités et la cohésion sociale pour les élections de 2027 ?
- Vous souhaitez rejoindre la plus grande communauté nationale de citoyennes et citoyens engagé.es ?
Alors inscrivez vous vite !
- La société civile s’est fortement mobilisée en 2024 pour faire obstacle aux promoteurs de la haine de l'autre et du repli sur soi... Ensemble, nous avons fait barrage.
- Fin 2025, avec 41 organisations nationales associatives et syndicales, nous avons expérimenté sur 20 départements la mise en récit commun de 115 initiatives locales faisant fraternité.
- En 2026, nous faisons monter une vague de fraternité depuis les territoires avec 1001 initiatives locales...cap vers 2027!
les signataires
Animafac
Collectif des associations citoyennes
Comité national des associations de jeunesse et d’éducation populaire – CNAJEP
Confédération Nationale des Foyers Ruraux (CNFR)
E-graine
Eclaireuses et éclaireurs de France
Emmaüs France
Fédération des Aroéven
Fédération des associations générales étudiantes – FAGE
Fédération des centres sociaux et socioculturels
Fédération des conseils de parents d’élèves – FCPE
Fédération Leo Lagrange
Fédération syndicale unitaire – FSU
France nature environnement – FNE
Hexopée
ICEM
Jeunes Européens France
Jeunesse au plein air – JPA
La Cimade
La Confédération générale du travail – CGT
La Ligue de l'enseignement
LDH (Ligue des droits de l’Homme)
Le Mouvement associatif
Le Planning familial
Les Céméa
Les Francas
Maisons des jeunes et de la culture de France – MJC de France
Mouvement rural de la jeunesse chrétienne – MRJC
Office central de la coopération à l’école – OCCE
OXFAM France
Peuple et Culture
Réseau Cocagne
Réseau National des Juniors Associations
Solidarité Laïque
Union française des centres de vacances – UFCV
Union fédérale d’intervention des structures culturelles – UFISC
Union française des oeuvres laïques d’éducation physique – UFOLEP
Union Nationale des Associations de Tourisme et de plein air
Union nationale des syndicats autonomes – UNSA
Union REMPART
Union sportive de l’enseignement du premier degré – USEP
Mentions légales
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Le Mouvement associatif
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Dernière mise à jour : octobre 2025.
CRÉATION agence-apg.com
Présent sur
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Ndlr :
- GAFAMisé, dommage ACT
- ni GPF, ni MdM, dommage ? ACT
Opinion - 6 min
Le 06 Mai 2026 / Julien Fosse Biologiste, chargé d'enseignement en géopolitique de l'environnement au CERES
En s’engageant dans un conflit contre I’Iran, les gouvernements américain et israélien ont provoqué un choc pétrolier historique. Un scénario daté : les crises alternant flambées des cours et accalmies se répètent depuis les années 1970. A chaque secousse, les pays importateurs d’énergies fossiles se trouvent fragilisés, l’inflation galope et les producteurs d’hydrocarbures s’enrichissent. Et, invariablement, l’indispensable sevrage de notre dépendance au pétrole est prôné par les gouvernants.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est inscrit dans cette lignée en esquissant le 10 avril un plan d’électrification massive des secteurs des transports et du logement.
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Electrifier, certes…
La consommation mondiale d’or noir a crû de 63 millions de barils par jour au début des années 1970 à plus de 100 millions aujourd’hui. Chaque choc pétrolier a renchéri les prix, rentabilisant des ressources plus difficiles d’accès et repoussant sans cesse les limites de l’exploitation. Mais ce cycle choc d’adaptation et relâchement atteint désormais ses limites : les ressources les plus accessibles ont été largement exploitées. Et le réchauffement climatique appelle une réduction drastique et rapide de nos émissions de gaz à effet de serre.
Heureusement, au-delà de la nécessaire sobriété énergétique, les technologies d’optimisation des usages sont désormais disponibles à grande échelle. Ainsi, sous réserve d’un soutien financier adapté, la rénovation thermique des bâtiments, l’électrification des transports, le déploiement de pompes à chaleur pourraient être massifiés.
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si l’électricité décarbonée est essentielle à la transition énergétique, elle ne peut répondre à l’ensemble des usages, notamment dans l’industrie, le transport lourd ou le chauffage de certains bâtiments, comme l’a rappelé la troisième et dernière version de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3).
La biomasse, oui mais…
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Issue de ressources organiques – bois, résidus agricoles, déchets, biogaz produits à partir d’effluents d’élevage –, elle est renouvelable sous conditions, peut produire de la chaleur, de l’électricité ou des carburants et ne nécessite pas de repenser radicalement les systèmes existants d’acheminement ou de stockage.
Son rôle est déjà significatif : en Europe, elle constitue la première source d’énergie renouvelable, notamment pour la production de chaleur. Elle apparaît ainsi comme un complément indispensable aux énergies vertes intermittentes, comme l’éolien ou le photovoltaïque.
Au-delà de ses propriétés techniques, la biomasse constitue en outre un levier de souveraineté énergétique
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Dans un contexte de changement climatique qui pèse sur les rendements agricoles et forestiers et accroît les compétitions entre usages, la biomasse ne peut être envisagée comme une solution à la crise énergétique que sous deux conditions : être produite dans une logique de soutenabilité, et s’inscrire dans un mix énergétique équilibré. Alors que le potentiel d’accroissement de la production de biomasse apparaît limité, comme le soulignait France Stratégie dès 20212, les efforts de sobriété et d’efficience resteront conséquents.
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Financer la transition et encadrer les usages
Par le passé, les réponses apportées aux crises ont souvent consisté à amortir les effets de la hausse des prix par des subventions aux énergies fossiles, grevant de fait le budget de l’Etat. Une stratégie plus cohérente consisterait à orienter ces ressources vers des investissements de long terme dans la transition. Dans cette perspective, la taxation des profits exceptionnels des compagnies pétrolières pourrait être envisagée, notamment pour financer des projets territoriaux de valorisation de la biomasse agricole ou forestière, créateurs d’emplois non délocalisables.
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se réfléchir dans le prolongement des logiques de sobriété et d’efficience, sans porter préjudice à la transition écologique du système agri-alimentaire dans son ensemble. Un exercice difficile s’annonce donc pour imaginer une transition énergétique harmonieuse, planifiée sur le temps long, et sortir d’une réponse ponctuelle à l’urgence.
Ce sera l’un des défis de la future stratégie nationale de mobilisation de la biomasse, dont le calendrier découle de la programmation pluriannuelle de l’énergie, dont la troisième version (PPE 3)3 a été publiée le 12 février
...
- Transcript of Carter’s Address to the Nation About Energy Problems - The New York Times.
- « Biomasse agricole : quelles ressources pour quel potentiel énergétique ? » | Haut-commissariat à la stratégie et au plan.
- Décret n° 2026-76 du 12 février 2026 relatif à la programmation pluriannuelle de l’énergie - Légifrance.
Décryptage
Publié le 3 mars 2026
Sciences humaines les cahiers de doléances
Les cahiers de doléances ou l'urgence de prolonger un exercice démocratique inédit
Par Christophe Fourel, administrateur d’Alternatives Economiques, membre des Convivialistes.
Alors que les Français·e·s se sont massivement investi·e·s dans l’écriture de « cahiers de doléances », sollicité·e·s par le Président de la République Emmanuel Macron, ces derniers sont restés lettre morte. Une forte mobilisation citoyenne ayant permis d’ouvrir l’accès à ces cahiers, des premiers travaux de recherche nous permettent désormais d’en analyser le contenu. S’appuyant sur un numéro de la revue Sciences Humaines dédié au sujet, l’économiste Christophe Fourel nous livre son analyse personnelle de ce manque de reconnaissance des citoyens, appelant à restaurer le sens du possible démocratique par une voie convivialiste, et ce dans le contexte de l’approche des élections municipales les 15 et 22 mars 2026.
Le Labo de l’ESS tient à remercier Christophe Fourel pour cet article venant nourrir son axe de travail « Régénérer la vie démocratique »
Ce décryptage peut aussi être téléchargé au format PDF.
Entre décembre 2018 et mars 2019, en plein mouvement des Gilets jaunes, des centaines de milliers de Français ont saisi la plume pour remplir les « cahiers de doléances » mis à disposition dans les mairies. Six ans plus tard, la revue Sciences Humaines consacre le 78e numéro de sa série « Les Grands Dossiers »1 à ces documents historiques qui, après avoir été longtemps ignorés, deviennent enfin accessibles au grand public. Cette publication révèle un paradoxe frappant : l'engouement massif des citoyens pour cet exercice démocratique contraste violemment avec le manque de considération dont ces contributions ont fait l'objet.
L'ampleur de la participation témoigne pourtant d'une soif de démocratie rarement observée. Au total, 240 000 contributions manuscrites ont été recueillies dans plus de 20 000 cahiers, auxquelles s'ajoutent près de deux millions de contributions numériques dans le cadre du Grand Débat national.
Les témoignages recueillis révèlent l'application avec laquelle les Français se sont prêtés à l'exercice. Beaucoup ont laissé leurs coordonnées complètes – numéro de téléphone, adresse postale et mail – espérant manifestement être entendus. Certaines contributions s'étalent sur plusieurs pages, structurées et argumentées avec soin. Cette minutie contraste cruellement avec le sort réservé à ces écrits.
L'enterrement d'une parole citoyenne
Car si l'élan fut massif, la suite relève du scandale démocratique. Le soir même où Emmanuel Macron devait restituer les conclusions du Grand débat, l'incendie de Notre-Dame a détourné l'attention médiatique. L'exercice a été purement et simplement abandonné. Les cahiers ont été numérisés par les Archives nationales où ils sont restés inaccessibles pendant de longs mois.
Gilles Proriol, expert en analyse de la participation citoyenne dont l'entreprise avait été missionnée pour analyser ces contributions, déplore dans le documentaire « Les Doléances »2 d'Hélène Desplanques n'avoir « jamais été reçu à l'Élysée » pour présenter son travail. Il résume la situation avec amertume : « À la fin, ça a donné des éléments de langage ». La mission du Grand Débat National a été « purement et simplement supprimée », privant les citoyens de toute réponse.
Ce n'est qu'en mars 2025 que l'Assemblée nationale – à l’initiative de la députée écologiste de la Drôme Marie Pochon – a voté à l'unanimité une résolution pour rendre publics ces cahiers. En avril 2025, un arrêté ministériel a enfin permis leur consultation dans les archives départementales.
Ce que disent vraiment les Français
La consultation de ces cahiers permet de reconstituer le portrait d'une France qui ne correspond guère à celui véhiculé par les débats médiatiques. L'analyse des contributions révèle quatre thèmes : la démocratie (avec notamment la demande de référendum d'initiative citoyenne), la fiscalité (le rétablissement de l'impôt sur la fortune étant la proposition numéro un), la transition écologique, et le pouvoir de vivre.
Ce dernier concept, forgé pour mieux rendre compte des doléances, va au-delà du simple « pouvoir d'achat » qui pointe la focale sur la consommation. Il englobe les besoins essentiels : se loger, se soigner, se chauffer, éduquer ses enfants, etc. Une mère écrit ainsi à Emmanuel Macron pour lui demander d'expliquer à sa fille pourquoi, bien qu'elle travaille, elle ne peut chauffer la maison à sa guise, ni lui offrir des menus équilibrés.
L'accès aux services publics revient constamment : l'hôpital, l'école, les transports collectifs. Les zones rurales font état d'un sentiment d'abandon. La transition écologique apparaît non comme un luxe mais comme une urgence, pourvu qu'elle soit socialement juste. Nombreux sont ceux qui réclament que les efforts demandés ne pèsent pas uniquement sur les plus modestes.
L'immigration : un non-sujet
...
Une crise de confiance envers le politique
Au-delà de ces revendications plus spécifiques, les cahiers de doléances témoignent d'une grande insatisfaction à l'égard du fonctionnement de la politique. Cette défiance traverse l'ensemble des contributions et prend plusieurs formes qui révèlent une crise plus profonde du sens du possible démocratique.
Les citoyens expriment massivement leur conviction que les élus ne les représentent plus, qu'ils forment une classe coupée des réalités du terrain. L'insistance sur le référendum d'initiative citoyenne (RIC) traduit cette volonté de reprendre directement en main les décisions collectives, sans passer par des intermédiaires jugés sourds aux préoccupations populaires. Cette demande ne relève pas d'un simple caprice : elle exprime une aspiration fondamentale à la reconnaissance. Comme l'observe le philosophe Axel Honneth et le sociologue Alain Caillé dans leur réflexion sur la reconnaissance3, les individus ne luttent pas seulement pour leur survie matérielle, mais pour être reconnus comme sujets capables de jugement et d'action. À la conception utilitariste d'individus atomisés en lutte pour leur survie, ils opposent la lutte pour la reconnaissance qui permet de progresser vers la considération mutuelle. Au contact d'autrui, chacun devient conscient de lui-même et apprend à s'auto-limiter.
Les contributeurs aux cahiers de doléances ne réclament donc pas seulement des réformes institutionnelles : ils revendiquent d'être considérés comme des citoyens dignes, capables de réflexion et de propositions. L'application minutieuse avec laquelle ils ont rempli ces cahiers, laissant leurs coordonnées dans l'espoir d'être entendus, témoigne de cette aspiration à la reconnaissance.
L'érosion du sens du possible
La dénonciation récurrente d'une parole politique déconnectée révèle un problème plus profond, elle pointe l'écart croissant entre les promesses de changement et la paralysie effective du système. Les contributeurs expriment une difficulté collective à agir, un sentiment d'empêchement face à l'accumulation de projets qui s'épuisent en vaine agitation sans que rien ne change vraiment.
Les civilisations ne sont pas le produit d'un milieu favorable, mais elles se forgent dans l'adversité, par la réplique des humains aux défis qu'ils affrontent. Cette réplique suppose une vitalité du sens du possible qui permet, face à un obstacle inédit, de discerner une issue et de s'orienter collectivement vers elle. Ce sens du possible requiert une capacité de discernement en situation, une aptitude à débattre en vue de passer compromis, la capacité de coopérer en conciliant unité et pluralité, une acceptation suffisamment partagée de l'incertitude de l'avenir.
Or, ce sens du possible recule aujourd'hui. Les capabilités (théorisées par l’économiste Amatya Sen4) sont ce qui permet de convertir les ressources disponibles en libertés réelles. Elles procèdent des différentes libertés positives qui s'exercent dans un régime démocratique et résultent d'une responsabilité collective.
Il existe donc un lien entre sens du possible, état des libertés et démocratie. Favoriser le sens du possible conforte la démocratie dans la durée, mais aide aussi la société à faire face aux événements. Condition et finalité de la démocratie, une société habitée par le sens du possible se traduit en pratique par une certaine disposition à la confiance. Or la confiance ne cesse de reculer sous nos yeux, sans que nul pouvoir ne semble soucieux d'y remédier.
La gouvernance par les nombres, contre les citoyens
...
Or, il existe un lien très étroit entre l'organisation du travail et les conditions de participation démocratique. L'activité professionnelle devient ainsi un contre-monde de la démocratie politique, un lieu où l'on désapprend systématiquement les compétences et les facultés qui sont normalement requises par celle-ci5.
Les cahiers de doléances témoignent précisément de cette souffrance : les citoyens constatent que leur capacité d'initiative est sévèrement encadrée, que l'entraide est dissuadée au profit de l'individualisation, que les valeurs du service public entrent en tension avec la pression de la performance. Cette souffrance éthique, ce malaise de ne pouvoir exercer pleinement sa citoyenneté, imprègne de nombreuses contributions.
De la société politique à la société de marché
L'insatisfaction exprimée dans les cahiers révèle aussi le basculement d'une société politique vers une société de marché.
À cette conception utilitariste, les contributions des cahiers de doléances opposent la lutte pour la reconnaissance. Le désir d'être reconnu est une motivation morale originaire qui donne sa dimension proprement humaine à l'entreprise politique. Raviver le sens du possible demande donc de remettre à l’honneur, sous la transaction marchande, cette couche première : le désir d'être reconnu. Cela implique de renouer avec la relation intersubjective, au lieu de la fuir dans la logique du tout-marché atomisé.
Le fait même que ces cahiers aient été ensuite ignorés pendant six ans constitue un déni de reconnaissance aux conséquences profondes. Comment ne pas voir dans cet abandon la confirmation que la parole citoyenne ne pèse rien face aux logiques du pouvoir ? Cette trahison illustre ce que dénonce les thèses du Manifeste convivialiste6 : nos élites politiques semblent naviguer dans un monde replié sur lui-même, de plus en plus étranger aux préoccupations de tous.
Ce déni alimente un ressentiment qui ne peut que s'intensifier. Les citoyens qui ont consciencieusement rempli les cahiers ont joué le jeu démocratique, mais on ne les a pas reconnus pour ce qu'ils étaient : des sujets politiques légitimes.
Restaurer le sens du possible démocratique: vers une éthique convivialiste de la discussion
Les cahiers de doléances nous rappellent pourtant qu'une autre voie est possible. Avec leurs plus de 700 propositions différentes, ils témoignent de cette capacité citoyenne à penser collectivement l'avenir, à formuler des solutions concrètes face à l'adversité.
Restaurer le sens du possible démocratique implique de prendre soin du lien social, d'entretenir un milieu fait d'attentes mutuelles non réductibles au jeu de purs mécanismes concurrentiels. Cela suppose d'accompagner l'épanouissement effectif des citoyens dans les sphères de l'éducation, du travail, de l'habitat, de la culture, où se façonnent les mœurs. Cela appelle une responsabilité partagée entre sphère politique et société civile, gouvernants et gouvernés, pour qu'adviennent des citoyens participants et éclairés.
L'expérience des cahiers de doléances résonne donc particulièrement avec les principes du convivialisme qui prône la construction d'une société où prime la coopération sur la compétition destructrice comme le souligne souvent Patrick Viveret. Celle-ci repose sur un principe essentiel : « s'opposer sans se massacrer ». Elle postule qu'il est possible de former une communauté à la fois politique et discursive dans laquelle les adversaires ne sont pas vus comme des ennemis mais comme une condition nécessaire du débat démocratique. Face à « l'hystérisation des débats mis en scène par la machinerie médiatique », qui aboutit à ce que tout le monde soit « catalogué, étiqueté »7en fonction de ce qu'il est supposé être plutôt que de ce qu'il propose, le convivialisme en appelle à une autre façon de faire de la politique.
La lente émergence de ces cahiers de l'ombre constitue peut-être une opportunité de renouer avec une démocratie plus substantielle.
[1] Sciences Humaines. (2025). On a ouvert les cahiers de doléances. Ce qu'ont dit les Français. Les Grands Dossiers n°78, mars-avril-mai 2025. URL : https://www.scienceshumaines.com/publications/ouvert-les-cahiers-de-doleances-ce-quont-dit-les-francais
[2] Pour en savoir plus sur ce documentaire paru en 2023 : https://www.13prods.fr/les-doleances/
[3] Honneth, A. (2013). La lutte pour la reconnaissance. Gallimard. Paris. Caillé A. (2025), Avez-vous de la valeur ? Le Bord de l’Eau, Bordeaux.
[4] Sen, A. (2001). Un nouveau modèle économique : développement, justice, liberté. Editions O. Jacob. Paris
[5] Voir une illustration de ce lien entre organisation du travail et pratiques démocratiques dans Coutrot, T. (2024). Le bras long du travail : Conditions de travail et comportements électoraux. IRES. URL : https://ires.fr/publications/documents-de-travail-de-lires/n01-2024-le-bras-long-du-travail-conditions-de-travail-et-comportements-electoraux/
[6] Internationale convivialiste. (2020). Second manifeste convivialiste : pour un monde post-néolibéral Internationale convivialiste. Actes Sud. Arles
[7] Nouvel Obs. (2015). Et si on arrêtait de se média-bastonner ? Pour une pensée convivialiste https://www.nouvelobs.com/idees/20151022.OBS8166/et-si-on-arretait-de-se-media-bastonner-pour-une-pensee-convivialiste.html
Publié Il y a 1 jour • 50 vues
Retrouvez les analyses politiques de Gwên sur sa chaîne : https://youtube.com/@analysespolitiques
Au bout d’un suspense absolument considérable et qui a laissé l’intégralité de la sphère politique sans voix, Jean-Luc Mélenchon sera bel et bien le candidat à l’élection présidentielle de La France Insoumise. Il y va avec le programme L’Avenir en Commun, à mi-chemin entre social-démocratie et socialisme démocratique, et une force militante qui n’a plus rien à voir avec 2022. Pendant ce temps-là, un autre morceau de la gauche s’est réuni pour le premier meeting du Front Populaire 2027. Et on constate que les partis qui le composent ont en partie radicalisé leur discours depuis cinq ans, s'alignant presque avec celui de LFI... et de Mélenchon. Dans cet épisode, Gwên vous propose de revenir sur son parcours idéologique, la façon dont cette idéologie s’est confrontée à celles de son temps, et la façon dont il a fini par avoir une influence considérable sur tout le reste du champ politique.
Musiques : Ryan Gold, Sid Sonic, Kevin McLeod
SOURCES
BENHAÏDA Sarah, DEJEAN Mathieu, SALVI Ellen, « Jean-Luc Mélenchon : "Nous ne sommes plus sur la défensive, ce pays est à nous tous" », Mediapart, 2025
GUERMONPREZ Gaspard, « Jean-Luc Mélenchon face à ses dossiers », Gaspard G et TF1, 2026
RAMDANI Ilyes, « "Qui est le mieux placé ?" : Jean-Luc Mélenchon se lance dans la bataille présidentielle », Mediapart, 2026
TZITZIMITL, « La social-démocratie qui fait peur (LFI, L’Engagement, RS, GRS) », Tzitzimitl – Esprit Critique, 2022
« Jean-Luc Mélenchon », Wikipédia
« La France Insoumise », Wikipédia
Visibilité Publique Publié originellement 10/05/2026
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Publié Il y a 24 heures • 10 vues
Dans cet épisode de On s’autorise à penser, Apolline Bazin, autrice de Drag Fever : sous les paillettes, toujours la rage ?, et Soa de Muse, finaliste de la saison 1 de Drag Race France, analysent l’explosion du drag en France. Longtemps cantonné aux scènes underground, le drag est devenu un phénomène grand public avec l’arrivée de Drag Race France sur France Télévisions en 2022.
L’émission a offert une visibilité inédite aux artistes drag, tout en imposant de nouvelles normes esthétiques et commerciales. Les invitées questionnent l’arrivée d’un public plus large, souvent hétérosexuel, et les effets de cette popularisation sur la dimension politique du drag. Le drag perd-il en radicalité en devenant mainstream ?
Elles abordent aussi le “plafond rose”, ces limites auxquelles les queens restent confrontées malgré leur succès, ainsi que l’avenir du drag en France, entre reconnaissance institutionnelle, nouvelles opportunités et nécessité de préserver un espace de liberté, de création et de contestation.
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Tr.: ...
art de la transformation de soi ...
MANIF NÉO-NAZIE : PARIS RÉSISTE, LA POLICE RÉPRIME LE MÉDIA (REPORTAGE)
Publié Il y a 8 heures • 13 vues
Sous un grand soleil, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées place du Panthéon, à Paris, pour participer au village antifasciste organisé en marge des mobilisations contre l’extrême droite. Conférences, tables rondes, stands, cantine et concert ont rythmé une journée marquée par une forte présence militante, à la veille d’un week-end de tensions autour du défilé interdit du Comité du 9-Mai.
Ce samedi, la place du Panthéon a pris des airs de grande agora politique. Plusieurs milliers de personnes s’y sont retrouvées tout au long de l’après-midi pour un village antifasciste mêlant discussions, rencontres, débats et moments festifs. Dans une ambiance combative, militants, collectifs, associations et curieux ont circulé entre les stands, les tables de presse, la cantine et les espaces de discussion.
Au programme : des conférences et tables rondes consacrées à l’antifascisme, à la répression, à la militarisation, mais aussi à la mémoire coloniale. Les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata du 8 mai 1945 ont notamment été évoqués, rappelant le lien entre luttes antiracistes, mémoire des crimes coloniaux et combat contre les résurgences réactionnaires contemporaines.
La journée s’est conclue dans une ambiance festive et politique avec un concert de 2L, après plusieurs heures d’échanges et de rencontres. Pour les organisateurs et participants, ce village a constitué une démonstration de force militante, dans un contexte où les mobilisations antifascistes et antiracistes font l’objet d’un encadrement policier de plus en plus strict.
Le rassemblement intervenait à la veille d’un week-end marqué par les tensions autour de la présence annoncée de groupuscules d’extrême droite dans la capitale. Le défilé du Comité du 9-Mai, rassemblement annuel de l’extrême droite radicale, avait été interdit par la préfecture de police, tout comme plusieurs contre-rassemblements antifascistes.
Sur X, Laurent Nuñez a salué l’action du préfet de police et des forces de l’ordre, affirmant que « l’ordre et la tranquillité publics » avaient été maintenus et que de nombreuses interpellations et verbalisations avaient été effectuées. Plusieurs journalistes qui couvraient les mobilisations ont toutefois été verbalisés.
Parmi les personnes concernées figurent plusieurs reporters indépendants, dont deux collaborateurs réguliers du Média, Cédric Canton et Gaspard Glanz. Selon les éléments rapportés par nos équipes, ils auraient été nassés, empêchés de filmer, menacés puis verbalisés malgré leurs ordres de mission.
Pour les équipes du Média, cette séquence pose une question centrale : celle de la liberté d’informer. Couvrir une mobilisation, même interdite, relève du travail journalistique. Empêcher des reporters de filmer, les intimider ou les sanctionner alors qu’ils documentent un événement d’intérêt public constitue une atteinte grave au droit à l’information.
Au-delà du seul événement, cette séquence illustre une tension croissante : d’un côté, une mobilisation antifasciste visible, populaire et structurée ; de l’autre, un encadrement policier qui touche désormais directement des journalistes venus documenter ces rassemblements. Pour Le Média, l’enjeu dépasse donc le maintien de l’ordre : il concerne aussi la liberté d’informer, la liberté de manifester et la possibilité même de documenter les mobilisations contre l’extrême droite.
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Publié originellement 11/05/2026
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CE QUI INQUIÈTE (VRAIMENT) LES FRANÇAIS : POURQUOI LES MÉDIAS FONT FAUSSE ROUTE
Publié il y a 15 min • 0 vues
À moins d’un an de la présidentielle, les sondages se multiplient et dessinent déjà les priorités des Français. Le dernier baromètre IPSOS, publié le 9 mai, montre un décalage frappant entre les débats médiatiques et les préoccupations réelles de la population. En tête : le pouvoir d’achat, cité par 49 % des sondés. Inflation, hausse des prix de l’énergie et privations du quotidien alimentent une inquiétude profonde, tandis que les réponses libérales traditionnelles nous font foncer droit dans le mur.
Deuxième sujet majeur : l’avenir du système social, qui préoccupe 41 % des Français. Malgré les discours répétés sur son “coût” ou sa prétendue inefficacité, la protection sociale reste un pilier auquel la population demeure fortement attachée. « Le modèle social nous rapporte plus qu’il nous coûte », rappelle Thomas Porcher.
Viennent ensuite la dette et le déficit publics (30 %), largement mis en avant dans le débat public. Une inquiétude qui naît des alertes des responsables politiques ou discours médiatiques, rappelle l’économiste.
Dans le même temps, les profits records de Total, en hausse de 50 % au premier trimestre 2026, relancent le débat sur les “superprofits”. Alors que les consommateurs subissent la hausse des prix à la pompe, certains grands groupes profitent des crises internationales pour accroître leurs bénéfices. À un an du scrutin, une question demeure : les candidats ont-ils de véritables projets économiques capables de répondre à ces préoccupations concrètes ?
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
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Publié originellement 11/05/2026
Catégorie Actualité & Politique
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L'E.C.H.Φrruptible© φ🔻@l-echoruptible.bsky.social
💡Incroyable carte interactive montrant comment l'Allemagne était brisée à partir des batailles de Stalingrad et Koursk. Les USA ne se sont engagés qu'en étant certains de la défaite nazie.
Ce n'est hélas plus le discours officiel.
Saluons la mémoire de celles et ceux morts contre le fascisme.
14:32 · 11 mai 2026
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- Sur 8,668,400 pertes totales au combat où la nationalité pouvait être établie, seulement 5,756,000 étaient russes (66 %). Les Ukrainiens représentaient 1,377,400 pertes (16 %), les Biélorusses 252,900 (3 %), les Tatars 187,700 (2 %), les Juifs 142,500 (1.6 %), les Kazakhs 125,500 (1.4 %)...
- les Ouzbeks 117,900 (1.4 %) et les autres nationalités représentaient chacune moins d'un pour cent des pertes totales.
Source: Velikaya Otechestvennaya Voyna bez grifa sekretnosti (en gros Grande guerre patriotique déclassifiée) par Krivosheev et Adronikov.
- Bien sur saluons les combattants américains tombés au front ainsi que les combattants africains qui ont participé au débarquement de Provence.
La lutte contre le fascisme est toujours d'actualité.
Et pour comprendre le présent soyons conscient du passé.
Note de Blog sur le 8 mai 1945⬇️
8 Mai 1945 : Une défaite maquillée en Victoire.
Affiche soviétique exposée au Musée d’histoire allemande à Berlin, le 13 octobre 2010 . Le 08 mai 1945 dans l'imaginaire collectif est s...
https://echorruptible.blogspot.com/2026/05/8-mai-1945-une-defaite-maquillee-en.html
Santé
Mis à jour le 11 mai 2026 à 16h37
Durée de lecture : 3 minutes
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Connu / https://bsky.app/profile/reporterre.net/post/3mllkdp2b5r26
Le 8 juin 2021 | 5min. de lecture
En bref
L’open source conserve une image d’écosystème indépendant des GAFAM, collaboratif et bénévole, mais la réalité contredit cette idée…
… Puisque les géants du web sont en réalité les plus gros contributeurs aux projets de logiciels libres.
Seul 15% du code Linux est ainsi encore produit par des bénévoles.
Cela a amené des changements dans la propriété intellectuelle : de plus en plus de licences open source sont en effet modifiées dans le but de s’approprier les logiciels développés.
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Des contributions bénévoles ? La question du travail rémunéré…
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Qui sont les entreprises contributrices ?
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De la maîtrise de l’infrastructure digitale à celle de la donnée
Aujourd’hui, c’est toute l’infrastructure digitale d’Internet qui repose sur des logiciels libres (tels que Linux, Kubernetes, et plus généralement toute la pile logicielle sur laquelle les « clouds » commerciaux sont bâtis), et par là même les plateformes de services Internet destinés aux entreprises ou au grand public, tels que les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux. Ces plateformes permettent aux géants de l’IT qui les ont développées de collecter, de traiter et de valoriser des quantités de données qui sont au cœur de leurs modèles d’entreprises.
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Quel futur pour le logiciel libre ?
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ces entreprises en retiennent le mode de développement collaboratif mais placent au second plan ses principes et ses valeurs de partage, d’indépendance et de liberté. Cela se matérialise notamment par l’ignorance des principes portés par les licences libres comme dans l’« Inner Source »7, ou leur contournement, comme dans le cas de l’appropriation du code libre distribué en mode SaaS8 ou celui de l’utilisation de CLA (Contributor License Agreement), permettant de changer la licence régissant un logiciel.
Pourtant, de nombreux acteurs du logiciel libre sont encore aujourd’hui attachés à ces principes fondateurs et militent pour leur respect, nécessaire pour garantir la pérennité de l’écosystème libre, aujourd’hui remise en question par la domination des géants de l’IT. Cela passe par la promotion d’une diversité de plateformes et services décentralisés et interopérables alternatifs, à l’instar de « l’archipélisation » que propose l’association Framasoft, le standard ouvert Matrix pour la communication en temps réel sécurisée et décentralisée, ou encore NextCloud, solution d’hébergement de fichiers et de collaboration à l’architecture ouverte.
Mais au-delà de ces initiatives se pose la question du rôle de l’État dans la régulation et le financement de plateformes alternatives permettant la préservation de la souveraineté des données et la protection de la vie privée. En effet, les projets libres reposant sur des communautés de bénévoles ne sont-elles pas le pot de terre face au pot de fer des géants de l’IT bénéficiant de ressources quasi-illimitées pour rémunérer les développeurs de leurs propres plateformes libres ?
1 De Laat, P.B. (2005). Copyright or copyleft?: An analysis of property regimes for software development, Research Policy, 34(10), 1511–1532.↑
2 Von Hippel, E. (2005). Democratizing Innovation. The MIT Press↑
3 The Linux Foundation (2016). The Linux Foundation Releases Development Report Highlighting Contributions to the Linux Kernel Ahead of 25th Anniversary of Linux. https://www.linuxfoundation.org/press-release/2016/08/the-linux-foundation-releases-development-report-highlighting-contributions-to-the-linux-kernel-ahead-of-25th-anniversary-of-linux/↑
4 O’Neil, M., Cai, X. Muselli, L., Pailler, F. & Zacchiroli, S. (2021). The coproduction of open source software by volunteers and big tech firms. Canberra : DCPC / News & Media Research Centre, University of Canberra. Ce projet de recherche a été financé par la Alfred P. Sloan Foundation et le fonds Critical Digital Infrastructure (2019–2020) de la Ford Foundation.↑
5 Butler, S. et al. (2019). On company contributions to community open source software projects. IEEE Transactions on Software Engineering. https://doi.org/10.1109/TSE.2019.2919305↑
6 O’Neil, M., Muselli, L., Raissi, M. & Zacchiroli, S.(2021).‘Open source has won and lost the war’: Legitimising commercial–communal hybridisation in a FOSS project, New Media and Society, 23(5),.1157–1180.↑
7 L’« Inner Source » consiste, pour une entreprise, à implémenter les meilleures pratiques de développement du logiciel libre, mais en gardant des licences propriétaires pour le code ainsi développé.↑
8 En mode SaaS (Software as a Service), les logiciels sont exécutés à distance sur les serveurs du fournisseur de services. L’utilisateur souscrit donc à un contrat de service plutôt qu’à un contrat de licence d’utilisation, ce qui crée une » faille » dans le principe de licence libre : le fournisseur de services n’est en effet plus obligé d’offrir l’accès au code, privant de ce fait l’utilisateur des libertés que le logiciel libre était censé garantir.↑
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Auteurs
Laure Muselli maître de conférences en management des systèmes d’Information à Télécom Paris et chercheuse à l’institut interdisciplinaire de l’innovation (I³-SES/CNRS)
Les recherches de Laure Muselli portent sur la façon dont les nouvelles logiques telles que la transformation numérique ou l'open source modifient le travail, les professions, les identités et les pratiques au sein des organisations.
Jean-Luc Mélenchon
Gauche : le 4ème pari de Mélenchon peut-il être gagnant ?
Publié le dimanche 10 mai 2026 à 11:01
France Culture
28 min
L'Esprit public
Pour la 4ème fois, le leader de La France Insoumise se présente à une élection Présidentielle. En 2022, il était le 3ème homme juste derrière Marine Le Pen. Quelles sont ses forces et ses faiblesses ? Peut-il être élu en 2027 ? A côté de sa candidature, la gauche semble embourbée dans des divisions.
Avec
- Natacha Valla Doyenne de l'École du management et de l'innovation de Sciences Po, ancienne directrice générale adjointe chargée de la politique monétaire à la Banque centrale européenne.
- Raphael Llorca Essayiste et communicant
- Michèle Cotta Journaliste et écrivain
- Manuel Cervera-Marzal Sociologue et chercheur à l'Université de Liège et chercheur associé à l'EHESS
Une quatrième déclaration de candidature sur TF1, le dimanche 3 mai au journal de 20 heures. Cravate rouge, comme en 2020, le candidat insoumis rempile, cette fois-ci un an avant l’échéance. Sur un triptyque : inégalités sociales, dérèglement climatique et international..
Deux jours plus tard, mardi 5 mai, la gauche dite “non mélenchoniste” se rassemblait à la Bellevilloise à Paris. De François Ruffin à Clémentine Autain en passant par Marine Tondelier ou Olivier Faure chacun à leur tour, à la tribune pour tenter de convaincre pour une primaire à gauche.
Pendant ce temps-là, la sociale démocratie assumée comme telle s’organise, Raphaël Glucksmann semble sur la ligne de départ, François Hollande se prépare pendant que Bernard Cazeneuve se dit prêt. Et c’est donc, à l’image de la tripolarisation du pays, une gauche qui ne pèse que 30% qui se divise elle aussi en trois blocs en vue de la présidentielle.
En réponse, le candidat Insoumis tend la main aux communistes et écologistes pour "une campagne commune" à 3 élections : les sénatoriales de septembre, les présidentielles et législatives de l’an prochain. Il joue aujourd’hui la carte du rassemblement avoir avoir clivé au point d’être détesté par 70% des Français sondés.
Une lettre aux Français, justement façon Mitterrand et presque une reprise de son slogan “changer la vie” en “une meilleure vie est possible” pour tenter de combler son retard, même s’il a de l’avance face à la multiplication des éventualités.
Quelles cartes cette candidature rebat-elle à gauche ?
À écouter
Présidentielle : Jean-Luc Mélenchon peut-il "faire mieux" ?
Le Billet politique
France Culture
3 min
Références
Les Écologistes – Europe Écologie Les Verts Parti socialiste Raphaël Glucksmann Jean-Luc Mélenchon Info Politique Élections Élection présidentielle
L'équipe
Astrid de Villaines Journaliste et productrice de "L'Esprit public"
Anne-Claire Bazin Collaboration
Souad Boukhorssa Réalisation et mise en onde
Tr.: ...
rôle du populisme, de l'inclusivité ... /budget fiscal pas très bien dépensé, inflation ... boulevard ouvert devant lui / bloc centriste Macron et PS divisés en 4 /primaire et social-démocratie ... Marine Le Pen contre l'assistanat, rejoint Bardella, se rallie à la droite ! /second tour élargir par en bas abstentionnistes, justice sociale, combler l'abstension différenciée et encourageant et rassurant ... /bloc central libertés fondamentales, pluralisme, justice, géopolitique cf article du grand continent /néoimpérialisme divise l'extrême droite ... risque d'un front républicain à l'envers ... a un talent fou, dernier grand orateur de la république ... /2ème tour /pire candidat de gauche pour le second tour ... mythologie de la remontada.